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LCBC - Maison des
Associations du 19è
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les idées

Voici les paroles prononcées, entendues ou lues dans notre entourage ainsi que dans les médias. Les auteurs sympathisants des Casques Bleus Citoyens sont signalés par le petit casque Merci de nous écrire pour nous proposer d’autres idées :

Idée LCBC : Idées LCBC Lire les Articles
-COLONISATION ISRAÉLIENNE - JULIETTE BINOCHE NE VOUS LAISSEZ PAS MANIPULER (MICHELE SIBONY) ,
-L'UE A SUSPENDU SES TRAVAUX SUR L'ÉTIQUETTAGE DE PRODUITS DES COLONIES ISRAELIENNES À LA DEMANDE DES ÉTATS-UNIS ,
-COLLECTIF ANTI-IMPÉRIALISTE - COUPPOURCOUP31 - SOUTIENT AU FPLP ,
-TRANSFERTS ILLÉGAUX ET DÉTENTIONS SECRÈTES OPÉRÉS PAR LA CIA DANS LES PAYS EUROPÉENS ,
-LES ULTRA-SIONISTES ATTAQUENT (JOURNAL LIBÉRATION) ,
-Est-ce trop demander que d'envoyer une force internationale d'interposition et d'observation ,
-Le site internet proche-orient.info condamné pour diffamation ,
-LA GUERRE D'IRAK EST UNE GUERRE POUR L'EXPANSION TERRITORIALE D'ISRAEL ,
-Le développement des colonies en Cisjordanie ,
-La main mise sur les régions pétrolières les plus importantes du globe ,
-Cette culture humaniste de l'Europe ,
-Le Monde et Edgar Morin condamnés en appel pour diffamation raciale ,
-Read the Bible the land of isreal belong to the Jews ,
-Un rapport indique que les Italiens ont occupé Nasiriyya pour profiter du pétrole ,
-Des colons juifs s'emparent de nouvelles terres palestiniennes ,
-Un membre historique suspendu ,
-MON COEUR EST AVEC VOUS ,
-Débat public sur ce sujet du Proche-Orient à l'Assemblée Nationale ,
-Israel doit se soumettre aux lois internationales ,
-Un colon juif ultra soupçonné de préparer des attentats ,
-Le patriarcat grec-orthodoxe a vendu à des investisseurs juifs deux bâtiments près de la porte de Jaffa, à Jérusalem-est ,
-Première université israélienne en Cisjordanie ,
-Déterminer une stratégie de résistance claire et unifier l'ensemble du peuple ,
-Organiser une solidarité internationale à tous les niveaux ,
-EMPOISONNEMENTS DE CHAMPS PALESTINIENS ET ATTAQUES MENÉES PAR DES COLONS ISRAÉLIENS ,
-Déchirer la Palestine ,
-L'anxiété, les hallucinations, l'insomnies toucheraient 15 % de la première vague de soldats US ,
-Nous n'avons pas mieux que l'ONU pour faire appliquer le Droit et la Paix de nos jours ,
-Les israeliens ne veulent pas d'intervention internationale ,
-Deux poids Deux mesures à l'ONU ,
-Chirac accusé d'avoir travaillé contre les États-Unis ,
-NON au communautarisme en irak. 0UI au principe de la citoyenneté pour un irak laïc souverain ,
-Manifestations de Palestiniens contre le projet d'extrêmistes juifs ,
-Il faut que l'Europe affirme plus sa détermination [sur la scène proche orientale] ,
-Les sanctions diplomatiques économiques, voire militaires, émanant de l'ONU ,
-La solidarité indéfectible des Américains à l'égard d'Israël ,
-Israël et ses dirigeants ont toujours ridiculisé l'ONU. ,
-LE TERRAIN PALESTINIEN EST GRIGNOTE ,
-Aucune des deux Guerres Mondiales n'a été déclenchée par l'Islam ,
-L'actuelle politique américaine crée les conditions du choc des civilisations ,
-Les Américains à faire des économies d'énergie ,
-La guerre en Irak était motivée par le pétrole ,
-RICHARD GERE A RAMALLAH ,
-Bolton Nominated to Destroy UN ,
-Poll: Most Jewish Israelis favor emigration of Israeli Arabs ,
-Le retrait d'israël est essentiel pour la sécurité ,
-Israël, la guerre et le pétrole ,
-HALTE AU SOUTIEN A L'ARMEE ISRAELIENNE ! ,
-LE SCANDALEUX PROJET DE JUMELAGE AVEC JERUSALEM MIS EN ECHEC ,
-Contre le projet de jumelage; respect du droit international ,
-Le groupe UMP du Conseil régional d'Ile-de-France souhaite jumeler la région avec Jérusalem ,
-Un projet de jumelage scandaleux, et illégal ,
-L'ONU dénonce la catastrophe humanitaire causée par les États-Unis en Irak ,
-La Tunisie et la Syrie demande l'establishment d'un état palestinien indépendant ,
-l'appui de Washington aux colonies renforce Sharon ,
-BAGHDAD COUP D'ETAT FOR BIG OIL ,
-Des victimes trop 'selectionnées' ,
-La Déclaration d'Alger ,
-Un sommet arabe pour la paix ,
-Israël étend trois de ses colonies ,
-TOUJOURS LA COLONISATION ,
-Six mois de prison dont un ferme contre les agresseurs de Dieudonné ,
-Le tracé du mur n'est pas un tracé conforme ,
-John Bolton est là pour détruire l'organisation ,
-ONU EN DANGER ,
-Défendre Israël quoi qu'il arrive ,
-PLANS SECRETS AMERICAINS POUR LE PETROLE IRAKIEN ,
-La Solidarité avec Gaza refusée ,
-WE APPEAL TO THE UN ,
-Communiqué de Presse de StoptheWall.org ,
-Le mur de séparation entame 47% du territoire palestinien ,
-L'importance des campagnes contre le mur d'annexion ,
-Ce qui se joue en Palestine à des résonances en France ,
-L'intervention de la communauté internationale s'impose ,
-IMPORTANCE DE L'AVIS RENDU PAR LA COUR INTERNATIONALE DE JUSTICE LE 9 JUILLET 2004 ,
-La pétition contre le mur d'annexion citée à l'ONU ,
-Ce ne sont que des cow-boys ,
-Bush nomme à l'ONU un partisan de la dissolution de l'Organisation ,
-Le Quartet doit s'occuper fermement de la colonisation israélienne ,
-FIN OFFICIELLE DE LA MISSION DES PAYS BAS EN IRAK ,
-Je dénonce le nettoyage ethnique des Palestiniens ,
-Mes rapports avec ce groupe prirent un tour dramatique lorsque je m' opposai à l'invasion illégale du Liban ,
-Le gouvernement israélien continue à faire main-basse sur la terre palestinienne ,
-31 marines se sont suicidés en 2004 ,
-Gaza n'annonce pas la fin de la colonisation en Cisjordanie ,
-l'image des Etats-Unis s'est détériorée depuis la guerre en Irak ,
-Dieudonné agressé à Fort-de-France ,
-Conférence de Londres : démantèlement significatif du système de blocus et de restriction ,
-L'Ukraine annonce le retrait de ses troupes ,
-La légitimité d'un débat parlementaire sur ce problème (JL Debré) ,
-[Dieudonné] avait toute la doc pour faire une bonne copie ,
-L'EXTREME-DROITE SIONISTE EN PROCES ,
-La présence des colons illégale à Gaza ,
-Anarchistes Contre le Mur ,
-AU NOM DE QUI PARLE LE CRIF ? ,
-Israël veut construire une nouvelle colonie en Cisjordanie ,
-Israël n'a pas cessé de s'attaquer à l'Unrwa ,
-La feuille de route conduit à 9 % de la Palestine ,
-Menaces de mort en Israël ,
-Du côté israélien le conflit ne s'est pas arrêté ,
-Le Crif sert à Raffarin une kyrielle de griefs ,
-Campagne populaire pour la résistance contre le Mur ,
-Un consensus bipartisan contre l'ONU ,
-Impossible de ne pas prendre en compte le silence scandaleux ,
-Djamel Debbouze se désolidarise de Dieudonné ,
-Garantir militairement les deux Etats israélien et palestinien ,
-Une large gamme d'initiatives politiques et économiques ,
-Démantèlement des colonies érigées depuis mars 2001 ,
-Charm Elcheikh n'a pas conclu à l'arrêt du processus d'annexion ,
-Les Palestiniens sont tellement déséspérés qu'ils demandent que tout le monde vienne les aider ,
-FAIRE IMPLOSER L'ONU ,
-LDJ ET BETAR : VIOLENCE ET IMPUNITE ,
-C'était un spectacle horrible, digne du Moyen-Âge ,
-LES AMÉRICAINS DÉCOUVRENT QU'ILS NE PEUVENT PAS VAINCRE ,
-AGRESSION CONTRE DES MILITANT-E-S POUR LES DROITS DU PEUPLE PALESTINIEN ,
-Le consommateur américain est une bombe à retardement ,
-Reprise hier de la construction du mur ,
-Des syndicalistes solidaires avec la Palestine sont agressés à Paris ,
-Enserrées et captées par le mur ces propriétés sont considérées comme appartenant désormais à Israël ,
-60% des Israeliens contre la souveraineté palestinienne sur Jérusalem Est ,
-Pressions américaines et israéliennes pour la démission du chef de l'UNRWA ,
-Israël a réactivé discrètement une loi de confiscation des terres ,
-53% des Palestiniens se disent favorables à une force multinationale ,
-UNE MAJORITE D'ISRAELIENS EN FAVEUR DU RETRAIT ,
-Le conflit le plus ancien et le plus central ,
-L'ARMÉE BRITANNIQUE FACE AU SCANDALE DES TORTURES ,
-Le directeur de l'UNRWA partira contre son gré ,
-L'Onu reste dominée par un tiers-mondisme intransigeant ,
-Dépouiller de leurs biens les Palestiniens de Jérusalem-Est ,
-C'est le conflit le plus central, qui a des conséquences partout dans le monde ,
-Bush a rendu le monde dangereux, selon un sondage international ,
-Condominium de religieux extrémistes américains ,
-Il faut l'intervention d'un tiers pour sortir de ce cycle ,
-Israel se comporte comme un Etat au-dessus du droit ,
-Entrée en force de l'Europe dans le processus de résolution du conflit israélo-palestinien ,
-L'envoi de forces d'interposition serait une mesure efficace pour empêcher l'escalade militaire ,
-La colonisation continue des territoires et de la confiscation des terres ,
-LE PARTI SOCIALISTE DOIT ÊTRE DU COMBAT POUR LE DROIT DES PEUPLES À DISPOSER D'EUX-MÊMES AU PROCHE-ORIENT ,
-La question du mur portée à la présidence de l'Assemblée nationale ,
-Ils [les pays arabes] refusent de soutenir la résistance en Irak et en Palestine ,
-Pétition des élus contre le mur ,
-C'est comme une suture, une cicatrice qui défigure l'état d'Israel et la Palestine ,
-Les vents de l'idéologie raciste de la guerre des civilisations ,
-Politique permanente de purification ethnique douce de Jérusalem ,
-Présence internationale sur la route Philadelphie ,
-[le mur] C'est une situation gravissime. ,
-La Palestine fait partie de cette région dans laquelle l'Union attend un plein respect des droits de l'homme ,
-Le plus important est le soutient Européen ,
-Une colonisation définitive de la Cisjordanie ,
-Voyant que sa supériorité militaire lui permettait d'annexer 58 % de la Cisjordanie,Israël a choisi de s'emparer de tout ,
-Marginaliser l'extrême droite des colons et des plus enragés ,
-L'ENGAGEMENT DES TROUPES EN IRAK DESSERT LA NOUVELLE DOCTRINE DE DÉFENSE NIPPONE ,
-PROTÉGER LES TERRES PALESTINENNES ,
-les crimes de génocide, contre l'humanité, de guerre et d'agression ,
-Il y a 2000 ou 4000 ans, Il y ont cru à tes histoires de terre promise ,
-ANGELINA JOLIE VISITE DES CAMPS DE RÉFUGIÉS PALESTINIENS ,
-Le mur de sécurité et les colons entravent la récolte des oliviers. ,
-Recommandation du Conseil supérieur de l'audiovisuel à l'ensemble des services de télévision et de radio ,
-Annexation of the Territories Between the Green Line and the Fence ,
-Ce mur a pour but de confisquer la terre et les ressources d'eau ,
-Le problème de l'Irak et du Moyen-Orient ne peut être résolu qu'à partir des Nations-Unies ,
-ON EXERCE UNE PRESSION CONTRE LE PROGRAMME NUCLÉAIRE IRANIEN, MAIS PAS CONTRE CELUI D'ISRAEL ,
-Les interventions américaines au Kosovo et en Irak étaient illégales. ,
-LA COUR INTERNATIONALE DE JUSTICE S'EST PRONONCÉE CETTE ANNÉE CONTRE LA CONSTRUCTION DE LA BARRIÈRE. ,
-Le rêve des néo-conservateurs de porter la démocratie au Proche-Orient [...] nous a paru tout simplement criminel ,
-LES FOUS DE DIEU QUI RÈGNENT DE L'AUTRE CÔTÉ DE L'ATLANTIQUE ,
-S'agissant de ce pays [Israel] « on » se tait ,
-LES ETATS-UNIS SE SONT ALIÉNÉS LE MONDE ,
-SOLDATS ISRAELIENS INHUMAINS 1 ,
-SOLDATS ISRAELIENS INHUMAINS 2 ,
-Ce mur qui pénètre si profondément dans le territoire palestinien ,
-Faire appel à la communauté internationale pour débloquer la situation ,
-L'AGRICULTURE IRAKIENNE LIVRÉE AUX MULTINATIONALES ,
-Les Nations-Unies doivent jouer un plus grand rôle pour nous aider, en engageant des pays arabes et musulmans en Irak ,
-Les Américains sont dans un bourbier ,
-Jacques Chirac qui a toujours défendu la cause du Moyen-Orient ,
-Boycotter définitivement les élections ,
-Une augmentation du terrorisme, qui trouve l'une de ses origines dans la situation en Irak ,
-Dire de Yasser Arafat qu'il était un terroriste c'est de la propagande criminelle ,
-Gare à l'instrumentalisation de la solidarité avec les Palestiniens ,
-Israel exclu toute inhumation à Jérusalem. ,
-LISTE DES HOMMAGES À YASSER ARAFAT ,
-Arafat sera finalement enterré à Jérusalem selon un député palestinien ,
-Arafat aurait fait le souhait d'être enterré sur l'Esplanade des mosquées ,
-Bush et la rechristianisation ,
-En tant que Français, je suis heureux de la réélection de George W. Bush ,
-Des Français plutôt propalestiniens ,
-RENCONTRE A PERCY POUR YASSER ARAFAT ,
-Enterrement du leader de l'OLP à Jérusalem-Est serait un début de véritable réconciliation ,
-Justification de la guerre par des Israeliens ,
-L'Amérique nous montre qu'une société libre à besoin de la religion ,
-Merci la France, merci Chirac ,
-L'Occident semble prêt à s'engager dans un conflit planétaire ,
-Deux Israël un raciste et négationniste et l'autre démocratique ,
-Castro boute le dollar hors de Cuba ,
-L'euro seul face aux fardeaux de l'Amérique ,
-La guerre stimule l'économie pour fabriquer les munitions ,
-VOUS PARTEZ POUR UNE SEULE ET UNIQUE RAISON LE PETROLE ,
-L'État hébreu pourrait à terme entrer en confrontation avec l'Union européenne ,
-Ces 2 guerres sont des guerres d'oppression et de domination ,
-La double mobilisation (anti-guerre et anti-mur) a permis la défaite de la doctrine de Bush et Sharon ,
-Si l'on exclu la force de protection internationale, que reste-t-il, face à l'arrogance d'Israël ,
-À la naissance ils haissent déjà tout le monde ,
-LES PUITS DE PETROLE ,
-Le mur de Sharon prolongé jusqu'à la Garonne. ,
-Le soutien, sans précédent, accordé par les Etats-Unis à la politique israélienne ,
-Le Premier ministre entend empêcher indéfiniment la création d'un Etat palestinien. ,
-Les soldats ne sont que du gravier sur la route qui mène au pétrole ,
-Les armes de destruction massive étaient une 'explication bureaucratique' pour justifier la guerre ,
-C'est bien l'occupation qui crée le terrorisme et non le terrorisme qui crée l'occupation ,
-C'est comme ci voulant clore votre terrain, vous alliez dans la salle à mangé de votre voisin ,
-Le conflit israélo-palestinien est un conflit central dans l'histoire de l'humanité ,
-Le CRIF reproche à Arte de diffuser trop de films sur le conflit israélo-palestinien ,
-L'ordre règne à Gaza ,
-APPEL INTERNATIONAL POUR DEMANDER AUX ENSEIGNANTS DU MONDE ENTIER DE PARLER DU MUR ,
-Partisants du mur, 'Pas d'arabe pas d'attentat' ,
-C'est l'administration Bush qui veut du pétrole là-bas ,
-Candidat au prix de Nobel pour la paix ,
-L`accès a Gaza est totalement interdit depuis ce jour a tout le monde ,
-Protection internationale ,
-Israël prend ses distances avec la Feuille de route ,
-SEUIL DE PAUVRETÉ BOUCLAGE MALNUTRITION DÉGÂTS DÉRACINÉ JETÉ À LA RUE 3327 TUÉS MILLIERS DE BLÉSSÉS PRISONS ,
-Les médias en France sont-ils de parti-pris ou d'abord des outils d'information ? ,
-[interview d'un palestinien : ] 'Nous ne quitterons jamais notre terre' ,
-Intensification de la colonisation juive ,
-Arafat a été déclaré hors jeu par les Etats-Unis ,
-LE MUR CORRESPOND À LA COLONISATION DE TERRES NOUVELLES BIEN PLUS QU'À LA SÉCURISATION DE TERRES ISRAÉLIENNES ,
-Opposition de la France au boycott d'Arafat par Israël et les Etats-Unis ,
-La résolution du conflit au Proche-Orient résoudrait de nombreux problèmes ici ,
-Un Proche-Orient abandonné aux soldatesques ,
-COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU QUATUOR ,
-Quand Bush parle de liberté, je frissonne parce que je sais qu'il veut dire le contraire ,
-l'intervention en Irak était illégale ,
-Un ouvrage militaire dont le tracé rend impossible la création d'un état palestinien viable ,
-Déficit commercial américain creusé par une facture pétrolière record ,
-Des ONG françaises dénoncent la conditions de détention des palestiniens en Israël ,
-Mobilisation du monde arabe pour la libération des otages français ,
-Nous serions tous prédisposés à croire en Dieu ,
-Et depuis 60 ans ils se battent et nous mettent tous en danger avec leurs conneries ? ,
-Il existe un axe américano-sioniste ,
-Ce n'est pourtant pas quelqu'un qu'on peut soupçonner de racisme ,
-Une croisade qui ne dit pas son nom ,
-Quand des intégristes de tous bords tuent, envahissent, déplacent des populations ,
-Quand Dieu commence à être utilisé et manipulé, Dieu devient mauvais ,
-MAINTENANT VOUS SEREZ OU AVEC NOUS OU CONTRE NOUS ,
-Les Etats-Unies sont obligés de faire la guerre pour sauver leur économie ,
-Israel a été le dernier pays à avoir soutenu l'apartheid en Afrique du Sud ,
-On sait pourtant que le judaisme génère son quota d'intégristes ,
-LES JUIFS FRANÇAIS SONT MENACES... PAR SHARON ! ,
-L'Assemblée générale de l'ONU exige qu'Israël respecte l'avis de la CIJ ,
-Israël doit détruire son mur ,
-La construction du mur est illégale : Israël obligé de le démonter ,
-Retirer le droit de vote aux citoyens arabes d'Israel ,
-Les EU allaient au devant de problèmes économiques préoccupants ,
-Nous avons indiqué notre disponibilité pour une présence internationale ,
-La France favorable à une présence internationale ,
-ON S'EST ORIENTÉ VERS CETTE IDÉE QUE LES BANLIEUES FRANÇAISES SONT DEVENUES LE TERREAU D'UN NOUVEL ANTISÉMITISME ,
-Consanguinité idéologique entre les deux pays ,
-Ariel Sharon est un sioniste messianique ,
-L'ONU n'est pas une entité en l'air ,
-Les violences dramatiques entre Israéliens et Palestiniens se répercutent ici ,
-Pour sortir d'un face à face déséquilibré, une intervention internationale est indispensable ,
-Ce report [de la feuille de route] permet aux colonies de se développer et au mur de séparation d'être construit ,
-Ils [les Etats-Unis] n'ont pas respecté l'ONU ,
-95% du tracé du Mur, profondément à l'intérieur de la Cisjordanie ,
-L'unique solution est une intervention étrangère neutre. Comme celle des Nations Unies ,
-60 ans après le débarquement contre le nazisme...Vive la Résistance contre le militarisme de Bush ! ,
-Relaxe de Dieudonné ,
-M BUSH EST 'L'EXACT OPPOSÉ DES VALEURS QUI FONT QUE NOUS AIMONS L'AMÉRIQUE' ,
-Lettre de refus des réservistes israéliens à Gaza ,
-Je me mets à la place aussi de ces jeunes de plus en plus touchés par la cause palestinienne ,
-Dans mes rêves les plus doux je vois un engagement populaire ,
-Des millions de personnes des territoires occupés qui vivent dans la terreur et l'insécurité ,
-Il s'agace quand il entend des critiques de la guerre ,
-[...]les trois quarts des policiers [irakiens] ont déserté ,
-Ils ne savaient pas [les faucons] ,
-COMMUNIQUÉ D'EVRY-PALESTINE A PROPOS DES ÉLECTIONS EUROPÉENNES ,
-Drapeau israélien et 'Israël vaincra' à la manifestation contre l'antisémitisme [et le racisme] ,
-Il s'insultait lui-même au téléphone ,
-NOUS PENSIONS QUE TOUT ETAIT JUSTIFIE ,
-Affaire Dieudonné : les méthodes limites des censeurs ,
-[....] cette excitation sexuelle que l'on devine dans les clichés de la prison d'Abou Ghraïb ,
-[...] ils ont en tout cas déjà perdu la guerre ,
-Il n'y aura pas de soldats français en Irak, ni maintenant ni plus tard ,
-La spirale d'horreur à Fallouja comme à Gaza ,
-C'est une prise de conscience de l'opinion publique mondiale ,
-Une conférence inter-irakienne sous le parrainage de l'ONU et des pays de la région ,
-DEUX GRANDES NATIONS DU MONDE LIBRE, SONT IMPLIQUÉES DANS UNE GUERRE QUE LES NATIONS UNIES N'ONT PAS APPROUVÉE ,
-Il n'est pas question que la France envoie des troupes en Irak ,
-The War Is Lost ,
-Le chef d'orchestre Daniel Barenboim critique Israël ,
-[envoyer des Casques Bleus] non je crois que ça ne servirait à rien ,
-Thierry Ardisson propose des Casques Bleus en Palestine ,
-Arte mécène en Palestine ,
-L'envoi par l'Union européenne d'une force de protection de la population ,
-Mettre un terme à la présence militaire américaine en Irak ,
-Le quartet piège Ariel Sharon ,
-L'hyperdésastre ,
-Le Quartet exhorte Israël à un retrait total de Gaza ,
-Shaoul Mofaz affirme que le plan de séparation va renforcer la colonisation ,
-Impact du Mur sur la Santé (Médecins du Monde) ,
-Lettre ouverte de Pierre Stambul ,
-CE MUR DE LA HONTE QUI EMPRISONNE TOUT UN PEUPLE QUI ANNEXE TOUJOURS PLUS SES TERRITOIRES ET SES RESSOURCES ,
-ON LES FAIT SE DÉSHABILLER ET ON NETTOIE LES JEEPS AVEC LEURS VÊTEMENTS ,
-Nicolas Sarkozy déclare désormais publiquement servir les intérêts de l'American Jewish Committee ,
-De nombreux dirigeants du Parti Socialiste savent encore donner des gages à la politique israélienne ,
-Washington critique sévèrement les propos de Lakhdar Brahimi sur le soutien total apporté à Israël ,
-À BAS LE MUR !, VIVE LE MUR ? ,
-Lettre ouverte de 52 diplomates britanniques ,
-Clôture des travaux de l'Union Interparlementaire à Mexico : les députés épinglent Israël ,
-J'étais pour l'intervention américaine en Irak ,
-Un député européen socialiste parle encore de 'clôture de sécurité' ,
-Un rabbin de Goush Katif aux colons : dites non aux indemnites ,
-J'appelle ça du pillage et pas de l'économie de marché ,
-Lynchage : le fait d'extrémistes juifs qui exacerbent le sentiment communautariste ,
-IMAGES INSOUTENABLES ,
-VANUNU LIBERE ,
-À QUI PROFITE LE CRIME ? ,
-L'impasse et le drame ,
-C'est aux peuples européens d'exiger de leurs dirigeants d'agir ,
-Changement historique de la politique des Etats-Unis au Proche-Orient ,
-Le plan 'courageux' de Sharon. Bush légitime le terrorisme ,
-Bush déclare la guerre à la Palestine ,
-Proche-Orient : la deuxième mort d'Oslo ,
-NON AU DROIT AU RETOUR, OUI AUX COLONIES ,
-Déclaration du PCF sur le soutien de George Bush au plan Sharon ,
-BUSH-SHARON LES PALESTINIENS APPELLENT LE MONDE A LA RESCOUSSE ,
-Ariel Sharon [...] a cependant souligné qu'il considérait les blocs [de colonies] comme faisant partie d'Israel ,
-L'armée d'occupation [US] emploie les tactiques israéliennes ,
-Vingt-trois soldats se sont suicidés en 2003 ,
-Nécessité impérieuse d'une force internationale d'intervention civile en Israël et en Palestine ,
-Y A PAS DE POLITESSE À AVOIR OU PAS DANS LE DÉSESPOIR PALESTINIEN ,
-Que reproche-t-on à Mouloud Aounit, sa volonté de voir une paix juste s'installer enfin au Proche-Orient ,
-Protéger le peuple irakien et rétablir la souveraineté de l'Irak avec la présence des Nation Unies ,
-Les services de renseignement israéliens ont été un partenaire à part entière ,
-Sécurité en Europe ,
-Lyon va accueillir la conférence des 'Maires pour la Paix' ,
-Aujourd'hui 50% de la Cisjordanie se trouvent doublement annexés ,
-Israel c'est aussi un Etat raciste ,
-Washington bloque une résolution des Nations unies contre Israël ,
-Le groupe d'amitié Islamo-Chrétienne soutient la Campagne Stop the wall ,
-Une politique du pire parallèle à celle de Washington ,
-L'envoi d'observateurs internationaux pour protéger le peuple palestinien ,
-L'assassinat du cheik Yassin : le terrorisme d'État au service de l'occupation ,
-Menaces sur Utopia et sur Leïla Chahid ,
-Jacques Chirac condamne un acte contraire au droit international ,
-Une coalition créée par la contrainte et l'argent ,
-Le mur construit par Israël représente une annexion, selon l'ONU ,
-À quels officiers avons-nous affaire ? ,
-Vigilance, SVP : des propos dangereux ,
-Paralyser l'Autorité palestinienne ,
-L'Irak n'existe plus ,
-Des morts aussitôt oubliés ,
-Envoi d'une force internationale de paix et de protection ,
-Dieudonné n'est pas antisémite ,
-DIEUDONNÉ PARDONNÉ ,
-Recherche d'une solution au conflit israélo-palestinien. ,
-Contre le mur ,
-Communiqué de la CGT ,
-SALUT DES SOLDATS ANTI-COLONIALISTES FRANCAIS ,
-L'ONU doit elle intervenir en Palestine ? ,
-Nous avons nous aussi [en France] des raisons d'avoir peur ,
-Le lien entre Israel et les Etats-Unis est tellement fort ,
-Le mur qui coupe nos villes et villages en arrachant et confisquant de plus en plus de terre ,
-Si on avait été 50000, la guerre n'aurait peut-être pas eu lieu ,
-Dieudonné dans les sondages : 56% pense qu'il est mal traité dans les médias ,
-Le but principal du mur est diviser la Palestine en banthoustans ,
-Pression citoyenne ,
-Il y a un infléchissement sur l'Irak et la Palestine de la politique européenne ,
-Le mur est un danger pour Israel ,
-Certains veulent construire un mur ici en France, entre les centres villes et les banlieus ,
-Deux peuples qui ont la peur en commun ,
-COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE L'AFPS ,
-Nice, territoire interdit pour la Palestinienne Leïla Shahid ,
-Ils [les Etats -Unis] ont fondé et protégé l'implacable expansion israélienne ,
-SES DÉRAPAGES NE JUSTIFIENT PAS LE LYNCHAGE ,
-Il semblerait que le désir de terres est un péché originel d'Israël. ,
-Les excuses de Dieudonné. ,
-L'occupant veut créer le chaos ,
-Sondage sur Dieudonné 'interdit' d'antenne ,
-RAYON SPECIAL GUERRE DANS UN GRAND MAGASIN PARISIEN ,
-Rapport sur l'affaire Dieudonné ,
-C'est un mur monstrueux, inhumain et illégal (Gush Shalom) ,
-Dieudonné est un futur leader ,
-Les atteintes aux libertés avancent toujours masquées (SFA) ,
-LIBERATION: BLANCS DE RAGE, NOIRS DE HONTE ,
-Une force d'interposition entre les deux parties qui serait la seule solution réelle ,
-Nicolas Sarkozy envisage d'interdire le spectacle de Dieudonné ,
-Laurent Ruquier soutient Dieudonné ,
-L'imputation d'antisémitisme, dans ces cas, n'a pas d'autre sens que de protéger Tsahal et Israël de toute critique ,
-Texte adressé au comité de soutien de Dieudonné ,
-Comité international de la Croix-Rouge contre le Mur ,
-Le cinéaste israélien Eyal Sivan a déposé plainte pour diffamation ,
-Sur fond de violence au Proche et Moyen-Orient, construction et mise en forme d'une phobie sociale ,
-96 millions de shekels supplémentaires pour les colonies ,
-DAVID KELLY NE S'EST PAS SUICIDÉ ,
-La population d'origine arabo-musulmane est sensible à la situation au Moyen-Orient ,
-Chirac dénonce le tracé de la barrière de séparation ,
-Communiqué du MRAP, accusations d'antisémitisme d'une extrême gravité ,
-Israël boycottera la Cour internationale de Justice ,
-Je ne suis pas antisémite. Je ne fais que critiquer la politique d'un État. ,
-Israël n'a pas le droit de contester la compétence de la CIJ ,
-Une volonté de main-mise sur les ressources ,
-AGENDA MONDIAL FEVRIER 2004 ,
-The U.S. Begs for UN Backing in Iraq. What is the Danger to the United Nations if it Agrees to U.S. Terms? ,
-Le sionisme n'a plus rien à voir avec le projet initial ,
-Le Likoud : Dire qu'un juif qui habite dans sa patrie historique est un colon est une abération historique ,
-Même là où ils sont [les palestiniens] c'est chez nous [Israel] ,
-Premier rapport sur les conséquences du mur ,
-Espionnage américain contre des diplomates de l'ONU en vue de promouvoir l'approbation de de la guerre contre l'Irak ,
-La suite c'est la conquete totale de cette terre ,
-Début des auditions sur le Mur de Séparation à La Haye le 23 Février 2004 ,
-Mots en guerre ,
-Les Faucons : L'ONU doit changer ou les États-Unis doivent la quitter ,
-Les chrétiens sionistes américains : refuser toute concession territoriale aux Palestiniens. ,
-LE PARLEMENT JORDANIEN MULTIPLIE LES DÉMARCHES CONTRE LE MUR DE SÉPARATION ISRAÉLIEN ,
-LA PAIX SUR LA MONTAGNE ,
-Un gala de soutien au profit de l'armée israélienne est prévu à Paris ,
-ONU : Mur israélien : la Cour internationale de justice autorise la Ligue des Etats arabes à participer à la procédure ,
-Donnez votre avis sur le ressentiment américain envers la France (expression publique.com) ,
-La haine des Américains à cause de leur politique ici ,
-Des anciens combattant français d'Algérie apportent leur soutien aux soldats qui refusent de servir dans les territoires ,
-Les déficits américains inquiètent le FMI ,
-LA GUERRE, SEULE ALTERNATIVE À LA CRISE ÉCONOMIQUE ,
-Une réponse du président de l'UJFP à une tribune d'Alain Finkielkraut et quelques uns de ses amis ,
-L'ONU en Irak plutôt que 10 ans de guerre ,
-CERTAINS MEDIAS PERSISTENT ET SIGNE DANS LA MANIPULATION ,
-Israël, nouvelle Afrique du Sud ,
-Insurgency going strong after capture of Saddam ,
-LETTRE OUVERTE AUX MEDIAS ET AUX DEMOCRATES DE FRANCE ,
-L'arrestation de Saddam Hussein ne freine pas la résistance irakienne ,
-Le nombre des colons a augmente de 16% sous Sharon ,
-Evénements, personnalités : jugez l'année 2003 (expression publique.com) ,
-Le prix de l'ignorance ,
-La paix que l'on veut est celle décrétée par les Nations unies ,
-L'annee de la chute ,
-Changing The Address Of The Camp Does Not Make The Refugee a Returnee ,
-Union Générale des Etudiants de Palestine (GUPS) ,
-LES RÉFUGIÉS QUI CHANGENT DE CAMP NE CHANGENT PAS DE STATUT ,
-Le mur est l'aboutissement de la politique israélienne de colonisation ,
-La France souhaite que l'engagement de la communauté mondiale soit réaffirmé à l'occasion d'une conférence international ,
-Israel trains US assassination squads in Iraq ,
-Mur israélien : l'ONU saisit la Cour internationale de justice ,
-Un quart des Chinois voient dans les Etats-Unis la plus grande menace pour la paix. ,
-Arno Klarsfeld sous les drapeaux israéliens ,
-La nouvelle vie de la Ligne verte ,
-L'Europe saura-t-elle saisir la chance qui lui est offerte de répondre enfin à sa responsabilité ,
-Congrès populaire contre le document de Genève ,
-Toutes les grandes puissances ont cédés aux sirènes du colonialisme ,
-Pacte de Genève : oui à la dynamique de paix, oui à l'espoir d'un règlement politique ,
-La ruée vers Genève ,
-Défendre le pays, ce n'est pas défendre Saddame Hussain ,
-L'irak est occupé par les Américains après une guerre illégale et illégitime ,
-Peut etre avec l'aide de l'ONU ,
-L'Initiative de Genève trouve peu de partisans dans les camps ,
-Le conflit pourrit le climat en France en suscitant antisémitisme ou islamophobie ,
-Leçons d'Oslo ,
-La Force multinationale des Accords de Genève ,
-Kofi Annan favorable à une présence internationale sur le terrain ,
-Texte du sketch de Dieudonné chez M.O Fogiel ,
-Accords entre Israel et l'Etat du Maryland ,
-Mur : Israël ne se conforme pas à la demande de l'Assemblée générale ,
-Nous [Israel] allons essayer [...], d'être plus actifs, voire agressifs [à l'ONU] ,
-WASHINGTON A TROUVE LA SOLUTION : Divisons l'Irak comme la Yougoslavie! ,
-Risquons la guerre pour faire la paix ,
-Ceux qui ne cessent de crier à l'antisémitisme à chaque critique adressée au gouvernement israélien ,
-Israël ne se sent pas lié par la résolution de l'ONU sur la 'feuille de route' ,
-L'Onu soutient la feuille de route du Proche-Orient ,
-Israël ne veut pas d'implication de l'ONU dans le processus de paix ,
-La Terre sainte n'a pas besoin de murs, mais de pont qui relient les hommes ,
-Il faut une intervention internationale ,
-Le Mrap condamne l'agression perpétrée contre son secrétaire général ,
-Le 'mur' israélien empiétera sur 14,5% de la Cisjordanie ,
-Peut-on arrêter Sharon ? ,
-Récompenses économiques pour lesquelles, en premier lieu, ils sont partis en guerre ,
-Richard Perle dénonce le couple franco-allemand ,
-LES PALESTINIENS VEULENT TRANSMETTRE LA QUESTION DU MUR DE SÉCURITÉ DEVANT LA COUR INTERNATIONALE DE JUSTICE ,
-Le maire de Paris critique le sondage européen présentant Israël comme une menace pour la paix dans le monde ,
-Les rappeurs de Sniper demandent que Nicolas Sarkozy leur fasse des excuses ,
-59 % des européens pensent qu'Israël présente 'menace pour la paix dans le monde' ,
-Le droit de Tariq Ramadan à s'exprimer ,
-ARTE 28/10 Le rhum qui pue ,
-Tariq Ramadan : 'crapule intellectuelle' ,
-On ne peut pas être un humaniste sélectif ,
-IMAGE CHOC UN SOLDAT US INHUMAIN ,
-Une guerre que la communauté internationale n'a pas voulue ,
-Les mairies d'arrondissement s'impliquent dans le combat pour la paix ,
-Partir du terrain pour faire avancer la paix ,
-Monsieur Ramadan ne peut pas être des nôtres ?!?! ,
-Ce rapport qu'Israël n'a pas vu venir ,
-I want to request the French nationality [Vanunu] ,
-Le subit intérêt pour la libération de la femme musulmane peut très bien recouvrir une hostilité à le religion musulmane ,
-LE KAKI NOUS ENVAHIT ON EST A PARIS OU A BAGDAG ,
-L'armée israelienne renforce son occupation ,
-DES MISSILES US CONTRE L'IRAN BASÉS EN EUROPE ,
-End Both Occupations ,
-Rapport Ziegler pour l'ONU ,
-Vous oubliez (M Finkielkraut) qu'on continue à pourrir la vie des Palestiniens, que la colonisation se poursuit ,
-Nous devrions nous concentrer sur ce qui se passe entre Méditerranée et Jourdain plutôt que sur les banlieues ,
-Le seul objectif raisonnable est le retrait d'Israël dans ses frontières d'avant 1967 ,
-Critique des (nouveaux) intellectuels communautaires ,
-Les colonies dépendent de la législation israelienne. ,
-La guerre américaine en Irak : Encore une bataille pour protéger les intérêts israéliens ? ,
-L'islam ne représentait pas une menace pour lui ,
-Les quartiers palestiniens représentent 13%, le reste à été exproprié ,
-DES FRONTIÈRES ISRAELIENNE DE L'EGYPTE À L'EUPHRATE ,
-LE MÉDIATEUR DE L'ONU EST ASSASSINÉ PAR DES EXTRÉMISTES SIONISTES ,
-PROCHE-ORIENT : LA PAIX EST DANS LA RUPTURE ,
-Nous devons nous préparer à la guerre pour conquérir tous les territoires ,
-Divorce des opinions publiques des deux cotés de l'atlantique ,
-Le devenir du milliard et demi de musulmans dans le monde : fuite en arrière vers le terrorisme et la guerre... ,
-Je suis Israelienne, mais je me soigne ,
-Les mesures devraient être fermement appuyées par une présence internationale ,
-Si l'ONU est en Irak, c'est pour aider la population, et non pour aider les occupants ,
-Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde. repris dans L'HUMANITE ,
-DE LA RÉALITÉ IRAKIENNE À LA CONSCIENCE CITOYENNE ,
-Un système d'occupation, ne permettra pas d'en sortir ,
-Communauté des citoyens français la plus hostile à la mainmise de la communauté qui lui fait face ici comme en Palestine ,
-Je crois qu'on pouvait le renverser [Saddam Hussein] sans guerre. ,
-L'aide en matière de sécurité, je pense qu'elle doit être assumée par l'ONU et dirigée par les États-Unis ,
-Appel au déploiement d'une force d'interposition entre Israël et Palestine ,
-Israël et l'Empire ,
-Examinons très vite les modalités d'une présence internationale sur le terrain [en Palestine], civile et militaire. ,
-Comment l'Europe peut aider à la paix au Proche-Orient ,
-Pour soutenir Arafat les Nations unies contournent le veto des Etats-Unis ,
-Détruire systématiquement les infrastructures - pas de retour aux frontières de 1967 ,
-Faire enfin naître là-bas une paix durable ,
-The conviction that American and Israeli lives are worth more than others. ,
-U.S. to veto UN resolution on Arafat ,
-THE GOVERNMENT OF ISRAEL HAS DECIDED TO ASSASSINATE ARAFAT ,
-La France favorable au déploiement d'une force d'interposition entre Israël et les Palestiniens ,
-Les Nations unies, seule source de légitimité internationale ,
-Le territoire du peuple palestinien est occupé illégalement par l'armée israélienne ,
-Ne pas céder à la facilité de la radicalisation ,
-Véritable volonté politique européenne de prendre une grande initiative pour la paix entre Israéliens et palestiniens ? ,
-Notre responsabilité citoyenne est de ne rien négliger pour créer les rassemblements puissants ,
-La France osera-t-elle mettre en pratique ses dernières déclarations en prenant une grande initiative politique ? ,
-The 9/11 attacks gave the US an ideal pretext to use force to secure its global domination ,
-Il faut que l'O.N.U. revienne, et qu'elle soit au centre de l'action internationale ,
-L'avenir d'un peuple dépend de sa capacité à résister ,
-L'ONU ne doit pas céder ,
-L'Irak est incapable de se gouverner lui-même ,
-U.S. is like a stupid puppy ,
-DÉSTABILISER LE SYSTÈME POLITIQUE EN PLACE À CUBA ,
-L'union fait la force ,
-Substituer à une logique d'occupation, une logique de souveraineté ,
-Le commandement militaire (Israelien) était comme un toxicomane privé de sa drogue. ,
-Pour une résolution enfin forte ,
-Je pense éventuellement à un déploiement de forces dans la région [en Palestine] ,
-Combien faudra-t-il de temps, d'argent et de vies pour se retirer d'Irak? ,
-CIA knew Sept 11 hijacker's training plans, says report ,
-SERVITUDE ET GRANDEUR DE LA COOPÉRATION ARABO-ARABE ,
-L'UNION DU MAGHREB ARABE RESTE UNE CHIMERE ,
-Racisme anti-arabe : nouvelles évolutions ,
-STRAUSS-KAHN : SE LEVER CHAQUE MATIN EN SE DEMANDANT COMMENT IL POURRA ÊTRE UTILE À ISRAEL ,
-LE MUR : SES CONSEQUENCES ET SES DANGERS ,
-Croisade contre Cuba lancée par Bush et ses vassaux de l'Union ,
-Quand l'ONU en Irak ? ,
-INTERPRÉTER LE PROJET DE CONSTITUTION COMME UNE VOLONTÉ D'ISLAMISATION RELÈVE DE LA PROPAGANDE ,
-Négocier une fin rapide de l'occupation américano-britannique ,
-Le géopolitologue Pascal Boniface quitte le Parti socialiste ,
-LES CONFLITS ET LE COMMUNAUTARISME ,
-US is not a model to other civilisation ,
-La France a un rôle à jouer ,
-Une bombe à retardement pour les générations à venir ,
-Oil is the prize the US won in Iraq ,
-If Palestinian extremist organisations operations were to stop, Israel would immediately advance new demands. ,
-CAMPAGNE DE PROPAGANDE AMÉRICAINE CONTRE CUBA ,
-Les Etats-Unis privatisent l'Irak ,
-Déclaration de solidarité avec Cuba ,
-LES USA POURRAIENT ATTAQUER L'IRAN ,
-La colonisation, substantifique moelle d'Ariel Sharon ,
-LES ISLAMS ET LES OCCIDENTS ,
-Intervention à L'UNESCO sur la culture de la paix ,
-Des échanges culturels et économique de grande envergure auraient empéchés la guerre en Irak ,
-Il faut inventer un contrepoids civique ,
-LE DROIT INTERNATIONAL PIÉTINÉ ,
-Pro-Israel PAC Contributions to 2002 Congressional Candidates ,
-il n'y a jamais eu autant d'oppositions entre gouvernements et opinions ,
-L'ONU dénonce les conditions de vie déplorables des Palestiniens ,
-US faces growing charges of war crimes ,
-ET AUSSI DES BERETS BLEUS ,
-VILLEPIN DOIT FAIRE LE MENAGE A DROITE ,
-Censure à l'Essec ,
-ON CONNAÎT LA MUSIQUE. CA DURE DEPUIS DES ANNÉES ,
-20 MARS 2003 : RÉVOLUTION CONTRE LE DROIT INTERNATIONAL ,
-La société civile contre la guerre ,
-Juin 1967 : Israël devint une puissance coloniale ,
-Depuis le VII ou le VIIIèm siècle, le peuple palestinien trouve sa mémoire dans cette terre ,
-Problème du Proche-Orient et Islamisme ,
-L'assassin d'Itzhak Rabin n'était ni arabe ni musulman ,
-Funestes conséquences provoquées par une aggravation du conflit israélo-palestinien ,
-Politique de guerre et de domination qui est un retour au colonialisme le plus primaire ,
-L'énergie citoyenne ,
-MISSIONS CIVILES - DÉMOCRATISER L'ONU - BOYCOTTONS ,
-Paris et Berlin deviendraient pratiquement invincibles ,
-POURQUOI NE PAS FAIRE CONFIANCE A L'ONU ? Sinon allons y nous même ,
-Chalabi contre l'Onu ,
-L'ONU MOINDRE MAL ,
-Envoi de casques bleus qui auraient un rôle ponctuelle ,
-SOUTIENT A BUSH : ON NE MANIFESTE PAS AVEC DES ANTISEMITES ,
-La guerre est loin d'être finie ,
-QUE FAUT IL FAIRE POUR OBTENIR LA PAIX DANS LE MONDE ? ,
-Pourquoi pas des casques bleus pour la palestine ,
-Le conflit Israelo-Palestinien pose problème au sein de la gauche. ,
-Une occupation de nature coloniale ,
-Manifester ne suffit pas ,
-À QUI LE TOUR ? ,
-Le Mouvement de l'Immigration et des Banlieues dénonce les amalgames ,
-Conflit entre chrétien et musulman : cette thèse est une grande farce ,
-Il sera difficile d'organiser la démocratie en Irak ,
-FREIN A L'ONU = AIDER BUSH ,
-À GENOU DEVANT LE LE GENDARME DU MONDE ,
-NI BUSH, NI CHIRAC NI L'ONU NE DOIVENT INSTALLER UN RÉGIME À LEUR DÉVOTION ,
-LES USA SONT EN FAILLITE : LES BENEFICES DU PETROLE IRAKIEN + REDONNER CONFIANCE AUX INVESTISSEURS ,
-NOUS CHOISISSONS [...] LA VICTOIRE DES ARMEES ANGLO-AMERICAINES ,
-La vision du monde sommaire et raciste de George W. Bush. ,
-UNE TELLE IRRUPTION SIMULTANÉE DES PEUPLES C'EST DU JAMAIS VU ,
-Il faut à tout prix continuer à agir ,
-La guerre en Irak est une guerre idéologique ,
-Les opinions publiques arabes sont en porte à faux avec leurs régimes qui sont pro américains ,
-Les USA ont oublié l'existence d'un nationalisme irakien ,
-Profitons du respect que la France a acquis aux yeux du monde ,
-La presse, les opinions publiques, les missions civiles sont notre unique protection ,
-L'AMÉRIQUE NARCISSIQUE AGITÉE ET AGRESSIVE ,
-L'AMÉRIQUE TRANSFORME AL QAIDA EN UNE PUISSANCE MALÉFIQUE ,
-l'ONU n'a pas perdu sa raison d'être ,
-L'AMERIQUE EST DEVENUE OBJECTIVEMENT PREDATRICE ,
-UNE CASTE DIRIGEANTE MAL CONTROLEE [AUX ETATS -UNIS] ,
-L'AMÉRIQUE SE REFUSE À RÉGLER LA QUESTION ISRAÉLO-PALESTINIENNE ,
-L'AMÉRIQUE CENTRE DU MONDE DEVIENT INUTILE ,
-RÉFLEXIONS SUR LA MÉDIATION EUROPÉENNE ,
-L'UMP contre les anti-américains ? ,
-Guerre en Irak : Pour le pétrole ? ,
-L'AMÉRIQUE À BESOIN D'UN NIVEAU DE DÉSORDRE QUI JUSTIFIE SA PRÉSENCE POLITICO-MILITAIRE ,
-NE JAMAIS RÉSOUDRE DÉFINITIVEMENT UN PROBLÈME POUR JUSTIFIER L'ACTION MILITAIRE ,
-LE BUT DES ETATS-UNIS EST LE CONTRÔLE POLITIQUE DES RESSOURCES MONDIALES ,
-L'ONU devait être balayée ,
-Non à l'Ingérence ,
-La France s'est acquis une grande autorité morale dans le monde arabe ,
-La maudite alliance entre le Likoud la coalition chrétienne américaine et les faucons ,
-La France n'est pas à l'écart des répercussions de ce conflit ,
-Ils ont ôté au processus de Barcelone ses dernières illusions ,
-L'ISLAM CLASSIQUE ,
-IDENTIFICATION AVEC LES COMBATTANTS PALESTINIENS ,
-CHIRAC, L'INTERMÉDIAIRE ENTRE ORIENT ET OCCIDENT ,
-USA Hors Loi ,
-La responsabilité des électorats n'est pas neutre. ,
-La prise en compte de la très forte minorité arabo-musulmane ,
-LA LCR RÉPOND À HACHOMER APRÈS LES AGRESSIONS DU 22 MARS ,
-Actes d'antisémitismes contre chasse à l'Arabe ,
-An illegal war against a sovereign state ,
-C'est une des premières fois que l'ONU dit non aux USA ,
-Une Europe qui doit se construire pour la paix ,
-Multiplier les pressions ,
-Bush passe outre l'ONU, l'Europe prend ses distance, utilisons cette situation ,
-Les Etats-Unis ne font pas cette guerre sans l'ONU, ils la font contre l'ONU ,
-Conseil de sécurité de l'ONU : opposition nette à la politique US ,
-LES CROISÉS DU 21EME SIÈCLE ,
-Le droit d'ingérence n'est pas nouveau ,
-CHUTE DE MOSSADEGH : UNE HAINE DES ÉTATS-UNIS QUI PERDURE ENCORE AUJOURD'HUI ,
-Chrétiens, musulmans et juifs multiplient les initiatives pour appeler au calme ,
-L'amorce d'une renaissance de l'ONU ,
-Elle est [la guerre de BUSH] illégale ,
-Thank God for the death of the UN [Sic !!!] ,
-L'horreur est là ! ,
-IL N'Y A PAS D'ALTERNATIVE AUX NATIONS UNIES ,
-L'Occupation israélienne est moralement inacceptable ,
-Une guerre illégitime et illégale ,
-Un demi-siècle d'oppression justifie l'américanisme des futurs adhérents de l'Union ,
-Nous avons besoin de l'hyperpuissance des Etats-Unis ,
-Les États-Unis auront tendance à ignorer de plus en plus l'ONU ,
-NOUS PEUPLES DES NATIONS UNIES ,
-Qui a financé systématiquement le fondamentalisme musulman : les Etats-Unis ,
-PARLEMENTAIRES DU MONDE ENTIER A BAGDAD ,
-Création de la fonction de Premier ministre de l'Autorité palestinienne ,
-LA SEULE RÉGION OÙ IL N'Y A EU AUCUN CHANGEMENT [DÉMOCRATIQUE] EST LE PROCHE-ORIENT. ,
-Un ennemi qui remplacerait le communisme, dont la droite américaine se sent orpheline ,
-La démocratie n'est pas le véritable but de l'intervention des États-Unis ,
-Une opinion publique très majoritairement opposée à la logique de guerre des Etats Unis ,
-Opposer le véto de la France face aux pressions des Etats-Unis ,
-Imposer sa domination au reste du monde au besoin par la force ,
-L'ÉVANGILE DE LA CHARTE DES NATIONS UNIES ,
-La France [pacifique] est dans l'impasse ,
-LA POLITIQUE ARABE DE LA FRANCE ,
-Les premiers Chrétiens d'Iraq et l'arrivée de l'Islam ,
-Une équipe de l'ONU voit un garçon se faire tirer dans le dos ,
-LA CLIQUE INCONTRÔLÉE QUI DIRIGE ,
-LE PEUPLE IRAKIEN DOIT PRENDRE SONT AVENIR EN MAIN ,
-Le silence de nos Églises occidentales ,
-Les gouvernements qui ne sont pas avec nous devront bien finir par changer de position ,
-Les Etats Unis contre l'Europe ,
-US against Europe ,
-COMMENT NIER LE CHOC ISLAM-OCCIDENT ? ,
-Préserver l'unité de la capitale d'Israël, Jérusalem ,
-La lutte contre la guerre est devenue un axe de lutte à part entière du mouvement altermondialiste. ,
-affrontements intercommunautaires chez nous ,
-Projet de transfert de centaines de milliers de Palestiniens vers la Jordanie ,
-Pour l'Europe, la question de la paix est déterminante ,
-La pax americana ,
-Des institutions internationales démocratisées ,
-Remettre en question le mode de vie américain ,
-CHIRAC Le veto (Les Verts) ,
-La conduite à tenir envers l'état d'Israel (Les Verts) ,
-Il y a toujours des sursauts dans l'humanité ,
-UN USAGE DE LA FORCE NE SE JUSTIFIE PAS ,
-L'impasse tragique dans laquelle Ariel Sharon a conduit son pays ,
-Le Moyen-Orient n'est pas prêt pour le dialogue les Etats-Unis doivent imposer leurs idées ,
-Risque d'unir dans le radicalisme des musulmans ,
-S'opposer à la volonté des Etats-Unis ,
-Faux renseignements, manipulations, ragots, supercherie ,
-Imposer la démocratisation au monde arabe par la force ,
-Quand avez-vous voté pour l'Empire ? ,
-Ni Saddam Ni Bush ,
-Au sujet de la France et de l'O.N.U. ,
-N'attendons pas qu'on nous accorde de faire la paix. Faisons-la ! ,
-Notre intervention est souhaitée par les Irakiens, toutes mes sources confirment ,
-Raymond Aubrac s'adresse à la résistance palestinienne ,
-ONCLE SAM EST DEVENU FOU ,
-dépendance IRAK-PALESTINE ,
-C'est n'est pas un pays seul qui a le pouvoir de décider de la force ,
-Confrontation entre l'Amérique et le monde musulman ,
-Faire jouer son rôle à l'ONU ,
-Le gouvernement Bush me paraît extrêmement dangereux ,
-Le citoyen du monde peut aujourd'hui faire avancer la paix chez les autres ,
-Contre la guerre, c'est maintenant ou jamais ! ,
-Une Europe puissante dans le sens de la sagesse ,
-L'économie et la société américaine sont parasitaires ,
-LES GENS SONT TRAUMATISÉS PAR LE 11 SEPTEMBRE ,
-Comment stopper la guerre : isoler totalement les Etats-Unis ,
-Le Brésil est un grand pays, capable de devenir un pôle de transformation du monde et de contester l'hégémonie US ,
-Contrôle des ressources pétrolières de l'Irak ,
-Les Universités ne sont pas descendues dans la rue quand on a confisqué les terres des Palestiniens ,
-Le pape dit non à la guerre ,
-Nous ne nous laisserons pas intimider ! ,
-Parmi les principaux objectifs des Etats-Unis dans ce conflit, l'énergie joue un rôle important ,
-Le chef palestinien sous contrôle de deux mille observateurs internationaux ,
-Le Far west n'est pas le monde ! ,
-L'opinion publique la deuxième hyper-puissance ,
-La dérive de la société israélienne ,
-Soutenir les pacifistes israéliens ,
-L'intervention citoyenne internationale ,
-Le génocide des indiens d'amérique se répéte ,
-Il faudrait laiciser la laicité ,
-LE DROIT AU RETOUR DES REFUGIÉS PALESTINIENS - DROIT JUSTICE ET RECONCILIATION ,
-Proclamation israélienne faisant de Jérusalem la capitale d'Israël ,
-Les États-Unis contre l'ONU qui refuse la proclamation israélienne faisant de Jérusalem sa capitale. ,
-Washington soutient Israel pour le [Grand] Jérusalem comme capitale ,
-Une force d'intervention civile massive, protégée et encadrée par un corps armé international de l'ONU ,
-ne pas faire l'amalgame entre le terrorisme d'Al-Qaïda et les actions palestiniennes ,
-Israel considére comme 'ingérence injustifiée' les résolutions de l'ONU [Sic!!!] ,
-La colonisation, ça ne marche pas ,
-Nous avons besoin de la communauté internationale ,
-L'Irak dispose de richesses prodigieuses, que les Américains entendent contrôler ,
-On laisse dans le même temps Poutine massacrer les Tchétchènes, et Sharon [les Palestiniens] ,
-BUSH SHARON : ces gens ne raisonnent pas du tout avec le souci de la paix ,
-Bush, Sharon et Poutine sont soutenus par une opinion mobilisée ,
-La peur fantasmatique ,
-Politique délibérée visant à limiter la couverture du conflit ? ,
-L'alter-mondialisme, ne peut pas, à lui seul, sauver la paix au M. Orient ,
-Le Mur de l'Apartheid ,
-ORIENT OCCIDENT : LA FRACTURE IMAGINAIRE ,
-CRÉATION D'UN ETAT PALESTINIEN DÉFINITIF EN 2005 ,
-Nul n'a songé à exiger des autorités israéliennes d'ouvrir ses portes à des inspecteurs de l'ONU ,
-Daniel Mermet en butte au harcèlement ,
-Les USA sont fébriles ,
-Seule une force d'interposition internationale sous l'égide de l'ONU pourra faire respecter le cessez-le-feu ,
-Les Etats-Unis sont le plus grand vecteur de violence sur la Terre. ,
-Yasser Arafat incarne une légitimité forte et historique pour le peuple palestinien ,
-Une attente forte s'exprime au Proche-Orient à l'égard de la France et de l'Europe ,
-Urgence à ne pas laisser se dégrader la situation au Proche-Orient ,
-L'erreur amplement répandue d'une guerre civile en Irak ,
-SHARON A PRÉTENDU LUTTER POUR LA SURVIE D'ISRAËL EN OPPRIMANT ET ASPHYXIANT LA POPULATION PALESTINIENNE ,
-Le cancer israélo-palestinien est en cours de métastases dans le monde. ,
-Une sinistre farce consiste à demander à Arafat d'empêcher les attentats tout en l'empêchant d'agir ,
-L'ONU sera-t-elle capable de décider d'une force d'interposition ? ,
-Mobiliser l'idée française de citoyenneté comme pouvoir de fraternisation entre musulmans et juifs ,
-Israël ne peut accepter des troupes internationales ici ,
-Pour le déploiement d'une robuste force armée internationale pour la fin de violence entre Israéliens et Palestiniens ,
-Les Palestiniens demandent depuis plusieurs semaines le déploiement d'une force internationale ,
-Combien vous faudra-t-il en tuer ? Un demi-million ? ,
-Le gouvernement israélien ne tient pas compte des résolutions votées par l'ONU ,
-Le Premier ministre israélien avait toujours refusé tout processus conduisant à l'internationalisation du conflit. ,
-Le retrait israélien est la première chose que nous voulons ,
-Des Casquettes BLEUES De l'ONU en Palestine ,
-Palestine: les amis français ,
-Israël sera définitivement légitimé quand l'Etat palestinien verra le jour à ses côtés ,
-Des extrémistes juifs mis en cause après la manifestation du CRIF ,
-Israël pousse les Palestiniens aux opérations suicide (Eglise maronite) ,
-Confusion entre la lutte antiterroriste et la destruction de l'Autorité palestinienne ,
-Seule la mobilisation peut arrêter Bush ,
-Offre de paix aussitôt rejetée par Israel ,
-INTERVENTION D'UNE FORCE DE PROTECTION ET PRÉSENCE D'OBSERVATEURS DES NATIONS-UNIES ,
-C'est une fuite en avant pour essayer d'échapper à la paix, perpétuer l'occupation et la colonisation ,
-L'ARTICLE PREMIER DE LA DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L'HOMME BAFOUÉ ,
-Le reste de l'Occident intimement lié au monde arabe ,
-COLLABOS avec les américains ,
-JE PRÉFÈRERAIS ÉCOUTER LES POURPARLERS DE PAIX EN PALESTINE ,
-Réalité est bien différente de ce qui avait été prévu - Bantoustanisation ,
-Les mains d'Israël seraient liées [Sic!!!] ,
-l'importance des citoyens occidentaux de confession musulmane ,
-Est-il permis de critiquer Israël ? ,
-Crainte d'actions de plus en plus dures de l'armée israélienne allant même jusqu'à une action d'envergure ,
-Une puissance impériale dominatrice par l'armement et par l'économie ,
-Comment peut-on accuser les Palestiniens de ne pas juguler la violence ? ,
-Cette guerre ne peut être gagnée par personne ,
-Une injure faite à la conscience humaine universelle ,
-Le fondamentalisme religieux, une forme de résistance à la mondialisation ,
-L'autorité palestinienne accuse Israèl d'avoir censuré les accès Internet ,
-LA RÈGLE AU PROCHE-ORIENT : DEUX POIDS, DEUX MESURES ,
-Le silence de nombre d'intellectuels français ,
-L'affrontement en Palestine est l'un des plus anciens de la planète ,
-Mètres carré après mètre carré, les colons juifs s'emparent des terres ,
-La politique d'annexion ,
-Le conflit débordait dans l'Hexagone ,
-Des enfants délibérément tués ,
-Les Nations Unies joueraient pour une fois leur rôle ,
-CLAUDE LANZMANN A FAIT UN FILM PITOYABLE ET APOLOGÉTIQUE SUR L'ARMÉE ISRAÉLIENNE ,
-L'opinion [française] du côté des victimes ,
-En Israël, l'ONU n'est pas exactement en odeur de sainteté ,
-Situation dramatique si la communauté internationale n'entreprend pas une action décisive ,
-Un mécanisme tiers d'observateurs pour être l'arbitre ,
-Quand j'ai vu Sharon sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem, je me suis dit, c'est la fin ,
-Ils n'ont plus rien à perdre ... après 33 années de colonisation ,
-Envoi d'une force d'observateurs... serait certainement utile ,
-ONU : envoi d'une force d'observateurs internationaux dans les territoires ,
-Israël continue d'ignorer superbement les résolutions de l'ONU ,
-On les fait souffrir sous le soleil et sous la pluie ,
-BEAU BRIN DE FILLE ,
-LES JUIFS SONT LES MEILLEURS ,
-UNE TRADITION RELIGIEUSE RÉFRACTAIRE AUX EXTRÉMISMES ,
-Il n'y aura ni paix ni sécurité sans retrait des territoires ,
-Apartheid et ethnocratie en Palestine ,
-LA NATURE HYBRIDE DU RÉGIME IRANIEN : DÉMOCRATIE OU AUTORITARISME ? ,
-Présence sur son territoire d'environ 300 000 colons ,
-L'Union Européenne semble se désintéresser de la situation au Moyen Orient ,
-Israël néglige toutes les recommandations des Nations Unies sans encourir le moindre reproche de qui que ce soit ,
-L'Etat palestinien sera proclamé ,
-L'ONU ET LES ONG ,
-DÉCENNIE INTERNATIONALE DE LA PROMOTION D'UNE CULTURE DE LA NON-VIOLENCE ET DE LA PAIX AU PROFIT DES ENFANTS DU MONDE ,
-Israël est un pays, pour les juifs qui vivent en France et qui sont pleinement citoyens français ,
-PAS DE RESPONSABILITÉ DES OCCIDENTAUX DANS L'HORREUR DE L'EMBARGO EN IRAK ? ,
-Abandon de toute référence au Grand Israël ,
-L'OCCUPATION [ISRAELIENNE] MASSIVE DE LA TERRE [PALESTINIENNE] PEUT SEULEMENT JETER DE L'HUILE SUR LE FEU DE CE CONFLIT ,
-La tendance dominante des grands médias en Occident ,
-En violation de la loi internationale ,
-Processus d'intégration des immigrés - l'intolérance religieuse apparaît comme une réponse au rejet ,
-La guerre à retardement n'est pas nouvelle ,
-La personnalisation du conflit : réduire un pays à un homme ,
-JEAN-FRANCOIS REVEL ATTAQUE LES OPPOSANTS A LA GUERRE DU GOLFE ,
-PRÉTENTIONS OCCIDENTALES À RÉGIR DES PEUPLES ET NATIONS ORIENTAUX ,
-Comme si la paix dans notre mer intérieure ne pouvait être que le fruit de la contrainte d'une puissance ,
-Une peur devenue instinctive ,
-Alors que Vichy vendait les biens juifs à Alger, les mosquées ont appelé à ne pas les acheter ,
-États-Unis ont eux-mêmes coulé leur navire pour entrer en guerre ,
-QUI VA FAIRE LA PAIX ? LA RELIGION ,
-QUI VA FAIRE LA PAIX ? LES AMÉRICAINS ,
-QUI VA FAIRE LA PAIX ? LES ARTISTES ,
-QUI VA FAIRE LA PAIX ? LES CITOYENS ,
-QUI VA FAIRE LA PAIX ? LES IRAKIENS ,
-QUI VA FAIRE LA PAIX ? LES ISRAELIENS ,
-QUI VA FAIRE LA PAIX ? LES ALTERMONDIALISTES ,
-QUI VA FAIRE LA PAIX ? LES ACCORDS DE GENÈVE ,
-QUI VA FAIRE LA PAIX ? LE SOUVENIR D'ARAFAT ? ,
-QUI VA FAIRE LA PAIX ? LA FRANCE ,
-QUI VA FAIRE LA PAIX ? LA FEUILLE DE ROUTE ? ,
-QUI VA FAIRE LA PAIX ? LA LAICITÉ ,
-QUI VA FAIRE LA PAIX ? LE QUARTET ,
-QUI VA FAIRE LA PAIX ? LES JOURNALISTES ,
-QUI VA FAIRE LA PAIX ? LES MÉDIAS ,
-QUI VA FAIRE LA PAIX ? LES PALESTINIENS ,
-ZÉRO LES 'POUR LE MUR' ,
-ZÉRO LES FOUS DE DIEU ,
-ZÉRO LES FOUS DE BUSH ,
-ZÉRO LES FAUCONS ,
-ZÉRO LES 'CONTRE L'INTERVENTION EN PALESTINE' ,
-ZÉRO LES COLONS ,
-UNE CAPITALE PERDUE ? ,
-TRIBUNAUX POPULAIRES ,
-QUI VA FAIRE LA PAIX ? L'ONU DÉMOCRATIQUE ,
-QUI VA FAIRE LA PAIX ? L'INTERVENTION INTERNATIONALE ,
-QUI VA FAIRE LA PAIX ? L'EUROPE ,
-QUI VA FAIRE LA PAIX ? LES PAYS ARABES ,
-ZÉRO LES 'VA T'EN GUERRE' ,
-QUI VA FAIRE LA PAIX ? LA CAMPAGNE CONTRE LE MUR ,
-POURQUOI FONT-ILS LA GUERRE ? ,
-IMPORTATION DES CONFLITS EN FRANCE ,
-IL EST IMPORTANT DE S'ENGAGER POUR LA PAIX ,
-DEUX POIDS DEUX MESURES ,
-LES OCCUPANTS VEULENT AGIR À HUIS CLOS ,
-LES PAYS DU PROCHE ET MOYEN ORIENT SONT SUR LA VOIE DE LA DÉMOCRATIE ? ,
-L'ETAT D'ISRAEL DOIT SE RETIRER DE CISJORDANIE ,
-L'ISLAM (CLASSIQUE) N'EST PAS MÉCHANT ,
-L'OCCUPATION CRÉE LE TERRORISME ET NON L'INVERSE ,
-Rien ne sera possible cependant tant qu'une force internationale ne viendra pas sur le terrain ,
-SHARON NE S'ESTIME PLUS TENU D'ÉPARGNER ARAFAT ,
-Caricature des colons ISRAELIENS ,
-I THINK THE CHOICE OF IRAQ WAS THE RIGHT ONE ,
-IMPORTATION DES CONFLITS EN FRANCE - DIEUDONNÉ ,
-IMPORTATION DES CONFLITS EN GRANDE-BRETAGNE ,
-LA COLLUSION ENTRE LES PUISSANCES OCCUPANTES ,
-LES OCCUPANTS SONT SOUTENUS PAR LEURS CITOYENS ,
-LES OCCUPANTS N'AIMENT PAS L'ONU ,
-LES ETATS-UNIS SONT SOUTENUS PAR LEURS CITOYENS ,
-LES ETATS-UNIS SONT DANGEUREUX ET HORS LA LOI ,
-LES ETATS-UNIS ONT PERDU LA GUERRE EN IRAK ? ,
-LES ETATS-UNIS FONT LA GUERRE, POURQUOI ? ,
-LES ETATS-UNIS DOIVENT SE RETIRER D'IRAK ,
-LE LIEN ENTRE LES OCCUPATIONS ,
-LE GOUVERNEMENT D'ISRAEL ET SES COLONS ANNEXENT LA PALESTINE ,
-LE GOUVERNEMENT D'ISRAEL EST, AUJOURD'HUI, DANGEUREUX ET HORS LA LOI ,
-L'ANGLETERRE EST DANGEUREUSE ET HORS LA LOI ,
-LA MAJORITÉ SILENCIEUSE COMPLICE DES GUERRES ,
-CONFLIT ISRAELO-PALESTINIEN SUJET CENTRAL DE L'ASSEMBLEE DE CATERPILLAR ,

 

Idée LCBC : Idées LCBC Retour
COLONISATION ISRAÉLIENNE - JULIETTE BINOCHE NE VOUS LAISSEZ PAS MANIPULER (MICHELE SIBONY) Le 25 07 2013
Vous vous en souvenez peut-être : en 2010, face à Alain Finkielkraut sur un plateau télé, l'actrice Juliette Binoche avait pleuré de désemparement en entendant le philosophe parler des Palestiniens. Trois ans plus tard, elle fait la promo d'une marque installée notamment dans les colonies illégales d'Israël. Michèle Sibony, membre de l'Union Juive Française pour la Paix et de la Campagne BDS France, ne cache pas sa déception.

L'UE A SUSPENDU SES TRAVAUX SUR L'ÉTIQUETTAGE DE PRODUITS DES COLONIES ISRAELIENNES À LA DEMANDE DES ÉTATS-UNIS Le 19 05 2013
At the United States' request, the European Union has delayed fully enforcing its decision to label products from West Bank settlements in European stores. European diplomats and senior officials in Jerusalem said the issue, which was due to be pushed through at the EU's Foreign Affairs Council this week, was put off to the end of June. A year ago, the foreign ministers of the 27 EU member states decided to fully enforce EU legislation regarding products originating from the settlements. Such products would be labeled throughout the EU. For several months, no EU member moved to carry out the decision. But in February, foreign policy chief Catherine Ashton sent a letter to her colleagues asking them to enforce EU legislation on the issue. In mid-April, foreign ministers of 13 member states including France, Britain, Spain and the Netherlands replied to Ashton, expressing support for clearly labeling products imported from the settlements. But the ministers asked Ashton to draft clear directives and submit them to the Foreign Affairs Council for approval. In the past month, EU officials, led by the organization's Middle East representative Christian Berger, have discussed the issue. The officials considered submitting regulations to the Foreign Affairs Council at its meeting this week. A senior official in Jerusalem said Israel had asked the U.S. administration to help stop or at least delay the EU decision to label products. He said Israel even asked for Secretary of State John Kerry's intervention. Kerry and other senior U.S. officials asked Ashton and her staff, as well as several major EU states, to put off full enforcement. According to two European diplomats, the Americans said enforcing the decision at this time would harm Kerry's efforts to revive negotiations between Israel and the Palestinians. Kerry started talks with Prime Minister Benjamin Netanyahu and Palestinian President Mahmoud Abbas on March 23 to prepare the ground for resuming peace negotiations. During this time, Netanyahu promised to limit construction in the settlements, while Abbas promised to suspend unilateral moves at the United Nations toward Palestinian statehood. Kerry has asked the sides for an extension of two to three weeks, and both Netanyahu and Abbas agreed. The Americans told the Europeans that Kerry wants to present a plan for resuming the Israel-Palestinians negotiations by mid-June. The Americans therefore asked the EU to put off the labeling issue to June. "The EU decided to give Kerry the time he asked for and see whether the negotiations are resumed," a European diplomat said. The EU is frustrated by the standstill in the peace process, and its member states, even those friendly to Israel, want to do something about the settlements, the sources said. For example, Czech Foreign Minister Karel Schwarzenberg said during his visit to Israel around two weeks ago that it was very difficult for Israel's friends in Europe to defend its policy on the Palestinians. In an interview with the website Times of Israel, Schwarzenberg said the settlement building plans were "obnoxious" and that he was in favor of labeling settlement products in European stores. An Israeli official said the delay in the EU's decision was conditional on progress in the talks with the Palestinians. Unless a breakthrough is achieved in the talks next month, the EU will instruct all 27 member states to label products from West Bank settlements, he said.

COLLECTIF ANTI-IMPÉRIALISTE - COUPPOURCOUP31 - SOUTIENT AU FPLP Le 08 12 2012 à TOULOUSE
Merci à tous d’être venus malgré l'interdiction du meeting à l'Université, sous la pression du CRIF. Pour présenter rapidement le collectif organisateur, nous sommes un collectif anti-impérialiste. Nous luttons contre la domination économique et politique des puissances occidentales à travers la planète. Et nous soutenons partout, le droit des peuples à l’autodétermination, contre le colonialisme, contre les interventions militaires et contre les despotes au service des impérialistes. Si nous avons voulu organiser ce meeting aujourd’hui c’était tout d’abord à l’occasion du 25ème anniversaire de la Première Intifada, soulèvement populaire qui a commencé le 9 décembre 1987. Car nous pensons que cet épisode de l’histoire de la résistance palestinienne est porteur de grandes leçons et d’espoirs. Cette Intifada a montré aux yeux du monde entier qu’il était possible de résister à la colonisation. Mais ce meeting a aujourd’hui une teneur particulière. Il a lieu au lendemain d’une nouvelle attaque meurtrière israélienne sur la bande de Gaza ce qui démontre encore une fois toute l’actualité et l’importance du soutien à la Palestine et à sa résistance. Et il a finalement lieu après les nombreuses pressions du CRIF, des Jeunes de l’UMP, de l'UEJF et nous en oublions sûrement... Nous voudrions remercier l'AGET-FSE, Alternative Libertaire, CAPJPO-Europalestine, Cinémas Utopia, Collectif Palestine Libre, Collectif Solidarité Palestine 31 (dont sont membres : AP31, AFPS, CCFD-Terre Solidaire 31, CCIPPP, Le Cri, Génération Palestine, GUPS, LDH, Maison de Quartier de Bagatelle, Mouvement de la Paix (comité 31), MRAP, Parténia, Stop Apartheid Toulouse, Solidaires, UD-CGT, Les Alternatifs, C&A, EELV, FASE, GA, GU, MJCF, Motivé-e-s, NPA, PCF, PG, Partit Occitan), Comité Chiapas Aude, Dechoukaj, ISM-France, OCML-VP, Secours Rouge Arabe, UAT, UJFP pour leur soutien. Nous remercions particulièrement le NPA qui nous accueille dans ses locaux. Et voudrions rappeler notre attachement aux libertés démocratiques, et que cette interdiction dépasse largement notre collectif mais vise à criminaliser toute forme de soutien à la Palestine. Parce qu'une attaque contre un seul d'entre nous est une attaque contre tous, encore merci à vous tous. Ce n’est pas un hasard si les défenseurs de la politique israélienne veulent faire taire toute forme de soutien au peuple palestinien et à sa résistance. Car soyons bien clair, ce qui se passe en Palestine n’est ni une guerre de religions ou un conflit entre juifs et arabes. Ce qui se passe en Palestine, c’est la dépossession et le nettoyage ethnique d’un peuple depuis plus de 60 ans. Ce projet est porté par une idéologie raciste et coloniale : le sionisme. Nous condamnons toute forme d’amalgames entre antisionisme et antisémitisme. Et affirmons que le racisme, et en particulier l’antisémitisme, est l’ennemi mortel de la cause palestinienne. C’est parce que nous sommes des anti-colonialistes et des antiracistes que nous soutenons le droit légitime du peuple palestinien à l’autodétermination ! Et nous affirmons haut et fort qu’Israël en tant qu’état colonial et raciste est illégitime. C’est à partir de ces faits historiques que nous soutenons la position inscrite dans la charte de l’Organisation pour la Libération de la Palestine de 1964. Qui est un seul État sur toute la Palestine : libre, laïque, démocratique. Libre, c’est-à-dire débarrassée de l’impérialisme et du sionisme. Laïque, c’est-à-dire où la religion relève d’un choix personnel et où athées, juifs, musulmans, chrétiens et cie vivront dans l’égalité la plus totale. Démocratique, c’est-à-dire un pays dirigé par et pour le peuple. Mais au-delà de porter ces revendications, on peut agir ici et maintenant. D’abord et avant tout, nous devons dénoncer le soutien inconditionnel de la France à Israël. En effet, évoquer cette collaboration c’est parler aujourd'hui d’une évidence qui saute aux yeux. D'autant plus, quand nous voyons que ce meeting a été interdit à l'Université du Mirail sous la pression directe du Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche. La France connaît de nombreux défenseurs de la colonisation de la Palestine, évidement la droite et maintenant le FN, mais aussi le Parti Socialiste, sans oublier les pseudos intellectuels tels que Bernard-Henri Lévy et Finkielkraut (on peut en oublier) ; défenseurs acharnés d’un « choc des civilisations » et ayant une indignation très sélective. En tant que tel, l’impérialisme français soutient depuis plus de 60 ans la colonisation de la Palestine. En 1948, la France membre du Conseil de Sécurité de l’ONU vote le plan de partage et la création d’Israël. A partir de 1957, dans le désert du Néguev, les firmes françaises Saint Gobain et Dassault ont développé le programme nucléaire israélien. En 2006, comme dans les années 80 ; les impérialistes, dont la France, prépare puis donne leur « feu fert » à l’invasion et à la destruction du Liban. Plus récemment, on a pu voir la mairie de Toulouse accueillir des officier de l'armée israélienne en 2010. Ou encore en novembre, voir François Hollande recevoir à bras ouverts Netanyahou, premier ministre d’Israel, venu faire campagne et justifier les futures agressions contre le peuple palestinien. La pire illusion pour la solidarité avec le Peuple de Palestine consiste donc à demander à des puissances impérialistes comme la France d’intervenir au Proche-Orient. Toutes les puissances qui dominent le monde au nom de la démocratie et de la civilisation sont les terroristes en chef de la planète. Très concrètement, on voit cette collaboration s’illustrer aussi à travers la justice française. D’un côté les fascistes de la Ligue de défense juive (LDJ), organisation interdite en Israël et aux Etats-Unis, n’ont jamais été inquiété suite à des agressions violentes envers des militants pro-palestiniens ; de l’autre des militants de la campagne Boycott Désinvestissement Sanction sont traînés en justice pour « incitation à la haine raciale » ! Dernier exemple en date, le groupe Zebda victime d’une tentative de censure de la part du CRIF parce qu’ils ont osé chanter le quotidien des palestiniens. Nous voudrions aujourd’hui apporter notre soutien entier et total à tous les militants pro-palestiniens victimes de la justice. Mais nous voudrions aussi souligner le sort de Georges Ibrahim Abdallah qui est un otage de cette collaboration. Il est enfermé depuis plus de 28 ans en France et libérable depuis 1999 pour des actes de résistances anti-impérialistes. Il a déposé il y a plusieurs mois sa 8ème demande de libération conditionnelle. Le 24 novembre, le tribunal a accepté cette libération mais le parquet, et donc Christiane Taubira, a fait appel. L’audience aura lieu le 20 décembre et nous appelons d’ici là à développer les initiatives de soutien. Et c’est affaire, montre encore une fois le rôle de la France : garder enfermé quoi qu’il en coûte un militant révolutionnaire, symbole de la résistance des peuples en Palestine et ailleurs. Mais soutenir la Palestine, c’est aussi soutenir sa résistance. Car nous refusons de mettre dos à dos colons et colonisés, et nous reconnaissons le droit au peuple palestinien à se défendre. C’est le cas du Front Populaire pour la Libération de la Palestine, organisation de gauche marxiste, qui se bat pour la libération nationale et sociale de son peuple. Et c’est pour cela que nous avons invité Abu Sami, un de leur représentant. Sans oublier, d’exiger la libération et d’amplifier le soutien envers les prisonniers palestiniens. En particulier, exiger la libération d’Ahmad Sa’adat, secrétaire général du FPLP, ou encore Marwann Barghouti, membre du Fatah, qui sont tous les deux emprisonnés en Israël. Soutenir la Palestine, c’est aussi soutenir et mener la campagne de Boycott-Désinvestissements-Sanctions afin de porter directement des coups à l’économie coloniale. Certains nous répondrons au mieux que ce sont de belles idées mais que tout ça est irréaliste. Mais nous affirmons haut et fort qu’il a fallu 130 ans à l’Algérie pour se libérer du joug colonial, qu’il a fallu des années aux peuples tunisiens et égyptiens pour se débarrasser de Ben Ali et Moubarak, autant de temps pour abolir le régime d’apartheid d’Afrique du Sud.

TRANSFERTS ILLÉGAUX ET DÉTENTIONS SECRÈTES OPÉRÉS PAR LA CIA DANS LES PAYS EUROPÉENS Le 01 10 2012
[extraits] Les premiers coups de projecteurs sur cette entreprise parallèle et illégale ont été portés par l’ONG Human Rights Watch et par des journalistes du Washington Post et de ABC Television... Plusieurs pays du vieux continent ont participé, à des degrés divers, à ses abus de pouvoir, manoeuvres condamnables, et pratiques illégales, espérant sans doute être couverts par l’article 5 du Traité de l’OTAN et le secret absolu qui est de rigueur en temps de guerre...les autorités de plusieurs pays européens ont activement collaboré avec la CIA dans ces activités illégales. D’autres pays les ont ignorées délibérément ou n’ont pas voulu savoir En 2007, un procureur saisi par les avocats d’une victime de transfert illégal a condamné vingt-deux agents de la CIA et un militaire américain impliqués à des peines de prison. Ces sentences, prononcées par contumace, n’ont pas été mises en application.

LES ULTRA-SIONISTES ATTAQUENT (JOURNAL LIBÉRATION) Le 13 08 2012
Adepte des opérations coups de poing, la Ligue de Défense juive, groupuscule radical, trouble la communauté en s'en prenant aux juifs qui ne défendent pas Israël. Le 5 juillet dernier, Jacob Cohen, auteur juif anti-sioniste de 68 ans (1), se rend au métro Saint-Paul à Paris pour un rendez-vous avec la presse. Une jeune femme l'attend, le conduit dans une ruelle. Trois hommes surgissent, bombardent l'écrivain de peinture à l'huile rouge. La scène filmée est mise en ligne sur le site de la Ligue de Défense juive (LDJ), titrée : "La LDJ rend visite au kapo Jacob Cohen". En juin, c'est Olivia Zemor, présidente de la Capjpo-Euro Palestine (Coordination des Appels pour une Paix juste au Proche-Orient), qui avait été victime des mêmes agissements. Un guet-apens, la peinture rouge, la vidéo. Et deux heures de douche aux urgences de l'Hôtel-Dieu. Ainsi les militants de la LDJ croient-ils lutter contre l'antisémitisme. A coups de peinture, de casques et de barres de fer, aux cris de "Israël vivra, Israël vaincra", ils se prennent pour les défenseurs du peuple juif. On les voit dans les manifestations, quelques dizaines d'individus, une poignée d'adultes pour un troupeau de jeunes, vaguement entraînés au krav maga, une technique de combat utilisée par l'armée israélienne. La LDJ s'affiche à l'extrême-droite des instances représentatives juives Créée en France au début des années 2000 par Pierre Lurçat, ancien du Betar, un mouvement de jeunesse juif radical et sioniste, la LDJ s'affiche à l'extrême-droite des instances représentatives juives. Dans son livre "Intifada française ?", Marc Hecker, chercheur à l'Institut français des Relations internationales (Ifri), en dit plus sur l'inspiration de la milice ultra-sioniste en France : "Le symbole de la LDJ, un poing jaune dans une étoile de David noire, est le même que celui des mouvements Kach et Kahane Haï." Des partis racistes qui, "avant leur interdiction en Israël, prônaient le transfert total des Palestiniens vers la Jordanie, et la condamnation à la prison ferme pour tout Arabe ayant une relation sexuelle avec une femme juive", indique le spécialiste. Avec de telles références idéologiques, la LDJ gêne certaines instances représentatives de la communauté juive en France. Pas toutes. Pour Claude Barouch, vice-président de l'Union des Patrons et Professionnels juifs de France, "le combat de la LDJ est le même que le nôtre, seules les méthodes diffèrent. Ce qu'ils ont fait récemment, ce sont des bêtises de bébés de 5 ans". Ils poignardent un commissaire en 2002 Des bébés qui, en 2011, appelaient sur le site de la LDJ à un "voyage en Judée-Samarie", réservé aux jeunes "avec une expérience militaire". Des bébés qui poignardent un commissaire en 2002 dans une manifestation organisée par le Conseil représentatif des Institutions juives de France (Crif), saccagent des librairies, attaquent un cinéma diffusant un film intitulé "Gaza- Strophe". Ou s'en prennent à des militants pro-palestiniens dans l'enceinte d'un tribunal. De nombreuses agressions, mais lors des procès "il y a toujours le même a priori en faveur des jeunes de la LDJ, s'insurge Dominique Cochain, avocate d'Olivia Zemor. Certains de ses membre sont plusieurs fois été condamnés à des peines de sursis, mais grâce à un système bien rodé, les affaires les plus récentes étant jugées d'abord, la révocation du sursis pour les faits antérieurs est rendue impossible". La LDJ reste donc une épine dans le pied du Crif, qui prône plus le dialogue que le coup de poing. S'il est vrai que son président Richard Prasquier "condamne toutes les actions de la LDJ" et s'affirme "honteux de voir ainsi exprimées les valeurs du sionisme", il ne demande pas son interdiction. De nombreux députés et organisations antiracistes la réclament pourtant depuis des années aux autorités. Au même titre que la Tribu Ka avait été dissoute en 2006, et Forsane Alizza en 2012, ils exigent la fin de la LDJ. Au ministère de l'Intérieur, silence radio, "le ministre n'a pas pris position". Côté police : le sujet est si "sensible" qu'on ne donne "aucun renseignement". Si ce n'est ceux disponibles sur Wikipédia

Est-ce trop demander que d'envoyer une force internationale d'interposition et d'observation Le 11 10 2009
Jean-Claude LEFORT] [...]Les faits, c’est aussi la colonisation accélérée du territoire que le processus de paix avait désigné comme le futur État palestinien. Et ce en totale violation des accords d’Oslo et des conclusions du rapport Mitchell. 205 colonies rassemblent désormais 400 000 colons, sur 42 % de la Cisjordanie et 15 % de la bande de Gaza. Partout, leur expansion dite \' naturelle \' et les routes réservées aux colons visent à empêcher une continuité territoriale, notamment aux frontières du futur État. Quant à la construction du \' mur de sécurité \', long de 360 kilomètres, son tracé entraînerait de fait une annexion de parties supplémentaires de la Cisjordanie. À la faveur par exemple d’une intervention guerrière en Irak qui attirerait tous les projecteurs du monde. Les faits, c’est encore la destruction d’infrastructures financées par l’Union européenne ou certains de ses États membres à hauteur de près de 40 millions d’euros. On nous rétorquera que tout cela est connu. Quelles conclusions en tirer ? L’attitude israélienne est en totale contradiction avec \' le respect des principes démocratiques et des droits fondamentaux de l’homme \' tel que l’énonce l’article 2 de l’accord d’association UE-Israël. Alors, en quoi la demande de suspension de cet accord qui considère toujours Israël comme un \' partenaire \' de l’Europe est-elle de trop ? En quoi demander et faire appliquer le respect du droit par Israël serait de trop ? Est-ce trop demander que d’envoyer, toujours pour le droit et l’application des résolutions de l’ONU, \' une force internationale d’interposition et d’observation (...) sous l’égide des Nations unies \', alors même que sont de plus en plus avérées les craintes que Sharon profite d’une guerre contre l’Irak pour un \' transfert \' de populations et/ou l’annexion de nouveaux territoires ?[...]

Le site internet proche-orient.info condamné pour diffamation Le 11 10 2009
Les Verts se félicitent de ce jugement dans une affaire qui tout en ayant nuit gravement à un de leurs responsables, avait jeté un voile de suspicion sur leur volonté déterminée de lutter contre toutes formes de terrorisme et d’antisémitisme. Ils regrettent qu’une journaliste du service public de Radio France ait par un témoignage effectué en dehors de toutes règles déontologiques, contribué à cautionner le diffamateur. Ils réaffirment leur solidarité envers Patrick Farbiaz, membre du Collège exécutif des Verts, délégué à l’international, à l’altermondialisation et à l’Outre-mer. Ils rappellent leur attachement à la lutte pour une paix juste et durable au Proche-Orient, et leur refus de l’importation sous toutes ses formes du conflit israélo-Palestinien en France.

LA GUERRE D'IRAK EST UNE GUERRE POUR L'EXPANSION TERRITORIALE D'ISRAEL Le 24 04 2008
[...]L'explication la plus probable de l'invasion étasunienne de l'Irak est l'engagement du Régime néoconservateur de Bush à la défense de l'expansion territoriale israélienne. Il n'existe pas un seul néoconservateur qui ne soit allié à Israël. Israël espère voler toute la Cisjordanie et le sud du Liban pour son expansion territoriale. Un régime colonial américain en Irak ne protège pas seulement Israël contre des attaques, mais exerce aussi pression contre la Syrie et l'Iran pour qu'ils ne soutiennent pas les Palestiniens et les Libanais. La guerre d'Irak est une guerre pour l'expansion territoriale d'Israël. La "guerre contre la terreur" de Bush est un bobard qui sert à couvrir l'intervention des Etats-Unis au Moyen-Orient pour le compte du "grand Israël".

Le développement des colonies en Cisjordanie Le 30 06 2005
[...]Ces incidents, comme les heurts qui ont éclaté entre militaires et jeunes ultras qui se sont retranchés dans des habitations abandonnées dans le bloc de colonies de Goush Katif à Gaza, témoignent d’une certaine tension et, si l’on en croit les sondages, pourraient faire basculer le sentiment de la société israélienne, dont la rationalité est toujours remise en cause par la sécurité. Mais ce faisant, Ariel Sharon sait aussi qu’il fait oublier à la communauté internationale (qui ne se fait pas prier) la poursuite de la construction du mur pourtant jugé ill

La main mise sur les régions pétrolières les plus importantes du globe Le 30 05 2005
[...]Le choix par Washington de sa région d’interventions militaires interrompues depuis 1990 porte sur le Moyen-Orient arabe (Irak et Palestine), les Balkans, l’Asie centrale et le Caucase. Les objectifs poursuivis par les Etats-Unis sont : 1) la main mise sur les régions pétrolières les plus importantes du globe et, par là, l’exercice de pressions visant à soumettre l’Europe et le Japon au statut d’alliés subalternisés ; 2) l’établissement de bases militaires permanentes au cœur de l’Ancien Monde, en Asie centrale, et ainsi la préparation d’autres « guerres préventives » à venir, visant surtout les grands pays susceptibles de s’imposer comme partenaires avec lesquels « il faut négocier » : Chine en premier lieu, mais aussi Russie et Inde. De Pékin à Delhi et Moscou, on comprend de plus en plus que les guerres « made in USA » constituent une menace dirigée plus contre la Chine, la Russie et l’Inde, que contre leurs victimes immédiates, comme l’Irak. [...]

Cette culture humaniste de l'Europe Le 30 05 2005
[Question : ] Un internationalisme associant Asiatiques, Africains, Latino-Américains et Européens est-il envisageable ? S.A. : Oui, les conditions existent qui permettraient un rapprochement, au moins, de tous les peuples de l’Ancien Monde. Ce rapprochement se cristalliserait, au plan de la diplomatie internationale, en donnant consistance à un axe Paris-Berlin-Moscou-Pékin, renforcé par les relations amicales entre cet axe et le front afro-asiatique reconstitué. La solidarité avec les luttes des peuples latino-américains est aussi fondamentale, bien sûr. Il va sans dire que des avancées dans cette direction réduisent à néant l’ambition criminelle des États-Unis. Ceux-ci seraient alors contraints d’accepter la coexistence avec des nations décidées à défendre leurs intérêts propres. Dans le moment actuel, cet objectif doit être considéré comme prioritaire d’une manière absolue. Le déploiement du projet états-unien surdétermine l’enjeu de toutes les luttes : aucune avancée sociale et démocratique ne sera durable tant que ce projet hégémonique des États-Unis ne sera pas mis en déroute. Pour cela, l’Europe doit se libérer du virus libéral, et cette initiative ne peut venir que des peuples. Les segments dominants du capital, dont les gouvernements européens croient devoir défendre les intérêts en priorité, sont les défenseurs du néo-libéralisme et acceptent de payer le prix de leur subalternisation par les Etats-Unis. Les peuples d’Europe ont une vision différente du projet européen, qu’ils voudraient social, et de leurs relations avec le reste du monde, qu’ils entendent voir gérées par le droit et la justice. Si cette culture humaniste de l’Europe l’emporte -et c’est possible-, alors un rapprochement entre l’Europe et le Tiers-Monde constituera le fondement sur la base duquel pourra être construit un monde pluricentrique, démocratique et pacifique.

Le Monde et Edgar Morin condamnés en appel pour diffamation raciale Le 26 05 2005
La cour d'appel de Versailles a condamné jeudi Edgar Morin et Jean-Marie Colombani, es qualité de directeur de la publication du Monde, pour diffamation raciale, a-t-on appris auprès de l'avocat de l'association France-Israël.La 1ère chambre civile de la cour a également condamné Samir Naïr et Danièle Sallenave, les co-auteurs d'une tribune libre parue dans Le Monde du 4 juin 2002, consacrée au conflit israélo-palestinien.La cour a condamné MM. Morin, Colombani, Naïr et Mme Sallenave à verser à l'association France-Israël Général Koenig et à l'association Avocats sans Frontières un euro de dommages-intérêts et a ordonné la publication de la condamnation.La cour d'appel a infirmé le jugement rendu le 12 mai 2004 par le tribunal de grande instance de Nanterre qui avait débouté ces associations de leurs poursuites contre le sociologue Edgar Morin, les coauteurs de la tribune libre ainsi que Le Monde.Pour la cour d'appel l'article intitulé 'Israël-Palestine: le cancer' sous la signature d'Edgar Morin, Danièle Sallenave et Samir Naïr contient deux passages constituant une diffamation raciale au sens des articles 29 alinéa 1 et 32 alinéa 2 de la loi du 29 juillet 1881.Dans le premier passage, considéré par la cour comme diffamatoire racialement, il était écrit 'on a peine à imaginer qu'une nation de fugitifs, issus du peuple le plus longtemps persécuté dans l'histoire de l'humanité, ayant subi les pires humiliations et le pire mépris, soit capable de se transformer en deux générations en peuple dominateur et sûr de lui et, à l'exception d'une admirable minorité, en peuple méprisant ayant satisfaction à humilier'.Dans le second passage incriminé les auteurs écrivaient, entre autres, 'les juifs qui furent victimes d'un ordre impitoyable imposent leur ordre impitoyable aux Palestiniens'.[...]

Read the Bible the land of isreal belong to the Jews Le 23 05 2005 à NEW-YORK
Le Premier ministre Ariel Sharon a ouvert sa visite aux Etats-Unis par un discours devant environ 1000 représentants des organisations juives, à New York[...] Au même moment, à l’extérieur [...], environ 1500 [pro-colons] s’étaient réunis pour protester contre la politique du gouvernement israélien. «Laissez les gens rester», «Pas de Shoah supplémentaire», etc.[ou encore 'Read the Bible the land of isreal belong to the Jews' ou ' The G-d of Israel gave the land of Israel to the people of Israel']

Un rapport indique que les Italiens ont occupé Nasiriyya pour profiter du pétrole Le 20 05 2005 à NASIRIA
Six mois avant le début du conflit irakien, fin 2002, le ministère de l'Industrie italien avait mené une enquête pour sélectionner le lieu économiquement le plus favorable pour intervenir militairement. Plus de deux ans après, à la lecture de cette enquête, on constate que la présence du contingent italien à Nasiriyya ne relève pas du hasard. 'Un mois avant le début de la guerre en mars 2003, le gouvernement italien aurait reçu un dossier rédigé par Giuseppe Cassano, professeur de statistiques économiques à l'université de Teramo. Un dossier qui affirme qu'en cas de guerre, l'Italie ne doit pas perdre l'occasion de disposer ses troupes à Nasiriyya', relate Panorama 'Certes, nos soldats se trouvent dans le sud de l'Irak également pour des raisons humanitaires et de sauvegarde de l'immense patrimoine archéologique du pays, mais la vérité est que la province chiite de Dhi Qar flotte littéralement sur une mer de pétrole. Et le dossier montre bien que, parmi les fonctions des soldats italiens, la protection des oléoducs et des raffineries présents dans la région riche de gisements figure en bonne place', poursuit l'hebdomadaire italien. Le magazine ironise en notant que l'Italie n'est pas le seul allié des Etats-Unis à avoir calculé attentivement la destination de ses soldats sur le sol irakien. 'Le Royaume-Uni, après la libération du sud-est de l'Irak et de Bassorah, maintient 9 000 hommes au port de Umm Qasr, où affluent les pétroliers, et contrôle l'oléoduc méridional irakien comme les puits de pétrole de Rumailyah. Séoul a envoyé 3 200 soldats pour occuper la zone pétrolifère de Kirkuk, alors que Tokyo gère avec 1 000 soldats la zone de Samawah, qui se trouve à 40 km des gisements d'Al-Ghavraf',

Un membre historique suspendu Le 19 05 2005
Les Verts ont décidé hier de suspendre Ginette Skandrani, un des plus anciens membres du parti, pour comportement en public contrair e aux valeurs des Verts. Il lui est reproché ses positions sur le confli t israélo- palestinien

Des colons juifs s'emparent de nouvelles terres palestiniennes Le 19 05 2005 à BETHLEEM
Selon des témoins et des sources palestiniennes, des colons juifs ont commencé à aplanir des terres au bulldozer dans la région de Nis, près de Khader, à l’ouest de Bethléem, jeudi 19 mai 2005. Environ 7 hectares seront détruits si les colons mènent leur projet à terme. Ils ont déraciné des oliviers et des amandiers plantés il y a plus de 40 ans sur les terres de Tawfiq al-Amouri. Les colons affirment que l’objectif des colons est d’élargir de 25 mètres de chaque côté une route de colons qui va à la colonie d’Afrat [1]. Si les colons continuent à élargir la route, on peut s’attendre à ce que des terres supplémentaires soient dévastées, surtout la terre plantée de vignes. [...]

MON COEUR EST AVEC VOUS Le 18 05 2005 à RAMALLAH
La star brésilienne Ronaldo était lundi en visite au Moyen-Orient pour oeuvrer au rapprochement entre Palestiniens et Israéliens La Palestine doit vivre comme n'importe quel autre Etat dans le monde. Mon coeur est avec vous. [...] l'avant-centre du Real Madrid a repris son bâton de pélerin pour prêcher la tolérance et lutter contre la pauvreté à travers le monde. Après s'être rendu au Kosovo pour aider à la reconstruction d'une école, le double champion du monde, a fait étape lundi en Cisjordanie et en Israël en sa qualité d'ambassadeur itinérant de bonne volonté pour le programme de développement des Nations-Unies (PNUD). Une fonction honorifique qu'il occupe depuis l'an 2000 au même titre que son coéquipier Zinedine Zidane.[...]Acclamé par des supporteurs en délire, vêtus du maillot auriverde frappé du célèbre n°9, Ronaldo a d'abord été reçu à Ramallah par le Premier ministre palestinienne Ahmad Qorei. Escorté par la garde présidentielle, le joueur de la Seleçao a visité plusieurs projets du PNUD contre la pauvreté dans les territoires avant d'inaugurer un nouveau Centre, portant son nom, destinés aux enfants défavorisés.

Débat public sur ce sujet du Proche-Orient à l'Assemblée Nationale Le 11 05 2005
[Extrait d'une lettre envoyée à Edouard Balladur, Président de la commission des Affaires Etrangères de l’Assemblée Nationale] Alors que par la voix de notre collègue Jean Glavany en commission, le 12 avril, celui-ci nous indiquait que le groupe socialiste déposerait dans le cadre de sa 'niche' un texte donnant lieu à débat public sur ce sujet du Proche-Orient le 10 mai - demain -, on constatera que cette annonce n’est pas suivie d’effet... ...Monsieur le Président, je souhaite que la question d’un débat en séance publique soit demandé sous votre autorité, conformément à votre accord exprimé précédemment. Et qu’il soit bien organisé avant la fin de cette session. On m’informe, par ailleurs, que recevant des ONG actives sur ce sujet du Proche-orient, le Président de notre assemblée avait également exprimé son accord avec cette idée. Cela ne peut que renforcer cette volonté.

Israel doit se soumettre aux lois internationales Le 10 05 2005
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a appelé Israël à 'se soumettre aux lois internationales' en se retirant des territoires occupés pour créer un Etat palestinien avec Jérusalem comme capitale, à l'ouverture mardi du premier sommet entre pays arabes et sud-américains à Brasilia. 'Nous devons trouver une solution pour qu'Israël se soumette aux lois internationales et accepte la paix négociée. C'est le droit souverain des Palestiniens d'avoir Jérusalem comme capitale et qu'Israël se retire des territoires occupées', a déclaré M. Bouteflika dans son discours inaugural.

Le patriarcat grec-orthodoxe a vendu à des investisseurs juifs deux bâtiments près de la porte de Jaffa, à Jérusalem-est Le 08 05 2005 à JERUSALEM
[...]Les membres du saint synode grec-orthodoxe ont destitué le patriarche à la suite d'un scandale portant sur la vente secrète de deux bâtiments dans la Vieille ville de Jérusalem à des hommes d'affaires juifs. Cette transaction avait déclenché la colère des fidèles palestiniens de confession grecque-orthodoxe. Le porte-parole du patriarcat Aristarchos a affirmé que les responsables du patriarcat avaient démis Irénéos Ier de ses fonctions à la suite de cette vente de biens immobiliers à des Israéliens, ce qui est considéré comme une 'trahison' de la part des Palestiniens. Jérusalem-est qui comprend la Vieille ville a été occupée puis annexée par Israël en 1967. Cette annexion n'a toutefois jamais été reconnue par la communauté internationale. 'Il se peut que la société israélienne nous ait mal compris. Le problème ne provient pas du fait qu'il (Irénéos) a vendu un terrain à des juifs. Ce n'est pas le cas', a affirmé le porte-parole. Selon lui, le patriarche a été destitué pour sa 'mauvaise gestion, un manque de transparence et la tromperie' auxquels il aurait eu recours. Le porte-parole a souligné que le but du patriarcat est de mener les affaires en tenant compte des 'sensibilités politiques' dans la région, de telle sorte que cela ne porte pas atteinte au fragile statu quo entre Juifs et Arabes notamment dans la vieille ville de Jérusalem. 'En tant qu'église, nous ne sommes pas opposés au fait de céder des terrains et des propriétés à des Juifs, des Arabes ou d'autres, mais il faut le faire de façon à ce que cela soit accepté afin que nous puissions continuer à vivre ici', a poursuivi Aristarchos. Depuis que le scandale a éclaté à la mi-mars, les Palestiniens de confession orthodoxe ont exigé une représentation arabe plus importante dans la direction de la communauté à Jérusalem, tout en souhaitant ardemment la nomination d'un Arabe à la tête du patriarcat. Mais une telle initiative pourrait provoquer une forte opposition de la part d'Israël. [...] Irénéos Ier, 65 ans, a été informé vendredi de sa destitution. Les deux tiers des membres du Saint-Synode avaient signé un document approuvant cette mesure. Ce limogeage est survenu après que la presse israélienne eut révélé en mars que le patriarcat grec-orthodoxe a vendu pour plusieurs millions de dollars à des investisseurs juifs deux bâtiments abritant des hôtels près de la porte de Jaffa, à Jérusalem-est. M. Aristarchos a indiqué qu'aucun membre de l'Eglise n'a vu le contrat en question, et que toutes les mesures seraient prises pour l'annuler.

Un colon juif ultra soupçonné de préparer des attentats Le 08 05 2005 à YITZHAR
Un colon juif ultra soupçonné de préparer des attentats pour torpiller le retrait israélien de Gaza prévu pour cet été a été placé dimanche en détention administrative, apprend-on de source policière. Le suspect, Neria (Bien : Neria) Ofran, 34 ans, de la colonie de Yitzhar, près de Naplouse (nord de la Cisjordanie), considérée comme un bastion d'extrémistes, a été interné par ordre du commandement militaire jusqu'au 30 septembre. Le Conseil des implantations juives de Gaza et Judée Samarie (Cisjordanie) a mis en garde contre 'l'emploi arbitraire de la détention administrative' estimant que cette mesure 'porte atteinte à la démocratie et à la liberté d'expression'. Le Conseil, qui représente les colons de tendance nationaliste religieuse, a réclamé une rencontre immédiate avec le ministre de la Défense Shaoul Mofaz. Neria Ofran a été arrêté à un barrage militaire israélien pour 'violences et activités terroristes', a déclaré à l'AFP un porte-parole de la police sans plus de précisions. Il avait été incarcéré déjà ces dernières semaines pour avoir proféré des menaces à l'encontre d'un rabbin des armées, qu'il accusait de 'trahison'. Il fait partie d'un groupe appelant les soldats et policiers à refuser d'obéir à des consignes d'évacuer des colons. C'est la première fois que cette mesure d'incarcération est appliquée à l'encontre d'activistes israéliens d'extrême droite dans le cadre des mesures de sécurité visant à assurer le retrait de la bande de Gaza. La détention administrative permet d'emprisonner sans procès un individu pour des périodes renouvelables de trois à six mois par simple ordre de l'autorité militaire. Les détenus peuvent cependant faire appel à une commission militaire ou à la Cour suprême. Quelque 700 Palestiniens étaient enfermés début avril sous un ordre de détention administrative, selon l'organisation israélienne de Défense des droits de l'Homme B'Tselem. Héritée de la législation d'urgence du mandat britannique qui s'est achevé en 1948, cette procédure est dénoncée par les organisations de défense des droits de l'Homme et des juristes. Aux termes du plan de retrait de la bande de Gaza adopté par le Parlement israélien, l'Etat juif doit évacuer cet été les quelque 8.000 habitants des colonies juives présentes sur ce territoire.

Première université israélienne en Cisjordanie Le 04 05 2005 à ARIEL
[...]Le projet, qui prévoit de transformer le collège d’Ariel, la principale colonie du nord de la Cisjordanie, en une université, a provoqué de vifs échanges entre ministres travaillistes et du Likoud lors de la réunion interministérielle qui a entériné le projet par 13 voix contre 7. Le vice-premier ministre, Shimon Pérès, a appelé à voter contre le projet, arguant qu’il contredit la priorité gouvernementale de développer le système éducatif dans la région du Négev et en Galilée. « Etablir une université à Ariel serait une grande erreur », a prévenu Pérès. Le ministre des Finances Benyamin Netanyahou s’est offusqué des réserves émises par les travaillistes, estimant que la création de l’université d’Ariel était essentielle pour « démontrer que le bloc de colonies d’Ariel fera partie d’Israël pour toujours ». Le ministre de l’Éducation a justifié cette initiative en expliquant qu’il s’agit d’une réplique au boycottage de deux universités israéliennes par l’Association des enseignants d’université en Grande-Bretagne (AUT). Le mois dernier, celle-ci a justifié les sanctions contre l’université de Haïfa, accusée de violer la liberté des enseignants et de l’université religieuse de Bar Illan, qui contrôle le collège d’Ariel, pour protester contre la répression de l’intifada. [...]

Déterminer une stratégie de résistance claire et unifier l'ensemble du peuple Le 25 04 2005
[extrait de 'Entre le fondamentalisme et la corruption, quelle alternative pour la Palestine ?'] [...]Le peuple palestinien a besoin d'une stratégie basé sur deux pistes : . La première est une stratégie interne de reformer l'autorité palestinienne, combattre la corruption, construire un état de droit, construire un système judiciaire pour juger ceux qui sont hors la loi, séparer les autorités judiciaire, exécutive et législative les unes des autres. Puis déterminer une stratégie de résistance claire et unifier l'ensemble du peuple sous cette stratégie par la composition d'un gouvernement d'unité nationale rassemblant l'ensemble des tendances politiques qui aura comme objectif défendre le peuple palestinien en aidant les plus défavorisés et lutter contre l'occupation. Cela permettra les palestiniens de sortir du désespoir et de l'ignorance dus à un processus de paix qui a épuisé les palestiniens et de reconstruire l'appartenance du peuple à sa cause en formant une résistance populaire. qui est la seule qui peut ramener l'image de l'occupation pour la communauté internationale au lieu de celle d'un conflit entre deux états.[...voir l'autre piste dans 'qui va faire la Paix : l'intervention internationale]

Organiser une solidarité internationale à tous les niveaux Le 25 04 2005
[extrait de 'Entre le fondamentalisme et la corruption, quelle alternative pour la Palestine ?'] [...]Le peuple palestinien a besoin d'une stratégie basé sur deux pistes :[Pour voir la première piste, allez dans 'Qui va faire la Paix : Les Palestiniens]La deuxième piste est internationale, il s'agit d'organiser une solidarité internationale à tous les niveaux, faire entendre la voix des palestiniens notamment les plus touchés par l'occupation, montrer la souffrance du peuple palestinien et la politique israélienne de torture. Puis le plus important est d'appuyer dans le sens qu'Israël soit isolée avec la politique qu'elle mène, en appuyant pour des sanctions populaires et officielles vis-à-vis de l'apartheid. Le rôle que la communauté internationale doit prendre en ce moment en urgence est d'organiser une conférence internationale pour donner une vision claire de l'accord final pour une paix juste et durable entre les palestiniens et les israéliens fondé sur les résolutions de l'ONU, avant que cela soit trop tard, car la construction du mur d'apartheid et la colonisation de la Cisjordanie ne laissera aucune chance aux palestiniens d'avoir un état viable, où le peuple palestinien peut avoir sa propre économie et souveraineté. Une fois que le mur est terminé, Israël imposera les frontières du futur état palestinien morcelé et isolé du monde entier, qui ne peut jamais avoir une indépendance. Dans ce cas, le peuple palestinien n'aura que demander l'égalité de droits dans un seul état démocratique et laïque. Cette dernière solution n'est facile ni à appliquer ni même à revendiquer. Pour cela, nous devrons nous préparer à une lutte qui durera encore long temps et à faire le peuple palestinien tenir le coup devant l'occupation. [...]

Déchirer la Palestine Le 25 04 2005
[extrait de 'Entre le fondamentalisme et la corruption, quelle alternative pour la Palestine ?'] Sur le terrain un mur encercle les palestiniens et les sépare de leurs terres, de leurs écoles et de toute sorte de vie normale, en laissant d'un côté un peuple souffrir le calvaire de vie et un histoire lourd de pertes successives, et de l'autre côté des colonies vivant sur les sources d'eau et les terres agricoles annexés par le mur. Du côté annexé du mur, les colonies sont en expansion rapide et des usines sont en cours de construction pour accueillir la main d'ouvre palestinienne car elle coûte moins cher que celle israélienne. C'est un projet qui ne date pas depuis l'arrivée de Sharon au pouvoir mais plutôt depuis plusieurs décennies où le Likoud et les travaillistes ont travaillé pour cet objectif. Le choix de lieux des colonies juives implantés en Cisjordanie montre l'intelligence de la colonisation israélienne. Les premières colonies ont été construites au dessus des collines près des sources d'eau au milieu de la Cisjordanie pour arriver à des séparations à l'intérieur du territoire palestinien, c'est le cas des premières colonies (Ariel, Elkana au nord et Alon Shvut au sud de Jérusalem). Puis la colonisation continue et s'élargit afin de s'installer dans des points stratégiques en Cisjordanie. Les accords d'Oslo, signés en Septembre 1993, ont accordé au côté israélien de garder les colonies sous le contrôle israélien et de négocier sur étapes le retrait du reste de la Cisjordanie. Mais le point le plus désastreux dans ces accords n'était pas que cela, les négociateur palestiniens ont accordé aux israéliens de construire des « routes de contournement », qui lient entre les colonies et les territoires d'Israël, c'était un des premiers signes qu'Israël ne démantèlera pas ces colonies. Ce qui s'est passé après ces accords est qu'Israël a continué la colonisation de façon plus rapide où le monde entier était convaincu que le gouvernement israélien ira vers une solution avec les palestiniens, car l'image de l'état d'Israël comme un soldat israélien courrant derrière un enfant a été remplacé dans les yeux de la communauté internationale de « le négociateur israélien face au négociateur palestinien », le monde entier est tombé dans cet équilibrisme, y compris les négociateurs palestiniens eux-mêmes tel que le mot occupation fut remplacé par « le conflit israélo-palestinien ». La politique de « déchirer la Palestine » continue, Quelques mois après le redéploiement des villes de zone A des checkpoints ont été installé aux entrées des villes et des villages afin de continuer la politique de déchirure de Cisjordanie. Cette politique est claire par l'utilisation permanente des israéliens du mot « territoires » au pluriel. Le nombre de colons a triplé durant ces 10 ans, les communes palestiniennes demeurent séparées par des blocs de colonies, de plus, la ville de Jérusalem se trouve maintenant bouclée par une ceinture de colonies. Au même temps Israël refusait de donner des espaces vides au contrôle de l'autorité palestinienne afin d'empêcher tout développement et expansion géographique des palestiniens. C'est pour cette raison que le mur d'annexion aligne aujourd'hui les villes et villages palestiniens sans laisser des espaces de la campagne. C'est un projet de créer des bantoustans où les palestiniens vivent sous la pauvreté et le chômage sans même le droit d'un développement naturel. Le résultat de ce plan d'apartheid est non seulement empêcher la création d'un état palestinien mais aussi rendre la vie dans ces bantoustans insupportable et donc « terminer le rêve sioniste » le TRANSFERT. [...]

EMPOISONNEMENTS DE CHAMPS PALESTINIENS ET ATTAQUES MENÉES PAR DES COLONS ISRAÉLIENS Le 25 04 2005 à HEBRON
Amnesty International demande aux autorités israéliennes d’enquêter sur les récents empoisonnements de champs palestiniens et sur les attaques de plus en plus fréquentes menées par des colons israéliens contre des villageois palestiniens en Cisjordanie. De tels actes ne doivent plus être tolérés. Ces dernières semaines, des produits chimiques toxiques ont été répandus à plusieurs reprises sur des champs proches des villages de Tuwani, d’Umm Faggara et de Kharruba, dans la région sud d’Hébron. Des dizaines de moutons, de gazelles et d’autres animaux ont été contaminés par ces toxines : plusieurs en sont morts. Des paysans palestiniens ont été obligés de mettre leurs troupeaux en quarantaine et de cesser de consommer leur lait, leur fromage et leur viande, ce qui les prive de fait de leurs moyens d’existence. Depuis la découverte des premières toxines près de Tuwani, le 22 mars 2005, d’autres champs ont été empoisonnés dans la même région. Dans les jours précédant le premier empoisonnement à Tuwani, un vigile de la colonie israélienne voisine de Ma’on aurait déclaré aux villageois qu’il voulait que les paysans palestiniens arrêtent de faire paître leur bétail près de la colonie - et que s’ils n’étaient pas d’accord, les colons et lui avaient les moyens de les arrêter. Les analyses menées par le centre de science sanitaire environnementale et professionnelle, à l’université Bir Zeit, et par l’Autorité israélienne de protection de la nature, ont confirmé que deux produits chimiques toxiques avaient été répandus en grande quantité sur cette zone. Il s’agit du 2-Fluoracetamide, interdit dans plusieurs pays dont Israël, et soumis à de sévères restrictions dans le commerce international, et le Brodifacoum, un anticoagulant utilisé comme raticide. Le 12 avril 2005, l’une de ces toxines fut également découverte dans le village de Yasouf, en Cisjordanie, dans un champ situé près de l’entrée de la colonie israélienne de Tapuah, près de l’endroit où l’armée israélienne vient de rouvrir la route reliant Yasouf à la route principale. La route menant à Yasouf était restée fermée aux Palestiniens pendant des années, forçant les gens à faire un long détour pour accéder au village. Les zones où les produits toxiques ont été découverts se trouvent en Zone C, sous le contrôle total des autorités israéliennes ; Israël interdit aux forces de sécurité de l’Autorité palestinienne d’opérer dans ces endroits. À ce jour, les autorités israéliennes n’ont pas nettoyé les produits chimiques des zones touchées, laissant ce travail aux villageois palestiniens et aux militants pacifistes internationaux et israéliens. Les autorités n’ont pas non plus pris les mesures nécessaires pour enquêter sur cette affaire, afin de traduire les responsables en justice. Des colons israéliens ont récemment intensifié leurs attaques et leurs menaces contre les paysans et villageois palestiniens, dans cette zone de Cisjordanie et d’autres, empêchant les Palestiniens d’avoir accès à leurs terres. Ces derniers mois, des colons israéliens de Ma’on et de l’avant-poste de colons voisin de Havat Ma’on ont procédé à des agressions physiques répétées contre des paysans palestiniens, des militants pacifistes internationaux et des défenseurs des droits humains, dont des membres du personnel d’Amnesty International. La police israélienne n’a pas enquêté sur ces agressions. Les responsables bénéficient de l’impunité.

L'anxiété, les hallucinations, l'insomnies toucheraient 15 % de la première vague de soldats US Le 21 04 2005
[...]Les médecins utilisent la réalité virtuelle pour soigner le stress dont sont victimes les soldats qui ont combattu en Irak. Ces syndromes post-traumatiques (anxiété, hallucinations, insomnies...) toucheraient 15 % de la première vague de soldats ayant mis le pied sur le sol irakien en 2003. Les thérapeutes ont reproduit un Irak virtuel où le patient pourra se déplacer, sous contrôle médical, et affronter les situations à l’origine de son stress. Les premiers résultats semblent encourageants.

Deux poids Deux mesures à l'ONU Le 19 04 2005
Lors de son entrevue avec Les casques Bleus citoyens, Monsieur Boutros Boutros-Ghali nous a d'entrée parlé du 'Deux poids Deux mesures' flagrant entre les résolutions sur la Palestine et celles sur le Liban, La Syrie ou l'Irak.

Les israeliens ne veulent pas d'intervention internationale Le 19 04 2005
Lors de son entrevue avec Les Casques Bleus Citoyens, Monsieur Boutros Boutros-Ghali à répondu à nos question sur l'occupation israelienne. Notre discussion à très vite été centrée sur l'intervention international en Palestine. Il nous a confirmé ce que de nombreuses personnes (Michel Warschawski ) nous avez déjà signalé : 'les israeliens ne veulent pas d'intervention internationale'.

Nous n'avons pas mieux que l'ONU pour faire appliquer le Droit et la Paix de nos jours Le 19 04 2005
'Nous n'avons pas mieux que l'ONU pour faire appliquer le Droit et la Paix de nos jours'. C'est en ces termes que l'ancien Secrétaire Général de l'ONU à accueillit la délégation Des Casques Bleus Citoyens.

Chirac accusé d'avoir travaillé contre les États-Unis Le 12 04 2005
Le conflit franco-américain sur la guerre en Irak a laissé des traces. L'ambassadeur américain à Paris Howard H. Leach, qui doit quitter son poste samedi, a accusé Jacques Chirac d'avoir été le premier président français à «travailler contre les intérêts des États-Unis». Lors d'un entretien avec quelques journalistes, Howard Leach, qui sera reçu vendredi à 18h à l'Élysée par le président français, a ajouté que «quand un de vos amis travaille activement contre vous, cela ne heurte pas seulement vos sentiments, cela vous met en colère». Début 2003, la France a selon lui «changé brusquement» de position sur le dossier irakien, alors que, jusque-là, diplomates français et américains travaillaient ensemble «chaque jour» aux Nations unies sur l'élaboration de résolutions, et que leurs militaires discutaient. Et la raison de ce revirement français demeure un mystère pour Howard H. Leach. La France expliquait alors que la guerre ne pouvait intervenir qu'en «ultime recours» et réclamait une poursuite du travail des inspecteurs des Nations unies chargés de désarmer l'Irak, alors que Washington plaidait pour une intervention militaire immédiate. [...]

NON au communautarisme en irak. 0UI au principe de la citoyenneté pour un irak laïc souverain Le 09 04 2005
Communiqué de presse 2 ans d’occupation américaine de l.’irak ASSOCIATION DES IRAKIENS DE FRANCE Deux ans plus tard, l’histoire a donné raison à la majorité écrasante de la population de notre planète qui, révoltée par les mensonges, l’arrogance et le coup de force de la superpuissance étasunienne et de ses quelques alliés, à l’invasion de l’Irak. Deux ans plus tard, on compte plus de 1000 000 morts civils en Irak directement attribuables à cette intervention. Aucune réparation sérieuse des infrastructures (égouts, eau potable, électricité, téléphone, etc.) n’a encore été entreprise et la situation générale demeure chaotique et dangereuse pour la population. Aujourd'hui, la volonté de l'administration de Georges w.Bush est de régler le conflit irakien en favorisant le communautarisme par la mise en place d’un gouvernement fantoche issu d’une élection contestée dû à la présence de 160000 soldats américains dans ce pays et dont les résultats confirment la domination des personnalités politiques irakiennes proches de pays ayant participé à l’occupation de l’irak. Ce processus politique qui se met en place en Irak suite à cette élection truquée sous le contrôle de l’occupant n’a rien changé , mais au contraire, le désordre est toujours présent et tend même à s'étendre dans le pays. En effet, les attentats meurtriers qui visent les troupes d'occupation ou les nouvelles institutions de l'Irak se font de plus en plus meurtriers Le Conseil de gouvernement, installé par les USA, et la désignation de Mr. Al jahfari fidèle allié du régime de mollahs en Iran, fermement opposé à des aspirations d'égalité et de libération des femmes et à la laïcité en irak pour le poste de premier ministre ne représente absolument pas l’espérance du peuple Irakien et le principe de la laïcité dans ce pays . Au contraire, il n'a aucune légitimité pour faire des lois et pour les imposer aux masses irakiennes ou les femmes et les hommes d'Irak n'ont jamais imaginé mettre à bas l’ancien régime et l’état irakien pour le voir remplacer par la dictature intégriste en copiant le modèle archaïque de l’iran. Un gouvernement laïc en Irak doit adopter des institutions laïques, la séparation de la religion et de l'état, l'égalité complète entre les genres : voilà les revendications urgentes et sans compromis. Nous demandons une constitution laïque, qui traite tous les irakiens sur la base de l'égalité des citoyens sans aucune distinction raciale ou religieuse C'est aussi avec le souci de l'intérêt du peuple américain que nous demandons au gouvernement des Etats-Unis d'arrêter les opérations militaires en Irak, d’annoncer le retrait des troupes étrangères et de mettre fin à l’occupation. Favoriser les moyens de règlement politiques et pacifiques qui existent déjà dans le cadre de l'ONU. Les Irakiens doivent retrouver au plus vite leur souveraineté pleine et entière. L’ONU doit, dès maintenant, aider les Irakiens pour le maintien de la sécurité, le transfert de souveraineté, l’organisation et la reconstruction politique et économique de l’Irak. L'annonce du retrait des troupes de la coalition et de la fin de l'occupation sont plus que jamais nécessaires. Gloire et Honneur aux martyrs du peuple irakien. Vive la Irak

Manifestations de Palestiniens contre le projet d'extrêmistes juifs Le 08 04 2005 à GAZA
La police israélienne était vendredi sur le pied de guerre dans la vieille ville de Jérusalem pour prévenir des manifestations de Palestiniens contre le projet d'extrêmistes juifs de prier en masse dimanche sur l'esplanade des Mosquées. Les branches armées des principaux groupes palestiniens ont mis en garde vendredi contre toute atteinte à l'Esplanade, troisième lieu saint de l'islam, affirmant qu'une telle action constituerait une 'déclaration de guerre'. Sur le terrain, plusieurs milliers de policiers israéliens ont pris position dans la matinée aussi bien aux entrées de la Vieille ville qu'à l'intérieur, en particulier autour de l'esplanade des Mosquées. Lire aussi : Pour éviter des désordres que pourraient provoquer de jeunes Palestiniens, la police a limité l'accès de l'Esplanade pour la grande prière du vendredi aux seuls musulmans âgés de plus de 40 ans détenteurs d'une pièce d'identité délivrée par les autorités israéliennes. Les Arabes d'Israël disposent d'une carte d'identité identique (bleue) à celle des autres Israéliens, tandis que les habitants palestiniens de la partie orientale de Jérusalem occupée et annexée depuis juin 1967 sont détenteurs d'une carte d'identité particulière de résident (orange). Les Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza sont quant à eux interdits de séjour à Jérusalem et en territoire israélien, sauf pour ceux qui détiennent un permis spécial. Ce dispositif a été mis en place à la suite de l'appel lancé par un groupuscule israélien d'extrême droite, Revava (Myriade), à prier en masse dimanche sur l'Esplanade, afin de marquer son opposition au plan de retrait israélien de la bande de Gaza prévu cet été.[...]

Les sanctions diplomatiques économiques, voire militaires, émanant de l'ONU Le 08 04 2005
[...] Alors qu'à l'époque, le ministre Français des Affaires Étrangères Hubert Védrine, après bien d'autres dirigeants, pouvait aussi déclarer que : 'Les Israéliens trouveront toujours des raisons pour justifier une attitude dilatoire', comment ne pas voir que seules les sanctions diplomatiques, économiques, voire militaires, émanant de l'ONU sont susceptibles de faire céder Israël et le ramener dans le droit international ? Car si l'ONU avait quelques circonstances atténuantes dans sa funeste erreur de 1947 (son défaut de jugement quant à la malignité potentielle de l'idéologie sioniste), cette excuse n'existe plus depuis longtemps, et devant l'état de guerre permanent qui en est résulté dans cette région, et devant le mépris affiché d'Israël pour la communauté internationale. Errare humanum est, perseverare diabolicum ! Même le fameux mur de la honte, l'ONU l'a dénoncé et rien ne bouge, sinon son continuel avancement en territoire palestinien.

Israël et ses dirigeants ont toujours ridiculisé l'ONU. Le 08 04 2005
[...]S'il y a un pays qui a fait fi des recommandations de l'ONU, c'est bien Israël. Depuis 1947, Israël qui fait partie des Nations Unies, a toujours pris l'ONU pour un pantin. Israël en guerre depuis 1948, est un pays où les Casques Bleus n'ont jamais débarqué. Pourquoi ? L'histoire répondra à cette question, comme à bien d'autres d'ailleurs. Sautons donc à pieds joints dans l'espace-temps, en arrière de 57 ans, dans l'histoire d'Israël face à l'ONU. Nombre de résolutions ont été prises par l'ONU depuis la création de l'état Hébreux en 1947, résolutions comme je le disais plus haut qu'elle a été incapable de faire respecter. Est-ce l'effet d'une mauvaise foi de la part d'Israël ? Ou est-ce l'Onu, c'est à dire l'ensemble des nations qui ne marche pas au pas ? Je suis persuadé que les sionistes me diront que c'est Israël qui a raison. Nous verrons si l'histoire est d'accord avec les politiques prises par les gouvernements d'Israël. [...][...]C'est dire qu'Israël et ses dirigeants ont toujours, avec un constant cynisme, ridiculisé l'ONU en se moquant de ses résolutions et de ses voeux. Suivant la phrase célèbre de Ben Gourion : 'peut importe ce que disent les Gentils, l'important c'est ce que font les Juifs'. À propos de cette phrase, Ammon Kapeliouk fait remarquer qu'elle est connue de tous les enfants juifs d'Israël et d'ailleurs. Ainsi l'ONU par sa faiblesse, a accepté d'Israël, un de ses membres à part entière depuis 1949 : La violation permanente des frontières - l'application d'annexion, d'expansion et de colonisation, alors que le Tribunal international assimile la colonisation à un 'crime de guerre', La prétention d'Israël à résoudre seul hors de toute intervention de l'ONU - les conflits qu'il a lui-même provoqués : La violation permanente des droits de la personne tels qu'ils sont définis par la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, notamment la torture et la prise d'otages, Le non-respect des Conventions de Genève dans les territoires occupés, Le refus de tout contrôle de l'Agence Internationale de l'Energie atomique et la production des armes chimiques et biologiques. [...]

Aucune des deux Guerres Mondiales n'a été déclenchée par l'Islam Le 08 04 2005
Entretien avec Pascal Boniface - Livre -Vers la Quatrième guerre mondiale ? Dans votre livre, vous affirmez que certains responsables politiques voient dans le monde musulman, une menace stratégique qui aurait remplacé la menace soviétique. Selon eux, l’Islam est une religion pathologiquement belligène. J’essaye effectivement d’analyser les racines du discours sur la guerre contre la terreur. Il est faux de dire que la thématique de la menace venue de l’Islam serait postérieure au 11 septembre 2001, elle est bien plus ancienne et tout au long des années 90, nous avons de nombreuses déclarations de responsables occidentaux qui présentent d’une façon presque essentialiste, l’Islam comme étant la menace suprême. Tout ceci remonte en fait à la disparition de l’Union soviétique. Certains responsables occidentaux ont voulu trouver un substitut à cette menace défunte et ont très rapidement proposé de remplacer la menace Sud comme facteur fédérateur des Occidentaux évidemment sous la houlette américaine. Je fais dans le livre l’historique de ces analyses, des tentatives, de ne pas changer le cadre des schémas de pensées et de la réorienter simplement géographiquement en faisant pointer les chars non plus sur l’Est mais sur le Sud. Par la suite le discours sur le choc des civilisations est venu ce greffer sur cette thématique de la menace Sud. Elle avait pour avantage de donner une grille de lecture plus intellectuelle apparemment moins ouvertement raciste et plus sophistiquée. Huntington explique dans son livre sur le choc des civilisations que l’Islam a des frontières sanglantes qu’il a fait plus de guerres que les autres civilisations et que les guerres qu’il a mené ont été plus sanglantes. Il n’est pourtant pas besoin d’avoir des connaissances encyclopédiques pour souligner le fait qu’aucune des deux Guerres Mondiales n’a été déclenchée par l’Islam, pas plus que les goulags soviétiques ou chinois, le génocide au Rwanda, pour ne pas parler des méfaits de la colonisation.

La solidarité indéfectible des Américains à l'égard d'Israël Le 08 04 2005
Entretien avec Pascal Boniface - Livre - Vers la Quatrième guerre mondiale ? [...]La grande différence c’est que dans le cas du conflit israélo-palestinien, ce que l’on reproche au monde occidental en général et aux États-unis en particulier, ce n’est pas une indifférence mais une complicité active avec Israël. Sans la solidarité indéfectible des Américains à l’égard d’Israël, il ne serait pas possible pour ce pays de maintenir l’occupation militaire des territoires palestiniens malgré une quantité impressionnante de résolutions de l’ONU demandant son retrait. Cela est donc vu comme la preuve du double standard. L’éruption des chaînes satellitaires et la prise de conscience d’une opinion publique arabe et plus largement musulmane ont fait le reste. Ce conflit est devenu un symbole qui dépasse très largement son cadre géographique et l’attitude des protagonistes. [...]

Il faut que l'Europe affirme plus sa détermination [sur la scène proche orientale] Le 08 04 2005
Entretien avec Pascal Boniface - Livre - Vers la Quatrième guerre mondiale ? Pourquoi l’Union européenne n’ose pas encore vraiment s’affirmer comme un acteur majeur sur la scène proche orientale, alors qu’ elle dispose des moyens de pressions économiques et commerciaux sur Israël ? C’est un autre paradoxe de la situation. L’Union européenne est le premier fournisseur d’aide pour les Palestiniens et le premier partenaire commercial des Israéliens. Comment expliquer qu’elle n’ait pas transformé ce poids économique en influence politique dans la région et que finalement elle soit toujours -ou trop souvent- récusée par Israël ? La première explication réside dans la difficulté que l’Europe a eu de tenir une position commune sur le sujet. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, et les Britanniques et les Français s’ils ont été divisés sur l’Irak ne le sont plus pour mettre le règlement du conflit israélo-palestinien comme priorité stratégique. Les Allemands, pour des raisons historiques bien connues, s’interdisent d’être trop actifs dans la région. Il faut que l’Europe affirme plus sa détermination et sa politique, elle en a les moyens, c’est une question de volonté politique. [...]

L'actuelle politique américaine crée les conditions du choc des civilisations Le 08 04 2005
Entretien avec Pascal Boniface - Livre - Vers la Quatrième guerre mondiale ? Dans votre conclusion, vous évoquez plusieurs scénarios dont celui d’une Quatrième guerre mondiale. Comment pourrait-on aboutir à un scénario aussi catastrophique ? L’idée d’une Quatrième Guerre Mondiale est développée par les néo-conservateurs américains qui estiment que la Guerre froide a été la Troisième Guerre Mondiale et que la guerre soit contre l’Islam, soit contre le terrorisme, -ils emploient les deux mots souvent de façon indifférente -serait la Quatrième. On voit bien les effets de cette théorie, il faut comme au cours des trois Guerres Mondiales précédentes se coaliser derrière les États-unis et se préparer à une guerre de longue haleine. Le problème est que les néo-conservateurs fournissent non seulement la grille de lecture mais également la politique pour parvenir à ce qu’ils dénoncent eux-mêmes. Leur politique est basée sur la confrontation, ils croient que les problèmes politiques peuvent se résoudre grâce au seul usage de la force, que la force militaire constitue une réponse universelle, cela revient non pas à combattre le terrorisme mais à le renforcer. Le problème est que l’actuelle politique américaine tout en disant réfuter la thèse du choc des civilisations en crée tout simplement les conditions.

LE TERRAIN PALESTINIEN EST GRIGNOTE Le 08 04 2005
'Je cherchais une idée conceptuelle sur la séparation entre Israéliens et Palestiniens, sur la circulation, la façon dont le terrain de l'autre est grignoté.' 'Je suis tombée sur une carte des Nations unies de décembre 2003, qui répertorie plus de 700 'blockades' (obstacles) mis en place par les Israéliens en Cisjordanie depuis la seconde Intifada.' 'Le plus souvent, les photographes montrent uniquement les gens, alors que l'enjeu, c'est la terre.''Je voyais une terre meurtrie comme un corps''Ces interventions dans le paysage sont bien plus fortes et étouffantes que le mur de séparation.'

Les Américains à faire des économies d'énergie Le 07 04 2005
[...]Bush devrait écouter les Européens, ratifier le protocole de kyoto et encourager les Américains à faire des économies d'énergie. En plus de sauver la planète, il sauverait la vie de soldats américains.

La guerre en Irak était motivée par le pétrole Le 06 04 2005
STOCKHOLM (AP) -- Le pétrole était une des véritables motivations de la guerre en Irak conduite par les Etats-Unis, a déclaré mercredi l'ancien chef des inspecteurs en désarmement des Nations unies, Hans Blix, cité par l'agence suédoise TT. «Je ne le pensais pas au début. Mais les Etats-Unis sont de plus en plus dépendants du pétrole», a-t-il expliqué lors d'un séminaire sur la sécurité à Stockholm. «Ils voulaient prendre le contrôle du pétrole pour le cas où la concurrence sur le marché mondial deviendrait trop rude.» Hans Blix, qui a aidé à démanteler le programme d'armement de l'Irak avant la guerre, a précisé qu'un autre motif de l'invasion du pays était la nécessité de déplacer les troupes américaines basées en Arabie saoudite, rapporte l'agence TT. La concurrence pour l'approvisionnement en pétrole crée des tensions entre les Etats-Unis et la Chine, a également observé le diplomate suédois, déjà auteur de critiques contre le gouvernement américain depuis son départ de l'ONU l'an dernier. AP

RICHARD GERE A RAMALLAH Le 06 04 2005 à RAMALLAH
Mercredi 6 Avril 2005, le star américain Richard Gere s'est rendu à Ramallah pour la deuxième fois. La première fois était après la période des incursions israéliennes où il a rencontré des personnalités de l'autorité et de la société civile. Mercredi dernier, Richard Gere a partcipé en présence de Moustafa Barghouthi à l'inauguration d'une 'crèche de musique', une première en Palestine. Ce projet est le résultat d'une coopération entre 'Palestinian Medical Relief Commitee' et la fondation de Barenboim-Said (un orchestre rassemblant juifs et arabes initié par Daniel Barenboim et Edward Said). En hommage à l'écrivain palestinien Edward Said, la crèche porte son nom.

Poll: Most Jewish Israelis favor emigration of Israeli Arabs Le 04 04 2005
A majority of Jewish Israelis believe that the state should encourage Israeli Arabs to emigrate, according to a survey conducted by the Dahaf Institute on behalf of Madar, the Palestinian Center for Israel Studies. The survey, conducted in mid-March among a representative sample of 501 Jewish Israelis, found that 42 percent agreed that the state should encourage Israeli Arabs to emigrate, while another 17 percent said they tended to agree with this. This compares to 40 percent who disagreed or tended to disagree.[...]

Bolton Nominated to Destroy UN Le 04 04 2005
John Bolton as US ambassador to the United Nations reminds me of what a US commander in charge of the destruction of Ben Tre city said during the Vietnam War, 'We had to destroy the village to save it'. Sixty-two former American diplomats, most of whom served in Republican administrations, have signed a letter urging the Senate to reject Bolton's nomination. In their opinion, Bolton's 'past activities and statements indicate conclusively that he is the wrong man for this position at a time when the UN is entering a critically important phase of modernization, seeking to promote economic development and democratic reforms and searching for ways to cope better with proliferation crises and a spurt of natural disasters and internal conflicts.' They claim Bolton has an 'exceptional record' of opposing US efforts to improve national security through arms control, and charged he has made 'unsubstantiated claims' that Cuba and Syria were working on biological weapons. In 1994, Bolton declared, 'There is no such thing as the United Nations.' He has also said, contemptuously, 'The Secretariat building in New York has 38 stories. If it lost ten stories, it wouldn't make a bit of difference.' [...]

Le retrait d'israël est essentiel pour la sécurité Le 03 04 2005
RAMALLAH, 2 avril (XINHUANET) -- Le négociateur en chef palestinien Saeb Erekat a déclaré samedi qu'un retrait israélien des villes palestiniennes était essentiel pour la sécurité et une solution à l'affaire des colonies de peuplement et du mur de séparation. M. Erekat a déclaré à la Voix de la Palestine que le quartette du Moyen-Orient, qui regroupe les Nations unies, l'Union européenne, les Etats-Unis et la Russie, avait réalisé que les négociations sur les colonies de peuplement et le mur de séparation dépendait du retrait israélien des villes palestiniennes. Israël a promis de remettre cinq villes cisjordaniennes au contrôle palestinien lors du sommet de Charm el-Cheikh du 8 février. La sécurité de Bethléem et Ramallah a été remise aux Palestiniens. Fin

Israël, la guerre et le pétrole Le 02 04 2005
Un contrat très lucratif d'approvisionnement de l'armée US en Irak a été attribué par une filiale d'Halliburton à une compagnie pétrolière israélienne, Sonol, rapporte la IsraelNationalNews.com. Pour ce marché d'un montant de 70 à 80 millions de dollars pour la fourniture de 25 millions de litres de pétrole par mois aux forces US, Sonol travaille en conjonction avec une compagnie internationale, Morgantown International. Sonol est l'une trois grandes sociétés israéliennes de distribution du pétrole avec un réseau de 205 stations. Le pétrole qu'Israël importe passera par le terminal opéré par SASHAN (Compagnie d'infrastructure pour le pétrole et l'énergie) et sera transporté par train à travers Israël et la Jordanie vers l'Irak. Les experts industriels sont plus que surpris du choix d'Israël alors que la Turquie a approvisionné le nord de l'Irak pendant les six derniers mois l'an dernier pour une valeur égale. Les analystes arabes constataient dans le Daily Star de Beyrouth qu'il est économiquement insensé d'attribuer un tel contrat à un pays qui n'exporte pas de pétrole, mais au contraire importe la totalité de ses besoins de la Russie, de la Caspienne et plus récemment encore des anciennes républiques soviétiques. En réalité, disent-ils, Israël ne servira que d'intermédiaire dégageant, dans ce transfert, des profits qui augmenteront la valeur du contrat pour Halliburton. Il aurait été plus judicieux financièrement de confier l'opération à des pays voisins de l'Irak, tels que la Syrie, la Turquie ou l'Iran mais des considérations politiques ont joué car l'administration Bush ne veut aider ni la Syrie, ni l'Iran. De plus, des plans sont à l'étude entre Washington, Israël et le futur gouvernement irakien pour construire un pipeline qui irait de Kirkouk en Israël.

LE SCANDALEUX PROJET DE JUMELAGE AVEC JERUSALEM MIS EN ECHEC Le 01 04 2005
Chères amies, chers amis, la vigilance a été payante : le groupe UMP au Conseil régional Ile-de-France a fini, vendredi après-midi, par retirer son scandaleux projet de jumelage avec ' Jérusalem et sa région ', dont il se faisait fort, quelques heures plus tôt, d'obtenir l'adoption. Suite à l'action de dénonciation de ce projet illégal, conduite depuis 24 heures par CAPJPO - Europalestine, et qui s'est notamment traduite par la distribution d'une lettre ouverte aux 209 élus du Conseil, les représentants de l'UMP ont commencé par présenter, en séance, une version édulcorée, mais cousue de fil blanc, de leur texte, dont la finalité politique restait cependant la même : faire avaliser l'annexion, par Israël, de la partie palestinienne de Jérusalem (Jérusalem-Est), et des milliers d'hectares de colonies établies par Israël dans la région de Jérusalem, en Cisjordanie occupée. Ainsi, le ' jumelage ' est-il subitement devenu, dans le vœu présenté, un ' partenariat ', et la ' région ' de Jérusalem est-elle devenue ' sa banlieue '. Au cours du débat, le représentant de l'UDF a apporté son appui au projet de l'UMP, tandis que le Front National a également fait savoir qu'il n'y voyait pas d'objection. Mais successivement, les représentants des Verts, du Mouvement Républicain et Citoyen, du Parti Radical de Gauche et de la liste Communiste et Citoyenne ont déclaré qu'ils y étaient opposés. Ils l'ont fait en termes des plus modérés, mais ils l'ont fait quand même. Le groupe d'élus socialistes, plus retors, a dit qu'il ne prendrait pas part au vote, tandis que pour l'exécutif régional, la socialiste Janine Haddad condamnait le voeu, déclarant lui préférer des ' actions concrètes en faveur de la paix ', comme une initiative récemment soutenue par le Conseil régional, et consistant à réunir des lycées franciliens, palestiniens et israéliens. Faisant alors ses comptes, et leur trouvant mauvaise mine, le conseiller UMP Roger Karoutchi n'a pas eu le courage de poursuivre plus avant sa sale besogne, et a dit qu'il mettait les pouces : il retirait le projet. Non sans avoir proféré des menaces, sur un ton haineux, contre les militants de CAPJPO - Europalestine. Nous ne pouvons que nous féliciter d'avoir contribué à empêcher cette tentative, qui prouve que la mobilisation citoyenne pour le droit peut parfois être payante. Amicalement, CAPJPO-EuroPalestine

HALTE AU SOUTIEN A L'ARMEE ISRAELIENNE ! Le 01 04 2005
Un gala de soutien aux volontaires civils qui épaulent l’armée israélienne est prévu le 12 avril à la salle Gaveau de Paris, sur l’initiative du groupe israélien « Sar El », avec le soutien de l’association française UPI (« Union du Peuple d’Israël »). Depuis plusieurs années, le gouvernement israélien, relié par certaines associations et personnalités juives en France, orchestrent le soutien à la politique de Sharon par de multiples manifestations de ce genre (KKL, Police des Frontières, aires de repos pour soldats, volontariat civil sur les bases militaires, etc.). Pour nous, ces manifestations sont intolérables. Tout d’abord parce qu’elles affirment le soutien à une armée d’occupation, fer de lance de l’oppression du peuple palestinien. Ensuite, parce qu’elles visent à transformer les Juifs de France en complices actifs de l’occupation, de la colonisation et de la destruction de la société palestinienne, favorisant de fait le développement de la judéophobie en France. Au contraire, à notre sens, l’avenir et la sécurité du peuple israélien passent par un soutien actif à des conditions équitables de négociations, par une paix fondée sur l’égalité et la justice entre les deux peuples et par la condamnation catégorique de la politique du gouvernement Sharon-Pérès.

Contre le projet de jumelage; respect du droit international Le 31 03 2005
Les organisations soussignées s'indignent du projet de jumelage entre la région Ile de France et Jérusalem et sa région déposé par le groupe UMP et qui doit être soumis au vote au Conseil régional ce vendredi 1er avril. Ce projet qui ne tient aucun compte de la situation juridique de Jérusalem, valide de fait l'annexion de Jérusalem Est et l'occupation par Israël des territoires palestiniens qui l'entourent. Il est en opposition totale avec l'ensemble des résolutions de l'ONU et la position du gouvernement français qui reconnaissent Jérusalem Est comme une ville occupée. Il s'oppose à la reconnaissance d'un Etat palestinien avec comme capitale Jérusalem Est au coté de l'Etat israélien, seule condition à une paix juste et durable entre les deux peuples. Les organisations soussignées demandent à tous les élus du Conseil régional Ile de France de repousser ce projet qui viole le droit international et de prendre clairement position contre le mur illégal d'annexion qui traverse Jérusalem. AFPS (Association France-Palestine Solidarité); CCIPPP (Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien); Coordination des Comités Palestine; GUPS (Union Générale des Etudiants Palestiniens) MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples); UJFP (Union Juive Française pour la Paix)

Un projet de jumelage scandaleux, et illégal Le 31 03 2005
L'association CAPJPO - EuroPalestine dénonce le projet scandaleux et illégal de jumelage de la région Ile-de-France avec « Jérusalem et sa région », déposé par le groupe UMP, et qui doit être discuté vendredi au Conseil régional. Ce projet, sous couvert de « concrétiser l'amitié franco-israélienne », vise en réalité à faire entériner par une institution publique française l'annexion, illégale, de la partie palestinienne de Jérusalem (Jérusalem-Est), condamnée par le droit international, et les résolutions des Nations-Unies. La référence, par les auteurs du voeu, à « la région » de Jérusalem, constitue une provocation encore plus outrancière, à l'heure où le gouvernement d'Ariel Sharon s'attire la réprobation internationale, dont celle des autorités françaises, pour son plan de création d'un « grand Jérusalem » englobant des milliers d'hectares supplémentaires de la Cisjordanie occupée. Le nouveau plan E1 du gouvernement israélien, appelé également plan d'intégration de la colonie de Maale Adounim, vise ainsi à créer une colonisation israélienne permanente au cour de la Cisjordanie -un territoire de taille déjà bien modeste-, rendant impossible la création d'un Etat palestinien viable et souverain. CAPJPO - EuroPalestine espère que les élus du Conseil régional, à commencer par ceux d'entre eux qui se déclarent en faveur de la reconnaissance des droits nationaux du peuple palestinien, auront à la fois la décence et l'intelligence de rejeter une telle entreprise. L'association invite tous les franciliens qui le peuvent à se retrouver au siège du Conseil régional Ile-de-France, lors de la discussion de ce projet, vendredi 1er avril, à partir de 9h30, 57 rue de Babylone, 75007 Paris (M° Saint-François Xavier).

Le groupe UMP du Conseil régional d'Ile-de-France souhaite jumeler la région avec Jérusalem Le 31 03 2005
AFP 31 mars 2005 / 16 h 54 Le groupe UMP du Conseil régional d'Ile-de-France souhaite jumeler la région avec Jérusalem AFP - Paris. L'UMP a déposé un voeu au Conseil régional, qui devrait être discuté vendredi, pour que soit engagé en 2005 un jumelage entre la Région Ile-de-France et Jérusalem. Le 4 février, l'UMP avait fait un voeu semblable au Conseil de Paris, proposant de jumeler Paris et sa région avec Jérusalem et sa région, sous la forme 'd'un pacte d'amitié et de coopération qui concrétiserait l'amitié franco-israélienne'. 'A un moment où le processus de paix connaît une phase décisive, ce jumelage serait un geste fort d'amitié franco-israélienne et un symbole important de coopération pour la paix', a déclaré jeudi Roger Karoutchi, président du groupe UMP. Fin 2004, le Conseil régional avait alloué 125.000 euros au musée Yad Vachem de Jérusalem et la Région IDF a été la seule institution française donatrice du musée, inauguré à la mi-mars. Cette somme a notamment permis de financer le catalogue en français, a indiqué Janine Haddad (PS), vice-présidente chargée des Affaires internationales. Elle a fait état également d'un partenariat pour aider le lycée français de Jérusalem.

L'ONU dénonce la catastrophe humanitaire causée par les États-Unis en Irak Le 30 03 2005 à GENÈVE
Le taux de malnutrition parmi les enfants irakiens a doublé, et plus d'un tiers d'entre eux a souffert de la faim depuis l'invasion états-unienne de ce pays qui possède théoriquement les deuxièmes réserves mondiales de pétrole, a révélé un récent rapport de l'ONU. En effet Jean Ziegler (en photo), spécialiste des questions de droit à l'alimentation auprès de la Commission des droits de l'homme de l'ONU, a rendu selon USA Today un rapport qui confirme une fois de plus l'ampleur du désastre humanitaire causé par cette agression. 4 % des Irakiens de moins de cinq ans ont souffert de la faim suite à l'occupation d'avril 2003, chiffre qui a doublé en 2004 pour atteindre les 8 %. Cette situation est « Le résultat de la guerre menée par les forces de la Coalition. (...) Ce massacre quotidien et silencieux est une forme de crime, (...) il doit être combattu et éliminé. », a déclaré Jean Ziegler devant la Commission des Droits de l'homme, avant d'ajouter que dorénavant plus d'un quart des enfants irakiens souffre de la faim, et que les États-unis avaient utilisé, notamment à Falloudja, la privation de denrées vitales comme moyen de pression sur la population.

La Tunisie et la Syrie demande l'establishment d'un état palestinien indépendant Le 28 03 2005
DAMASCUS. 28 Mars 2005. La Tunisie et la Syrie ont affirmé que la nécessité du retour des réfugiés palestiniens à leurs maisons et l'establishment d'un état palestinien viable, avec Jérusalem comme capitale. Dans un communiqué de presse commune, publié dimanche les deux pays ont confirmé leur plus grand engagement à l'initiative de paix lancée au sommet arabe à Bierut en 2002, comme une pierre de touche pour arriver à une paix juste et compréhensive dans la région. Les deux pays ont affirmé leur soutien total pour la fermeté du peuple palestinien et se sont réjouis des efforts fournis par la direction palestinienne afin de consolider l'unité nationale et reprendre le processus de paix. Ils ont insisté sur l'accomplissement de la paix qui pourrait garantir les droits aux arabes, le droit au retour, l'establishment d'un état palestinien, avec Jérusalem comme capitale et le retrait israélien complet aux frontières de 1967.

l'appui de Washington aux colonies renforce Sharon Le 26 03 2005
Washington réitére qu'Israël pourra maintenir des colonies dans le cadre d'un règlement avec les Palestiniens. 'Israël peut espérer conserver certaines colonies dans le cadre d'un règlement final de paix' avec les Palestiniens, a affirmé la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, dans une interview au quotidien américain Washington Post Elle a confirmé des propos de l'ambassadeur des Etats-Unis à Tel-Aviv, Dan Kurtzer, selon lesquels 'le président (américain) a donné son soutien au maintien de grands centres de population israélienne à l'issue d'une négociation' en Cisjordanie. [...]Les Palestiniens ont reproché aux Etats-Unis d'intervenir dans leurs futures négociations avec Israël sur un règlement permanent.

BAGHDAD COUP D'ETAT FOR BIG OIL Le 25 03 2005
Harper's Magazine investigation reveals how Big Oil vanquished the neo-cons - and OPEC is the winner. 'For months, the State Department officially denied the existence of this 323-page plan for Iraq's oil .' Some conspiracy nuts believe the Bush Administration had a secret plan to control Iraq's oil. In fact, there were TWO plans. In a joint investigation with BBC Television Newsnight, Harper's Magazine has uncovered a hidden battle over Iraq's oil. It began right after Mr. Bush took office - with a previously unreported plot to invade Iraq. From the exclusive Harper's report by Greg Palast: Within weeks of the first inaugural, prominent Iraqi expatriates -- many with ties to U.S. industry -- were invited to secret discussions directed by Pamela Quanrud, National Security Council, now at the State Department. 'It quickly became an oil group,' one participant, Falah Aljibury. Aljibury is an advisor to Amerada Hess' oil trading arm and Goldman Sachs. 'The petroleum industry, the chemical industry, the banking industry -- they'd hoped that Iraq would go for a revolution like in the past and government was shut down for two or three days,' Aljibury told me. On this plan, Hussein would simply have been replaced by some former Baathist general. However, by February 2003, a hundred-page blue-print for the occupied nation, favored by neo-cons, had been enshrined as official policy. 'Moving the Iraqi Economy from Recovery to Sustainable Growth' generally embodied the principles for postwar Iraq favored by Deputy Defense Secretary Paul Wolfowitz and the Iran-Contra figure, now Deputy National Security Advisor, Elliott Abrams. The blue-print mapped out a radical makeover of Iraq as a free-market Xanadu including, on page 73, the sell-off of the nation's crown jewels: 'privatization [of] the oil and supporting industries.' It was reasoned that if Iraq's fields were broken up and sold off, competing operators would crank up production. This extra crude would flood world petroleum markets, OPEC would devolve into mass cheating and overproduction, oil prices would fall over a cliff, and Saudi Arabia, both economically and politically, would fall to its knees. However, in plotting the destruction of OPEC, the neocons failed to predict the virulent resistance of insurgent forces: the U.S. oil industry itself. Rob McKee, a former executive vice-president of ConocoPhillips, designated by the Bush Administration to advise the Iraqi oil ministry, had little tolerance for the neocons' threat to privatize the oil fields nor their obsession on ways to undermine OPEC. (In 2004, with oil approaching the $50 a barrel mark all year, the major U.S. oil companies posted record or near-record profits. ConocoPhillips this February reported a doubling of its quarterly profits.) In November 2003, McKee quietly ordered up a new plan for Iraq's oil. For months, the State Department officially denied the existence of this 323-page plan, but when I threatened legal action, I was able to obtain the multi-volume document describing seven possible models of oil production for Iraq, each one merely a different flavor of a single option: a state-owned oil company under which the state maintains official title to the reserves but operation and control are given to foreign oil companies. According to Ed Morse, another Hess Oil advisor, the switch to an OPEC-friendly policy for Iraq was driven by Dick Cheney. 'The VP's office [has] not pursued a policy in Iraq that would lead to a rapid opening of the Iraqi energy sector that would put us on a track to say, 'We're going to put a squeeze on OPEC.' Cheney, far from 'putting the squeeze on OPEC,' has taken a defacto seat there, allowing the cartel to maintain its suffocating grip on the U.S. economy.

La Déclaration d'Alger Le 23 03 2005 à ALGER
Nous, dirigeants des Etats arabes, réunis dans le cadre de la 17e session ordinaire du conseil de la Ligue des Etats arabes, au niveau du sommet à Alger, capitale de la République Algérienne Démocratique et Populaire, les 12 et 13 Safar de l’an 1426 de l’Hégire, correspondant aux 22 et 23 mars 2005, - Dans le cadre de la commémoration du 60e anniversaire de la création de la Ligue des Etats arabes, la valorisation de ses réalisations, l’attachement aux principes et dispositions de sa Charte et la poursuite de l’action pour réaliser ses objectifs, élargir ses missions et consolider son rôle, - Partant de notre engagement au respect des valeurs humaines nobles, consacrées par la Charte des Nations Unies et les dispositions de la légalité internationale, - Oeuvrant à la consolidation de la solidarité arabe et à l’attachement aux liens du nationalisme et aux relations de fraternité qui unissent les enfants de la nation arabe et la communauté de l’objectif entre ses peuples, [...] - La réaffirmation de l’attachement à une paix juste et globale dans la région du Moyen-Orient en tant que choix stratégique pour le règlement du conflit israélo-arabe, soulignant dans ce contexte, l’initiative arabe de paix adoptée par le sommet arabe de Beyrouth en 2002, l’attachement aux décisions de la légalité internationale, à la référence de Madrid qui repose sur le principe de 'la terre contre la paix' et à la 'feuille de route', l’exploitation du nouveau climat qui a fait renaître l’espoir quant à la relance et à l’impulsion du processus de paix en vue d’aboutir à une paix juste et globale, qui ne peut se réaliser sans un retrait total d’Israël des territoires arabes occupés en Palestine, du Golan syrien et des fermes de Chebaa, à la frontière du 4 juin 1967, l’instauration d’un Etat palestinien indépendant avec El-Qods pour capitale, la recherche d’une solution juste et consensuelle au problème des réfugiés palestiniens, conformément à la résolution 194 de 1948 de l’assemblée générale de l’ONU, le rejet de toute forme de naturalisation des palestiniens, qui est contraire aux principes du droit international et aux statuts des pays arabes d’accueil. La consécration du principe affirmant que le processus de paix est un tout indivisible et que la paix juste et globale à laquelle aspirent les peuples de la région ne saurait se réaliser sans le recouvrement de tous les droits arabes, sans exception aucune. - la proclamation du plein soutien et appui au peuple palestinien pour le renforcement de son unité nationale et la solidité de son front interne, et le témoignage du soutien aux efforts du dialogue national palestinien et sa résistance face aux pratiques des autorités de l’occupation israélienne. - la valorisation du rôle des fonds d’El Aqsa et de l’intifadha d’El Aqsa dans le soutien de l’économie palestinienne et l’assistance des différentes catégories du peuple palestinien ainsi que l’appel à l’élargissement de leurs ressources et l’invitation-des membres de la banque islamique de développement, à adhérer aux deux fonds et l’ouverture du champs aux institutions volontaires pour le financement des programmes et projets répondant aux besoins prioritaires du peuple palestinien. [...]- réaffirmation de l’intégrité territoriale de l’Irak et du respect de sa souveraineté et de son indépendance et l’appel à l’application de la décision du conseil de sécurité n° 1546 (2004), permettant à l’Irak le recouvrement de toute sa souveraineté et la fin de la présence militaire étrangère sur ses terres. [...]

Des victimes trop 'selectionnées' Le 23 03 2005
Une conférence internationale sur le chaos à Bagdad qui n'évoquerait que les cauchemars des GI's sans s'attarder sur les morts civils irakiens, c'est un peu à quoi ressemble ce colloque sur la 'victimologie' organisé à Toulouse du 21 au 23 mars. Sous le parrainage de Douste-Blazy, du maire de Toulouse et du ministère israélien des Affaires étrangères, pédiatres et psychiatres venus de Jérusalem ou de Tel-Aviv se sont penchés avec quelques confrères français 'sur la place de l'enfant dans l'espace du conflit'. Au menu : 'Les enfats dans les attentats', le 'Suivi des traumatismes chez les enfants victimes d'attentats-suicides', une 'Enquête sur les attentats visant les civils israéliens', etc. Pour élargir le spectre, ont été aussi évoqués les conséquences sur les survivants du génocide des enfants arméniens, les problèmes des petits Ivoiriens, le drame des victimes du 11 mars en Espagne. En revanche, pas la moindre table ronde n'était prévue sur les 750 enfants palestiniens tués en quatre ans. Rien, non plus, sur les blessés qui se comptent par centaines, ni sur les 310 mineurs jetés en prison pour avoir lancé des pierres. Et pas un mot sur les effets de la malnutrition chez 60% des jeunes en Palestine. Cette approche médicale à deux vitesses a provoqué des réactions plus que vives à Toulouse et des protestations auprès de Douste. Lequel s'est fait porter pâle et remplacer par Nicole Guedj, la sous-ministre aux Droits des victimes. A la mairie, on s'est appliqué à éteindre l'incendie. En catastrophe, un médecin palestinien a été sollicité. Et les organisateurs ont dû retoucher légèrement le programme : l'une des tables rondes intitulée 'Les nouvelles victimes de l'antisémitisme' est devenue 'Les enfants, nouvelles victimes'. Quant aux gamins palestiniens, ils apparaissent finalement dans 2 des 29 communications du colloque ! Le rapport de forces entre les protagonistes est respecté.

Israël étend trois de ses colonies Le 22 03 2005 à JERUSALEM
Israël va agrandir ses trois principales colonies de Cisjordanie. Le gouvernement israélien a autorisé dimanche la construction de 3 500 logements qui relieront la cité-dortoir de Maalé Adoumim aux quartiers israéliens de Jérusalem-Est. Des constructions « légales et non sauvages » selon Israël. Le négociateur en chef palestinien, Saëb Erakat, a accusé hier l’Etat hébreu de torpiller les efforts de relance du processus de paix.

Un sommet arabe pour la paix Le 22 03 2005
Le sommet de la Ligue arabe s’ouvre aujourd’hui à Alger. Il réunit une douzaine de chefs d’Etat et souverains arabes, dont le roi du Maroc et le président égyptien. Au coeur des discussions, la relance d’une offre de paix à Israël. Un projet de résolution jordanien, adopté hier par les ministres des Affaires étrangères arabes, propose de soutenir le plan de paix adopté par le sommet de Beyrouth en 2002 : la reprise de relations normales avec Israël en échange d’un retrait total de tous les territoires arabes occupés, y compris ceux du Sud-Liban et le Golan syrien. En 2002, l’Etat hébreu avait rejeté cette offre.

TOUJOURS LA COLONISATION Le 21 03 2005 à JERUSALEM
Le minitre israelien de la Défense, Shaul Mofaz, a approuvé le construction de plus de 3 500 logements supplémentaires dans la colonie de Maalé Adoumin à proximité de Jérusalem-Est

Six mois de prison dont un ferme contre les agresseurs de Dieudonné Le 19 03 2005
FORT-DE-FRANCE (AFP) - Le tribunal correctionnel de Fort-de-France a condamné samedi matin à 6 mois de prison dont 1 mois ferme et à un euro symbolique de dommages et intérêts, les quatre agresseurs de l'humoriste Dieudonné, au terme de douze heures de débat. Les prévenus étaient poursuivis pour 'violences en réunion avec préméditation' après l'agression de l'humoriste, le 1er mars dernier, sur le parking d'Antilles Télévision (ATV) à Fort-de-France (Martinique)[...]

ONU EN DANGER Le 18 03 2005

Le tracé du mur n'est pas un tracé conforme Le 18 03 2005
'Je voudrais vous dire que l'accord inter-palestinien qui a été obtenu hier au Caire, avec le concours de l'Egypte, sur une accalmie est à nos yeux un élément très encourageant. Nous espérons que cet accord inter-palestinien sera respecté et constituera ainsi une étape vers un arrêt complet et définitif de toutes les violences. Nous nous réjouissons de voir que les engagements qui avaient été pris à Charm el Cheikh, le 8 février dernier, sur la trêve, sur le transfert du contrôle sécuritaire des villes palestiniennes, et là je vous renvoie à ce que nous avons dit hier sur le transfert du contrôle sécuritaire concernant Jéricho, tout cela est progressivement mis en oeuvre. Nous encourageons donc les Israéliens et les Palestiniens à aller de l'avant.' [...] [Question : ](Dans le contexte actuel, Jérusalem reste l'un des dossiers les plus épineux dans la paix qui sera faite heureusement entre Israël et la Palestine, Israël persiste et signe surtout dans la construction et le tracé de ce mur autour de Jérusalem à l'heure actuelle qui prive 49 000 paysans palestiniens d'accéder à leur terre dans 38 villages palestiniens. A un moment où les Palestiniens sont appeler à faire un effort énorme pour réconcilier les militants et pour faire une trêve, la France et l'Union européenne comptent-elles faire pression politiquement et diplomatiquement sur Israël, en dehors des déclarations, pour tenter de régler ce problème ?) [Réponse : ]'Il n'y a pas que des déclarations, il y a des instruments internationaux, il y a une résolution des Nations unies, une prise de position de la Cour Internationale de Justice à La Haye, tout cela fait partie de ce message très fort que nous avons constamment adressé à Israël : c'est le fait que le tracé du mur n'est pas un tracé conforme, cohérent avec ce qui devra être, le moment venu, l'un des objectifs de la négociation finale. Il y a effectivement toute une série de problèmes qui sont posés par le tracé de ce mur. Ce n'est pas le principe du mur qui est en cause, nous l'avons toujours dit, c'est son tracé qui n'est pas conforme, qui préjuge en réalité ce que devra être la négociation finale sur le tracé des frontières.'

John Bolton est là pour détruire l'organisation Le 18 03 2005
[...]Si l'on n'est pas d'accord avec les Américains sur tel ou tel sujet, ce n'est pas la fin du monde ! Ce serait mieux si les Américains étaient d'accord avec nous, mais je ne vois pas pourquoi j'irais me noyer au milieu de l'Atlantique pour faire plaisir à John Bolton, nouvel ambassadeur des Etats-Unis auprès de l'ONU, qui est là pour détruire l'organisation... On n'est plus dans le débat entre euro-atlantistes et euro-gaullistes, la question est : l'Union européenne peut-elle avoir sur certains points une politique étrangère différente de celle des Etats Unis ? [...]

La Solidarité avec Gaza refusée Le 17 03 2005 à GAZA
Depuis mai 2003, tous les touristes et les pacifistes internationaux ont été systématiquement refusés d'entrer dans la Bande de Gaza par les autorités israéliennes. L'aéroport de Gaza a été détruit depuis la première année de l'actuelle Intifada. La mer, l'air et les frontières sont tous sous contrôle israélien et les visiteurs ne sont pas autorisés à entrer. [...]

Défendre Israël quoi qu'il arrive Le 17 03 2005
Sur la petite annonce, parue dans les quotidiens nationaux et la presse juive, il était précisé : « Entrée libre et réservée aux femmes. » Le 13 mars, dans le cadre de la Journée de la femme, Nicole Guedj fait figure de guest star à la soirée de l'Agence juive pour Israël, qui promeut l'alya - la « montée » vers Israël. A la Maison France-Israël, à Paris, l'Agence juive tente de convaincre les 400 personnes de l'assistance de faire le grand saut du déménagement en Israël. L'animatrice invite Nicole Guedj à monter sur l'estrade : « Une femme courageuse qui n'oublie pas d'où elle vient. » Une question : « Etre une femme juive en politique et défendre Israël quoi qu'il arrive, ce n'est pas facile, Nicole ? » La représentante de la République acquiesce. L'avocate, promue au gouvernement de Jean-Pierre Raffarin en janvier 2004, explique pourquoi elle fonda, avec d'autres, l'Union des patrons juifs de France : « Après le voyage de Jacques Chirac en Israël, en 1996, qui fut catastrophique [...], on a fait entendre des revendications au nom des juifs de France et des juifs d'Israël. » [...] Enfin, Nicole Guedj, qui fut membre de la commission Stasi sur l'application du principe de laïcité dans la République, se targue de ses scrupules religieux dans sa vie quotidienne de secrétaire d'Etat : « Ce qui n'est pas facile, dans ma vie de ministre, ce sont les repas. Je mange kasher ; dans mon cabinet, tout le monde s'est mis au pas, un traiteur kasher nous livre tous les repas. » Elle conclut : « Prions pour qu'Israël trouve la paix cette année. » La salle répond « amen »

PLANS SECRETS AMERICAINS POUR LE PETROLE IRAKIEN Le 17 03 2005
C'est bien avant les attentats du 11 septembre que l'administration Bush avait monté des plans pour la guerre en Irak et son pétrole. Dès les premières semaines de son premier mandat, Bush se trouvait confronté à une guerre larvée entre les néo-conservateurs et les tenants des multinationales pétrolières et les ' pragmatistes ' du Département d'Etat. Les premiers avaient élaboré un plan secret, peu avant l'invasion de 2003, qui prévoyait la privatisation de tous les champs pétrolifères irakiens, leur but étant de détruire l'OPEP en poussant la production au-delà des quotas fixés par l'organisation. Ce plan, selon Robert Ebel, ancien analyste du pétrole et de l'énergie de la CIA et membre de Center for Stratégic and International Studies de Washington, reçut l'aval de l'administration Bush au cours d'une réunion secrète que présidait Ahmed Chalabi, peu après l'entrée des troupes américaines dans Bagdad. M. Aljibury Falah, consultant pétrolier d'origine irakienne, intermédiaire occulte de Reagan auprès de Saddam Hussein, confirme que la privatisation annoncée, que l'autorité provisoire irakienne mise en place par les américains voyait d'un bon œil, eut pour conséquence d'augmenter les attaques contre les installations pétrolières par la résistance. Mais cette privatisation connut un coup d'arrêt : Philip Carroll, ancien dirigeant de la Shell Oil USA qui prit le contrôle de l'industrie pétrolière en Irak, un mois après l'invasion, fit comprendre à Bremer, l'administrateur de l'occupation, : ' Qu'il n'y aurait aucune privatisation aussi longtemps que je serai en poste '. Ce qui a fait dire à Ariel Cohen, néo-conservateur de la Heritage Foundation, à Newsnight que l'occasion de privatiser les champs pétrolifères irakiens avait été manquée. Le nouveau plan prévoyait la création d'une société nationale qui fut créée en janvier 2004 sous la direction d'Amy Jaffe du James Baker Institute du Texas - James Baker, ancien secrétaire d'Etat est actuellement avocat représentant Exxon-Mobil et le gouvernement saoudien. Jaffe a déclaré que l'industrie pétrolière préférait un contrôle étatique sur le pétrole irakien à une vente de peur de ne voir se répéter le scénario de la privatisation du pétrole russe qui avait empêché les compagnies américains de se porter acquéreurs des réserves. Les compagnies pétrolières US, selon Jaffe, n'ont aucun intérêt à miner les bases de l'OPEC et le cours élevé du pétrole actuellement. Carroll est d'accord en cela car dit-il ' les néoconservateurs sont des gens qui ont des croyances idéologiques sur le marché, la démocratie, sur ceci, sur cela. Les compagnies pétrolières internationales sont, sans exception, des organisations commerciales très pragmatiques. Elles n'ont pas de théologie '. (Extraits, Traduction : Xavière Jardez Flash Amitiés franco- irakiennes)

WE APPEAL TO THE UN Le 14 03 2005 à RAMALLAH
Despite Occupation Checkpoints and Blocked Gates of the PNA Compound: Over 5000 Protestors Refuse to Accept the Apartheid Wall Making Their Voices Heard in Front of Kofi Annan Latest News, The Grassroots Palestinian Anti-Apartheid Wall Campaign, March 14th, 2005 RAMALLAH (WEST BANK), PALESTINE - While villagers were delayed, and in many instances barred entry at Occupation Checkpoints throughout the West Bank, a huge crowd of over 5000 thronged the streets of Ramallah to protest at the gates of the Muqata’, the compound of the Palestinian National Authority (PNA), where Secretary-General of the UN Kofi Annan was holding talks with Mahmoud Abbas. The crowd assembled at al-Manara Square in the morning, with numbers swelling as they marched through the city to the Muqata' to deliver a memorandum to Kofi Annan, issued by the National Committee To Resist The Apartheid Wall. In front of the barred main gates of the PNA Compound locking out the people and their demands, rallying speeches from the representatives of the local committees to resist the Apartheid Wall buoyed the crowd. Slogans and chanting condemned the Secretary-General for the UN policy that fails to apply pressure on Israel to abide by the International Court of Justice (ICJ) decision that the Apartheid Wall is illegal, and must be torn down. Anger was directed at the latest UN report on the Wall, published in February, which regards the Apartheid Wall as a matter of compensation, funding and humanitarian aid, and not as a political issue intrinsic to the whole colonial settler-based project which Israel is escalating in the West Bank. The UN report even goes so far as to adopt and give legitimacy to the Israeli position which calls the Apartheid Wall a 'security' measure. Deep hostility has been created by Annan’s refusal to visit any areas of the Apartheid Wall, or any of the refugee camps which had invited him. [...]

Communiqué de Presse de StoptheWall.org Le 14 03 2005
Le Comité National de Résistance au Mur de l´Apartheid Au Secrétaire Général des Nations Unies, Monsieur Kofi Annan c.c. UNSCO, OCHA, Cher Monsieur, Le mois dernier, les bureaux des Nations Unies en Palestine ont publié leur rapport concernant les effets du mur suite à la dernière publication par le gouvernement israélien d´Occupation de 'ses modifications'. Le dernier rapport des Nations Unies a révélé diverses positions qui compromettent, et même qui contredisent directement, le droit international et les principes d'autodétermination et les droits de l'homme tels que présentés dans sa Charte. 1 - Nous citons le paragraphe initial du rapport où l'ONU semble adopter la position officielle israélienne concernant ses motivations pour le Mur : 'En juin 2002, le gouvernement israélien a commencé la construction de la barrière suite à plusieurs attaques-suicides et à des attaques de militants Palestiniens contre des citoyens israéliens. Il maintient que la barrière est une structure provisoire pour séparer physiquement la Cisjordanie d´Israel afin d´empêcher de telles attaques contre les citoyens israéliens.' 2 - Le rapport fait référence au Mur en tant que 'Barrière' ce qui renforçe la perception que l'ONU approuve la terminologie israélienne, et de plus, qu´il achète le mythe que c'est un acte de séparation entre la Cisjordanie et Israel. Le plus alarmant est que cette position contredit les conclusions importantes faites par la Cour Internationale de Justice (CIJ) sur la nature du Mur. Leur insistance que c'était un Mur et non une barrière est issue de discussions et de recherches méticuleuses, et a été clarifiée dans ses résultats détaillés. 3 - Plus préoccupante est l'absence totale dans tout le rapport de l'illégalité du Mur comme déterminé dans la décision de la CIJ. L'ONU semble traiter le mur strictement en termes de question humanitaire. Il ne fait aucune mention à Israel en tant que Forces d´Occupation et néglige les questions politiques fondamentales concernant le Mur par rapport aux droits de l'homme, à la liberté, à l´autodétermination, à la résistance à l´occupation, ect... 4 - Le rapport ne mentionne pas la population qui sera isolée et affectée par le Mur à Jérusalem. Nous émettons de sérieuses réserves sur une telle initiative et la voyons en tant qu'élément d'un projet politique plus large pour ourvrir le débat sur le statut de Jérusalem en conformité avec les désirs israéliens d´avoir Jérusalem comme capitale. 5 - D'ailleurs, l'ONU a assimilé la situation des 'colons' avec celle des Palestiniens dans son évaluation des personnes qui seront affectées par le mur. Une telle comparaison entre les Palestiniens et les colons est un développement profondément troublant dans la façon de penser de l'ONU. Alors que le rapport devrait souligner l'existence illégale des colons en Cisjordanie, il a choisi d'être complice en acceptant leur existence De-facto en Cisjordanie par leur réflexion sur la façon dont ils 'seront affectés'. 6 - Le rapport ne mentionne en aucune façon, les projets israéliens d´isoler la vallée du Jourdain via le Mur Est. Alors que les modifications israéliennes n´abordent pas la vallée du Jourdain (pour des raisons évidentes), la signification du mur dans la stratégie israélienne pour cette région devrait mériter un grand intérêt de la part de l'ONU. 7 - Le rapport ne montre pas non plus de compréhension sur la façon dont l'expansion perpétuelle d'Israel en Cisjordanie est rendue possible par une impasse De-facto. Les signes considérables de l´occupation israélienne tels que les routes pour colons seulement, les zones industrielles et de sécurité, doivent être vu dans le contexte d'un système d´Apartheid imposé sur les Palestiniens. Le mur fait partie intrinsèque 'du projet colonial' israélien, élaboré dans le soi-disant 'Plan de Désengagement'. Que ces prétendues 'modifications' constituent le principal enthousiasme du rapport de l´ONU, il ignore les implications plus larges du mur et de ses ramifications fondamentales sur la vie et l'existence des Palestiniens Le refus du Sécrétaire Général des Nations-Unies de visiter le mur est une autre preuve que l'ONU ne soutient pas le droit légitime des Palestiniens à l'autodétermination. En transformant les décisions significatives prises par la CIJ en questions humanitaires, l'ONU évite ses responsabilités face à son mandat, aux Droits de l'Homme et à la liberté. Nous sommes profondément inquiets que la position de l'ONU paraisse être associée avec les intérêts des occupants et de leurs supporters aux Etats-Unis. Nous exigeons que les Nations Unies respectent le droit international et travaillent à la destruction du mur et à la fin de l´occupation illégale, pour lequel il est mandaté. C'est un moment crucial pour l'ONU de montrer s'il commencera à mettre en application les innombrables résolutions votées en soutien à la lutte palestinienne, ou s'il fera des gestes cléments et désespérés sous forme d'aide 'humanitaire'. Nous vous prions de croire à l'assurance de nos salutations distinguées. Le Comité National de Résistance au Mur d´Apartheid c.c. Bureau du President, Mahmoud Abbas c.c. Bureau du Premier Ministre, Ahmed Qurei c.c. Bureau du Ministre des Affaires Etrangères, Nasser Al-Qidwa Source : http://stopthewall.org/ Traduction : MG pour hwww.ism-france.org

Le mur de séparation entame 47% du territoire palestinien Le 11 03 2005
[...]Aux termes du projet de résolution sur la situation des Palestiniennes et l’aide à leur apporter (E/CN.6/2005/L.7), adoptée telle qu’amendée oralement par un vote de 38 voix pour, une contre (États-Unis) et deux abstentions (Islande et Canada), le Conseil économique et social demanderait aux parties en cause, ainsi qu’à la communauté internationale, de déployer tous les efforts voulus pour assurer la pleine reprise du processus de paix sur la base des éléments convenus et du terrain d’entente déjà trouvé, et préconiserait des mesures visant à améliorer de façon tangible la difficile situation sur le terrain et les conditions de vie des Palestiniennes et de leur famille. Le Conseil demanderait à Israël de prendre des mesures pour que les femmes et les enfants palestiniens réfugiés et déplacés puissent tous regagner leur foyer et recouvrer leurs biens, conformément aux résolutions de l’Organisation des Nations Unies sur la question. Il demanderait également à la communauté internationale de continuer à fournir d’urgence l’assistance et les services nécessaires pour soulager la crise humanitaire aiguë à laquelle sont confrontés les Palestiniennes et leur famille et contribuer à la réorganisation des institutions palestiniennes pertinentes. En outre, le Conseil prierait la Commission de la condition de la femme de continuer à suivre et à faciliter la mise en œuvre des Stratégies prospectives d’action de Nairobi pour la promotion de la femme, en particulier du paragraphe 260 concernant les femmes et enfants palestiniens, du Programme d’action de Beijing et des textes issus de la session extraordinaire de l’Assemblée générale intitulée « Les femmes en l’an 2000: égalité entre les sexes, développement et paix pour le XXIe siècle ». La représentante de l’Autorité palestinienne a attiré l’attention sur le fait que les engagements pris lors de négociations récentes doivent être traduits dans la réalité. Malheureusement, la construction du mur de séparation entame 47% du territoire palestinien et rend la vie des Palestiniens et Palestiniennes impossible. [...]

L'intervention de la communauté internationale s'impose Le 10 03 2005
[...]Les élus de la délégation se montraient souvent dubitatifs à l’égard des discours entendus, qui leur ont paru bien optimistes tant la réalité de terrain semble en contradiction avec la reprise du dialogue affiché. Certains, très choqués, se demandaient ouvertement « ce qu’il y a encore à négocier ». « Le mur accompagne parfaitement le plan de continuité territoriale des colonies », expliquait Michel Beaumale, le maire de Stains, ville jumelée avec le camp de réfugiés d’Al Amari près de Ramallah, ajoutant que « l’intervention de la communauté internationale s’impose » plus que jamais. [...]

Ce qui se joue en Palestine à des résonances en France Le 10 03 2005
[...]Quant à Mouloud Aounit, le secrétaire général du MRAP, il résume ce qui l’a frappé en trois mots : « humiliation » et « dignité » des Palestiniens et « mépris » des Israéliens vis-à-vis des Palestiniens mais aussi de la loi internationale : ' La sécurité que réclame Israël ne peut être portée que par la justice et le droit', souligne-t-il. 'Et ce qui se joue ici à des résonances, qu’on le veuille ou non, chez nous, en France. Car ces questions relèvent de l’universel et interpellent par conséquent chacun d’entre nous dans son humanité. '

L'importance des campagnes contre le mur d'annexion Le 10 03 2005 à PARIS
[Communiqué des Verts et de l'AFPS][...]Un débat à l’Assemblée nationale est plus que jamais nécessaire. L’AFPS et les Verts - qui agissent par ailleurs dans le même collectif national unitaire - sont convenus de coordonner leurs efforts avec leurs partenaires respectifs, chacun dans son domaine d’action, à tous les niveaux possibles - Parlements, régions, villes, quartiers...- afin de contribuer à l’élargissement le plus ample de la solidarité et de l’action en faveur d’un règlement politique négocié dans le respect du droit et de la sécurité pour tous. L’importance des campagnes contre le mur d’annexion, et contre tous les murs, a été particulièrement soulignée, ainsi que la nécessité d’un règlement équitable de la question de l’eau. [...]

IMPORTANCE DE L'AVIS RENDU PAR LA COUR INTERNATIONALE DE JUSTICE LE 9 JUILLET 2004 Le 09 03 2005 à GENÈVE
MME MONIQUE CHEMILLIER-GENDREAU, Professeur de droit public à l'Université de Paris VII, a souligné que, comme tous les spécialistes du droit international, elle est convaincue de l'importance de l'avis rendu par la Cour internationale de justice le 9 juillet 2004. Mme Chemillier-Gendreau a rappelé que la Cour a certes donné une «opinion» mais, en déclinant le détail des conséquences de cette opinion, elle a, comme jamais auparavant, ciselé dans sa réponse les droits et obligations de chacun relativement à la question examinée, de sorte que nul ne peut plus ignorer ce qu'il a à faire pour se conformer au droit international. À travers le texte de l'avis rendu, le droit a été dit par l'autorité judiciaire la plus haute ; il ne peut plus être contredit, a fait valoir Mme Chemillier-Gendreau. Elle a rappelé que la Cour fait porter les conséquences de ses conclusions très au-delà des deux protagonistes principaux du conflit. Certaines de ses constatations ont une portée erga omnes et la conclusion à laquelle parvient la Cour - l'illégalité du mur - induit des conséquences pour de très nombreux acteurs: Israël, mais aussi la Palestine, ainsi que tous les États et les organisations internationales. Tous sont interpellés clairement par la Cour relativement à leurs devoirs quant à la situation examinée, a souligné Mme Chemillier-Gendreau. Depuis la publication de l'avis du CIJ, l'édification du mur se poursuit dans la plus insolente ignorance des principes de droit affirmés et avec un sentiment d'impunité rarement égalé, a poursuivi Mme Chemillier-Gendreau. C'est pourquoi les obligations découlant pour les autres États des déclarations de la Cour revêtent une grande importance. L'avis étant dénué de force exécutoire, c'est par le truchement des autres États que les conclusions de la Cour peuvent donc trouver l'effectivité que la catégorie «avis» ne permet pas, a indiqué Mme Chemillier-Gendreau. De ce point de vue, tous les États sont amenés à mettre leurs comportements en conformité avec le droit international, a-t-elle précisé. Elle a rappelé que dans son avis, la Cour réaffirme que le droit à l'autodétermination des Palestiniens a une valeur erga omnes; mais surtout, elle fonde l'illégalité du mur sur l'entrave qu'il représente à l'exercice de ce droit. En outre, dans cet avis, la Cour ramène dans le champ du droit humanitaire en cas de conflit armé la situation existant dans les territoires occupés, a souligné Mme Chemillier-Gendreau. Elle a rappelé que les États se trouvent devant une obligation déclarée clairement par la Cour de ne pas prêter aide ou assistance au maintien de la situation créée par la construction du mur. En outre, la Cour mentionne le rôle de l'ONU pour mettre fin à cette situation illicite. Mme Chemillier-Gendreau a par ailleurs estimé que l'Union européenne, associée à Israël par un accord qui comporte divers aspects, notamment commerciaux, ne peut pas ignorer plus longtemps que l'article 2 de cet accord en conditionne l'exécution au respect des droits de l'homme et de la démocratie. L'accord d'association doit être dénoncé pour manquement par Israël au respect de l'article 2, a-t-elle insisté.

La pétition contre le mur d'annexion citée à l'ONU Le 09 03 2005 à GENÈVE
[...]Faisant observer qu'une pétition contre le mur a recueilli en France des centaines de milliers de signatures, le représentant de la Plate-forme française des ONG pour la Palestine a souligné que, sans pression politique, diplomatique ou économique contre Israël, il ne sera jamais possible de faire reculer le pouvoir en Israël. Il a indiqué que son organisation a commencé à intervenir auprès de la société Caterpillar afin qu'elle cesse ses livraisons à Israël de pelleteuses qui servent non seulement à construire le mur, mais aussi à détruire des maisons palestiniennes.[...]

Ce ne sont que des cow-boys Le 08 03 2005
«Ce ne sont que des cow-boys», s'insurge Abdallah Mohammed, dont le frère a été tué le mois dernier par une patrouille américaine. Souvent jeunes et inexpérimentés, les GI américains sont accusés tous les jours de tirer, sans raison apparente, sur des civils irakiens. Les incidents se produisent souvent aux barrages routiers. M. Mohammed souligne que son frère s'était simplement trop approché d'une patrouille américaine le 28 février à Ramadi. «Ils l'ont tué sans raison. Ils ont soudain tiré sur sa voiture», dit-il. [...] de nombreux civils innocents sont victimes de tirs américains. L'hôpital Yarmouk à Bagdad en reçoit plusieurs par jour, souligne le Dr. Mohamed Salaheddin. «Les forces américaines commettent un vrai crime quand elles ouvrent le feu sur des innocents», observe le médecin. «Elles laissent des familles dans un chagrin profond et sans défense.» [...]«Et les Américains sont parfois nerveux et ouvrent le feu sur des civils juste comme ça.» [...]En outre, certains GI peuvent être particulièrement nerveux ou angoissés car ils «se retrouvent dans des situations pour lesquelles ils n'ont pas été entraînés», souligne William Kincade, de l'American University.

Le Quartet doit s'occuper fermement de la colonisation israélienne Le 07 03 2005
Le secrétaire général de la Ligue Arabe, Amr Moussa, a poussé dimanche le comité du Quartet international de s'occuper fermement des activités de la colonisation israélienne et du Mur de séparation, qui représentaient un sérieux impact sur la population palestinienne en Cisjordanie. Moussa qui a tenu un meeting avec l'envoyé spécial de l'UE au Proche Orient, Marc Otte, a souligné le besoin de travailler résolument contre le mur de séparation et les activités de colonisation, avertissant sur une possible sape de la chance d'établir un état palestinien indépendant. Il a aussi affirmé que l'implication des Etats-Unis en quête du conflit israélo-arabe était signifiant, cependant sur la base de ' justice '. Pour sa part, l'envoyé de l'UE a confirmé que sa visite dans la région venait dans le cadre des efforts de l'UE de suivre les pas décidés pendant la conférence de Londres sur la Palestine, particulièrement l'assistance financière pour l'Autorité Nationale palestinienne.

Bush nomme à l'ONU un partisan de la dissolution de l'Organisation Le 07 03 2005
[source Réseau Voltaire :] La nouvelle a fait l'effet d'une bombe dans les chancelleries : le président George W. Bush a nommé John R. Bolton ambassadeur des États-Unis à l'ONU. Or, militant d'extrême droite ayant toujours vécu dans l'ombre de Dick Cheney, Bolton est un adversaire résolu de l'Organisation des Nations unies, dont il réclame la dissolution pure et simple. En outre, il ne cache pas publiquement, depuis ses déclarations fracassantes de Tel-Aviv, en février 2003, qu'après l'Irak, le Pentagone devra « traiter » la Syrie et l'Iran. Sa nomination ne se comprend donc que comme la confirmation de la volonté de Washington d'attaquer la Syrie et l'Iran, en passant outre l'ONU si le Conseil de sécurité venait à s'y opposer. [sources Le Nouvel Obs : ] John Kerry, a ainsi regretté que George W. Bush ait choisi quelqu'un «qui a fait preuve de dédain» envers les alliés des Etats-Unis [source Le Monde : ] Considéré comme un 'faucon', ....avant sa confirmation par le Congrès en 2001 à son dernier poste, il avait été soutenu par une des grandes figures de la droite isolationniste américaine, Jesse Helms. Ce sénateur avait déclaré à son sujet : 'John Bolton est le type d'hommes avec qui je voudrais me trouver le jour de l'Apocalypse [...] pour la bataille finale entre le bien et le mal.'[...]En septembre 2002, il avait défendu l'idée d'une attaque préventive contre l'Irak, en affirmant que 'le fait de savoir si le président [Bush] cherche à obtenir une nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l'ONU est une question de décision politique, certainement pas une nécessité légale'.[...] [source www.a7fr.com : ] La désignation de John Bolton, présenté comme un grand ami d’Israël, doit encore être confirmée par le Sénat américain [...] [sources Stop Bolton (voir lien ci-après pour une vidéo de ce va t'en guerre : ] Why America Must Stop John Bolton On March 7th, President Bush nominated John Bolton, who’s dedicated his life to undermining the United Nations, to be our UN Ambassador. In April, the Senate will decide to approve this nomination or not. We must not stand for this. John Bolton is a disastrous choice. Right now, the U.S. needs to work through the UN more than ever to make the world a safer place for Americans. Bolton, however, has made a career out of belittling and dismissing the UN, suggesting at one point that 'if the UN secretary building in New York lost 10 stories, it wouldn’t make a bit of difference.' He advocates a go-it-alone foreign policy that alienates our allies and strengthens our enemies. He has a history of rash behavior. And he has consistently put his own priorities over those of his country by refusing to obey orders. [Source Silvia Cattori : ] John Bolton fait partie de 'United Nations Watch' qui est une ONG dont la façade est à caractère universel, mais qui sert principalement ou même exclusivement les intérêts d'Israël. C'est une organisation créée et contrôlée par des personnalités d’origine Juive, dont l’activité principale est de protéger la politique d'Israël à l'ONU. Une lecture de leur site www.unwatch.org en dit assez sur la nature des gens qui composent son conseil d'administration. Tous ses membres sont connus pour leur engagement inconditionnel envers l'Etat d'Israël et le sionisme. La UNW n'est pas la seule association avec un statut d'ONG accréditée à l'ONU qui est soutenue par des organisations juives (déclarées ou cachées). Elles sont très actives dans les couloirs de l'ONU et ne sont que des relais de gouvernements ou d'intérêts commerciaux ou financiers. UNW n’est donc qu’une des multiples ONG créé par le gouvernement israélien avec l’aide du conseil juif mondial et des organisations juives américaines.

FIN OFFICIELLE DE LA MISSION DES PAYS BAS EN IRAK Le 05 03 2005
La mission des Pays-Bas a officiellement pris fin aujourd'hui en Irak, où les forces stationnées dans le sud du pays ont remis le commandement aux Britanniques. Les Pays-Bas ont envoyé 1400 hommes dans la province relativement calme de Mouthanna dans le cadre de l'intervention de la coalition internationale dirigée par les États-Unis. Deux soldats néerlandais ont été tués dans des embuscades pendant les 20 mois de mission, qui ont commencé en août 2003, après la proclamation par le président américain George W. Bush de la fin des combats majeurs. Le gouvernement néerlandais a décidé l'an dernier de mettre fin à la mission en mars 2005 en dépit des demandes de Washington et de Londres pour que ses soldats restent plus longtemps. [...] Compte tenu de la rotation des troupes, 7000 soldats néerlandais ont servi en Irak.

Je dénonce le nettoyage ethnique des Palestiniens Le 05 03 2005 à LONDRES
LE MAIRE DE LONDRES Ken Livingstone a qualifié le Premier ministre israélien de «criminel de guerre» dans une virulente critique de la politique israélienne publiée par «The Guardian». Ariel Sharon «est un criminel de guerre qui devrait être en prison, et pas en poste», écrit le maire de Londres. Il dénonce également le «nettoyage ethnique» des Palestiniens.

Mes rapports avec ce groupe prirent un tour dramatique lorsque je m' opposai à l'invasion illégale du Liban Le 04 03 2005 à LONDRES
[Extrait d'un article du Guardian traduit par ISM...] Les problèmes ont commencé lorsque, en tant que président du Conseil le la communauté urbaine de Londres, j'ai rejeté leur demande de ne financer que les initiatives approuvées par les organisations juives. Ils étaient mécontents que je finance des organisations juives qui font campagne pour les droits des gays et d'autres qui sont en désaccord avec la politique du gouvernement israélien. Mes rapports avec ce groupe prirent un tour dramatique lorsque je m' opposai à l'invasion illégale du Liban par Israël, qui a culminé avec les massacres des camps palestiniens de Sabra et Chatila. Ils n'ont pas apprécié non plus que je m'engage dans la campagne de 1982 pour convaincre le parti travailliste de reconnaître l'OLP comme la voix légitime du peuple palestinien. Le point fondamental de nos désaccords, comme le sait parfaitement Henry Grunwald, ce n'est pas l'antisémitisme -que mon administration combat bec et ongles- mais la politique des gouvernements israéliens successifs. [...]Ils attisent en outre la colère et la violence dans le monde entier. Pour le maire de Londres, ne pas s'exprimer à voix haute contre une semblable injustice serait non seulement une erreur, mais ce serait surtout ignorer la menace que cela fait peser sur la sécurité de tous les habitants de Londres.

Le gouvernement israélien continue à faire main-basse sur la terre palestinienne Le 04 03 2005
[Extrait d'un article du Guardian traduit par ISM...] L'expansion d'Israël comporte depuis le début le nettoyage ethnique. Les Palestiniens qui ont vécu sur cette terre pendant des siècles en ont été chassés par la violence systématique et la terreur programmées pour nettoyer ethniquement le territoire qui est devenu la plus grande partie de l'Etat israélien. Les méthodes de groupes tels que Irgoun et le gang Stern étaient les mêmes que celles du dirigeant serbeKaradzic en Bosnie : chasser les gens par la terreur. Aujourd'hui le gouvernement israélien continue à faire main-basse sur la terre palestinienne pour y implanter des colonies, les incursions militaires dans les pays voisins continuent, et le déni du droit au retour des Palestiniens chassés par la terreur continue. Ariel Sharon, premier ministre israélien est un criminel de guerre qui devrait être en prison, et non pas dans un bureau. La commission Kahane isrélienne elle-même a reconnu que Sharon avait une part de responsabilité dans les massacres de Sabra et Chatila. Sharon continue à organiser la terreur. Plus de trois fois plus de Palestiniens que d'Israéliens ont été tués dans le conflit actuel, et il y a plus de 7000 Palestiniens en prison. [...]

Gaza n'annonce pas la fin de la colonisation en Cisjordanie Le 03 03 2005
[...]M. Sharon a assuré le Likoud que le retrait de la bande de Gaza n'annonçait pas la fin de la colonisation en Cisjordanie et notamment dans la région de Jérusalem-est. 'Grâce à la colonisation, nous garderons pour l'éternité des positions importantes, essentielles à notre existence, à Jérusalem notre capitale unifiée pour toujours, dans les blocs d'implantations qui se trouvent dans les lieux les plus sacrés de notre histoire et dans les zones de sécurité capitales pour notre défense', a-t-il souligné.[...]

31 marines se sont suicidés en 2004 Le 03 03 2005
[Edition de jeudi 3 mars de il manifesto Traduit de l’italien par m-a patrizio] [...] Maintenant vous êtes membre du groupe 'Vétérans d’Irak contre la guerre'. Oui. Au début, je me suis rendu en Irak avec la conviction de devoir éliminer les armes de destruction de masse. Mon expérience de marine m’a rapidement fait comprendre que la réalité était toute autre. Nous étions des 'killer cow-boy'. On tuait des civils innocents. Vous admettez, vous, que vous avez tué des civils innocents? Oui. Et plusieurs. Comment est-ce arrivé? A côté de notre base, au sud de Bagdad, avec tout mon peloton, nous avons donné l’assaut à un groupe de gens qui était en train de manifester pacifiquement. Pourquoi? Parce que nous avions entendu des coups de feu. Ça a été un bain de sang. Il n’y avait même pas l’alibi que ces civils puissent être engagés dans des 'activités terroristes', comme notre intelligence voulait nous faire croire. Nous avons tué plus de trente personnes. Ça a été la première fois que j’ai dû affronter l’horreur d’avoir les mains couvertes de sang de civils. Ils étaient bombardés par les clusters bombs, les gens fuyaient et quand ils arrivaient aux check points où on se tenait avec les convois armés, les informations que nous donnaient les services étaient de toucher ceux qui pouvaient être présumés appartenir à des 'groupes terroristes'. Et vous que faisiez-vous? On finissait par massacrer des civils innocents, des hommes, des femmes et des enfants. Avec notre peloton, quand nous avons pris le contrôle d’une station radio, nous ne faisions qu’envoyer des messages de propagande destinés à la population, en l’invitant à continuer dans sa routine quotidienne, à garder les écoles ouvertes. Nous ne savions pas que les ordres à suivre étaient au contraire de search and destroy, des irruptions armées dans les écoles, dans les hôpitaux, où pouvaient se cacher les 'terroristes'. C’étaient en fait des pièges tendus par notre intelligence, mais nous nous ne devions pas tenir compte des vies des civils qu’on aurait tué pendant ces missions. Vous admettez que pendant votre mission vous avez accompli des exécutions de civils innocents? Oui. Mon peloton aussi a ouvert le feu contre des civils, moi aussi j’ai tué des innocents. Je suis un killer, moi aussi. Comment avez-vous réagi, après ces opérations, en pensant aux innocents que vous aviez tués? Pendant quelques temps au début, j’ai nié la réalité: que j’étais un killer et pas un soldat qui sait faire la différence entre le juste et le faux; et puis un jour, en me réveillant le matin, j’ai repensé à un jeune, qui avait miraculeusement échappé au massacre des passagers de sa voiture et qui me demandait en hurlant: 'Mais pourquoi tu as tué mon frère?'. Ça devint une obsession. Je perdis le contrôle de mon équilibre psychique. J’étais incapable de bouger et de parler, je restais atterré, le regard fixe sur le mur. Quelles mesures ont prises vos supérieurs? Pendant trois semaines, en Irak, on m’a bourré d’antidépresseurs, de psychotropes. C’est leur première réaction quand ils ont ces cas de 'stress traumatique', quand les soldats sont pris dans ce refus de tuer. Votre entraînement aux USA ne fait-il pas de vous l’unité la plus violente et agressive utilisée par le Pentagone? Oui. Dans le programme qu’ils appellent boot camp chacun de nous est soumis à des techniques de 'déshumanisation' et de 'sensibilisation à la violence'. Mais ils ne m’avaient pas dit, à moi, que ça, ça voulait dire tuer des civils innocents. Trois semaines immobilisé par des anti-dépresseurs en Irak. Et après? Comme ils ne savaient plus quoi faire, ils m’ont fait rentrer. Maintenant je suis inapte, congédié de l’armée avec honorable discharge. Y en a-t-il d’autres dans votre situation? Beaucoup. Et ils sont encore au front. Ils les bourrent d’anti-dépresseurs et ils les renvoient se battre. C’est un problème qui a atteint des dimensions préoccupantes, mais il ne faut pas en parler dans les milieux militaires. En 2004, 31 marines se sont suicidés, 85 ont fait des tentatives de suicide. La plus grande partie de ceux qui ont préféré se suicider plutôt que de continuer à tuer a moins de 25 ans, 16 pour cent n’a pas 20 ans.

l'image des Etats-Unis s'est détériorée depuis la guerre en Irak Le 02 03 2005
[...]Coca-Cola envisage de lancer des campagnes qui pourraient s’étendre à des continents entiers. Il s’agit de 'restaurer son statut d’icône mondiale', explique Kelly Brooks, porte-parole de la firme. S’il y a de vrais avantages, en matière de coûts, à diffuser une seule campagne dans le monde, certains analystes estiment également que les multinationales américaines optent pour cette stratégie afin de reléguer en arrière-plan leur origine, dans un monde où l’image des Etats-Unis s’est détériorée, notamment depuis la guerre en Irak.[Note LCBC : Le chiffre d'affaires a totalisé 5,18 milliards (2003) de dollars contre 4,8 milliards (2004). (Reuters)]

Dieudonné agressé à Fort-de-France Le 02 03 2005
Le maire demande 'aux autorités françaises de prendre toutes les mesures pour que l'humoriste exerce son métier en toute quiétude'. [...]Au cours d'un point de presse improvisé devant le commissariat de police de Fort-de-France, Bernard Cateau a indiqué mardi soir que l'humoriste allait subir une visite médicale après l'agression, selon la procédure normale, mais qu'il allait bien. Alors qu'il s'apprêtait à rejoindre les locaux d'ATV, la télévision locale, l'humoriste a été agressé par trois hommes sur le parking, indique-t-on de sources concordantes. Les agresseurs ont très rapidement été interpellés par la police. Ils étaient toujours gardés à vue en début de nuit dans les locaux de la police. Selon des sources proches de l'enquête, ils seraient arrivés en Martinique avec des passeports israéliens.[...]

Conférence de Londres : démantèlement significatif du système de blocus et de restriction Le 02 03 2005
[...]Les participants de la réunion de Londres « ont pressé et s’attendent » à ce qu’Israël « agisse dans le cadre de ses propres engagements concernant la Feuille de route », précise le texte. Le communiqué final de la réunion de Londres relève également que « le renouveau de l’économie palestinienne dépendra d’un démantèlement significatif du système de blocus et de restrictions imposées par Israël à la circulation des biens et des personnes » dans les territoires palestiniens. Mais ce n’est là qu’une déclaration à laquelle Israël, par son absence, refuse de souscrire. L’on s’interrogera aussi comme pour un temps d’arrêt, sur ce qui reste de ce plan qu’Israël a décidé tout simplement de réécrire après l’avoir vidé de sa substance. Comme le principe de l’échéance pour la création d’un Etat palestinien prévue en 2005, à laquelle le gouvernement israélien a substitué une vague opération de retrait de la bande de Ghaza, donc sans engagement envers les Palestiniens déterminés quant à eux à ne pas renoncer à leurs droits nationaux.[...]

L'Ukraine annonce le retrait de ses troupes Le 01 03 2005
L'Ukraine a annoncé aujourd'hui qu'elle entamerait à la mi-mars le retrait de son contingent de 1650 hommes en Irak, qui auront quitté le pays d'ici le 15 octobre. La décision du conseil national de sécurité et défense, présidée par le chef de l'État Viktor Iouchtchenko, était attendue. Le président ukrainien a précisé que le retrait commencerait le 15 mars avec le départ de 150 hommes. Un second groupe d'environ 590 soldats quittera ensuite l'Irak, puis le reste du contingent. Le retrait sera «terminé d'ici le 15 octobre», a-t-il ajouté. [...]

La légitimité d'un débat parlementaire sur ce problème (JL Debré) Le 00 03 2005
Le Collectif National pour une paix juste et durable entre palestiniens et israéliens, qui regroupe différentes associations (dont Droit Solidarité), s'est rendu en délégation à l'Assemblée Nationale en janvier pour présenter à son président une pétition de 200 000 signatures contre l'édification du 'mur'. M Debré a tout d'abord tenu à 'comdamner fermement' ce 'mur', avant de reconnaître la 'légitimité d'un débat parlementaire' sur ce problème, proposant même son aide dans les démarches procédurales à effectuer en vue de l'interpellation du gouvernement par les différents groupes de l'Assemblée et promettait de convaincre le Premier ministre de conclure ce débat ! Il reconnaissait également l'intérêt politique de l'envoi en Palestine d'une mission représentative de l'ensemble du Parlement. Mais c'était il y a 6 semaines, et rien depuis...

[Dieudonné] avait toute la doc pour faire une bonne copie Le 25 02 2005
[extrait de l'article 'Dieudonné, ça ne va pas'] De tout ce que j'ai pu lire cette semaine à propos de Dieudonné ­ passé de «Dieudo», comme dit encore parfois Elie Semoun, à «Dieudonné M'Bala M'Bala», comme disait Le Pen et comme se sent obligé de dire tout un chacun ­, c'est avec le Canard enchaîné que je me sens le plus en empathie. Et plus précisément lorsque le satirique écrit : «Il avait toute la doc pour faire une bonne copie et il pète les plombs.» Lui, ça ne va pas. Il faudrait qu'il dise moins de conneries et il faudrait vraiment qu'il bosse ; mais le traitement de son affaire non plus, ça ne va pas. Qu'est-ce que c'est que cette officine baptisée proche-orient.info, qui piste Dieudonné à Alger et allume l'affaire sur une citation mensongère ­ la confusion, délibérément entretenue, entre «Shoah» et «commémoration» (ou «mémoire») de la Shoah comme «pornographie mémorielle» ? Qu'est-ce que c'est que cette promotion de Dieudonné en porte-parole putatif de la négritude ? Qu'est-ce que c'est que ce président pyromane d'un Crif propagandiste du Likoud, et qui ne conçoit de citoyenneté qu'au spectre de son communautarisme ?[...]

L'EXTREME-DROITE SIONISTE EN PROCES Le 21 02 2005
Le 28 février, la Cour d'Appel de Paris jugera Anthony Attal, responsable de la ' Ligue de défense juive ' (LDJ), milice sioniste d'extrême-droite qui sévit depuis des années et a commis de nombreux actes de violence à son actif. Attal a été condamné en première instance à 10 mois de prison avec sursis pour l'agression de quatre représentants de l'AGEN (Association générale des étudiants de Nanterre), tabassés à coups de barres de fer. Les victimes de cette action commando, tout comme l'UJFP, réclament la dissolution des milices d'extrême-droite qui sont la LDJ et le Bétar-Tagar. Attal est défendu par M° William Goldnadel, président de l'association ' Amitiés France-Israël ' et d'' Avocats sans frontières ', dont la spécialité est de poursuivre en justice pour ' antisémitisme ' tous ceux qui s'opposent à la politique israélienne. Il a perdu tous ces procès. Goldnadel était également le défenseur de M. Gaydamak, trafiquant d'armes russe réfugié en Israël et d'Oriana Falacci, auteur italien d'un brûlot raciste qui explique que les musulmans sont des sous-hommes. L'audience aura lieu le lundi 28 février à 13h30 devant la 13ème chambre de la Cour d'Appel au Palais de Justice de Paris (M° Cité). Venez nombreux pour manifester votre indignation contre la LDJ, milice fascisante qui a pignon sur rue et qui ne devrait plus être tolérée en France. Pour un dossier riche en informations sur les forfaits de la LDJ (et de Goldnadel), contacter l'UJFP.

La présence des colons illégale à Gaza Le 21 02 2005
Le cabinet israélien a approuvé hier le retrait de la bande de Gaza et de quatre colonies de Cisjordanie. Ariel Sharon a signé le texte rendant illégale la présence des Israéliens sur ces territoires à compter du 20 juillet. L’évacuation d’environ 9 000 colons prendra huit semaines, a précisé le ministre de la Défense, Shaul Mofaz. Cinq ministres du Likoud d’Ariel Sharon ont voté contre le plan, avec en tête le ministre des Finances, Benyamin Nétanyahou, principal rival du Premier ministre. L’ancien chef du gouvernement avait réclamé en vain un référendum national. Le ministre des Affaires étrangères, Silvan Shalom, lui, a finalement soutenu le retrait. 'Je crois que nous devons donner une chance à la paix, même si c’est une petite chance. Nous le devons à nos enfants, à nos petits-enfants, pour un avenir meilleur', a-t-il dit.{...]

Anarchistes Contre le Mur Le 19 02 2005
[Extrait d'un article d'Aaron Lakoff ...] Aaron : Alors récemment, il s’est créé les Anarchistes Contre le Mur. Pouvez-vous me parler un peu de ce groupe et ce que vous faites ? Yossi : Quand l'Intifada est apparu, il y a eu deux processus qui se sont déroulé en même temps. La Gauche traditionnelle, que nous appelons en Israel la Gauche Sioniste, est devenue de plus en plus à Droite. Ils ont commencé à montrer de nouveau leur véritable visage raciste. En même temps, la Gauche radicale est devenue de plus en plus radicalisée. On peut dire que la Gauche traditionnelle et la Gauche radicale se sont polarisées. Ce processus a entrainé plus d'actions de la part de la Gauche radicale. Pendant l’ère Oslo, la Gauche radicale était devenue beaucoup plus silencieuse. Aujourd’hui, depuis le début du second Intifada, il y a une manifestation presque tous les jours. Beaucoup de nouveaux mouvements se sont créés et travaillent vraiment dur contre la situation. Toute cette énergie, et des gens qui vont voir ce qui se passe dans les Territoires Occupés, ont rendu davantage de gens hostiles à l'Etat. Les gens pouvaient voir que l'Etat était l'ennemi quand l'Etat vous tire dessus. Il cesse d'être théorique, et cela devient bien plus vivant de voir le véritable visage de l'Etat. Quand la construction du Mur de l’Apartheid a commencé en 2002 et 2003, beaucoup de gens – très jeunes, des punks, des gays, des lesbiennes, et des transexuels de Tél-Aviv - sont venus dans un village en Palestine. C'était un village très conservateur, mais ils ont été invités par le village à venir et à construire une tente de la Paix contre le mur. C'était à Mas'ha. Cela a dûré 5 mois, et les Israéliens et les Internationaux ont réalisé ce qui se passait avec la barrière, ce que c’était, où elle allait être construite, etc... Tout au long de ces 5 mois, une chose nouvelle est arrivée à la Gauche radicale. C’était la première fois que nous rencontrions quotidiennement des Palestiniens et que nous vivions avec eux. C'était aussi une chose nouvelle pour les Palestiniens. C'était vraiment un endroit de dialogue. De cela est ressorti un lien très étroit entre les Anarchistes Juifs et les Palestiniens. Naturellement les Anarchistes étaient toujours contre l’occupation et l'oppression de l'Etat Sioniste, mais je crois que ce camp a introduit ces questions dans nos vies quotidiennes. Je pense que c'était les premiers pas des Anarchistes Contre le Mur. Lors des derniers jours du camp, nous avons commencé à faire des actions. Nous avons effectué des actions directes contre le mur dans d'autres villages. Nous avons essayé d'arrêter la construction du mur à Mas'ha et le camp a été détruit par l'armée. Ils nous ont ordonnés ne jamais revenir là-bas. C'était le début d'un groupe d'actions directes qui était organisé anarchiquement, sans hiérarchie, et directement démocratique. Nous avons commencé à faire de plus en plus d'actions dans les villages partout en Palestine et tout le long du tracé du mur. Puis, il y a eu une nouvelle action à Mas'ha quand l’un des Anarchistes Contre le Mur a été reçu des balles dans les jambes. Il était sérieusement blessé et il a failli mourir lors de son transport à l'hôpital. C’était fin décembre 2003. Avant ce jour-là, le groupe changeait toujours de nom. Lors d’une action, nous étions les 'Juifs contre les Ghettos', un autre jour, c’était : 'le Goupe de Mas’ha', nous n’étions pas attachés à un nom. Mais ce jour-là, nous utilisions le nom des 'Anarchistes contre les Barrières'. Nous avons eu beaucoup de médias ce jour-là, bien plus que nous n’en avions eu auparavant. Les médias étaient vraiment intéressés par nous. Les gens ont commencé réellement à se demander ce qu'était l'Anarchisme. Ce n’était pas très connu en Israel - les gens connaissaient le mot, mais ils ne savaient pas ce qu'il signifiait. Après cette action, nous sommes devenus beaucoup plus actifs dans le combat contre le mur ou contre l’occupation parce que beaucoup de villages palestiniens commençaient à savoir qu'il y avait un groupe israélien qui venait et faisait des choses en Palestine. Les Palestiniens ont commencé à se rebeller contre le mur alors qu’il venait de plus en plus près de leurs maisons, et il y avait beaucoup de villages, en particulier Budrus - un des symboles de l'opposition non-violente au Mur – où nous sommes allés pendant près d’un an pour arrêter autant que possible la construction. Nous sommes réellement allés à Budrus presque chaque semaine pendant longtemps. Chaque jour, on se faisait tirer dessus. Parfois, des gens étaient tués. A ce jour, il y a 6 ou 7 Palestiniens qui ont été tués par l'armée israélienne dans des manifestations non-violentes contre la barrière. Ces Palestiniens ont été tués dans les manifestations à chaque fois que les Israéliens n'étaient pas là, parce que l'armée n'aime pas utiliser des balles réelles quand il y a des Israéliens dans le secteur. Aussi nous agissions un peu comme des boucliers humains. Ce n'est pas la raison pour laquelle nous étions là, mais le fait que nous y soyons rendait l'armée un peu moins violente. L'armée pense que notre sang est meilleur. Aaron : Quand un Palestinien est abattu dans une manifestation non-violente, il tombe sous le radar des médias. La chose intéressante était que quand l'anarchiste israélien a été touché à Mas'ha, cela a attiré les médias israéliens et internationaux parce que c'était un Israélien qui avait tiré sur un Israélien. Comment cette action ce jour-là a changé ce que vous faisiez en tant qu’Anarchistes et comment le reste d'Israel vous a vu? Yossi : Tout d'abord, nous avions toujours pensé : 'Nous sommes Juifs. L’armée ne peut pas nous tirer dessus. Cela n’arrivera pas'. C'est pour ça qu’il y a eu tant de publicité dans les médias - l'armée ne pouvait tout simplement pas tirer sur des Juifs. Les colons font toujours des choses bien pires que nous . Ils agissent très violemment envers les soldats, mais personne n’a jamais rêver de leur tirer dessus. C'est ce jour-là où j’ai réellement compris que l'état était mon ennemi. L'armée est mon ennemi. Je n'ai rien à voir avec l'armée. Je me suis déjà fait tirer dessus avec des balles en caoutchouc et du gaz lacrymogène, mais c'était la première fois que je voyais quelqu'un se faire tirer dessus avec des balles réelles. Beaucoup d’entre nous se sont rendus compte que cette armée et cet état n’étaient pas les nôtres. Le public israélien et les médias israéliens nous ont réellement soutenus chaleureusement pendant les deux premiers jours. Un Juif s’était fait tirer dessus, ce n’était pas gentil. Les gens pensaient que puisque nous avions détruit la barrière, nous devrions être punis pour cela, mais pas en nous tirant dessus. Comme il y avait de plus en plus de manifestations, de plus en plus de gens se faisaient tirer dessus, et même des Israéliens étaient blessés, ce qui a généré de plus en plus d'attention sur nous dans les médias. Mais les médias ont commencé à nous traiter comme des voyous. Ils nous ont accusé d’agir de façon irresponsable et de nous associer avec des terroristes. En fait, au cours de l’an dernier, on a pu voir bien plus de répression contre la Gauche israélienne. Tali Fahima est un exemple. Elle n'a jamais été dans le mouvement Anarchiste, mais elle est en prison maintenant pour avoir fait des choses que pour lesquelles chacun d’entre nous pourrait aussi être arrêté : être en contact avec un terroriste, violer une zone militaire fermée, etc... La répression contre nous devient plus sévère. L'état nous traine devant les tribunaux, bien qu'ils perdent. Ils n'ont même pas encore gagné un cas, mais il est très important pour l'Etat de nous trainer devant les tribunaux et prenne notre énergie et notre argent. Aaron : Il y a beaucoup de groupes en Israel qui travaillent dans le mouvement de la Paix pour mettre un terme l’occupation; Gush Shalom, Ta Ayush, et La Paix Maintenant sont juste quelques uns. Comment les anarchistes diffèrent-ils de ces groupes dans leurs actions ? Yossi : Tout d'abord, il y a beaucoup de groupes dans le mouvement de la Paix qui sont très proches de nous. Black Laundry, par exemple, est un groupe gay contre l’Occupation qui travaille beaucoup avec les Anarchistes Contre le Mur et vice versa. Ta Ayush est très actif et nous travaillons avec eux. Nous ne sommes pas organisés de la même manière, nous ne travaillons pas avec les mêmes méthodes, mais nous travaillons ensemble. En termes d’idéologie, nous n'avons pas une liste de nos demandes. Naturellement, la plupart d'entre nous voudrait une 'solution de Pas d'Etat'. Nous sommes contre tout type de séparation, et nous sommes Contre le Mur peu importe où il va être construit. Nous sommes aussi contre l'Autorité Palestinienne. Nous voyons l’Autorité Palestinienne comme un autre outil de l'oppression. Nous travaillons avec eux certaines fois, mais nous ne soutenons pas l’Autorité Palestinienne comme le fait Gush Shalom . Nous ne sommes pas d’accord avec eux sur de nombreux points. Nous agissons différemment de la plupart des groupes vis à vis de la police. Nous n'informons jamais la police d’une action. Mais au bout du compte, nous nous soutenons et nous travaillons ensemble. Il y a des disputes, mais nous maintenons un dialogue. Il y a une coalition contre la barrière de la part de nombreux groupes parmi la Gauche radicale, et il n'y a pas de gros problèmes à ce sujet. S'il y a des problèmes cruciaux, toutes ces discussions sans fin sur l'anarcho-communisme ou l'anarcho-syndicalisme deviennent insignifiantes. Ca va tout à fait bien en Israel, et la Gauche radicale agit ensemble à tout moment. Aaron : Avez-vous des critiques sur la façon dont les autres groupes de la Gauche israélienne opèrent ? Yossi : Naturellement! Et ils ont beaucoup de critiques à notre égard. Ils pourraient dire que les Anarchistes courent toujours d'un village à un autre, que nous ne sommes pas organisés, que nous faisons beaucoup de choses imprudentes. Nous avons les mêmes critiques sur les autres groupes : ils ne peuvent pas faire du tout des choses spontanées, ils ont des règles strictes. Mais cela n'a rien à voir avec le fait que nous travaillons toujours ensemble.[...]

AU NOM DE QUI PARLE LE CRIF ? Le 17 02 2005
Une de tâches primordiales de l'UJFP est de faire entendre la diversité réelle de pensée, d'opinion, et de sensibilité des Français d'origine juive qui sont plus d'un demi million en France. A ce titre il nous paraît scandaleux que le dîner du CRIF soit considéré ces dernières années par toute la classe politique comme la troisième chambre du parlement français. Chaque année le gouvernement entier, et de nombreux parlementaires s'y précipitent pour montrer patte blanche et faire la démonstration qu'ils ne sont pas antisémites. Et chaque fois le piège tendu par cette ' instance communautaire ' et son président Roger Cukierman se referme un peu plus, sur les politiques français entraînés dans une logique infernale : démontrer que l'on n'est pas antisémite ne peut se faire selon le CRIF qu'en acceptant toujours plus l'assimilation de l'antisionisme à l'antisémitisme, et en se taisant de plus en plus sur la politique israélienne d'occupation. En 2003 Cukierman désignait les ennemis antisémites : ' verts bruns rouges ' accusant ainsi des forces progressites d'antisémitisme parce qu'elles se mobilisent pour la Palestine et contre le gouvernement de Sharon. Aujourd'hui il rend les copies au gouvernement : sur l'antisémitisme, assez bien, mais sur la politique étrangère du gouvernement concernant le monde arabe, très médiocre. Et ce au nom des Juifs de France ! Les Juifs français ont toutes les opinions politiques sur leur gouvernement, et votent dans tous les partis, leurs choix sont individuels et non communautaires, contrairement à ce que veut faire croire Monsieur Cukierman. Pratiquant le pire des communautarismes il associe publiquement Juifs et Israéliens, antisémitisme et antisionisme, faisant croire qu'il y a dans ce pays une ' communauté ' qui voterait d'une seule voix pour des intérêts qui sont aujourd'hui ceux de Sharon. Quant à nous, nous considérons que ceux qui tentent d'embrigader tous les Juifs de France dans un soutien systématique de la politique de Sharon, et qui manipulent l'antisémitisme dans ce pays comme une arme pour faire taire toute critique à l'égard de la politique israélienne, portent une responsabilité grave dans les tensions qu'ils réveillent et entretiennent. Nous attendons du gouvernement qu'il agisse en matière de racisme avec fermeté et détermination contre toutes les discriminations et violences racistes, antisémitisme inclus, en montrant ainsi qu'il respecte le principe d'égalité de tous les citoyens devant la loi. En tant que Juifs nous ne souhaitons pas de régime privilégié, qui ferait de nous des citoyens ' protégés ', nous revendiquons les mêmes droits, les mêmes devoirs et le même respect que tous les citoyens. Nous attendons de la politique étrangère de la France des mesures fermes de sanctions contre les violations des droits de l'homme commises par le gouvernement israélien, l'arrêt de toute coopération militaire avec Israël, l'application des décision de la Cour internationale de justice de la Haye concernant le Mur, l'application du vote du parlement européen demandant la suspension de l'Accord d'association entre l'Union européenne et Israël. Pour nous la législation internationale est la même pour tous les Etats, le rôle de la France est d'exiger son application par tous et de condamner toute violation de ce droit. Nous avons par ailleurs été sensibles aux honneurs rendus par notre gouvernement au Président Arafat, représentant défunt de tout son peuple. Les citoyens français juifs que nous sommes condamnent avec la plus grande fermeté les propos communautaristes et sectaires tenus par Monsieur Cukierman, et affirment avec force : non il ne parle pas en notre nom !

Israël veut construire une nouvelle colonie en Cisjordanie Le 15 02 2005 à JERUSALEM
JERUSALEM (Reuters) - Israël prévoit de construire en Cisjordanie une nouvelle implantation juive, qui pourrait héberger des colons dont l'évacuation est prévue cet été de la bande de Gaza, ont fait savoir les autorités. Le ministère du Logement précise qu'il projette de construire la nouvelle colonie, Gvaot, dans la principale enclave de Cisjordanie, Gush Etzion. Cette décision va sans nul doute amplifier l'impression, chez certains Palestiniens, que le plan du Premier ministre israélien Ariel Sharon de désengagement de Gaza est une ruse destinée en fait à renforcer l'emprise des Israéliens sur la Cisjordanie. En vertu de la 'feuille de route' entérinée par Israël et les Palestiniens au sommet d'Akaba en juin 2003, l'Etat juif doit geler la construction de colonies dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, territoires occupés depuis 1967. Mais le président George Bush a déclaré l'an dernier qu'Israël pourrait s'attendre à conserver une partie de la Cisjordanie en vertu d'un éventuel accord de paix définitif. Le ministre israélien du Logement, Isaac Herzog, déclare que les 8.000 colons devant être évacués de la bande de Gaza se verront proposer de nouveaux logements dans des zones excentrées d'Israël, mais pourraient aussi opter pour la Cisjordanie.

Israël n'a pas cessé de s'attaquer à l'Unrwa Le 15 02 2005
Les attaques à l’encontre de l’Unrwa ont été un « fil rouge » de tous les gouvernements israéliens depuis les années 50, car l’agence onusienne est devenue aux yeux du peuple palestinien le symbole vivant des aspirations des réfugiés au retour dans leurs foyers. Mais elles s’intensifient, depuis quelques mois, dans la perspective d’une éventuelle reprise des pourparlers. Témoin privilégié des conditions de vie dramatiques dans les camps de l’intérieur et de l’exil, l’Unrwa, en tant qu’organe subsidiaire, a toujours souffert de son mandat temporaire et « humanitaire » qui l’empêche de planifier sur le long terme et d’intervenir sur les questions politiques, telles que le droit au retour. En particulier au Liban, où l’agence affronte les plus grandes difficultés. Petit à petit, au sein des communautés de réfugiés, s’opère une différence entre le « ta’hîl » (l’amélioration des conditions de vie) et le « tawtin » (l’installation définitive). PLP : Le processus de délégitimation de l’Unrwa par l’Etat d’Israël ne date pas d’hier, mais il semble s’accélérer. Quels en sont les enjeux et la finalité ? Jalal Husseini [1] : Il n’y a rien de nouveau dans ces tentatives de délégitimation. Depuis la fin des années 50, quand il est apparu de façon évidente que le mandat temporaire de l’Unrwa allait se perpétuer tant que le problème des réfugiés ne serait pas réglé, Israël n’a pas cessé de s’attaquer à l’Unrwa. Il y a plusieurs raisons à cela, dont une essentielle : l’Unrwa, agence onusienne, est devenue aux yeux du peuple palestinien le symbole vivant des aspirations des réfugiés au retour à leurs foyers, et par là même un symbole du drame que vivaient ces réfugiés déracinés. En s’attaquant à l’Unrwa, on délégitime donc le droit au retour. C’est le fil rouge des attitudes des différents gouvernements israéliens vis-à-vis de l’Unrwa depuis la fin des années 50. Mais à chaque fois qu’Israël s’est trouvé confronté militairement à l’OLP et aux réfugiés (par exemple lors de l’invasion du Liban en 1982 et durant les deux Intifada dans les territoires occupés) ces attaques ont augmenté, car outre le rôle symbolique éminemment politique joué par l’Unrwa, celle-ci constituait un témoin gênant tout en servant de facto d’infrastructure de soutien aux réfugiés en armes. Pourquoi cette accélération actuelle des attaques israéliennes ? Pour deux raisons. D’abord, on voit bien que Sharon essaye d’imposer une solution unilatérale au conflit israélo-palestinien : s’en prendre à l’Unrwa, c’est d’ores et déjà se placer dans une position de force dans la perspective de la reprise des pourparlers de paix. L’écroulement de l’Autorité palestinienne est un autre facteur explicatif. On sent bien que les nouveaux dirigeants palestiniens sont beaucoup moins exigeants concernant le respect des droits des réfugiés au retour et à la compensation, ce qui ne peut que renforcer l’importance politique de l’Unrwa et de ses services en tant que symboles vivants de ces droits. Israël entend imposer au plus vite son opinion du règlement de la question des réfugiés, sous la forme de leur réinstallation permanente et sans frais dans leurs lieux d’exil actuels.... PLP : Les récentes accusations israéliennes à l’encontre de l’Unrwa - les infrastructures de l’Agence seraient utilisées par les auteurs d’attentats - comme la mise en cause du Commissaire général Peter Hansen en personne, marquent-elles le franchissement d’une nouvelle étape dans la crise avec l’ONU ? Quelle lecture faites-vous des derniers développements ? J.H. : Là encore, rien de nouveau. Lorsque surviennent des combats dans un camp - or c’est là que sont concentrées l’essentiel des installations de l’Unrwa - les équipements de l’agence deviennent de facto des enjeux militaires dont se servent les combattants de part et d’autre. Les écoles en particulier deviennent des lieux stratégiques permettant le contrôle du camp. Ce fut aussi le cas au Liban lors des différentes phases de la guerre civile et de l’invasion israélienne. [...]

Le Crif sert à Raffarin une kyrielle de griefs Le 14 02 2005
Haro sur la politique arabe de la France. Samedi, le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) organisait son dîner annuel, événement politico-mondain, au cours duquel son président, Roger Cukierman, a coutume d'interpeller le gouvernement. Le nombre des actes antisémites ayant diminué fin 2004, après avoir flambé auparavant, et un espoir d'accalmie semblant se dessiner au Proche-Orient avec l'élection de Mahmoud Abbas, on pouvait espérer un discours apaisé. Il n'en a rien été. Face à Jean-Pierre Raffarin et aux seize ministres présents ­ et en l'absence remarquée de Nicolas Sarkozy annoncé avec Cécilia puis excusé ­, Cukierman a enfilé le costume qu'il affectionne : celui de défenseur d'une communauté menacée.[...]Roger Cukierman a consacré une violente salve à la diplomatie française. A la demande de l'Elysée, cette partie du discours jugée trop agressive avait été édulcorée. Insuffisamment? Interviewé hier sur Europe 1, François Fillon a jugé «pas normal que le président du Crif se livre chaque année à une attaque globale de la politique étrangère de son pays». «Je dois vous faire part du malaise que je ressens, avait déclaré Cukierman lors du dîner de samedi. Malaise devant ce qui me paraît être une incompatibilité entre la politique étrangère de la France et la politique de lutte contre l'antisémitisme.»[...]

Un consensus bipartisan contre l'ONU Le 14 02 2005
Le républicain Newt Gingrich et le démocrate George Mitchell présentent dans le Washington Times la mission parlementaire qu'ils co-président à propos de l'ONU. Selon eux, l'Organisation ne parvient pas à surmonter la crise du Darfour, le scandale du programme pétrole contre nourriture et celui des viols commis par des casques bleus au Congo. Ils proposeront donc des réformes pour « renforcer » l'ONU, mais à la différence de leurs prédécesseurs, ils les concevront en fonction des intérêts US et non de ceux, supposés, de la communauté internationale. Notons que, par sa composition, cette mission parlementaire marque une étape décisive dans la politique étrangère du Congrès : désormais républicains et démocrates partagent la même intention de détruire le droit international et de ravaler l'ONU au rôle de courroie de transmission de l'impérialisme états-unien. Ce sont les Etats-Unis, seuls, qui détermineront à l'avenir ce qui est bon pour la communauté internationale. L'ancien ministre britannique Robin Cook s'interroge dans le Guardian sur l'avenir du Tribunal pénal international. Les Etats-Unis ne veulent en aucun cas qu'une juridiction permanente puisse exister, devant laquelle ils auraient à rendre des comptes, et préfèrent des tribunaux ad hoc, pour les seuls conflits où ils sont vainqueurs. Il s'en suit qu'aucune justice n'est possible dans les temps où elle est nécessaire.

La feuille de route conduit à 9 % de la Palestine Le 14 02 2005
[extrait d'un long entretien réalisé par Nazem][...] Considères-tu que ce recul [face à Sharon à Charm El-Cheikh] est temporaire et contextuel ? Peut-on dire qu’Abou Mazen a agit de la sorte simplement parce qu’il y a d’abord nécessité d’une trêve avant d’engager les négociations sérieuses ? Je ne pense pas que ce recul soit temporaire. Après 57 ans d’occupation, comment peut-on parler de recul temporaire. Avec Oslo L’OLP avait déjà renoncé à la Palestine historique pour n’en revendiquer que 22%, et actuellement si on accepte la feuille de route et l’Etat palestinien temporaire de Georges Bush, on n’en aura plus que 9%. Depuis Oslo, c’est un processus de recul généralisé et permanent, un processus de recul systématique, déclaré et méthodique. Le programme politique d’Abou Mazen doit être rapporté à cette réalité, car il ne faut pas oublier qu’il a été le premier architecte des accords d’Oslo qui nous ont conduit à la situation actuelle. Par conséquent, son programme politique est évident et repose uniquement sur les négociations... Des négociations politiques ou essentiellement sécuritaires ? Abou Mazen s’est engagé à appliquer la feuille de route et celle-ci ne comporte, dans sa première phase que des négociations sécuritaires. Nous nous sommes pratiquement engagés dans la vision israélo-américaine pour la résolution du conflit. Abou Mazen n’a donc pas un autre programme politique que celui-ci. Il se dit engagé pour préserver les frontières de 1967, mais l’application de la feuille de route aboutira à l’abolition de ces frontières. Il est ainsi dans une contradiction avec ses engagements. Tu dis que la feuille de route conduit à 9 % de la Palestine. Comment peux-tu expliquer cette affirmation ? On peut l’explique à la fois en se référant au texte de la feuille de route qu’en observant la réalité sur le terrain. On parle d’un plan de désengagement israélien de Gaza et de certaines zones de Cisjordanie. Sur la base de cette initiative unilatérale, il va y avoir une pression internationale sur l’Autorité palestinienne pour qu’elle accepte ces retraits comme solution définitive. Le 9% de la Palestine correspondront alors à Gaza et les enclaves de Cisjordanie contenues dans le Mur. [...]

Du côté israélien le conflit ne s'est pas arrêté Le 14 02 2005
[extrait d'un long entretien réalisé par Nazem] Face à ce constat d’échec du processus d’Oslo, en quoi justement se différencie le programme politique de l’Initiative Nationale Palestinienne ? Al Mobadara (L’initiative Nationale Palestinienne) a été constituée en juin 2002. Certains membres, comme Mostafa Barghouti ou Haydar Abdel Chafi, ont fait partie de la délégation Palestinienne lors des négociations de Madrid, mais pas celles d’Oslo. Pour nous, Oslo a été une trêve, ou disons une fin de conflit, à sens unique. Du côté israélien, le conflit ne s’est pas arrêté : depuis, Israël a construit plus de 100 nouvelles colonies et le nombre de colons a augmenté de 100 %, il a de plus édifié les routes de contournement et les routes d’accès direct aux colonies... [...]

Campagne populaire pour la résistance contre le Mur Le 14 02 2005
[extrait d'un long entretien réalisé par Nazem] [...]Concernant la lutte populaire, Al Mobadara a été une des forces qui ont initié et structuré la campagne populaire pour la résistance contre le Mur. Le mouvement agit également pour une campagne internationale de sanctions contre Israël pour exiger l’application de toutes les résolutions des Nations Unies. [...] Les organisations civiles (ONG) ont émergé en Palestine à la fin des années 70. A l’époque, donc avant Oslo, l’occupation israélienne avait institué l’administration civile. Celle-ci s’occupait de l’enseignement, de la santé, de l’agriculture et de la vie civile en général des Palestiniens. Les services assurés étaient de très mauvaise qualité. Il n’y avait pas par exemple des possibilités de soin dans les villages. Les premières ONG ont été créées d’abord dans le secteur médical, comme le Secours médical palestinien en 1979. Les initiateurs, dont Mostafa Barghouti, ont voulu fondé les bases d’un système médical alternatif. Il y a eu aussi le PARC qui s’est proposé de développer une aide aux agriculteurs. Ces services alternatifs ont constitué une forme de résistance à l’occupation. Il y a eu d’ailleurs une concurrence, mais positive, entre les différentes formations politiques car chaque formation a voulu créer son ONG. Ainsi, une miltitude d’organisations spécialisées a vu le jour pour former un système social et politique qui a permis de dépasser l’administration civile de l’occupation. Ce système a par ailleurs énormément participé au renforcement de la première Intifada. Il a abouti à la création des comités populaires dans les camps, les villages, les villes et les quartiers. [...]On a alors posé la question de définir et organiser la relation entre les ONG et l’Autorité, ce qui a amené les ONG à former un réseau de coordination et donner naissance au PNGO (Palestinian Non gouvernemental Organisations). [...]

Menaces de mort en Israël Le 14 02 2005
Les dirigeants israéliens font l'objet d'une protection renforcée en raison de menaces de mort. 'Tu assisteras aux obsèques de tes enfants. Nous t'assassinerons, toi et ta femme', dit un extrait d'une lettre citée par le quotidien Yedioth Ahronoth et adressée au ministre des Transports, Meir Sheetrit. Des lettres le menacent, lui et sa famille, s'il persiste à soutenir le projet de Sharon d'évacuer colons et soldats de la bande de Gaza. Sharon en ligne de mire D'après une source policière, la sécurité de 84 responsables sur lesquels pèsent des menaces émanant d'extrémistes juifs a été renforcée. Durant la semaine, le ministre des Finances, Benyamin Nétanyahou, ancien chef de gouvernement, a été pris à partie par un groupe de partisans des colons et le ministre de l'Education, Limor Livnat, a été interpellé et bousculé lors d'une cérémonie commémorative. La plupart des menaces semblent dirigées contre Sharon. Les graffitis et les montages photographiques où il apparaît en uniforme stalinien avec 'Le Dictateur' en guise de légende sont de plus en plus fréquents, à l'instar de ce qu'on observait avant l'assassinat, en 1995, du Premier ministre Yitzhak Rabin par un juif extrémiste. 'La question n'est pas de savoir s'il y aura une tentative d'attentat contre le Premier ministre, mais comment', écrit Alex Fishman dans le Yedioth Ahronoth.

Impossible de ne pas prendre en compte le silence scandaleux Le 13 02 2005
Bonjour à la Gauche israélienne. Après une hibernation qui a duré une éternité, elle commence maintenant à faire entendre les voix du réveil. C'est seulement parce que le vent souffle à nouveau dans sa direction et non par son propre mérite, que la Gauche extraparlementaire s'aventure hors de l'armoire où elle s'est enfermée il y a plus de quatre ans. Peut-être faut-il bénir ces signes de réveil mais il est impossible de ne pas prendre en compte le silence scandaleux, la constante couardise et cet abandon de la rue à la droite et aux colons. Pendant quatre ans et plus, Israël a fait tout ce que bon lui semblait dans les territoires sous occupation, sans presque aucune critique venue de l'intérieur. Israël a tué, détruit, déraciné, maltraité et personne, ou presque, n'a élevé la voix. Le monde a vu et s'est fait entendre, mais pas nous. Quand Israël priait pour un discours alternatif, l'écho d'une protestation claire, presque aucun son ne s'est fait entendre en dehors de la voix de quelques petites organisations courageuses. Il est alors difficile de pardonner à ceux qui n'ont pas desserré les lèvres, qui ont détourné le regard et se sont drapés dans leur indifférence, dépeignant Israël comme fait d'une seule et même étoffe, celle du gouvernement. Le bruissement qui, maintenant, commence à s'élever dans le camp sioniste de la paix ne l'a pas encore lavé de sa responsabilité : par son silence, il s'est fait le collaborateur de tout ce que le gouvernement a fait en son nom au cours de ces dernières années. [...]

Djamel Debbouze se désolidarise de Dieudonné Le 11 02 2005
Les présidents des associations juives de France ont été reçus hier par le ministre de l'Intérieur, Dominique de Villepin, qui leur a confirmé le déclin des actes antisémites depuis juillet 2004 et leur a promis de ne pas baisser la garde. Ces responsables ont évoqué devant lui un nouveau dérapage de l'humoriste Dieudonné lors de son dernier show au Zénith. Joint par Le Figaro, l'acteur Djamel Debbouze, soutien de Dieudonné jusqu'ici, se désolidarise aujourd'hui «de propos intolérables». Dieudonné a perdu un fan. Djamel Debbouze a décidé de ne plus cautionner les dérapages de l'humoriste. «J'ai soutenu Dieudonné dans son combat pour la liberté d'expression, contre les extrémistes et pour les Noirs, commence-t-il. Je pensais à cela quand j'ai lancé : «Tu dis tout haut ce que tout le monde pense tout bas». Cette phrase, Djamel Debbouze l'a prononcée il y a trois semaines sur la scène du Zénith parisien, lors d'un spectacle au cours duquel Dieudonné a fait huer par le public des personnalités juives du show-biz et des médias et alimenté le fantasme d'une France livrée aux «sionistes». «J'ai compris, depuis, qu'on ne pouvait pas rire de tout avec tout le monde», poursuit Djamel Debbouze. Il n'a vraiment réalisé que lorsqu'il a visionné, après le Zénith, la cassette d'une émission d'Ardisson dans laquelle Dieudonné insinuait que les Israéliens avaient répandu le sida en Afrique. «Il s'est enfermé dans un personnage qu'il n'arrive plus à quitter. Ce n'est pas possible qu'il croit que les Israéliens ont inoculé le sida aux Africains. En tout cas, moi, je me désolidarise de ces propos intolérables.» Cette défection devrait renforcer le personnage d'opprimé qu'affectionne Dieudonné et lui valoir une cohorte de nouveaux fans : des anticensures de tout crin, des militants pro-Palestiniens, des déclassés qui se sentent humiliés. Qu'il éreinte les «juifs négriers reconvertis dans la banque» (interview au Journal du dimanche) ou mime un rabbin faisant le salut hitlérien (émission de Marc-Olivier Fogiel sur France 3), ces fans apprécient qu'il brise «le monopole de la douleur» que se serait octroyé le «lobby juif», affirme ainsi Denise, professeur d'histoire à Paris. «C'est salutaire de s'élever contre un certain lobby», commente Rachid, chef d'entreprise des Hauts-de-Seine, qui n'a pas digéré la fausse agression antisémite du RER B. «Y'a pas eu que la Shoah. Qui parle du massacre de 45 à Sétif, ou de l'esclavage ?», regrette ce Franco-Algérien qui a voté pour la liste Euro-Palestine de Dieudonné aux européennes. Pour les pro-Palestiniens, l'accusation d'antisémitisme ne serait qu'un artifice pour le censurer. «Ils veulent faire interdire les sketches car ils cautionnent les massacres opérés par les Israéliens», assure Justine, étudiante à Jussieu. Pour Miloud, éducateur en banlieue parisienne, «les jeunes écoutent de plus en plus» Dieudonné parce qu'«il est comme eux : un black qu'on veut faire taire».

Garantir militairement les deux Etats israélien et palestinien Le 10 02 2005
[...]D'autre part, les Français dressent le bilan des soutiens qu'ils ont accordés dans le passé à Yasser Arafat personnellement et à la cause palestinienne. Ils n'ont pas l'intention de se renier ni de cesser d'afficher des positions non seulement légitimes, mais qui leur ont valu un appréciable crédit dans le monde arabo-musulman. C'est un fait que, grâce à la France, les Palestiniens se sont sentis moins seuls en Occident. Nous n'avons cessé ici de nous en féliciter, conscients que cette politique serait, à terme, bénéfique pour tous, et en premier lieu pour Israël. [...]Il serait passionnant de voir à quoi pourrait aboutir une initiative française entraînant l'Europe. Elle consisterait à garantir militairement les deux Etats israélien et palestinien une fois leurs lignes de frontières admises. Il faudrait que cette garantie soit donnée en même temps par les Etats arabes selon la proposition qu'avait faite le prince héritier d'Arabie Saoudite en février 2002 et que Sharon et Bush n'avaient pas daigné alors examiner. Il y aurait tout de même bien des chances pour qu'ils le fassent aujourd'hui. [...]

Une large gamme d'initiatives politiques et économiques Le 09 02 2005
Ce que les Européens ont à dire aux Israéliens et aux Palestiniens, par Benita Ferrero-Waldner Ces dernières années, le conflit israélo-palestinien a parfois semblé si enlisé, et la volonté politique pour en sortir a paru si faible, qu'on pouvait presque désespérer de voir la paix progresser. Or, ces dernières semaines, une dynamique porteuse d'espoir s'est développée à tous les niveaux. Nous devons saisir cette chance et tout faire pour l'encourager. [...] Nous savons tous ce qu'il faut faire pour y parvenir : la 'feuille de route' adoptée par le Quartet (Etats-Unis, Union européenne, Russie et ONU) et les deux parties concernées ont clairement établi les étapes nécessaires qui constituent toujours le seul chemin viable et réaliste vers la paix. [...] Nombreux sont ceux qui sauteront sur la moindre occasion de faire valoir que l'approche pacifique est inefficace. Les dirigeants palestiniens, autant qu'israéliens, vont devoir faire preuve de beaucoup de courage et d'autorité pour éviter que le processus ne soit saboté par les intégristes. [...] En dépit du soutien populaire grandissant pour une solution pacifique et du mandat très clair accordé au président Abbas, il reste encore des gens qu'il faut convaincre que la violence n'est pas le seul moyen d'obtenir des résultats et que le choix de la paix sera le mieux récompensé. Le peuple palestinien va vouloir constater très rapidement des signes tangibles de progrès - une amélioration de la situation économique, des institutions en état de fonctionnement -, et le président Abbas aura besoin de soutiens de tous côtés pour y parvenir. La Palestine, Israël et la communauté internationale ont chacun leur rôle à jouer pour assurer que les parties sont engagées de manière irréversible sur le chemin de la paix. Le président Abbas a fait des efforts impressionnants pour contenir les militants palestiniens, mais il est crucial qu'il ne s'arrête pas là. Parmi les étapes essentielles, il doit récupérer les armes illégales et condamner les tunnels d'approvisionnement, lancer des enquêtes sérieuses quant aux défaillances passées concernant la sécurité, et prendre des mesures visibles pour mettre un terme aux incitations à la violence. Israël a fait le bon choix en réagissant de manière aussi positive. Dès que la situation le permettra, les barrages devront être levés et la libre circulation des personnes et des biens devra reprendre. La libération des prisonniers palestiniens et le début du retrait coordonné des villes et des villages palesti-niens selon la 'feuille de route' constituent d'autres mesures importantes. Les récents échanges diplomatiques entre Israël, la Palestine et l'Europe, les Etats-Unis et d'autres sont un signal clair que la communauté internationale ne demande qu'à aider les deux camps. La question occupera une place de choix lors de la visite du président Bush à Bruxelles, en mars. Le temps est venu de l'action, plus seulement des mots. Le soutien spécifique aux Palestiniens pour renforcer leur efficacité sur le terrain sécuritaire et l'aide à l'amélioration des conditions de vie sont des priorités. Comme la Banque mondiale l'a nettement souligné, un soutien financier n'a qu'une valeur limitée si la situation politique n'évolue pas dans la bonne direction. Sans une libre circulation des personnes et des biens, l'économie palestinienne va encore dépérir, quelle que soit l'aide financière que nous lui accordions. Le choix est clair : soit l'Etat d'Israël donne la possibilité au président Abbas de s'engager vers la paix en soulageant la pression économique sur les Palestiniens et particulièrement les restrictions en termes de circulation, soit il observe les fragiles avancées actuelles se dissiper. La question financière demeure importante. L'Union européenne est, de loin, le plus important donateur pour les Palestiniens et le plus grand contributeur du fonds fiduciaire de la Banque mondiale pour l'Autorité palestinienne. Nous sommes heureux de jouer notre rôle, mais ce n'est pas suffisant. La conférence de Londres sur les question d'économie, de sécurité et de réforme politique en Palestine, qui se tiendra le 1er mars, devrait être l'occasion pour les autres pays d'assumer leur part de responsabilité. Nous devrions insister pour que les Etats arabes honorent sans plus tarder leurs promesses financières du sommet de Beyrouth de 2002. La Commission européenne contribue aussi au processus de paix par le biais de la 'Politique européenne de proximité', notre nouvelle initiative visant au rapprochement de l'Union européenne et de ses proches voisins, et à l'émergence d'une région où régneraient paix et sécurité. En décembre 2004, j'ai présidé à l'adoption de 'plans d'action' avec Israël et avec la Palestine, grâce auxquels nous allons soutenir des mesures pour renforcer la confiance entre les deux parties et proposer une large gamme d'initiatives politiques et économiques, parmi lesquelles la facilitation des échanges et la coopération concernant des objectifs pratiques tels que l'eau, l'énergie, les transports et l'environnement. La part la plus ardue du travail, alors que nous reprenons la 'feuille de route' délaissée si longtemps, repose sur les épaules des Israéliens et des Palestiniens. La communauté internationale doit tout faire pour les assister, mais ce sont les dirigeants israéliens et palestiniens qui devront prendre les plus gros risques politiques. Les peuples se sont exprimés. Leurs dirigeants doivent répondre à leurs aspirations. Après tant de vies perdues, tant de destruction et de souffrances, les deux côtés sont arrivés à la même conclusion : le prix de l'échec est trop élevé.

Démantèlement des colonies érigées depuis mars 2001 Le 09 02 2005
Condoleezza Rice a remis la « feuille de route » sur le devant de la scène. Celle-ci (proposée par le « quartet », c’est-à-dire les États-Unis, l’Union européenne, la Russie et l’ONU) devait, à l’origine, s’étendre de 2003 à 2005, et aboutir à la création d’un État palestinien après trois phases (la I prévoit la fin des violences, le retrait des Israéliens sur les lignes qu’ils occupaient avant le 28 septembre 2000, le gel de la colonisation et le démantèlement des colonies érigées depuis mars 2001, la II et la III approuvent la tenue d’une conférence internationale). Pour les Palestiniens, ce n’est pas un problème en soi : ils l’ont toujours accepté. Ce n’est pas le cas d’Israël qui avait émis près de quatorze « réserves » avant de l’approuver, notamment la condition que chaque étape dépendrait de la réalisation intégrale de l’étape précédente et une supervision internationale gérée par les Américains. Sans être la panacée, cette « feuille de route » comporte des aspects positifs comme la reconnaissance d’un État palestinien et la nécessité d’un contrôle international qui n’existait pas avec Oslo. Évidemment, il y a beaucoup de généralités sur les questions finales, et les dernières rencontres israélo-palestiniennes, comme celle de Taba en janvier 2001 (où la question des réfugiés avait pratiquement trouvé une solution), ne sont pas évoquées. Il s’agit néanmoins d’une base permettant d’avancer vite s’il y en a la volonté. Le mur construit par Ariel Sharon en Cisjordanie contrevient totalement à cette « feuille de route ». De même, le désengagement de la bande de Gaza ne peut être considéré comme une fin en soi s’il est réalisé de manière unilatérale. [...]

Charm Elcheikh n'a pas conclu à l'arrêt du processus d'annexion Le 08 02 2005
Israël a imposé sa vision à tous les niveaux, concernant toutes les questions ; au lieu de s’engager à libérer tous les prisonniers palestiniens, ce que revendique le Peuple Palestinien, et ce que la direction palestinienne s’y est engager pendant la campagne électorale de ne pas conclure un accord sans la libération de tous les prisonniers. Israël a pu transformer cette question à un objet de chantage et s’est donner le droit de définir les critères de libérer certains. Sharon, n’a même pas fait un engagement d’appliquer « la feuille de route » laquelle a remplacé par son projet de transformer GAZA en prison, et le reste des Territoires Occupés en Bantoustans et renforcer l’occupation et l’apartheid. L’accord de « cessez-le –feu » n’a pas conclu : - l’arrêt de construction du Mur - l’arrêt de la colonisation et l’expansion coloniale, - l’arrêt du processus d’annexion et de la judisation, - l’arrêt de la judisation de JERUSALEM et l’isoler de reste de territoires - ni ou moins, l’enlèvement de 700 check-points et barrages qui étouffent la vie des palestiniens [...]

FAIRE IMPLOSER L'ONU Le 04 02 2005
Washington instrumentalise l'idéal démocratique pour remettre en cause le droit international. Après avoir prétexté de la démocratie pour attaquer la Yougoslavie, puis pour justifier a posteriori l'invasion de l'Irak, les États-Unis veulent créer un « caucus des démocraties » à l'ONU pour en finir avec l'égalité de voix entre États. Cette méthode, qui n'est pas nouvelle, avait été théorisée par Joseph Korbell, père de Madeleine Albright et mentor de Condoleezza Rice.Le premier mandat de l'administration Bush a constitué le nadir du rayonnement des Nations unies. Jamais l'organisation internationale n'avait été confrontée à un tel flot de critiques et de revers. Les États-Unis ont pris la tête d'une Coalition qui a envahi un État souverain, l'Irak, sans l'aval du Conseil de sécurité. À cette occasion, le secrétaire-général de l'ONU, Kofi Annan, et les délégations du Conseil de sécurité ont été placés sur écoute par les services secrets états-uniens et britanniques [1]. Puis le représentant spécial de l'ONU en Irak, Sergio Vieira de Melo, a été assassiné à Bagdad alors qu'il venait d'enter en conflit avec l'ambassadeur Bremer. Kofi Annan a été personnellement accusé par les parlementaires états-uniens de détournements du programme « pétrole contre nourriture » [2], tandis qu'un groupe de communication néo-conservateur proche de la Maison-Blanche réclamait le départ de l'ONU du sol états-unien [3]. Tout récemment, le Washington Post a révélé que le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique, Mohammed el-Baradei, a également été mis sur écoute par Washington[...]A la Conférence de Varsovie de la Communauté des démocraties en juin 2000, la déclaration finale de la conférence évoque ainsi une « coopération au sein des organisations internationales » et la constitution de « coalitions et d'ententes destinées à soutenir les résolutions et d'autres actions internationales pour la promotion d'un mode démocratique de gouvernement » [5]. Ce qui suscite l'opposition du secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, mais aussi du ministre des Affaires étrangères français, Hubert Védrine. La France sera d'ailleurs la seule à ne pas apposer sa signature sur ce texte [6].[...]

Les Palestiniens sont tellement déséspérés qu'ils demandent que tout le monde vienne les aider Le 04 02 2005
Question posée par LCBC lors du DÉBAT AVEC MICHEL WARSCHAWSKI SUR LA SITUATION PALESTINE/ISRAËL le Vendredi 04 02 2005 à la Mairie du 02EME Arrondissement de Paris : 'Face à la situation catastrophique que vous venez d'énoncer, (il ne restera effectivement que 9% des terres aux Palestiniens et Bantoustanisés de surcroît), face à une mobilisation importante en France (LCBC recense sur son site internet 300 événements en 2004 avec des centaines d'intervention de personnalités), face à tout cela que reste t'il à faire ? De notre coté (LCBC) nous proposons une intervention international, comment est perçue cette possibilité en Palestine ET en Israel (nous savons malheureusement que du coté israelien, même pour des groupes pacifistes, beaucoup serait véxés d'une telle 'ingérence'). Réponse de Michel Warschawski : ' Les Palestiniens sont tellement déséspérés qu'ils demandent que tout le monde vienne les aider, surtout les européens, MEME L'OTAN ils sont prêt à l’accepter [sic !] ‘. par contre Michel Warschawski ne nous répond pas sur le coté israelien de notre question. Après le débat nous lui redemandons : 'du coté israelien, AUCUN groupe , AUCUN mouvement ne s'engage sur ce thème, éventuellement quelques personnalités isolée'.

LDJ ET BETAR : VIOLENCE ET IMPUNITE Le 03 02 2005
Le 20 janvier, près de 50 000 fonctionnaires en grève ont manifesté à Paris pour revendiquer le maintien de leurs droits acquis et l’embauche de nouveaux effectifs afin de combler les besoins sociaux dans de nombreux services publics. Lors de la manifestation, plusieurs militants syndicaux de " l’Appel de syndicalistes solidaires des travailleurs palestiniens " ont fait signer leur pétition auprès des manifestants. Ils ont été violemment attaqués à trois reprises par un commando mobile de l’extrême-droite sioniste, qui a agi le visage masqué. Les syndicalistes agressés ont été protégés par le service d’ordre de la CGT et de la LCR qui ont repoussé les agresseurs à trois reprises. Mais au cours de la troisième incursion musclée, une fonctionnaire à la retraite, Mme Catherine Guillaume, a été sérieusement blessée au visage. Elle a porté plainte. Une agression similaire a déjà eu lieu le 12 janvier devant le Bataclan, où la Ligue de défense juive (LDJ) a servi de force de " sécurité " pour le groupe pro-israélien Migdal, qui a organisé une soirée gala au profit de la Police des frontières israélienne. Les nervis de la LDJ ont attaqué le rassemblement de protestation devant la salle, qui s’est soldé par plusieurs blessés et interpellations. Rappelons que la LDJ se réclame du mouvement Kach, interdit en Israël et aux Etats-Unis car déclaré comme mouvement terroriste (à la suite notamment de l’assassinat d’une trentaine de Palestiniens lors du massacre du Tombeau des Patriarches à Hébron, commis par Baruch Goldstein en 1994). Face aux dégâts provoqués par ce courant extrémiste, l’UJFP vient d’écrire à Dominique de Villepin, Ministre de l’Intérieur, pour réclamer la dissolution de la LDJ et du groupe Bétar-Tagar. Si l’Etat a su dissoudre Unité radicale (dont un de ses membres, Maxime Brunerie, a tiré sur Jacques Chirac en 2002), pourquoi laisserait-il des milices de l’extrême-droite sioniste sévir en toute impunité ? [...]

C'était un spectacle horrible, digne du Moyen-Âge Le 02 02 2005
[Jim Talib est un vétéran contre la guerre qui a servi en Irak pendant presque sept mois cette année. Récemment il a commencé à s’opposer publiquement à la guerre et à l’occupation. Derek Seidman, co-éditeur de Left Hook, a réussi à s’entretenir avec Jim Talib et lui a demandé de s’exprimer sur la guerre] [...]Ca a été une expérience éprouvante et compliquée, certains jours pires que d’autres. En tant que brancardier j’ai pu éviter de nombreuses situations que mes camarades marines soit adoraient, soit ne refusaient pas. J’ai été témoin de la détention de civils et des mauvais traitements qui leur ont été infligés ; plusieurs fois des membres de mon bataillon on tiré sur des civils, mais ça ne devrait vraiment surprendre personne après la couverture médiatique détaillée sur Abou Graïb et les récentes incursions dans Falloujah. Quelques uns de ces actes ont fait l’objet d’enquêtes mais la plupart du temps personne ne s’en est inquiété. Les affaires de ce genre étaient tellement répandues, bien que pas toujours aussi sensationnelles et moins bien documentées que les sévices perpétrés à Abou Graïb. Un jour, alors que j’amenais un détenu à la prison, le gradé chargé des interrogatoires nous a dit de ne plus les amener. ' Descendez-les ' a-t-il dit. J’étais soufflé. Je n’arrivais pas à croire qu’il ait vraiment dit ça. Il ne plaisantait pas, il nous donnait une directive. Quelques jours plus tard, un groupe de Humvees est passé devant l’emplacement d’une de nos mitrailleuses, il y avait deux Irakiens morts attachés aux capots comme du gibier. Un des corps avait le crâne ouvert et de la cervelle avait commencé à frire sur le capot du véhicule. C’était un spectacle horrible, digne du Moyen Âge. Tellement de choses que j’ai vues semblaient dépasser les bornes, j’ai été témoin de très peu de respect envers les vivants, de presque aucun envers les morts et presque personne n’avait de comptes à rendre. [...]

LES AMÉRICAINS DÉCOUVRENT QU'ILS NE PEUVENT PAS VAINCRE Le 30 01 2005
IRAK. George Bush demande une rallonge de 100 milliards de dollars pour mener ses guerres. Mais tout le monde songe à une stratégie de sortie, sous un autre nom. Des élus démocrates ont adressé une lettre au président pour demander le début immédiat d'un désengagement. Alain Campiotti, New York Mercredi 26 janvier 2005 Une guérilla gagne si elle ne perd pas. Vingt mois ont passé depuis la chute de Bagdad, et cet adage militaire hante l'Amérique. Celui qui le rappelle, mardi dans une tribune du Washington Post, a été payé pour en apprendre la pertinence: Henry Kissinger, qui a connu, au Vietnam, le goût amer de la défaite. Le général à la retraite Gary Luck a ajouté au tableau sa touche de pessimisme. Il vient de rentrer d'Irak, où le Pentagone l'avait envoyé en mission urgente pour comprendre ce qui ne marchait pas sur le terrain. Conclusion: l'armée américaine ne pourra pas vaincre l'insurrection. Le général ne le dit pas ainsi, mais ses propositions sont un aveu. Des milliers de soldats américains vont être intégrés dans les unités irakiennes, pour tenter une dernière fois, à marche forcée, de former une nouvelle armée qui ne soit plus ravagée par les désertions ou la connivence avec les «frères de l'ombre». Le Département de la défense prétend toujours qu'il y a déjà 120 000 hommes dans les différentes forces irakiennes constituées depuis l'été 2003. Le sénateur Joseph Biden, qui rentre de Bagdad, affirme qu'il n'y a que 4000 véritables combattants. A la veille des étranges élections irakiennes, tout cela ressemble à une défaite. Les Américains le savent. La guerre ne leur est pas cachée – comment serait-ce possible? Les noms des nouveaux morts sont publiés partout: 1368 déjà, dont 1077 au combat. Les soldats qui partent – ou repartent, désormais, le plus souvent – montent dans des avions de ligne charterisés par le Pentagone, et on les voit en longues files dans les aéroports. La moitié d'entre eux ne sont pas des professionnels, mais des volontaires de la Garde nationale (armées des Etats) ou des réservistes: ils ont un autre métier, qu'ils doivent abandonner pour un an, ou plus. Mais ce réservoir s'assèche. La guerre choisie inflige au pays ses morsures. Les citoyens, interrogés par les sondeurs, disent maintenant régulièrement que sans armes de destruction massive en Irak, ça ne valait pas la peine, ça ne vaut pas ces morts et ces destructions. Pourtant, ils viennent de réélire George Bush, qui va inscrire dans le budget 2005 une rallonge de 80 milliards de dollars pour financer les campagnes d'Irak et d'Afghanistan, qui s'ajoutera à un crédit déjà voté de 25 milliards. Lawrence Lindsay, le premier conseiller économique de la Maison-Blanche, avait perdu son poste il y a un an pour avoir dit que la guerre coûterait de 100 à 200 milliards. On en est déjà à 300. Les Européens s'étonnent du stoïcisme des Américains – ou de cet aveuglement, dit-on plutôt à Paris ou Berlin. Dans l'électorat du républicain réélu, parmi les paquets de voix qui ont fait la différence, il n'y avait pas que des va-t-en-guerre, mais des sceptiques aussi: Bush doit finir ce qu'il a commencé, il doit sortir de cette aventure sans déroute. Chez les élus, ceux qui demandent un retrait d'Irak sont une petite frange. Mais Lynn Woolsey, représentante de Californie au Congrès, qui a adressé avec une poignée d'autres démocrates une lettre au président pour demander le début immédiat d'un désengagement, a reçu une avalanche de messages de soutien. Quand même une minorité. Les autres espèrent que les élections irakiennes du 30 janvier ouvriront une voie vers la sortie. [...]

AGRESSION CONTRE DES MILITANT-E-S POUR LES DROITS DU PEUPLE PALESTINIEN Le 27 01 2005
A trois reprises des agressions ont eu lieu lors de la manifestation syndicale des fonctionnaires et des enseignants le Jeudi 20 Février à Paris contre un groupe de syndicalistes faisant signer une pétition défendant les droits légitimes du peuple palestinien et demandant l'application dans la région du droit international. Cette agression vient à la suite de nombreuses autres perpétuées par des groupes sionistes d'extrême droite qui sévissent en toute impunité depuis de nombreuses années. Les pouvoirs publics doivent faire cesser de tels agissements et leur donner les suites judiciaires qu'ils méritent. Henri Mermé Les ALTERNATIFS solidarités - écologie - féminisme - autogestion 40 rue de Malte 75011 Paris tél : 01-43-57-44-80 fax : 01-43-57-64-50 contact@alternatifs.org

Le consommateur américain est une bombe à retardement Le 27 01 2005
C'est dit par Stephen Roach, de la banque américaine Morgan Stanley. A Davos, au Forum économique mondial, les économistes se sont inquiéts de la surconsommation des ménages américains.

Reprise hier de la construction du mur Le 25 01 2005
[...]Reprise hier après huit mois d'arrêt de la construction du «mur de séparation» en Cisjordanie, dans le secteur de Salfit, est un mauvais signal : les Palestiniens estiment qu'il les prive de 17 000 hectares.[...]

Des syndicalistes solidaires avec la Palestine sont agressés à Paris Le 25 01 2005 à PARIS
La ' Coordination des comités Palestine en Ile de France ' a diffusé le communiqué de presse suivant : Lors de la manifestation syndicale des fonctionnaires et enseignants, le jeudi 20 février à Paris, vers 15h, des individus, le visage masqué par une écharpe noire, ont perpétré, à trois reprises, des attaques physiques violentes contre un groupe de militants syndicalistes engagés dans la solidarité avec le peuple palestinien, pour l’application du droit international en Palestine. Ces individus ont attaqué violemment les syndicalistes (CGT, FSU, UNEF…) qui faisaient signer l’ ' Appel de syndicalistes solidaires des travailleurs palestiniens ' sur le parcours de la manifestation. Ils ont renversé leur table, dispersé les pétitions et arraché le drapeau palestinien, aux cris ' d’Israël vaincra '. Ces assaillants ont été repoussés par le cortège de la CGT. Cette agression n’entamant en rien la détermination des syndicalistes, fidèles en cela aux traditions internationalistes du syndicalisme, ces individus organisent une nouvelle agression vers 16 h, puis une troisième vers 17 h 30. Cette fois-ci l’attaque est plus violente, une militante est blessée par une table de bois reçue en plein visage. Les attaquants quittent les lieux en courant. Sans la protection immédiate des manifestants de la CGT, puis de la LCR, ces agressions auraient pu avoir des conséquences dramatiques. Notre indignation est d’autant plus vive que malgré les appels répétés en direction des autorités et de la justice, ces agresseurs sévissent en toute impunité depuis de nombreuses années. Nous attendons les suites judiciaires de cette affaire et appelons toutes les organisations démocratiques à une mobilisation citoyenne contre ces agissements violents et bien trop souvent impunis.

Enserrées et captées par le mur ces propriétés sont considérées comme appartenant désormais à Israël Le 24 01 2005
Une décision doublement illégale et dangereuse
Alors que les caméras sont braquées sur les efforts prodigués par le nouveau Président de l’Autorité palestinienne - Abou Mazen - pour obtenir une trêve de l’action de certaines organisations palestiniennes, on apprend que le gouvernement israélien a relancé en juillet une vieille loi visant à exclure tous les palestiniens de Jérusalem-Est de leur propriété sur leurs terres se trouvant se trouvant annexées par le mur et la barrière dite de sécurité. Enserrées et captées par le mur ces propriétés sont considérées comme appartenant désormais à Israël ! Ce sont des centaines d’hectares qui sont ainsi spoliés aux palestiniens de Jérusalem-Est. Selon la loi dite des Absents datant de 1950 qui est réactivée aujourd’hui, compensation ne peut même pas être demandée par celui qui est volé. Cette décision doublement illégale ne peut qu’aviver nettement la colère, une colère légitime des palestiniens. D’une part, en effet, les autorités israéliennes s’accaparent ainsi toute une partie de Jérusalem-Est qui est internationalement reconnue comme étant partie palestinienne. Déjà à l’occasion des élections présidentielles du début janvier, seulement 8.000 palestiniens de Jérusalem-Est avaient pu s’inscrire sur les listes électorales alors qu’ils étaient 120.000 qui pouvaient y prétendre. Cette mainmise israélienne physique sur Jérusalem-Est ne peut que frustrer davantage encore les palestiniens et provoquer une colère d’autant plus vive que, au-delà de l’acte de vol qui est inacceptable, c’est aussi un symbole majeur qui est touché. D’autre part, cette décision fait fi de l’Avis rendu par la plus haute juridiction internationale - la Cour internationale de Justice - qui a clairement précisé que le mur et la barrière construits jour après jour par les autorités israéliennes était illégal. La Cour s’est prononcée non seulement pour l’arrêt de sa construction mais aussi pour sa démolition et le dédommagement des personnes spoliées. Tout cela se déroule au vu et au su de tout le monde. Et qu’est ce qu’on entend ? Rien ! Silence de la « communauté internationale » qui n’a pas de mots assez fermes, d’un autre côté, pour demander aux nouvelles autorités palestiniennes de « calmer » le jeu à Gaza. Selon Sharon, cela c’est déjà la « dernière chance » pour Abou Mazen ! Combien de temps encore ce « deux poids, deux mesures » ? Combien de temps encore ce lâche silence des « maîtres du monde » ? Combien de temps encore cette guerre va-t-elle durer ? Car à ne pas vouloir l’arrêter et même l’imposer c’est qu’on veut qu’elle dure. Tout le monde parlait d ‘une page nouvelle s’ouvrant au Proche-Orient après l’élection de Abou Mazen. Déjà on gâche tout dans un silence assourdissant. Gouvernements, Quartet, ONU : réagissez ! Cette exigence doit s’imposer.

UNE MAJORITE D'ISRAELIENS EN FAVEUR DU RETRAIT Le 22 01 2005
Le gouvernement de désengagement du Premier ministre Ariel Sharon bénéficie du soutien d’une majorité d’électeurs, selon un sondage effectué mercredi à la demande [du quotidien] Ha’aretz. Mené sous la direction du professeur Camille Fuchs, le sondage montre que la majorité de la population – et en particulier les électeurs de gauche et du centre – soutient le nouveau cabinet et le plan de désengagement. Le sondage a cependant montré que si 38% de l’opinion approuvent la mise en œuvre du plan de désengagement, 38% appuient également un référendum sur la question.[...]

60% des Israeliens contre la souveraineté palestinienne sur Jérusalem Est Le 22 01 2005
Environ 54% des Palestiniens sont en faveur d'une solution à deux Etats sur la base des lignes de 1967 avec corrections de frontières, et sans retour massif des réfugiés, ce qui confirme qu'il s'est produit un changement dans l'opinion palestinienne depuis le décès de Yasser Arafat. Ces chiffres figurent dans une étude d'opinion à grande échelle auprès de 1.319 personnes, réalisée fin décembre. Ils contrastent avec un sondage similaire effectué en décembre 2003, qui montrait que seuls 39% des Palestiniens étaient en faveur d'un accord avec Israël. Une étude parallèle réalisée en Israël montre que 64% des personnes interrogées sont aujourd'hui en faveur d'un accord de paix définitif, contre les 47% qui soutenaient le même accord l'année dernière. Les sondeurs ont présenté aux personnes interrogées une série de propositions qui s'inspirent des paramètres Clinton de 2000 et des Accords de Genève de 2003, mais sans les nommer. La plupart des résultats des sondages parallèles montrent une augmentation significative du soutien à la réconciliation entre les peuples et à un accord de paix, et ce depuis que Mahmoud Abbas a remplacé Yasser Arafat. Le Dr Khalil Shikaki, qui dirige le Center for Palestinian Policy and Research à Ramallah, a réalisé son sondage au cours des derniers jours de 2004, alors que l'armée israélienne menait des opérations en Cisjordanie et à Gaza. Le Dr Yaakov Shamir, de l'institut Truman de l'Université hébraïque de Jérusalem, a réalisé son sondage avec la collaboration de l'institut Dahaf les 9 et 10 janvier 2005, en pleine crise des roquettes lancées sur Sderot. Pour une reconnaissance mutuelle Environ 63% des Palestiniens sont en faveur de la proposition selon laquelle, après la création de l'Etat de Palestine, et après que seront résolus les problèmes difficiles (dont les réfugiés et Jérusalem), soit publiée une déclaration reconnaissant l'Etat d'Israël en tant qu'Etat du peuple juif et l'Etat de Palestine en tant qu'Etat du peuple palestinien. Environ 35% des Palestiniens sont contre cette déclaration. En juin 2003, 52% étaient pour, et 46% contre. Du côté israélien, 70% se sont prononcés pour la reconnaissance mutuelle, et 16% contre. En 2003, 65% étaient pour, et 33% contre. Environ 63% des Palestiniens se sont dit tout à fait d'accord ou d'accord avec la proposition suivante : 'l'Etat de Palestine sera créé sur toute la bande de Gaza et sur toute la Cisjordanie, à l'exception des grands blocs de colonies qui seront annexés à Israël, étant entendu qu'ils ne représenteront pas plus de 3% [du territoire]. Israël évacuera le reste des colonies, et les Palestiniens recevront en échange un territoire identique en taille contigu à [la bande de] Gaza.' Environ 35% se sont déclarés contre ou tout à fait contre cette formule. En décembre 2003, 57% étaient pour, et 41% contre. En Israël, la même proposition est soutenue par 55% des personnes interrogées, 43% se déclarant contre. En 2003, 47% étaient pour, et 50% contre. Positions plus dures sur Jérusalem Sur Jérusalem, les opinions se sont durcies des deux côtés. Du côté palestinien, 44% des personnes interrogées se sont déclarées pour, et 54% contre, un accord où 'Jérusalem sera la capitale des deux Etats, Jérusalem Est capitale de l'Etat de Palestine et Jérusalem Ouest capitale d'Israël. Les quartiers arabes de Jérusalem, dont la Vieille Ville et Haram el Sharif / Mont du Temple, seront sous souveraineté palestinienne. Les quartiers juifs, dont le Quartier juif [de la Vieille Ville] et le Mur des Lamentations, seront sous souveraineté israélienne.' En 2003, 46% étaient pour et 52% contre. Du côté israélien, 39% sont pour et 60% contre (41% et 57% respectivement en 2003).

53% des Palestiniens se disent favorables à une force multinationale Le 22 01 2005
Environ 54% des Palestiniens sont en faveur d'une solution à deux Etats sur la base des lignes de 1967 avec corrections de frontières, et sans retour massif des réfugiés, ce qui confirme qu'il s'est produit un changement dans l'opinion palestinienne depuis le décès de Yasser Arafat. Ces chiffres figurent dans une étude d'opinion à grande échelle auprès de 1.319 personnes, réalisée fin décembre. Ils contrastent avec un sondage similaire effectué en décembre 2003, qui montrait que seuls 39% des Palestiniens étaient en faveur d'un accord avec Israël. Une étude parallèle réalisée en Israël montre que 64% des personnes interrogées sont aujourd'hui en faveur d'un accord de paix définitif, contre les 47% qui soutenaient le même accord l'année dernière. [...]Environ 53% des Palestiniens se disent favorables à la proposition suivante : 'Israël aura l'autorisation d'utiliser l'espace aérien palestinien pour manoeuvrer, mais l'Etat de Palestine jouira de la souveraineté sur son espace aérien, sa terre et ses ressources en eau. De plus, deux stations de surveillance israéliennes seront établies en Cisjordanie pendant 15 ans, et une force multinationale demeurera dans l'Etat palestinien et sur les frontières pendant une période indéterminée. La fonction de la force multinationale est de veiller à l'application de l'accord, défendre l'intégrité territoriale de l'Etat palestinien et surveiller les passages frontaliers, la Palestine étant démilitarisée.' 45% sont contre. En 2003, 23% y étaient favorables, et 67% opposés. Du côté israélien, 61% soutiennent cette approche, alors que 37% sont opposés à la l'inclusion de cette proposition dans tout accord de paix définitif.

Israël a réactivé discrètement une loi de confiscation des terres Le 22 01 2005
[...]Selon le quotidien israélien Haaretz, qui a révélé l'affaire le vendredi 21 janvier dans son magazine de fin de semaine, des terres et des biens immobiliers situés dans la partie orientale de Jérusalem et appartenant à des Palestiniens résidant en Cisjordanie ont été massivement confisqués par Israël, en vertu d'une loi ancienne qui permet à l'Etat de se dispenser par ailleurs de verser la moindre compensation financière. Dans un éditorial particulièrement sévère, Haaretz a condamné vendredi une mesure 'injuste' qu'il assimile à un 'vol' et à 'la pire des stupidités'. Le quotidien israélien s'étonne également qu'une telle décision ait été prise par le premier ministre, Ariel Sharon, alors que ce dernier a officiellement 'reconnu la nécessité de diviser cette terre entre deux nations'.[...]Cette clôture, qui dans certains quartiers de Jérusalem se transforme en mur de béton de 8 mètres de haut, enveloppe la ville sainte parfois au-delà des frontières municipales, déjà particulièrement étendues, tracées par Israël après l'annexion unilatérale de la partie orientale de Jérusalem après la guerre de 1967. De très nombreux propriétaires palestiniens résidant en Cisjordanie se sont retrouvés coupés de leurs biens, situés de l'autre côté de ce tracé. Après avoir tout d'abord espéré pouvoir disposer de permis leur permettant d'accéder à leurs terres ou à leurs maisons, ces propriétaires ont découvert avec stupéfaction qu'ils avaient été déclarés 'absents' par les autorités israéliennes, qui pouvaient, du fait d'une loi adoptée en 1950, confisquer leurs biens sans avoir à offrir le moindre dédommagement. La loi de 1950 avait permis à l'époque à Israël de prendre le contrôle des terres et des biens laissés par les réfugiés palestiniens qui avaient quitté le pays au moment de la guerre de 1948. Cette loi aurait pu s'appliquer à la partie orientale de Jérusalem dès son annexion, pour les possessions de personnes résidant en Cisjordanie. Mais les plus hautes autorités de l'époque, à commencer par le procureur général de l'Etat, selon Haaretz, s'y étaient opposées du fait du caractère particulièrement léonin [Note LCBC : Terme s’appliquant à un contrat totalement déséquilibré en faveur de l’une des deux parties] des confiscations qu'elle aurait permis. C'est cette loi qui a été remise au goût du jour le 8 juillet 2004, avec l'aval de l'actuel procureur général, également conseiller juridique du gouvernement, Menahem Mazuz. Les propriétaires déclarés 'absents' sont pourtant parfaitement identifiés, disposent de titres de propriété légaux et vivent parfois à proximité des biens confisqués. Selon l'ancien adjoint au maire de Jérusalem cité par Haaretz, Meron Benvenisti, 'la moitié des propriétés de Jérusalem-Est pourraient être concernées'. Ces confiscations s'intégreraient, selon Haaretz, dans le projet ancien qui consiste à ceinturer la partie orientale de Jérusalem de colonies israéliennes, pour la couper de la Cisjordanie et de l'agglomération de Bethléem, et à établir une continuité avec les colonies du Goush Etzion, situées dans le sud de la Cisjordanie. Ce projet vise à rendre illusoires les revendications palestiniennes réaffirmées par le nouveau président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, sur la partie orientale de Jérusalem. Selon le journaliste de Haaretz, des projets immobiliers seraient déjà dans les tiroirs pour les nouvelles terres confisquées. La décision du gouvernement israélien avait précédé d'un jour le jugement sévère rendu par la Cour internationale de justice de La Haye sur le principe de la construction de la 'clôture de sécurité'. Refusant de considérer cette clôture comme une réponse appropriée aux opérations terroristes, la Cour s'était inquiétée des 'faits accomplis' entraînés par sa construction, susceptibles, à terme, de modifier les équilibres démographiques sur le terrain, en violation du droit international, qui considère la Cisjordanie comme un territoire occupé. Depuis le début des travaux, le gouvernement israélien ne cesse de répéter que cette clôture est 'sécuritaire' et non 'politique', 'temporaire' et non 'définitive'. Les Palestiniens, au contraire, estiment qu'elle permet aussi d'annexer des terres supplémentaires et qu'elle menace leur projet d'Etat à Gaza et en Cisjordanie avec la partie orientale de Jérusalem comme capitale. L'enquête de Haaretz apporte des éléments de réponse qui donnent un certain crédit à cette seconde thèse.

Pressions américaines et israéliennes pour la démission du chef de l'UNRWA Le 22 01 2005
[Extrait] Le directeur de l’Agence de l’Onu pour l’aide aux réfugiés palestiniens (Unrwa), le Danois Peter Hansen, a affirmé à un journal danois qu’il avait été obligé par Kofi Annan, secrétaire général des Nations unies, de quitter son poste. Il a laissé entendre que sa démission forcée faisait suite à des pressions américaines et israéliennes. M. Hansen, dans la ligne de mire d’Israël pour son attitude critique envers les militaires israéliens dans les territoires palestiniens, souhaitait prolonger son mandat qui arrive à expiration le 31 mars. « J’ai offert de rester plus longtemps, mais on ne le souhaitait pas», a-t-il déclaré au quotidien Information (indépendant). Il n’a pas voulu spéculer sur les raisons de cette décision. Mais « ce n’est pas un secret », dit-il, « que plusieurs membres du Congrès américain ont collecté des signatures pour exiger mon départ ». [...]

Dépouiller de leurs biens les Palestiniens de Jérusalem-Est Le 20 01 2005
Le gouvernement de Sharon a mis en application la loi sur les Biens des Absents à Jérusalem-Est en juillet dernier, contrairement à la politique du gouvernement israélien, puisque la loi israélienne a été étendue à Jérusalem-Est après la guerre des Six Jours. La loi signifie que des milliers de Palestiniens vivant en Cisjordanie perdront la possession de leur patrimoine à Jérusalem-Est. Les officiels du gouvernement en estiment la valeur totale à des milliers de dunums, alors que d'autres évaluations indiquent que sa valeur pourrait atteindre près de la moitié des propriétés de Jérusalem-Est. La décision de gouvernement prise en juillet confirme une décision prise au sein du comité ministériel pour les affaires de Jérusalem un mois auparavant. La décision a été présentée au premier ministre et au Procureur Général et a reçu leur approbation, mais la décision n'a pas été rendue publique et n'est pas listée sur le site Web du bureau du Premier Ministre. La loi sur les Biens des Absents de 1950 stipule, parmi d´autres choses, qu´un absent est quelqu´un qui, à l´époque de la Guerre d´Indépendance, se trouvait dans 'toute partie de la terre d´Israel à l´extérieur de la zone d´Israel ' : la Cisjordanie et la Bande de Gaza. Selon la Loi, les biens des absents sont transférés sous l´autorité d´un Régisseur des Biens des Absents, sans que l´absent puisse réclamer de compensation. Quand Jérusalem-Est a relevé de la loi israélienne, le Procureur Général de l´époque, Meir Shamgar, a ordonné que la loi ne soit pas appliquée aux résidants de Cisjordanie qui possédaient des biens dans des parties de Jérusalem-Est qui étaient devenues des parties de l'état d'Israel. Le premier ministre Yitzhak Rabin a revu cette directive en 1993. Avec la construction récente de la barrière dans la région de Jérusalem, les propriétaires palestiniens de parcelles à Bethlehem et à Beit Jala ont demandé la permission de continuer de travailler dans leurs champs, qui sont sous la juridiction municipale de Jérusalem. L´Etat a répondu que les terres 'ne leur appartiennent plus, mais qu´elles sont sous la responsabilité du Régisseur des Biens des Absents.' Il y a des milliers de dunums de terres agricoles en jeu sur lesquelles les Palestiniens ont toujours cultivé des olives et des raisins. 'Les propriétés de ces personnes ont toujours été considérées comme des biens d'Absents, mais tout pendant que la barrière n'existait, ces personnes pouvaient aller sur leur propriété et tout allait très bien selon eux,' a dit un représentant juridique impliqué dans l´affaire. 'La barrière est le résultat du terrorisme. Il n'est pas juste qu'un homme devienne un absent parce que les liens à sa terre ont été coupés sans qu´il ait fait quoi que ce soit. Mais la moralité est une chose, et ce qui est écrit dans nos lois est autre chose.' Les propriétaires palestiniens et leurs avocats israéliens l´appellent 'une saisie de terre' et s'inquiètent également des projets naissants du Ministère du Logement qui pourraient construire sur une partie de la terre des Absents. 1 dunum == 1000 mètres carré Traduction : MG pour ISM-France

C'est le conflit le plus central, qui a des conséquences partout dans le monde Le 20 01 2005
[...]Il y a un peu d'espoir aujourd'hui au Proche-Orient, alors même qu'on a là, le conflit le plus ancien et le plus central. Et cet espoir est lié à un contexte nouveau : l'élection démocratique de Mahmoud Abbas comme président de l'Autorité palestinienne - et c'est une preuve de responsabilité, de maturité du peuple palestinien que le déroulement de cette élection il y a quelques jours. Nous voulons accompagner également les élections qui vont suivre, les élections municipales et législatives, qui vont conforter la légitimité de l'Autorité palestinienne - et à un gouvernement plus ouvert en Israël, dirigé par Ariel Sharon et aujourd'hui avec Shimon Pérès. A l'évidence, le souci du président américain, qui a été réélu, est d'utiliser les quatre années qui sont devant nous pour agir avec les Européens, avec les Russes, avec les Nations unies. Et donc, je pense que le moment est venu de faire de 2005, l'année de la paix entre les Israéliens et les Palestiniens. C'est la responsabilité de notre génération. C'est le conflit le plus central, qui a des conséquences partout dans le monde. Il faut aujourd'hui ensemble, Russes, Nations unies, Européens, Américains et avec tous les pays de la région, autour de la Palestine et d'Israël, remettre le Processus de paix en route. Et je suis sûr que c'est possible dans le contexte d'aujourd'hui. Nous savons ce qu'il faut faire : il y a une Feuille de route qui a été soutenue par tout le monde, et peut-être, pourrions-nous avancer avec ces nouveaux dirigeants, en nous appuyant sur cette Feuille de route, en mettant en œuvre ces décisions courageuses du gouvernement israélien de se retirer de Gaza et en réussissant ce retrait de Gaza. C'est l'objet de la première conférence que nous avons à Londres, dans quelques semaines, d'articuler ce retrait de Gaza avec le reste de la Feuille de route qui concerne la Cisjordanie et la création de l'Etat palestinien. Je suis sûr que, s'il y a une volonté aujourd'hui de tous, nous pouvons faire redémarrer ce Processus de paix. Et la France veut, avec ses partenaires européens, jouer son rôle pour aller dans ce sens. [...]

L'Onu reste dominée par un tiers-mondisme intransigeant Le 20 01 2005
[...]Dans cette partie à hauts risques, le continent européen, pourtant fort contributeur de l'assistance aux Palestiniens, se contentera d'exercer une influence morale. Et de redonner à Washington les encouragements qu'il attend. Mais guère plus ! La France, en s'alignant à tout propos sur la revendication arabe, a perdu l'estime d'Israël et donc toute vertu d'entregent. Le recours rhétorique à l'Onu ne vaut pas mieux : l'institution onusiaque [...] reste dominée par un tiers-mondisme intransigeant. Foin du Rwanda ou du Darfour, la bureaucratie onusiaque concentre tous ses traits sur son « vilain » habituel : l'Etat juif. [...]

Le directeur de l'UNRWA partira contre son gré Le 20 01 2005
Des informations venant de l'ONU et de Copenhague disent que Peter Hansen, le directeur en partance de l'UNRWA, quitte son poste contre son gré. Interviewé par un journal danois, M. Hansen a dit que le chef de l'ONU Kofi Annan avait rejeté sa proposition de rester. Des fonctionnaires de l'ONU cités par Reuters ont dit que ceci était dû à une longue campagne d'Israël et des Etats-Unis contre lui. M. Hansen a dit que de notoriété publique, plusieurs membres du Congrès des USA avaient pétitionné pour son départ. M. Hansen, un danois, a dirigé l'UNRWA depuis 1996. Il a été critique vis-à-vis de la conduite de l'armée israélienne dans les territoires occupés, et Israël a sans cesse demandé sa démission. M. Annan a dit lundi aux reporters que M. Hansen serait parmi les responsables de l'ONU qui quitteraient leur poste. Il reste jusqu'à l'expiration de son mandat en mars. 'Les USA s'opposent à sa prolongation' D'après Reuters, des responsables de l'ONU ont dit que les USA, premiers donateurs de l'agence, ont expliqué, contre la prolongation de M. Hansen, qu'il avait servi assez longtemps et que l'agence avait besoin de sang nouveau. Les USA ont été le seul pays du comité consultatif à s'opposer à la renomination de M. Hansen, selon un responsable de l'ONU pour Reuters. M. Hansen s'est souvent heurté aux responsables israéliens. Il a critiqué Israël sur les démolitions de maisons, qui selon lui, viennent d'une puissance de feu israélienne indiscriminée, et d'une politique israélienne qui, pense t'il, a contribué à l'effondrement économique et à la famine croissante parmi les quelque 1 million de réfugiés à Gaza. Attaques à répétition En octobre 2004, Israël a diffusé une bande vidéo qui d'après elle montrait des militants transportant un missile dans une ambulance de l'UNRWA. Ceci s'avéra faux, et l'armée israélienne fut forcée d'abandonner l'accusation. M. Hansen accusa le gouvernement israélien de disséminer ' délibérément de la propagande fausse, malveillante et provocatrice '. Mr Hansen a aussi été condamné fortement par Israël pour les commentaires qu'il a fait à la Canadian Broadcasting Corporation, où il a dit que son agence n'empêchait pas des membres du Hamas de travailler pour elle. ' Le Hamas, en tant qu'organisation politique, ne signifie pas que chaque membre est un militant, et nous ne faisons pas d'examen politique ni d'exclusion d'une conviction politique contre une autre, ' a dit M. Hansen. Israël a demandé une enquête de l'ONU. L'UNRWA a été créée pour soulager la crise des réfugiés Palestiniens qui a suivi la création de l'Etat d'Israël en 1948. Actuellement il fournit une aide alimentaire régulière à près de 1,5 millions de Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza. Il gère aussi des écoles et des cliniques et donne refuge à des milliers de Palestiniens jetés à la rue par la politique israélienne de destructions de maisons. Traduction de l'anglais : JPB

L'ARMÉE BRITANNIQUE FACE AU SCANDALE DES TORTURES Le 20 01 2005
Après l’affaire de la prison d’Abou Ghraib, qui a entaché l’armée américaine, c’est au tour de l’armée britannique de se voir pointée du doigt. « Epouvantables » et « choquantes », a déclaré le Premier ministre britannique, Tony Blair, au sujet des photos prises par des soldats britanniques, montrant des sévices infligés à des détenus irakiens. Mais il a insisté sur le fait que la grande majorité des 65 000 militaires ayant servi en Irak l’avaient fait avec « courage et faisant grand honneur à ce pays ». Ces clichés, qui scandalisent l’opinion outre-Manche, ont été mis à la disposition des médias mardi, au premier jour du procès de trois membres du régiment royal des fusiliers devant une cour martiale à Osnabrück, en Allemagne. Ils sont poursuivis pour mauvais traitements sur des civils. Mardi, l’un d’entre eux avait déjà plaidé coupable. Un juriste britannique a affirmé, hier, devant la cour martiale que les soldats britanniques basés en Irak avaient pourtant été instruits des droits des prisonniers.

Le conflit le plus ancien et le plus central Le 20 01 2005
[...]Il y a un peu d'espoir aujourd'hui au Proche-Orient, alors même qu'on a là, le conflit le plus ancien et le plus central. [...] Et donc, je pense que le moment est venu de faire de 2005, l'année de la paix entre les Israéliens et les Palestiniens. C'est la responsabilité de notre génération. C'est le conflit le plus central, qui a des conséquences partout dans le monde.[...]

Bush a rendu le monde dangereux, selon un sondage international Le 19 01 2005
La réélection de George W. Bush à la Maison blanche a rendu le monde plus dangereux, selon un sondage international. La BBC l'a rendu pubic mercredi, à la veille de l'inauguration du second mandat du président américain. [ats] - Sur 22 000 personnes interrogées dans 21 pays, une moyenne de 58 % ont exprimé cet avis, a rapporté la BBC en faisant valoir que l'étude 'met clairement en évidence que la réélection du président Bush a accru l'isolement de l'Amérique dans le monde'. Les alliés traditionnels de Washington en Europe sont très sensiblement d'un avis contraire avec 64 % pour la Grande-Bretagne, 75 % pour la France et 77 % pour l'Allemagne. Les Italiens sont également mécontents, mais dans une moindre mesure (54 %) de même que l'Australie (61 %). C'est en Turquie que le sentiment anti-Bush est le plus fort (82 %). Mais il est également sensible dans les pays d'Amérique latine, avec notamment 58 % au Mexique. Par ailleurs, l'opposition à l'envoi de troupes en Irak est générale, même parmi les alliés proches des Etats-Unis, comme la Grande-Bretagne, où ce sont désormais 63 % des personnes interrogées qui s'y disent hostiles. Globalement, 47 % des personnes interrogées considèrent l'influence américaine dans le monde comme négative. Cette absence de majorité absolue 'tend à indiquer qu'il existe un désir sous-jacent de rétablir les ponts avec les Etats-Unis', en conclut Doug Miller, président de Globscan.

Condominium de religieux extrémistes américains Le 19 01 2005
[...]Mais on ne doit pas oublier que la tâche d'Abbas est très difficile. Dans sa quête d'une Palestine indépendante, il fait face à un mur plus haut que celui érigé par Sharon dans les territoires occupés : un condominium de religieux extrémistes américains, palestiniens et israéliens qui, tous, tuent au nom de Dieu et d'Abraham, qu'ils revendiquent comme un héritage commun. [...] Comment se défaire du discours religieux est une question que toutes les parties doivent se poser. [...]

Il faut l'intervention d'un tiers pour sortir de ce cycle Le 17 01 2005
Chat Lemonde.fr - 'Ripostes' - Israël, Palestine : un fragile espoir[...] Electra : Pourquoi le Hamas a-t-il choisi de mettre M. Abbas en difficulté si rapidement après son élection ? Quel est le but de cette démonstration ? Leïla Shahid : Avant tout, parce qu'Ariel Sharon a donné au Hamas une opportunité de le faire en assassinant, le lendemain des élections, deux responsables du Hamas en plein centre de Ramallah. Le Hamas a donc répondu à cette agression volontaire par des attaques contre le poste de Karni, à Gaza, et le cycle de violence a repris. Je crois qu'aujourd'hui il faut réellement réaliser qu'il faut l'intervention d'un tiers pour sortir de ce cycle. Lila_1: Quel serait ce tiers ? Leïla Shahid : Le seul tiers légitime est bien sûr la communauté internationale, et en l'occurrence, le Quartet, qui a la responsabilité de mettre en œuvre le plan qu'il a rédigé, qu'il a fait adopter au Conseil de sécurité, s'il veut préserver sa crédibilité. De plus, je ne pense pas qu'il y ait un conflit régional au monde qui puisse se résoudre uniquement à travers les protagonistes eux-mêmes. Nous l'avons vu dans toutes les régions du monde, dans les Balkans, en Afrique, au Moyen-Orient. Il faut qu'il y ait un arbitre objectif pour s'assurer que chacun des protagonistes met en œuvre ce que les Nations unies lui demandent, et ce que les accords signés exigent. Electra : Sous quelle forme imaginez-vous cette intervention ? Qu'est-ce que le Quartet peut faire de plus ? Leïla Shahid : Pour le moment, le Quartet n'a absolument rien fait, à part d'écrire un ordre du jour avec des mesures claires à prendre d'un côté et de l'autre. Malheureusement, le président Bush a écrit une lettre à Ariel Sharon, le 14 avril 2004, où il permet au gouvernement israélien de modifier le contenu de la 'feuille de route' sans en référer aux autres partenaires du Quartet. Je crois donc que la première chose à faire, c'est qu'au plus haut sommet les membres du Quartet, à savoir les Américains, les Russes, les Européens et les Nations unies, se réunissent pour préciser comment ils comptent mettre en œuvre ce plan avec les deux protagonistes : Israéliens et Palestiniens, en respectant toutes les clauses de la 'feuille de route' sans réserve.

Israel se comporte comme un Etat au-dessus du droit Le 17 01 2005
[...]Bilal : La construction d'un mur, destiné à protéger les Israéliens bien que condamné par l'ONU, continue inexorablement. Comment est-ce possible ? Leïla Shahid : Par le fait qu'Israël se comporte comme un Etat au-dessus du droit. Un Etat qui refuse d'appliquer toutes les résolutions des Nations unies depuis 1967, et les Etats membres des Nations unies permettent à Israël de se comporter ainsi, puisqu'ils ne prennent aucune sanction, ni politique, ni économique, ni diplomatique, à l'encontre du gouvernement israélien. [...]

La colonisation continue des territoires et de la confiscation des terres Le 15 01 2005
[Extraits du texte 'Lueur dans la nuit' paru dans le n° 59 de Tribunes Socialistes, journal du groupe socialiste de l’Assemblée nationale]Membre de la mission d’observation électorale du Parlement français pour veiller au bon déroulement de l’élection présidentielle en Palestine, j’ai été profondément touchée par la confiance des Palestiniens dans l’expression démocratique comme moyen d’atteindre la paix, sorte d’ultime espoir au milieu d’une vie quotidienne particulièrement difficile. Car il faut bien prendre conscience du morcellement des territoires occupés palestiniens et de ses effets. Ce morcellement n’est pas nouveau. Il procède tout d’abord de la colonisation continue des territoires et de la confiscation des terres. Il résulte aussi de la construction de routes sécurisées reliant les différentes colonies entre elles, de la multiplication des points de passage qui sont autant d’obstacles à la liberté de circulation des Palestiniens sur leur propre territoire. S’y ajoute également la volonté d’isoler la partie orientale de Jérusalem de la Cisjordanie. Enfin, l’édification du mur qui, parfois, va jusqu’à couper en deux les villes et villages, parachève l’isolement des Palestiniens. La vie quotidienne de la population en est considérablement affectée.[...]

Entrée en force de l'Europe dans le processus de résolution du conflit israélo-palestinien Le 15 01 2005
[Extraits du texte 'Lueur dans la nuit' paru dans le n° 59 de Tribunes Socialistes, journal du groupe socialiste de l’Assemblée nationale] [...]Il est donc urgent pour l’Europe d’intervenir, pour ne pas se résoudre à une Palestine éclatée, morcelée autour de quelques villes, véritables bantoustans, avec une souveraineté réduite et une dignité amoindrie. Ramallah n’est guère plus éloignée de nous que Sarajevo ! Il faut créer une alternative à l’unilatéralisme américain (soutien inconditionnel d’Israël) par l’entrée en force de l’Europe dans le processus de résolution du conflit israélo-palestinien – et particulièrement du Parlement européen. L’Europe ne doit pas seulement agir dans l’humanitaire mais développer une véritable approche politique. [...]

L'envoi de forces d'interposition serait une mesure efficace pour empêcher l'escalade militaire Le 15 01 2005
[Extraits du texte 'Lueur dans la nuit' paru dans le n° 59 de Tribunes Socialistes, journal du groupe socialiste de l’Assemblée nationale]L’envoi de forces d’interposition serait une mesure efficace pour empêcher l’escalade militaire et terroriste d’une part et pour assurer aux négociateurs une période suffisamment longue pour discuter et faire aboutir ces discussions. Le maintien d’observateurs pour le déroulement des élections législatives qui vont suivre la présidentielle peut être une première étape en ce sens. L’engagement de personnalités incontestées telles que Michel Rocard ou Jimmy Carter sont déjà de bon augure.[...]

LE PARTI SOCIALISTE DOIT ÊTRE DU COMBAT POUR LE DROIT DES PEUPLES À DISPOSER D'EUX-MÊMES AU PROCHE-ORIENT Le 15 01 2005
[Extraits du texte 'Lueur dans la nuit' paru dans le n° 59 de Tribunes Socialistes, journal du groupe socialiste de l’Assemblée nationale] [...] Mais, alors qu’il est frappant de constater que Jacques Chirac est particulièrement apprécié parmi les Palestiniens – les hommages militaires rendus à Yasser Arafat par la France les ont profondément marqués, il faut constater le désamour de la gauche socialiste dans les pays arabes où les peuples vivent ce conflit à fleur de peau. Il est donc particulièrement nécessaire que les représentants du parti socialiste œuvrent à la paix. Parti internationaliste, défendant l’universalité des droits de l’Homme et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, le Parti socialiste doit être de ce combat. Chaque élu socialiste, dans sa région, son département, sa commune, au Parlement bien sûr, doit s’investir pour faciliter les négociations de paix. Certains l’ont déjà fait. La situation de pourrissement aujourd’hui à l’œuvre au Proche-Orient ne peut être acceptée. Il faut offrir un débouché à la volonté démocratique des Palestiniens afin de vaincre la peur – réelle – des Israéliens.

La question du mur portée à la présidence de l'Assemblée nationale Le 14 01 2005
Mercredi 12 janvier, une délégation de la 'Plateforme des ONG françaises pour la Palestine' et du 'Collectif national pour une paix juste entre Palestiniens et Israéliens' a porté les 200 000 pétitions contre le Mur au Président de l'Assemblée nationale, Jean-Michel Debré. La rencontre s’est avérée positive selon les membres de la délégation. ' Nous avons rencontré un homme qui partage nos points de vue ' a ainsi indiqué Stéphane Hessel, lors de la conférence de presse. La délégation, composée de Bernard Ravenel, Michel Roy, Mouloud Aounit, Stéphane Hessel, Jean-Pierre Dubois[1], et d’une représentante des Femmes en Noir, a présenté les premiers résultats de la Campagne Internationale contre le Mur, lancée en septembre 2003 auprès des citoyens et des élus, parlementaires ou non. Au total, 200 000 signatures de pétitions citoyennes demandant l'arrêt de la construction du mur et le démantèlement de la partie déjà construite et 300 signatures de parlementaires français et européens demandant à l'Union européenne ' d’agir sur le plan diplomatique pour mettre fin à ces violations de Droit International qui mettent en péril la paix et la sécurité '. La campagne s’appuie actuellement sur l’avis du 9 juillet 2004 de la Cour Internationale de Justice et sur la résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies du 20 juillet 2004 exigeant le démantèlement du Mur. Un échantillon de ces pétitions a été présenté au président de l’Assemblée nationale, dont notamment le Conseil général d’Ille et Villaine qui a adopté le vœu à l’unanimité. La délégation, reçue pendant près d’une heure, a pu présenter à Jean Michel Debré ses quatre principales demandes : qu’il se positionne, en tant que représentant de l’Assemblée nationale, contre la construction du mur dans les territoires palestiniens afin que la France respecte la décision prise par la CIJ ; qu’il prenne l’initiative de mettre en place des débats au sein de l’Assemblée nationale, de développer la coopération interparlementaire et enfin qu’il encourage des missions parlementaires dans les territoires palestiniens avec des représentants des sociétés civiles française, palestinienne et israélienne œuvrant pour la Paix entre les deux peuples. Pour l’essentiel de ces questions, ' les réponses ont été pour le moins très encourageantes ' a déclaré Stéphane Hessel. Jean Michel Debré aurait ainsi rappelé qu’il était depuis très longtemps un adversaire déterminé du Mur. Ce ' Mur est illégal et doit être condamné. C’est inacceptable '. De plus, le président de l’Assemblée nationale a affirmé avoir des relations très sympathiques avec beaucoup de Palestiniens. Stéphane Hessel a qualifié la position de Debré ' équilibrée et favorable à la paix '. Le Président de l’Assemblée Nationale a en effet insisté sur le fait qu’il était important de ne pas seulement condamner mais d’aller vers la paix. Quant aux autres points abordés, ce dernier a clairement indiqué que c’était de son rôle d’essayer de travailler en bonne liaison avec les différentes personnalités du Parlement. Il réfléchirait ainsi à l’idée d’effectuer un voyage en Palestine avec des Parlementaires et envisage également d’engager un débat sur le mur au sein du Parlement français avec réponse du Premier ministre. Cette ' entrevue fructueuse ' s’inscrivait de plus dans un contexte favorable selon Bernard Ravenel. Le contexte nouveau pourrait permettre aux Palestiniens d’entrer dans un processus de négociations. ' Des pressions et des sanctions à l’égard du gouvernement israélien sont plus que jamais nécessaires afin de réaliser une paix basée sur le respect du droit international ' indique la pétition à l’initiative de la Coordination des ONG européennes travaillant sur la Palestine. Une mesure concrète en serait le démantèlement du mur. Néanmoins, Stéphane Hessel a insisté sur l’énorme travail qui reste encore à accomplir : ' Ne soyons pas naïfs. Ne soyons pas non plus trop optimistes. L’obstacle qui reste à franchir est très sérieux. Aucun Parlement européen, aucun Parlement français n’est encore suffisamment courageux pour faire véritablement une pression, accompagnée de véritables menaces, pour qu’elle soit vraiment efficace '. Une manière de rappeler que cette rencontre s’inscrivait dans une véritable continuité et ne constitue pas un aboutissement de la campagne contre le Mur. Celle-ci est loin d’être terminée, et ce malgré les 200 000 pétitions recueillies en France, malgré le fait que 150 Etats aient pris acte de l’avis de la CIJ dans la résolution de l’association générale des Nations Unies. Mouloud Aounit a insisté durant la conférence de presse sur l’importance de la continuité de cette action qui elle-même s’inscrit au nom de la justice, du droit et de l’universalisme. Les nouveaux défis à relever ? La délégation a insisté sur trois grands axes à suivre : accentuer les actions de sensibilisation et d’interpellation des élus politiques, officialiser le débat via des réunions parlementaires puis s’adresser directement, ' à un moment ou un autre ', au Président de la République. Des revendications plus que jamais d’actualité dans cette période de transition politique en Palestine.

Ils [les pays arabes] refusent de soutenir la résistance en Irak et en Palestine Le 13 01 2005
L’attitude des Arabes vis-à-vis des victimes de la catastrophe en Asie du Sud déçoit à tout point de vue. Je dirai plus : elle est honteuse. Les aides ont été accordées avec parcimonie, la mobilisation populaire a été lamentable et les réactions officielles affligeantes.[...]Est-il nécessaire de rappeler que l’immense majorité des victimes de cette catastrophe humanitaire sont des musulmans ? Qu’en est-il de tous ces discours que les pays arabes nous ont assénés sans relâche sur la fraternité islamique ? Si les pays arabes, et plus particulièrement les pays du Golfe, étaient pauvres, nous pourrions leur trouver des excuses. Or ils ne savent plus que faire de leur argent, surtout depuis que les cours du pétrole ont atteint des niveaux records. S’ils refusent de soutenir la résistance en Irak et en Palestine, de peur de s’attirer les foudres de l’Amérique, qu’ils fassent alors au moins leur devoir en aidant les victimes de cette catastrophe ! Et afin de ne pas être accusé de nous en prendre aux seuls pays du Golfe, ajoutons l’insolite Libye, qui, avec son immense richesse pétrolière et son chef inculte, n’a offert que 2 millions de dollars, alors que son pétrole lui rapporte 20 milliards par an.[...]On pouvait supposer que les Arabes se montreraient très affectés par ce qui est arrivé à ces peuples qui, en plus d’être musulmans, ont toujours été solidaires de nos causes. Les musulmans de l’Inde, du Pakistan, de la Malaisie et de l’Indonésie manifestent régulièrement leur soutien aux Arabes et condamnent les crimes des Américains en Irak et des Israéliens en Palestine. Nous, de notre côté, nous ne faisons preuve d’aucune solidarité et portons sur eux un regard arrogant et raciste. De même, nous nous montrons injustes et durs envers les travailleurs immigrés originaires de ces pays. Et ce malgré le fait que ces peuples ont réalisé d’énormes progrès sur le plan du développement économique, scientifique et politique, et auraient de quoi se montrer plus hautains envers nous. Les Indiens, que nous traitons avec dédain dans les pays du Golfe, ont établi la plus grande démocratie du monde et offrent un exemple admirable de coexistence entre minorités ethniques et religieuses. Quant au Sri Lanka, pays qui chez nous évoque surtout l’image de la servante, il compte parmi les tigres économiques de l’Asie, vit une expérience démocratique prometteuse et admet un véritable pluralisme des partis politiques. Notre attitude à l’égard du Sri Lanka est d’autant plus affligeante que ce pays a refusé, malgré son besoin impérieux du moindre sou, du moindre médicament, l’aide proposée par Israël, par respect pour la sensibilité des Arabes, ces Arabes qui ne lui ont rien donné en retour.

Pétition des élus contre le mur Le 13 01 2005
Une délégation d’élus et de représentants d’associations réunies au sein de la plate-forme des ONG françaises pour la Palestine, s’est rendue hier à l’Assemblée nationale. Ils ont amené à son président, Jean-Louis Debré, 200 000 pétitions, dont 300 signées par des élus demandant à l’Union européenne de « prendre des mesures contre la construction du mur dans les territoires palestiniens ». La délégation dans laquelle se trouvait la sénatrice communiste Hélène Luc, ainsi que l’ambassadeur Stéphane Hessel s’est entretenue avec Jean-Louis Debré. Exprimant son accord avec les revendications figurant dans la pétition, ce dernier s’est engagé à inviter Jean-Pierre Raffarin à participer à un débat sur ce thème à l’Assemblée. Par ailleurs, selon Hélène Luc, l’envoi de délégations de sénateurs et de députés en Palestine serait à l’étude.

C'est comme une suture, une cicatrice qui défigure l'état d'Israel et la Palestine Le 12 01 2005 à PARIS
[transcrit par LCBC] La campagne s'appelle 'Stop The Wall', en français 'Arrêtez le mur'. Une délégation de la Plate-forme des ONG pour la Palestine qui regroupe une centaine d'ONG, a remis une pétition au président de l'Assemblée Nationale Jean-Louis Debré c'était ce matin [12/01/05] 200 000 signatures de citoyens, ils réclame l'arrêt de la construction du mur en Israel et la Palestine. Il s'étire sur près de 300 km et devrait en faire 650 km à la fin de l'année, un mur de sécurité pour l'état hébreux, un mur qui annexe des territoires palestiniens pour leurs opposants, Nathalie Bourrus : C'est comme une suture, une cicatrice qui défigure l'état d'Israel et la Palestine, c'est un mur de 650 km à terme, de 8 mètres de hauteur gris-béton. C'est une question de sécurité affirme l'état hébreux constatant en effet qu'il y a moins d'attentats depuis que le mur est là. Pour une centaine d'ONG, c'est un rempart à la paix. Ces ONG ont donc remis une pétition à Jean-Louis Debrè aujourd'hui, 200 000 signature dont celle de 71 parlementaires français. Stéphane Hessel, ancien ambassadeur rapporte les propos du président de l'assemblée Nationale : 'il condamne le mur sans ambiguïté, en tant que juriste lui même il estime que ce mur est illégale'. NB: Est ce qu'un débat au parlement est envisageable, est ce qu'il vous a parlé de cela ? Stéphane Hessel : 'il a clairement l'impression, je le dit tout a fait franchement, qu'il faut laisser un peut de temps après l'élection de Mahmoud Abbas, après les premiers contacts qui vont se prendre. Mais il estime aussi que le moment viendra, et il pense que cela peut être avant les législatives Palestiniennes du mois de juillet pour des missions parlementaires. NB : L'existence de ce mur a été condamnée 2 fois de façon internationale en 2004. Dans une résolution des Nations Unies parce qu'il annexe des territoires palestiniens, puis par la cours internationale de justice de la Hayes dans un avis. Bernard Ravenel le président de la plate-forme des ONG pour la Palestine : 'Les états qui ont soutenu cet avis sont partie prenante de cet avis, c'est à dire qu'ils doivent faire respecter cet avis de la cours internationale, faire respecter par les moyens qui sont prévus, à savoir des pressions économiques ou des pressions politiques' NB : La France est prête à faire quoi ? Bernard Ravenel : 'Non pour le moment il semble que le vote qui a eu lieu à l'assemblée générale des Nations Unies qui est un consensus de l'ensemble des 25 pays de l'Union Européenne à été conditionné par le fait qu'aujourd'hui les pays européens ne s'engageraient pas dans une procédure si j'ose dire de sanctions'. NB : Bernard Ravenel tient à rappeler que 2 associations juives pour la paix soutiennent ce mouvement contre le mur ainsi que de nombreux israeliens.

Présence internationale sur la route Philadelphie Le 11 01 2005 à GAZA
[...]Le troisième scénario devrait être imposé à Israël car il suppose une présence internationale sur la route Philadelphie et dans le port et l’aéroport (reconstruits), assortie d’une vraie liberté de déplacement vers l’Egypte et le monde extérieur. Les Egyptiens et les Anglais semblent chercher à persuader les Américains des avantages de ce scénario. On parle déjà de 750 soldats égyptiens, d’un contingent néerlandais pour contrôler le port... . La banque mondiale s’impliquerait, et l’on envisagerait de donner à 35 000 palestiniens le droit de travailler en Israël.[...]

Politique permanente de purification ethnique douce de Jérusalem Le 11 01 2005 à JERUSALEM
[...] Les Palestiniens ont aussi besoin d’un soutien d’Israéliens pour la paix, à propos du vote des habitants de Jérusalem. Nous avons évoqué ce problème pendant notre réunion puis nous avons rencontré des membres du « comité palestinien pour les élections » de la ville. Il y avait là des représentants de plusieurs tendances politiques, y compris de certaines qui n’appellent pas à participer aux présidentielles, mais cette question du vote des Palestiniens de Jérusalem est essentielle pour tous, et pas seulement pour les élections futures. Les autorités israéliennes mettent tout en œuvre pour empêcher les scrutins, et c’est là une des facettes apparentes d’une politique permanente de purification ethnique « douce » de Jérusalem. Tout est fait pour accréditer l’idée que les Palestiniens sont des étrangers dans leur ville. Lors des élections de 1996 les Jérusalémites n’avaient été autorisés à voter que dans des bureaux de postes ou ils glissaient l’enveloppe contenant leur bulletin...dans une boite aux lettres, comme s’il s’agissait d’un vote par correspondance de résidents étrangers ! Pire les provocations s’étaient multipliées à l’abord de ces bureaux de vote pour dissuader les Palestiniens de voter (barrage de police, électeurs filmés, etc...). La majorité des habitants de Jérusalem vit en permanence dans la crainte de se voir privé de carte d’identité, ou de carte d’assurance sociale, d’être considéré comme « étranger », expulsable. Cette fois ci les provocations ont repris, bien avant le premier scrutin et à grande échelle : candidats empêchés de faire campagne, menaces sur les personnes qui désireraient participer aux bureaux de votes, etc. Quand nous parlons de l’expérience des élections parallèles organisés par les Albanais du Kosovo, ils nous répondent que les pressions et le quadrillage israélien rendent impossible ce type d’organisation. Ils sont amers aussi vis à vis de la communauté internationale trop passive par rapport à l’étouffement de la Jérusalem palestinienne, et de l’Autorité palestinienne qui a accepté de commencer à organiser les élections municipales sans avoir réglé la question du scrutin de Jérusalem Est. Cet étouffement est aussi palpable quand on voit le mur, horrible limace grise avec ses miradors, que les israéliens continuent de construire sur le territoire palestinien tout autour de la ville, et dont nous mesurons la progression en allant passer quelques heures à Ramallah. [...]

Les vents de l'idéologie raciste de la guerre des civilisations Le 11 01 2005
[...] Le pire pourrait être que rien n’arrive vraiment, rien que le statut quo hideux, à l’ombre du Mur en Cisjordanie et des barbelés d’Erez et de Rafah, tandis qu’un fantôme d’Etat palestinien gèrerait tant bien que mal plusieurs vaste zones de concentration, façon Gaza, et tandis que l’Etat d’Israël s’enfoncerait dans son nationalisme exclusiviste conforté par les vents de l’idéologie raciste de la « guerre des civilisations » qui soufflent d’Occident. Ce pire là, cette réalité d’apartheid, est en route sur le terrain. L’autre route, celle d’une paix aussi juste et aussi durable que possible, des hommes et des femmes de Palestine et d’Israël s’efforcent de la tracer. Mais qui prend en considération la « feuille de route » des sociétés civiles, la nôtre ? [...]

[le mur] C'est une situation gravissime. Le 08 01 2005
[Michel Rocard lors du 20 Heures devant le mur d'annexion :] Vous voyez là cette fameuse barrière. Des dizaines ou des centaines de milliers de paysans sont coupés de leurs champs. Des enfants sont séparés de leurs écoles. C'est une situation gravissime.

La Palestine fait partie de cette région dans laquelle l'Union attend un plein respect des droits de l'homme Le 07 01 2005
La Palestine fait partie de cette région que, depuis l'élargissement, nous appelons le 'nouveau voisinage de l'Europe' et dans laquelle l'Union attend un plein respect des droits de l'homme et de la démocratie.

Le plus important est le soutient Européen Le 06 01 2005
[...]On espère surtout qu'Abbas fera évoluer les positions d'Israel. Par rapport aux Etats-Unis, les Palestiniens sont soulagés : 'au moins ils veulent adresser la parole à Abbas'. Mais le plus important est le soutient Européen. Plus que jamais l'Europe est considérée comme une puissance amie.

Une colonisation définitive de la Cisjordanie Le 06 01 2005
[...] alors que les media et les leaders d’opinion louent le nouveau plan ils oublient inévitablement les 6,1 % qui doivent être ajoutés aux 11,8 % annexés par les colonies et les 29,1 % coupés du reste du monde dans la Vallée du Jourdain, sans parler de la terre additionnelle qui a aussi été volée aux Palestiniens pour la construction des routes 'pour colons seulement', ce qui fait un total de 47 % de la Cisjordanie, ce qui correspond exactement aux 47% qu’Israël avait l’intention d’annexer avant les prétendues modifications. [...] A Beit Duqqu, un fermier palestinien debout face aux destructions causées par le mur d’Apartheid demande : 'vous nous avez pris notre pays, tué nos enfants. Vous avez détruit nos maisons, éventré nos champs au bulldozer, construit vos colonies ; que voulez-vous de plus ? Pourquoi le mur ? Vous voulez nous mettre en cage comme des rats, vous voulez nous mettre face à une porte de prison, et commencer à nous compter comme si nous étions des animaux ? '. Le Peuple palestinien n’acceptera jamais une vie dans de telles conditions, alors que l’occupation a été renforcée par ce qui semble une colonisation définitive de la Cisjordanie. Ceci représente l’ultime étape du système d’Apartheid qui surpasse les plus noirs moments de l’Afrique du sud, car il inclut l’anéantissement de notre peuple. Nous n’accepterons jamais de voir notre terre volée et ravagée, notre dignité bafouée, nos droits les plus fondamentaux violés tous les jours, nos lieux saints confisqués devant nos yeux et la ville de Jérusalem, la capitale économique, historique et culturelle de la Palestine annexée et inaccessible à notre peuple. [...]

Voyant que sa supériorité militaire lui permettait d'annexer 58 % de la Cisjordanie,Israël a choisi de s'emparer de tout Le 05 01 2005
[...]Désormais, le temps presse. Pendant que les médias du monde entier décortiquent les plans unilatéraux d'Ariel Sharon, son armée, son mur et le développement des colonies anéantissent la possibilité matérielle d'une paix fondée sur la coexistence entre deux Etats. Personne ne s'est privé de désigner des coupables mais l'on n'a guère fait d'efforts pour comprendre pourquoi toute solution pacifique est systématiquement contrecarrée. Il faut s'interroger sur la pertinence même de la vision actuelle, une vision déterminée, depuis les accords d'Oslo, par le concept israélien de sécurité. Une sécurité fondée sur la puissance militaire israélienne avec la collaboration d'une forte police palestinienne. Cette manière de voir simpliste a toujours sous-entendu que les Palestiniens ne pouvaient être contrôlés que par la force, dans un Etat policier. Cette approche résulte des faiblesses fondamentales des accords d'Oslo, et plus particulièrement de l'abandon des critères de la conférence de Madrid - le respect de la légalité internationale et des résolutions des Nations unies -, ce qui a laissé la porte ouverte à une occupation militaire israélienne interminable. (...) Le résultat a été catastrophique. Plus la force militaire israélienne faisait pencher l'équilibre en faveur d'Israël, moins les différents gouvernements de droite avaient de raisons de céder sur les concessions minimes prévues par les accords d'Oslo. Au contraire, voyant que sa supériorité militaire lui permettait d'annexer 58 % de la Cisjordanie, Israël a choisi de s'emparer de tout ce qu'il pouvait plutôt que de se contenter des bribes qu'Oslo lui allouait. [...]

Marginaliser l'extrême droite des colons et des plus enragés Le 04 01 2005
[...]A partir du moment où Sharon a compris que l'occupation de Gaza ne peut pas être éternelle, que ça ne tient pas... c'est pas un jugement philanthropique cette décision, c'est un jugement stratégique. Il ouvre un conflit avec son extrême droite. Et depuis toujours beaucoup de gens pensent, et je suis de ceux-là, que la condition pour qu'Israël ait une coalition favorable à la paix, c'est de marginaliser l'extrême droite des colons et des plus enragés des gens qui pensent que la force peut tenir longtemps. Alors c'est ce qui se passe, et l'entrée de Shimon Peres traduit ça. [...]

L'ENGAGEMENT DES TROUPES EN IRAK DESSERT LA NOUVELLE DOCTRINE DE DÉFENSE NIPPONE Le 03 01 2005
Le Japon cède aux «Faucons» Par Jean-Marie BOUISSOU. Le 10 décembre, le gouvernement japonais a approuvé de nouveaux principes pour la défense nationale et une nouvelle loi de programmation militaire. Dans le même temps, le Livre blanc de la Défense mentionne pour la première fois la Chine comme une menace potentielle pour la sécurité en Asie, et le Premier ministre Junichiro Koizumi a prolongé d'un an la mission du contingent japonais en Irak. Il s'agit d'une étape décisive dans le processus engagé depuis une quinzaine d'années par les dirigeants japonais pour affranchir l'armée nippone des limites que lui impose depuis 1947 l'article 9 de sa Constitution, tout en se défendant de remettre en cause la célèbre «clause pacifiste». Par l'article 9, le Japon a renoncé «pour toujours à l'usage de la force comme moyen de régler les différends internationaux» et s'interdit «de maintenir pour cela des forces terrestres, navales et aériennes». Néanmoins, son armée de terre et sa force aérienne sont aujourd'hui comparables à celles de la France.|...] Le pacifisme institutionnel, longtemps soutenu par une grande partie de l'opinion, n'est plus guère qu'un souvenir depuis que le Parti socialiste, qui en était le porte-parole, a implosé en 1996. La mémoire de la guerre s'efface dans les jeunes générations, souvent remplacée par un sentiment d'irritation contre la Chine et la Corée, coupables de rappeler sans cesse au Japon ce passé déplaisant. Habilement amplifiée et manipulée, la menace que constitue un régime nord-coréen imprévisible, doté d'armes de destruction massive capables d'atteindre l'archipel, a fait le reste. Même l'envoi des forces japonaises en Irak, pourtant désapprouvé par 45 % à 60 % de la population selon les sondages [LCBC à lu 75% ailleurs], n'a pas cristallisé d'opposition très active. Les «faucons» avaient la voie libre, et ils en ont profité pour avancer. [...] L'interdiction d'exporter des armements a été écornée pour permettre au Japon de participer plus activement au programme de défense antimissiles américain, et nombreux sont ceux qui ont intérêt à élargir cette brèche. Tous les «faucons» du PLD ne proclament pas le même attachement que le Premier ministre au principe pacifiste, et ils sont portés par un courant néocolonialiste très organisé, qui a un impact médiatique considérable, à défaut d'être majoritaire dans l'opinion. Plus inquiétante encore est la désignation provocante de la Chine comme menace par le Livre blanc de la Défense. Les relations entre les deux géants asiatiques n'ont cessé de se dégrader au plan politique depuis l'arrivée au pouvoir de Junichiro Koizumi, et sont aujourd'hui glaciales. Les frictions se multiplient entre les marines des deux pays. Tokyo veut réduire, voire supprimer son aide au développement à la Chine, que Pékin considère comme un dû pour les souffrances que le Japon lui a jadis infligées. Si un conflit est impensable, on ne peut que s'inquiéter de voir que les deux puissances dont dépend l'avenir de la région semblent incapables de penser leurs relations autrement qu'en termes de rapports de force et multiplient les provocations (M. Koizumi ne manque pas une visite au sanctuaire Yasukuni, qui abrite les mânes des criminels de guerre nippons, et la Marine chinoise multiplie les incursions dans les eaux japonaises). Même si le réalisme brutal et le nationalisme au front bas ont été remis à la mode par George Bush, on peut déplorer de voir Tokyo y céder comme si soixante ans de pacifisme officiel n'avaient rien changé dans les mentalités des dirigeants nippons. Il est encore plus regrettable que l'engagement en Irak constitue l'acte de baptême de la nouvelle doctrine japonaise. On ne pouvait faire pire que de fonder la démarche qui doit redonner au Japon un rang international conforme à sa puissance en l'associant, fût-ce sous couvert d'une mission «principalement (sic) humanitaire», à une guerre voulue à toute force par une administration américaine aveuglée de certitudes idéologiques, justifiée par des mensonges et souillée par les ignominies d'Abou Grahib. Il est à craindre que l'engagement dans ce sanglant bourbier ne soit le péché originel de la nouvelle politique de Tokyo. Pour adapter à la réalité d'après le 11 septembre le principe pacifiste que le Japon entend toujours incarner à la face du monde, ses dirigeants n'auraient pu choisir une plus mauvaise cause. Ils risquent fort d'y laisser leur crédibilité.

PROTÉGER LES TERRES PALESTINENNES Le 01 01 2005
sur le modèle du conservatoire du littoral

les crimes de génocide, contre l'humanité, de guerre et d'agression Le 31 12 2004
L’ambition de faire prévaloir une justice pénale internationale est fort ancienne. [...]L’acte de naissance de la justice pénale international n’interviendra cependant qu’au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale avec la création des Tribunaux de Nuremberg et de Tokyo. Sur le plan juridique, la valeur fondatrice du tribunal de Nuremberg réside dans la définition des infractions pénales internationales : les crimes contre la paix, les cimes de guerre et les crimes contre l’humanité. Le statut de la CPI n’est guère éloigné de cette définition. Il reconnaît dans son article 5, quatre crimes : les crimes de génocide, les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et les crimes d’agression.

Il y a 2000 ou 4000 ans, Il y ont cru à tes histoires de terre promise Le 29 12 2004
[spectacle Mes Escuses :] Il y a 2000 ou 4000 ans, Il y ont cru à tes histoires de terre promise et de peuple élu, il y on cru les gas, il y on cru à tes blagues, même encore maintenant.

Le mur de sécurité et les colons entravent la récolte des oliviers. Le 27 12 2004
La récolte des olives s'annonce mal pour les agriculteurs palestiniens de Beit Amin, dans le nord de la Cisjordanie. Un tiers de leurs champs d'oliviers se trouvent du mauvais côté de la barrière de sécurité qu'érige Israël le long du territoire palestinien. Le village jouxte la colonie juive de Shaarei Tikva (la porte de l'Espoir, en hébreu), protégée par la barrière construite ici il y a un an ­ une clôture grillagée haute d'environ trois mètres. 'Nous avons perdu 1 500 dunums (150 hectares) de terres agricoles confisquées pour la construction de la barrière et 30 % de nos oliviers', explique le maire, Yasser Omar. 'Le prix de l'huile d'olive a baissé de plus de 50 % depuis le début de l'Intifada, les hommes du village ne peuvent plus travailler en Israël et la crise économique nous frappe de plein fouet', ajoute le trentenaire, ex-courtier à Wall Street rentré au pays peu après les accords d'Oslo, en 1994. [...] Un officiel du ministère de l'Agriculture affirme qu'un million d'oliviers, sur un total de dix millions en Cisjordanie, ont été déracinés pour la construction du mur ou lors d'incursions israéliennes. Azzam Toubeileh ajoute que 200 000 oliviers se trouvent 'derrière le mur'. Jean-Luc Siblot, qui dirige le Programme alimentaire mondial dans les territoires, parle de 'nombreuses difficultés auxquelles font face les Palestiniens lors de la récolte des olives, à cause des check points, des couvre-feux de l'armée, du mur et des colonies qui les empêchent d'avoir accès à leurs champs'.[...]Harcèlement. Les habitants de Kfar Kaddoum, à une dizaine de kilomètres de Naplouse, se plaignent de leur mauvais voisinage avec les colons de Kaddoumin. Selon eux, ils les harcèlent, brûlent parfois leurs arbres et les rouent de coups. 'Ils débarquent sans crier gare et nous menacent avec leurs armes', déclare Alia, 29 ans, alors qu'elle et sa soeur Mirvat peignent les branches d'un olivier avec de petits râteaux pour en faire tomber les fruits verts. 'Les soldats ne nous protègent pas, ils protègent les colons', renchérit Mirvat.[...]Depuis le début de la récolte, en octobre, un adolescent palestinien a été abattu et un autre blessé près de Naplouse par des colons, alors qu'ils participaient à la cueillette des olives.

ANGELINA JOLIE VISITE DES CAMPS DE RÉFUGIÉS PALESTINIENS Le 27 12 2004 à BEYROUTH
L'actrice américaine Angelina Jolie, en visite privée au Liban, s'est rendue dans des orphelinats et des camps de réfugiés palestiniens. L'ambassadrice de bonne volonté de l'ONU était accompagnée de son fils adoptif Maddox, âgé de trois ans. En venant à la veille de Noël au Liban, pays qui a subi pendant 15 ans les ravages d'une guerre qui a fait des milliers d'orphelins, la star a 'souhaité établir des contacts directs avec les enfants abandonnés et les réfugiés, et donner à son fils un sens de la solidarité avec les plus défavorisés', a indiqué un responsable humanitaire. Agée de 29 ans, Angelina Jolie, célèbre pour avoir incarné à l'écran Lara Croft dans les films adaptés du jeu vidéo 'Tomb Raider', est ambassadrice du Haut commissariat des Nations-unies aux réfugiés (HCR). Elle a déjà visité à ce titre le Darfour (Soudan) cette année et des camps de réfugiés en Thaïlande en 2002. Sa visite au Liban s'effectue dans la plus grande discrétion. Elle réside sous une fausse identité dans un grand hôtel au nord de Beyrouth afin d'éviter le harcèlement des médias et s'est refusée à toute déclaration à la presse.

Recommandation du Conseil supérieur de l'audiovisuel à l'ensemble des services de télévision et de radio Le 07 12 2004
relative aux conflits internationaux et à leurs éventuelles répercussions en France Vu la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication, notamment ses articles 1, 13 et 15 ; Après en avoir délibéré, Le Conseil supérieur de l'audiovisuel adresse à l'ensemble des services de télévision et de radio autorisés ou conventionnés la recommandation suivante : Les répercussions que peuvent avoir en France certains foyers de tension internationale requièrent une vigilance particulière dans l'exercice de la responsabilité éditoriale. Dans ce contexte, le Conseil supérieur de l'audiovisuel recommande : - de vérifier l'exactitude des informations diffusées ou, en cas d'incertitude, de les présenter au conditionnel et d'en citer la source et la date ; - de procéder, en cas de diffusion d'informations inexactes, à leur rectification dans les meilleurs délais et dans des conditions d'exposition comparables ; - d'accompagner la diffusion d'images d'archives d'une mention explicite et durable à l'antenne ; - de veiller à ce qu'il ne soit pas fait une exploitation complaisante de documents difficilement supportables, dont la diffusion doit s'accompagner d'un avertissement préalable systématique du public ; - de ne pas diffuser de documents contraires aux stipulations de la convention de Genève sur les prisonniers de guerre ; - de traiter avec la pondération et la rigueur indispensables les conflits internationaux susceptibles d'alimenter des tensions et des antagonismes au sein de la population ou d'entraîner, envers certaines communautés ou certains pays, des attitudes de rejet ou de xénophobie. Cette vigilance doit concerner l'ensemble des émissions d'information liées à ces conflits et, plus particulièrement, les émissions de débat ou de libre-parole' dans lesquelles des invités, des téléspectateurs ou des auditeurs ont accès à l'antenne. La présente recommandation sera publiée au Journal officiel de la République française.

Annexation of the Territories Between the Green Line and the Fence Le 05 12 2004
Hundreds of activists of Gush Shalom, Taayush, The Committee Against House Demolition and others demonstrated on the last day of 2004 against the uprooting of the olive trees of Jayush village and the building of a large new settlement there. This is being done under the guise of enlarging an existing settlement (Tsufin). The land is situated between the Green Line and the fence [le mur], and the Sharon government is engaged now in a frantic effort to fill this territory with new settlements, in order to annex it de facto to Israel. This exposes the lie that the fence is being built for security reasons only. It must by now be clear to everybody that the wall/fence has only one real purpose: to annex more territory. In fact, Sharon?s 'disengagement plan' is but a diversion, designed to draw the attention of the Israeli public and the world away from this big operation.

Ce mur a pour but de confisquer la terre et les ressources d'eau Le 29 11 2004
En septembre 2002, quand les fermiers de Jayyous ont découvert des papiers écrits à la main, collés sur leurs arbres, ils se sont demandés si cela les concernait vraiment. Quelques semaines plus tard, ils ont commencé à voir des bulldozers qui coupaient leurs oliviers et détruisaient leurs terres. Quelques mois plus tard, le Mur commençait à être construit. L'année suivante, les fermiers n?ont eu accès à leurs terres qu'en passant par des portails militaires avec des permis incertains. Deux ans plus tard (très récemment) beaucoup de spéculations ont commencé et des nouvelles provenant de différentes sources parlaient de la construction d'une nouvelle colonie (ou colonies ?) à Jayyous, dans la zone située derrière le Mur. Les papiers disaient que le Mur était construit pour des raisons de sécurité. Néanmoins, les habitants de Jayyous n'en sont pas convaincus. Ils disent : 'Pourquoi ne construisent-t-ils pas le Mur sur la frontière. Nous ne les croyons pas. Ce mur a pour but de confisquer la terre et les ressources d'eau'. Ces appréhensions semblent se révéler justes. L'été dernier, les troupes militaires ont fait des manoeuvres pendant une semaine derrière le Mur et ont établi un camp sur la montagne adjacente aux maisons du village sur le côté Ouest. Elles ont mis des marques d'arpentage et planté des poteaux. Elles ont amené des bus de personnes en civil. [...] Traduction d'Ana Cleja

Le problème de l'Irak et du Moyen-Orient ne peut être résolu qu'à partir des Nations-Unies Le 27 11 2004
[...]Je pense toutefois que la vision politique française concernant l'Irak peut nous aider, de manière objective, car il s'agit d'une politique multipolaire. Le problème de l'Irak et du Moyen-Orient plus globalement ne peut être résolu qu'à partir des Nations-Unies. Or, la politique du Président américain, George W. Bush, est fondé, sur l'unipolarité. Il n'y a donc que la vision européenne multipolaire, que la France défend bien, qui peut contrer cette hégémonie américaine. [...]L'Irak ne peut pas accepter une puissance extérieure qui a une religion et des coutumes autres que les siennes pour venir le remodeler. Pour atteindre la paix sociale, les Nations-Unies doivent jouer un plus grand rôle pour nous aider, en engageant des pays arabes et musulmans en Irak afin de permettre aux Irakiens de se réunir entre eux et s'entraider pour rebâtir leur pays.

Les interventions américaines au Kosovo et en Irak étaient illégales. Le 26 11 2004
[Extrait d'un interview de l'ancien secrétaire général de l'ONU et de l'Organisation internationale de la francophonie. Propos recueillis par Ahmad Nokhostine, journaliste de la Radio francophone iranienne] Comment analysez-vous la situation de l'Irak, à l'issue d'un an d'occupation ? Boutros Boutros-Ghali : J'ai prononcé une déclaration au moment de l'intervention : j'ai dit qu'elle était illégale et qu'elle était en contradiction avec la Charte de l'ONU, parce qu'elle n'avait pas l'aval du Conseil de sécurité. Je pense que les troupes américaines et alliées devraient quitter l'Irak le plutôt possible et laisser à l'Irak le soin de trouver une solution à ses problèmes internes.

ON EXERCE UNE PRESSION CONTRE LE PROGRAMME NUCLÉAIRE IRANIEN, MAIS PAS CONTRE CELUI D'ISRAEL Le 26 11 2004
Où est la démocratie au nom de laquelle les États-Unis ont lancé une guerre contre l'Irak ? Boutros Boutros-Ghali : Je pense que ceci ne correspond pas à la réalité. Chaque peuple doit, lui-même, choisir sa propre démocratie. La démocratie ne s'exporte pas comme un produit. Elle doit naître d'une évolution qui est particulière à chaque nation et qui tient compte de ses traditions. Quel est votre avis sur le projet américain de « Grand Moyen-Orient » ? Boutros Boutros-Ghali : J'ai donné des conférences sur ce sujet. Je pense que le projet américain de « Grand Moyen-Orient » n'est pas dans l'intérêt du monde. Je pense, surtout, au monde arabe dans la mesure où il va marginaliser le problème palestinien. Que pensez-vous des pressions exercées par les Américains et les Européennes contre le programme nucléaire iranien ? Boutros Boutros-Ghali : Écoutez ! C'est une attitude générale. Vous avez deux poids deux mesures. On exerce une pression contre le programme nucléaire iranien, mais pas contre celui d'Israël. C'est une attitude que vous retrouvez à l'échelle planétaire où il y a deux poids, deux mesures. Pourquoi cette politique de deux poids deux mesures ? Boutros Boutros-Ghali : Parce que la politique est basée sur des choix qui n'ont aucun rapport avec la justice, ni avec l'équité.

LA COUR INTERNATIONALE DE JUSTICE S'EST PRONONCÉE CETTE ANNÉE CONTRE LA CONSTRUCTION DE LA BARRIÈRE. Le 25 11 2004
[...]La barrière de séparation et l'évacuation de la Bande de Gaza font partie du plan de «désengagement unilatéral» d'Ariel Sharon. La barrière, dont le tracé longe le plus souvent la limite du territoire israélien mais s'enfonce aussi parfois plus profondément en Cisjordanie, servirait de frontière temporaire entre Israël et le territoire palestinien jusqu'à la négociation d'un accord de paix définitif. Les autorités israéliennes arguent que la barrière, dont un tiers a déjà été construit, protégera l'Etat hébreu des infiltrations de kamikazes, tandis que les Palestiniens dénoncent une expropriation et mettent en avant les milliers de vies qui seront perturbées par la barrière. La cour internationale de justice s'est prononcée cette année contre la construction de la barrière. [...]

Le rêve des néo-conservateurs de porter la démocratie au Proche-Orient [...] nous a paru tout simplement criminel Le 25 11 2004
[...]Ensuite, le rêve des néo-conservateurs de porter la démocratie au Proche-Orient sans l?accord de l?ONU, du monde arabe ni de l?Union européenne, et en soutenant officiellement et solennellement la politique d?Ariel Sharon, nous a paru tout simplement criminel. Nous avons donc approuvé les positions de Chirac, de Schröder, puis de Zapatero. Pour tenir une ligne éditoriale, dans un journal, il faut obtenir une vraie liberté d?esprit. C?est une longue conquête. Il faut aussi ne pas hésiter à lutter sur plusieurs fronts et à risquer de déplaire aux plus proches. C?est souvent difficile. Aujourd?hui, par exemple, j?ai le souci d?éviter que l?indispensable dénonciation de la politique de George W. Bush ne conduise à penser que nous considérons comme légitimes toutes les méthodes de la résistance irakienne, et que nous nous réjouissons de toutes les défaites des forces armées américaines. Je veux tout faire aussi pour qu?une dénonciation mille fois justifiée de la politique d?Ariel Sharon ne fasse pas croire que nous comprenons les attentats suicides contre des civils et que nous avons la moindre indulgence pour celles des factions palestiniennes qui désirent la disparition d?Israël. [...]

LES FOUS DE DIEU QUI RÈGNENT DE L'AUTRE CÔTÉ DE L'ATLANTIQUE Le 22 11 2004
[article intitulé : La prolifération nucléaire : et Israël ?] Celui qui a estime avoir été touché par le doigt de Dieu et être sur cette planète en mission - le Président général Bush W - s'en prend maintenant à l'Iran à propos de l'enrichissement d'uranium auquel ce pays procède. Les cliquetis des armes et les violences verbales se font entendre de nouveau du côté de Washington. Des sanctions et autres mesures coercitives sont annoncées contre ce pays, l'option militaire n'étant pas exclue. Il est clair que l'Iran doit se plier aux décisions prises en ce domaine et que ses engagements avec l'Union européenne doivent être réalisés. La diplomatie, qui marque la force du droit sur celui de la force, est efficace pour peu qu'elle prenne de vitesse les « Fous de Dieu » qui règnent de l'autre côté de l'Atlantique et qui considèrent que le monde est leur propriété. Ce volet politique est majeur et on attend que l'Union européenne prenne les décisions et initiatives nécessaires vis à vis de l'Iran. La chose n'est pas seconde c'est pourquoi il convient, en ce domaine de la prolifération nucléaire, d'avoir une attitude « tous azimuts » et ne pas menacer l'un tout en fermant les yeux sur l'autre. De ce point de vue [- ] pourquoi donc ce silence sur la possession de l'arme nucléaire par Israël et d'avions prêts à décoller à tout instant porteurs d'armes de destructions massives ? [- ] Pourquoi se taire sur la construction par Israël de trois sous-marins nucléaires, qui plus est dans des chantiers navals allemands ? [- ] Qui osera prétendre que ces armes sont destinées à la protection de ce pays contre le « terrorisme » palestinien ? Mais s'agissant de ce pays « on » se tait. Pas de sanctions envisagées. Pas de contrôle mis en place. Pas de protestation. Pas de rappel des résolutions spécifiques de l'ONU portant pourtant précisément sur ce point pour cette région ? Rien ! Toujours et encore ce « deux poids deux mesures » qui exaspèrent le monde entier et qui décrédibilise l'ONU. La France est aux premières loges sur ce sujet car c'est à partir de la fourniture d'une centrale nucléaire à des fins pacifiques que cet Etat a mis au point ces armes et que l'atomiste israélien qui a dénoncé l'affaire est aujourd'hui arrêté et croupit dans les geôles israéliennes. Il convient que l'Agence spécifique et spécialisée de l'ONU se livre à des inspections en Israël afin de faire le point su ce sujet et engager ce pays dans la voie de la dé prolifération et de la suppression de ses armes de destructions massives. C'est une exigence absolue pour la région, pour l'ONU et pour le monde entier.

S'agissant de ce pays [Israel] « on » se tait Le 22 11 2004
[article intitulé : La prolifération nucléaire : et Israël ?] Celui qui a estime avoir été touché par le doigt de Dieu et être sur cette planète en mission - le Président général Bush W - s'en prend maintenant à l'Iran à propos de l'enrichissement d'uranium auquel ce pays procède. Les cliquetis des armes et les violences verbales se font entendre de nouveau du côté de Washington. Des sanctions et autres mesures coercitives sont annoncées contre ce pays, l'option militaire n'étant pas exclue. Il est clair que l'Iran doit se plier aux décisions prises en ce domaine et que ses engagements avec l'Union européenne doivent être réalisés. La diplomatie, qui marque la force du droit sur celui de la force, est efficace pour peu qu'elle prenne de vitesse les « Fous de Dieu » qui règnent de l'autre côté de l'Atlantique et qui considèrent que le monde est leur propriété. Ce volet politique est majeur et on attend que l'Union européenne prenne les décisions et initiatives nécessaires vis à vis de l'Iran. La chose n'est pas seconde c'est pourquoi il convient, en ce domaine de la prolifération nucléaire, d'avoir une attitude « tous azimuts » et ne pas menacer l'un tout en fermant les yeux sur l'autre. De ce point de vue [- ] pourquoi donc ce silence sur la possession de l'arme nucléaire par Israël et d'avions prêts à décoller à tout instant porteurs d'armes de destructions massives ? [- ] Pourquoi se taire sur la construction par Israël de trois sous-marins nucléaires, qui plus est dans des chantiers navals allemands ? [- ] Qui osera prétendre que ces armes sont destinées à la protection de ce pays contre le « terrorisme » palestinien ? Mais s'agissant de ce pays « on » se tait. Pas de sanctions envisagées. Pas de contrôle mis en place. Pas de protestation. Pas de rappel des résolutions spécifiques de l'ONU portant pourtant précisément sur ce point pour cette région ? Rien ! Toujours et encore ce « deux poids deux mesures » qui exaspèrent le monde entier et qui décrédibilise l'ONU. La France est aux premières loges sur ce sujet car c'est à partir de la fourniture d'une centrale nucléaire à des fins pacifiques que cet Etat a mis au point ces armes et que l'atomiste israélien qui a dénoncé l'affaire est aujourd'hui arrêté et croupit dans les geôles israéliennes. Il convient que l'Agence spécifique et spécialisée de l'ONU se livre à des inspections en Israël afin de faire le point su ce sujet et engager ce pays dans la voie de la dé prolifération et de la suppression de ses armes de destructions massives. C'est une exigence absolue pour la région, pour l'ONU et pour le monde entier.

LES ETATS-UNIS SE SONT ALIÉNÉS LE MONDE Le 19 11 2004
Les bombardements se sont poursuivis, hier, sur Falloujah où les forces américaines enregistrent un succès fragile et la perte, d'après un bilan cité en début de soirée par l'AFP, de 51 marines depuis le début de l'assaut, le 8 novembre. Huit soldats irakiens ont été également tués. Bill Clinton a porté en tout cas hier un jugement sévère sur le choix de George W. Bush, rejoignant ainsi les critiques du président Chirac. « Beaucoup d'Américains n'en ont pas pris conscience », mais, en faisant l'« erreur » de lancer cette guerre, « les Etats-Unis se sont aliénés le monde », a-t-il ajouté. Jacques Chirac a pour sa part estimé, sur la BBC, qu'« il ne fait aucun doute qu'il y a eu une augmentation du terrorisme, et l'une des origines de cela a été la situation en Irak ». D'après un document confidentiel de l'armée américaine, cité par le « New York Times », le succès final de l'opération militaire à Falloujah est loin d'être acquis et la rébellion pourrait rapidement y revenir en force. A la suite de la diffusion des images montrant un marine qui tire à bout portant sur un homme blessé et non armé dans une mosquée de la ville rebelle, le Premier ministre irakien, Iyad Allaoui, s'est dit « très inquiet ». Par ailleurs, à Téhéran, le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a condamné ce qu'il a appelé les crimes commis par les « infidèles » à Falloujah.

SOLDATS ISRAELIENS INHUMAINS 1 Le 19 11 2004
Le scandale est arrivé par le plus grand quotidien d'Israel. Il publie en 1ère page une photo d'un soldat posant devant un corps de palestinien tué au cour d'un accrochage. Selon le journal, dans certaines unités combattantes, les militaires s'amusent avec les cadavres de leurs ennemis. Par exemple en leurs mettant une cigarette dans la bouche. La légende de cette photo prise par des soldats à Gaza, où l’on voit un enfant palestinien mort attaché sur le capot d’une jeep, en riant, les soldats l’appel ‘l’innocent’. Le journal publie le témoignage d’un soldat racontant que la tête d’un palestinien à été placé sur une pique pour la plus grande joie des militaires israeliens. […] En 4 années de combats sanglants, de représailles, des combattants dans les 2 camps ont perdus leur âmes.

SOLDATS ISRAELIENS INHUMAINS 2 Le 19 11 2004
C’est l’une des photos choc, publiée à la une par le quotidien israelien ‘yedot aranot’. Des clichés comme celui la circuleraient dans des unités de l’armée israelienne. Là (cf. photo), il s’agit de la tête d’un kamikaze palestinien dans la bouche duquel une cigarette à était introduite. Selon le journal, ces exactions et la prise de photos systématiques seraient devenues monnaie courante au sein de l’armée israelienne. ‘yedot aranot’ cite un jeune militaire il affirme que ce type de photos s’échange contre 50 cents.

Ce mur qui pénètre si profondément dans le territoire palestinien Le 18 11 2004
[...] Il n'est plus temps de promettre « avant 2009 », comme vient de le faire George Bush, un « État palestinien » dont on ne sait rien, ni les contours, ni les conditions économiques d'existence ; il est au contraire urgent de dire quel État, et comment. Il faut afficher le but et en déterminer les moyens. Il faut identifier les obstacles et les hiérarchiser. Et cesser de poser cette lancinante question qui porte en elle-même son pesant de ridicule : le conflit est-il né de la corruption de l'Autorité palestinienne, ou de la colonisation israélienne ? Une subtile désinformation passe aujourd'hui par la soudaine passion de palestinologues néophites pour la succession d'Arafat. Il y a évidemment chez les Palestiniens, comme partout, des « durs » et des « modérés ». Mais ce serait une grave illusion de surdimensionner cet antagonisme. Car il ne se trouvera pas de « modérés » pour accepter ce qu'Arafat a refusé à Camp David, c'est-à-dire un État morcelé en entités séparées. Autrement dit, il n'y aura pas de paix sans une décolonisation franche de la Cisjordanie. Une décolonisation qui nous ramènera peu ou prou aux conversations de Taba de janvier 2001, ou à cet accord virtuel de Genève négocié voici un an par des personnalités israéliennes et palestiniennes de la société civile. Il n'y aura pas de paix sans remise en cause de ce mur qui pénètre si profondément dans le territoire palestinien. C'est à force de tricher avec la réalité que l'on engendre la violence. [...]

Faire appel à la communauté internationale pour débloquer la situation Le 18 11 2004
[...Noah Salameh] Directeur de l'important Centre pour la résolution des conflits et la réconciliation, il nous conduit à une cérémonie d'hommage à Arafat, non loin du camp de réfugiés Desde. Devant la « préfecture » de l'Autorité palestinienne, des membres du Fatah et de Hamas avec leurs drapeaux verts proclament, à haute voix, la nécessité de continuer le combat. Des membres de la famille d'Arafat les accueillent, les larmes aux yeux. Là encore, les discours sont fort consensuels. Ils parlent notamment sur la nécessité de faire appel à la communauté internationale pour débloquer la situation. À notre grand étonnement de voir le tristement célèbre Hamas aussi sage, Noah répond : « Moi, je suis contre toute violence, les attentats suicides en particulier. Mais lorsque nous pleurons Arafat, nous sommes unis. Nous n'allons pas non plus succomber à la violence entre Palestiniens. Nous serions les premiers perdants. Voilà pourquoi je pense que les élections présidentielles auront lieu le 9 janvier dans le calme. » Les différents discours entendus à Ramallah et Bethléem se réfèrent particulièrement à la France, qui a accueilli Arafat comme un chef d'état et qui l'a soigné. Un énorme portrait d'Arafat est accompagné d'une image, toute aussi imposante, d'un certain Jacques Chirac. « Ce que la France et Chirac a fait pour nous, nous ne l'oublierons jamais, dit Noah. Maintenant, il faut continuer dans cette voix de la solidarité internationale. »

L'AGRICULTURE IRAKIENNE LIVRÉE AUX MULTINATIONALES Le 18 11 2004
Au moment de la journée mondiale de l'alimentation, le 16 octobre dernier, un centre de recherches politiques basé à Bangkok, Focus on the Global South, publiait en collaboration avec une ONG anti-OGM, GRAIN, un rapport examinant l'ordre n° 81 (sur un total de 100) promulgué par le patron de l'Autorité provisoire de la Coalition en Irak, L. Paul Bremer III, avant de quitter le pays. Cet décret impose aux agriculteurs irakiens l'utilisation de semences correspondant aux normes sévères de la convention UPOV afin de moderniser l'agriculture par l'utilisation de semences « de qualité ». Ceci revient en réalité à leur interdire d'utiliser leurs propres semences et garantit de fait un monopole aux multinationales états-uniennes comme Monsanto, Syngenta, Bayer et Dow Chemical. Car avant de s'implanter en Irak, ces multinationales devaient s'assurer que les semences locales ne leur feraient pas concurrence. Désormais, elle vont pouvoir s'emparer du premier maillon de la chaîne alimentaire du pays. Traditionnellement, l'agriculture irakienne s'appuyait sur un système informel domestique pour s'approvisionner en semences, en y consacrant une partie de la récolte et souvent par échange entre zones agricoles. De plus, la constitution irakienne interdisait la propriété privée des ressources biologiques.

Boycotter définitivement les élections Le 17 11 2004 à BAGDAD
COMMUNIQUE transmis par Amir Alfarge Suite au rassemblement important dans lequel tous les partis politiques irakiens opposés à l’occupation américaine en Irak, laïques et religieux avec la présence des personnalités importantes qui militent pour le départ des forces d’occupation, ont décidé de boycotter définitivement les élections déguisées , planifiées par les américains car c’est le souhait de l’ensemble du peuple irakien. Soulignons le caractère dangereux de cette présence américaine pendant les élections . Par ailleurs cette conférence a mis l’accent sur les massacres commis contre les irakiens à Fallouja et Kerbala et Bagdad se transformant en obstacles pour toute élection démocratique. Nous pensons également que ces élections seront truquées et que le résultat est décidé à l’avance par les américains pour légitimer le gouvernement provisoire et leurs ministres fantoches. Pour cette raison nous demandons au peuple irakien de boycotter cette élection et nous signalons la présence d’autres mouvements politiques irakiens qui n’ont pas pu etre présents et qui nous ont rejoint VIVE L’IRAK..VIVE L’IRAK..VIVE L’IRAK LIBRE ET INDEPENDANT. Le comité des sages(oulemas)musulmans Bagdad le 17 /11/2004

Les Américains sont dans un bourbier Le 17 11 2004
Vous continuez par contre à faire confiance aux Nations-Unies qui étaient incapables d'arrêter les Etats-Unis de partir en guerre contre votre pays ? Le peuple irakien a, en effet, perdu confiance en les Nations-Unies car les Américains ont pu les doubler facilement pour venir l'attaquer. Or, aujourd'hui, les Américains sont dans un bourbier et n'ont pas pu réussir leur coup. Alors aujourd'hui, ils ont besoin d'une alternative. Quelque chose qui leur permette de sortir de l'Irak. Alors s'ils pensent que les Nations-Unies peuvent les aider dans ce sens, cela nous conviendra à nous aussi. On doit trouver des solutions valables pour tout le monde. Les Etats-Unis doivent aujourd'hui revenir à leur place de grande puissance respectée et non à craindre. Quelle leçon tirez-vous de cette dure épreuve ? Le mérite de cette guerre en Irak, dont le prix a été payé par la vie des Irakiens, aura été d'avoir permis de voir naître à partir de la région, un nouvel ordre mondial qui met fin à l'unilatéralisme américain. C'est tout l'équilibre des forces géopolitiques sur l'échiquier mondial qui va désormais changer. Car rappelons encore une fois que nous ne sommes pas contre le peuple américain, mais plutôt contre la politique de George W. Bush.

Jacques Chirac qui a toujours défendu la cause du Moyen-Orient Le 17 11 2004
[Extrait des propos recueillis par Aziza Nait Sibaha Correspondante à Paris][...] Et que pense le peuple irakien de la position française, et ses points de vue défendus avant, pendant et même pour l'après-guerre ? Il est important ici de souligner que quand on parle de la position française, on veut parler de la position du Président Jacques Chirac, car il y a en France plusieurs tendances, avec des partis et représentants politiques qui sont plus clairement pour la politique américaine. Donc concernant la position du Président Chirac, elle est claire et honnête à mon sens. Il défend une politique arabe du Général De Gaulle. Son point de vue est écouté et respecté partout dans le monde arabe surtout concernant le conflit israélo-palestinien et le dossier irakien. Si vous allez en Irak, outre celui du Général De Gaulle, il y a deux noms que les Irakiens connaissent très bien. Celui de Jean Pierre Chevènement, ancien ministre de la Défense qui avait démissionné pendant la première guerre du Golfe et celui de Jacques Chirac qui a toujours défendu la cause du Moyen-Orient.[...]

Les Nations-Unies doivent jouer un plus grand rôle pour nous aider, en engageant des pays arabes et musulmans en Irak Le 17 11 2004
[Extrait de propos recueillis par Aziza Nait Sibaha Correspondante à Paris] Et quel serait selon vous le chemin vers cette paix sociale dont vous parlez ? L'Irak ne peut pas accepter une puissance extérieure qui a une religion et des coutumes autres que les siennes pour venir le remodeler. Pour atteindre la paix sociale, les Nations-Unies doivent jouer un plus grand rôle pour nous aider, en engageant des pays arabes et musulmans en Irak afin de permettre aux Irakiens de se réunir entre eux et s'entraider pour rebâtir leur pays. Comment voyez-vous justement, à ce jour, l'engagement des pays arabes dans la résolution de la question irakienne ? Il faut ici distinguer entre quelques pays voisins qui profitent de la situation en Irak pour des raisons politiques ou économiques, et d'autres comme la Syrie, la Jordanie et bien d'autres qui veulent réellement nous aider. Mais vous savez, cela fait bien longtemps que l'Irak est laissé seul dans sa détresse, nous avons appris à nous battre seuls. La ligue arabe a elle même beaucoup d'efforts à fournir pour regagner la confiance du peuple Irakien. Vous continuez par contre à faire confiance aux Nations-Unies qui étaient incapables d'arrêter les Etats-Unis de partir en guerre contre votre pays ? Le peuple irakien a, en effet, perdu confiance en les Nations-Unies car les Américains ont pu les doubler facilement pour venir l'attaquer. Or, aujourd'hui, les Américains sont dans un bourbier et n'ont pas pu réussir leur coup. Alors aujourd'hui, ils ont besoin d'une alternative Quelque chose qui leur permette de sortir de l'Irak. Alors s'ils pensent que les Nations-Unies peuvent les aider dans ce sens, cela nous conviendra à nous aussi. On doit trouver des solutions valables pour tout le monde. Les Etats-Unis doivent aujourd'hui revenir à leur place de grande puissance respectée et non à craindre. Quelle leçon tirez-vous de cette dure épreuve ? Le mérite de cette guerre en Irak, dont le prix a été payé par la vie des Irakiens, aura été d'avoir permis de voir naître à partir de la région, un nouvel ordre mondial qui met fin à l'unilatéralisme américain. C'est tout l'équilibre des forces géopolitiques sur l'échiquier mondial qui va désormais changer. Car rappelons encore une fois que nous ne sommes pas contre le peuple américain, mais plutôt contre la politique de George W. Bush.

Une augmentation du terrorisme, qui trouve l'une de ses origines dans la situation en Irak Le 15 11 2004
[...]Les conséquences, tant sur le peuple irakien que sur le plan international, sont plus difficiles à apprécier. Est-ce que le monde est plus sûr ? Je n'en suis pas certain dans la mesure où, certes le départ de Saddam Hussein a été quelque chose de positif, mais qu'il a aussi généré des réactions, des mobilisations de la part d'un certain nombre de pays ou d'hommes et de femmes en terre d'Islam, qui ont rendu le monde plus dangereux. Il est certain que nous voyons bien une augmentation du terrorisme, qui trouve l'une de ses origines dans la situation en Irak. Donc je ne suis pas sûr que l'on puisse dire que le monde soit plus sûr. [...]

Dire de Yasser Arafat qu'il était un terroriste c'est de la propagande criminelle Le 12 11 2004
«Je me suis rendu aux funérailles de Yasser Arafat par pur devoir: il était le dirigeant du peuple palestinien et je le connaissais depuis vingt ans. Et, aussi, parce qu'il voulait la paix avec Israël. Je n'ai pas été impressionné par les mises en garde des autorités sécuritaires, qui voulaient dissuader les Israéliens de participer à ces obsèques, où personne ne nous a menacés. Ces autorités ne voulaient simplement pas que des Israéliens aillent à la Mouqata'a… » Dire de Yasser Arafat qu'il était un terroriste, un meurtrier, un ennemi des Juifs, c'est de la propagande criminelle, en particulier de la part de la droite. Car, avec son départ, la paix s'est éloignée pour au moins un an ou deux. Or Arafat a été le premier dirigeant palestinien à faire la paix avec Israël, à reconnaître l'Etat sioniste, et c'est lui qui a signé les accords d'Oslo. L'oublier, c'est commettre un péché contre les Israéliens, contre les Palestiniens, et contre la vérité. Je n'envie pas ses successeurs car ils ne peuvent ignorer son héritage et ils devront suivre ses principes pour négocier: retour aux frontières de 1967, Jérusalem, capitale pour deux Etats, évacuation des colonies et solution juste pour les réfugiés palestiniens. Si l'Israël de Sharon se réjouit aujourd'hui, ce sera une joie de courte durée....

Gare à l'instrumentalisation de la solidarité avec les Palestiniens Le 11 11 2004
Tous ceux qui, en Europe, ont à coeur le respect du droit et qui oeuvrent à une paix juste entre Israéliens et Palestiniens peuvent se réjouir de deux développements notoires : au cours des dernières années, l'opinion publique européenne est devenue, en majorité, plus sensible à l'injustice dont sont victimes les Palestiniens, et défend une solution politique qui, dans ses grandes lignes, s'appuierait sur les résolutions de l'ONU ; parallèlement, le mouvement de solidarité avec les Palestiniens s'est substantiellement élargi et implique aujourd'hui des pans entiers du mouvement social, dans les syndicats, les quartiers, les paroisses, les ONG, etc. Pourtant, ces progrès significatifs se font sur un arrière-plan de manipulations du conflit israélo-palestinien par les tenants du « choc des civilisations » et des conflits interethniques et interconfessionels. Cette réalité complexe exige de la part des organisations de solidarité avec le peuple palestinien beaucoup de clairvoyance et de responsabilité, afin de tirer le meilleur, et non le pire, des potentialités du moment. Le fait que ce mouvement soit composé d'organisations diverses, ayant parfois des points de vue divergents sur différents aspects du problème, n'est pas en soi un phénomène négatif ; il reflète l'élargissement du mouvement et sa diversité en termes d'origines politiques, de générations et de milieux d'intervention. Trois conditions sont néanmoins nécessaires pour permettre une base de coopération : il faut que les relations et les débats restent cordiaux et respectueux des points de vue différents ; il faut qu'il s'agisse bien d'un mouvement de solidarité et non pas d'un mouvement qui veuille se substituer aux Palestiniens et à leurs représentants légitimes ; il faut enfin que l'ensemble des composantes de ce mouvement, sans exception, se démarque sans équivoque de tout groupe ou personne qui défend des positions racistes, antisémites ou arabophobes, bref de tout ce qui, de près ou de loin, fonde l'opposition à la politique israélienne non sur la défense du droit mais sur des considérations qui appartiennent à la philosophie du choc des cultures et des guerres ethniques. Au cours des deux dernières années, ces trois conditions ont été mises à mal par la CAPJPO(1) et Euro-Palestine, provoquant leur exclusion du Collectif national Palestine, en particulier pour leur attitude inadmissible envers la déléguée officielle de la Palestine en France, Mme Leïla Shahid. Pourtant, en ce qui me concerne c'est le troisième aspect qui me préoccupe le plus. En effet, depuis quelques années, de petits groupes racistes et négationnistes menacent de parasiter le mouvement de solidarité avec le peuple palestinien. Il est impératif de les exclure de notre mouvement et de nos rassemblements, et de créer un fossé infranchissable entre la juste cause que nous défendons, qui s'appuie sur le principe d'égalité, et ceux qui hiérarchisent les êtres humains en fonction de leur appartenance ethnique, confessionnelle ou culturelle. Cet impératif ne peut souffrir aucun compromis, aucun laisser-aller. Notre principe doit être celui de la tolérance zéro envers toute forme de racisme, qu'il soit anti-juif, anti-musulman, anti-noir ou anti-tzigane. Non pas pour ne pas prêter le flanc aux accusations des soi-disant « amis d'Israël » qui, eux, n'hésitent pas à se commettre avec des racistes notoires et à « comprendre le vote Le Pen », mais parce que la cause palestinienne est celle du droit et de l'égalité entre les peuples, et ne doit ni ne peut être assimilée, de près ou de loin, à des opinions racistes, antisémites ou négationnistes. Au cours des deux dernières années, la CAPJPO n'a pas su prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir l'imperméabilité du mur que nous voulons créer entre la solidarité avec les Palestiniens et toute une série de personnages défendant des positions antisémites et négationnistes. Certes, la grande majorité des adhérents et des sympathisants de cette organisation sont des hommes et des femmes dont nous ne doutons pas de l'intégrité morale et de la sincérité de leur dévouement au combat pour une paix juste en Palestine/Israël. Mais le refus de leur direction de faire le ménage dans les rangs de la CAPJPO et d'Euro-Palestine a rendu ces organisations infréquentables. La décision judicieuse de Politis de publier il y a trois semaines l'article de Robert Kissous, membre fondateur de la CAPJPO, a déjà eu un effet positif : la CAPJPO s'est publiquement démarquée de certains de ses ex-collaborateurs, et certains d'entre eux ont décidé de rompre avec la CAPJPO. C'est un pas dans la bonne direction, qu'il faut poursuivre avec intransigeance, jusqu'à l'éradication totale des abcès antisémites, qui, si on les ignore, risquent, à terme, de gangrener le mouvement de solidarité avec le peuple palestinien. Il s'agit entres autres de cesser de surfer sur la confusion que l'on peut rencontrer auprès de certains jeunes Français des banlieues et des cités populaires et délaissées, qui amalgament leur colère légitime contre la politique israélienne dans les territoires occupés à une perception des juifs qui puise dans les poubelles de la propagande de l'extrême droite. Souvent, ces jeunes sont victimes de manipulations, que ce soit de la part de groupes néo-nazis ou de prédicateurs intégristes. Plutôt que de caresser ces préjugés et amalgames dans le sens du poil, il est important et possible de mener un travail de pédagogie auprès de ces jeunes. C'est ce que Leïla Shahid, Dominique Vidal (2) et moi-même faisons depuis près de deux ans, en parcourant « la France d'en bas » et en dialoguant avec les jeunes des quartiers dits sensibles, avec pour but d'empêcher l'instrumentalisation de leur solidarité généreuse avec les Palestiniens pour des causes qui font du tort à la Palestine et à leurs propres intérêts. C'est ce que fait l'Union juive francaise pour la paix, avec l'ATMF, le Collectif des musulmans de France et d'autres associations, qui font passer ensemble, au sein d'une société où tout est fait pour pousser chacun dans sa tribu ou son clan, un message de coexistence et de combat commun pour le droit, ici comme en Israël/Palestine.

Israel exclu toute inhumation à Jérusalem. Le 11 11 2004
[...] Après avoir exclu toute inhumation à Jérusalem, où Arafat affirme avoir vu le jour, et privilégié la bande de Gaza, le gouvernement israélien a donné son accord mercredi à un enterrement à Ramallah.[...] L'ancien président de l'Autorité palestinienne rêvait, lui, de reposer à Jérusalem, où il affirmait avoir vu le jour. Mais Sharon a refusé, estimant que cela donnerait plus de crédit à la demande palestinienne de faire de la ville sainte la capitale d'un éventuel Etat indépendant. [...]

LISTE DES HOMMAGES À YASSER ARAFAT Le 11 11 2004
Déclaration Monique Etienne présidente de l'AFPS 04 - Déclaration de l'AFPS en hommage à Yasser Arafat - 'Le résistant' l'hommage d'Elias Sanbar - 'En chacun de nous, quelquechose d'Arafat' par M Darwish - Communiqué d'hassan Balawi au nom de l'UPF - Communiqué de presse de l'UJFP - Déclaration Marie Georges Buffet au nom du PCF - L'hommage du Parti Communiste Français - Communiqué de la fédération 04 du PCF - Communiqué de presse des Verts - Déclaration du Mouvement de la Paix - Déclaration de la CGT - Déclaration de la CCIPPP - Hommage de Ziad Medoukh sur le site AFPS :

Hommage à Yasser Arafat - Rassemblements dans toute la France

Communiqué, jeudi 11 novembre 2004

Grand ras­sem­blement, le ven­dredi 12 novembre à 18 heures, devant la Délé­gation générale de Palestine en France ( angle de la rue du Commandant-Léandri et de la rue de la Convention, au métro Convention)

En hommage à Yasser ARAFAT, président de l’Autorité palestinienne,

Elles appellent les Fran­ci­liennes et les Fran­ci­liens à un grand ras­sem­blement, le ven­dredi 12 novembre à 18 heures, devant la Délé­gation générale de Palestine en France ( angle de la rue du Commandant-Léandri et de la rue de la Convention, au métro Convention) :

- en soli­darité avec le peuple pales­tinien dans sa lutte pour la recon­nais­sance de ses droits nationaux ;

- pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens. "

A l’appel de :

Action citoyenne Palestine (ACP) - Les Alter­natifs - Asso­ciation pour la taxation des tran­sac­tions finan­cières et l’aide aux citoyens (ATTAC) - Asso­ciation France-Palestine-Solidarité (AFPS) - Asso­ciation pour la défense des droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM) - Asso­ciation des tra­vailleurs magh­rébins de France (ATMF) - Asso­ciation des Tuni­siens en France (ATF) - Cam­pagne civile inter­na­tionale pour la pro­tection du peuple pales­tinien (CCIPPP) - Centre de recherches et d’initiatives de soli­darité inter­na­tionale (CEDETIM) - Comité Paix Palestine-Israël de Saint-Denis (CPPI) - Comité de vigi­lance pour une paix réelle au Proche-Orient (CVPR) - Confé­dé­ration générale du travail (CGT) - Coor­di­nation des comités Palestine d’Ile-de-France - Droit-Solidarité/Asso­ciation inter­na­tionale des juristes démo­crates (DS/?AIJD) - Fédé­ration syn­dicale uni­taire (FSU) - Fédé­ration des Tuni­siens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR) - Femmes en noir de Paris - Femmes soli­daires - Les Casques bleus citoyens (LCBC) - Ligue com­mu­niste révo­lu­tion­naire (LCR) - Ligue des droits de l’Homme (LDH) - Mou­vement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) - Mou­vement de la paix - Parti com­mu­niste français (PCF) - Parti com­mu­niste des ouvriers de France (PCOF) - Réseau création résis­tante (RCR) - Soli­daires des Israé­liens contre l’occupation (SICO) - Union générale des étu­diants de Palestine (GUPS) - Union juive fran­çaise pour la paix (UJFP) - Union syn­dicale G10-Solidaires - Les Verts.

à Angers

L¹As­so­ciation France Palestine Soli­darité 49 a décidé d’organiser un ras­sem­blement silen­cieux, ven­dredi 12 novembre à 18h30 place du Ral­liement à Angers. (avec bougies et dra­peaux pales­ti­niens crêpés de noir)

à Montpellier

Cet après midi et ce soir, à l’initiative de l’Association des Pales­ti­niens en France, l’Association France Palestine Soli­darité de Mont­pellier par­ticipe sur la Place de la Comédie à un hommage à Yasser Arafat.. Autour de l’entrée du parking, des dra­peaux pales­ti­niens et une ban­derole uni­taire "soli­darité avec le peuple pales­tinien".. encore des por­traits avec des bougies et une carte de la palestine. .. avec le mur.. beaucoup de témoi­gnages, en arabe, en italien, en espagnol, en por­tugais… Samedi : un ras­sem­blement est prévu contre le mur et un hommage à Abou Amar .. (avec l’accueil de Leila El Ali, réfugiée pales­ti­nienne du Liban de l’association Najdeh.)

à Rennes

Le Comité Rennais et tous ses sym­pa­thi­sants ren­dront HOMMAGEYASSER ARAFAT ce samedi 13 novembre, à 15 h, place de la Mairie à Rennes, au début de la Mani­fes­tation contre le Mur pro­grammée et annoncée pré­cé­demment, et qui se déroulera ensuite comme prévu.

à Lille

En accord avec de nom­breuses asso­cia­tions et partis poli­tiques la Com­mu­nauté Pales­ti­nienne du Nord Pas de Calais et l¹As­so­ciation France Palestine Soli­darité Nord Pas de Calais appellent la popu­lation lil­loise à se ras­sembler Grand Place (Place du Général De Gaulle) à Lille ce samedi 13 novembre à 15 h pour rendre hommage au Pré­sident Arafat

à Vénissieux

A l’espace jeune, place Henri Bar­busse à Vénis­sieux *Recueillement pour Yasser Arafat* Ven­dredi 12 novembre A partir de 18h Mani­fes­tation contre le MUR, samedi 13 novembre, à Lyon, Place Bel­lecour, 15h.

à Poitiers

Le Comité poi­tevin France Palestine pré­sente ses condo­léances au peuple pales­tinien et appelle à se ras­sembler en hommage au Pré­sident pales­tinien Yasser Arafat, Ven­dredi 12 novembre 2004, Place de la Mairie - Poi­tiers, à 18 heures. Comité poi­tevin France Palestine 24 rue d’Elne - 86000 Poi­tiers Tél./fax : 0(0.33)5.49.45.01.73

à Romans

Ras­sem­blement silen­cieux VEN­DREDI 12 NOVEMBRE de 1130 à 12 h devant l’Olivier de la paix , près de la Mairie, parvis des Droits de l’Homme à ROMANS

à Nancy

L¹AFPS rendra HOMMAGEYASSER ARAFAT ce ven­dredi 12 novembre à 20h dans un RAS­SEM­BLEMENT AUX FLAM­BEAUX place Maginot à Nancy

à Lyon

Le Col­lectif 69 de soutien au peuple pales­tinien c/?o Maison du Peuple. 147, avenue du Général Frère. 69 008 LYON courriel : palestine6?9?@?wanadoo.?fr ; site Internet : http://?col?lec?tif69?pa?lestine?.free?.fr

rendra hommage au président ARAFAT

- Le samedi 13 novembre à l’occasion de la mani­fes­tation contre le mur en Palestine à 15h Place Bel­lecour à Lyon.

- Le même jour à 20h30 au CCO de Vil­leur­banne 39 rue Cour­teline avec Tarek Sadek porte parole national de la GUPS (union générale des étu­diants palestiniens)

à Toulouse

L’association des Pales­ti­niens en France, le Col­lectif Soli­darité Palestine 31 et l’AFPS Tou­louse ren­dront hommage à Yasser Arafat ce ven­dredi 12 novembre à 18h00, place du Capitole.

à Manosque

Samedi 13 novembre, à10h00, à l’occasion de la mani­fes­tation contre le mur, le col­lectif Palestine 04 rendra hommage à Yasser Arafat.

à Quimper

Samedi 13 novembre, à 15h00, place de la mairie, mani­fes­tation à l’appel du comité AFPS soutenu par une quin­zaine d’organisations.

à Marseille

Palestine 13 invite à un ras­sem­blement ven­dredi 12 novembre entre 17h00 et 20h00 sur le Veiux Port de Mar­seille avec livre de témoi­gnages, dra­peaux et bougies. Prévoir thermos de thé et café chaud.


Arafat sera finalement enterré à Jérusalem selon un député palestinien Le 10 11 2004 à JERUSALEM
JERUSALEM, 10 novembre (XINHUANET) -- Yasset Arafat finira par être enterré dans la mosquée d'Al Aqsa dans la vieille ville de Jérusalem, même si cela prend des années, a confié mercredi un député de la Knesset (parlement) à la radio israélienne. 'Au bout du compte, même si M. Arafat n'est pas enterré aujourd'hui ou demain dans l'est de Jérusalem, le jour viendra où il y aura un gouvernement palestinien souverain, un Etat palestinien avec Jérusalem-est pour capitale et Yasset Arafat sera (alors) enterré dans la mosquée d'Al Aqsa', a indiqué Ahmed Tibi, membre arabe de la Knesset et ancien conseiller de M. Arafat. Israël s'oppose fermement à l'enterrement d'Arafat à Jérusalem et dans les environs. La partie palestinienne a exigé que Yasser Arafat soit inhumé à l'intérieur ou près de la mosquée d'Al Aqsa, le troisième lieu saint de l'Islam, mais aussi le lieu le plus saint du judaïsme que les Juifs appellent le mont du Temple. Le directeur du bureau de M. Arafat, Tayeb Abdul Rahim, a indiqué mardi soir à Ramallah que la direction palestinienne avait décidé d'inhumer M. Arafat dans un premier temps dans son quartier général à Ramallah en Cisjordanie, qui serait transformé en mausolée jusqu'à ce que les circonstances permettent enfin de l'enterrer à Jérusalem. Le cabinet de la sécurité israélienne devrait se réunir mercredi matin pour discuter des funérailles de M. Arafat. Israël ne s'opposera pas à un enterrement à Ramallah si l'Autorité palestinienne (ANP) le demande, mais préfèrerait que Yasser Arafat soit enterré dans la bande de Gaza. Fin

En tant que Français, je suis heureux de la réélection de George W. Bush Le 09 11 2004
En tant que Français, je suis heureux de la réélection de George W. Bush que je vois comme la meilleure chance de promotion d'une société libre et ouverte dans le monde et le meilleur choix pour affaiblir le terrorisme. Même si la plupart de mes compatriotes ne le comprennent pas ou ne veulent pas le comprendre, il est clair que la direction de M. Bush est cruciale pour gérer les trois principales questions internationales auxquelles fait face le monde démocratique : Construire un Irak démocratique. [...sic] - Le processus de paix israélo-palestinien. C'est peut-être « la » clef pour démocratiser le Moyen-Orient [...sic, quand on sait que les USA soutiennent la colonisation...] - Construire une organisation des démocraties pour faire face aux nouvelles menaces mondiales [...les USA une démocartie ?]

Arafat aurait fait le souhait d'être enterré sur l'Esplanade des mosquées Le 09 11 2004
[...]En quoi la question du lieu de son enterrement est-elle partie prenante du conflit israélo-palestinien ? La question de l'enterrement d'Arafat rejoint quelque peu la question du conflit israélo-palestinien, mais c'est surtout la position politique et idéologique israélienne qu'elle met en exergue. Yasser Arafat aurait fait le souhait d'être enterré sur l'Esplanade des mosquées, lieu sacré musulman situé à Jérusalem-Est et qui coïncide avec le Mont du Temple cher aux juifs. Mais Israël considère, comme l'a récemment déclaré son ministre de la justice Yossef Lapid, que Jérusalem est une ville 'où sont enterrés les rois des Juifs, pas les terroristes arabes'. Cependant, la vraie raison à cette position israélienne est autre : Tel-Aviv ne veut pas se défaire de l'idée d'une Jérusalem unifiée qui puisse faire office de capitale israélienne, et c'est pourquoi, en écartant l'idée d'un enterrement d'Arafat à l'Esplanade des mosquées, il écarte par là-même l'idée pour cet endroit de pouvoir constituer un jour un lie! de recueillement et de pélerinage pour les Palestiniens, confortant ainsi les revendications israéliennes sur cette ville. [...]

Bush et la rechristianisation Le 09 11 2004
[...] la victoire de George Bush 'démontre qu'existe une nouvelle phase de rechristianisation et de retour aux valeurs fondamentales'. 'Je crois qu'il est nécessaire de donner vie à un grand mouvement transversal pour la défense de la liberté de conscience, contre un nouveau totalitarisme rampant qui avance sur le continent européen'

Des Français plutôt propalestiniens Le 08 11 2004
Pour 43 % des Français, Yasser Arafat représente le héros d'une résistance nationale, alors que 27 % le voient plutôt comme le chef d'un mouvement terroriste. 10 % des Français pensent qu'il est à la fois l'un et l'autre. Telles sont les conclusions d'une enquête effectuée les 5 et 6 novembre pour Libération et France Inter par BVA, auprès de 963 personnes. L'institut mesure régulièrement, depuis quatre ans, l'impact du conflit israélo-palestinien sur l'opinion française. Ariel Sharon est considéré comme le principal responsable de l'escalade de la violence par 35 % des Français, quand 12 % en accusent Arafat. Ces chiffres étaient respectivement de 32 % et 20 % il y a deux ans. Les jeunes (46 %) et les plus diplômés (41 %) sont les plus nombreux à accabler Sharon. Les Français prennent davantage position sur ce conflit (47 % contre 32 % en 2000). A l'époque, 14 % des sondés marquaient une préférence pro-israélienne et 18 % propalestinienne. Aujourd'hui, ils sont à peine 12 % à prendre parti pour Tel-Aviv, contre 32 % en faveur des Palestiniens. La préférence pour les Palestiniens (41 %) est la plus affirmée parmi les sympathisants de gauche. Les positions affichées par Jacques Chirac dans ce conflit sont jugées «équilibrées» par six Français sur dix, et ce aussi bien par 62 % des sympathisants de gauche que par 63 % des électeurs de la majorité.

RENCONTRE A PERCY POUR YASSER ARAFAT Le 08 11 2004 à PERCY
Extrait de l'article publié dans LA NOUVELLE République (Algerie) [...]Tous sont là pour être proches d'Abou Amar, derrière ces murs de béton, dans une de ces chambres éclairées, à 50 mètres de nous qui recherchons notre éternel combattant à travers un signe, un seul, comme celui qu'il a fait au président Chirac, venu lui rendre visite. Peut-être a-t-il ouvert les yeux, à son nom scandé par une foule triste. Les Associations présentes, Association France-Palestine Solidarité, Coordination Palestine, Agir Contre la Guerre, Union Juive Française pour la Paix, Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens, le parti communiste, la ligue communiste révolutionnaire, des représentants des Verts et autres personnalités connues ou anonymes sont là jusqu'à 21 heures. Tous répètent la même phrase dès qu'ils s'adressent les uns aux autres : non au mur, non à l'apartheid, non à l'occupation ! et se donnent rendez-vous pour le samedi 13 Novembre, à 14 heures, à la Bastille, puis le 14 ailleurs et ainsi de suite jusqu'à la fin du mois de Novembre et cela tant que Yasser Arafat reste hospitalisé. «Une résolution doit être signée par l'ONU, qui permettra à Monsieur Arafat d'être enterré à Jérusalem, au moment de son décès», me chuchote une vieille dame venue au militantisme avec la guerre d'Algérie, dit-elle. Là, apparaît, David, coiffé de son casque bleu, de l'ONU, me tend un béret de la même couleur et lançe «les Casques Bleus en Palestine !» ce que la foule déclama derrière lui, en choeur. En effet, si l'ONU était présente en Palestine, elle aurait protégé le président contre les menaces d'assassinat proférées par Sharon, par une intervention civile en Israël et en Palestine aussi. Des jeunes et des moins jeunes des LCBC sont prêts à partir, et cela est beau !

Enterrement du leader de l'OLP à Jérusalem-Est serait un début de véritable réconciliation Le 05 11 2004
Ce proche de Yasser Arafat, écrivain et intellectuel, estime qu'après la mort probable du raïs, il n'y aura pas de violence entre Palestiniens et Israéliens. Pour lui, Arafat a été l'homme qui a ramené les 'Palestiniens à la visibilité'. Il pense ensuite que l'enterrement du leader de l'OLP à Jérusalem-Est serait un début de véritable réconciliation.

L'Amérique nous montre qu'une société libre à besoin de la religion Le 04 11 2004
Source : Wall Street Journal - Référence : « Of God and Men », par Rocco Buttiglione, Wall Street Journal George W. Bush a conclu son discours annonçant sa victoire à l'élection présidentielle états-unienne par un « Dieu bénisse l'Amérique » qui lui aurait valu d'être jugé indigne du poste qu'il occupe par les eurodéputés. En effet, les États-Unis et l'Europe ne s'éloignent pas seulement l'un de l'autre sur les questions de politique étrangère et de sécurité, mais aussi sur les relations entre politique et éthique. Alexander Hamilton était convaincu que la politique avait besoin de valeurs qu'elle ne pouvait pas produire par elle-même et qu'elle devait donc s'appuyer sur les Églises. Ces idées vont à l'opposée de celles de Rousseau qui ont inspiré le totalitarisme et le jacobinisme et qui restent vivaces en Europe. Dans les années 60, l'Amérique et l'Europe ont vécu une ère culturelle qui a affaiblit les valeurs morales pour préparer la jeunesse à un monde de demain où la responsabilité individuelle et le sacrifice personnel ne seraient plus nécessaires.
Ce monde n'a jamais vu le jour, le communisme s'est effondré et au contraire, dans un monde aux ressources limitées, il faut toujours travailler dur. Pour nous soutenir, nous avons besoin de nos familles et des valeurs traditionnelles.
Les Américains l'ont compris avant les Européens.
L'Amérique nous montre qu'une société libre et une économie moderne continuent d'avoir besoin de la religion.

Justification de la guerre par des Israeliens Le 04 11 2004
[extraits d'un entretien du principal commanditaire de l'Initiative de Genève qui cite quelques justification de la guerre de ces compatriotes opposants au plan de paix]
'comment pouvez-vous abandonner le Mont du Temple ? ' ...
[Sharon] pense avoir trouvé l'argument suprême pour ne jamais évacuer la Cisjordanie, où les colons sont autrement nombreux. [Sharon] dit : 'Gaza first, Gaza last' ('Gaza premier, Gaza dernier')...
'Parler avec l'OLP, quelle idée absurde' ...
Combien de fois j'ai entendu : 'Jamais on ne partira du Liban'...

Merci la France, merci Chirac Le 03 11 2004 à GAZA
GAZA. Aujourd'hui vers 12h 00, un groupe de palestiniens, membres des différentes associations de la société civile, syndicats et des intellectuels palestiniens, s'est rassemblé devant le Conseil Législatif palestinien à Gaza et puis s'est dirigé vers le Centre Culturel français pour remettre une lettre de gratitude, adressée au Président Jaques Chirac, au directeur du Centre. Au nom du groupe, quelques élèves ont remercié au peuple français et à son Président pour leur amitié montrée le long des années et pour le fait de faire possible l'accueillance du Président Yasser Arafat et de lui permettre de recevoir les soins médicaux nécessaires dans un hôpital du pays de la ' Liberté, de l'Egalité et de la Fraternité '. M. Hassan Balawi a lu la lettre et l'a remis au directeur du Centre, alors que les participants à la marche criaient : ' Merci la France, Merci Chirac ', et agitaient des drapeaux de deux pays et des affiches représentant les deux dirigeants pendant la visite du Président Chirac en Palestine. Son excellence Monsieur Jacques Chirac Président de la République Française Monsieur Le Président, Nous, associations de la société civile, syndicats et intellectuels palestiniens, réunis en ce 3 novembre 2004 au centre Culturel Français de Gaza, adressons nos plus vifs remerciements et sentiments de gratitude à la France et à son Président pour leur décision humaine et courageuse d'accueillir le Président Yasser Arafat et lui permettre de recevoir les soins médicaux nécessaires dans le pays de la Liberté, de l'Egalité et de la Fraternité. Une telle position de la part de la France n'a en fait rien de surprenant à nos yeux. En effet, nous ne pouvons oublier que se sont les navires militaires français qui ont accompagné notre départ en Beyrouth en 1982, et plus tard de Tripoli en 1983. C'est d'ailleurs la France qui a été la première nation de la Communauté Européenne à soutenir le droit du peuple palestinien à l'autodétermination, illustré dans la célèbre déclaration de Venise en 1980. Un grand merci donc pour le pays du Général de Gaulle, qui avait offert au Président Yasser Arafat la médaille de la Croix de Lorraine, et au ' Docteur Chirac '. Un terme par lequel notre Président aime designer Son ami, à tel point que ceci est devenu une réalité puisque c'est finalement Votre Excellence qui l'a accueilli pour lui faire prodiguer des soins ! De ce fait la France est devenue le pays d'accueil du symbole de la Palestine, de sa cause et la création certaine de son Etat indépendant. Monsieur Le Président, du fond de notre coeur nous disons : Merci la France avec laquelle nous avons la Méditerranée en partage...; merci Chirac !

L'Occident semble prêt à s'engager dans un conflit planétaire Le 01 11 2004
« Barbarie » et « civilisation », « mécréants » et « croyants », M. George W. Bush et M. Oussama Ben Laden voudraient faire croire que le monde est divisé en deux, entre « eux » et « nous ». Sous couvert de guerre contre le terrorisme, l’Occident semble prêt à s’engager dans un conflit planétaire. Pourtant, si Al-Qaida représente un danger réel (Al-Qaida, label ou organisation ?), il n’est sûrement pas une « menace stratégique » politico-militaire de même type que le communisme. La vision d’un « choc des civilisations » sert à mobiliser les opinions contre l’Autre, à justifier le désordre établi ; elle permet de légitimer les inégalités et les injustices au nom d’un péril multiforme. A la fin du XIXe siècle déjà, le terrorisme anarchiste avait servi d’épouvantail aux dominants pour tenter de mater les rébellions ouvrières (Au temps du terrorisme anarchiste). Refusant ces schémas, certaines œuvres de fiction permettent de mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons (Réalité en quête de fictions) et aident à refuser la logique d’une guerre de mille ans.

Deux Israël un raciste et négationniste et l'autre démocratique Le 30 10 2004
[...]«Le problème, analyse Leïla Shahid avec le recul que lui permet l'éloignement géographique, c'est que, dans le discours israélien, on n'a jamais préparé la population à partir. Nous [les palestiniens], on sait depuis 1974 qu'il faudra faire une place aux Israéliens sur le territoire. Depuis, chaque accord a confirmé ce fait. Ça prend beaucoup de maturité, de préparation pour accepter ça. Mais les Israéliens, on ne leur a jamais dit qu'ils devraient partir. On leur a dit qu'il était possible d'écraser l'autre par la force. Je les comprends d'être éberlués: ils mettent Sharon devant son propre paradoxe.» Elle rappelle qu'en Palestine aussi, il y a eu des réticences quand Arafat a fait voter en 1988 la reconnaissance d'Israël. «C'est un long compromis historique que les Israéliens n'ont pas fait parce qu'ils comptaient sur la force. Maintenant, les leaders devront parler à la population et expliquer qu'on ne peut continuer comme ça.» Une redéfinition identitaire de la société israélienne est donc absolument nécessaire, pense la déléguée générale. Elle permettra de confronter deux Israël, «un raciste et négationniste, et l'autre, démocratique, qui veut vivre en paix avec les Palestiniens». [...]

L'euro seul face aux fardeaux de l'Amérique Le 27 10 2004
[Note LCBC : Les États-Unis ont accusé un déficit budgétaire record de 413 milliards de dollars pour l'exercice financier 2004. Il représente 3,6% du produit intérieur brut (PIB).] [...]Hier, lors de sa huitième séance de hausse d'affilée, la monnaie unique a dépassé 1,28 dollar, tout près de son record de 1,29 dollar en février dernier. Une appréciation d'une telle brutalité ne s'était pas vue depuis l'an 2000. [...]Les informations sur le ralentissement de l'économie des Etats-Unis s'accumulaient. Les échanges de plus en plus déficitaires pesaient sur la production intérieure. Les investisseurs étrangers avaient moins d'appétit pour les titres américains, comme l'a révélé la chute des entrées de capitaux en août. Et la banque centrale, d'ordinaire muette sur les questions de change, qui relèvent du Trésor, pousse à la roue.[...]A l'inverse d'un choc pétrolier qui frappe à l'identique la plupart des pays développés, le choc monétaire favorise les uns au détriment des autres. Les industriels américains vont profiter de l'euro cher ; par chance, ils sont peu nombreux à être très compétitifs. La donne est toute différente avec les pays asiatiques qui ont une industrie en pleine forme et des monnaies arrimées au billet vert, comme la Chine, Taiwan, la Corée ou Singapour. Comme l'a rappelé hier Axel Weber, le président de la Bundesbank, la zone euro ne peut pas porter à elle seule le fardeau des déficits américains. L'an dernier, les experts du Cepii avaient calculé qu'un retour des Etats-Unis à un déficit extérieur de 2 % du PIB passant seulement par une réévaluation de l'euro expédierait celui-ci à... 3,24 dollars.[...]

Ces 2 guerres sont des guerres d'oppression et de domination Le 27 10 2004
Mensonges politiques, désillusion des soldats sur le terrain, pour [un vétéran du Vietnam] l'histoire ne ferait que se répéter : ces 2 guerres sont des guerres d'oppression et de domination. Ils ont utilisé le même genre d'argument : le golfe du Tonkin pour le Vietnam et les armes de destruction massives pour l'IraK ainsi que le 11 septembre. Ils sont allé titillé notre stupide fibre patriotique et l'arrogance des américains pour prolonger ces guerres. Ces la même chose, il y a beaucoup de similarités. Un autre Vétéran : Les raisons invoqués pour l?Ira, comme pour le Vietnam étaient fausses. En Irak comme au Vietnam, nous n?avons compris ni les gens, ni leur culture?.

La guerre stimule l'économie pour fabriquer les munitions Le 27 10 2004
Journaliste : Voici un des plus gros traider |en bourse] de Chicago. Cet homme pèse lourd et la guerre ne lui fait pas peur. Taider :D'un coté c'est positif, la guerre stimule l'économie pour fabriquer les munitions, les tanks. D'un autre cotè les gens consomme moins par ce qu'ils sont inquiets.

VOUS PARTEZ POUR UNE SEULE ET UNIQUE RAISON LE PETROLE Le 27 10 2004
J'ai eu de sérieux doute quant aux prétextes pour déclarer cette guerre. La résolution des Nations Unies à vraiment échouée. Nous n'étions pas soutenus, le monde n'était pas avec nous. Je pense que s'était une énorme erreur et que la raison invoquée des armes de destructions massives, n'était pas la bonne... En ce qui concerne les problèmes financiers, je pense que G Bush et son entourage politique sont liés à des sociétés qui sont en contrats pour la reconstruction de l'Irak. Commentaire journaliste : Véritable eldorado pour les compagnies américaines, la reconstruction de l'Irak profiterait d'abord au sociétés proches du pouvoir et de la Maison Blanche. En colère contre leur gouvernement [les soldats interviewés] n'acceptent pas l'idée de risquer leur vie pour du pétrole et des dollars. Un autre soldat : [...] Je ne pense pas que nous devrions nécessairement tirer sur tout ce qui bouge, nous ne sommes pas des cow-boys.... On arrive au coeur du problème, combien d'argent se font 'ils la dessus ? l'industrie de l'armement et le plus important, les compagnies pétrolières. Personnellement, je ne sais pas ce qui va se passer avec le pétrole irakien quand nous partirons, même si je ne pense pas que ce sera pour tout de suite, mais je crois que le pétrole produit par l'Irak va aller directement chez le consommateur américain....Que va t'il se passer si Bush est réélu ? Oh! on sera ici pour toujours. Un autre soldat : On devrais faire nos bagages, et rentrer au pays, rendre leur terre à ces gens et rentrer chez nous, réparer ce que nous avons détruis et fiche le camp d?ici. Un ancien marines qui a démissionné : Je ne voulais pas mais j?ai du y aller, avant mon départ on m?a dis ?ne croyez pas que vous allez être des héros, que vous partez à cause des armes de destructions massives, pour attraper Saddam Hussein ou pour sauver la démocratie, vous partez pour une seule et unique raison : LE PETROLE. C?est la première chose que le sergent nous a dite avant qu?on y aille. ? c?est une guerre pour le pétrole et pour le profit, ce n?est pas une guerre pour une grande cause.

L'État hébreu pourrait à terme entrer en confrontation avec l'Union européenne Le 27 10 2004
Un document supposé être confidentiel, élaboré par le Centre de recherche politique du ministère israélien des Affaires étrangères a fait l’objet de fuites. Curieusement, ce document n’a pas été extrêmement commenté. Pourtant, son contenu est véritablement explosif et remet profondément en cause la politique actuelle du gouvernement israélien. Aujourd’hui, ce dernier se montre insensible au sort des Palestiniens et n’a aucune volonté de mettre en place une véritable paix avec eux. Le gouvernement Sharon estime qu’un retrait unilatéral de la seule bande de Gaza suffit à lui faire gagner du temps pour sa politique de fait accompli en Cisjordanie. Il sait que la communauté internationale condamne le maintien de l’occupation des territoires palestiniens et l’accroissement de la répression. Mais il compte surtout sur la protection absolue des États-Unis pour ne tenir aucun compte des demandes des pays européens et arabes de respecter ses engagements et le droit international. Or selon le document du Centre de recherche politique, cette stratégie conduit clairement Israël dans une impasse. Les auteurs du rapport estiment que l’État hébreu pourrait à terme entrer en confrontation avec l’Union européenne et devenir un véritable État-paria comme le fut l’Afrique du Sud du temps de l’apartheid, si le conflit avec les Palestiniens n’est pas résolu de façon satisfaisante et juste. L’analyse du Centre de recherche politique réside sur leur vision d’une Europe qui va devenir de plus en plus un acteur majeur au niveau global dans les dix prochaines années, alors que parallèlement, les États-Unis qui sont le principal allié d’Israël vont à terme perdre de leur influence internationale. Si les 25 pays membres de l’Union dépassent leur division interne, et parlent d’une seule voix, leur influence globale pourrait s’accroître considérablement et correspondre plus à leur puissance économique. Jusqu’ici, l’Europe est divisée sur les sujets de politique étrangère comme elle le fut par exemple sur la guerre d’Irak. Au cas où elle fasse entendre sa voix de façon plus unique, l’Europe pourrait demander à Israël un plus grand respect des conventions internationales et lui demander de limiter sa liberté d’actions dans le conflit avec les Palestiniens, prédirent les chercheurs du ministère israélien des Affaires étrangères. Israël pourrait également payer le prix d’une plus grande compétition entre les États-Unis et l’Union européenne. Si l’Union européenne et Israël ont des relations profondes et étroites dans le domaine du commerce et de la recherche scientifique, ils ont des opinions très différentes concernant les Palestiniens. Jusqu’ici Israël a réussi à tenir l’Europe en dehors du volet stratégique et a préféré construire une alliance unique avec les États-Unis. Mais mettre tous les oeufs dans le panier américain pourrait conduire à un isolement d’Israël. C’est certainement le message que le ministre des Affaires étrangères français, Michel Barnier a voulu faire passer à Ariel Sharon lors de la visite qu’il a effectuée les 18 et 19 octobre. L’Europe ne peut plus être considérée au Proche-Orient et ailleurs comme un supermarché qui distribue des chèques. L’Union européenne n’acceptera pas d’être cantonnée dans un rôle de soutien financier ou technique, a t-il dit lors d’une conférence de presse. « Elle a un rôle à jouer pour la stabilité du Proche et du Moyen-Orient et elle veut le jouer, nous voulons être un acteur politique ». Il y a deux ans, devant la dégradation de la situation dans les territoires occupés, le Parlement européen avait demandé la suspension de l’accord commercial entre l’Union européenne et Israël. Faut-il rappeler que l’Europe est le principal partenaire commercial d’Israël? 40% des importations d’Israël viennent de l’Union européenne qui absorbent 30% de ses exportations. L’Europe a en fait, si elle le souhaite, les moyens de se faire entendre par Israël. Si elle n’a pas la puissance stratégique des États-Unis, sa force commerciale et économique lui permet de se faire entendre. Elle ne pourra rester trop longtemps dans une attitude attentiste car les Européens sont convaincus que la poursuite du conflit israélo-palestinien est l’une des sources majeures du terrorisme. La morale et le réalisme politique se rejoignent donc pour que tout soit fait le plus rapidement possible pour le règlement pacifique et juste de ce conflit.

Castro boute le dollar hors de Cuba Le 27 10 2004
Le président cubain, Fidel Castro, a annoncé, lundi soir, la fin des transactions en dollars sur l’île. A partir du 8 novembre, seuls les pesos cubains seront acceptés. Cubains et touristes ont quinze jours pour échanger leurs dollars à un taux de un pour un. Après cela, les échanges seront taxés de 10 % afin de compenser « les risques et coûts infligés à l’économie cubaine par la manipulation des dollars du fait des mesures du gouvernement américain ».

La double mobilisation (anti-guerre et anti-mur) a permis la défaite de la doctrine de Bush et Sharon Le 26 10 2004
[...] La manière dont Israël a décidé et construit son 'Mur' a entraîné le même processus de refus, articulé sur le précédent [la mobilisation contre la guerre en Irak et le refus de l'ONU de la valider]. Il est apparu en effet de plus en plus clair aux yeux de l'opinion, touchée à des degrés divers par la campagne contre le Mur, que le droit international établit des obligations claires pour la puissance occupante concernant les intérêts de la population civile occupée et que ceux-ci ont été violés de manière flagrante avec la construction du mur. Par conséquent, c'est cette double mobilisation : anti-guerre et anti-mur, diffusant à une échelle de masse inédite une conscience publique plus rigoureuse axant la nouvelle culture de la paix sur la nécessité du droit, qui a permis la défaite, au moins sur le plan idéologique, de la doctrine de Bush et Sharon.[...]

Si l'on exclu la force de protection internationale, que reste-t-il, face à l'arrogance d'Israël Le 26 10 2004
[...] Les Palestiniens ont certes réagi avec enthousiasme à l'avis de la Cour et au vote de l'ONU. Un enthousiasme peut-être excessif. Car le problème déjà posé en d'autres occasions est celui de donner des effets pratiques et concrets à des prises de position que la conscience collective du monde ressent comme justes et justifiées et pour lesquelles manquent la volonté politique et la détermination éthique de les imposer. Si l'on exclut - heureusement - l'option militaire à l'afghane ou à l'irakienne, si l'on exclut - malheureusement - la force de protection internationale, sorte de force, de peace keeping de l'ONU, et si l'on exclut aussi les sanctions, que reste-t-il, face à l'arrogance d'Israël et au blocage imposé par l'allié automatique américain ? Car aujourd'hui, dans l'actuelle constellation internationale, l'avis de la Cour ne préfigure pas une secousse immédiate dans le conflit israélo-palestinien. Dans l'immédiat, on peut donc exprimer un certain pessimisme. En même temps, comment ne pas partager l'espérance de Mustapha Barghouti lorsqu'il parle de très grande victoire ou d'un succès historique comme pour le vote en 1971 condamnant l'Afrique du sud pour l'occupation de la Namibie. [...]

À la naissance ils haissent déjà tout le monde Le 22 10 2004
[grande discussion entre un homme et une femme américains] L'homme : j'ai peur que si Kerry passe il retire nos troupes là-bas et ce sera le chao. Les térroristes il faut tous les tuer c'est la seul chose qu'ils comprennent. La femme : vous ne me parlez que des symptômes mais il faut s'attaquer aux racines du mal...L'homme : la cause c'est qu'au moyen orient ils élèvent leurs enfants comme ça, à la naissance ils haissent déjà tout le monde. La femme : ce n'est pas vrai. Je vois la culture de la haine à l'oeuvre aussi dans ce pays. Je connais des tas d'églises ici qui préchent la haine contre les musulmans et le moyen orient

LES PUITS DE PETROLE Le 21 10 2004
[Spot TV de John Kerry] John Kerry mettra fin à la politique étrangère unilatérale de Bush - Kerry fera de l'indépendance énergétique une priorité nationale. De cette façon, pas un seul soldat américain n'aura à combattre pour les puits de pétrole.

Le mur de Sharon prolongé jusqu'à la Garonne. Le 21 10 2004
APARTHEID ET BOYCOTTSamedi dernier, deux militants de Palestine 33 ont dans un supermarché de Bordeaux déposé sur des produits en provenance d'Israël des autocollants au contenu clair : ' Israël = Apartheid ; boycott ! '. Embarqués par la police sur plainte du directeur du magasin, ils ont été relâchés après avoir été entendus au commissariat. Ce mercredi, la police est venue au domicile d'une des deux et l'a emmenée au commissariat, où elle se trouve encore ce matin. On lui a promis une garde à vue prolongée dans la nuit jusqu'à la ' confrontation ' ( !) avec l'autre distributeur. On les menacerait d'une mise en examen pour ' discrimination ' ! Ainsi, une nouvelle fois, la confusion serait organisée entre la critique d'un Etat qui contrevient systématiquement au droit international et bafoue délibérément les résolutions de l'ONU avec un supposé antisémitisme. La preuve a pourtant été faite à de nombreuses reprises que c'est cet amalgame voulu par le gouvernement israélien qui est un ferment de ce regain d'antisémitisme qu'il nous faut combattre sans faiblesse. L'Union Juive Française pour la Paix, solidaire des militants pour les droits de tous les peuples, dont le peuple palestinien, demande que les poursuites soient immédiatement suspendues, la militante relâchée. L'appel au boycott de ce supermarché s'il ne retirait pas sa plainte ne serait pas de la discrimination, mais la défense du droit des citoyens à lutter contre toutes les discriminations, et notamment celles que le gouvernement d'Ariel Sharon et l'armée israélienne font subir au peuple palestinien Jean-Claude Meyer

Le Premier ministre entend empêcher indéfiniment la création d'un Etat palestinien. Le 20 10 2004
Sharon fera la paix... quand les Palestiniens seront finlandais De sa longue carrière politique, Ariel Sharon entend, à 76 ans, léguer à Israël un élément fondamental : l'impossibilité pour les Palestiniens de créer un Etat indépendant sur la majeure partie de la Cisjordanie où les colonies israéliennes pourront se développer dans de vastes secteurs annexés de fait. Ce seront des zones de sécurité d'où il sera possible de contrôler les populations palestiniennes vivant sur le reste de ce territoire. C'est ainsi qu'il faut lire la récente interview de Dov Weisglass, ex-chef de cabinet, conseiller et avocat du Premier ministre au quotidien Haaretz. Il confirme que l'évacuation des implantations de Gaza et du nord de la Cisjordanie a pour but d'empêcher indéfiniment la création d'un Etat palestinien et cela avec l'accord de Washington. C'est une nouvelle étape du projet d'Ariel Sharon visant à changer la réalité du conflit avec les Palestiniens et qu'il a commencé à appliquer dés son élection à la présidence du Conseil en février 2001. Le plan avait été préparé en détail par le général de réserve Meir Dagan ­ à l'époque, son conseiller pour les affaires de sécurité. Il prévoyait dans le détail la neutralisation d'Arafat, «un assassin avec qui on ne négocie pas», et la destruction de l'accord d'Oslo, «le plus grand malheur qui se soit abattu sur Israël». Une opération d'intensité croissante visait à isoler progressivement le président palestinien tant sur le plan intérieur que diplomatique. [...] En fait, la seule nouveauté dans les déclarations de monsieur Weisglass concerne le soutien, sans précédent, accordé par les Etats-Unis à la politique israélienne. Mais, là aussi, on ne saurait être surpris. Une partie de l'administration Bush est acquise aux thèses de monsieur Sharon. A la Maison Blanche et au Pentagone, la plupart des hommes en place ont toujours exprimé des opinions très critiques de la politique de concession des travaillistes israéliens. Au Conseil national de sécurité par exemple, Elliot Abrams est chargé du dossier Proche-Orient. Dès 1993, il a déclaré son opposition au processus d'Oslo. Au Pentagone, le sous-secrétaire à la Défense chargé des affaires politiques, Douglas Feith, est proche du mouvement des implantations. Dans ces conditions, Dov Weisglass n'a probablement pas eu beaucoup de difficultés à convaincre ses interlocuteurs américains. Pour les colons, c'est autre chose. Ils refusent ses explications, à savoir que le retrait des colonies de Gaza et de quatre autres situées dans le nord de la Cisjordanie leur permettra de conserver le reste ad vitam æternam. Leur réveil est dur : Sharon, qui fut leur parrain et principal bienfaiteur, n'a jamais accepté l'idéologie du Grand Israël ou du mouvement messianique. Dans sa vision sécuritaire, la terre n'est pas sacrée et peut faire l'objet de concessions à des fins stratégiques. Dans ses déclarations à Haaretz, monsieur Weisglass se vante d'avoir «effectivement conclu avec les Américains qu'on ne discutera jamais d'une partie des colonies. Quant au reste, on en parlera lorsque les Palestiniens deviendront des Finlandais...». C'est-à-dire lorsqu'ils auront un comportement occidental, européen, démocratique, non violent et doux, du moins selon la vision du monde scandinave du conseiller d'Ariel Sharon. Il sait que la société palestinienne ne prend pas le chemin de l'européanisation. Elle subit une véritable tragédie humanitaire et se développe dans un environnement de plus en plus répressif. Dans la bande de Gaza, près de la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté de 2 dollars par personne et par jour. Selon les Nations unies, quarante-cinq Palestiniens sont tués chaque mois dans ce territoire (pour deux tiers des combattants). Au cours des quatre dernières années, 25 000 Palestiniens ont perdu leur logis, détruit par l'armée israélienne. Tout cela signifie une pérennisation du conflit qui restera, en l'absence de toute possibilité de compromis, le principal élément déstabilisateur du Proche-Orient et des relations intercommunautaires en Europe. Pour éviter de nouvelles catastrophes, il faudrait, affirme Michel Barnier, le ministre français des Affaires étrangères, que le retrait de Gaza réussisse et soit coordonné avec les Palestiniens dans le cadre de la fameuse «feuille de route destinée au règlement permanent du conflit israélo-palestinien sur la base de deux Etats» du quartet. Pour les diplomates européens et américains, ce plan de paix est toujours d'actualité, comme le répète Ariel Sharon mais en ajoutant : «Il faudra d'abord que les Palestiniens cessent le terrorisme !» Et deviennent finlandais ?

Le soutien, sans précédent, accordé par les Etats-Unis à la politique israélienne Le 20 10 2004
[...]En fait, la seule nouveauté dans les déclarations de monsieur Weisglass concerne le soutien, sans précédent, accordé par les Etats-Unis à la politique israélienne. Mais, là aussi, on ne saurait être surpris. Une partie de l'administration Bush est acquise aux thèses de monsieur Sharon. A la Maison Blanche et au Pentagone, la plupart des hommes en place ont toujours exprimé des opinions très critiques de la politique de concession des travaillistes israéliens. Au Conseil national de sécurité par exemple, Elliot Abrams est chargé du dossier Proche-Orient. Dès 1993, il a déclaré son opposition au processus d'Oslo. Au Pentagone, le sous-secrétaire à la Défense chargé des affaires politiques, Douglas Feith, est proche du mouvement des implantations. Dans ces conditions, Dov Weisglass n'a probablement pas eu beaucoup de difficultés à convaincre ses interlocuteurs américains. Pour les colons, c'est autre chose. Ils refusent ses explications, à savoir que le retrait des colonies de Gaza et de quatre autres situées dans le nord de la Cisjordanie leur permettra de conserver le reste ad vitam æternam. [...] Dans ses déclarations à Haaretz, monsieur Weisglass se vante d'avoir «effectivement conclu avec les Américains qu'on ne discutera jamais d'une partie des colonies. Quant au reste, on en parlera lorsque les Palestiniens deviendront des Finlandais...». C'est-à-dire lorsqu'ils auront un comportement occidental, européen, démocratique, non violent et doux, du moins selon la vision du monde scandinave du conseiller d'Ariel Sharon. Il sait que la société palestinienne ne prend pas le chemin de l'européanisation. Elle subit une véritable tragédie humanitaire et se développe dans un environnement de plus en plus répressif. Dans la bande de Gaza, près de la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté de 2 dollars par personne et par jour. Selon les Nations unies, quarante-cinq Palestiniens sont tués chaque mois dans ce territoire (pour deux tiers des combattants). Au cours des quatre dernières années, 25 000 Palestiniens ont perdu leur logis, détruit par l'armée israélienne.[...]

Les soldats ne sont que du gravier sur la route qui mène au pétrole Le 15 10 2004
C'EST EN NOUVELLE-ZELANDE que compte s'exiler le chanteur américain Tom Waits avec sa famille si le président George Bush est réélu. 'J'ai peur pour mes enfants car on parle de restaurer le service militaire et la conscription', explique-t-il cette semaine dans Paris Match. Interrogé sur ce qu'il redoute le plus actuellement, il répond: 'Que Bush soit réélu (...). Pour cette administration,les soldats ne sont que du gravier sur la route qui mène au pétrole

Les armes de destruction massive étaient une 'explication bureaucratique' pour justifier la guerre Le 14 10 2004
Avec Fahrenheit 9/11, Michael Moore voulait influencer les électeurs américains. Quel est le but de votre documentaire ? Je voulais raconter une histoire qui ne l'avait pas encore été. Celle d'une guerre qui a été menée pour de mauvaises raisons. Tous les experts que j'ai interviewés le disaient dès le départ mais, à l'époque, personne ne leur donnait la parole dans les médias ou au Parlement! L'administration Bush est-elle à ce point manipulatrice ? Le secrétaire adjoint à la Défense, Paul Wolfowitz, a déclaré que les armes de destruction massive étaient une 'explication bureaucratique' pour justifier la guerre. Je ne peux pas croire que ces gens agissent avec un tel sang-froid. Mais regardez ce que font certains policiers qui placent de fausses preuves sur quelqu'un pour l'arrêter... Le système politique américain n'est-il pas à un tournant crucial ? Certainement. Le collège électoral est problématique car il donne un pouvoir disproportionné à de tout petits États qui ne reflètent pas l'ensemble de l'Amérique. L'autre problème est l'argent: tant que les candidats se reposeront autant sur l'argent privé pour financer leur campagne, ils seront redevables à ceux qui leur donnent cet argent ! Lors de l'investiture démocrate, un candidat comme Howard Dean a utilisé Internet comme source de financement. Ça ne résout pas le problème de l'argent. Mais ça démocratise au moins sa provenance. Au lieu d'un contributeur qui donne 100 000 dollars, on a 100 000 personnes qui donnent un dollar! Pensez-vous que la crise actuelle sera bénéfique pour la démocratie américaine ? L'Amérique n'a pas la tradition d'un grand mouvement progressiste qui sache faire pression sur des candidats souvent trop conservateurs, qu'ils soient républicains ou démocrates. Il est inutile de chercher le candidat parfait. Ce sont les sujets qui définissent le bon candidat. Pas l'inverse.

C'est bien l'occupation qui crée le terrorisme et non le terrorisme qui crée l'occupation Le 13 10 2004
[...]La protection américaine leur donne un sentiment d’impunité. Ils peuvent dès lors se contenter de simples regrets, lorsque leur armée tuent des enfants qui avaient pour seul tort de se trouver à portée de balle des soldats hébreux. C’est dans ce contexte qu’il faut situer les déclarations de Dov Weisglass, très proche conseiller d’Ariel Sharon. Selon lui, le plan de désengagement de Gaza a été conçu pour geler le processus politique pour une période indéterminée. « En gelant le processus de paix, vous empêchez la création d’un État palestinien ainsi que les débats sur les questions des réfugiés, des frontières et de Jérusalem», avoue l’un des architectes du plan de retrait israélien. «En fait, tout ce paquet que l’on nomme État palestinien a disparu de notre ordre du jour pour une durée indéterminée. Le plan de désengagement nous fournit la quantité nécessaire de formol pour qu’il n’y ait pas de processus politique avec les Palestiniens » a-t-il ajouté. M.Weisglass reconnaît que le plan de désengagement a été élaboré entre autres en raison du large soutien dont a bénéficié l’initiative de Genève et pour freiner la propagation du phénomène d’objection de conscience au sein de l’armée israélienne. « Arik peut aujourd’hui dire sans complexe que sa démarche maintient en place 190 000 des 240 000 colons de Cisjordanie et de Gaza. Ce que j’ai conclu avec les Américains, souligne M.Weisgalss, c’est que le sort de certaines colonies ne sera évoqué qu’après que les Palestiniens se comportent comme des Finlandais.» Notons tout de même que si les Finlandais vivaient sous occupation militaire depuis 37 ans , étaient soumis quotidiennement à la répression aveugle et aux humiliations, ils ne tresseraient probablement pas des couronnes de fleurs à l’armée occupante. C’est bien l’occupation qui crée le terrorisme et non le terrorisme qui crée l’occupation.[...]

C'est comme ci voulant clore votre terrain, vous alliez dans la salle à mangé de votre voisin Le 10 10 2004
[discussion de Présence protestante diffusée de dimanche matin 'des voix pour la paix' un reportage sur le Mur et ses conséquences, à la rencontre de Palestiniens et pacifistes israéliens (Oren Mendick, Taayush, coalition des femmes...) suivie d'une discussion avec Stéphane Hessel et François Roux.] François Roux : Le Mur ne sépare pas deux états, mais empiète sur l'état Palestinien [Désolé Maitre Roux, l'état n'éxiste malheureusement pas encore, dans quelques mois d'après la feuille de route] . Pour faire une image dans le droit francais, [...] c'est comme ci voulant clore votre terrain, vous alliez dans la salle à mangé de votre voisin, c'est absolument ca que fait aujourd'hui le Mur..

Le conflit israélo-palestinien est un conflit central dans l'histoire de l'humanité Le 07 10 2004
[...] Le conflit israélo-palestinien est un conflit central dans l'histoire de l'humanité et c'est un devoir pour une chaîne comme Arte d'informer en toute honnêteté sur les conflits de notre époque[...]

Le CRIF reproche à Arte de diffuser trop de films sur le conflit israélo-palestinien Le 07 10 2004
Le téléfilm 'La Porte du solei' devait être diffusé jeudi. À l'occasion de la diffusion, jeudi 7 octobre sur Arte, du téléfilm 'La Porte du soleil' - adapté du roman d'Elias Khoury consacré à l'histoire palestinienne -, Roger Cukierman, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), a adressé, lundi 4 octobre, une lettre ouverte à Jérôme Clément, président du directoire d'Arte, pour lui reprocher de diffuser trop de films sur le conflit israélo-palestinien. 'La fréquence des programmations sur ce conflit est supérieure à celle de tous les conflits de la planète réunis, écrit M. Cukierman. Nous partageons tous une tradition philosophique qui veut que celui qui tue un homme tue l'humanité tout entière. Néanmoins force est de constater que le coût en vies humaines au Proche-Orient se situe à 4 000, contre 200 000 pour la guerre civile en Algérie, 500 000 en Irak, un million au Soudan, sans parler de tant d'autres massacres et barbaries de ce début de troisième millénaire.' Le président du CRIF affirme que 'la concentration sur ce thème n'aurait pas de conséquence néfaste si nous ne vivions pas une vague d'actes antisémites'. Et de poursuivre : 'Nous savons que nombreux sont ceux qui assimilent juif et Israélien. L'antisionisme que dégagent trop souvent les films qui sont présentés tend à délégitimer l'Etat d'Israël, et, nolens volens, à légitimer l'antisémitisme.' Il conclut que 'les chaînes publiques n'ont pas vocation à aggraver les clivages au sein de la communauté nationale quand elles pourraient contribuer à la paix civile'. [...]

L'ordre règne à Gaza Le 05 10 2004
Deux cents chars et des dizaines d'hélicoptères. On dénombre une centaine de morts. Depuis jeudi dernier, des bulldozers kakis défoncent les routes interdisant l'acheminement des secours et ensevelissent des civils sous les décombres de leur maison. Des dizaines sont ainsi méthodiquement détruites s'ajoutant au 3 595 maisons palestiniennes rasées durant les quatre dernières années d'Intifada. La soldates que israélienne attaque aussi les enfants des écoles... Yasser Arafat, président de l'Autorité palestinienne, élu sous contrôle international faut-il encore le rappeler, dénonce «crimes de guerres» et «purification ethnique ». Le vieux chef palestinien lance un appel désespéré à la communauté internationale, au Nations unies, au Conseil de sécurité et aux Quartet pour qu'ils fassent cesser cette folie meurtrière. De son côté Tel-Aviv accuse l'UNRWA - l'Agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés palestiniens - d'avoir transporté des roquettes palestiniennes dans ses ambulances. Et l'ambassadeur israélien aux Nations unies n'y va pas par quatre chemins accusant l'ONU «d'être impliquée dans des activités terroristes.» Rien de moins. Selon le vieil adage plus c'est gros plus ça passe les autorités israéliennes renouent avec leurs vieux démons qui consistent régulièrement et de manière récurrente à attaquer l'ONU pour justifier leurs tribulations guerrières et surtout pour justifier leur non respect historique du droit international. Des centaines de résolutions et de déclarations de l'Organisation mondiale condamnant Tel-Aviv n'ont jamais été respectées et mises en application. Une des dernières en date qui prolonge la condamnation sans appel du mur israélien par la Cour international de justice (CIJ) est purement et simplement foulée aux pieds, puisque Tel-Aviv, non seulement, poursuit et accélère la construction de cet édifice militaire, mais il en amplifie le tracé déchirant délibérément le tissu humain, urbain et économique palestinien. Mais pour l'heure, en mettant en cause les ambulances de l'UNWRA - vieille lune de l'armée israélienne - Tel-Aviv cherche surtout à détourner l'attention internationale de ses vrais objectifs stratégiques visant à constituer des glacis et autres zones tampon autour de ses colonies de peuplement. Sur le fond, Peter Hansen, directeur de l'UNWRA, fait savoir que les analyses effectuées ont permis de conclure que l'objet incriminé par les services israéliens était un brancard d'ambulance et non une roquette Kassam, comme affirmé et répété par les porte-parole de Tel-Aviv. Peter Hansen exige, désormais des excuses de la part des autorités israéliennes. Quoiqu'il en soit, cette criminalisation de l'ONU par Tel-Aviv n'est pas une première. En vertu de la bonne vieille technique selon laquelle la meilleure défense c'est l'attaque, Israël s'autorise, une fois de plus, à violer la législation internationale. Membre d'une organisation dont il n'a jamais respecté les décisions, Israël illustre à l'envie le constat selon lequel tous les Etats-membres de l'ONU sont égaux, mais certains sont plus égaux que d'autres..

APPEL INTERNATIONAL POUR DEMANDER AUX ENSEIGNANTS DU MONDE ENTIER DE PARLER DU MUR Le 03 10 2004
MONTREAL, le 3 oct. /CNW Telbec/ - En 1994, l'UNESCO désignait le 5 octobre comme étant la Journée mondiale des enseignantes et enseignants. Afin de permettre aux enseignantes et enseignants, aux parents et à toutes les personnes intéressées par l'éducation de mettre en évidence l'importance du rôle des enseignantes et des enseignants à travers le monde et son importance pour la société. Cette année, à cette occasion, une vingtaine d'enseignantes et d'enseignants d'une douzaine d'institutions du Québec seront dans les territoires palestiniens pour participer à une conférence internationale sur l'Education, la mondialisation et le changement social. Cette conférence aura lieu à Ramallah, en Palestine, du 4 au 6 octobre. Cette activité est organisée en collaboration avec le groupe palestinien Teacher Creativity Center, une organisation non-gouvernementale vouée à une éducation publique, citoyenne et démocratique, Alternatives, une organisation non-gouvernementale québécoise et la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN). Elle permettra à plus de 80 enseignantes et enseignants palestiniens d'échanger avec la délégation québécoise qui sera sur place et plus d'une vingtaine des personnes enseignantes d'ailleurs dans le monde, pays du Sud comme pays industrialisés. Ronald Cameron, président de la FNEEQ-CSN qui conduit la délégation, souligne que 'la conférence sera aussi l'occasion de lancer un appel international pour demander aux enseignantes et aux enseignants du monde entier de poser des gestes de sensibilisation aux impacts de la construction d'un tel mur.' Le 5 octobre, il y aura des activités ayant pour thème 'Le mur doit tomber !' en référence au mur de 730 km, composé de clôtures électriques, et d'une muraille de huit (8) mètres de hauteur qui encerclent le territoire palestinien. A la fin des travaux, le mur affectera 250,000 Palestiniens répartis dans 67 cités, villes et villages. Ils seront coupés de leurs terres et de leurs lieux de travail. Les écolières et écoliers, les enseignantes et enseignants sont coupés de leurs écoles ou le seront sous peu. Les bénéficiaires des services de santé et des services sociaux sont aussi affectés de même façon, les dispensaires étant situés à l'extérieur de leur communauté enclavée ajoutant ainsi au drame humain et à la désorganisation économique provoquée par le mur. Des maisons et des commerces ont été détruits par centaines. Des oliveraies qui couvraient des milliers d'acres ont été déracinées. Des milliers d'acres de terres en culture ont été dévastés, des centaines de puits ont été détruits, des routes et des systèmes d'aqueduc ont été saccagés et les réseaux de distribution d'électricité ont été endommagés. La construction de ce mur est une grave atteinte aux droits de l'homme et va à l'encontre du droit international comme le confirme l'avis de la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye et la résolution A/ES 10/15 adoptée le 20 juillet 2004 par l'Assemblée générale des Nations unies, au cours d'une session spéciale. La résolution des Nations unies enjoint Israel de respecter les obligations identifiées dans l'avis de la Cour internationale de justice. Le Mur contribue à semer la haine et à répandre la discrimination en plus de mettre en péril toute solution au conflit entre palestiniens et israéliens. Le mur doit tomber ! La délégation est composée d'enseignantes et d'enseignants provenant des cégeps Edouard-Montpetit, Lévis-Lauzon, Limoilou, Montmorency, Région de l'Amiante, Rimouski, Saint-Laurent, Sherbrooke, Vieux-Montréal, du centre d'études de Chibougamau, du Collège Regina Assumpta et de l'Université Laval. Ronald Cameron, président de la FNEEQ-CSN et Pierre Beaudet , directeur d'Alternatives sont également sur place. Ils sont disponibles pour des entrevues.

Partisants du mur, 'Pas d'arabe pas d'attentat' Le 02 10 2004 à PARIS
Lors des nombreuses opérations de pétitions contre le mur d'annexion LCBC ont rencontré des partisants du mur, voir même de l'extention du térritoire israelien , extraits : 'On est pour le mur, qu'il y reste' 'La terre là bas appartient à Jésus' 'Il faut relire vos références religieuses pour savoir à qui appartient Israel' 'Pas d'arabe pas d'attentat'...

L`accès a Gaza est totalement interdit depuis ce jour a tout le monde Le 01 10 2004
URGENT: Communiqué de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine] Aux Membres de la Plateforme Bonjour a tous de Ramallah, Veuillez trouver ci-joint un communique a l`initiative des ONG internationales presentes dans les Territoires et membres d`AIDA (Association of international developpment agencies) concernant la situation a Gaza et son bouclage depuis dimanche 24 septembre. L`accès a Gaza est totalement interdit depuis ce jour a tout le monde - y compris aux journalistes et au personnel des Nations Unies. Une équipe de Médecins du Monde de Gaza est ainsi bloquée à Jérusalem. Aussi, arrivées lundi a Erez, Céline et moi n`avons pas pu nous rendre a Gaza dans le cadre de notre mission pour la Plateforme. La sortie de Gaza est aussi totalement impossible : 2 personnes des CEMEA venues en mission a Gaza sont bloquées a l?intérieur sans pouvoir poursuivre leur mission. Tout ceci sans parler de la situation à Gaza ou les incursions et les destructions de maisons continuent d`être perpétrées dans la zone. A la demande d`AIDA et de Médecins du Monde, nous invitons tous les membres de la plateforme a signer ce communique appelant le gouvernement israélien a respecter ses obligations de puissance occupante et la communauté internationale a tout mettre en oeuvre pour qu`Israel respecte ses obligations. Ce communique pourra également être signe par la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine si l`ensemble des membres du CA confirment leur signature. Merci de renvoyer votre réponse a _afps@france-palestine.org_ et a mdmgpalnet.com avant aujourd`hui, 01 octobre, a 17 heures. Merci de votre attention, Tres cordialement, Rabab et Celine

Candidat au prix de Nobel pour la paix Le 01 10 2004
Le capitaine en réserve David Sonnschein, le chef du droit de mouvement du refus a été nominé comme candidat au prix de Nobel pour la paix. Sonnschein, 28 ans, est un ingénieur. Son nom et ceux du mouvement, ont été proposés par deux bénéficiaires précédents du prix. Le mouvement de refus a été créer en janvier 2002, par un groupe de soldats et officiers de l?armée israélienne déclarant leur bonne volonté de servir dans l?armée dedans les frontières d?Israël, mais refusant de continuer leur service en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Actuellement, il y a plus de 650 membres dans le mouvement, des officiers et des soldats, dont quelques ont été même condamnés à la prison pour leur refus de servir dedans les territoires palestiniens.

C'est l'administration Bush qui veut du pétrole là-bas Le 01 10 2004
C'est les Etats-Unis, c'est l'administration Bush qui veut du pétrole là-bas. Les américains sont les seules en Irak, ils refusent les troupes de l'ONU, et maintenant qu'ils se sentent un peut isolés... Les Etats-Unis sont seuls la-bas, c'est pour le pétrole

Israël prend ses distances avec la Feuille de route Le 30 09 2004
Les responsables israéliens refusent de discuter du plan de retrait de Gaza avec les représentants du Quartet. Les repré sentants du Quartet - Etats-Unis, Union européenne, Nations unies et Russie - ont rencontré hier des responsables palestiniens. [...] Le Quartet tente de faire approuver le Retrait de la bande de Gaza, dans l'espoir que ce retrait puisse constituer la première étape de la Feuille de route. Israël a refusé pour sa part de rencontrer ces diplomates à Jérusalem, mardi. Cette mission du Quartet sur le terrain avait été réclamée par le G8, réuni en sommet le mois dernier à Sea Island. Powell déçu Israël entend d'abord rencontrer les émissaires de la Maison-Blanche attendus à la fin de la semaine. Le secrétaire d'Etat américain Colin Powell a d'ores et déjà exprime ses reproches, affirmant être 'déçu par le rythme auquel les avant-postes de colonies juives sont démantelés en Cisjordanie'. Le refus opposé au Quartet est le dernier signe qu'Israël prend ses distances avec la Feuille de route, plan de paix qui prévoit la naissance d'ici à 2005 de l'Etat palestinien indépendant. AP

Protection internationale Le 30 09 2004
La ligue arabe a chargé le groupe arabe à l'ONU de faire un appel au Conseil de sécurité 'pour arrêter la guerre (...) et demander la protection internationale'.

Les médias en France sont-ils de parti-pris ou d'abord des outils d'information ? Le 28 09 2004
Un nouveau sondage intéressant sur www.expression-publique.comAvec un intéret particulier pour les questions suivantes : Question 6 : Sur la situation actuelle en Irak, estimez-vous que chacun des médias suivants se montre?Question 8 : Dans le conflit israélo-palestinien, estimez-vous que chacun des médias suivants?

Intensification de la colonisation juive Le 28 09 2004
[A l'occasion des 5 ans de la deuxième Intifada, RFI passe de nombreux flash d'info sur la Palestine] Jamais la perspective d'un état palestinien n'a paru aussi éloignée . Cette quatrième année de l'Intifada c'est caractérisée par l'intensification de la colonisation juive et la construction par Israel d'un barrière de séparation en Cisjordanie, un ouvrage militaire dont le tracé rend impossible la création d'un état palestinien viable . Les palestiniens sont entrés dans l'age du mur et désormais ils vivent à l'intérieur d'enclaves bouclées militairement par l'armée israelienne. Yasser Arafat est lui même assigné à résidence par l'armée israelienne dans les ruines de la Moukata à Ramallah et à son grand chagrin il a été déclaré hors jeu par les Etats-Unis [...].

Arafat a été déclaré hors jeu par les Etats-Unis Le 28 09 2004
[A l'occasion des 5 ans de la deuxième Intifada, RFI passe de nombreux flash d'info sur la Palestine] Jamais la perspective d'un état palestinien n'a paru aussi éloignée . Cette quatrième année de l'Intifada c'est caractérisée par l'intensification de la colonisation juive et la construction par Israel d'un barrière de séparation en Cisjordanie, un ouvrage militaire dont le tracé rend impossible la création d'un état palestinien viable . Les palestiniens sont entrés dans l'age du mur et désormais ils vivent à l'intérieur d'enclaves bouclées militairement par l'armée israelienne. Yasser Arafat est lui même assigné à résidence par l'armée israelienne dans les ruines de la Moukata à Ramallah et à son grand chagrin il a été déclaré hors jeu par les Etats-Unis [...].

SEUIL DE PAUVRETÉ BOUCLAGE MALNUTRITION DÉGÂTS DÉRACINÉ JETÉ À LA RUE 3327 TUÉS MILLIERS DE BLÉSSÉS PRISONS Le 28 09 2004
[A l'occasion des 5 ans de la deuxième Intifada, RFI passe de nombreux flash d'info sur la Palestine]Plus de la moitié de la population palestinienne vit désormais en dessous du seuil de pauvreté avec un revenu inférieur à 2 dollars par jour. Avec le bouclage intérieur et extérieur des villages palestiniens, le produit national brut à chuté de 50%, l'activité commerciale c'est considérablement ralentie et chômage frappe une majorité de palestinien. Résultats, 30% des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition chronique. Les dégâts infligés à l'infrastructure par les raids israeliens sont évalués à 1 milliard de dollars un chiffre que l'on retrouve également pour les dommages subis par l'agriculture. Israel à déraciné plus d'un million d'arbres et rasé d'importante superficies de terres agricoles afin notamment de construire à intérieur des terre palestiniennes sa barrière de séparation. Au plan humain, les destruction de maison, notamment à Rafah, ont jeté à la rue 29 000 palestiniens. 3327 ont été tués , des milliers d'autres blessés. Il y a 2500 handicapés à vie et 8000 prisonniers.

[interview d'un palestinien : ] 'Nous ne quitterons jamais notre terre' Le 28 09 2004
[A l'occasion des 5 ans de la deuxième Intifada, RFI passe de nombreux flash d'info sur la Palestine, notamment celui de Dominique Roch qui interview un palestinien : ] Pour Adnane, 33 ans, le bilan de l'Intifada est positif : 'les palestiniens ont obtenus beaucoup de choses. Nous avons prouvé que nous ne quitterons jamais notre terre; Sharon a beau faire , il a beau nous frapper, nous continuerons à tenir tête aux israeliens. C'est un criminel de guerre, il n'a qu'a évacuer notre terre, lever le bouclage et il y aura la paix. Nous ne sommes pas des terroristes, c'est lui qui occupe notre terre, qui tue, qui vole. Sharon prétend que son armée est la plus morale au monde, allez voir ce qu'ils font au barrage de Kalandia et d'ailleurs. Les humiliations infligées au gens'. [ Dominique Roch : ] Au barrage de Kalandia qui commande l'accès de Ramallah, des soldats mitraillettes au poings vérifient sans ménagement les papiers d'identité de la population. [...] L'attente peut durer des heures Depuis le début du mois, un mur de béton de 8 mettre de haut bouche l'horizon.

LE MUR CORRESPOND À LA COLONISATION DE TERRES NOUVELLES BIEN PLUS QU'À LA SÉCURISATION DE TERRES ISRAÉLIENNES Le 27 09 2004
[...] Mais, de plus, vous (le gvt Israelien] avez fait usage de votre écrasante supériorité militaire pour faire subir à la population de l'autre partie de la Palestine, où celle-ci aux termes des accords internationaux aspirait à la création d'un Etat palestinien souverain, les blessures profondes d'une occupation militaire, l'implantation de colonies disséminées sur tout leur territoire, la perte de milliers de vies humaines innocentes, le démantèlement des infrastructures publiques et privées et la destruction de dizaines de milliers de foyers. Vous avez ignoré les commandements du droit humanitaire et répliqué à des attentats-suicides totalement inacceptables et contraires à tout droit par des représailles également inacceptables, ce qui alimente l'incendie au lieu de l'éteindre. La barrière de séparation sous forme de 'mur' que vous avez construite suit un tracé condamné comme illégal par les plus hautes instances juridiques internationales parce qu'il correspond à la colonisation de terres nouvelles bien plus qu'à la sécurisation de terres israéliennes. Il est grand temps que vous preniez conscience du mal que tout cela fait à l'image d'Israël dans le monde et à ses perspectives d'avenir. Il n'y a selon moi qu'une façon d'en sortir. C'est de mettre en route une politique nouvelle et radicalement différente, fondée sur le respect et le souci pour vos concitoyens arabes et pour vos voisins palestiniens. Le résultat à atteindre ne saurait s'écarter beaucoup de celui clairement analysé dans l'accord souscrit à Genève par Yossi Beilin et Abed Rabo, ni de la 'feuille de route' élaborée par le Quartet.

Opposition de la France au boycott d'Arafat par Israël et les Etats-Unis Le 24 09 2004
[...]Les Etats-Unis et Israël considèrent qu'Arafat, dirigeant élu de l'Autorité palestinienne, est un obstacle à la paix et refusent de traiter avec lui. Arafat est bloqué dans son quartier général de Ramallah depuis 2001. [...]Dans son discours jeudi devant l'Assemblée générale des Nations unies, le ministre français des Affaires étrangères, Michel Barnier, a de son côté clairement fait comprendre l'opposition de la France au boycott d'Arafat par Israël et les Etats-Unis. '(La France) ne ménagera aucun effort pour que le processus de paix reprenne. Elle continuera d'agir auprès des dirigeants - je dis bien tous les dirigeants - élus et légitimes de cette région', a-t-il dit.

La résolution du conflit au Proche-Orient résoudrait de nombreux problèmes ici Le 24 09 2004
[Extrait de Bibliothèque Médicis] [...]La résolution du conflit au Proche-Orient résoudrait de nombreux problèmes ici.[...]

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU QUATUOR Le 23 09 2004
LE QUATUAOR DU MOYEN ORIENT : NATIONS UNIES, ÉTATS-UNIS, FÉDÉRATION DE RUSSIE, UNION EUROPÉENNE SUITE À SA RÉUNION INFORMELLE Le Quatuor s?est réuni hier et a vivement réitéré sa déclaration datée du 4 mai*. La situation sur le terrain est extrêmement difficile pour les Palestiniens comme pour les Israéliens et aucun progrès significatif n?a été réalisé pour ce qui est de la mise en ?uvre de la Feuille de route.[...] Le Quatuor souligne son entière disponibilité à discuter avec une direction palestinienne responsable et réformée et exhorte vigoureusement l?Autorité palestinienne à prendre dès maintenant des mesures pour contribuer aux réunions constructives du Comité spécial de liaison et du Groupe du travail sur la réforme palestinienne, prévues cet automne. Le Quatuor se félicite des mesures prises en vue de la tenue des élections municipales palestiniennes bien préparées, libres et équitables, et exhorte Israël et l?Autorité palestinienne à coopérer à cette fin.Le Quatuor exhorte le Gouvernement d?Israël à mettre en ?uvre ses obligations en vertu de la Feuille de route, y compris le démantèlement des colonies construites depuis mars 2001 et le gel des colonies, conformément à l?appel lancé par le Président Bush et à la Feuille de route. Le manque d?action à cet égard est une cause de préoccupation. Ils appellent également le Gouvernement d?Israël à prendre dès maintenant toutes les mesures possibles, compatibles avec les besoins d?Israël en matière de sécurité, pour réduire les souffrances humaines et les difficultés économiques du peuple palestinien. Le Quatuor réaffirme ses préoccupations quant au tracé même du mur de séparation, telles qu?exprimées dans sa déclaration en date du 4 mai, et prend note de l?avis consultatif de la Cour internationale de Justice sur ce point. Le Quatuor exhorte le Gouvernement d?Israël à agir de manière positive en ce qui concerne le tracé du mur de séparation et réaffirme qu?aucune partie ne devrait entreprendre d?actions unilatérales susceptibles de préjuger de questions qui ne peuvent être résolues que par la négociation et un accord entre les parties. Le Quatuor réitère son encouragement au Premier Ministre Ariel Sharon pour son intention d?engager un retrait de toutes les colonies de Gaza et de certaines parties de la Cisjordanie et réaffirme que le retrait de Gaza doit être total et mené conformément aux dispositions de la Feuille de route, en tant qu?étape visant la fin de l?occupation israélienne commencée en 1967. Cet objectif devra être atteint par des négociations directes entre les parties, avec pour but deux États: Israël et une Palestine souveraine, indépendante, viable, démocratique et dotée d?un territoire d?un seul tenant, vivant l?un à côté de l?autre dans la paix et la sécurité. Le Quatuor invite tant Israël que l?Autorité palestinienne à coordonner étroitement la préparation et la mise en ?uvre de l?initiative de retrait. [...] Le Quatuor réaffirme son engagement en faveur d?un règlement juste, global et durable du conflit israélo-palestinien fondé sur les résolutions 242 et 338. Il restera en contact avec toutes les parties afin de contribuer à la réalisation de cet objectif.

Un Proche-Orient abandonné aux soldatesques Le 23 09 2004
Disons le clairement, «la Feuille de route est désormais morte et enterrée. Place, plus que jamais à la soldatesque». C'est un diplomate européen qui parle ainsi, hier à New York, au sortir de la deuxième réunion ministérielle de l'année du Quartet, le collège de médiateurs internationaux pour le Proche-Orient formé par les Etats-Unis, l'Union européenne, la Russie et les Nations unies. Alors que le premier ministre israélien réitère ses menaces de mort contre Yasser Arafat qui, jusqu'à preuve du contraire demeure le président élu de l'Autorité palestinienne, alors que le président-candidat George Bush a appelé, mardi depuis la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU, les leaders du monde à couper les ponts avec le vieux chef palestinien, le Quartet dresse un constat d'échec et d'impuissance face à une confrontation israélo-palestinienne qui ne fait qu'empirer. Les opérations militaires de l'armée israélienne continuent à se multiplier et s'intensifier. La construction de quelque 1.500 colonies israéliennes supplémentaires a été lancée le mois dernier, et des doutes de plus en plus profonds pèsent désormais sur l'utilité même d'un Quartet qui ne fait que regarder le bout de ses chaussures. Pourtant, la tenue de l'Assemblée générale de l'ONU est toujours traditionnellement une occasion de raviver la flamme de la paix. L'année dernière, lors de la 58ème session, pas moins de vingt et une résolutions ont été adoptées par l'Assemblée générale sur le Proche-Orient. L'Union européenne a voté en faveur de la majorité de ces textes dont ceux condamnant la construction du «mur» israélien. Le 9 juillet dernier, la Cour internationale de justice, un des principaux organes des Nations unies, a déclaré illégale la construction du mur israélien sur territoire palestinien, réclamant son démantèlement et le versement de réparations aux Palestiniens lésés par l'édifice. Tel-Aviv a aussitôt déclaré qu'il ne tiendrait pas compte de l'avis de la Cour et annoncé l'accélération de la construction du mur, une position qu'a réaffirmé hier à l'ONU dans ses consultations informelles le chef de la diplomatie israélienne Sylvan Shalom. Depuis 1948, le Conseil de sécurité, l'Assemblée générale et la Commission des droits de l'homme des Nations unies ont, ainsi adopté plus de quatre cents résolutions ayant trait au conflit israélo-palestinien. A ce jour, aucune, aucune n'a connu le plus petit début de mise en application. A travers les nouvelles technologies dont les télévisions satellitaires, les opinions publiques du monde arabo-musulman ont, désormais accès à ces informations. Comment leur expliquer qu'on bombarde la Serbie, le Kosovo ou l'Irak au nom de résolutions du Conseil de sécurité, alors qu'en dépit des injonctions internationales de la même instance, on abandonne aux soldatesques les populations civiles, otages du conflit israélo-palestinien. On voudrait aggraver un choc des civilisations entre l'Occident et l'Orient qu'on ne s'y prendrait pas autrement.

Quand Bush parle de liberté, je frissonne parce que je sais qu'il veut dire le contraire Le 22 09 2004
Rencontre avec le célèbre cinéaste allemand à l'occasion de la sortie de Land of Plenty, chronique de l'Amérique post-11 septembre. [...]On croit tellement bien connaître les Etats-Unis... Ce qui me frappe aujourd'hui, c'est l'écart entre une partie de ce pays qui est si riche et une autre d'une pauvreté frappante, pas seulement physique mais aussi culturelle et politique. Au coeur de l'Amérique, il y a ce trou noir, un vide d'information et de connaissance du monde, particulièrement effrayant pour un pays qui est censé jouer un rôle aussi important dans l'équilibre international.[...] Je suis allé là-bas pour la première fois en 1971. J'y suis revenu plusieurs fois pour tourner de nombreux films et j'y ai vécu de 1978 à 1984. J'y vis de nouveau depuis quelques années et les choses ont énormément changé depuis le 11 septembre 2001 Les Américains ont toujours eu une tendance narcissique, cette manière d'entretenir le rêve américain alors qu'il n'ex- iste plus. Depuis les attentats, on peut presque dire qu'ils ont fait de leur pays une nouvelle forme de religion. Ce patriotisme qui a cours depuis trois ans est né d'une certaine peur, d'un grand choc puisque pour la première fois le pays était touché par des bombardements: Ce n'était pas arrivé pendant la Première Guerre mondiale, ni pendant la Seconde, ni pendant 1a guerre du Viêt Nam... La façon dont cette blessure a été utilisée par la politique américaine a quelque chose de scandaleux. Ce pays ne veut plus rien savoir du reste du monde. Les Américains n'ont plus aucune curiosité pour les autres. Il n'y a qu'à regarder la télévision américaine pendant une heure pour devenir complètement claustrophobe et se persuader que la fin du monde est toute proche.[...] Si les citoyens du monde entier avaient un mot à dire sur cette élection, Bush serait largement battu ! J'ai regardé la con- vention républicaine à la télévision et leur politique se réduit à un seul message: le monde d'aujourd'hui est dangereux et il n'y a qu'une seule réponse à lui apporter: la force. C'est tragique car il s'agit du seul pays qui a assez de poids pour défendre dans le monde les valeurs de démocratie et de liberté. Or aujourd'hui ces mots ne veulent plus rien dire. Chaque fois que Bush parle de liberté, je frissonne parce que je sais qu'il veut dire le contraire. Chaque fois qu'il défend la démocratie, j'ai envie de vomir car j'aime trop la démocratie pour la voir malmener à ce point.

l'intervention en Irak était illégale Le 16 09 2004
Le premier ministre australien, John Howard, a rejeté les critiques exprimées par Kofi Annan. 'Cette action était entièrement valide en termes de droit international', a-t-il déclaré. Dans une interview diffusée par le service mondial de la radio BBC, le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a affirmé mercredi 15 septembre que la décision américaine d'envahir l'Irak en 2003 était 'illégale' parce qu'elle violait la charte de l'ONU et a soulevé la question de savoir si l'Irak pouvait organiser des élections en janvier si la violence y persistait. 'Je suis l'un de ceux qui croient qu'il y aurait dû y avoir une deuxième résolution du Conseil de sécurité des Nations unies pour donner le feu vert à l'invasion de l'Irak par les Etats-Unis qui a renversé le régime de Saddam Hussein', a déclaré Kofi Annan. Alors qu'on lui demandait s'il jugeait la guerre illégale, il a répondu : 'Oui, si vous voulez. J'ai signalé qu'elle n'était pas conforme à la charte de l'ONU de notre point de vue, qu'elle était illégale de ce point de vue.' 'J'espère que nous ne verrons pas d'autre opération du type Irak avant longtemps (...) sans l'approbation de l'ONU et un soutien beaucoup plus large de la communauté internationale', a ajouté le secrétaire général des Nations unies. M. Annan avait tenu des propos analogues le 10 mars 2003 lors d'une conférence de presse à La Haye, peu avant le déclenchement des opérations militaires en Irak. Si les Etats-Unis s'engagent dans une action militaire sans l'aval du Conseil de sécurité, 'ce ne serait pas conforme à la charte', avait-il dit alors. [...]

Un ouvrage militaire dont le tracé rend impossible la création d'un état palestinien viable Le 08 09 2004
[A l'occasion des 5 ans de la deuxième Intifada, RFI passe de nombreux flash d'info sur la Palestine] Jamais la perspective d'un état palestinien n'a paru aussi éloignée . Cette quatrième année de l'Intifada c'est caractérisée par l'intensification de la colonisation juive et la construction par Israel d'un barrière de séparation en Cisjordanie, un ouvrage militaire dont le tracé rend impossible la création d'un état palestinien viable . Les palestiniens sont entrés dans l'age du mur et désormais ils vivent à l'intérieur d'enclaves bouclées militairement par l'armée israelienne. Yasser Arafat est lui même assigné à résidence par l'armée israelienne dans les ruines de la Moukata à Ramallah et à son grand chagrin il a été déclaré hors jeu par les Etats-Unis [...].

Déficit commercial américain creusé par une facture pétrolière record Le 05 09 2004
Il s'est élevé à 54 milliards de dollars au mois d'août, a annonce hier le département du Commerce. En rythme annuel, le déficit commercial des Etats-Unis atteint 590 milliards de dollars, soit une progression de 19% par rapport l?an dernier. (AP)

Des ONG françaises dénoncent la conditions de détention des palestiniens en Israël Le 04 09 2004
Extrait : Des ONG françaises dénoncent leurs conditions de détention en Israël. COMMENCÉE le 15 août, la grève de la faim des quelque 4 000 détenus palestiniens en Israël, qui visait à protester contre leurs conditions de détention, a été « suspendue » jeudi 2 septembre, a annoncé le Club des prisonniers, la principale association palestinienne de défense des détenus. La « suspension » court jusqu'au 5 septembre, en attendant de voir si les autorités pénitentiaires tiendront leur promesse de satisfaire une partie des demandes des grévistes, a indiqué Issa Qaraqéa, président de l'association. Seul le député Marouane Barghouti continue la grève, pour protester contre sa détention en isolement. [...]

Mobilisation du monde arabe pour la libération des otages français Le 03 09 2004
[au sujet de la prise d'otages des francais Christian Chesnot et Georges Malbrunot] Il y a eu immédiatement une mobilisation du monde arabe, qui est exeptionnelle, qui ne s'est jamais vue. Même lors d'une défaite arabe dans les territoires occupés. Jamais le monde arabe n'a été aussi massivement solidaire d'une cause de 2 étrangés. Quand vous pensez que des radio et des télévisions ont fermées leurs portes pour aller manifester leur solidarité devant l'ambassade de France, que Kadafi et Arafat se sont prononcé pour ça, que le Hamas et le Jihad Islamique ont fait la même chose. Tout le panel politique, religieux et autre ont éxigés la libération des 2 journalistes.

Nous serions tous prédisposés à croire en Dieu Le 01 09 2004
LES « VALEURS AMÉRICAINES » SONT INSCRITES DANS NOS GÈNES Paru en septembre 2004, le dernier livre de Dean H. Hammer, The God Gene, est devenu l’un des principaux sujets de discussion aux États-Unis. Time Magazine lui a consacré sa couverture le 25 octobre et le Washington Post une page entière le 13 novembre. Généticien à l’Institut national de la Santé, le docteur Hammer prétend avoir établi que le gène VMAT2 contrôle la spiritualité. Nous serions tous prédisposés à croire en Dieu, seule notre culture déterminerait notre appartenance à telle ou telle religion. Par voie de conséquence l’athéisme serait une forme de handicap. À l’occasion du récent débat sur la mention de Dieu dans le serment d’allégeance, de nombreux intellectuels et responsables politiques ont affirmé qu’un athée ne peut être pleinement citoyen des États-Unis.En 1998, le docteur Hamer s’était déjà illustré en affirmant que les comportements homosexuels étaient le fruit de désordres génétiques. D’une manière générale les théories du « comportementalisme génétique » sont soutenues par une majorité de scientifiques aux États-Unis, mais considérées comme des élucubrations par leurs collègues du reste du monde.

Les Etats-Unies sont obligés de faire la guerre pour sauver leur économie Le 00 09 2004
Aux Etats-Unis, on est convaincu que faire des profits est l'essence même de la démocratie. Personne ne pense même discuter ça.[...]Là-bas, il y a largement 50% des gens qui ne votent pas. La majorité des Américains est réfractaire à la politique, et ne pense que dans un périmétre restreint qui est : donnes moi assez d'argent pour que je puisse consommer. Point. C'est une société qui va mal, à tel point qu'ils sont obligés de faire la guerre pour sauver leur économie, tout le temps, partout.

MAINTENANT VOUS SEREZ OU AVEC NOUS OU CONTRE NOUS Le 00 09 2004
Les guignols étaient à l'antenne le 11 septembre 2001 ? Non, le 12. Le 11 Canal+ avait décidé de relayer I-télé sur son antenne et diffuser l'info en continu. Pierre Lescure se trouvait à Los Angeles. Il y a eu échange de coups de fil pour savoir ce qu'on avait l'intention de faire, comment on allait traiter l'événement. Je lui ai lu ce qu'on avait prévu, un texte très court qu'on avait écrit entre 15h et 15h15. Pierre m'a expliqué que C+ allait relayer I-télé et que c'était pas judicieux de passer de la déconne au milieu de 20 000 morts - c'est le chiffre dont on parlait deux heures après que les tours soient tombées. On était assez d'accord avec lui. A condition qu'il enlève aussi le tiercé. Les Guignols ont passé le 12 le JT écrit le 11. Le contenu était simple. On parlait guerre de religion, l'image du jour c'était la une de l'Equipe : 'Allah : 1... Jésus : 0'. On ajoutait que le match retour risquait d'être musclé, on n'a pas été déçu. Puis la marionette de Stallone menaçait : 'On va défoncer tous les Bougnoules ! ' sans nuance, ce qui s'est produit. Arafat arrivait en se défendant : 'Moi, je vous rappelle que j'ai juste jeté des pierres...- Oui. Toi aussi on défoncera ta gueule'Nous avons pensé tout de suite aux dommages collatéraux comme les altermondialistes : José Bové arrivait et disait : 'Moi, j'ai juste démonté un Mac Do - Ta gueule, Moustache ! Toi aussi on va te régler ton compte...Tous ceux qui ne sont pas avec nous, on va leur régler leur compte ! Maintenant vous serez ou avec nous ou contre nous...' Vous remarquez que c'est exactement ce qui s'est passé dans les 2 ans qui ont suivi. [...] Bush et ses intentions réelles : 'Ce type était un crétin congénital le 10 septembre et le 12, c'est un génie de l'antiterrorisme ? Alors soit il est devenu un génie en 2 jours, soit c'est nous tous qui sommes devenus des crétins congénitaux aveuglés par l'émotion'. Merci à C+ de nous avoir laissés être les seuls à affirmer ça le 12 septembre 2001.Cela dit, si les Guignols étaient diffusés aus Etats-Unis, pays de la 'liberté d'expression pourvu que tu sois correct', je suis persuadé qu'au bout de 2 jours on nous enverrait à Guantanamo.

Quand Dieu commence à être utilisé et manipulé, Dieu devient mauvais Le 00 09 2004
J'accepte l'idée de Dieu comme base de réflexion, une hypothèse : on peut réfléchir,au monde et à la mort en parlant de Dieu. Personnelement Dieu me sert à cela. Quand Dieu commence à être utilisé et manipulé par des rabbins, des imams ou des curés pour imposer une certaine vision des choses, une façon de vivre ou un politique, Dieu devient mauvais. Dieu est une hypothèse, on peut en parler. Mais il existe une autre hypothèse qui est Darwin, qui est l'évolution, le hasard chimique. [...] Il y a des livres d'écoles aujourd'hui aux Etats-Unis, dans lesquels Darwin a disparu. Darwin est cencuré ! En revanche, de plus en plus d'illuminés déclarent : 'Dieu a dit ceci, Dieu a dit cela...'. Non, Dieu n'a jamais dit quoi que ce soit : certain disent que Dieu a dit ceci ou cela... Mais Dieu n'est qu'une hypothèse et je tiens à cela, en particulier pour la liberté d'expression...[...]

Quand des intégristes de tous bords tuent, envahissent, déplacent des populations Le 00 09 2004
[...]quand des intégristes de tous bords, qu'ils soient juifs, musulmans ou chrétiens, se mettent à croire à la lettre aux symboles fabriqués pour illustrer leur foi et qu'au nom de ces symboles ils tuent, envahissent, déplacent des populations ou imposent leur pouvoir par la force, alors la liberté d'expression c'est de revenir à la base et dire : 'Dieu est une hypothèse, les gars, vous ne pouvez pas vous massacrer au nom d'une hypothèse, ni m'imposer quoi que ce soit ! On peut tourner le problème israelo-palestinien dans tous les sens, mais au tout début il y a quand même des gens qui disent : 'Bon, dans le bouquin, là, la Torah, on dit que la terre qui va d'ici à ici, c'est chez moi, tu dégages, s'te plaît ?' [note LCBC : ont'ils dit s'te plaît ?] Ils expliquent ça à des gens qui vivent là depuis des siècles et qui ont une autre version du bouquin, une édition pirate qu'ils appellent le Coran. Ils répondent : 'Non, non, c'est ... enfin je crois que c'est à nous. - Oui mais moi c'est Abraham qui l'a dit. ' L'autre : ' Et alors ? Mois aussi !' Et depuis 60 ans ils se battent et nous mettent tous en danger avec leurs conneries ? Dieu ne fait de bien à personne dans ce cas précis...

On sait pourtant que le judaisme génère son quota d'intégristes Le 00 09 2004
[...] aux Guignols je ne veux rien m'interdire. Effectivement quand on arrive sur la religion, c'est très facile avec le pape, on ne s'interdit rien...Quand on commence à travailler sur les musulmans, aujourd'hui, je ne m'interdis plus rien, parce que les intégristes - je ne parle pas des autres, les modérés comme on dit-, les gens qui prônent le djihad et la destruction de l'autre, je les honnis du plus profond de moi-même. Ce qui me frappe également, c'est qu'on peut, en 2004, dans notre société, être raisonnablement anticatholique ou antimusulman alors que si l'on se montre ne fût-ce que très modestement antijudaique - et l'on sait pourtant que le judaisme génère son quota d'intégristes, aussi cinglés et dangeureux que les autres - on passe pour un antisémite. Ce qui est le tabou absolu et j'ajoute : tant mieux.

Une croisade qui ne dit pas son nom Le 00 09 2004
[...]Pourquoi ce besoin de spirituel irrationnel et meutrier ? De quelle horreur humaine avons-nous si peur pour nous jeter dans les bras de religieux de tout bord, juif, musulman ou chrétien ? Pourquoi le dirigeant de la plus grande puissance du monde peut-il réussir à embarquer derrière lui tout son peuple pour aller taper sur un ennemi qui n'en était pas un , qui n'avait pas d'armes, au pretexte d'une croisade qui ne dit pas son nom ? Dans chacune de ses déclarations Bush fait référence à Dieu ou conclut par : 'God bless America' Que dirait-on si Chirac terminait ses discours par : 'Que Dieu bénisse le France' ? En attendant, la croisade de Bush tue des gens. Je ne suis pas d'accord.

Et depuis 60 ans ils se battent et nous mettent tous en danger avec leurs conneries ? Le 00 09 2004
[...]On peut tourner le problème israelo-palestinien dans tous les sens, mais au tout début il y a quand même des gens qui disent : 'Bon, dans le bouquin, là, la Torah, on dit que la terre qui va d'ici à ici, c'est chez moi, tu dégages, s'te plaît ?' [...] Et depuis 60 ans ils se battent et nous mettent tous en danger avec leurs conneries ?

Il existe un axe américano-sioniste Le 00 09 2004
[Dieudonné] à raison de dire qu'il existe un axe américano-sioniste. Cest une donnée objective : les 2 seuls pays à ne pas reconnaître la Cour pénale internationale ? Les Etats-Unis et Israel. Le seul pays à ne jamais soutenir une résolution de l'ONU qui met en cause Israel ? Les Etats-Unis; Ils rendent l'ONU inutile depuis 40 ans avec leur véto. Le plus fort soutient financié à Israel ? Les Etats-unis. Le dire implique t'il forcément un complot contre le reste du monde ? Non. Une complicité ? Oui.

Israel a été le dernier pays à avoir soutenu l'apartheid en Afrique du Sud Le 00 09 2004
[...]Dieudonné a raison lorsqu'il rappelle qu'Israel a été le dernier pays à avoir soutenu l'apartheid en Afrique du Sud, pour des raisons purement économiques, alors que le reste du monde disait 'Ca suffit'. Mais quand on dit Israel, il faut préciser : on ne parle pas de l'Israelien de la rue, mais des banquiers et des politiques qui ont soutenu ce régime.[...]

Ce n'est pourtant pas quelqu'un qu'on peut soupçonner de racisme Le 00 09 2004
Son sketch sur France 3 ce soir là chez Fogiel était plutôt con et raté. Il s'est excusé. Mais ça n'a pas suffi. [...] Des gens sont persuadés que Dieudonné est allé à la télévision juste pour dire 'heil Hitler'. Dieudonné à choqué; ce n'est pourtant pas quelqu'un qu'on peut soupçonner de racisme primaire : il l'a subi. Et à moins d'admettre qu'il est un théoricien de l'antisémitisme, ce qui serait étonnant [LCBC : pour ceux qui le connaissent], on doit bien reconnaître qu'il donne simplement un avis sur les extrèmistes israéliens. [Fogiel] va créer un effet loupe qui donne une importance démesurée à l'incident, une caisse de résonance incroyable aux conséquences dramatiques : Dieudonné se retrouve confronté à des annulations, des menaces, on jette une bouteille d'acide sur ses spéctateurs à Lyon, et comme Dieudonné n'est pas du genre à s'excuser, il en remet bêtement une couche. Il dit qu'il se torche avec le drapeau israelien comme avec le drapeau palestinien et tous les autres drapeaux, maius comme ça sort de sa bouche, on n'entend que 'drapeau israelien'. Plus il proteste, plus il s'enferme. Résultat son spectacle à l'Olympia est annulé parce qu'une minorité d'extrémistes israéliens à réussi à faire sauter leur standard et à leur envoyer des kilomètres de fax où ils disaient qu'ils allaient s'en prendre au personnel de la salle, brûler les ouvreuses. Marek Halter, qu'on ne peut soupçonner d'antisémitisme, dit qu'il y a des fascistes juifs. Je le crois.[...]

LES JUIFS FRANÇAIS SONT MENACES... PAR SHARON ! Le 23 07 2004
A la suite des déclarations de M. Sharon, incitant à l'immigration des Juifs de France en Israël, présentée comme échappatoire à un prétendu ' antisémitisme déferlant ' en France, nous pensons, citoyens français juifs, qu'il est nécessaire de rappeler quelques faits. Ariel Sharon, tout comme l'ensemble de la classe politique israélienne, a toujours parlé au nom d'une seule partie de ses citoyens, excluant prés d'un quart de la population israélienne, qu'elle soit druze, chrétienne ou musulmane. C'est donc le dirigeant d'un Etat étranger xénophobe qui exhorte des citoyens de France à émigrer et en même temps appelle à la discrimination de la population française d'origine musulmane. Les propos du premier ministre de l'Etat d'Israël, auto-proclamé juif, ne relèvent pas du simple délire. Ils viennent conforter le vieux sentiment de persécution - encore malheureusement présent chez nombre de Juifs - qui a toujours servi la cause sioniste tout en masquant sa nature réelle : agrandir sans cesse le territoire conquis, organiser un afflux permanent de futurs colons, compensant du même coup des départs importants d'Israël que l'on tait ' pudiquement '. Les propos de M. Sharon ne relèvent pas non plus d'une simple paranoïa. Ils ont une visée politique essentielle : masquer le non respect du droit international et des droits humanitaires que manifeste ce pays à l'égard de la population palestinienne maintenue depuis 50 ans dans un état d'oppression et en passe de subir un nettoyage ethnique. Aussi, la négation, par le boucher de Sabra et Shatilla, de l'Etat de droit qui existe en France, et qui protège l'ensemble de ses citoyens de tous les racismes dont l'antisémitisme, n'est pas un hasard. La France, longtemps considérée comme un des plus grands réservoirs d'immigration reste, pour l'équipe dirigeante israélienne, un point de mire : sa capacité à faire vivre ensemble avec les mêmes droits des citoyens d'origines différentes reste pour l'Etat israélien un modèle honni car il va à l'encontre de ce qui est pratiqué en Israël. C'est pourquoi il ne faut pas s'étonner si M. Sharon n'hésite pas à s'ingérer dans les affaires intérieures françaises, à exacerber les tensions et les replis communautaires pour in fine légitimer sa politique en ajoutant à l'hystérie collective de notre quotidien qui fait de chaque basané un criminel judéophobe en puissance.

L'Assemblée générale de l'ONU exige qu'Israël respecte l'avis de la CIJ Le 20 07 2004
L'Assemblée générale a adopté, ce soir, une résolution exigeant qu'Israël, puissance occupante, s'acquitte de ses obligations juridiques telles qu'énoncées dans l'avis consultatif rendu par la Cour internationale de justice (CIJ) déclarant contraires au droit international « l'édification du mur qu'Israël, puissance occupante, est en train de construire dans le territoire palestinien occupé, y compris à l'intérieur et sur le pourtour de Jérusalem-Est, et le régime qui lui est associé. » [...]

Israël doit détruire son mur Le 09 07 2004
Israël doit détruire le mur de sécurité entre son territoire et la Cisjordanie. C'est ce que la Cour internationale de justice (CIJ) a annoncé vendredi après-midi. Dans avis retentissant, la CIJ juge que la barrière édifiée par l'Etat hébreu [...] est en l'état «contraire au droit international» et doit être en majeure partie démantelée. La décision vise toutes les portions des quelque 200 km (sur 730 prévus) de clôtures et parpaings construits au-delà de la ligne verte, qui marque la frontière entre Israël et les territoires occupés. «Israël a l'obligation de cesser immédiatement les travaux de construction du mur qui sont en cours dans le territoire palestinien occupé, notamment dans et autour de Jérusalem-est, et de démanteler immédiatement ce qui a déjà été construit», stipule le texte. La cour de La Haye poursuit sa critique de la politique israélienne en exigeant également le versement de dommages et intérêts aux Palestiniens lésés par la construction du mur. Dans leur dernière conclusion, les juges en appellent à l'Assemblée générale (qui avait saisi la CIJ en décembre dernier) et au Conseil de sécurité de l'Onu, leur demandant de «considérer quelles actions doivent être entreprises pour mettre fin à la situation illégale résultant de la construction du mur». «La construction du mur érigée par Israël, la force occupante, dans le territoire palestinien occupé, y compris dans et autour de Jérusalem, et les dispositions qui y sont associées, sont contraires à la loi internationale», affirme la CIJ dans sa décision, prise avec 14 votes favorables sur 15 (le seul à s'opposer au texte a été le juge américain). Selon les juges, le mur actuel enfreint les droits fondamentaux des Palestiniens: droit de se déplacer librement, de chercher à se procurer travail, éducation et santé.[...]

La construction du mur est illégale : Israël obligé de le démonter Le 09 07 2004
Décision historique de la Cour internationale de justice (CIJ) La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) se félicite du remarquable avis consultatif rendu par la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye le 9 juillet 2004 déclarant que la construction de la barrière/mur dans les Territoires occupés palestiniens est contraire au droit international et viole les dispositions du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’Homme. En statuant que la construction de la barrière/mur dans les Territoires occupés palestiniens par Israël, puissance occupante, enfreint le droit international et doit immédiatement cesser, que le mur doit être démonté et que les propriétaires palestiniens doivent recevoir une compensation pour la confiscation de leur terre, la CIJ a clairement pris position sur la question qui lui a été soumise en décembre 2003 par l’Assemblée générale de l’ONU et s’est visiblement opposé à la politique d’annexion menée par le gouvernement israélien. La FIDH est satisfaite que la CIJ rappelle une fois de plus qu’Israël doit se conformer à ses obligations de respecter le droit d’auto-détermination du peuple palestinien et à ses obligations découlant du droit international humanitaire et des droits de l’Homme. La FIDH souligne que selon la décision 'le mur, avec le tracé choisi, et le régime qui y est associé viole gravement de nombreux droits des Palestiniens vivant sur les Territoires occupés par Israël, et les violations résultant du tracé ne peuvent pas être justifiées par des exigences militaires ou par les exigences de sécurité nationale ou d’ordre public' ni par la légitime défense : par conséquent, il faut noter que le 'mur, avec l’itinéraire choisi', a été déclaré en violation avec les dispositions du droit international humanitaire et des droits de l’Homme notamment parce qu’il porte atteinte à la libre circulation des Palestiniens, à la liberté de recherche d’emploi, au droit à l’éducation et au droit à la santé. La FIDH espère que l’avis consultatif rendu par la Cour Internationale de Justice renforcera le précédent juridique encourageant rendu par la Haute Cour de Justice d’Israël la semaine dernière empêchant la réalisation des travaux de construction sur la barrière/mur dans une section sud de Jérusalem. Bien que certains présentent l’avis consultatif rendu par la Cour comme n’ayant pas force d’obligation légale en Israël, la Cour considère quasi-unanimement qu’Israël doit selon le droit international respecter ses exigences. Cette opinion émane du plus haut organe judiciaire de la communauté internationale, unanimement considéré comme compétent par ses membres. Par conséquent, la FIDH appelle les autorités d’Israël à l’appliquer sans délai, et ainsi monter qu’elles respectent la norme internationale. De plus, la FIDH encourage l’Assemblée générale de l’ONU et le Conseil de sécurité, comme le demande la CIJ, de prendre les dispositions nécessaires pour mettre fin à cette situation illégale créée par la construction du mur dans les Territoires occupés palestiniens, et d’assurer le respect des dispositions des Conventions de Genève de 1949.

Retirer le droit de vote aux citoyens arabes d'Israel Le 01 07 2004 à HAIFA
Inquiétant sondage : 63% des israeliens juifs soutiendraient le gouvernement s'il encourageait les israeliens arabes à quitter le pays. Selon ce même sondage publié par l'université d'Haifa, 48% d'entre eux estime qu'il faudrait retirer le droit de vote aux citoyens arabes d'Israel.

Les EU allaient au devant de problèmes économiques préoccupants Le 23 06 2004
Avec le roi Fahd d'Arabie Saoudite, j'ai évoqué une éventuelle augmentation de la production de l'OPEP. Un an plus tôt, le prix du baril était descendu à 12 dollards, trop bas pour satisfaire les besoins des pays producteurs. Il oscillait maintenant entre 30 et 34 dollars, prix trop élevé pour éviter de graves répercussions sur les pays consommateurs. Je souhaitais voir les prix se stabiliser entre 20 et 22 dollars le baril, et j'espérais que l'OPEP pourrait accroître sa production en conséquence - sans quoi les EU allaient au devant de problèmes économiques préoccupants.

La France favorable à une présence internationale Le 22 06 2004
Gaza : la France prête à s'engager La France s'est dite favorable à une 'présence internationale' dans la bande de Gaza qui serait un élément de la réussite d'un retrait israélien. Michel Barnier (Sipa) La France est favorable à une 'présence internationale' dans la bande de Gaza qui serait un élément de la réussite d'un retrait israélien, mais il est trop tôt pour parler d'une 'force', a déclaré mardi 22 juin à Amman le chef de la diplomatie française Michel Barnier. 'Nous avons toujours pensé qu'une présence internationale, sous une forme ou sous une autre, pouvait être une garantie, une assurance, un élément de la réussite de cette première étape (que doit constituer un retrait israélien) et nous restons dans cet état d'esprit et avec cette disponibilité', a déclaré Michel Barnier au cours d'une conférence de presse avec son homologue jordanien Marwan Moasher. 'S'agissant d'une présence militaire, d'une force internationale, il est trop tôt pour dire les choses', a précisé le ministre français. Diponibilité Lundi, au Caire, Michel Barnier avait 'marqué la disponibilité (de la France) pour participer, le moment venu, y compris à travers une présence internationale dont la configuration reste à déterminer' à la réussite d'un retrait israélien de Gaza. La visite de Michel Barnier, lundi en Egypte et mardi en Jordanie, intervient alors que Le Caire tente d'obtenir un soutien international à une initiative égyptienne pour le maintien de la sécurité dans la bande de Gaza à la suite d'un retrait israélien, dont le début doit commencer en mars 2004. Son homologue égyptien, Ahmed Maher, a déclaré lundi que l'Egypte avait 'besoin d'un rôle français et d'un rôle européen' après ce retrait. [...]

Nous avons indiqué notre disponibilité pour une présence internationale Le 22 06 2004
AU ROYAUME HACHEMITE DE JORDANIE CONFERENCE DE PRESSE CONJOINTE DU MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES, M. MICHEL BARNIER, ET DU MINISTRE JORDANIEN DES AFFAIRES ETRANGERES, M. MARWAN MUASHER [...]S'agissant de présence militaire, de force internationale, je crois qu'il est trop tôt pour dire les choses. Nous avons toujours pensé qu'une présence internationale, sous une forme ou sous une autre, pouvait être une garantie, une assurance, un élément de la réussite de cette étape et puis des autres, par la suite, et nous restons dans cet état d'esprit et avec cette disponibilité. ENTRETIEN DU MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES, M. MICHEL BARNIER, AVEC LA RADIO JORDANIENNE [...]Q - Concernant votre tournée ici au Proche-Orient, vous avez parlé d'une force internationale en cas de retrait israélien de la Bande de Gaza. Mais on sait qu'Israël a toujours refusé l'existence d'une force internationale, est-ce que vous avez l'intention d'entreprendre des démarches pour l'obliger à accepter l'existence d'une telle force ? [...] Nous avons des entretiens très constructifs. Nous voulons être utiles, les Européens, la France et c'est dans cet esprit que nous nourrissons, et nous entretenons un dialogue aujourd'hui en Jordanie. La semaine prochaine je me rendrai à Ramallah et dans quelques semaines j'aurai une visite bilatérale en Israël. Il faut réussir cette première étape et je dis bien cette première étape qu'est le retrait de Gaza et nous pensons depuis longtemps qu'il faudrait, d'une manière ou d'une autre, certaines garanties, certaines assurances. Prenons une présence internationale, je ne peux pas dire sous quelle forme mais nous avons simplement indiqué notre disponibilité pour cela./. [...]

Consanguinité idéologique entre les deux pays Le 16 06 2004
[...]Sharon et les Etats-Unis d’Amérique Jamais la politique étrangère des Etats-Unis d’Amérique n’a été aussi alignée sur l’équipe au pouvoir en Israël. Une dizaine de visites d’Ariel Sharon à Washington ont fini par convaincre George W. Bush de partager le point de vue israélien. Plus besoin d’AIPAC, la puissante structure du lobbying en faveur des intérêts d’Israël, les lobbyistes œuvrent au cœur même de l’exécutif US (Paul Wolfowitz, Douglas Feith, Richard Perle, et bien d’autres) [2]. Cet inestimable appui américain et, n’ayons pas peur des mots, la consanguinité idéologique entre les deux pays poussent Ariel Sharon à aller encore plus loin dans l’application méthodique de sa politique. Le providentiel chaos irakien est le meilleur atout pour masquer l’ampleur des opérations israéliennes à Gaza et en Cisjordanie. Lors d’un séjour d’une semaine dans un pays arabe, j’ai pris la mesure de l’antiaméricanisme dans l’opinion arabe. Jamais ce sentiment n’a autant prospéré. Le président Bush est comptable de cette réalité. Israël, Irak, Afghanistan... constituent autant de raisons servant à alimenter cette commune aversion pour l’Amérique. Se rend-il suffisamment compte des effets pervers de sa politique au Moyen-Orient ? En tout état de cause, les Etats-Unis d’Amérique ont besoin d’un véritable sursaut de lucidité pour sortir de cette vision caricaturale du monde ! [...]

ON S'EST ORIENTÉ VERS CETTE IDÉE QUE LES BANLIEUES FRANÇAISES SONT DEVENUES LE TERREAU D'UN NOUVEL ANTISÉMITISME Le 16 06 2004
[...]Sharon et l’alibi de l’antisémitisme Pour couper court à toute critique concernant sa politique de répression tous azimuts, menée contre les Palestiniens, Ariel Sharon a réussi à réactiver les vieilles accusations d’antisémitisme. De véritables concepteurs (Cabinet du Premier ministre, ministère des Affaires étrangères, services de renseignements, universités) ont élaboré un véritable argumentaire, en direction de l’opinion européenne surtout, dénonçant dans le traitement médiatique la résurgence de l’antique 'haine du Juif'. Au fil du mois, en France, ce discours s’est progressivement sophistiqué et complexifié en recevant l’onction d’un certain nombre d’intellectuels juifs et non-juifs. Du Moyen-Orient, on s’est orienté vers cette idée que les banlieues françaises sont devenues le terreau d’un nouvel antisémitisme, arabo-musulman celui-là. ’il est vrai qu’il faut dénoncer avec vigueur tout acte antisémite d’où qu’il vienne, il est tout aussi inacceptable de procéder à des généralisations faisant de tout Français d’origine arabe un 'authentique antisémite'. Ce confusionnisme est en train de produire des effets dévastateurs. Des deux côtés - je dis bien des côtés -, on observe une montée du racisme qui se transforme progressivement en une guerre de religion. Aujourd’hui, plutôt que demain, il faut que les hommes de bonne volonté - et ils existent -, dans les deux sociétés, tissent des liens dépassant le conjoncturel pour conjurer les scénarios du pire. Et pour abattre le 'mur' qui s’érige un peu partout. Le temps de l’incantation n’est plus permis. [...]

Ariel Sharon est un sioniste messianique Le 16 06 2004
Sharon et les Arabes Ariel Sharon est un sioniste messianique, dont le pedigree est facilement repérable dans l’immense littérature journalistique. On connaît presque tout de ce personnage : ses idées, son discours, ses pratiques, etc., en tant que militaire ou homme politique [1]. Malgré un passé redoutable et contestable – notamment dans les massacres de Sabra et Chatila (1982) vices rédhibitoires –, cela ne l’a pas empêché, en février 2001, d’être élu Premier ministre. Sa lecture du conflit israélo-palestinienne est archiconnue : pour lui, la guerre d’indépendance d’Israël de 1948 n’est pas terminée. Il s’agit de la poursuivre en s’appuyant sur un rapport de forces écrasant en faveur de l’Etat hébreu. Fini le plan de paix d’Oslo! Place à la pax hebraica où Israël dicte ses conditions aux Palestiniens et aux Arabes. Le plus inquiétant, c’est que cette vision des choses est partagée, pour ne pas dire cautionnée, par le président George W. Bush et ses principaux collaborateurs néoconservateurs (lire plus bas). Construction du mur de séparation, réoccupation de la Cisjordanie, destruction systématique de tout embryon de pouvoir palestinien, embastillement de Yasser Arafat (depuis près de 3 ans), politique d’assassinat des dirigeants du Hamas et du Djihad islamique, et d’autres aussi, cette politique de la terre brûlée semble n’émouvoir personne dans le monde ! L’impunité est parfaite. L’intifada II et l’impuissance structurelle des Arabes ont largement conditionné, nourri et même encouragé Ariel Sharon et son équipe à passer à l’acte. On peut cependant s’interroger sur cette ivresse de la puissance, qui sembler combler ceux qui président à la destinée de l’Etat hébreu. Mais gare au grain de sable qui viendra enrayer cette belle machine! [...]

Pour sortir d'un face à face déséquilibré, une intervention internationale est indispensable Le 09 06 2004
Au Sénat Français : Mission d'information à l'étranger - Israël-Jordanie et Territoires palestiniens - Compte rendu Mme Danielle Bidard-Reydet a souligné que le conflit israélo-palestinien occupait une place particulière dans les crises du Moyen-Orient et constituait un épicentre qui nécessite de concentrer sur lui tous les efforts. Pour sortir d'un face à face déséquilibré, une intervention internationale est indispensable, comme l'avait préconisé un précédent rapport adopté par la commission, sur ce conflit. Cette intervention est urgente, les limites du supportable ayant été franchies. La volonté politique permettrait de résoudre des questions considérées comme insolubles. Evoquant ainsi une réunion récemment tenue au Sénat en présence de MM. Yossi Beilin et Yasser Abed Rabbo, elle a rappelé que leurs approches s'appuyaient sur le contenu des pourparlers de Taba et qu'ils étaient parvenus à un accord sur des questions difficiles.[...] Mme Danielle Bidart-Reydet a souligné que la nécessité d'un profond renouvellement du personnel politique était reconnue par beaucoup de Palestiniens, mais que les restrictions apportées à la liberté de circulation des populations rendaient matériellement très difficile l'organisation d'élections, initialement envisagées pour le mois de juin. En ce qui concerne le rôle de l'Union européenne, elle a estimé qu'il ne devait pas se réduire à celui de « banquier », nombre de Palestiniens estimant au demeurant qu'elle serait plus utile en pesant sur le plan politique qu'en apportant son soutien financier. Elle a rappelé à ce titre la clause relative aux droits de l'homme incluse dans les accords de partenariat et de coopération de l'Union européenne, et notamment dans celui conclu avec Israël, considérant qu'il y avait là un moyen d'exercer des pressions et, le cas échéant, d'appliquer des sanctions. Citant l'exemple de Bethléem, elle s'est vivement inquiétée du flux constant de départs vers l'étranger dans la communauté chrétienne de Palestine, en se demandant si certains ne pourraient pas tirer avantage de cette situation en réduisant le conflit à un affrontement entre le monde arabo-musulman et le monde occidental. S'agissant de la sécurité, Mme Danielle Bidard-Reydet a reconnu qu'il s'agissait d'une question centrale pour Israël, mais s'est étonnée que les autorités israéliennes n'aient jamais donné suite à des propositions répondant à leurs préoccupations, comme, par exemple, le plan suggéré en 2002 par le prince Abdallah d'Arabie saoudite, qui tendait à faire reconnaître Israël et son droit à la sécurité par tous les pays arabes en échange d'un retrait des territoires occupés. Enfin, elle a souligné la montée de l'opposition à la politique du gouvernement Sharon au sein de l'opinion israélienne, en souhaitant, de la part de la France et de l'Europe, un soutien plus affirmé à cette composante pacifiste.

Ce report [de la feuille de route] permet aux colonies de se développer et au mur de séparation d'être construit Le 09 06 2004
Sénat Français : Mission d'information à l'étranger - Israël-Jordanie et Territoires palestiniens - Compte rendu Mme Danielle Bidard-Reydet Elle a considéré que les difficultés rencontrées par le Premier ministre israélien pour faire aboutir son plan d'évacuation de Gaza confirmaient ses doutes quant à la réalité des intentions de M. Ariel Sharon. L'échéance du retrait a en effet été repoussée à 2005, date initialement prévue, par la feuille de route, pour la proclamation d'un Etat palestinien. Ce report permet aux colonies de se développer et au mur de séparation d'être construit dans sa totalité. Elle a par ailleurs considéré que le mur ne séparait pas tant les Israéliens des Palestiniens que les Palestiniens des Palestiniens. Elle a appelé à une implication européenne renforcée, un réengagement de la communauté internationale étant indispensable. L'Europe a une responsabilité historique à l'égard d'Israël et de sa sécurité mais elle doit également intervenir dans l'intérêt du peuple palestinien. Il importe de redonner corps à la feuille de route, dans le respect du droit international. A défaut, les rapports de force s'imposeraient sur le terrain.[...]

Les violences dramatiques entre Israéliens et Palestiniens se répercutent ici Le 09 06 2004
[...] Comment définissez-vous le conflit israélo-palestinien ? Stéphane Hessel. Le fait que je me sois trouvé aux Nations unies au moment où l'on a donné une solution au problème d'Israël me touche particulièrement. Après la Shoah, les grandes puissances ont souhaité trouver une solution. Malheureusement, cela a provoqué un autre grand malheur, que les Palestiniens appellent 'la Naqbah', c'est-à-dire l'expulsion de leurs terres d'une quantité importante de population. Nous avons donc à faire à deux drames collectifs. Cette idée de l'État binational, bi-religieux et peut-être trireligieux avec les chrétiens, c'était un peu le rêve, ce à quoi nous avions aspiré à l'époque. Et la responsabilité face à l'échec est évidemment partagée. La France a, sinon une responsabilité, du moins un problème particulier. C'est en France qu'il y a le plus grand nombre de juifs, environ 500 000, et le plus grand nombre de musulmans par rapport aux autres pays européens. Les violences dramatiques entre Israéliens et Palestiniens se répercutent ici. Et peuvent conduire à des dérives : dès qu'on accuse le gouvernement israélien de faire des horreurs, qu'il commet, on se fait traiter d'antisémite en France. Dès qu'on accuse le Hamas et le Djihad de commettre des attentats suicides qui font beaucoup de mal à la population et à l'état d'esprit israélien, on est accusé ne pas considérer le droit imprescriptible des musulmans à leur terre. C'est difficile. Mais il existe heureusement en Israël et en Palestine des femmes et des hommes qui gardent le contact et sont prêts à travailler. Il faut les encourager, en les traitant comme l'avant-garde d'un moment où les deux entités pourront vivre ensemble. Dans un premier temps, dans deux États différents. [...]

Ils [les Etats-Unis] n'ont pas respecté l'ONU Le 09 06 2004
[...] Le premier mémorandum que nous avons rendu public l'année dernière concerne les Nations unies. Nous expliquons que nous avons terriblement besoin dans le monde actuel d'une organisation mondiale forte, qui surmonte ses faiblesses. L'ONU n'est pas une entité en l'air, elle est ce que les États membres veulent bien en faire. Il faut que travaillent ensemble les Chinois et les Indiens, les Anglais et les Allemands, les Américains et les Japonais, les Brésiliens et les Nigériens. Il faut renforcer cette organisation. Pour que les conditions d'entrée en guerre des États-Unis en Irak - ils n'ont pas respecté l'ONU - ne se reproduisent plus, pour que le Rwanda ne se reproduise plus. Encore une fois, j'ai la chance très vieux, quatre-vingt-six ans, ce n'est pas rien, d'être encore associé à cet effort auquel très modestement j'essaie d'apporter ma petite expérience, mais où surtout je me retrouve en contact avec des gens pour lesquels j'ai de l'admiration.[...]

L'ONU n'est pas une entité en l'air Le 09 06 2004
[...] Parlez-nous de ce Collegium international auquel vous travaillez avec Michel Rocard ? Stéphane Hessel. Nous travaillons, avec un nombre important d'hommes d'État internationaux, d'une part, et de philosophes et scientifiques, d'autre part, à une aventure à laquelle nous avons donné le nom de Collegium international éthique, scientifique et politique. C'est ce qui aujourd'hui me prend le plus de temps. L'intention consiste à profiter de l'expérience acquise par des hommes d'État, de préférence qui ne sont plus au pouvoir, et des hommes de penser, de sciences et de philosophie, comme Edgar Morin, côté français, Joseph E. Stiglitz (prix Nobel d'économie en 2001) côté américain, Jurgen Habermass (philosophe) du côté allemand. L'idée est de poser les problèmes, les grands enjeux et leurs priorités, proposer des solutions et faire appel aux dirigeants, aux opinions publiques et aux institutions qui peuvent les porter. Le premier mémorandum que nous avons rendu public l'année dernière concerne les Nations unies. Nous expliquons que nous avons terriblement besoin dans le monde actuel d'une organisation mondiale forte, qui surmonte ses faiblesses. L'ONU n'est pas une entité en l'air, elle est ce que les États membres veulent bien en faire. Il faut que travaillent ensemble les Chinois et les Indiens, les Anglais et les Allemands, les Américains et les Japonais, les Brésiliens et les Nigériens. Il faut renforcer cette organisation. Pour que les conditions d'entrée en guerre des États-Unis en Irak - ils n'ont pas respecté l'ONU - ne se reproduisent plus, pour que le Rwanda ne se reproduise plus. Encore une fois, j'ai la chance très vieux, quatre-vingt-six ans, ce n'est pas rien, d'être encore associé à cet effort auquel très modestement j'essaie d'apporter ma petite expérience, mais où surtout je me retrouve en contact avec des gens pour lesquels j'ai de l'admiration. Pour ne vous en citer qu'une, Mary Robinson, ancienne présidente de l'Irlande, ancien haut-commissaire aux droits de l'homme de l'ONU. [...]

95% du tracé du Mur, profondément à l'intérieur de la Cisjordanie Le 08 06 2004
Mon dernier film «le mur» raconte la construction du mur entre Israël et la Palestine. Il a été présenté à la dernière édition du prestigieux festival de Cannes [2004]. C'est une machine d'expropriation et de spoliation. Il est construit sur 95% de son tracé, profondément à l'intérieur de la Cisjordanie, ce qui veut dire que tous les territoires, qui se trouvent du côté israélien de ce mur sur toute la longueur, sont des champs, des oliviers et des villages entiers des fois. Il s'agit de territoires volés et pris de force.

L'unique solution est une intervention étrangère neutre. Comme celle des Nations Unies Le 04 06 2004
Oliver Stone commentant la situation au Proche-Orient. Le réalisateur américain a présenté hier au Festival de Venise son dernier documentaire, Persona non grata, sur le conflit qui oppose Palestiniens et Israéliens

60 ans après le débarquement contre le nazisme...Vive la Résistance contre le militarisme de Bush ! Le 03 06 2004
Nous, citoyens des Etats-Unis vivant en France, sommes aussi consternés que nos amis français en voyant qu'à l'occasion du 60e anniversaire du débarquement en Normandie contre l'armée hitlérienne, le président qui est censé nous « représenter » mène obstinément, à l'échelle planétaire, une politique qui se situe aux antipodes des valeurs démocratiques que nous défendons. L'administration Bush a saisi le prétexte des attentats du 11 septembre 2001 pour pratiquer un tournant belliciste et autoritaire, à l'échelle nationale et internationale. Le Patriot Act, loi liberticide, en est le meilleur exemple interne au pays. Les atteintes aux libertés que cette loi rend possibles sont graves et nous y résistons, mais elles sont encore peu de chose à côté des atteintes à la paix de l'administration Bush et de sa clique néoconservatrice, en Irak, vis-à-vis des Palestiniens des territoires occupés, en Afghanistan et un peu partout. Depuis septembre 2001 nous vivons, avec cette équipe, une agression de tous les jours contre le fragile équilibre qui sépare un monde en paix (relative) d'un monde qui brûle. Nous appelons à la résistance contre ce nouvel « ordre » militariste en marche. Nous condamnons publiquement, depuis 2002, le désastre annoncé et imposé par l'administration Bush en Irak. Cette guerre a été préparée à grand coups de mensonges, diffusés dans l'opinion américaine par certains médias complices. Elle a eu pour effet prévisible, vanté par les « néocons » eux-mêmes, de bouleverser les fragiles structures du droit international. Les Etats-Unis se révèlent comme le premier pays « hors-la-loi », le premier acteur terroriste de la planète. Les résultats de cette guerre sur le terrain ne nous inspirent qu'horreur. Au lieu de « démocratie » en Irak, c'est un climat de violence et d'instabilité permanente qui s'installe, à cause d'une occupation militaire sans légitimité possible, rejetée désormais par des Irakiens de tous les milieux. Cette nouvelle forme de colonialisme s'accompagnée de tortures systématiques de prisonniers et d'un plan de privatisation radicale qui vise à déposséder les Irakiens de leurs propres richesses. Impossible, depuis les révélations sur les tortures dans la prison d'Abou Ghraïb, de prétendre que cette occupation apporte quoi que ce soit de civilisé » au peuple irakien. Nous sommes pour un retrait des troupes et un transfert rapide de souveraineté sous l'égide du droit international. Nous souhaitons, de toute urgence, débarrasser le monde de l'administration Bush en novembre 2004. C'est jouable. Une majorité de citoyens « décroche » de l'aventure irakienne. Bush est en difficulté et peut être battu, grâce à l'influence d'un ample mouvement critique. De nombreux diplomates et militaires de haut rang déclarent leur rejet de l' aventure irakienne. Des familles de soldats protestent contre le sort réservé à leurs êtres chers dans le bourbier irakien. Des Républicains bien en vue se désolidarisent de l'extrémisme de Bush-Cheney-Rumsfeld-Rice-Wolfowitz... Cette perte de crédibilité de l'administration Bush nous encourage, mais nous gardons les yeux ouverts. D'ici l'élection, cette équipe tentera sûrement de jouer sur la peur pour retrouver un soutien. Nous ne nous berçons pas d'illusions quant à la suite : si un président démocrate est élu, nous l'inciterons -- nous le faisons publiquement déjà ! -- à mettre une fin rapide à l'occupation de l'Irak ; à abroger le Patriot Act ; à respecter les résolutions de l'ONU en faveur des droits des Palestiniens face à l'occupation israélienne ; à récuser une politique d' hégémonie qui n'engendre que violence et réponses autoritaires à l'échelle mondiale. Notre résistance est une affaire de longue haleine, avec nos alliés de tous les pays, qui partagent avec nous un souci de démocratie au pluriel, au sens où les peuples eux-mêmes la définissent.

Relaxe de Dieudonné Le 03 06 2004
Justice. La cour d'appel de Paris a confirmé hier la relaxe de Dieudonné, prononcée en première instance en juillet 2003, après les propos de l'humoriste qui disait préférer 'le charisme de Ben Laden à celui de George W Bush'. C'est la seconde relaxe en une semaine pour Dieudonné, après celle prononcée le 27 mai par le tribunal de Paris dans une autre autre poursuite pour 'diffamation raciale', engagée par le parquet après un sketch présenté sur France 3. (Reuters)

M BUSH EST 'L'EXACT OPPOSÉ DES VALEURS QUI FONT QUE NOUS AIMONS L'AMÉRIQUE' Le 02 06 2004

Lettre de refus des réservistes israéliens à Gaza Le 01 06 2004 à GAZA
'Nous ne voulons pas mourir pour Netzarim' : lettre de protestation du 30 mai 2004 signée par des soldats israéliens (information transmise par le Gush Shalom - 01/06/04 - traduction par Claire Paque) Aussi cynique et tordu qu'il soit, le pari de Sharon avec son 'plan de désengagement de Gaza' vient d'aboutir à ce que 46 soldats et officiers israéliens se joignent aux refus d'effectuer leur période de réserve militaire à la colonie de Netzarim, dans la Bande de Gaza. Voici leur message (résumé), tiré partiellement du Yediot Aharonot : NOUS NE VOULONS PAS MOURIR POUR NETZARIM Des dizaines de parachutistes réservistes (soldats et officiers) ainsi qu'un commandant et un commandant-adjoint, qui viennent de terminer leur période de réserve à la colonie de Netzarim (dans la Bande de Gaza) ne veulent plus rester silencieux. 'Il n'y a aucune logique à déployer un bataillon entier pour garder une seule colonie isolée et sa dangereuse route d'accès', ont-ils écrit au Premier Ministre Sharon. L'un des signataires indique : 'Est-ce que je dois me suicider pour le bien de 60 familles de colons ? C'est absurde'. Les signataires indiquent qu'ils représentent diverses opinions politiques. 'Nous ne sommes pas des refuzniks, nous nous présenterons à l'appel chaque fois que nécessaire, mais ceci ne veut pas dire que nous devons rester silencieux au sujet de ce que nous sommes appelés à faire ' dit un autre signataire. Le sergent-chef Michel Halimi, l'un des initiateurs, dit : ' Après avoir servi à Netzarim, nous nous sommes rendus compte que nous ne pouvions plus rester silencieux. Pourquoi devrai-je me suicider pour le bien de 60 familles de colons ? Nous ne voulons pas mourir pour le bien d'une colonie totalement illogique. Nous sommes devenus les serviteurs et les chauffeurs des colons de Netzarim. Ils entrent dans notre poste militaire sans même demander la permission à quiconque, désorganisant les opérations militaires, et personne n'ose s'y opposer. Je fais mes périodes de réserve depuis des années, et je n'ai jamais encore vu cela'. 'C'est une situation folle' dit un autre signataire. 'Lorsqu'un convoi transportant des civils hors de Netzarim est en retard, les colons se plaignent de nous au commandant en chef. Mais quand il n'y a pas assez de places dans le convoi, ils font descendre les soldats et mettent des colons à leur place, même quand les soldats auraient dû prendre leurs congés depuis longtemps'. Les signataires ont été rendus tout spécialement furieux à la suite d'un incident. Pendant une cérémonie qu'ils avaient organisée et qui était dédiée à la mémoire de quatre soldats tués à Netzarim, la sortie d'un convoi a été retardée d'un quart d'heure. Le 'coordinateur de sécurité' des colons a surgi et a dérangé la cérémonie. 'Il était intolérablement arrogant, nous réprimandant, et criant 'Qui êtes-vous donc pour stopper le convoi ? -- Qui est-il donc pour nous donner ainsi des ordres ?'. Halimi est furieux en se rappelant un autre incident. Les soldats devaient aller sur la route d'accès pour ramener un colon qui avait raté le convoi. 'Sur le chemin, on a été visés par des tirs de RPG. La jeep a été touchée, et par miracle personne n'a été blessé. Si quelqu'un avait été tué, qu'aurions-nous dit à ses parents. Comment justifier une telle mort'. 'Nous avons ressenti tout cela très profondément pendant toute notre période de service, et nous avons pensé que nous devions en sortir, le plus vite possible. Avant de contacter la presse, nous avons parlé à notre commandant du bataillon, comme au chef de régiment et à son adjoint'. Le porte-parole des colons à Gaza a fait le commentaire suivant : 'Il s'agit d'une seule erreur du coordinateur de sécurité de Netzarim, qui a été sévèrement traitée depuis par ses collègues colons. Il est regrettable que les réservistes utilisent de telles allégations pour influencer une décision du Conseil des ministres (sur le plan de désengagement). Nous avons des piles de lettres de remerciements, à la suite de leurs séjours dans les colonies de Gaza'. En parallèle à l'envoi de leur lettre, de nombreux réservistes prévoient d'organiser une 'Marche du Dialogue', en allant à pied de Yavneh aux colonies de la Bande de Gaza. 'Nous, les réservistes qui avons fait plusieurs périodes de réserve dans la Bande de Gaza, avons l'intention de parler aux colons' dit le Major Tuly Flint, un commandant-adjoint de bataillon / régiment Alexandroni. 'Nous voulons leur dire que nous ne sommes pas des refuzniks, mais qu'Israël doit quitter la Bande de Gaza. C'est ce que nous devons faire '.

Je me mets à la place aussi de ces jeunes de plus en plus touchés par la cause palestinienne Le 31 05 2004
[article paru dans Les Humains Associés] Vous avez lu, puisque vous avez lancé et très justement le sujet (quoique sur un ton qui m'a paru un peu étrange), vous avez lu le récit bouleversé et bouleversant que Caillou [Forum des Humains Associés] transcrit sur les événements de Rafah. Je suis de ceux que ces événements ont révulsé de façon particulière. Je suis de ceux qui attendaient une manifestation gigantesque en France appelant plus qu'à une condamnation formelle d'Israël, à une véritable intervention internationale et à l'envoi de troupes de l'ONU dans la bande de Gaza. Il y a bien eu l'appel à une grande manifestation [16 mai 2004] mais ...contre l'antisémitisme... Hé quoi ? me direz-vous, je tiens pour rien la profanation d'un cimetière juif ? Non , je ne la tiens pas pour rien. Je la tiens pour un crime. Mais le crime de profanation de cimetière est prévu et réprimé par la loi française. Les circonstances aggravantes -manifestation de racisme- sont également prévues. Des poursuites sont lancées contre les coupables: ils sont traqués, ils seront arrêtés, ils seront condamnés. Il y a une justice en France et il ne sert à rien de feindre l'ignorer. Alors quoi ? Quand les chars de Tsahal sont à Rafah, bousillent les maisons, tirent sur les manifestants, quand une condamnation unanime de l'ONU ne les fait pas reculer, quand ce qui, au niveau international, pourrait paraître comme l'expression d'une justice est bafoué avec mépris, quel sens prend une manifestation contre un acte que personne en France n'entend laisser impuni ? J'entends beaucoup de gens parler de la nécessité de se mettre à la place des autres. Eh bien moi je me mets à, la place du musulman moyen, je me mets à la place aussi de ces jeunes de plus en plus touchés par la cause palestinienne (j'en viens d'avoir à Angers, cette semaine, le témoignage) et je me dis que, pour eux, dans le contexte des événements de Rafah, une manifestation spécifique contre l'antisémitisme (à laquelle ,dans un autre contexte, ils auraient peut-être pu se joindre) n'était pas acceptable. Ceux qui ont voulu élargir le motif de cette manifestation à la lutte contre tous les racismes [MRAP, LDH, Les VERTS, PCF] ont fait ce qu'il était juste de faire, ce qui était Humainement correct. Et je les en remercie.

Dans mes rêves les plus doux je vois un engagement populaire Le 28 05 2004
[...]Cette lutte est difficile et ingrate. Il faut un effort conscient et quotidien pour ne pas désespérer. Nous ne nous désespérons pas pour la simple raison que nous n?avons qu?un choix pour la vie : vaincre ! Mais parfois le sentiment d?être une voix solitaire dans une mer d?indifférence est difficile à supporter. C?est sur ce point-là que je m?adresse à vous, chers lecteurs : nous avons besoin de votre soutien ; un soutien matériel, bien sûr, mais aussi moral. Les fanatiques et les belliqueux se nourrissent du sentiment de peur et d?indifférence. Vous pouvez changer quelque chose. Savoir que nous sommes pas seuls, que notre douleur, israélienne et palestinienne, est entendue, que notre souffrance est vue, cela change tout. Dans mes rêves les plus doux je vois un engagement populaire, tel qu?il y a eu contre la guerre en Irak, mais cette fois pour la paix en Israël et Palestine. On n?y est pas encore mais il y a quoi faire en attendant : on fait régulièrement des meetings, des petites manifs ; on fait circuler les pétitions contre le mur, pour les refuzniks, etc. Signez-les ! Ou encore plus simple : sur Internet, sur les sites seruv. org, refuz. org. il, theparentscircle. com, vous pouvez signer les pétitions de soutien, écrire aux prisonniers et aux familles ou simplement vous renseigner. Faites-nous entendre votre voix ! De notre part, je vous le promets, nous allons lutter tant qu?il y aura une personne pour nous écouter. Nous allons crier dans les rues, sur les places, derrière les murs et les barrages, de l?intérieur des prisons s?il le faut, jusqu?à ce que la mort ne règne plus en Israël et en Palestine. Merci.

Des millions de personnes des territoires occupés qui vivent dans la terreur et l'insécurité Le 26 05 2004
[...]D’abord, le pacte de Genève a remis l’idée de paix à l’ordre du jour. Il a démontré qu’il était possible de mettre fin au conflit, sans nier les difficultés et les désaccords entre Israéliens et Palestiniens pour arriver à dialoguer ensemble. Vous avez su aborder sans tabou le statut de Jérusalem, le problème des réfugiés, ou celui des frontières. Votre démarche a donc montré qu’il était possible de définir deux États viables, Israël et la Palestine, chacun dans des frontières sûres et reconnues par toute la communauté internationale pour le plus grand bénéfice de chacun des deux peuples, et ce alors que la situation est catastrophique dans toute la région. Le peuple palestinien voit ses maisons détruites, ses champs piétinés, par l’armée israélienne ; des civils meurent chaque jour, des hommes mais aussi des femmes et des enfants. Le mur en cours de construction aggrave encore la situation, spoliant des propriétaires de leurs terres, empêchant des agriculteurs de travailler. Bref, ce sont des millions de personnes des territoires occupés qui vivent dans la terreur et l’insécurité, incapables de se projeter dans l’avenir. [...]

[...]les trois quarts des policiers [irakiens] ont déserté Le 19 05 2004
[...]Une radio Motorola toute neuve à la taille, surmonté d'un médaillon de l'imam Ali, le chef de l'un des postes de police de Zubayr est découragé face à l'ampleur de la tâche. Cet ancien officier de l'armée de Saddam, qui préfère garder l'anonymat, a été menacé de mort à 2 reprises.[...]Comme la plupart des policiers, il quitte son uniforme avant de rentrer chez lui, pour ne pas être identifié comme 'traître' par les insurgés. A Bagdad, certains policiers patrouilles masqués pour ne pas être reconnus. Lorsque la situation se tend, ils préfèrent généralement rester chez eux. Quand ils ne se retournent pas contre la coalition.A Faludja et à Nadjaf, les trois quarts des policiers ont déserté dès les premiers échanges de feu entre insurgés et troupes de la coalition.La plupart font passer leurs liens tribaux ou claniques [LCBC : ou tout simplement de l'Irak] avant les intérêts de la coalition. Et dans le sud, beaucoup appartiennent à l'Armée du Mahdi, celle du leader chiite Moqtada al-Sadr, qui a déclaré la guerre à la coalition [LCBC : on croyait que c'était les américains qui avait déclaré la guerre ?!?!?]. A Bassora, le patron de l'academie de police, Phil Reed, l'avoue à demi-mots : 'les partis religieux tentent d'infiltrer les postes de police. Mais notre tâche n'est pas d'empêcher l'appartenance religieuse des policiers, il est de nous assurer que celle-ci ne les empêche pas de faire leur travail.'

Il s'agace quand il entend des critiques de la guerre Le 19 05 2004
[...]Voilà Hal Koster coincé par son patriotisme. Lui acceuile les blessés [LCBC : 4400 au 19/05/04] tous les vendredi chez lui au nom de ses souvenirs du retour du Vietnam, 'parce qu'ils ne doivent pas être traités comme on l'a été'. Mais vétéran d'une guerre 'dont, comme pour celle là, la stratégie s'e'st décidée en fonction de l'opinion publique', il ne tient pas à ce qu'on étale les blessès dans les journaux. Les télés du bar allumées sur des images d'Irak, il s'agace quand il entend des critiques de la guerre. 'On ne peut pas dire à ces types qu'ils ont foutu leur vie en l'air pour rien'

Drapeau israélien et 'Israël vaincra' à la manifestation contre l'antisémitisme [et le racisme] Le 17 05 2004
Les organisateurs n'ont pas réussi, en effet, à surmonter totalement les divisions entre les différentes associations antiracistes : la manifestation n'a donc pas été unitaire. Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) et la Ligue des droits de l'homme ont tenu à élargir le mot d'ordre à... tous les racismes. « Si on pense être efficace contre l'antisémitisme avec des réponses communautaires, on va vers une balkanisation de la solidarité », estime Mouloud Aounit, secrétaire général du Mrap. « La seule façon de dire non à tous les racismes, c'est de dire non à l'antisémitisme », réplique Gaubert. Il y a donc eu hier deux cortèges. Relégués à la fin du premier, à une cinquantaine de mètres, ils sont quelques centaines tout au plus à défiler derrière Mouloud Aounit. Il est entouré des dirigeants verts Gilles Lemaire et Alain Lipietz, de la députée radicale Christiane Taubira et de quelques élus communistes. Fermant la marche, les militants de la LCR (Ligue communiste révolutionnaire) scandent : « Contre tous les racismes, Basta. Régularisation de tous les sans-papiers. » Parmi eux, une étudiante porte un autocollant : « Solidarité avec les Palestiniens ». Contrairement aux autres ténors verts, Noël Mamère, lui, est dans le carré de tête de la manif de SOS Racisme. Ce qui lui vaut d'être copieusement hué par des passants. « Ma place est dans les deux cortèges, répond le député et maire de Bègles (qui aime... les mariages). Le racisme est un cancer. L'antisémitisme en est sa métastase la plus terrible. » En marge du cortège, Albert, un passant, brandit une pancarte, où il a inscrit : « Eteindre les incendies, c'est bien. Ne pas les attiser, c'est mieux. » « On manifeste aujourd'hui parce que des cimetières ont été profanés, explique-t-il. Mais moi, je pense aux Juifs qui tous les jours sont molestés par des jeunes de banlieue à cause de la présentation qui est faite d'Israël. Il faut arrêter d'attiser la haine. Israël est un peuple qui se défend. » Parmi les militants des organisations juives, le ton est modéré : aucune référence explicite au conflit israélo-palestinien, et pas de drapeau israélien. Le jeune sioniste qui en déploiera brièvement un, en criant Israël vaincra, dans un coin reculé de la place de la Bastille, sera vite sermonné.

Ils ne savaient pas [les faucons] Le 17 05 2004
Rumsfeld ne savait pas que l'armée qu'il dirige pratiquait la torture. Colin Powell ne savait pas que les services qu'il dirige avaient menti sur les 'armes de destruction massive'. Le général Franks ne savait pas que ses troupes avaient tiré délibérément sur des civils irakiens, des ambulances et des journalistes. Le FBI ne savait pas que ses agents lui avaient envoyé des rapports annonçant le 11 septembre. Le vice-président Cheney ne savait pas que chaque fois que les USA installent une base militaire, c'est sa société, Brown & Root, qui empoche. Distrait, George Bush ne savait non plus que son élection avait été financée par les multinationales du pétrole et de l'armement. Savaient-ils que nous ne les croirions pas ? Faisons-leur savoir!

COMMUNIQUÉ D'EVRY-PALESTINE A PROPOS DES ÉLECTIONS EUROPÉENNES Le 17 05 2004 à ÉVRY
Le Comite Evry-palestine, comité local de l'Association France Palestine Solidarité (AFPS), jumelé avec le camp de réfugiés de Khan Younes dans la Bande de Gaza, appelle tous les militants qui défendent les droits légitimes du peuple palestiniens à être solidaires de l'ensemble des initiatives qui vont dans le bon sens, dont la présentation de la liste Euro-Palestine aux prochaines élections européennes. 'Dans la situation absolument tragique que vit la Palestine, et face à la passivité de l'Europe, deux formes d'action se développent à l'approche des élections européennes : l'interpellation des partis et des parlementaires d'une part, la constitution d'une liste 'Euro-Palestine' d'autre part. Evry Palestine , comité local de l'AFPS, réuni le 12 05 04 , considère que ces deux initiatives sont complémentaires : l'interpellation des candidats met les partis politiques devant leurs responsabilités, la constitution d'une liste interpelle plus fortement les citoyens et donne une visibilité nouvelle au mouvement de solidarité avec le peuple palestinien. Loin d'être exclusives, ces deux initiatives doivent se renforcer mutuellement. Nous demandons à chaque association de solidarité avec le peuple palestinien de prendre conscience de cette complémentarité et de s'abstenir de critiquer les autres. Toute division sur ce sujet nous parait artificielle, et ne pourrait que desservir la cause que nous défendons, à l'heure où le peuple palestinien attend plus que jamais, de notre part, une solidarité active et efficace'. La Présidente , Martine Buffard

NOUS PENSIONS QUE TOUT ETAIT JUSTIFIE Le 14 05 2004
Les témoignages impliquant des gradés américains dans les tortures se multiplient.[...]La ligne de défense choisie par la Maison Blanche ­ qui dénonce les méfaits isolés d'une «poignée» de criminels ­ se fissure de plus en plus. Au fil des témoignages, l'image de ce qui se passait dans la prison d'Abou Gharib se précise, mettant en cause la hiérarchie. Les sept soldats incriminés affirment tous qu'ils agissaient sur ordre. Lynndie England, la soldate dont le visage est désormais le plus connu (c'est elle qui tient un Irakien en laisse sur une photo et fume une cigarette en montrant le sexe d'un prisonnier sur une autre...), a donné mardi une interview à une télévision de Denver. «Des personnes de grade plus élevé me disaient : 'Mets-toi là, prends la laisse, regarde l'objectif...' et ils prenaient des photos pour les PsyOps (opérations de guerre psychologique, ndlr)», a-t-elle expliqué. «Je ne voulais pas vraiment être sur ces photos, c'était glauque.» Qui donnait ces ordres ? «Des personnes de ma chaîne de commandement», se borne à répondre England, un sourire aux lèvres. S'est-il passé des choses pires que ce qu'on voit sur les photos ? «Oui.» Pas d'autre précision. «Nous n'avions pas l'impression de faire des choses que nous ne devions pas faire, parce qu'on nous avait dit de les faire, a ajouté England. Nous pensions que tout était justifié.»

[...] ils ont en tout cas déjà perdu la guerre Le 14 05 2004
[LE CAIRE] «Comme lors de la guerre du Vietnam». «Quand on voit que les Américains sont plus de 60 % à vouloir que Donald Rumsfeld reste à son poste, malgré les tortures et les bavures, on s'interroge sur ce qui peut faire changer les choses, constate Nabil Choubachy, rédacteur en chef à la télévision égyptienne Nile TV. Puisque les Américains ne sont pas émus par les souffrances des Irakiens, beaucoup d'Egyptiens se disent qu'il faut qu'ils perdent davantage d'hommes pour changer d'avis, comme cela avait été le cas lors de la guerre du Vietnam», ajoute-t-il. «Si le but des Etats-Unis était bien de promouvoir la démocratie, la liberté et les droits de l'homme, ils ont en tout cas déjà perdu la guerre», ajoute Fetouh Hassanein.

Affaire Dieudonné : les méthodes limites des censeurs Le 14 05 2004
L'un des membres du Collectif citoyen antiraciste ayant demandé l'annulation du spectacle de Dieudonné a été condamné, le 4 mai dernier, pour avoir tenté de manipuler la justice. Une affaire qui montre les limites des méthodes utilisées par différents groupes de pression. Bien qu'Alex Moïse, secrétaire général de la Fédération sioniste et membre du Collectif citoyen antiraciste, le nie, la 17ème chambre correctionnelle de Paris vient de le condamner pour s'être envoyé des injures et des menaces antisémites. 'J'ai porté le chapeau pour quelqu'un' déclare-t-il. Il y a quelques mois, M. Moïse avait déposé une plainte pour des menaces et des injures antisémites reçues chez lui. L'enquête policière avait rapidement permis de le confondre. Explication de l'interressé : 'J'ai un proche qui s'est inquiété pour moi, il a commis ces actes et j'ai décidé de porter le chapeau' . Selon lui, cet ami lui aurait adressé ces menaces pour l'intimider et le dissuader de poursuivre son combat contre Dieudonné, qui l'aurait exposé tout particulièrement. Il n'en dira pas plus. Pourtant cette condamnation jette à nouveau un doute sur la nature des actions de son collectif. L'homme s'était déjà illustré cet hiver en provoquant l'annulation de spectacles de Dieudonné en province et à Paris. Sa condamnation jette aujourd'hui le doute sur les méthodes qu'il utilise pour ses activités 'antiracistes'. A l'occasion de la tournée du spectacle de Dieudonné, 'Le divorce de Patrick', un collectif nommé citoyen antiraciste s'était créé. L'objectif des membres de cette association était d'empêcher l'humoriste de 'déverser son message de haine'. Pour cela, les mairies et les préfectures des lieux du spectacle ont été noyé de d'appels et de courriers. Ces derniers reprenaient tous le même texte :' 'Dieudonné est raciste et antisémite, il ne doit pas déverser son message de haine' . Le spectacle a ainsi été annulé dans sept villes de province et à l'Olympia, le 20 février. A l'époque la direction de la salle de concerts avait craint 'des troubles à l'ordre public'. En effet, Arnaud Delbarre, le directeur de la salle avait reçu des messages anonymes menaçant de le transformer, 'en torche humaine' . Puis le Collectif s'était fait plus discret. Interviewé à l'époque, Alex Moïse s'était montré satisfait par sa campagne : ' tant qu'il fera de petites salles, ça n'a pas d'importance. Il est train de payer ce qu'il a fait' . S' il se défend de tout acharnement contre l'humoriste, son collectif n'a pourtant pas d'autre action à son palmarès. Il déclare d'ailleurs avec satisfaction que Dieudonné s'est 'marginalisé' . Le procédé utilisé par le collectif citoyen antiraciste ressemble curieusement à ceux récemment utilisés par le groupuscule d'extrême-droite, Bloc identitaire. Le 5 novembre dernier, Nicolas Sarkozy annonçait son intention de porter plainte contre le groupe de rap Sniper pour des textes qu'il jugeait 'racistes et antisémites' . A l'initiative de cette campagne, un groupe d'extrême-droite décidé à saboter la tournée du groupe. Ainsi avant chaque date de la tournée, ils ont multiplié les tracs et les coups de fil auprès des mairies, des préfectures et des salles de spectacle, en se présentant comme de 'simples citoyens' outrés par la perspective de voir ce groupe 'anti-blanc et anti-Français' bénéficier d'une tribune. Comble d'ironie, le Bloc identitaire s'était contenté d'appliquer les méthodes de l'association Ras l'Front. Cette dernière multiplie les actions de ce genre à chaque concert de rock identitaire[...] Yamina Jalili ©Digipresse 2004

Il s'insultait lui-même au téléphone Le 14 05 2004
Justice Un responsable d'associations juives parisiennes, Alexandre Moise, a été comdamné à deux mois de prison avec sursis et à 750 euros d'amande pour 'dénonciation mensongère'. Il avait déposé plainte le 9 janvier au commissariat du XVIIIe arrondissement, affirmant avoir reçu deux appels téléphoniques anonymes de menaces. Les enquêteurs ont finalement établi qu'il avait lui-même appelé chez lui pour laisser les messages incriminés. [LCBC rappel que ce monsieur et l'auteur des slogans : 'Dieudo Négro, les juifs auront ta peau' et 'Dieudonné, le LE PEN noir']

[....] cette excitation sexuelle que l'on devine dans les clichés de la prison d'Abou Ghraïb Le 14 05 2004
[...]Des images d'horreur, nous en avons vu, qui ont pris par leur rareté une valeur symbolique. Au Cambodge, les techniciens du génocide photographiaient leurs victimes avant et après les sévices. En Algérie, les tortionnaires prenaient des clichés pour les archives administratives, comme preuve, en quelque sorte, de leurs états de service. Les bourreaux des camps nazis, férus de nouvelles techniques, filmaient certaines expériences, pour mieux argumenter entre théoriciens de la pureté de la race. Il y a aussi ces photos de lynchage dans l'Amérique des années 50, ces petits Blancs pleins de bière se congratulant de leurs prouesses devant des Noirs ensanglantés, battus à mort, et on sent cette réjouissance collective, frôlant l'hystérie, cette excitation sexuelle que l?on devine dans les clichés de la prison d'Abou Ghraïb. Ces soldats inconscients seraient-ils leurs enfants, leurs neveux, leurs nièces comme cette Lynda qui, mégot à la bouche, tenait en laisse un homme nu et que ses proches décrivent comme une fille si gentille ?[...]

La spirale d'horreur à Fallouja comme à Gaza Le 13 05 2004
[...] Ce qui me frappe, c'est la spirale d'horreur, de sang, d'inhumanité que l'on constate actuellement sur tous les fronts, à Fallouja comme à Gaza ou à travers les terribles images de l'assassinat de ce malheureux otage américain. Tout cela donne le sentiment d'une perte totale de repères. Je voudrais lancer un appel à la raison et à la conscience. Ce qui est mis en cause de tous côtés, c'est cette valeur fondamentale qui est au c?ur de toutes les religions, de toutes les civilisations : la dignité humaine. [...]

Une conférence inter-irakienne sous le parrainage de l'ONU et des pays de la région Le 13 05 2004
[...] Le Monde : Tout ce qui avait été dit par la diplomatie française il y a quelques mois s'est vérifié, mais on a l'impression qu'elle n'en profite pas. Sans se réjouir, ne faut-il pas tirer la sonnette d'alarme ? Micel Barnier :Oui. Notre état d'esprit n'est ni de regarder en arrière ni de donner des leçons, mais il y a des leçons à tirer. Le moment est venu de prendre une initiative forte pour sortir de la tragédie irakienne, ce trou noir qui est en passe d'aspirer le Moyen-Orient et, au-delà, le monde. Dans le climat de gravité que je sens parmi mes collègues, il me semble qu'on peut retrouver une certaine unité européenne. C'est une première étape : que les Européens prennent conscience de leur responsabilité et l'assument ensemble. Puis nous devons demander - voire exiger -, dans le cadre des Nations unies, une conférence inter-irakienne sous le parrainage de l'ONU et des pays de la région, pour réussir ce qui doit être la première marche vers la stabilisation et la reconstruction de l'Irak : un gouvernement irakien qui gouverne non pas de façon artificielle ou déléguée, mais de manière souveraine. Il faut que les Irakiens aient la maîtrise de l'économie, des ressources naturelles, de la justice ; qu'ils aient au moins leur mot à dire, dans cette phase intérimaire entre juillet 2004 et les élections de janvier 2005, sur la présence et les initiatives de la force multinationale. Il faut que ce gouvernement soit accepté par la communauté internationale et par les différentes composantes irakiennes : d'où notre idée d'une conférence. Tout cela doit conduire aux élections de janvier 2005, c'est-à-dire au moment de la vraie légitimité populaire. [...]

Il n'y aura pas de soldats français en Irak, ni maintenant ni plus tard Le 13 05 2004
[...]Le Monde :Vous avez dit qu'il n'est 'pas question' que la France envoie des troupes en Irak ? Est-ce un refus définitif ? Michel Barnier : J'ai dit que la question ne se posait pas. Il n'y aura pas de soldats français en Irak, ni maintenant ni plus tard. La France peut être bien plus utile encore par d'autres moyens. Elle sera présente dans la reconstruction politique et économique dont le succès sera crucial pour assurer la stabilité du pays et contribuer à celle de l'ensemble de la région. Nous prendrons notre part, y compris par la formation de policiers et de gendarmes, par une contribution à l'allégement de la dette irakienne, par des programmes de développement économique ou encore par le soutien à l'édification d'un véritable Etat de droit. [...]

C'est une prise de conscience de l'opinion publique mondiale Le 13 05 2004
Le Monde :Est-ce que la détérioration de l'image des Américains est de nature à favoriser le changement d'attitude que vous souhaitez ? Michel Barnier : Je compte d'abord sur l'analyse et le sens des responsabilités des dirigeants de chacun de nos pays. Ce qui est en train de se produire, dont on avait déjà vu les prémices au début de ce conflit, c'est une prise de conscience de l'opinion publique mondiale. Tous les principes auxquels nous tenons - le respect de la dignité humaine et du droit international, la force comme ultime recours, la solidarité pour la recherche du dialogue entre les cultures et les civilisations -, tous ces principes sont bousculés. C'est une raison supplémentaire pour les réaffirmer comme autant de repères en ces moments de trouble et de doute.

Il n'est pas question que la France envoie des troupes en Irak Le 10 05 2004
La France n'enverra pas de troupes en Irak même si elle prête à participer, sous l'égide des Nations unies et avec l'Union Européenne, à la 'reconstruction économique et politique' du pays, a affirmé lundi à Bruxelles le ministre français des Affaires étrangères, Michel Barnier. 'Il n'est pas question que la France envoie des troupes en Irak. C'est clair', a indiqué M. Barnier au cours d'un point de presse, en marge de ses rencontres avec son homologue belge Louis Michel, puis le Premier ministre belge Guy Verhofstadt.[...]

Le chef d'orchestre Daniel Barenboim critique Israël Le 10 05 2004
[...]alors qu'il acceptait le prestigieux prix Wolf. Au cours de son discours devant le Parlement, Daniel Barenboim a estimé que la politique de l'Etat hébreu envers les Palestiniens était en contradiction avec les valeurs humanistes sur lesquelles Israël a été créé en 1948. 'Une situation d'occupation et de contrôle d'un autre peuple peut-elle être en accord avec la déclaration d'indépendance (d'Israël)?', a-t-il déclaré. 'Existe-t-il une logique à l'indépendance d'un peuple au prix d'atteintes aux droits de l'homme basiques d'un autre peuple?', a-t-il ajouté. Le ministre israélien de l'Education, Limor Livnat, a répondu à ces accusations, déclenchant les applaudissements de l'audience. 'Je tiens à exprimer mon regret que M. Barenboim ait choisi d'utiliser cette scène pour attaquer l'Etat d'Israël', a-t-elle affirmé. [...]

DEUX GRANDES NATIONS DU MONDE LIBRE, SONT IMPLIQUÉES DANS UNE GUERRE QUE LES NATIONS UNIES N'ONT PAS APPROUVÉE Le 10 05 2004 à LE CAP
L'ancien président sud-africain Nelson Mandela a dénoncé, lundi devant le Parlement au Cap (sud-ouest), 'des abus épouvantables contre la dignité d'êtres humains', en référence aux sévices perpétrés par des soldats de la coalition contre des prisonniers en Irak'Alors que deux grandes démocraties, deux grandes nations du monde libre, sont impliquées dans une guerre que les Nations unies n'ont pas approuvée, nous assistons avec horreur à la publication d'informations sur des abus épouvantables contre la dignité d'êtres humains prisonniers par des forces d'invasion dans leur propre pays', a déclaré M. Mandela. 'Nous voyons comment des pays puissants - tous des soi-disantes démocraties - manipulent des organisations multilatérales (...) au prix des souffrances des pays en développement les plus pauvres', a ajouté le Prix Nobel de la Paix. M. Mandela, 85 ans, retiré de la vie politique depuis 1999, s'exprimait devant le Parlement pour un discours exceptionnel, dix ans jour pour jour après avoir prêté serment, à Pretoria, comme premier président noir de l'Afrique du Sud. Le magazine New Yorker a publié dimanche une nouvelle photo sur les sévices infligés à des détenus irakiens, montrant un homme nu terrorisé par deux chiens tenus en laisse par des soldats américains. Le gouvernement sud-africain avait mené une énergique campagne diplomatique contre l'invasion américano-britannique de l'Irak. Par contraste, l'ancien prisonnier politique le plus célèbre du monde a mis en avant l'expérience sud-africaine. 'Dans un monde cynique, nous sommes devenus une inspiration pour beaucoup de gens', a-t-il souligné. [...]

The War Is Lost Le 10 05 2004
[...] In the eyes of the world, this is America today. It cannot be dismissed as an anomaly because it went on and on and on in the Abu Ghraib prison, and because now we hear of Camp Bucca. According to the British press, there are some 30 other cases of torture and humiliation under investigation. The Bush administration went out of its way to cover up this disgrace, declaring secret the Army report on these atrocities. That, pointedly, is against the rules and against the law. You can’t call something classified just because it is embarrassing and disgusting. It was secret, but now it is out, and the whole world has been shown the dark, scabrous underbelly of our definition of freedom. [...] And here, now, is the final excuse destroyed. We have killed more than 10,000 innocent Iraqi civilians in this invasion, and maimed countless others. The photos from Abu Ghraib prison show that we, like Saddam Hussein, torture and humiliate the Iraqi people. Worst of all, we do this in the same prison Hussein used to do his torturing. The 'rape rooms,' often touted by Bush as justification for the invasion, are back. We are the killers now. We are the torturers now. We have achieved a moral equivalence with the Butcher of Baghdad. This war is lost. I mean not just the Iraq war, but George W. Bush's ridiculous 'War on Terror' as a whole. [...]

Thierry Ardisson propose des Casques Bleus en Palestine Le 08 05 2004
Après notre campagne de contact 'émissions de télévision' Thierry Ardisson, qui n'a pas pu échapper aux emails hebdomadaire qu'on envoi à 'Tout le monde en parle', pose une question qui fâche à Bernard Henri Lévy : [...]Bhl : je suis pour la reconnaissance d' un état palestinien , il y eu ces derniers temps des efforts de la part du gouvernement israelien avec le projet d' évacuer la bande de gaza Ardisson : vous ne croyez pas qu' on pourrais envoyer des casques bleus quand même c ' est l' onu ! Bhl : non je crois que ça ne servirait à rien [...]

[envoyer des Casques Bleus] non je crois que ça ne servirait à rien Le 08 05 2004
[...]Bhl : je suis pour la reconnaissance d' un état palestinien , il y eu ces derniers temps des efforts de la part du gouvernement israelien avec le projet d' évacuer la bande de gaza Ardisson : vous ne croyez pas qu' on pourrais envoyer des casques bleus quand même c ' est l' onu ! Bhl : non je crois que ça ne servirait à rien [...]

L'envoi par l'Union européenne d'une force de protection de la population Le 06 05 2004
Le conflit israélo-palestinien s'invite dans la campagne des européennes. Des militants pro-palestiniens[?] ont annoncé hier le lancement de listes « Euro-Palestine » pour les élections européennes. Parmi eux, le sulfureux[?] humoriste Dieudonné et le chirurgien Christophe Oberlin, qui conduira la liste en Ile-de-France. Les « Euro-Palestine », qui se veulent « de toutes origines », demandent le retrait de l'armée israélienne des Territoires occupés, l'envoi par l'Union européenne d'une force de protection de la population palestinienne, et souhaitent que les gouvernements européens refusent de « participer aux sales guerres de l'administration américaine ». Leur logo: une colombe et un rameau d'olivier, sur fond vert.

Arte mécène en Palestine Le 06 05 2004
Arte apporte sa pierre à l’édifice du centre culturel franco-allemand qui ouvrira, à la fin mai, à Ramallah. « Une initiative destinée à promouvoir l’image de la chaîne », indique son directeur des relations internationales, André de Margerie. Ce lieu sera équipé d’une salle de cinéma financée par la chaîne, qui a prévu une programmation spéciale de films. Sous l’égide de Thierry Garrel, responsable de l’unité Documentaire, un atelier de formation au métier de réalisateur sera par ailleurs mis en place. Pour leur premier projet, ces futurs documentaristes plancheront sur le thème de la démocratie. Encourageant.

Le quartet piège Ariel Sharon Le 05 05 2004
[Commentaire LCBC : notre analyse de la réunion du Quartet d'avril 2004 était très critique, elle l'est un peut moins au regard de cet article. Ces tiraillements nous confortent dans l'idée que tout ca va être trop long à mettre en place et impose l'envoi d'un force d'interposition immédiate, après ils discuteront... La Russie, l'Union européenne et les Nations unies ne font plus cas de leurs réserves sur le maintien de colonies de peuplement en Cisjordanie, la poursuite de la construction du controversé mur de séparation qui annexe une partie de la Cisjordanie et le retour en Israël des réfugiés palestiniens en exil. Pour mettre dos au mur Ariel Sharon, les « trois », qui sont « extrêmement préoccupés » par la situation au Proche-Orient, s'alignent sur la position des Etats-Unis et mettent l'échec de la « feuille de route », le plan qui prévoit la création d'ici 2005 de deux Etats, Israël et la Palestine, vivant en paix côte à côte, sur le compte de l'Autorité palestinienne qui ne serait pas « responsable et décidée à se réformer et améliorer ses performances dans le domaine de la sécurité ». La Russie, l'Union européenne et les Nations unies qualifient, à la suite des Etats-Unis, de « positif » le plan de retrait de Ghaza et de quatre colonies sur les 120 recensées de la Cisjordanie du Premier ministre israélien, Ariel Sharon, présenté, selon un communiqué publié mardi soir, à l'issue de leur rencontre à New York, la première depuis septembre dernier, comme « une étape qui offre une occasion rare dans la recherche de la paix au Proche-Orient » et « une initiative » à même de « relancer » la « feuille de route ». Nombre d'analystes estiment que Sharon ne pourra pas répondre positivement à ce « soutien » faute de majorité à la Knesset, le Parlement israélien. Selon Hanan Cristal, un commentateur politique israélien, Sharon « ne sait plus quoi faire ». « Il ne peut pas, dit-il, présenter un plan prévoyant une évacuation très limitée de colonies car le Likoud ne le lui permettra pas, et son parti empêchera l'adoption des lois nécessaires pour l'organisation d'un référendum à l'échelle nationale sur un plan de retrait », explique-t-il. Shalom Yérushalmi, du quotidien Maariv, estime que Sharon est dans une « impasse totale ». Selon lui, la mise au point et la présentation d'un éventuel plan de rechange « prendra des mois, voire une année ». Comme arguments, les analystes en avancent deux. Primo, ce rappel d'Annan : « Aucune partie ne doit prendre des mesures unilatérales dans le but de déterminer à l'avance le règlement de problèmes qui doivent être abordés dans le cadre de négociations, et faire l'objet d'un accord des deux parties. » Deusio, la position de la Russie qui a convoqué la réunion de New York pour souligner par la voix de son ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, que « tous les aspects du règlement définitif, et notamment la question des réfugiés et des frontières, doivent être réglés par des négociations entre les parties ». L'Europe, qui veut peser de tout son poids au Moyen-Orient et réduire le poids des Etats-Unis dans la région, n'a pas été avare en critiques devant le soutien accordé par le président américain George W. Bush à Sharon, un homme qui envoie de « très mauvais signaux » au Proche-Orient, selon le commissaire européen chargé des Relations extérieures, le Britannique Chris Patten. S'exprimant au programme News Night de la télévision BBC, le commissaire européen affirme : « La plus importante conclusion à tirer de la réunion du quartet présidé par Kofi Annan est la suivante : Israéliens et Palestiniens doivent régler eux-mêmes les questions du statut final. » « Je pense que la déclaration que nous avons adoptée aujourd'hui au nom du quartet () offre des garanties au monde arabe et à l'ensemble du monde qui démontrent notre engagement envers la base sur laquelle repose le processus de paix », affirme Colin Powell. « Tout règlement des questions comme celles des frontières et des réfugiés doit être accepté mutuellement par les Israéliens et les Palestiniens », stipule la déclaration. Le glas de Sharon, dont la stratégie est au cur du désordre mondial, a-t-il sonné ?[...]

Mettre un terme à la présence militaire américaine en Irak Le 05 05 2004
Selon George W. Bush, il est tout à fait normal que les combats s’intensifient en Irak au fur et à mesure que se rapproche la date du 30 juin à laquelle les Etats-Unis sont censés remettre le pouvoir au gouvernement provisoire irakien. Avec 134 morts pour le seul mois d’avril, les Etats-Unis s’apprêtent donc à passer deux mois difficiles. Mais, une fois encore, on est frappé par l’écart entre d’une part les déclarations rassurantes des responsables américains, prêts tout au plus à reconnaître des difficultés mineures et passagères qui ne sauraient remettre en cause la réussite finale de leur projet, et de l’autre ce qu’il est permis au monde entier de voir sur leur télévision ou de lire dans leurs journaux pour connaître ce qui se passe en Irak. Bush et les néo-conservateurs américains sont adeptes de la méthode « coué », selon laquelle il suffit de répéter que tout va bien pour s’en convaincre et pour que cela devienne vrai. Manifestement, cela ne marche pas en Irak. Et la dégradation de la situation n’est pas l’annonce de jours meilleurs, mais bien de catastrophes à venir, du moins si on ne change pas radicalement de politique. Il faut se rendre à l’évidence. Les troupes américaines qui ont été quelques temps considérées par les Irakiens comme des troupes de libération, puis assez rapidement des troupes d’occupation, sont désormais perçues comme des troupes de répression. On ne voit pas par quel miracle leur présence pourrait être de nouveau acceptée par les Irakiens. Chiites et sunnites irakiens sont unis dans cette perception, et il n’y a plus que les Kurdes pour accorder encore quelque crédit à Washington. Les pays alliés qui avaient fourni des soldats, malgré l’opposition des leurs opinions publiques, pensant qu’il s’agissait d’une mission paisible, se rendent compte que les Etats-Unis les emmènent dans une guerre dont ils ne veulent pas. Après l’Espagne, le Honduras et la République dominicaine, d’autres devraient faire défection, renforçant l’isolement politique anglo-américain. Ceux-ci demandent dès lors non seulement de ne pas les abandonner (en reprochant à ceux qui le font de faire de l’«apeasement » face à Al Qaïda) mais plus encore à de nouveaux pays de leur venir en aide au motif qu’un échec américain en Irak serait une victoire pour le terrorisme et créerait un chaos dont le monde entier serait la victime. D’où les demandes pour que l’Alliance Atlantique, fut-ce sous l’égide de l’ONU prenne le relais. Et les appels de pied, quitte à donner un habillage multilatéral pour que la France, l’Allemagne et d’autres pays prêtent main forte aux Américains au nom de la lutte contre le terrorisme. Mais ces projets ne sont guère crédibles pour plusieurs raisons : 1 - Pourquoi ceux qui ont refusé de monter dans le bateau avant son départ, estimant qu’ils prenaient une mauvaise direction, avec un équipage mal adapté et une cargaison douteuse devraient-ils les rejoindre maintenant qu’il coule? Les pays qui se sont opposés à la guerre pourraient bien un jour participer au rétablissement de l’ordre en Irak. Mais cela ne pourrait se faire que sous l’autorité réelle de l’ONU, à la demande d’un gouvernement légitime irakien. Les deux conditions sont clairement incompatibles avec la présence militaire américaine en Irak. 2 - Le rejet des Américains est tel que toute force qui leur serait liée, risque de leur être assimilée. L’OTAN ne sera pas vu différemment que les forces anglo-américaines. Toute présence internationale qui serait associée aux Etats-Unis est susceptible d’être automatiquement contaminée par la haine suscitée par Washington. 3 - On peut même se demander si ce n’est pas le principe de toute présence étrangère en Irak qui serait devenue impossible. Certains, y compris aux Etats-Unis n’hésitent pas à dire qu’il faut laisser le processus politique interne se faire de lui-même en Irak, quitte à ce qu’au départ cela soit un pouvoir qui ne serait pas vu d’un bon oeil par les Etats-Unis. 4 - Si la communauté internationale a encore une chance minime d’aider l’Irak à rétablir l’ordre, il faut le faire en liaison avec le départ des forces américaines et avec le concours des forces de pays arabes et musulmans dont pourquoi pas l’Iran. Bien sûr, cette solution est difficile à mettre en oeuvre et est loin d’être sûre de réussir. Mais ce dont on est certain, c’est que la poursuite de la politique actuelle mène, elle, de façon garantie à la catastrophe. Le moment n’est plus aux mesures en trompe l’oeil. Le transfert de souveraineté aux Irakiens sous le contrôle effectif de l’ONU est urgent. Il doit clairement se différencier de la situation actuelle et donc mettre un terme à la présence militaire américaine en Irak. Le maintien de cette dernière compromet irrémédiablement les chances de succès d’une solution internationale.

L'hyperdésastre Le 04 05 2004
A six mois tout juste de l'élection présidentielle américaine - cette élection à laquelle nous aimerions tellement participer, tant son résultat pèsera sur notre vie -, le bilan international du président sortant se révèle chaque jour plus catastrophique. Qui pouvait imaginer, il y a un an, lorsque George Bush se glorifiait d'une victoire éclair en Irak, que les Américains devraient faire appel à un ancien général de Saddam Hussein pour se tirer du piège de Falloujah ? Qui pouvait deviner que, pour tenter d'apaiser la colère des chiites irakiens, Washington aurait recours à la médiation des ayatollahs d'Iran, ce pays que Bush avait classé dans 'l'axe du mal' ? [...] Le bilan des pertes américaines s'alourdit chaque jour et le Pentagone ne parvient plus à empêcher la presse américaine de publier la liste des victimes et les photos de leurs cercueils. A quoi s'ajoute désormais la révélation des brutalités exercées sur les prisonniers, particulièrement désastreuse pour l'image d'un Président qui se réfère sans cesse à la morale et à la religion ! On sait déjà que les raisons invoquées pour déclencher la guerre (la lutte contre le terrorisme et la présence d'armes de destruction massive) n'étaient que des prétextes. Le régime de Saddam était certes épouvantable, mais c'est après sa chute, et grâce à l'occupation américaine, que les terroristes de toutes les obédiences islamistes ont pu faire de l'Irak leur terrain d'action privilégié. De cette nouvelle base, ils essaiment dans toute la région : Jordanie, Arabie Saoudite, Pakistan... et ils sont de retour en Afghanistan. Que proclamait Bush pour justifier la guerre ? Que l'instauration de la démocratie à Bagdad allait faire tache d'huile, s'imposer à tous les Etats despotiques du Moyen-Orient ! C'est le contraire qui se produit... Que ce grand mouvement allait favoriser enfin une solution dans le conflit israélo-palestinien. C'est le contraire qui se produit aussi... Et le camouflet infligé dimanche à Ariel Sharon par les jusqu'au-boutistes de son propre parti qui ont rejeté son plan est aussi un camouflet pour la Maison-Blanche : Bush avait spectaculairement approuvé ce plan Sharon, bien qu'il soit en contradiction avec les motions votées à l'ONU et qu'il revienne à rendre invivable un futur Etat palestinien. Dans la guerre d'Irak, Bush avait quelques appuis en Europe. L'Espagne a viré de bord, la Pologne commence à le faire, et si Berlusconi reste ferme, Tony Blair est l'objet d'attaques en règle, notamment de la part d'une brochette d'anciens diplomates britanniques qui lui reprochent son alignement systématique sur Washington. Hyperdésastre pour l'hyperpuissance !

Le Quartet exhorte Israël à un retrait total de Gaza Le 04 05 2004
NATIONS UNIES (Reuters) - Le quartet de médiateurs internationaux pour le Proche-Orient a exhorté mardi Israël à un retrait total de la bande de Gaza, estimant par ailleurs que le plan présenté par Ariel Sharon constituait une 'précieuse occasion' nonobstant son rejet par le Likoud. Les responsables américains, russes et européens réunis à New York par le secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan, ont souligné en outre que les questions les plus sensibles du dossier israélo-palestinien devaient faire l'objet de négociations entre les parties. Ce constat va à l'encontre des garanties fournies à Sharon par le président américain George Bush concernant le sort des réfugiés palestiniens ayant quitté Israël en 1948 et le maintien de certaines implantations juives en Cisjordanie. S'exprimant à l'issue d'une réunion de plus de deux heures au siège des Nations unies, Kofi Annan a déclaré que le quartet était 'extrêmement préoccupé' par la situation au Proche-Orient. Le Likoud d'Ariel Sharon a rejeté dimanche le plan de désengagement du Premier ministre israélien, qui prévoit l'évacuation des 21 colonies juives de la bande de Gaza et de quatre des 120 implantations de Cisjordanie, douchant les espoirs d'une remise au goût du jour de la 'feuille de route' pour la paix visant à établir un Etat palestinien à l'horizon 2005. DES GARANTIES INÉDITES Sharon a consulté ses ministres en vue d'une éventuelle reformulation du plan, mais un haut responsable israélien a fait savoir qu'il souhaitait le faire adopter quasi inchangé. Selon des journaux israéliens, Sharon aurait envisagé, cédant aux pressions de la droite de son parti et des colons, de ne faire évacuer que trois des colonies de Gaza et deux en Cisjordanie. 'Nous avons accueilli positivement l'intention affichée par le Premier ministre Sharon de se retirer de toutes les colonies de la bande de Gaza et d'une partie de celles de Cisjordanie', a-t-il déclaré, lisant une déclaration approuvée par les médiateurs. Cela devrait fournir une occasion précieuse dans la recherche de la paix au Proche-Orient. 'Cette initiative, qui doit aboutir à un retrait complet d'Israël et à la cessation totale de l'occupation de la bande de Gaza, peut constituer une étape vers la réalisation du projet des deux Etats (ndlr, israélien et palestinien, coexistant pacifiquement), et relancer la feuille de route', a-t-il ajouté. Annan a précisé que pour le quartet 'aucune partie ne doit prendre des mesures unilatérales dans le but de déterminer à l'avance le règlement de problèmes qui doivent être abordés dans le cadre de négociations, et faire l'objet d'un accord des deux parties'. Depuis que le président américain George Bush s'est personnellement engagé en faveur de cette 'feuille de route' lors du sommet d'Akaba en juin 2003, la mise en oeuvre du plan de paix international n'a guère progressé. PREMIÈRE RÉUNION DU QUARTET DEPUIS SEPTEMBRE Bush a en outre provoqué la colère des Palestiniens en avril en apportant son soutien au plan de retrait unilatéral de la bande de Gaza présenté par le Premier ministre israélien Ariel Sharon. Rompant avec des décennies de condamnation internationale des implantations juives dans les territoires occupés, le président américain a ainsi reconnu à l'Etat juif le droit de conserver des blocs de colonies en Cisjordanie quel que soit le résultat des négociations finales sur un réglement définitif du conflit. Il a en outre exclu tout retour des réfugiés palestiniens de 1948 dans les frontières actuelles d'Israël, alors que ce point devait être réglé dans le cadre de négociations bilatérales. Les Palestiniens accusent les Etats-Unis de les priver d'arguments pour de futures négociations de paix et de saboter la 'feuille de route' censée permettre la création d'ici 2005 d'un Etat palestinien viable coexistant pacifiquement avec Israël. [...]

Shaoul Mofaz affirme que le plan de séparation va renforcer la colonisation Le 01 05 2004
JERUSALEM (AFP) - Le ministre israélien de la Défense Shaoul Mofaz a affirmé samedi que le plan de retrait de la bande de la bande de Gaza soumis dimanche par référendum aux membres du Likoud, le grand parti de droite, allait notamment permettre de renforcer la colonisation en Cisjordanie. 'Ce plan va permettre de renforcer la colonisation en Galilée, dans le Néguev et en Judée-Samarie (Cisjordanie)', a déclaré à la radio publique M. Mofaz, qui soutient ce plan du Premier ministre Ariel Sharon. Les opérations de vote auprès des 200.000 membres du Likoud doivent s'achever dimanche à 22h00 heures (19h00 GMT). 'Nous devons renforcer les blocs de colonies en Judée-Samarie car ils nous permettent de disposer d'une profondeur stratégique et de frontières défendables pour l'avenir', a ajouté M. Mofaz. Il faisait allusion aux groupes de colonies israéliennes en Cisjordanie où résident la grande majorité des 230.000 colons et qui devraient être de facto annexés selon le plan de M. Sharon. M. Mofaz est l'un des rares ministres importants du Likoud à participer activement à la campagne en faveur du oui, alors que selon les derniers sondages, les partisans du non parmi les 'durs' du Likoud et les colons partent favoris. Ces opposants dénoncent notamment le fait que quelque 7.500 colons de la bande de Gaza devront être évacués dans le cadre du plan de M. Sharon. M. Mofaz a précisé que si le 'plan de séparation est adopté, il ne commencera à être appliqué qu'à la fin de 2005, lorsque le dialogue que nous allons engager avec les colons sera achevé'. Le ministre de la Défense a également souligné qu'Israël, après un éventuel retrait, 'continuera à contrôler l'espace maritime et aérien de la bande de Gaza, ainsi que la clôture qui entoure cette région pour empêcher l'infiltration de terroristes'. 'Nous continuerons aussi à contrôler l'axe Philadelphie (qui marque la frontière entre le sud de la bande de Gaza et l'Egypte) pour empêcher la contrebande d'armes', a poursuivi M. Mofaz en réaffirmant que l'armée israélienne disposera 'd'une liberté d'action pour mener des opérations dans la bande de Gaza'. Ces propos visaient à répondre aux adversaires du plan qui affirment qu'un retrait de Gaza 'va renforcer le terrorisme'.

Impact du Mur sur la Santé (Médecins du Monde) Le 01 05 2004 à JERUSALEM
Trois organisations médicales, Médecins du Monde (MDM) - France, Physicians for Human Rights (PHR) - Israël et la Société du Croissant Rouge Palestinien (PRCS) lancent une campagne sur l'impact du Mur sur la Santé. S'appuyant sur les oeuvres d'artistes israéliens et palestiniens de renom, cette campagne ciblera le public local avant de se déplacer dans plusieurs villes d'Europe. Depuis juin 2002, la construction du Mur a ajouté une nouvelle série d'obstacles venus isoler, fragmenter et ainsi détériorer le système de santé palestinien. Chiffres : . Sur les 622 km prévus pour le Mur, 255 km sont déjà construits ou en cours de construction. 85 % du tracé prévu du Mur ne suit pas le tracé de la Ligne Verte et empiète sur la Cisjordanie. La longueur prévue du Mur est le double de celle de la Ligne verte. · Une fois le Mur terminé, 93 200 Palestiniens habiteront entre le Mur et la Ligne verte. · 32,7 % de tous les villages de Cisjordanie n'auront pas accès libre et ouvert à leur système de santé à cause du Mur. Ce chiffre atteindra 80,7 % dans les zones fermées et dans les enclaves. · 10 000 patients souffrant de maladies chroniques n'ont pas accès aux services médicaux essentiels. 117 600 femmes enceintes, dont 17 640 ayant des grossesses à risque pourraient avoir des difficultés à accéder aux soins prénataux, à l'accouchement en hôpital et aux soins postnataux. 133 000 enfants de moins de cinq ans risquent de ne pas pouvoir bénéficier à temps, ou même du tout, de tous les vaccins nécessaires. · 26 centres de soins de santé primaire ont été isolés du reste du système de santé palestinien par le Mur. 52 % des médecins travaillant dans ces cliniques sont retardés pour accéder à leur lieu de travail, ou ne peuvent y accéder. Le Mur est le symbole final et le plus visible d'un ensemble de barrières physiques et administratives, qui restreignent la vie et la liberté de mouvement des Palestiniens dans les Territoires occupés. Parce qu'il ne respecte pas la Ligne verte et empiète à l'intérieur de la Cisjordanie, le tracé du Mur est à la fois disproportionné dans son impact sur la santé et illégal. Il ne respecte ni les Droits de l'Homme, ni le Droit international humanitaire. Les présidents des trois associations, Dr Françoise Jeanson, Dr Ruchama Marton and Younis Al Khatib parleront d'une même voix et présenteront un positionnement commun sur la question lors de deux conférences de presse, le 14 février à Tel Aviv et le 15 février à Ramallah. A cette occasion, Médecins du Monde rendra public un rapport intitulé L'ultime barrière, impact du Mur sur le système de santé palestinien, basé sur 83 témoignages recueillis sur le terrain auprès de patients et de personnel médical. Afin de sensibiliser le grand public à la question, les associations ont collaboré avec 14 artistes israéliens et palestiniens. Un ensemble de posters sur le Mur a été réalisé sous le direction artistique de Miki Kratsman, photographe israélien, et de Amer Derbas, photographe et peintre palestinien. Ces oeuvres présentent différentes expressions artistiques du Mur et mettent en avant la collaboration entre les deux sociétés civiles, comme moyen d'apporter un changement positif dans la région. Le 17 février prochain, les posters, composés des oeuvres artistiques et d'informations médicales liées au Mur, seront insérés dans Ha'ir, magazine de Tel Aviv et dans Al Quds, quotidien palestinien. La campagne artistique sera ensuite déclinée à travers une exposition qui se déplacera dans plusieurs villes d'Europe.

Lettre ouverte de Pierre Stambul Le 30 04 2004
( Vice-président de l’UJFP Union Juive Française Pour la Paix )À l’attention de Mrs Michel Vauzelle, président du Conseil régional de la région PACA Jean-Claude Gaudin, Maire de Marseille Jean-Michel Guérini, président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône Copie aux journaux « La Marseillaise » et « La Provence » Messieurs Je m’adresse à vous au nom de l’Union Juive Française pour la Paix. Notre association est une association laïque et opposée à tout communautarisme qui a pour but de faire entendre une « autre voix juive ». Nous sommes clairement pour l’évacuation des territoires occupés par l’Etat d’Israël en 1967, pour le démantèlement de toutes les colonies et pour une paix entre Palestiniens et Israéliens fondée sur la Justice et l’Egalité des droits. Nous soutenons les pacifistes israéliens qui, courageusement, ont la même démarche et en particulier les « refuzniks » qui refusent de servir dans les territoires occupés. Nous dénions le droit à certains organismes de parler au nom des Juifs Français en manifestant un soutien inconditionnel à tous les actes du gouvernement israélien et en confondant sciemment Juif, Sioniste et Israélien. Nous contestons toutes les récupérations de l’antisémitisme ou du génocide nazi (que nos familles, comme d’autres, ont subi) au nom d’une politique partisane. À Marseille comme au Proche-Orient nous défendons ardemment l’idée du « vivre ensemble » entre personnes d’origines ou de cultures différentes. Je m’adresse à vous à propos de deux événements qui doivent se dérouler prochainement. Le 9 mai au théâtre du Gymnase à Marseille, si l’on en croit « La Provence », le KKL (Keren Kayemet Le Israël) et la mairie de Marseille organisent un « concert pour la paix ». Le KKL n’est absolument pas une organisation pacifiste. Sa finalité est de collecter des fonds pour l’Etat d’Israël et pour les colonies installées, en violation du droit international, dans les territoires occupés. Ces collectes n’ont rien d’étonnant. Israël dépense plus de 50% de son budget à la guerre et à l’occupation. Une telle politique serait impossible sans l’aide des Etats-Unis et les collectes de fond à l ‘étranger. Le 16 mai, l’ABSI (association pour le bien-être du soldat israélien dirigée à Marseille par le conseiller général et régional Jocelyn Zeitoun) veut organiser au Parc Chanot un « gala ». Ce gala n’a pas pu être organisé à Paris dans les locaux demandés (Porte Maillot et Parc des Expositions). Le 16 mai, c’est le lendemain du jour que les Israéliens appellent jour de l’indépendance et que les Palestiniens appellent la Nakba (la catastrophe) parce que plusieurs centaines de milliers d’entre eux ont été chassés de leur pays et que leurs descendants sont aujourd’hui des réfugiés. L’ABSI n’est absolument pas une association « humanitaire » ou « caritative ». Elle entend soutenir une armée d’occupation qui viole quotidiennement les Droits de l’Homme et le Droit International. L’UJFP vous demande donc clairement comme responsables politiques et élus de retirer le soutien de la mairie au concert du KKL et de ne pas accorder les autorisations nécessaires pour le gala de l’ABSI. Nous ne sommes pas des censeurs, mais nous refusons le soutien à la guerre, à l’occupation et à la destruction méthodique de la société palestinienne. En espérant que vous comprendrez le sens de notre démarche et notre attachement à la paix et à la coexistence fraternelle entre les peuples, Recevez, messieurs l’assurance de notre considération Pour l’UJFP : Pierre Stambul

CE MUR DE LA HONTE QUI EMPRISONNE TOUT UN PEUPLE QUI ANNEXE TOUJOURS PLUS SES TERRITOIRES ET SES RESSOURCES Le 30 04 2004
Monsieur le Président, le monde entier l'a affirmé, l’assassinat du cheikh Yassine par l’armée israélienne est une provocation totalement irresponsable. Après avoir participé à l’implantation et au développement du Hamas avec, à l'époque, la volonté d'affaiblir l'OLP, le pouvoir israélien cherche aujourd’hui à torpiller toute idée de solution pacifique. Cette logique de la force brutale n'a qu'un objectif: éliminer tout espoir de paix négociée. Le corollaire étant d'imposer la construction du Mur comme seule solution acceptable. Ce mur de la honte qui emprisonne tout un peuple, qui annexe toujours plus ses territoires et ses ressources, et que l'opinion mondiale condamne massivement, comme en témoignent encore les débats de la Commission des droits de l'Homme des Nations-Unies. Face à cette politique suicidaire pour les deux peuples, palestinien et israélien, l'appel de soixante personnalités palestiniennes à renoncer à venger la mort du chef du Hamas est extrêmement digne et courageux. Il est grand temps pour l'Union européenne de les soutenir en désignant clairement Sharon comme l'obstacle fondamental à la paix. En s’engageant concrètement dans des discussions officielles avec les opposants à cette politique du pire, notamment les initiateurs du Plan de Genève. En demandant officiellement l'envoi immédiat d’une force internationale de protection de la population dans les territoires palestiniens. En suspendant l’accord avec Israël, comme notre Parlement l'a exigé il y a maintenant deux ans. Bref, en joignant les gestes à la parole pour le respect du droit international. Toute autre position est vouée à l’échec et ne peut en aucun cas être prise au sérieux, notamment par les pays arabes. Alors que le président américain persiste dans son encouragement à Sharon en le recevant dans quelques jours, l’Union ne peut plus s’abriter derrière les mots. Dans un tout autre esprit que les plans américains d'un "Grand Moyen-Orient" au service de leurs seuls intérêts économiques et stratégiques, l'Europe, si elle veut concrétiser l'ambition affichée à Barcelone d'une région de paix et de prospérité, doit enfin agir. Les mensonges avérés sur les raisons de l'intervention armée en Irak et le nouveau souffle donné au terrorisme jusqu'en Europe poussent à prendre des initiatives bien plus audacieuses que ce que Le Conseil et la Commission nous ont dit aujourd'hui. La fin de l’occupation, la reconnaissance d'un Etat souverain et viable de Palestine, retireraient aussi un terreau fertile aux terroristes. C'est la paix dans la région et dans le monde entier qui est en cause.

ON LES FAIT SE DÉSHABILLER ET ON NETTOIE LES JEEPS AVEC LEURS VÊTEMENTS Le 29 04 2004 à JERUSALEM
C'est une atteinte au 'concordat entre le Vatican et Israël', selon le Père Ghilardi Pour Helmut, le gardien de l'hospice Notre-Dame-des-douleurs, 'le soleil se lève désormais à onze heures' . C'est seulement à cette heure-là qu'il franchit le sommet des 8 mètres de mur que les Israéliens ont planté juste de l'autre côté de la route, en face du portail d'entrée de cet établissement religieux situé aux confins de Jérusalem, de l'autre côté du mont des Oliviers. De son bureau, Soeur Marie-Dominique Croyal ne voit plus que ces immenses panneaux de béton gris. Et ce ne sont pas les inscriptions vengeresses ou humoristiques tracées sur les parois 'Du ghetto de Varsovie au ghetto d'Abou Dis' ; 'Faites l'amour pas des murs' ; 'Mur de guerre + honte = mur des lamentations') qui lui redonnent le sourire. Pour la supérieure de Notre-Dame-des-douleurs 'ce mur est une catastrophe, car les familles de -ses- cinquante pensionnaires, des personnes âgées, habitent de l'autre côté ainsi que tous les employés. Certains n'ont pas de laissez-passer, alors ils ne pourront plus travailler'. Le cauchemar a commencé le 11 janvier. Sans prévenir, les engins de travaux publics sont venus mettre en place ce que les Palestiniens appellent 'le mur de l'apartheid'. Un long tronçon a été édifié, mais, depuis, dit S?ur Marie-Dominique, 'on ne peut plus aller faire les courses à Béthanie et les Palestiniens passent par notre propriété pour se rendre à Jérusalem. Ils sont pourchassés par les soldats, qui s'introduisent chez nous et tirent des grenades lacrymogènes. Les gens sont traqués. On ferme les yeux. Que voulez-vous dire ! La vie est déjà tellement difficile pour eux. On n'arrête pas de les humilier. On les aligne le long du mur en les obligeant à regarder le soleil. On les fait se déshabiller et on nettoie les jeeps avec leurs vêtements avant de les leur rendre. On ne peut rien dire, rien faire. On ne sait rien. On ne sait même pas s'il y aura une porte dans le mur. C'est clair, on veut empêcher toute circulation et vider Jérusalem-Est'. S?ur Marie-Dominique est écoeurée et se demande comment son hospice va pouvoir fonctionner quand le mur sera terminé. De l'autre côté, il n'y a pas de centres de soins ni d'hôpitaux. Pour le moment, seuls des tronçons de mur se sont dressés sur les collines. La vie et le trafic sont totalement désorganisés. Il faut faire d'immenses détours à pied. Des habitants ont été expulsés de leurs maisons situées en haut des collines. Le mur se met en place inexorablement à l'est de Jérusalem et fera la jonction avec celui édifié autour de Bethléem pour, officiellement, assurer la sécurité des Israéliens. Mais, au pied du mont des Oliviers, le tracé empiète sur les propriétés religieuses qui se succèdent sur le versant oriental. Si le terrain de Notre-Dame-des-douleurs n'est pas touché, ceux des frères passionistes, des franciscains, des orthodoxes, des soeurs de la charité sont tous plus ou moins rognés pour laisser passer 'le mur de la honte' comme l'appelle le Père Claudio Ghilardi. Ce frère passioniste ne décolère pas depuis que, le 6 décembre 2003, en pleine nuit, les bulldozers ont défoncé le mur d'enceinte sans prévenir, 'au mépris, dit-il, du concordat entre le Vatican et Israël et des plus élémentaires règles de respect envers un lieu sacré' . Depuis lors, rien n'a bougé, car le nonce apostolique, Mgr Pietro Sambi, a protesté officiellement, et des plaintes ont été déposées. BALAFRE GRISE 'Vous voyez cette école des soeurs de la Nigrizia, elle va être séparée de nous, s'emporte cet Italien. Notre communauté est coupée en deux. Et ce terrain, c'est une zone archéologique. Il y a dix-sept citernes et de nombreuses sépultures de premiers chrétiens. Regardez, quatre ont été mises au jour. C'est un délit contre l'humanité.' Il montre les morceaux de poteries, les restes d'un mur aussi vieux que ceux de Jéricho, une borne de délimitation datant des Anglais. 'En plus, ajoute-t-il, les Israéliens nous reprochent de laisser passer les Palestiniens par notre propriété. C'est illogique et scandaleux, car on leur dénie le droit de se soigner, d'étudier et de venir prier dans nos églises. Deux mille fidèles se trouvent de l'autre côté.' Youssef Radouane habite juste en contrebas. Sa maison est pratiquement collée au check-point. Seul un passage de 45 cm a été aménagé. Désormais, il faut faire 17 km en voiture pour rejoindre Jérusalem, alors qu'il en est à la porte. Chez les filles de la charité de Saint-Vincent-de-Paul, tout le fond de la propriété est désormais barré par le mur. 'Que voulez-vous que l'on fasse. On ferme les yeux sur le panorama, dit la supérieure S?ur Joséphine. Un jour le mur disparaîtra. Le Bon Dieu ne peut pas permettre cela. Tant de misère est insupportable. Sharon finira bien par s'en aller. Alors on en vendra les morceaux, comme pour le mur de Berlin.' Soeur Loudy pleure sur son potager anéanti, sur ses citronniers, ses oliviers et tous ses arbres arrachés pour laisser la place à une route poussiéreuse et une barrière qui fend le ciel. 'Ils nous ont dit qu'ils feront une porte. Il faudra donc que je demande la clé, et à qui ?, pour aller chercher des figues sur mon figuier de l'autre côté, maintenant.' Les soeurs dirigent un orphelinat et une colonie de vacances et se demandent comment elles feront avec les familles et les employés, qui sont tous de l'autre côté. Chez les franciscains, d'après le Père Ricardo, plus de 1 hectare a été confisqué. Un peu moins chez les orthodoxes, dont la vue sur le désert de Judée jusqu'à la mer Morte est gâchée par cette balafre grise qui court sur le terrain. 'Souvenez-vous d'une chose, dit le père Innokentios, le Moyen-Orient est la terre de l'inattendu. Alors le mur, comme tous les murs, ne peut qu'être détruit.' En attendant, sa construction continue à grands pas.

Washington critique sévèrement les propos de Lakhdar Brahimi sur le soutien total apporté à Israël Le 28 04 2004
WASHINGTON (AP) - Les responsables américains ont rejeté mardi les propos tenus par l'émissaire spéciale de l'ONU, Lakhdar Brahimi selon lequel le 'soutien total' apporté par l'administration Bush à la politique israélienne entrave ses efforts à la transition vers la souveraineté en Irak.[...]Israël a envoyé lundi une lettre de protestation formelle au secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, reprochant à l'émissaire spécial de l'ONU à l'Irak d'avoir qualifié la politique israélienne de 'grand poison' au Moyen-Orient.[Dans un entretien diffusé mercredi dernier sur France Inter, Lakhdar Brahimi avait notamment déclaré: 'Il n'y a aucun doute que le grand poison dans la région est la politique israélienne de domination et toute la souffrance imposée aux Palestiniens, ainsi que la perception par toute la population de la région, et au-delà, de l'injustice de cette politique, et le soutien également injuste (...) des Etats-Unis à cette politique'.[...]

À BAS LE MUR !, VIVE LE MUR ? Le 28 04 2004
'A bas le Mur!' criait Washington pendant des années, contre le Mur de Berlin. 'Vive le Mur!' crie Washington aujourd'hui pour soutenir les crimes de Sharon. 'Vive le Mur!' crie Washington depuis cinquante ans pour interdire la réunification de la Corée. 'Vive le Mur!' crie Washington en se barricadant pour empêcher des Mexicains pauvres de venir récupérer un tout petit peu de ce que les multinationales US leur ont pris. La morale de cette histoire ? C'est qu'ils n'en ont pas. Kissinger (un connaisseur) disait : 'Les grandes puissances n'ont pas de principes. Seulement des intérêts.'

De nombreux dirigeants du Parti Socialiste savent encore donner des gages à la politique israélienne Le 28 04 2004
[Extrait de l'article : ' NICOLAS SARKOZY, UN AGENT SHARONIEN PLUS IRRESPONSABLE ENCORE QUE LE CRIF '] [...] Sarkozy a alors accusé, avec toute la vulgarité dont sait faire preuve le personnage, le gouvernement socialiste de Lionel Jospin d'être parvenu, en cinq ans (1997-2002) d'exercice du pouvoir « à faire croire aux Etats-Unis d'Amérique que la France était un pays antisémite ». Evidemment, les socialistes ont mal digéré l'insulte, d'autant plus que lorsqu'ils étaient au gouvernement, ils ont eu rigoureusement la même politique sur ce dossier que leurs homologues de droite, pour le meilleur et plus souvent pour le pire. Certes, depuis qu'il n'est plus au pouvoir, le Parti Socialiste a moins d'occasions de pratiquer le suivisme à l'égard des maîtres-chanteurs de tous poils, pour qui critiquer Israël, c'est être antisémite. Mais même dans l'opposition,de nombreux dirigeants du Parti Socialiste savent encore donner des gages à la politique israélienne. Cela va du choix de leur future tête de liste Ile-de-France aux élections européennes, Harlem Désir, qui refuse par principe l'application du droit international quand il s'agit d'Israël, à Dominique Strauss-Kahn qui calomnie son (désormais ex-) camarade de parti Pascal Boniface, au président socialiste de la région PACA Michel Vauzelle qui se flatte de travailler avec le responsable marseillais de l'A.B.S.I. (Association pour le Bien-Etre du Soldat Israélien), et à cette ribambelle de dirigeants (de Lionel Jospin à Bertrand Delanoë) qui se sont ridiculisés, l'an dernier, aux côtés de Sarkozy et consorts d'ailleurs, dans la lamentable affaire du rabbin Farhi. On comprend alors que les parlementaires socialistes aient été sincèrement indignés par l'apostrophe du ministre.

Nicolas Sarkozy déclare désormais publiquement servir les intérêts de l'American Jewish Committee Le 28 04 2004
[Extrait de l'article : NICOLAS SARKOZY, UN AGENT SHARONIEN PLUS IRRESPONSABLE ENCORE QUE LE CRIF ] [...]Mais avec Nicolas Sarkozy, on change de registre [par rapport au Parti Socialiste]. On est en effet en présence d'un homme qui déclare désormais publiquement servir, en conscience, les intérêts de l'American Jewish Committee (AJC). Car, qui a « fait croire aux Etats-Unis d'Amérique que la France était un pays antisémite » ? Qui, sinon l'AJC elle-même, un lobby qui n'est ni juif, ni américain, en ce qu'il ne sert ni les intérêts des Juifs en général, ni ceux des Américains, ni ceux des Américains juifs, mais uniquement la politique de l'axe gouvernemental américano-israélien, incarnée aujourd'hui par le couple Bush/Sharon, et dont le peuple palestinien est la principale victime. L'AJC, et une série d'autres officines sharoniennes, ont entrepris depuis plusieurs années de répandre du venin sur « la France », dont ils accusent en bloc les dirigeants et la population d?être antisémites. Racontant à longueur de colonnes que la France est un pays dont les habitants (de préférence s?ils sont d?origine arabe) brûlent les synagogues avec le soutien tacite de leurs dirigeants politiques, l?AJC a publiquement lancé une campagne « boycott France », pour punir son gouvernement de ne pas être à l'unisson de George Bush, tant pour le conflit israélo-palestinien que pour la guerre contre l'Irak. L'AJC ne connaît rien à l'antisémitisme, réel ou potentiel, prévalant en France, au point que les dirigeants du lobby sharonien français, le CRIF notamment, ont bien été obligés de reconnaître que leurs amis d'outre-Atlantique « manquaient peut-être un peu du sens des nuances ». Sans vergogne, parce qu'impunie à ce jour, l'AJC ne cesse cependant d'étendre son champ d'intervention, en étant le principal organisateur d'une conférence qui se tient actuellement à Berlin, sur le thème de « L'antisémitisme en Europe ». Et ce sont ces gens-là que Sarkozy reconnaît comme juges de la situation. Hilare, il va même jusqu'à se féliciter d'avoir reçu une « récompense » (le « Prix de la tolérance ») de la part de l'AJC ! Ce faisant, le ministre apporte de l'eau au moulin du véritable antisémitisme. Car il accrédite, dans le public, l'idée qu'il y a des forces « juives », étrangères de surcroît, qui sont assez puissantes, bien que largement occultes, pour dire à un ministre ce qu'il doit dire et faire, quand et comment.[...]

Lettre ouverte de 52 diplomates britanniques Le 27 04 2004
[...] Le pire était à venir. Après tous ces mois perdus, la communauté internationale est désormais confrontée à l'annonce par Ariel Sharon et le président Bush de nouvelles politiques qui sont unilatérales et illégales, et qui coûteront encore plus de sang israélien et palestinien. Notre consternation devant ce pas en arrière est accrue par le fait que vous-même semblez l'avoir adopté, abandonnant les principes qui ont guidé durant près de quatre décennies les efforts internationaux pour restaurer la paix dans la Terre Sainte et qui ont été la base des succès que ces efforts ont produits. L'abandon des principes arrive à un moment où, à tort ou à raison, nous sommes décrits dans le monde arabe et musulman comme les partenaires d'une occupation illégale et brutale en Irak. La conduite de la guerre d'Irak a mis en évidence qu'il n'existait pas de réel plan pour l'après-Saddam. Tous ceux qui ont une expérience de la région avaient prédit que l'occupation de l'Irak par les forces de la Coalition rencontrerait une opposition sérieuse et déterminée, et cela a été le cas. Décrire la résistance comme un réseau dirigé par des terroristes, des fanatiques et des étrangers n'est ni convaincant, ni d'une grande aide. La politique doit prendre en compte la nature et l'histoire de l'Irak, le pays le plus complexe de la région. Peu importe combien les Irakiens peuvent aspirer à une société démocratique, croire qu'elle pourrait être créée maintenant par la Coalition est naïf. C'est l'opinion de quasiment tous les spécialistes indépendants de la région, à la fois en Grande-Bretagne et aux États-Unis. Nous sommes ravis de noter que vous et le président avez accueilli favorablement les propositions avancées par Lakhdar Brahimi. Nous devons être prêts à fournir tout le soutien qu'il demande, et à donner l'autorité à l'ONU pour travailler avec les Irakiens eux-mêmes, y compris ceux qui résistent actuellement activement à l'occupation, pour réparer les dégâts. [...]

Clôture des travaux de l'Union Interparlementaire à Mexico : les députés épinglent Israël Le 25 04 2004
[...]Dans une déclaration à la MAP, M. Kadiri a mis en relief les efforts déployés par la délégation marocaine à cette conférence, à travers notamment sa participation au Comité de rédaction et son importante contribution à l'adjonction à l'ordre du jour de ces travaux, en tant que questions d'urgence, de la proposition présentée par le Liban et l'Indonésie, avec l'appui du Groupe arabe. Cette proposition appelant à mettre fin aux actes de violence et à la construction du mur de séparation, en vue de créer des conditions favorables à l'instauration de la paix et d'une solution durable du conflit israélo-palestinien, a été adoptée par 810 voix contre 252, avec 223 abstentions, rappelle-t-on. L'adoption de cette proposition constitue un tournant dans l'histoire de l'UIP et traduit clairement la solidarité de la Communauté internationale avec la cause palestinienne, a-t-il dit. [...]

Un député européen socialiste parle encore de 'clôture de sécurité' Le 22 04 2004
[...]On aurait voulu que je ne réagisse pas lorsque des responsables socialistes européens, en parlant de Jenine, qualifient ces évènements de génocide ou parlent d'un mur de camp de concentration, s'agissant de la clôture de sécurité . D'un, ce n'est pas ma conception de la vie politique, de deux, ce n'est pas ma conception de la vie non plus. [...]

J'étais pour l'intervention américaine en Irak Le 22 04 2004
[...]Moi, j'étais pour l'intervention américaine en Irak mais je trouve qu'ils s'y sont scandaleusement mal pris. L'aide, la préparation de la relève, la connaissance du terrain ont été insuffisantes. [...] Il a manqué surtout une meilleure préparation, une meilleure sensibilité à ce que veulent, et ce que sont les irakiens. Je constate les faits et, je le répète, j'étais pour l'intervention. [...]

Lynchage : le fait d'extrémistes juifs qui exacerbent le sentiment communautariste Le 21 04 2004
l'humoriste a décidé de s'expliquer par le rire, son arme... à double tranchant. La tournée du « Divorce de Patrick » achevée, il débute donc ce soir à la Main d'or - le théâtre de 250 places qu'il possède près de la Bastille - un nouveau one-man-show intitulé « Mes excuses » et directement inspiré par la polémique. « Je l'ai écrit jusqu'au dernier moment, dans le feu de l'action, explique-t-il. J'y retrace mon parcours depuis le début de cette affaire, je m'interroge sur comment on en est arrivé là. J'y donne mon point de vue sur le terrain qui est le mien : celui de l'humour. » On retrouvera dans cette succession de sketches certains des protagonistes de l'affaire, « un célèbre philosophe, un animateur de télé », précise le comique. « Je pense que ça va faire rire les gens, mais il n'est pas exclu que certains trouvent ça scandaleux. » A l'évidence, malgré le titre de ce one-man-show, Dieudonné n'a pas l'intention de se repentir. « Si je dois des excuses, c'est aux gens qui ont vécu les camps et qui ont pu être choqués par mon sketch... Mais je continue à penser que le lynchage dont j'ai été la cible est le fait d'extrémistes juifs qui exacerbent le sentiment communautariste. » [...]Commentaires LCBC sur la première du spectacle 'Mes excuses' au théâtre de la main d'or hier soir : Dieudonné a été plébicité par un public acquis de longue date, l'affinage du spectacle l'amènera certainement à devenir un artiste culte pour toutes les personnes sensibles à la dignité humaine. Deux casques bleus, pastiche de l'ONU (la régie déguisée) interviennent sur scène quand il y a conflit et quand Dieudo dérappe.

VANUNU LIBERE Le 21 04 2004
[...] Celui qui a révélé au monde les capacités nucléaires de l'Etat Hébreu doit être relaché aujourd'hui. Il ne pourra pas communiquer avec des citoyens étrangé sans autorisation préalable. C'est en 1986 que Vanunu, technicien à la centrale nucléaire de Dimona a transmis au Sunday Times des photos d'ogives israeliennes, des photos qui permettent de conclure qu'Israel possède prés de 200 armes atomiques, qui léve le voile sur sa véritable puissance nucléaire. en représaille le Mossad, les services secrets israelien, enléve Vanunu à Rome[...] il est comdamné à 18 ans de prison, il en a passé 11 en isolement total. Vanunu se considère comme un pacifiste, un objecteur de conscience, il n'a pas reçu d'argent en échange de ces révélation.[Vanunu a appeler le gouvernement isrelien à ouvrir Dimona aux inspéctions.]

IMAGES INSOUTENABLES Le 21 04 2004
Commentaire LCBC : comment peut on rester insensible aux images du nord de Gaza diffusée à l'heure de petit déjeuner. Voici le commentaire correspondant sur sur Palestine Monitor (envoyé par nos amis palestiniens) : Nine Palestinians were killed and one more left brain-dead in an Israeli invasion of Beit Hanoun in the northern Gaza Strip. All the dead were aged 18 or younger. The invasion began yesterday at around 11am, when some 25 Israeli tanks backed by Apache helicopters, raided the city and Israeli bulldozers began demolishing homes and uprooting trees near the district of Abraj Al Nada, home to around 2,000 Palestinians. Palestinian children and youths who threw stones at the troops attacking their land and destroying their property, were fired on. Five were killed and over 40 injured. The invasion has continued today, with the death toll rising to nine. Dr Muoweiah Hassanin, from Ashifa hospital, said that all the dead were 18 or younger[...]

Un rabbin de Goush Katif aux colons : dites non aux indemnites Le 21 04 2004
[...]Le rabbin en chef de Goush Katif a dit aux habitants de ce bloc de colonies de Gaza qu'ils devaient absolument rejeter toute proposition d'indemnites en echange de leur evacuation. 'Il est clairement interdit de penser ou de discuter de cela, parce le fait de s'en occuper nous affaiblit et nous eloigne de la verite', a ecrit le rabbin Yigal Kaminetzky dans une lettre ouverte aux colons de Goush Katif. 'Accepter des indemnites pour la Terre d'Israel constitue un blaspheme et revient a participer au peche (biblique) des espions, qui abhorraient un beau pays. En consequence, cet argent, qui se fonde sur le peche, n'apporte aucune benediction', a ecrit le rabbin. Kaminetzky a ajoute que si certains habitants de Goush Katif acceptaient ces indemnites, cela ne rendrait pas complices tous les autres. 'Quasiment personne n'est seduit chez nous, cette merveilleuse population. En meme temps, si ici ou la, quelques-uns se laissent aller a quelque faiblesse, leur opinion est annulee par la majorite, qui ne prend pas part a cette faiblesse', a dit le rabbin dans sa lettre.

J'appelle ça du pillage et pas de l'économie de marché Le 21 04 2004
L'économiste, philosophe et écrivain égyptien Samir Amin, dans une interview sur Indymedia, a attiré l'attention sur les motifs économiques de la politique étrangère américaine. «Il s'agit finalement de colonisation et de pillage. Dans la concurrence du marché mondial, les USA n'ont pas d'avantage décisif. La preuve en est l'énorme déficit de leur balance commerciale. Ce déficit continue d'augmenter. Même dans les secteurs les plus avancés de la technologie, les USA ne sont pas compétitifs. Sauf en matière militaro-industrielle et tout ce qui tourne autour, comme par exemple l'internet. Dans les secteurs industriels plus 'banals', comme l'automobile, les USA retardent sur les pays nouvellement industrialisés comme la Chine, l'Inde et le Brésil. L'agriculture américaine est à la traîne par rapport à l'Europe et quelques pays sud-américains. C'est pourquoi les USA ont opté pour le PNAC. Ils s'imposent avec leur puissance militaire, car c'est la seule façon d'orienter les flux de capitaux dans leur direction. En intervenant militairement, ils espèrent contrôler les flux de capitaux et en faire un butin à engranger. Moi j'appelle ça du pillage et pas de l'économie de marché.»

L'impasse et le drame Le 20 04 2004
Où en est le Proche-Orient ? Toujours dans le drame, à nouveau dans l'impasse ! Sur le terrain, dans les faits, la violence est la règle. D'un côté l'Intifada, la guerre des pierres que de jeunes Palestiniens mènent contre les chars israéliens et les commandos suicide fanatisés qui visent indifféremment les soldats occupants et les civils. Dérisoire ou sauvage, le désespoir... De l'autre côté, la poursuite de la construction du 'mur' en violation des règles du droit et du respect de l'homme, et l'assassinat programmé des chefs terroristes. Défensive ou agressive, la brutalité... Ces différentes actions se nourrissent l'une l'autre dans un enchaînement bien connu : l'engrenage de la révolte et de la répression, qui rend de plus en plus difficile la recherche d'une solution. Cette solution, on en connaît la donnée de base : la coexistence de deux Etats viables sur la même terre. Seuls les extrémistes de part et d'autre, partisans du 'Grand Israël' et adversaires de l'existence d'un Etat juif, en refusent la perspective. Celle-ci est-elle réaliste ? Elle a été esquissée par les accords d'Oslo en 1993 que l'on pensait décisifs, relancée par la 'feuille de route' entérinée par tous, et même détaillée par 'l'Initiative de Genève'. Tous ces processus pacifiques sont aujourd'hui obsolètes, chacun des deux camps ayant dans cet échec sa part de responsabilité. Ce qui s'est passé ces derniers jours enfonce encore davantage la crise dans l'impasse. Ariel Sharon a obtenu l'aval de la Maison-Blanche pour un plan qui consiste à évacuer les quelques colonies juives du territoire de Gaza (7 000 colons au milieu d'un million et demi de Palestiniens) mais à renforcer, et finalement annexer six 'groupes de colonies' (230 000 colons) en Cisjordanie. Ce problème des colonies est essentiel : leur multiplication 'mite' le territoire d'un futur Etat palestinien, le troue comme un gruyère ; celui-ci, déjà réduit par les guerres et par le mur, se retrouve constellé d'enclaves qui rendent sa viabilité totalement illusoire. Tout processus de paix ne peut aboutir que par une négociation entre les deux parties, sous l'égide et le contrôle d'un arbitre capable de faire respecter les accords. Ceux-ci ne peuvent consister qu'en un compromis 'donnant-donnant', où chacun échange une concession contre un avantage. Or, cette condition de base vient d'être doublement remise en cause par George Bush. D'une part, l'implantation des colonies est retirée de l'éventuelle négociation et unilatéralement considérée comme réglée, sans que les Palestiniens obtiennent une contrepartie. Et d'autre part, en entérinant le plan Sharon, l'arbitre américain abandonne sa fonction de médiateur pour prendre le parti d'un camp contre l'autre. Dans ces conditions, continuer à parler d'un processus de paix relève de la naïveté. Ou du mensonge.

À QUI PROFITE LE CRIME ? Le 20 04 2004
L’assassinat du Cheikh Ahmad Yassine, chef du mouvement palestinien « Hamas » le 22 mars dernier, suivi moins d’un mois plus tard de l’assassinat de son successeur Docteur Abdelaziz Rantissi visent en effet à mélanger les cartes, profitant à la fois de la guerre américaine en Irak et de la vague d’actions terroristes qui a visé l’Europe pour tenter de créer l’amalgame et faire qualifier la résistance contre l’occupation de terrorisme. Le dernier appui de Georges Bush à la politique israélienne d’assassinat de responsables palestiniens, de la poursuite de la construction du mur de séparation et d’annexion d’une partie de la Cisjordanie à travers son plan d’y conserver plusieurs colonies pour qu’elles passent à l’autre côté du mur va dans le même sens. Les intérêts d’Israël et des États Unis coïncident stratégiquement, et les deux États agresseurs essaient ( reliés par un certain média ignorant ou malveillant ) de donner la religion comme raison principale à ce désordre. Cela les arrange bien entendu. C’est ainsi que leurs projets coloniaux respectifs passent pour une guerre du bien contre le mal. Le vrai terrorisme ne peut que se réjouir de ce climat qui lui donne un énorme crédit auprès des peuples du Moyen Orient systématiquement humiliés et écrasés et des populations frustrées en Occident qui, faute d’alternative sérieuse et fiable, pourraient y trouver son salut. Ce terrorisme (le vrai) ne fait aucunement peur aux États Unis ni à Israël. Au contraire, il donnera aux premiers la justification de continuer à faire tomber d’autres régimes et à occuper et exploiter d’autres pays, tandis qu’il donne à l’autre la justification à la continuation de l’occupation, de l’annexion et de l’expansion jusqu’à la réalisation de son projet du grand Isarël qui couvre la grande majorité des territoires du Monde Arabe. La réaction honorable (mais uniquement au stade du verbe impuissant) de l’Europe et de la France en particulier montre clairement que cet intérêt n’est pas partagé par l’Europe. C’est cette partie du monde est la plus proche du centre du conflit, et si le plan amaricano-israélien d’embrasement du monde dans cette guerre sans fin se voit aboutir, c’est l’Europe qui en souffrira le plus. En outre, les dirigeants de l’Europe sont parfaitement conscients que son intérêt est de s’opposer au plan américain et au monopole des USA du monde. Ils sont également conscients que l’avenir d’une Europe forte réside dans des rapports d’échange avec le Proche Orient et dans l’abandon de son ancien projet colonial. L’Europe aura-t-elle le courage d’affirmer son identité avant qu’elle soit dépassée par les événements ? C’est aux dirigeants de l’Europe de répondre à cette question, et c’est aux peuples européens d’exiger à leurs dirigeants d’agir dans le vrai sens de leurs intérêts. Il est temps que les politiciens et le média agissent en responsables en soutenant la résistance des peuples qui subissent l’occupation et l’oppression en même temps que dénoncer le terrorisme gratuit et injustifié. Mélanger les deux et/ou soutenir l’occupation ne fait que disqualifier la résistance et crédibiliser le terrorisme.

Changement historique de la politique des Etats-Unis au Proche-Orient Le 19 04 2004
Condoleeza Rice, la conseillère de George Walker Bush en matière de sécurité nationale, a fait hier, le tour des chaînes de télévision pour défendre la politique du Président des Etats-Unis dans le conflit israélo-palestinien. Elle a affirmé que celui-ci n’avait pas donné son feu vert à Ariel Sharon pour procéder à l’assassinat d’Abdel Aziz Rantissi. Madame Rice a souligné que le chef de l’exécutif américain avait dit et répété que les Israéliens devraient prendre en compte les conséquences de leurs actions. Malheureusement pour elle, il existe un document tout a fait officiel, dont le Premier ministre israélien a pu juger qu’il lui donnait bien cette autorisation. Il s’agit de la lettre que lui a adressé le Président des Etats-Unis à l’issue de leurs entretiens. On peut y lire les phrases suivantes : « Israël gardera le droit de se défendre contre le terrorisme, y compris celui d’engager des actions contre les organisations terroristes. Les Etats-Unis mèneront les efforts destinés à démanteler les organisations terroristes et à empêcher que les zones d’où Israël se retirera constituent une menace »... La référence à la bande de Gaza est parfaitement claire et le Président des Etats-Unis ne se contente pas dans cette lettre d’autoriser les frappes antiterroristes, mais il annonce que « son pays... je cite de nouveau... mènera les efforts nécessaires pour démanteler les organisations terroristes »... Du reste, cette attitude est dans la ligne de ce qu’a été, la semaine dernière, le changement historique de la politique des Etats-Unis au Proche-Orient. Jusque là, Washington s’était toujours présenté en intermédiaire entre Israéliens et Palestiniens. Les sympathies américaines allaient, bien sûr, vers Israël, mais il y avait un point sur lequel tous les Présidents des Etats-Unis avaient tenu bon, c’était sur le fait que le statut final devrait être négocié entre Israéliens et Palestiniens. Or, mercredi dernier, Bush junior a donné son accord au plan Sharon de retrait de Gaza, mais aussi de maintien des principales colonies israéliennes en Palestine, ainsi qu’au refus du retour de tout réfugié en Israël. [...]Le Premier ministre israélien aurait ainsi joué habilement des inquiétudes électorales du Président des Etats-Unis. Celui-ci a, plus que jamais, besoin de mobiliser les fondamentalistes chrétiens qui sont farouchement pro-israéliens, mais d’après plusieurs journaux américains, il compterait aussi sur quelques dizaines de milliers de voix juives qui, en Floride, Ohio et Pennsylvanie, peuvent faire basculer ces états clés.

C'est aux peuples européens d'exiger de leurs dirigeants d'agir Le 19 04 2004
[...]La réaction honorable (mais uniquement au stade du verbe impuissant) de l'Europe et de la France en particulier montre clairement que cet intérêt [le grand Moyen Orien] n'est pas partagé par l'Europe. C'est cette partie du monde est la plus proche du centre du conflit, et si le plan amaricano-israélien d'embrasement du monde dans cette guerre sans fin se voit aboutir, c'est l'Europe qui en souffrira le plus. En outre, les dirigeants de l'Europe sont parfaitement conscients que son intérêt est de s'opposer au plan américain et au monopole des USA du monde. Ils sont également conscients que l'avenir d'une Europe forte réside dans des rapports d'échange avec le Proche Orient et dans l'abandon de son ancien projet colonial. L'Europe aura-t-elle le courage d'affirmer son identité avant qu'elle soit dépassée par les événements ? C'est aux dirigeants de l'Europe de répondre à cette question, et c'est aux peuples européens d'exiger à leurs dirigeants d'agir dans le vrai sens de leurs intérêts.[...]

Bush déclare la guerre à la Palestine Le 16 04 2004
'Au regard des nouvelles réalités sur le terrain, notamment les grands centres israéliens de population déjà existants, il est irréaliste de s'attendre à ce que le résultat des négociations sur le statut final comprenne un retour complet et total aux lignes d'armistice de 1949', voici les mots 'réalistes' avec lesquels Georges Bush, fraîchement vaincu en Irak, vient de faire sa déclaration de guerre à la Palestine, et aussi à toute l'Humanité.Bush vient de légitimer le mur de Sharon dressé en Cisjordanie, pour peu qu'il s'agisse 'd'une barrière de sécurité plutôt que d'une barrière politique, et provisoire plutôt que permanente'. Rappelons que les colonies ont toujours été présentées par la classe politique pro-travailliste en France comme sécuritaires et provisoires. Bush vient de confirmer le contraire : Il les veut définitives et annexées à tout jamais à Israël. Et voici la preuve officielle qu'un Etat sans frontière, fondé sur le racisme, le mépris de la population locale, et surtout la violation et la confiscation de toute la culture judaïque, est engagé dans une logique d'expansion permanente détruisant sans cesse cette peau de chagrin qu'est devenue la Palestine. De même que les colonies n'ont pas été construites pour être démolies, le mur n'est ni provisoire ni sécuritaire. La déclaration de Bush démasque la fonction du Mur comme étape majeure dans l'agression et la violation des droits des palestiniens : Il a pour objectif de leur imposer le renoncement aux frontières d'avant 1967 ! l'annexion définitive de plus de la moitié de la Cisjordanie ! Faire oublier à tout jamais l'idée du droit au retour des réfugiés chassés de leurs terres lors de la guerre de 1948 ! Vendre dans le mensonge un plan de retrait unilatéral de Gaza, cette grande prison, et préparer les bases de mesures de punitions collectives des populations affamées et poussées aux attentats-suicides. Tout ceci rendra de plus en plus impossible la reconstruction dans ce Proche-Orient des démocraties réelles assurant l'égalité des droits à leurs citoyens sans égard à leur culture ou à leur religion ! Mais le couple Bush / Sharon oublie que les réalités géopolitiques ne sont plus à l'avantage de la domination unilatérale. Aujourd'hui les peuples du Proche-Orient confirment leur droit à la résistance face à la barbarie 'civilisée'. Et nous, en France, en Europe et de par le monde, devons plus que jamais nous mobiliser pour repousser le mur et imposer une véritable dynamique de paix : Celle-ci doit avant tout poser la question fondamentale de la nature des systèmes politiques que le Proche-Orient revendique : fin des occupations, fin de la discrimination, rejet des idéologies racistes, création des véritables démocraties où juifs, musulmans, chrétiens et citoyens de toutes cultures peuvent enfin vivre en égalité de droit. Aucune paix ne peut se construire dans le mépris et l'ignorance de ces principes élémentaires.

Proche-Orient : la deuxième mort d'Oslo Le 16 04 2004
Le 14 avril, le cycle politique ouvert par la signature des accords d'Oslo, le 13 septembre 1993, s'est refermé. Un malentendu a été dissipé, dans la fureur, qui a empoisonné une décennie de difficiles relations entre deux adversaires aux histoires exclusives et aux mots surchargés de sens. Lorsque l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) reconnaît officiellement Israël, au cours de l'échange de lettres qui précède la signature à Washington de cet accord tant espéré, cette reconnaissance parachève une évolution engagée près de deux décennies auparavant. Il s'agit d'accepter, avec 43 ans de retard, le principe du partage proposé par les Nations unies en 1947. Un partage bien moins favorable qu'à l'époque qui ne laisse espérer à l'OLP qu'environ 22 % de l'ancienne Palestine mandataire pour y fonder son Etat. Pour les Palestiniens qui les ont acceptées sur le tard, en 1988 à Alger, les résolutions 242 et 338 adoptées par les Nations unies après la guerre de 1967 tracent le cadre de la négociation à venir : leur Etat sera fondé sur les territoires soumis par la force par Israël en 1967, soit Gaza, la Cisjordanie avec Jérusalem-Est pour capitale. La litanie de ces numéros de résolution prendra rapidement un caractère quasi religieux dans les discours des responsables palestiniens. A cette époque, la colonisation massive des territoires occupés commence tout juste. A l'exclusion de ceux de Jérusalem, le nombre des colons de Cisjordanie et de Gaza triple entre 1983 et 1988 (23 000 à 66 000). Il double presque dans les cinq années suivantes pour atteindre 114 000 à la veille de la signature des accords d'Oslo. Cette colonisation de territoires occupés, proscrite par le droit international, constitue cependant un lourd handicap pour Israël à l'époque et a valu de sérieux démêlés au premier ministre du Likoud Itzhak Shamir avec l'administration américaine dirigée par George Bush Sr. Elle est unanimement condamnée, et à chaque création ou extension de colonie, les présidents américains, qu'ils soient démocrates et républicains, rappellent qu'elles sont 'un obstacle à la paix'. Les gouvernements israéliens, qu'ils soient travaillistes ou nationalistes, ont cependant une autre lecture de la situation. Lorsqu'ils s'engagent dans l'expérience d'Oslo, la négociation est pour eux totalement ouverte. Le pas que les Palestiniens estiment avoir accompli n'est pas pris en compte. Les menaces posées par les colonies sont minorées. Pour les Israéliens, les compteurs ont été en quelque sorte remis à zéro. Cette divergence de vues fondamentale va pourrir le processus de paix. D'autant que les retards s'accumulent et que chaque partie reproche à l'autre de ne pas se conformer aux accords prévus. Portés par l'administration Clinton, les accords d'Oslo tiennent sur la durée aux yeux du monde par la magie de l'événement fondateur qu'a constitué la poignée de main entre Itzhak Rabin et Yasser Arafat. Le fossé ne cesse pourtant de s'élargir entre leur perception à l'étranger et leur réalité sur le terrain. D'autant que la colonisation et son cortège d'annexions et de confiscations ne cessent pas non plus. A la veille des accords de Wye, en 1998, entre M. Arafat et Benyamin Nétanyahou, du Likoud, le nombre de colons, hors Jérusalem, grimpe à 170 000. Il dépassera les 200 000 avec l'arrivée au poste de premier ministre du travailliste Ehoud Barak en 1999. Le principe de l'échange de terres apparaît. LES ANTI-OSLO TRIOMPHENT Pour la partie palestinienne, l'essentiel semble pourtant préservé : les sujets cruciaux, le tracé des frontières de l'Etat palestinien à venir, le sort de Jérusalem et celui des réfugiés, évoqué par un autre mantra, la résolution 194, restent renvoyés à des négociations ultérieures, toujours bilatérales. Les responsables israéliens de gauche pour qui la colonisation n'a pas pour objectif, comme le professe ouvertement la droite, de rendre impossible un Etat palestinien, considèrent au mieux que la multiplication des colonies permet de disposer de monnaies d'échange supplémentaires dans la perspective d'un règlement final du contentieux israélo-palestinien. Le sommet précipité de Camp David, en 2000, où Israéliens et Américains prétendent trouver en trois semaines la réponse à toutes les questions sans un véritable travail préparatoire, puis la fureur de l'intifada dont M. Arafat espère une meilleure prise en compte des préoccupations palestiniennes jettent à bas le fragile édifice. Après un long silence américain, un plan de paix international, la 'feuille de route', endossée par George Bush se propose de ranimer Oslo en conservant le principe de l'examen en bout d'exercice des questions les plus délicates, de manière bilatérale, tout en s'efforçant d'apporter des corrections au processus de 1993 : un arbitre chargé d'examiner les engagements des uns et des autres, et un calendrier contraignant. Mais ces correctifs disparaîtront rapidement. Avec le discours de George Bush, le 14 avril, reconnaissant à la fois la légitimité des faits accomplis territoriaux en Cisjordanie et limitant d'autorité le retour des réfugiés à l'éventuel Etat palestinien à venir, la direction palestinienne essuie un revers historique. Oslo est définitivement enterré par l'un de ses plus grands contempteurs, Ariel Sharon. Le principe récurrent de 'la terre contre la paix' avancé à Madrid en 1991 est réduit à Gaza, cauchemar trentenaire d'Israël, et sacrifié en Cisjordanie au profit de celui de 'la paix contre la paix', ou de 'la terre palestinienne contre la terre palestinienne'. Survenant au terme d'une décennie marquée par son incapacité à faire émerger un embryon d'Etat à la fois démocratique et efficace, il retire toute espèce d'utilité à une entité revêtue d'oripeaux étatiques, l'Autorité palestinienne, qui vit de fait sous le régime des permis. Un règne de faux semblants imposé par Israël et accepté par la communauté internationale, où le premier ministre palestinien doit quémander des autorisations à l'occupant pour réunir son gouvernement, où le président du Conseil législatif est réduit à recourir à des documents d'identité des Nations unies pour franchir les barrages, pour ne pas parler de la réclusion d'un président élu à la régulière. Plus de dix ans après Oslo, après une débâcle dont elle a naturellement sa part de responsabilité, mais sa part seulement, la direction palestinienne a perdu son pari. Le compte à rebours de sa disparition est désormais enclenché qui coïncide avec la fin de la génération fondatrice du nationalisme palestinien. Pour l'administration américaine qui souhaite publiquement son remplacement depuis près de deux ans, cet échec risque cependant d'aller à l'encontre des objectifs avancés encore mercredi par George Bush. On imagine mal une alternative politique émerger au sein des Palestiniens sur la base de discussion choisi par l'administration américaine. La direction 'réaliste' dont elle rêve n'existe pas. Au contraire, le 'camp du refus' d'Oslo triomphe, pour une partie de ses composantes à titre posthume. Car depuis la déliquescence des partis post-marxistes, ne comptent aujourd'hui que les partis islamistes, au premier rang duquel le Mouvement de la résistance islamique (Hamas) qui voit ses thèses sur la vanité de la négociation validées. Le 14 avril, la perspective de l'Etat palestinien s'est éloignée. L'intégration régionale d'Israël n'a pas avancé d'un pouce, bien au contraire. Le nouveau Proche- Orient imaginé par l'administration américaine est devenu une chimère. (à suivre)

Le plan 'courageux' de Sharon. Bush légitime le terrorisme Le 16 04 2004
Ainsi, le président Bush lacère le plan de paix israélo-palestinien, et ça c'est O.K. Les colonies israéliennes sont pour les Juifs et seulement pour les Juifs en Cisjordanie, et ça c'est O.K. Prendre les terres des Palestiniens qui les ont possédées depuis des générations, ça c'est O.K. La résolution 242 des Nations Unies dit qu'on ne peut pas acquérir des terres par voie de guerre. Oublions cela. C'est O.K. Le président Bush travaille-t-il actuellement pour al-Qaïda? Qu'est-ce que cela signifie? Le président Bush est-il plus préoccupé par sa réélection que par le Proche-Orient? Ou le président Bush a-t-il plus peur du lobby juif que de son propre électorat? N'ayons pas d'inquiétudes, c'est bien cela. Son langage, ses narrations, ses discours sur l'Histoire, tout cela a fait partie depuis ces dernières trois semaines d'un tel mensonge que je me demande pourquoi on prend encore la peine d'écouter ses ennuyeuses conférences de presse. Ariel Sharon, celui qui a perpétré le massacre de Sabra et Chatila (1.700 civils palestiniens tués) est un «homme de paix» - malgré le fait que le rapport officiel israélien de 1993 concernant le massacre dit qu'il en était «personnellement responsable». M. Bush fait maintenant l'éloge du plan de M. Sharon, qui prévoit de voler encore plus de terres palestiniennes, en disant que c'est un «acte courageux et historique». Que Dieu nous préserve. Abandonnez les colonies malingres et illégales à Gaza et tout ira bien: le vol de terres par des colons colonialistes, le déni du droit au retour en Israël à ceux des Palestiniens qui y vivaient avant, c'est O.K. M. Bush, qui avait déclaré qu'il avait changé le Moyen-Orient en envahissant l'Irak, dit maintenant qu'il change le monde en envahissant l'Irak. O.K.! N'y a-t-il personne pour crier: «Arrêtez, ça suffit»? Il y a deux nuits, l'homme le plus dangereux, Georges Bush, a parlé de «liberté en Irak». Non pas de la «démocratie» en Irak. Non, «démocratie» n'est plus mentionnée. «Démocratie» ne rentre simplement plus dans l'équation. Maintenant, c'est simplement «liberté» - libéré de Saddam plutôt que liberté d'avoir des élections. Et cette «liberté», qu'est-elle supposée impliquer? Un groupe d'Irakiens nommé par les Américains céderont le pouvoir à un autre groupe d'Irakiens nommés par les Américains. Cela sera la «transmission historique» de la «souveraineté» irakienne. Oui, je vois bien pourquoi Bush veut être le témoin de la «transmission» de souveraineté. «Nos garçons» doivent être hors de la ligne de feu - que les Irakiens deviennent les «sacs de sable». L'histoire irakienne a déjà été écrite. Pour venger la tuerie brutale de quatre mercenaires américains (car c'est cela qu'ils étaient), des marines US ont massacré des centaines de femmes et d'enfants et des guérillas dans la ville sunnite musulmane de Falloujah. L'armée américaine dit que la grande majorité des morts étaient des militants. Ce n'est pas vrai, disent les docteurs. Mais les centaines de morts, dont beaucoup étaient en effet des civils, reflétaient honteusement la confusion sauvage des soldats américains qui ont mené ces attaques indisciplinées sur Falloujah. Beaucoup de Bagdadiens sunnites disent que dans la «nouvelle Irak» (version irakienne, et non celle de Paul Bremer), on devrait donner à Falloujah le statut de nouvelle capitale de l'Irak. De grandes zones de la Cisjordanienne vont maintenant faire partie d'Israël grâce à la courtoisie du président Bush. Des terres qui appartiennent à des personnes autres que les Israéliens doivent maintenant être volées par Israël parce que ce n'est pas «réaliste» d'accepter autre chose. M. Bush est-il un voleur? Est-il un criminel? Peut-on l'accuser d'encourager un acte criminel? L'Irak peut-il maintenant déclarer au Koweït que ce n'est pas «réaliste» de dire qu'on peut changer les frontières ottomanes? Les terres palestiniennes comprenaient à une époque tout ce qui est aujourd'hui Israël. N'est-ce apparemment pas «réaliste» de changer cela, même à deux pour cent ? Doit-on remettre Saddam Hussein en bouteille et le remettre en charge de l'Irak sur la présomption que son invasion du Koweït en 1990 était «réaliste»? Ou que son invasion de l'Iran (quand nous l'avons aidé à détruire la révolution de l'Ayatollah Khomeiny) était «réaliste» parce qu'il avait initialement attaqué seulement les parties parlant arabe de l'Iran (et donc «irakiennes»)? Ou, puisque Bush semble être maintenant un mordu d'Histoire, doit-on rendre aux Allemands Danzig ou les Sudètes? Ou l'Autriche? Ou devrions-nous peut-être recréer les possessions coloniales des derniers cent ans? N'est-il pas «réaliste» que les Français reprennent l'Algérie (ou une partie de l'Algérie), au principe que les gens y parlent tous français, au principe que cela faisait partie à une époque de la nation française? Ou les Anglais devraient-il reprendre Chypre. Ou Aden? Ou l'Égypte? Est-ce qu'on ne devrait pas laisser les Français reprendre le Liban et la Syrie? Pourquoi les Anglais ne reprendraient-ils pas l'Amérique et ne jetteraient-ils pas dehors tous ces maudits terroristes qui s'opposent au règne de la démocratie du Roi George il y a plus de 200 ans? Car c'est à cela que risque de nous mener la folie et la faiblesse de George Bush. Nous avons tous des terres que «Dieu» nous a données. La reine Mary n'est-elle pas morte avec le mot «Calais» gravé sur son c?ur? L'Espagne n'a-t-elle pas un droit légitime sur les Pays-Bas? Ou la Suède, un droit sur la Norvège et le Danemark? Tout pouvoir colonial, y compris Israël, peut mettre en avant ces demandes absurdes. Ce qu'a fait Bush est en fait de céder au monde dément du «sionisme chrétien». Les chrétiens fondamentalistes qui soutiennent le vol de la Cisjordanie par Israël, sous prétexte que l'État d'Israël doit exister à cet endroit selon la loi de Dieu jusqu'à sa deuxième venue, croient que Jésus retournera sur la Terre (car telle est la croyance «Christian Sundie» de Bush) et que les Israéliens devront alors se convertir au christianisme ou mourir dans la bataille d'Armageddon. Je ne blague pas. C'est cela, la croyance de la chrétienté fondamentaliste avec laquelle même l'ambassade israélienne à Washington s'associe (sans bien sûr de commentaires) lors des réunions de prières hebdomadaires des chrétiens sionistes. Chaque revendication d'Oussama ben Laden, chaque déclaration qui montre que les États-Unis représentent le sionisme et soutiennent le vol de terres arabes, prouveront maintenant aux millions d'Arabes que cela est vrai, même à ceux qui ne s'intéressaient pas à ben Laden. Quel meilleur agent de recrutement aurait pu trouver ben Laden que George Bush? Ce dernier ne réalise-t-il pas ce que cela signifie pour les jeunes soldats américains en Irak, ou bien les Israéliens sont-ils plus important que les vies américaines en Mésopotamie? Tout ce qu'a fait le gouvernement américain pour préserver son nom en tant qu'«intermédiaire» au Proche-Orient a maintenant été détruit par ce président lâche et dégonflé des États-Unis, George W. Bush. Le fait qu'il fasse courir à ses soldats des risques plus dramatiques ne lui importe pas - de toutes façons, il ne va pas aux enterrements. Le fait que cela aille à l'encontre de la justice naturelle ne l'inquiète pas. Que ses déclarations soient contraires aux lois internationales n'a pas d'importance. Et nous devons encore traîner cet homme. Si nous sommes attaqués par al-Qaïda, ce sera de notre faute. Et si 90% de la population de l'Espagne montre qu'elle s'oppose à la guerre, alors ce sont des pro-terroristes s'ils se plaignent que 200 de leurs civils ont été tués par al-Qaïda. Les Espagnols se plaignent d'abord de la guerre, ensuite ils sont condamnés en tant «que lâches» par le régime de Bush et par ses journalistes veules quand ils se plaignent en disant que leurs maris, leurs femmes et leurs enfants ne méritaient pas de mourir. Si cela doit être leur destin, alors, excusez-moi, mais j'aimerais bien avoir un passeport espagnol afin de partager la «lâcheté» du peuple espagnol. Si M. Sharon est «historique» et «courageux», alors les assassins du Hamas et du Jihad Islamique pourront revendiquer les mêmes définitions. M. Bush a légitimé le terrorisme cette semaine, et tous ceux qui perdront un membre ou la vie pourront le remercier pour son côté trouillard. Et je crains qu'ils pourront également remercier M. Blair pour sa lâcheté. Traduit de l'anglais par Ana Cleja

BUSH-SHARON LES PALESTINIENS APPELLENT LE MONDE A LA RESCOUSSE Le 15 04 2004
[Commentaire LCBC : POUR CEUX QUI AVAIT UN DOUTE SUR L'AXE AMERICANO-SIONISTE] RAMALLAH, Cisjordanie (Reuters) - Le soutien de George Bush au maintien définitif de colonies juives en Cisjordanie à l'issue d'un retrait unilatéral israélien de la bande de Gaza a suscité jeudi la colère des Palestiniens et, au mieux, des réactions de prudence de la part des autres médiateurs internationaux dans le conflit israélo-palestinien. A l'issue d'un entretien avec le Premier ministre israélien Ariel Sharon mercredi à Washington, le président américain a apporté son soutien au plan de retrait de la bande de Gaza qui, selon lui, doit permettre de faire progresser la 'feuille de route' pour la paix au Proche-Orient. Sharon a clairement fait savoir qu'un retrait de Gaza s'accompagnerait du maintien d'un certain nombre de colonies en Cisjordanie, ce que Bush a approuvé au nom des 'réalités sur le terrain', rompant ainsi avec la vision américaine et internationale selon laquelle ces implantations créées après la Guerre des six-jours en 1967 constituaient des obstacles à la paix. Bush a en outre rejeté tout droit au retour pour les réfugiés palestiniens, alors que le plan de paix international prévoit que cette question doit être réglée par des négociations entre les deux parties. Les dirigeants palestiniens n'ont pas caché leur colère jeudi face à ce revirement des Etats-Unis, accusés de partialité en faveur d'Israël. Selon eux, et de l'avis de nombreux experts, Bush condamne par avance toute reprise des négociations de paix. 'Les dirigeants israéliens fanatiques se trompent, de même que ceux qui les soutiennent, et vous savez de qui je parle', a déclaré Yasser Arafat, visiblement furieux, dans une allocution retransmise par la télévision palestinienne. 'C'EST UNE CATASTROPHE' 'Le peuple palestinien ne renoncera pas à chercher la liberté et l'indépendance ainsi qu'un Etat avec Jérusalem pour capitale que cela leur plaise ou non', a poursuivi le président de l'Autorité palestinienne, en référence à une exigence fermement rejetée par les Israéliens. 'C'est une catastrophe face à laquelle nous devons réagir', a déclaré à Reuters le Premier ministre palestinien Ahmed Koreï. 'Nous avons des droits et nous allons les défendre.' Koreï a également appelé à l'organisation de toute urgence d'une réunion du quartet de médiateurs internationaux: les Etats-Unis, les Nations unies, l'Union européenne et la Russie. Ces trois partenaires des Etats-Unis ont critiqué en des termes à peine voilés l'attitude de Bush. Le secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan, a ainsi jugé que la volonté des Palestiniens avait été ignorée. L'Union européenne et la Russie ont diplomatiquement salué le plan de retrait israélien de la bande de Gaza comme une initiative positive pour le plan de paix international. Moscou a toutefois lancé un appel au respect des résolutions des Nations unies. Au nom de la présidence européenne, l'Irlande a prévenu que l'UE ne saurait tolérer aucune modification des frontières prévalant avant 1967 'autre que celle issue d'un accord entre les parties'. Pour le président français Jacques Chirac, la remise en cause des frontières constitue un 'précédent fâcheux, dangereux'. 'Seules les parties concernées ensemble, sur la base d'un plan qu'elles ont agréé ensemble, pourront trouver un accord qui les engage et qui conduise à une paix véritable. Je crains qu'on ne se soit pas engagé sur cette voie', a estimé le président français lors d'une conférence de presse à l'issue d'une visite de travail en Algérie. 'Sur les frontières, je considère qu'il y a un droit international et que ce droit international doit être respecté. Par conséquent, je suis réservé sur la remise en cause unilatérale, bilatérale, du droit international', a-t-il dit. 'Si l'on joue en fonction des circonstances et des hommes sur la stabilité internationale et sur les règles du droit international, c'est un précédent fâcheux (...), dangereux', a souligné Jacques Chirac au lendemain de la visite d'Ariel Sharon aux Etats-Unis.

NON AU DROIT AU RETOUR, OUI AUX COLONIES Le 15 04 2004
Nous, jeunes palestiniens enfants de cette terre, dignes représentants d?une longue tragédie, nous les enfants de l?exil et de l?occupation, nous les enfants de l?espoir que nos parents ont semé et ont arrosé de leur sang, nous nous adressons à vous aujourd?hui avec notre rêve de liberté et notre désir de paix. Israël tente d?imposer une solution unilatérale à ce conflit, une solution contraire au droit international, contraire aux fondements nécessaires à une paix durable, c'est-à-dire la justice et la raison. Cette solution contient en elle les graines d?une guerre future. Jamais dans notre histoire récente le danger n?a été aussi grand de voir à nouveau nos droits écrasés par une machine de guerre redoutable et une indifférence mondiale complice. Le retrait unilatéral de Gaza et le mur sont l?application concrète de ce plan qui consiste à conserver la majorité des colonies et de faire de la Palestine un Etat morcelé, sans souveraineté et sans avenir. Nous nous attendions à un NON ferme à ce plan adressé par tous ceux qui disent vouloir une paix juste et durable au Moyen-Orient, nous avons obtenu le silence européen et l?adhésion américaine. Nous ne pouvons accepter ce monde qu?on nous propose, où le droit et la justice n?auraient aucun sens, ou au lieu de condamner l?occupation, on se montre compréhensif des besoins sécuritaires qui poussent à l?emprisonnement, à l?humiliation et au meurtre d?un peuple. Le nouveau Moyen-Orient dont on nous parle passait par la libération de la Palestine, pas par l?occupation de l?Irak. Le chaos en Irak n?a pas suffit à Bush, il entend l?étendre en Palestine. Il déclare que la colonisation est tellement étendue qu?elle est irréversible, et nie le droit au retour. Il dit oui aux colonies et non au droit au retour, il nous dit qu?il nous faut légitimer ce que le droit international condamne, légitimer l?occupation et l?exil. Voilà ce que nous ne ferons jamais ! Les Palestiniens ont accepté de se soumettre au droit international malgré ses inconvénients et ont vu dans la paix le seul chemin vers la vie et l?avenir. Mais la paix n?est pas abdication, la paix ne s?impose pas, elle se partage. Sinon, nous savons toujours résister ! Israël et les Etats-Unis ne pourront jamais, jamais, décider de notre avenir, à Washington. Se moquer ainsi de la volonté d?un peuple, de son histoire, de ses sacrifices est non seulement inadmissible, c?est aussi criminel. Par son plan unilatéral, Sharon nous condamne et condamne une nouvelle génération israélienne à la guerre. Il nous prive de l?avenir et de l?espoir. Il nous condamne à rester les prisonniers du passé. Le mur construit en Cisjordanie annexe les colonies au lieu de les démanteler, en nous arrachant au passage plus de 50% de la Cisjordanie, en séparant les paysans de leur terre et les élèves de leurs écoles, en divisant les familles, en emprisonnant les uns et en isolant les autres. Nous faudra-t-il un jour aussi admettre cette réalité comme irréversible M Bush ? Non M Bush, Non M Sharon, nous ne croyons pas à votre vision du monde, au choc des civilisations, à la guerre perpétuelle. Nous croyons à la capacité des hommes de dépasser les frontières nationales et religieuses et de s?unir au nom d?un idéal. Nous croyons que la paix, pour survivre, doit être juste, pour que nous puissions coexister. Et nous construirons des ponts pour aller au-delà de vos murs. Ceci est un appel à la mobilisation générale adressé à tous ceux qui pensent qu?on ne peut au nom de la sécurité sacrifier la liberté, tous ceux qui défendent les droits des peuples et les droits de l?homme, tous ceux qui pensent que la paix est possible, qui luttent contre l?occupation, tous ceux qui comme nous porte le rêve d?un autre monde.

Déclaration du PCF sur le soutien de George Bush au plan Sharon Le 15 04 2004
Le soutien marqué de George Bush au plan unilatéral de Sharon loin de favoriser une solution politique porte un coup sévère à la perspective d'un règlement durable du conflit israélo-palestinien et à la fragile architecture des engagements e la communauté internationale pour une solution négociée. En paraissant faire une concession par l'évacuation de Gaza, Ariel Sharon obtient de fait la légitimation par les Etats-Unis de sa politique d'annexion en Cisjordanie - ce que l'administration américaine n'avait jamais osé faire jusqu'ici - avec le maintien voire l'extension de ces colonies, la poursuite de la construction du mur, l'annexion de terres palestiniennes et la liberté exorbitante d'intervenir militairement où et quand les autorités israéliennes le décident. C'est un déni affiché des résolutions de l'ONU, et du principe essentiel rappelé en toutes occasions du droit du peuple palestinien à un Etat viable dans les frontières d'avant l'occupation de 1967. [...]

Ariel Sharon [...] a cependant souligné qu'il considérait les blocs [de colonies] comme faisant partie d'Israel Le 14 04 2004
Ariel Sharon a dévoilé les éléments définitifs [sic] de son plan. Lundi, Bush avait estimé qu'un retrait de Gaza serait un 'développement positif'. Mais il semble peu probable qu'il se prononce sur la possibilité d'Israel de garder sous son contrôle des secterus de Cisjordanie. Une telle déclaration représenterait une violation de la 'Feuille de route', qui fait de la tenue de négociations une condition au tracé des frontières d'un futur Etat palestinien.Ahmed Qorei, s'est élévé hier contre la propositions d'Ariel Sharon, déclarant qu'elles 'détruisent tout espoir de paix' et que les iens n'accepteraient pas une annexion israélienne de bloc de colonies en Cisjordanie. Ariel Sharon [...] a cependant souligné qu'il considérait les blocs [de colonies] comme faisant partie d'Israel[Commentaire LCBC : l'article est accompagné d'une carte de Palestine (source UNOCHA : United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs - voir lien ci-dessous), la même que celle de la campagne contre le mur, où l'on voit bien le mur achevé au nord qui s'enfonce dérriere la ligne verte, confisquant les terres palestiniennes, notemment à Kalkilya. Les millions d'usagé du métro ne pourrons pas d'ire qu'il ne savait pas...]

L'armée d'occupation [US] emploie les tactiques israéliennes Le 13 04 2004
[...]Les affrontements de la dernière semaine auront fait explosé toutes les illusions. Des soldats irakiens que les Américains avaient réussi à recruter de peine et de misère ont refusé de combattre à Fallouja. Dans cette ville rebelle, l'armée d'occupation emploie les tactiques israéliennes : encerclement pour mener la ville à l'étouffement, bombardements massifs contre les civils pris en otage, tir-à-vue sur tout ce qui bouge, etc.[...]La seule interprétation « logique » de cette dérive est celle avancée par Noami Klein dans le quotidien londonien The Guardian, à savoir que le but de cette opération est de faire sombrer le pays dans l'anarchie, ce qui justifierait (mais aux yeux de qui ?) le maintien de l'occupation américaine, et aboutirait de facto à segmenter l'Irak en autant de « territoires » militarisés et en guerre permanente. On ne peut s'empêcher, devant ce scénario, de penser à la Palestine, transformée par l'occupation israélienne en zones déconnectées et encerclées.

Vingt-trois soldats se sont suicidés en 2003 Le 13 04 2004
[...]Massey veut ébranler les murs des consciences de ses compatriotes et laver la souillure qui l’empêche de trouver le sommeil. Il tente désespérément d’effacer de sa mémoire les visages blêmes des civils tués par son peloton, ces figures exsangues et terrorisées qui le poursuivent jusque dans son sommeil. 'J’ai honte de ce que nous avons fait en Irak. Je dois me racheter et me réconcilier avec moi-même. Je dormirai mieux en sachant que je dis la vérité'. [...] [...]Comment les marines, de retour à la vie civile, parviennent-ils à mettre en sommeil le tueur qui ne demande qu’à se déchaîner ? Vingt-trois soldats se sont suicidés en 2003 selon le porte-parole des marines, qui affirme ne pas connaître les chiffres concernant les homicides et tentatives d’homicide. Mais la question des suicides inquiète tellement le Pentagone que celui-ci a envoyé une équipe médicale en Irak à la fin de l’année dernière pour tenter de comprendre et de les prévenir. Et les experts militaires prédisent que la question va prendre des proportions catastrophiques après la rotation des troupes qui est prévue pour ce printemps. À preuve, les travaux de Luke Hiken, avocat à San Francisco et spécialiste des questions militaires, qui estime qu’il y a ' des milliers de soldats qui veulent s’échapper d’Irak.' [...]

Nécessité impérieuse d'une force internationale d'intervention civile en Israël et en Palestine Le 10 04 2004
le MAN (Mouvement pour une Alternative Non-violente) lance une campagne en faveur de l’envoi d’une force internationale d’intervention civile au Proche-Orient Face à l’escalade de la violence au Proche-Orient, le MAN a décidé d’agir au plus près des acteurs de paix tant israéliens que palestiniens. Une mission d’évaluation et de nombreuses rencontres avec des organisations locales ont révélé la nécessité impérieuse d’une force internationale d’intervention civile en Israël et en Palestine. Une telle force aura pour mission de travailler avec les acteurs de paix pour renforcer des espaces de dialogue entre les deux communautés, par des actions de médiation, d’accompagnement, de protection et d’observation. Les volontaires de paix agiront en tant que tierce partie en affirmant une double solidarité, afin de répondre aux préoccupations légitimes des deux communautés. Par leur présence, ils contribueront à faire reculer la violence, la peur et le sentiment d’insécurité en agissant au plus près des populations. Afin que l’envoi d’une telle force soit possible, le MAN, aux côtés de ses partenaires en France et au Proche-Orient , lance une campagne en France et auprès de l’Union Européenne. Dans un premier temps, son but est d’encourager les décideurs européens à réaliser une étude de faisabilité sur les conditions de l’envoi d’une force viable sur le terrain. Dans un second temps, il s’agira pour l’Union Européenne de mettre en œuvre tous les moyens nécessaires à la réalisation de cet objectif. Fort de son expérience dans la formation et l’envoi de volontaires de paix, notamment en Colombie, au Guatemala ou au Kosovo, le MAN apportera son expertise à toutes les étapes de ce processus. Aujourd’hui plus que jamais en Israël et en Palestine, il est temps de se donner les moyens d’agir en faveur de la paix ! Contacts Média : Ariane Rendu et Bénédicte Vappereau Tél. : 01 45 44 48 25 et mail : interventioncivile@free.fr

Y A PAS DE POLITESSE À AVOIR OU PAS DANS LE DÉSESPOIR PALESTINIEN Le 10 04 2004
Commentaire dans 'Tout le monde en parle' sur France 2 samedi 10 avril, à propos d'un ancien numéro de cette émission, où Juliette Binoche en avait même pleuré : 'J'avais été très choqué (...) (quand) le philosophe parisien Finkielkraut expliquait en gros que les Palestiniens ils étaient peut-être désespérés mais qu'ils avaient le désespoir pas très poli puisqu'ils allaient se faire sauter chez les gens. J'ai trouvé ça totalement indécent (...) ça m'a profondément choqué (...) J'avais presque envie (...) de prendre la voiture et d'intervenir sur le plateau et (de lui) dire que quand on arrive à se faire sauter avec des cartouches de dynamite c'est qu'on est franchement désespéré, y a pas de politesse à avoir ou pas dans le désespoir.'

Que reproche-t-on à Mouloud Aounit, sa volonté de voir une paix juste s'installer enfin au Proche-Orient Le 08 04 2004
[...] Pourtant, dès ses premières décisions, le groupe majoritaire au Conseil Régional d'Île-de-France prend le risque de mettre en danger le fragile mouvement d'espoir qui se manifeste dans le pays. En effet, l'un des symboles de l'ouverture des listes de gauche à la diversité de notre peuple, Mouloud Aounit, a été écarté des responsabilités de vice-président pour lesquelles il avait reçu des engagements formels de la part de François Hollande, premier secrétaire du Parti Socialiste. [...]Aujourd'hui, pour écarter Mouloud Aounit des responsabilités que la population plurielle d'Île-de-France a souhaité lui confier, Jean-Paul Huchon déclare 'qu'il entend gérer la Région comme une entreprise, et qu'il a la liberté de choisir ses collaborateurs' [...]Que reproche-t-on à Mouloud Aounit pour justifier ce qui s'apparente à une sanction politique ? Son action déterminée contre tous les racismes, son combat permanent contre les exclusions, son refus de ces tentatives communautaristes qui affaiblissent la République, sa volonté de voir une paix juste, respectueuse de tous les peuples, s'installer enfin au Proche-Orient ? Certains élus seraient-ils sensibles aux campagnes de diffamation orchestrées par quelques extrémistes contre lesquels Mouloud Aounit a décidé de porter plainte ?

Protéger le peuple irakien et rétablir la souveraineté de l'Irak avec la présence des Nation Unies Le 03 04 2004
Nous sommes solidaires avec le peuple irakien contre cette occupation impérialiste et nous condamnons fermement le massacre des civils irakiens à Falluja et nous lançons un appel au monde entier afin de protéger le peuple irakien et rétablir la souveraineté de l'Irak avec la présence des Nations Unies.

Les services de renseignement israéliens ont été un partenaire à part entière Le 01 04 2004
Extrait de l'article 'Le Mossad est-il encore crédible ?' de Paul Labarique [...] le Premier ministre [Ariel Sharon] adresse, dès le 15 août 2002, une lettre à l'administration états-unienne pour l'inviter « à ne pas retarder les opérations prévues en Irak » . Les médias israéliens s'emparent du sujet et en traitent en permanence. Le souvenir est encore vivace des 39 missiles irakiens qui avaient frappé Israël au cours de la première guerre du Golfe, en 1991. Les chroniqueurs militaires habitués des plateaux de télévision sont unanimes : les missiles que Bagdad pourrait à nouveau lancer sur Israël seront dotés de têtes chimiques ou biologiques susceptibles de causer des milliers de victimes. La ruée sur les masques à gaz est immédiate. L'État lui même détaille la marche à suivre en cas d'attaques : sirènes d'alerte, préparation des chambres protégées, recours aux abris, emploi des masques à gaz. Ceux-ci font d'ailleurs l'objet d'une distribution sélective [6], tandis que la menace de « gazage » permet, compte tenu de la charge émotive du mot pour les survivants de la « solution finale », de susciter une peur panique généralisée. Une brochure détaillant les mesures à prendre en cas d'attaque est distribuée à chaque famille, début février 2003. Elle indique notamment comment préparer un abri et le prémunir contre une attaque chimique ou bactériologique. Une liste de produits à acheter y est adjointe. De telles actions d'envergure, appuyées par des relais médiatiques, ne peuvent se fonder sur de simples convictions personnelles des chroniqueurs militaires. Ceux-ci relaient en réalité les informations qu'ils ont pu lire dans des rapports venus des services de renseignement, que l'on s'est chargé de leur faire parvenir « en toute confidentialité ». C'est donc que le Mossad, ainsi que les autres services de renseignement israéliens, a participé à la campagne d'intoxication lancée par George W. Bush et Tony Blair à partir d'août 2002 [7]. C'est à cette conclusion que parvient, en décembre 2003, un rapport du Centre Jaffee d'études stratégiques, à Tel Aviv. Son auteur, le général de réserve Schlomo Brom, écrit ainsi que les commissions d'enquête travaillant, aux États-Unis ou au Royaume Uni, sur les « erreurs » des services de renseignement « oublient qu'il y avait un troisième partenaire important soutenant ces informations [selon lesquelles Saddam Hussein disposait d'armes de destruction massive et des moyens de s'en servir] et ce troisième partenaire était Israël ». Il poursuit : « Les services de renseignement israéliens ont été un partenaire à part entière pour la présentation des capacités non-conventionnelles irakiennes par le Royaume-Uni et les États-Unis, (?) et les échecs de la guerre en Irak démontrent des échecs et des faiblesses inhérents aux services de renseignement et aux décideurs israéliens. De tels erreurs pourraient se reproduire à l'avenir si la question ne fait pas l'objet d'une enquête complète, et si les conclusions qui s'imposent n'en sont pas tirées ».[...]

Lyon va accueillir la conférence des 'Maires pour la Paix' Le 01 04 2004
Communiqué de presse de la Coalition palestinienne pour la Paix - L'initiative de Genève : Faire de la Paix notre horizon - Lyon va accueillir la conférence des 'Maires pour la Paix' Le maire de Lyon Monsieur Collomb vient de prendre une initiative intéressante.... qui mérite d'être répercutée...d'autre part peut- être nous permettra t-elle d'identifier et de contacter de nouveaux interlocuteurs pour la cause de la paix au Proche-Orient. Communique de presse de la Coalition palestinienne pour la Paix L'initiative de Genève : Faire de la Paix notre Horizon Lyon ( France ) va accueillir la conférence des 'Maires pour la Paix' Réunion préparatoire à Lyon le 13 avril 2004 La ville de Lyon (France) accueillera vers la fin cette année une conférence internationale réunissant des maires de grandes villes pour promouvoir le dialogue et la compréhension mutuelle au Moyen- Orient, et pour souligner la nécessite d'un règlement négocie du conflit israélo-arabe, en opposition à l'approche unilatérale adoptée actuellement par le gouvernement d'Ariel Sharon. Une réunion préparatoire doit se tenir à Lyon le 13 avril pour discuter des modalités de cette conférence. Le sénateur-maire de Lyon, M. Gérard Collomb, s'est rendu la semaine dernière dans les territoires et a rencontré M. Yasser Abed Rabbo, membre du comité exécutif de l'OLP et président de la Coalition palestinienne pour la Paix. Lors de leur rencontre, Yasser Abed Rabbo et Gérard Collomb sont tombés d'accord pour que la ville de Lyon soutienne et accueille les équipes d'experts israéliens et palestiniens qui travailleront sur les annexes du pacte de Genève, en particulier sur l'annexe concernant Jérusalem. La conférence des 'Maires pour la Paix' pourrait constituer un mécanisme et une occasion adéquats pour réunir des maires venus de toute l'Europe, du Moyen-Orient et des pays arabes, afin de mobiliser davantage de soutien international en faveur d'une solution négociée du conflit israelo-arabe fondée sur le principe de deux États, comme le prévoit le pacte de Genève, a déclaré Yasser Abed Rabbo. Celui-ci a ajouté qu'il était très important d'agir à tous les niveaux de la communauté internationale pour promouvoir un accord négocié et pour faire barrage à la solution unilatérale que le gouvernement d'Ariel Sharon tente d'imposer au peuple palestinien. Gérard Collomb a déclaré que lui et son équipe utiliseraient toutes leurs relations avec les villes européennes, arabes, israéliennes et palestiniennes pour organiser cette conférence. Il a ajouté qu'une telle conférence pourrait réussir à impliquer non seulement des gouvernements, mais aussi des villes et des associations venues de la société civile dans leurs villes respectives, et les associer à la recherche de la paix au Moyen-Orient. 'On ne peut pas accepter au 21eme siècle des murs autour de nations, alors que les murs et les frontières tombent partout dans le monde', a dit Abed Rabbo en parlant du mur de séparation qu'Israël est en train de construire en Cisjordanie occupée. D'après lui, les Palestiniens n'avaient pas d'autre choix que d'en appeler à la Cour internationale de Justice, après le veto opposé par les États-Unis à une résolution des Nations Unies concernant le mur de séparation. Pour lui, la position américaine de soutien tacite au gouvernement israélien n'est absolument pas compréhensible pour les Palestiniens : ' les États-Unis ne peuvent pas promouvoir la démocratie au Moyen-Orient en soutenant des murs dont la construction conduira à un système d'apartheid pire que celui qui prévalait en Afrique du Sud', a dit Abbed Rabbo. 'Le pacte de Genève', a-t-il souligné, 'est la seule réponse à l'extrémisme et à l'unilatéralisme, parce qu'il ouvre la porte à un rapprochement historique et à une fin du conflit par la création d'unÉtat palestinien independant sur les frontières de 1967, avec Jérusalem Est pour capitale'. 'La signature du pacte de Genève a envoyé un grand message d'espoir', ont dit Gérard Collomb et Yasser Abed Rabbo dans une déclaration commune à la fin de la rencontre. 'Les deux signataires entendent poursuivre le processus et aider les peuples palestinien et israélien dans leur recherche de la paix. Dans la tradition de la riche expérience historique de la ville de Lyon, Mr Collomb a accepté de participer au processus initie à Genève par les délégations palestinienne et israélienne. Ce processus a pour objectif d'offrir des solutions concrètes à certains des problèmes les plus ardus qui sont au cœur du conflit entre les peuples israélien et palestinien, et de nourrir une nouvelle dynamique d'espoir et de paix'.

Sécurité en Europe Le 01 04 2004
Textes adoptés par le Parlement Edition provisoire : 01/04/2004 45. souscrit à la déclaration du Conseil européen sur la situation dramatique au Moyen-Orient et fait part de sa profonde inquiétude face à la situation qui règne au Moyen-Orient et condamne en particulier l'exécution extrajudiciaire du chef du Hamas, le cheikh Ahmed Yassin, et de sept autres Palestiniens par les forces israéliennes le 22 mars 2004; 46. réaffirme sa condamnation de tous les actes terroristes visant la population civile, commis par les deux parties, et demande aux Palestiniens de ne pas répondre à cette dernière provocation par des actes terroristes, de sorte que l'engrenage de la violence et du terrorisme puisse cesser; 47. condamne avec force, tout en reconnaissant le droit et le devoir d'Israël de défendre son peuple contre les attentats terroristes, le recours à l'assassinat extrajudiciaire dans la mesure où il est contraire au droit international et qu'il fait également des victimes innocentes, ce qui conduit à des représailles et à une recrudescence de la violence et invite la société civile et tous les partis politiques d'Israël, à exiger de leur gouvernement qu'il agisse dans le respect total du droit international; 48. demande au Conseil et à la Commission de respecter pleinement l'article 2 de l'Accord d'association conclu avec Israël s'il ne renonce pas à commettre d'autres exécutions extrajudiciaires; 49. demande au Conseil d'inviter les États membres de l'Union européenne qui font partie du Conseil de sécurité des Nations unies de déposer immédiatement une proposition de création d'une force internationale de maintien de la paix aux frontières de 1967 avec pour mandat de protéger la population tant israélienne que palestinienne des attaques terroristes et des incursions et interventions militaires; 50. déplore que les États membres de l'Union européenne n'aient pas été en mesure, au sein du Conseil de sécurité des Nations unies ni lors de la réunion de la Commission des droits de l'homme des Nations unies à Genève, de maintenir une position conforme à celle qui avait fait l'objet d'un accord au sein du Conseil européen des 25 et 26 mars 2004 à Bruxelles; 51. reste convaincu que, sans une forte pression de part et d'autre, la feuille de route restera lettre morte et invite l'administration des États-Unis à assumer ses responsabilités dans la crise actuelle et à demander au gouvernement israélien et à l'Autorité palestinienne de s'employer sérieusement à rétablir de véritables négociations, ainsi qu'à lancer, conjointement avec l'UE, un dialogue et une coopération plus approfondis entre tous les pays de la région du Moyen-Orient; 52. estime que l'Union européenne et les États-Unis d'Amérique, en accord avec d'autres organisations internationales, doivent proposer un 'partenariat pour la paix et la sécurité' avec Israël, la Palestine et les autres pays de la région, et que l'UE devrait proposer un accord spécial d'association avec Israël, la Palestine et la Jordanie afin de garantir un règlement pacifique et viable du conflit actuel;

Aujourd'hui 50% de la Cisjordanie se trouvent doublement annexés Le 31 03 2004
Parler de la question de la terre en Palestine force à commencer par les conséquences de l’Occupation qui rendent depuis 1967 la vie du peuple palestinien difficile, voire impossible ; cela est encore plus vrai depuis le début de la seconde Intifada. Mais cette mainmise sur les terres palestiniennes remonte à la création de l’Etat d’Israël et passe aussi par la décision de l’Etat d’Israël de construire des colonies de peuplement - illégales - dans les territoires occupés. Depuis 1999, 44 colonies ont été implantées en Cisjordanie, en 2001, 34 ont été créées et 14 projets de nouvelles colonies approuvés . Dans la Bande de Gaza, la superficie des terres confisquées est de 165,04 km2 - soit 45% de la superficie totale. Sur ces 45% du territoire sont installés 6429 colons, alors que plus d’un million de Palestiniens vivent sur les 55% restants . Il faudrait ajouter que la décision unilatérale prise en juin 2002 d’ériger le mur dit de protection entre les peuples israélien et palestinien a rendu dramatique la question de la terre. Ce mur n’a pas été construit le long de la ligne verte de 1967 mais à l’intérieur des territoires occupés. Parfois, il s’enfonce tel un serpent à plus de 20 km à l’intérieur des terres. Il enserre dans des murs hauts de 8 mètres des villes, des villages, des terres agricoles et des fermes. Il s’octroie, sans négociation, les sources et les puits qui alimentent en grande partie la Cisjordanie. Aujourd’hui 50% de la Cisjordanie se trouvent doublement annexés ... A la suite de quel mécanisme ce vol de terres appartenant depuis des générations à des familles d’agriculteurs, de bergers est-il possible ? [...]

Israel c'est aussi un Etat raciste Le 30 03 2004
Au cours d'un débat sur LCI jeudi, M. Ménargues avait dit à l'un des participants : 'vous dites qu'Israël est un Etat démocratique, permettez-moi de dire très rapidement, c'est aussi un Etat raciste. Si vous prenez les lois fondamentales, (sont) citoyens israéliens ceux qui ont la nationalité, mais la nationalité est divisée en termes de religion [note LCBC : les arabes israeliens sont fichés comme arabes sur leur papiers d'identités]. La loi du retour, elle ne concerne que les Juifs. Qu'est-ce que c'est que la base du sionisme? C'est de faire un état pour les Juifs. [...] 'C'est le droit le plus strict d'Alain Ménargues, l'auteur du 'Mur de Sharon', d'affirmer qu'Israël est un état raciste', indique la SDJ.

Washington bloque une résolution des Nations unies contre Israël Le 28 03 2004
Plus ça change, plus c'est la même chose. Les Etats-Unis ont opposé leur 79e veto à une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies dénonçant Israël. Le projet, déposé par l'Algérie, seul représentant arabe parmi les 15 membres actuels du Conseil, allait à la fois trop loin, aux yeux de Washington, dans sa condamnation de « l'exécution extrajudiciaire » de Cheikh Ahmad Yassine et pas assez dans celle des actes terroristes contre les civils israéliens. Le vote de jeudi, qui a recueilli 11 voix pour (1) et trois abstentions en dehors du veto américain, faisait suite à deux jours de négociations. [...]John Negroponte, leur représentant [USA] permanent à l'ONU, a reconnu que « l'action d'sraël a fait monter la tension à Gaza et dans la région » et qu'elle pourrait même entraver le processus de paix. Mais il a estimé que « ce Conseil de sécurité ne fait rien pour faciliter une solution pacifique quand il condamne les actions d'une seule partie et ferme les yeux sur tout ce qui se passe d'autre dans la région ». Regrettant que le Conseil « reste silencieux sur les atrocités terroristes commises par le Harnas », l'ambassadeur américain s'est bien gardé de dire qu'il eût suffi de citer, dans la résolution, le mouvement de Yassine pour qu'il vote différemment. Son homologue algérien, Abdallah Baalia, a lui aussi critiqué le Conseil de sécurité, mais pour la raison inverse, déplorant que la non-adoption de la résolution « ne fasse pas passer le bon message au reste du monde, qui a unanimement condamné ce crime ». II faisait allusion au vote de la commission des droits de l'homme qui a dénoncé la méthode israélienne des « assassinats ciblés » mercredi à Genève, et au débat public de mardi à New York où la plupart des 41 pays qui se sont exprimés devant le Conseil de sécurité ont fustigé l'Etat hébreu.

Le groupe d'amitié Islamo-Chrétienne soutient la Campagne Stop the wall Le 26 03 2004
[...]Nous, chrétiens et musulmans membres du Groupe d'Amitié Islamo-Chrétienne, au nom de notre foi en un Dieu Unique, créateur de l'univers et des êtres humains, ne pouvons rester silencieux devant les innombrables violations des droits de l'homme qui ensanglantent l'ensemble du Proche-Orient et atteignent tout particulièrement les populations vivant dans les territoires palestiniens occupés et en Israël. [...]Le GAIC décide d'apporter son soutien à la campagne « STOP THE WALL ! » coordonnée en France par la Plate-forme des ONG françaises pour la Palestine. Il appelle tous ses adhérents à signer et à faire signer dès que possible la pétition « STOP THE WALL ! » C'est au nom de notre foi et des principes de l'ensemble de la communauté humaine représentée par l'ONU - Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, Charte des Nations Unies, Conventions sur les droits humains de Genève ainsi que les différentes résolutions adoptées sur le conflit israélo-palestinien par l'ONU - que le GAIC prend position.Saïd Ali Koussay, Président - Higoumène Barsanuphe, Vice Président

L'envoi d'observateurs internationaux pour protéger le peuple palestinien Le 25 03 2004
Le président Yasser Arafat a renouvelé hier, d'affirmer l'engagement de l'Autoriti Nationale Palestinienne dans la processus de paix, demandant l'application immédiate de la Feuille de Route ; et l'envoi des observateurs internationaux pour protéger le peuple palestinien.Le président Arafat a déclaré aux journalistes après sa rencontre avec une délégation de la Socialiste Internationale : « j'affirme de tenir nos engagements envers la «Feuille de Route » , nous demandons au Quarter de proposer des tableaux chronologiques et les moyens d'exécution, d'envoyer des observateurs pour superviser à l'appliquée en ensemble ,sans la partagée, pour y arriver à un accord finale, réalisera un retrait israélien jusqu'au les frontières de 4 juin 1967, dont Jérusalem, et réaliser la vue du président américain George Bush d'établir deux états, et ce qu'avait éprouvé par le dernier Sommet Arabe de Beyrouth »Il a ainsi remercié les pays arabes pour leurs soutiens, spécialement pour le président égyptien Hosni Moubarak , pour ses efforts affin d'appliquer la « Feuille de Route » , pour établir un paix juste et globale. De plus, il a insisté qu'« on ai contre toute agression contre des civils quelque soit ; israéliens ou palestiniens, nous sommes pour un paix sur la terre sainte », il a déclaré qu'il y aura une rencontre entre palestiniens, israéliens et la délégations de Socialiste Internationale, aujourd'hui à Jérusalem pour discuter sur le processus de paix. La délégation palestinienne va être présidée par Dr. Saeb Erakat , le ministre des Affaires de Négociations, de coté israélienne la délégation est présidée par le président du partie travailliste Shimon Pérez. Le président palestinien a demandé au Quarter et aux Nations Unis de endosser leurs responsabilités, pour mettre fin aux crimes israéliennes contre le peuple palestinien, l'infrastructures, les lieux saintes, et les chefs palestiniens, signalant : « mon frère l'héros, le martyre Ahmad Yassine, et auparavant mon frère le martyre Abou Ali Mustapha, et les autres martyres héros ». En outre, le président de « la comité du moyen orient dont la socialiste internationale, Thronople Igland , a insisté sur la nécessité d'appliquer « la feuille de route » affin d'arriver a deux états , sinon personne ne peut contrôler la dégradation de la situation dans le Proche Orient. [le lien vers le site internet www.ipc.gov.ps EST HORS SERVICE depuis plusieurs jours]

Une politique du pire parallèle à celle de Washington Le 25 03 2004
[...]Tout se passe donc comme si la direction israélienne jouait délibérément la carte de l'affaiblissement de l'autorité laïque palestinienne. Le ministre des Affaires étrangères israéliens, Sylvan Shalom, le confirmait hier à sa manière en réitérant qu'il souhaitait l'expulsion de Yasser Arafat, confiné depuis deux ans et demi dans son quartier général à Ramallah. ' je le dis, a-t-il déclaré, depuis trois ans déjà, et le cabinet (israélien) de sécurité a pris une décision de principe à ce sujet il y a quelques mois : il faut bannir Arafat '. Et le ministre, désireux de s'accommoder l'indulgence de Washington, de révéler en fait le parallélisme des logiques mises en oeuvre par Israël et par l'administration Bush : ' J'ai rencontré les principaux dirigeants américains et ils comprennent mieux que personne ce qu'est le terrorisme. Ils savent que nous faisons exactement ce qu'ils font lorsqu'ils pourchassent Ben Laden. ' On sait combien la politique du pire qui a conduit, sous couvert d'anti-terrorisme, à faire la guerre en Irak et en Afghanistan, loin de réduire la menace comme elle le prétendait, l'a au contraire accentuée. [...]

L'assassinat du cheik Yassin : le terrorisme d'État au service de l'occupation Le 23 03 2004
[ISRAEL] L'assassinat du cheik Yassin par l'armée israélienne constitue un acte de terrorisme d'État au service de l'occupation, un acte de sabotage de la voie néogociée et une mesure pouvant intensifier le bain de sang d'Israéliens et de Palestiniens. En assassinant Yassin, le gouvernement Sharon révèle à nouveau les visées destructives de ses politiques, qui se cachent derrière des discussions de 'retrait? et de 'disassociation' et qui, en vérité, sont : la perpétuation de l'occupation, la poursuite de la guerre afin d'éliminer les droits nationaux du peuple palestinien, l'élimination de son droit à l'auto-détermination et l'impossibilité de toute négotiation. Ces politiques vont à l'encontre des intérêts du peuple d'Israël et mettent en danger, toujours davantage, la sécurité personnelle de tous les Israéliens. Le Parti communiste d'Israël dénonce les politiques de guerre et de terreur de Sharon, qui visent à déporter le peuple palestinien de son pays et qui, en même temps, entraînent le désastre pour le peuple d'Israël. Le CPI lance un appel à toutes les personnes qui appuient la paix, Juifs et Arabes, à intensifier la lutte contre l'occupation et la colonisation (illégale), contre le mur de l'Apartheid et les barrages routiers, et pour une paix juste et stable, fondée sur l'établissement d'un État palestinien, ayant pour capitale Jérusalem-Est et situé à côté de l'État d'Israël, et sur la solution du problème des réfugiés palestiniens conformément aux décisions des Nations Unies.

Menaces sur Utopia et sur Leïla Chahid Le 22 03 2004
[chronique littéraire à radio Mon Païs 90.10FM TOULOUSE] 'Je ne partage pas vos idées, mais je me ferais tuer pour que vous puissiez les exprimer ' disait à peu près Voltaire. Il sera aujourd'hui question de censure. C'est mon dada. J'ai déjà dénoncé ici la censure exercée par l'ensemble des médias français à l'encontre des amis de Cuba. Il leur est en effet impossible d'avoir la moindre colonne dans les journaux, la moindre émission dans les radios nationales. Je le sais, j'ai essayé. J'ai dénoncé ici la censure économique qui s'exerce sur les écrivains par le biais de la concentration de l'édition et de la distribution des livres. Si vous n'êtes pas édité chez un des deux ou trois mastodontes de l'édition, vous ne serez jamais en rayon dans les Relay, chez Virgin, chez les marchands de journaux, les grandes surfaces, les bureaux de tabac et dans deux ou trois mille librairies. Je le sais, j'ai essayé. J'ai dénoncé ici la censure qui s'exerce contre un humoriste dont un mot (un mot !) a été jugé inconvenant. Plusieurs de ses spectacles ont été annulés, suite à des menaces de mort contre les caissières et jusqu'à des violences contre son public (projection d'acide). Et c'est ainsi que la FNAC de Toulouse a décommandé une rencontre prévue avec Dieudonné. J'ai dénoncé ici la tentative de faire taire pour la vie Cesare Battisti, écrivain venu en France parce que notre pays lui avait dit en substance : Entre, tu ne risques rien. Je dois aujourd'hui dénoncer la censure exercée contre huit écrivains qui ont exprimé leur soutien au peuple palestinien dans un film intitulé ' Ecrivains des frontières '. De quoi s'agit-il ? D'un film où huit écrivains de sept pays différents, composant une délégation du Parlement International des Ecrivains, parmi lesquels le prix Nobel José Saramago, vont en Palestine pour rencontrer le poète Mahmoud Darwich. Avec leurs mots, ils vont exprimer la souffrance d'un peuple, témoigner de l'extension des colonies, des intrusions de l'armée israélienne. Ce film de Samir Abdallah et José Reynés, déjà projeté dans plusieurs salles de l'Hexagone, devait être présenté à Utopia le 25 mars. Utopia a déprogrammé. Leïla Chahid, déléguée de la Palestine en France, devait le présenter. Elle ne viendra pas. Et tout ça pour quoi ? Parce que le film tombe sous le coup des lois relatives aux bonnes m?urs, au racisme, à la diffamation ? Non, la Justice n'y trouve rien à redire. Parce que les propos de Leïla Chahib incitent à la haine, à la violence ? Non, quiconque l'a déjà entendue a remarqué que sa redoutable dialectique est respectueuse de nos lois et qu'elle fustige les fauteurs de guerre sans les confondre avec les peuples. Alors, qui est en mesure, dans ce pays, d'interdire ce que la loi autorise ? La branche régionale du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (le CRIF) a appelé tous ses sympathisants à occuper le cinéma pour faire barrage à la soirée. Et voilà pourquoi le film ' Ecrivains des frontières ' est interdit à tout public, voilà pourquoi nos oreilles seront protégées de Leïla Chahid. Public imbécile, public mineur, public incapable de juger, le CRIF Midi-Pyrénées choisit ce qui est bon pour vous. Au-delà de cette intolérable mise à l'index par des juges auto-proclamés, par des censeurs que nos institutions n'ont pas investis, par un groupe de pression organisé, il faut dénoncer la promesse de violence. Certes, le CRIF appelait à intervenir ' calmement ', mais en organisant l'occupation de 150 places du cinéma (sur 230), le but n'était pas de parler à 150 à la fois. Il s'agissait de faire nombre, d'être plus forts que les quelques autres qui auraient pu entrer. Il s'agissait de déposer, non pas ' 150 paires de fesses sur les sièges ', comme le l'écrit le CRIF, mais bien 150 paires de gros bras sur les accoudoirs. Les organisateurs ont compris la différence. Car si le CRIF avait simplement et démocratiquement voulu apporter la contestation, il suffisait d'envoyer quelques orateurs choisis. Ces choses-là se font. Chacun sait bien qu'ils auraient pu s'exprimer, qu'ils n'auraient pas été molestés, qu'ils n'auraient pas reçu des bouteilles d'acide. Mais il s'agissait de museler des écrivains et des cinéastes, de bander les yeux des Toulousains, de leur cimenter les tympans, de les traiter comme des minus, des citoyens inférieurs, incapables de jugement. Il s'agissait de faire taire une femme qui se fait avec talent (trop de talent ?) l'avocate de son peuple. Ce sale petit coup aux relents dictatoriaux a réussi. Mais, comment les censeurs ne voient-ils pas qu'il s'agit d'une victoire à la Pyrrhus ? Qu'en faisant la démonstration qu'ils interviennent, non pas pour défendre leur foi, leur légitime liberté de fréquenter la synagogue, mais pour empêcher que le public Français assiste, dans une ville Française, à un film témoignant des exactions de l'Armée Israélienne en Palestine, ils importent chez nous un conflit, ils alimentent le communautarisme, ils donnent à penser qu'un juif toulousain est forcément plus proche de la liberté de Tsahal que de la nôtre ? Qu'ils alimentent l'antisémitisme et la judéophobie ? De surcroît, Utopia révèle qu'il doit régulièrement faire face à des gestes agressifs dès qu'il projette un film qui déplaît au CRIF. Rendons cette justice à Arié Bensemhoun, président du CRIF Midi-Pyrénées : il a déploré ce qu'il appelle une ' initiative malheureuse '. Cependant, ce qui le préoccupe, si j'en crois la Dépêche du Midi, ce n'est pas l'organisation d'une action anti-film, c'est qu'elle ait été rendue publique alors qu'elle devait rester secrète. Pour être honnête, M. Bensemhoun ne souhaitait peut-être pas censurer le film et Leïla Chahid, mais seulement organiser une intervention des amis d'Ariel Sharon. Si tel est le cas, il le dira sans doute en répondant à l'interpellation prévue dans la prochaine Gazette d'Utopia. Et sans doute s'engagera-t-il à ne pas laisser censurer les futures projections du film ' Ecrivains des frontières ' et ' Route 181 ' (réalisé par un Juif et un Palestinien). Il rendra ainsi service à ses coreligionnaires qui méritent mieux que la caricature donnée aujourd'hui par 150 paires de fesses.

Jacques Chirac condamne un acte contraire au droit international Le 22 03 2004
Jacques Chirac a condamné lundi 22 mars 2004 'sans réserve' l'assassinat du cheikh Ahmed Yassine, un acte 'contraire au droit international'. 'La France, et c'est le cas de toutes les nations de l'Union européenne, condamne sans réserve le terrorisme mais également tous les actes de violence, notamment lorsqu'il s'agit d'actes contraires au droit international', a dit le président français lors d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre irlandais Bertie Ahern, président en exercice de l'Union européenne. 'C'est dans cet esprit que tous les pays européens ont condamné l'action qui avait été conduite contre le cheikh Yassine, parce qu'elle était contraire au droit international', a-t-il ajouté. Bertie Ahern a condamné au nom de l'Union européenne 'ce type d'actes, quelles qu'en soient les raisons, qui sont des assassinats'. 'Nous reconnaissons le droit d'Israël à protéger ses citoyens mais nous ne reconnaissons pas le droit d'Israël à commettre ce type d'actes', a-t-il déclaré.

Le mur construit par Israël représente une annexion, selon l'ONU Le 17 03 2004
GENÈVE - Le mur construit par Israël représente une annexion de facto de nouveaux territoires palestiniens, affirme un rapport de l'ONU publié mercredi. Le mur viole les règles du droit humanitaire ainsi que les droits de l'homme, selon ce document. A la suite de sa visite en Israël du 8 au 15 février, le rapporteur spécial de l'ONU sur la situation des droits de l'homme dans les territoires palestiniens, John Dugard, fait le constat suivant: le mur, construit sur sol palestinien, «ne peut pas être justifié par la nécessité de donner une réponse légitime et proportionnée au terrorisme». «Le mur aurait pu se justifier comme mesure de sécurité afin d'empêcher les auteurs d'attentats-suicide d'entrer en Israël s'il avait suivi le tracé de la Ligne verte. La manière dont il a été construit, largement sur territoire palestinien, ne peut pas être légitimée par des raisons de sécurité», fait remarquer l'expert de l'ONU. «Le mur créé par Israël au nom de la sécurité pénètre profondément dans le territoire palestinien. Il aboutit à la création d'une zone intermédiaire entre la Ligne verte (frontière de facto entre Israel et la Palestine) et le mur, une zone fermée aux Palestiniens par les Israéliens», indique M. Dugard. «La construction du mur se traduit par une destruction à large échelle des biens palestiniens. Des oliviers et des citronniers ont été arrachés et des zones agricoles réduites à néant. La confiscation des terres pour la construction du mur a eu lieu de manière illégale. Dans ces conditions, les propriétaires n'ont aucun moyen de recours», poursuit John Dugard. Il estime que le système des permis institué par Israël pour l'accès à la zone intermédiaire est conçu «de manière arbitraire et humiliante». Ces permis aux agriculteurs locaux sont souvent retirés ou délivrés seulement pour de courtes périodes. 171508 mar 04 SDA-ATS

Une coalition créée par la contrainte et l'argent Le 17 03 2004
[...] Au lendemain de la victoire de son camp lors des élections législatives espagnoles, le dirigeant socialiste José Luis Rodriguez Zapatero a fait savoir lundi, comme il l'avait promis pendant sa campagne, qu'il comptait rapatrier avant juillet les 1.300 soldats espagnols déployés en Irak si l'Onu ne prenait pas le contrôle des opérations dans ce pays. [...] La victoire de Zapatero vient donner de nouveaux arguments aux Américains opposés à l'intervention en Irak et à l'occupation du pays. Réagissant au retrait annoncé des forces espagnoles d'Irak, Tom Andrews, ancien parlementaire démocrate et chef de file de Win Without War, une organisation américaine contre la guerre en Irak, a estimé que celui-ci était une 'conséquence du fait que Bush ait obligé, il y a un an, les gouvernements à choisir entre la volonté de leurs électeurs et celle de la Maison blanche'. 'La Maison blanche a cherché à amadouer ces pays pour qu'ils entrent dans la coalition. Mais contrairement à ce qu'elle a affirmé, il ne s'est jamais agi d'une coalition de volontaires, mais d'une coalition créée par la contrainte et l'argent. Désormais, ces dirigeants doivent faire face à leurs électeurs'. En novembre 2002, soit quatre mois avant le début de l'intervention en Irak, Bush avait affirmé que si Saddam Hussein refusait de désarmer, les Etats-Unis prendraient la tête d'une 'coalition des volontaires pour le désarmer'. Lundi soir, le sénateur John Kerry, qui devrait être investi cet été par les démocrates comme candidat à la présidentielle américaine, a dénoncé les défauts de la stratégie de la Maison blanche dans la 'guerre contre le terrorisme'. 'Bush s'est mis à dos nos alliés au moment où nous avons le plus besoin d'eux', a-t-il dit.

Vigilance, SVP : des propos dangereux Le 14 03 2004
À l’attention de toutes les associations engagées dans le soutien au peuple palestinien Alors que le gouvernement Sharon poursuit sa politique de destruction méthodique de la société palestinienne avec la colonisation, les humiliations quotidiennes, les assassinats, les barrages, les terres confisquées ou la construction du mur de l’Apartheid, l’UJFP tient à rappeler quelques points essentiels. La spécificité de notre engagement, c’est le ' J ' de notre titre. Nous affirmons avec force qu’il existe d’autres voix juives, que Juif, sioniste et Israélien, ce n’est pas pareil, que la politique menée en Israël n’est pas seulement une catastrophe pour le peuple palestinien, elle l’est aussi pour les Israéliens. L’UJFP se bat pour détacher les Juifs du soutien automatique et aveugle à Israël qu’on tente de leur imposer. Les dirigeants israéliens ou ceux qui prétendent parler au nom des Juifs français (le CRIF par exemple) cherchent à instrumentaliser l’antisémitisme. Ils ont toujours voulu interdire la moindre critique de la politique israélienne ou du sionisme au nom du souvenir douloureux du génocide. L’UJFP a toujours dénoncé comme indécente cette tentative de récupération. La Palestine n’était pas une ' terre sans peuple pour un peuple sans terre ', les Palestiniens n’ont aucune responsabilité dans le génocide de la dernière guerre mondiale et l’Etat d’Israël n’a aucun droit à s’approprier exclusivement la mémoire de ce crime. Pour autant, on voit apparaître sur des sites, dans des textes de soutien à la Palestine ou lors de réunions publiques des propos très dangereux. Il y a d’abord, même s’ils sont très minoritaires, des antisémites, des révisionnistes ou des négationnistes notoires, démasqués depuis longtemps et dont on s’étonne qu’ils puissent s’infiltrer aussi facilement dans certains collectifs ou qu’ils figurent sur des listes de diffusion. Mais on voit aussi apparaître aujourd’hui des propos qui reprennent la logique de Sharon, qui mélangent sciemment Juif, sioniste et Israélien, qui répandent l’idée que la politique odieuse menée contre le peuple palestinien vient de la volonté des Juifs d’être ' le peuple élu ' et de ' diriger le monde ', bref qui reprennent les thèmes classiques des différentes formes d’antisémitisme. Certaines de ces analyses reprennent les écrits d’Israël Shamir, un citoyen israélien récusé par le mouvement pacifiste de son pays, pour qui la seule solution à l’oppression du peuple palestinien, c’est la rupture avec le judaïsme considéré comme une perversion. Cette logique est à la fois immorale et contreproductive. Immorale parce que le racisme commence quand on assimile une personne à une prétendue identité en fonction de ses origines en affirmant que c’est la ' qualité de Juif ' qui produit l’oppression. Et contreproductive parce que la paix en Palestine passe par la justice et l’égalité des droits et pas par un combat à mort nationaliste, voire ethnique, religieux ou communautaire. Le peuple palestinien a tout à perdre dans une transformation de sa lutte pour la justice en une guerre nationaliste où chacun serait forcé de choisir son camp en fonction de ses origines. Nous vous demandons donc d’exercer la plus grande vigilance car nous observons avec inquiétude une prolifération d’écrits douteux. Il n’est pas possible d’avoir la moindre ambiguïté sur les sujets que nous venons d’aborder.

À quels officiers avons-nous affaire ? Le 14 03 2004 à GAZA
[Traduit de l'hébreu par Michel Ghys] Une nouvelle espèce d'officiers monte en grade dans l'armée israélienne. Il s'agit de gens qui ont fait l'essentiel de leur service comme officiers d'occupation et dont la distinction se mesure à la brutalité qu'ils ont exercée contre les Palestiniens. Un exemple de ce phénomène est donné par le général de brigade Gadi Shamni, vétéran du Liban et de Hébron, qui a mis un terme, la semaine dernière, à sa fonction de commandant des forces israéliennes à Gaza, pour passer à la tête de la division opérationnelle du Commandement Général, fonction à partir de laquelle le chemin est court jusqu'au grade de général. Son avancement témoigne du système de valeurs de l'armée israélienne et de son système de promotion bien plus qu'il ne porte témoignage sur Shamni lui-même. Il n'y a pas eu deux officiers violents et brutaux comme le général de brigade Shamni à Gaza, peut-être depuis l'époque du général Sharon dans les années 70. Si le prédécesseur de Shamni, le général de brigade Israël Ziv, s'est contenté de multiplier les opérations stériles contre des ateliers à Gaza qui ont seulement entraîné d'inutiles effusions de sang sans empêcher les tirs de Qassam, Shamni est arrivé pour prendre l'initiative d'une série d'opérations ostentatoires qui ont encore davantage semé la mort. À l'occasion de la dernière de ces opérations, au cours de laquelle 15 Palestiniens ont été tués la semaine passée, il a aussi conçu une nouvelle doctrine à l'usage de l'armée israélienne: «stimulus - réponse». Le but de l'opération, est-il dit, était «d'inciter les hommes armés à sortir, puis de les tuer». Cette méthode, qui a conduit à tuer des innocents dont des enfants, n'a quasiment suscité aucune critique. Nul n'a demandé pourquoi tout Palestinien armé méritait la mort ni pourquoi il fallait recourir à la provocation. Shamni a décidé, exécuté et se voit promu. Il s'en est même trouvé dans l'armée israélienne pour expliquer que la dernière opération était en fait destinée à être la «fête d'adieu» à la veille de la cérémonie de la relève du commandement. La nouvelle espèce d'officiers dont Shamni est le représentant le plus marquant, ne recule pas devant des moyens durs, elle n'exprime aucune désolation ni aucun regret, ni pour la mort d'innocents ni pour d'inutiles opérations, elle énonce clairement des positions politiques et multiplie les propos arrogants. «Nous gagnons dans cette confrontation, chaque jour, plusieurs fois», s'est vanté Shamni le lendemain de sa dernière opération. Cela fait 37 ans que nous gagnons à Gaza et Shamni gagne même plusieurs fois par jour. Résultat de la victoire: un million et demi de personnes vivant dans des conditions inhumaines, enfermées et souffrant d'une grande pauvreté, et dont la haine pour Israël ne fait que croître. Afin de garantir la victoire, Shamni a mené des opérations routinières d'incursions toutes les quelques semaines avec des forces blindées au cœur des camps de réfugiés et des taudis, laissant à chaque fois derrière elles des tués dont un nombre non négligeable sont des passants innocents. Manifestation d'une présence rapace et meurtrière dont personne ne pourrait expliquer l'utilité. Nul ne prend en compte le terrorisme qui prospère et continuera de prospérer en conséquence de tout cela. La conscience d'officiers comme Shamni est toujours propre. Le sang des innocents ne les tourmente pas. Si en 1989, le commandant de l'armée israélienne d'alors à Gaza, le général de brigade Zvi Poleg, pouvait encore exprimer de la désolation pour la perte d'un œil par un nourrisson, la nouvelle génération de commandants verra dans de telles expressions un signe de faiblesse. Lorsque l'armée israélienne a détruit, il y a quelques mois, les maisons de sept familles qui n'avaient rien fait, dans le camp d'Al-Bureij, Shamni a, sans sourciller, qualifié l'opération de «chirurgicale». À propos de la mort, au cours de ces destructions, de Noah Makadma, une mère au dixième mois de sa grossesse, sous les yeux de son mari et de ses enfants, il a réagi, parfaitement imperméable, en disant: «L'armée israélienne ne dispose pas de preuves de la mort de cette femme». De même lorsque ses soldats ont tué gratuitement les activistes de la paix Rachel Corrie, Tom Hurndall et le photographe James Miller à Rafah, Shamni n'y a rien trouvé à redire. Sachant parfaitement où le vent souffle, des officiers comme Shamni ne rechignent pas à exprimer des opinions politiques. «Les projets de retrait gonflent les voiles des organisations [terroristes]», a dit Shamni, il y a quelques mois. Si le chef d'état major peut se le permettre, alors le commandant de division le peut aussi. Et si c'étaient justement les opérations de Shamni qui avaient soufflé le vent dans les voiles des terroristes? Ayant participé au retrait hors du Liban, Shamni ne laissera pas le spectacle de ce retrait se répéter. «Regardez à qui nous avons affaire», a-t-il déclaré dans son interview d'adieu, en visant les terroristes qui utiliseraient selon lui des enfants comme boucliers humains. Et nous, à qui avons-nous affaire à la tête de l'armée israélienne?

Paralyser l'Autorité palestinienne Le 11 03 2004
[...]Le renforcement du Hamas aux dépens du Fatah et de l’Autorité palestinienne cadre à merveille avec ses [Sharon] objectifs géopolitiques. En effet l’évolution de l’OLP, qui avait fini par reconnaître, à partir de 1988, la résolution de l’ONU de 1947 recommandant le partage de la Palestine en deux Etats et qui avait renoncé à la lutte contre l’existence d’Israël, ouvrant la voie à la négociation, ne convenait nullement à Sharon. Car le Premier ministre israélien ne veut pas d’un Etat palestinien indépendant et viable, même si cet Etat fait la paix avec Israël. En revanche, la mainmise du Hamas sur Gaza et la Cisjordanie ne le gêne nullement. Au contraire. Elle lui permettra de dire aux Américains et aux Européens: «Regardez, les Palestiniens ont embrassé le fondamentalisme islamique qui cherche à détruire l’Etat juif. Nous n’avons pas d’autre choix que de leur livrer une lutte sans merci puisque le terrorisme islamique s’insère dans le terrorisme d’Al-Qaida, ennemi commun du monde civilisé.» Quand on connaît les objectifs géopolitiques de Sharon, on comprend mieux la tactique poursuivie depuis trois ans par le Premier ministre d’Israël. Après chaque attentat palestinien, même perpétré par le Hamas, il pointait un doigt accusateur vers Arafat. Suivaient des représailles qui détruisaient systématiquement les services de sécurité et les institutions de l’Autorité nationale palestinienne. Des hélicoptères Apache bombardaient les prisons et les commissariats de police palestiniens, des commandos israéliens envahissaient le ministère palestinien de l’Education, saccageaient les bureaux, fracassaient les ordinateurs. L’objectif était le même: paralyser l’Autorité palestinienne.[...]

L'Irak n'existe plus Le 10 03 2004
Editorial sur Radio France Internationale La signature, lundi, de la «loi d'administration de l'Etat», autrement dit d'une constitution provisoire pour l'Irak permet d'amorcer un processus politique et constitue un facteur d'apaisement, estime le directeur de la CIA George Tenet. En réalité, l'adoption de ce texte revêt surtout un caractère symbolique puisqu'il s'agit de montrer au monde et prioritairement à l'électorat américain que l'Irak va dans la bonne direction. Et cette constitution provisoire qui aurait dû être une étape importante vers le transfert de souveraineté - initialement prévu le 30 juin prochain - ne s'appliquera qu'après les élections générales, prévues à l'horizon 2005, c'est à dire dans un avenir très incertain. Sur le terrain la question de l'insécurité reste le premier sujet de préoccupation des Irakiens et l'Irakisation des forces de l'ordre servant de bouclier aux Américains ne résout pas le problème de fond. Le chômage demeure très élevé - 25% selon la coalition, 50% selon la banque mondiale. Le peu d'autorité des nouveaux policiers fait de Bagdad un embouteillage permanent. Les constructions anarchiques se multiplient et les ordures, rarement ramassées, s'accumulent un peu partout. Au total la population est toujours sous le choc des attentats anti-chiites du 2 mars à Bagdad et Kerbala. Les Irakiens balancent toujours entre soulagement et nostalgie, entre la reconnaissance aux libérateurs et la haine de l'occupant. Dans ces conditions et en dépit de l'optimisme affiché du patron de la CIA, il est bien difficile de dire aujourd'hui si la constitution provisoire ré-affirme l'identité irakienne ou si, au contraire, elle conforte la tentation du repli communautaire. Une chose est sûre et ne trompe personne, cette constitution en carton repousse les problèmes les plus délicats au-delà du mois de novembre prochain, au delà de l'élection présidentielle américaine, en donnant l'illusion d'un mouvement qui irait dans le bon sens. Condamné par l'ayatollah Sistani - le tout puissant chef de la communauté chi'ite majoritaire dans le pays avec 60% de la population - cette constitution qui entérine la partition du pays est aussi durement critiquée par le gouvernement turc qui estime qu'elle va provoquer davantage d'instabilité parce qu'elle favorise l'autonomie sinon l'indépendance des Kurdes. De fait, l'Irak n'existe plus et les élections à venir risquent de cristalliser l'éclatement communautaire. Une évolution parfaitement conforme au Grand Moyen-orient américain qui ne veut pas de la renaissance d'un Irak fort susceptible de menacer à nouveau Israël et de soutenir la résistance des Palestiniens. En définitive, on peut craindre que l'Irak n'ait de choix qu'entre une longue période d'occupation américaine et l'instabilité, ou bien les deux à la fois, car repliés dans leurs bases-vie, les Américains pourraient se contenter d'assister au déchirement d'un Iraq abandonné à lui-même.

Des morts aussitôt oubliés Le 09 03 2004
La lassitude l'a emporté sur la routine des raids militaires et des attentats-suicides. Le conflit israélo-palestinien est désormais sur une voie de garage politique dans l'attente d'une très hypothétique impulsion après l'élection présidentielle américaine. Les violences de part et d'autre n'ont pas disparu, loin de là, mais elles semblent désormais admises comme un moindre mal lorsqu'elles touchent les territoires palestiniens. Les incursions et les assassinats ciblés perpétrés à Gaza par l'armée israélienne ne cessent ainsi d'être mis sur le compte de l'autodéfense et sont acceptés comme tels malgré une légitimité (pour ne pas parler de leur efficacité) plus que douteuse, notamment du fait du confinement de Gaza depuis plus d'une décennie. On voit bien que ce 'modèle' en passe d'être appliqué à la Cisjordanie avec la nouvelle 'clôture de sécurité' ne met pas un terme aux bains de sang. Pratiquement plus personne dans le monde ne condamne, ou simplement ne déplore, la mort de civils, souvent des enfants, pris au piège de combats urbains dans des zones parmi les plus peuplées de la planète. Faute d'énergie, faute de volonté. Au rythme des incursions israéliennes actuelles, le seuil de 3 000 morts palestiniens devrait être atteint avant l'été. Les Palestiniens ont beau mourir trois fois plus que les Israéliens (pour une population inférieure de moitié), cet élément ne compte plus. Aussitôt oubliés, ces morts-là sont en apparence des morts pour rien. Les offensives à chaque instant, les raids aériens, les destructions systématiques qui s'ajoutent à l'enfermement et à la pauvreté sont le quotidien, accepté par la communauté internationale, d'une population dont la moitié a moins de 16 ans. Fouettée par les incursions sanglantes, la culture de la haine se porte bien à Gaza et en Cisjordanie, et avec elle la culture de la mort dont les civils israéliens paient aussi le prix. Il sera beaucoup plus difficile de parvenir à la paix avec les jeunes Palestiniens qui grandissent dans cette guerre qu'avec la génération déclinante qui fonda le nationalisme palestinien.

Envoi d'une force internationale de paix et de protection Le 09 03 2004
Quinze palestiniens ont été tués lors de la dernière opération de 'ratissage' menée par l'armée israélienne à Gaza. Les autorités israéliennes ont délibérément fait le choix de l'escalade militaire. Ce choix de la politique de force est irresponsable. Les communistes français condamnent avec la plus grande fermeté cette politique qui conduit au désastre annoncé pour le peuple palestinien comme pour les citoyens d'Israël. Par cette politique du fait accompli, Ariel Sharon et son gouvernement espèrent imposer leur plan dit de désengagement unilatéral. Avec la poursuite de la construction du mur de séparation et d'annexion, il s'agit en fait d'un redéploiement de colonies consacrant le refus de toute reprise de négociations sérieuses en faveur d'un règlement politique. Ce plan non seulement traduit l'échec de la politique ultrasécuritaire de Sharon, mais il suscite un désespoir qui rend chaque jour de plus en plus difficile en Palestine l'action de ceux qui ont fait le choix d'une solution politique et s'opposent aux attentats terroristes. En Israël, avec le sentiment qu'elle conduit au désastre, grandit l'opposition à cette politique, jusque dans l'armée où le nombre de ceux qui refusent d'effectuer leur service dans les territoires occupés s'accroît. Le conflit israélo-palestinien traverse une période cruciale, qui appelle une solidarité active avec toutes les forces qui veulent sincèrement la paix, en Israël comme en Palestine, et qui agissent pour la coexistence de deux états indépendants, Israël et la Palestine, vivant côte à côte en sécurité. Dans ce contexte, l'initiative de Genève prend plus de force que jamais comme alternative aux politiques de force. Cette situation grave appelle à des initiatives de la France et de l'Union européenne pour la reprise du dialogue, pour l'envoi d'une force internationale de paix et de protection, pour la mise en oeuvre des dispositions de la 'feuille de route', pour la tenue dans les plus brefs délais d'une Conférence internationale sous l'égide de l'ONU.

Dieudonné n'est pas antisémite Le 06 03 2004
C'est disproportionné ce qui lui arrive. (...) Ca prend des proportions incroyables. Je peux vous le dire et je signe, Dieudonné n'est pas antisémite

DIEUDONNÉ PARDONNÉ Le 05 03 2004
'Son spectacle à l'espace municipal Paul Eluard de Stains (Seine St-Denis) s'est déroulé sans incident.' - Il a été accueilli par une ovation et le spectacle intitulé 'le Divorce de Patrick' s'est déroulé sans heurts, dans une salle acquise à sa cause. Mouloud Aounit, responsable du MRAP déclare : 'Quel gâchis pour ceux qui n'ont pas pu le voir à Paris [à l'Olympia] (dans Le parisien) . Même si elle s'est déclarée 'choquée par le sketch réalisé par Dieudonné à la télévision' Marie-George Buffet, députée de Seine Saint-Denis ajoute 'dès lors que le spectacle qu'il produit sur scène ne comporte rien qui alimente le racisme ou l'antisémitisme, il a le droit de travailler et d'exercer son art. Ainsi que de porter les paroles citoyennes qu'il a su faire entendre à d'autres moments avec beaucoup plus de justesse et d'à-propos. De nombreux prétextes sont aujourd'hui utilisés pour réduire le champ des libertés, y compris celui de la liberté d'expression. Mais la liberté d'expression n'autorise en aucun cas les propos à caractère raciste ou antisémite. Dieudonné joue son spectacle à Stains samedi. Je lance aujourd'hui un appel à la raison, à l'apaisement et au vivre ensemble.' Dans le Républicain Lorain on s'étonne : 'Rien. Il ne s'est rien passé hier soir [vendredi 27/02/04], au spectacle de Dieudonné. Mis à part une salle plaeine à craquer, et un public entièrement acquis à la cause de l'humoriste, il ne s'est rien passé...On était presque déçus. TV, radios, presse écrite attendaient quelque chose....Même si l'humoriste ne fait pas l'unanimité, le mariage avec son public n'est pas prêt de se briser'.Le Soir, journal édité en Belgique, où Dieudonné jouait mercredi [03/03/04] reprend :' Franchement ? Vraiment pas de quoi fouetter un chat ! ...Standing ovation à Seraing mercredi ... Jeudi il rencontrait le public à La Louvière...'. Et bientôt le nouveau spectacle qu'écrit Dieudonné pour le mois d'avril ... à suivre.

Contre le mur Le 04 03 2004
«Le mur va mettre fin à tout espoir de négociation», a déclaré Elik Elhanan, jeune «refuznik» israélien venu à Paris pour soutenir l'initiative du Collectif national pour une Paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, qui a lancé lundi matin, en présence de Stéphane Hessel et de Raymond Aubrac, une pétition pour le démantèlement du mur et pour la suspension de l'accord d'association Union européenne-Israël, afin d'obliger le gouvernement d'Ariel Sharon à respecter le droit international.

Recherche d'une solution au conflit israélo-palestinien. Le 04 03 2004
[Jordanie] [...]Le projet américain de 'Grand Moyen-Orient' a été au centre d'un entretien entre Jacques Chirac et le roi de Jordanie, Abdallah II, jeudi, à la veille d'une rencontre entre le président français et son homologue égyptien, Hosni Moubarak [...]Du côté français, on se dit ouvert à un processus de réforme et de modernisation des pays du Moyen-Orient, mais à condition qu'il ne soit pas imposé de l'extérieur à ces pays. La France plaide pour une approche 'coopérative' visant à encourager et aider dans cette démarche de réforme les pays concernés, parallèlement à la recherche d'une solution au conflit israélo-palestinien.

Communiqué de la CGT Le 03 03 2004
Stopper la construction du mur de séparation en CisjordanieLa CGT demande le démantèlement immédiat du mur de séparation en Cisjordanie. Alors que la feuille de route prévoyait, dans un premier temps, la levée des entraves à la vie normale, le gouvernement israélien, au nom de la sécurité, met en oeuvre une politique de séparation unilatérale. Ce mur ne délimite pas une frontière entre Israël et la Cisjordanie (il ne suit pas le tracé des frontières de 1967, appelé ligne verte) mais son parcours annexe des terres palestiniennes parmi les plus fertiles et confisque des ressources d'eau. Il inclut les colonies juives construites sur des terres palestiniennes et passe au bulldozer des centaines d'hectares de terre palestinienne. Actuellement, des dizaines de milliers de palestiniens se retrouvent, soit entre le mur et la ligne verte, soit leurs habitations sont séparées de leurs terres agricoles. Dans ces conditions, des habitants seront contraints d'abandonner leur maison ou seront expulsés. Les conséquences humaines auxquelles va s'ajouter une détérioration de la situation économique déjà catastrophique, vont rendre la viabilité d'un état palestinien totalement impossible. Loin d'offrir les conditions de sécurité recherchée, ce mur va créer une situation dramatique rendant impossible la mise en oeuvre de solutions fondées sur la coexistence de deux Etats. La CGT demande au gouvernement français et à l'Union Européenne, partie prenante de la feuille de route, de s'engager pour obtenir le démantèlement de ce « mur de la honte » et de créer les conditions pour contraindre Israël à respecter le droit international.

SALUT DES SOLDATS ANTI-COLONIALISTES FRANCAIS Le 03 03 2004
Soldats qui nous sommes dressés contre la guerre colonialiste de la France contre l'Algérie, nous ne pouvons rester insensibles au sort du peuple palestinien. Nous condamnons la politique colonialiste du pouvoir israélien qui, au fil des décennies, a annexé et continue d'annexer des territoires palestiniens. Israël doit se retirer de tous les territoires occupés. La Palestine ne pourra être israëlienne pas plus que l'Algérie ne pouvait être française. Nous saluons et soutenons les centaines de soldats et officiers israéliens qui par leur refus de participer à la guerre anti-palestinienne, donnent vigueur au mouvement anti-colonialiste israélien. Nous vous appelons tous, hommes et femmes à vous associer à ce salut par votre signature.

L'ONU doit elle intervenir en Palestine ? Le 02 03 2004
Devant les violences sans fin en Palestine ne serait-il pas judicieux d'envoyer une force d'intervention pour séparer juifs et arabes, et revenir au plan de partage de Nations Unis de 1947 prévoyant un état viable pour chacun ?57% sont pour...vous pouvez aussi voter

Dieudonné dans les sondages : 56% pense qu'il est mal traité dans les médias Le 01 03 2004
Question 5 : Au cours des dernières semaines, chacune de ces personnalités a-t-elle été bien traitée par les médias ou mal traitée ? Dieudonné : Mal traité 56 % Question 10 : Certaines chaînes de télévision ont pour l'instant renoncé à inviter Dieudonné dans leurs émissions. Jugez-vous que cette attitude est ? actuellement bienvenue 26 %... ou malvenue 55 %

Le but principal du mur est diviser la Palestine en banthoustans Le 01 03 2004
Le but principal du mur est diviser la Palestine en banthoustans. [...] Il faut rammener le débat Israelo-Palestinien sur le thème du droit. [Extrait de l'allocution lors de la conférence de presse campagne contre le mur]

Pression citoyenne Le 01 03 2004
Vous, associations, avez beaucoup de travail. Il est tant qu'il y ait une ^ression citoyenne pour que l'on donne aux palestiniens le droit au droit.[...] [à la a conférence de presse campagne contre le mur]

Il y a un infléchissement sur l'Irak et la Palestine de la politique européenne Le 01 03 2004
On a le sentiment que l'Europe commence à baisser les bras sur l'occupation en Irak. [...] Le partenariat Euro-Méditérannée bat de l'aile en face de la vision américaine d'un 'grand moyen orient' [à la conférence de presse campagne contre le mur]

Le mur est un danger pour Israel Le 01 03 2004
[...]Le mur est un danger pour Israel [...] Le mur va mettre fin à tout espoir de négociation [à la conférence de presse campagne contre le mur]

Certains veulent construire un mur ici en France, entre les centres villes et les banlieus Le 01 03 2004
Deux amalgames qu'il faut combattre éxistent :-certains pense que tout citoyens francais juif représente l'état d'Israel.-d'autre pense que chaque citoyen francais musulman est un membre d'al-quaida. [à la conférence de presse campagne contre le mur]

Le lien entre Israel et les Etats-Unis est tellement fort Le 01 03 2004
Le lien entre Israel et les Etats-Unis est tellement fort que ca va être difficile de débloquer la situation en Israel-Palestine.[...] Le problème ne se réglera pas sans une véritable intervention internationale. [à la conférence de presse campagne contre le mur]

Deux peuples qui ont la peur en commun Le 01 03 2004
Nous avons là-bas deux peuples qui ont la peur en commun. Les israeliens ont peur avec les rumeurs que les palestiniens vont les expulser de leur pays. A partir du moment oùu les gens ont peur, on peut leur faire faire n'importe quoi. Les palestiniens sont aussi l'objet d'attentats [...] [à la conférence de presse campagne contre le mur]

Nous avons nous aussi [en France] des raisons d'avoir peur Le 01 03 2004
Nous sommes en France, dans un pays ou il y a une grande minorité musulmane et juive. [...] un groupe de jeunes juifs a fait passer [dans un lycée] des tracts pour apprendre le combat de rue [...] Nous avons nous aussi [en France] des raisons d'avoir peur. [à la conférence de presse campagne contre le mur]

Si on avait été 50000, la guerre n'aurait peut-être pas eu lieu Le 01 03 2004
[...] a 29 ans. Fini la bougeotte? Pas du tout, il repart de plus belle. Au programme cette fois, rien moins qu’un tour du monde en vélo et en solo! simplement d’agir selon son coeur. «C’est la seule façon d’être vivant. » Il finit ses huit mois d’aventure au sprint et arrive à temps pour glisser son bulletin dans l’urne… Voilà. Après, il y aura l’Irak. Les rencontres poignantes au hasard du conflit. Et le sang qui coule, bien plus rouge qu’à la télé. «Si on avait été 50000, la guerre n’aurait peut-être pas eu lieu », murmure-t-il, rêveur. Et après ? Après, qui vivra verra. Mais Nadir Dendoune a déjà son idée. «Ce sera en 2005. » Il n’en dira pas plus. Mais on peut lui faire confiance…[...]

Le mur qui coupe nos villes et villages en arrachant et confisquant de plus en plus de terre Le 01 03 2004
[...]temps qui passe équivaut à plus de morts et plus de haine, il ne nous rapproche pas de la solution d’un Etat, mais nous en éloigne et permet à coup d’illusions de ne pas mettre tous nos efforts contre l’occupation. Il ne faut pas se tromper de priorité ; ignorer l’urgence serait criminel. Réunissons-nous donc derrière les solutions crédibles, derrière le droit international et combattons l’occupation et le mur, qui coupe nos villes et villages en arrachant et confisquant de plus en plus de terre à l’heure même où nous discutons.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE L'AFPS Le 29 02 2004
Le mercredi 25 février 2004, des hommes armés se sont introduits par la force dans plusieurs banques de Ramallah, brutalisant les personnels, s'emparant des ordinateurs et repartant avec, amassés dans des sacs, plusieurs millions de dollars volés dans les coffres. Au même moment, d'autres hommes armés pénétraient à Ramallah dans les locaux d'une importante ONG médicale, l'UPMRC (secours médical palestinien) internationalement reconnue pour son efficacité auprès de la population, et pillaient également les locaux, volant au passage ordinateurs, disques durs, et données médicales indispensables au fonctionnement de l'ONG. Dans le même temps, ils empêchaient tout accès à la Muqata'a, le palais présidentiel où le président élu palestinien est emprisonné de facto. Ces hommes armés sont en fait des soldats de l'armée d'occupation israélienne. Durant cette opération mafieuse, l'armée du gouvernement d'Ariel Sharon a tué un habitant et blessé plusieurs dizaines d'autres. De tels pillages, de tels actes de vandalisme, de violation de la vie humaine, de telles atteintes au fonctionnement d'une ONG médicale, de la part de l'armée d'occupation nécessitent pour le moins une condamnation ferme et des mesures de rétorsion. Ce n'est pas le choix des autorités françaises. Nous en sommes profondément indignés. Non seulement la diplomatie française ne condamne pas cette rapine meurtrière, mais sa réaction s'apparente à un encouragement, pour peu que les vols s'inscrivent dans le cadre de la mission de l' OLAF (Organisme de lutte anti-fraude) ! Le point de presse du quai d'Orsay du 26 février est hélas trop clair de ce point de vue : ' Dans ce contexte, nous regrettons que l'opération israélienne menée hier à Ramallah, dans des banques, ne se soit pas inscrite dans ce cadre... '. La diplomatie française se garde de mettre en évidence que la volonté d'occupation est la source de ces nouvelles escalades, et ne les condamne pas. De la même manière, qui paraît dangereusement partisane, notre diplomatie ' déplore ' la mort des Palestiniens, mais ' condamne vigoureusement et sévèrement ' celle d'Israéliens. La vie des victimes aurait-elle moins d'intérêt que celle des coupables ? Ainsi de l'assassinat des deux fermiers palestiniens qui s'opposaient pacifiquement aux bulldozers qui venaient détruire leurs terres à Abiddu, près de Jérusalem. Ainsi des trois assassinats extra-judiciaire commis par les forces israéliennes à Gaza le 28 février 2004, entraînant de graves blessures pour quinze passants civils dont une fillette et deux garçonnets. Rapines, raids aériens, assassinats, construction d'un réseau de murs qui vise à annexer un territoire occupé, à en déplacer la population ou à lui infliger des punitions collectives, tout ceci est en contravention totale avec le droit international, et reste impuni. Il appartient aux citoyens de notre pays d'intervenir auprès du Président de la République et du gouvernement pour exiger de la diplomatie française qu'elle se conforme, y compris lors de ses déclarations, à ce droit international qu'elle affirme respecter et faire respecter. L'AFPS demande au Président de la République, au gouvernement qu'ils condamnent avec détermination tous les actes illégaux au regard du droit international, mais surtout qu'ils prennent les mesures nécessaires à l'encontre de l'Etat israélien. Il faut au plus vite : - Mettre en ?uvre la motion des parlementaires européens demandant la suspension de l'accord d'association, votée à la majorité le 10 avril 2002. - Exiger de l'ONU l'envoi d'une force internationale de protection

Nice, territoire interdit pour la Palestinienne Leïla Shahid Le 28 02 2004
Des pressions exercées pour empêcher la tenue de débats dans une banlieuene mauvaise colère monte à l'Ariane, cette banlieue «sensible» de Nice. La semaine dernière, Leïla Shahid, représentante de l'Autorité palestinienne en France, poursuivait dans la capitale azuréenne son tour des grandes villes de l'Hexagone, proposant à chaque fois des conférences-débats aux côtés de l'écrivain israélien de gauche, Michel Warschawski, et du journaliste français, Dominique Vidal. Avec, à chaque fois, au moins deux rencontres : une, le soir, dans un lieu prestigieux du centre-ville, et une autre, dans l'après-midi, dans un des quartiers immigrés de la ville. Pour l'étape niçoise, trois réunions avaient même été programmées : deux à l'Ariane, et une, le soir, au centre universitaire méditerranéen, superbe salle bâtie sur la promenade des Anglais. Au tout dernier moment, les deux rendez-vous de l'Ariane ont été annulés, sans véritable explication pour les 12 000 habitants du quartier. «De toutes nos interventions en France, Michel, Dominique et moi, c'est la première fois qu'une telle chose arrive !», précise Leïla Shahid, complètement atterrée. [...]

SES DÉRAPAGES NE JUSTIFIENT PAS LE LYNCHAGE Le 27 02 2004
Communiqué de l'UJFP : Union Juive Française pour la Paix, Nous considérons que les dérapages de l?humoriste Dieudonné assimilant Juifs et Israéliens ne servent pas la cause qu'il prétend défendre, bien au contraire. Les propos assimilant Juifs français, ou religieux juifs, et Israéliens, contribuent aux pires des amalgames : confondant ce qui relève d'un problème politique avec une vision purement raciste fondée sur une 'essence juive' ethnique ou religieuse qui serait responsable de la répression coloniale en Palestine. Ce n'est donc pas admissible et nous condamnons fermement la tenue de tels propos. Par contre le lynchage organisé contre leur auteur par une frange d'extrémistes qui visiblement 'veut sa peau' hors de toute loi, et par tous les moyens nous paraît tout aussi dangereux et inadmissible dans une démocratie. La loi dans une démocratie est appliquée par ses représentants et non par des milices organisées. Elle doit s'appliquer pour empêcher tous les actes ou insultes racistes dans ce pays, ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui. De très nombreuses exactions, coups et blessures, dégradations de locaux, menaces de mort émanant de milices d'extrême-droite juives sont à ce jour impunis et leurs auteurs non poursuivis par le ministère public. La loi de ce pays si elle ne sanctionne pas de la même manière toute tentative de 'règlement de compte' de type maffieux prend le risque de leur généralisation dans une situation sociale tendue. La responsabilité du gouvernement nous paraît engagée dans ce mauvais combat. Le comédien poursuivi pour des propos racistes devra en répondre devant un tribunal qui dira le droit, un droit qui s'applique à tous, y compris aux 'comités' qui organisent aujourd'hui une véritable chasse à l'homme en toute impunité.

Il semblerait que le désir de terres est un péché originel d'Israël. Le 27 02 2004
[...]Les leaders israéliens arguent que le mur est nécessaire pour protéger leurs citoyens des terroristes, mais tout le monde sait, parce c'est tellement flagrant et éhonté, que la réelle motivation du Premier Ministre Ariel Sharon est de s'emparer et de coloniser le plus de terres palestiniennes possible. Il semblerait que le désir de terres est un péché originel d'Israël. Dans le quotidien israélien Haaretz du 23 février, Aluf Been, un journaliste israélien bien informé, rapportait que Sharon étudiait un 'retrait complet des colonies de la Bande de Gaza et de Cisjordanie d'un seul coup'. L'étendue du retrait dépendrait de ce qu'Israël recevrait en retour des Etats-Unis. Selon Benn, Sharon veut que les US signent un protocole d'accord reconnaissant le nouveau tracé israélien dans les Territoires Occupés comme « un arrangement intérimaire à long terme » en d'autres termes, comme une frontière permanente qui permettrait à Israël d'annexer un morceau supplémentaire très substantiel de la Cisjordanie. Il dit qu'Israël a deux demandes supplémentaires. Israël prévoit de demander aux américains de reconnaître les gros blocs de colonies de Ma'aleh Adumim, d'Ariel et de Gush Etzion et d'accepter que leurs extensions puissent continuer, et deuxièmement, de demander à Washington d'empêcher l'établissement d'un Etat palestinien dans ce qui sera laissé des territoires après le retrait partiel israélien. Cela signifie que les deux côtés doivent oublier paix et sécurité, doivent oublier tout idée de bon voisinage et de coexistence mutuelle de deux Etats souverains. Au lieu de cela, la lutte et les tueries continueront de cette génération à la prochaine. C'est l'héritage de Sharon, et c'est aussi l'héritage de l'actuelle administration américaine et de la précédente qui ont laissé ceci arriver : En fait, ils ont fondé et protégé l'implacable expansion israélienne. [...]

Ils [les Etats -Unis] ont fondé et protégé l'implacable expansion israélienne Le 27 02 2004
[...]Dans le quotidien israélien Ha'aretz du 23 février, Aluf Been, un journaliste israélien bien informé, rapportait que Sharon étudiait un 'retrait complet des colonies de la Bande de Gaza et de Cisjordanie d?un seul coup'. L'étendue du retrait dépendrait de ce qu'Israël recevrait en retour des Etats-Unis. Selon Benn, Sharon veut que les US signent un protocole d'accord reconnaissant le nouveau tracé israélien dans les Territoires Occupés comme « un arrangement intérimaire à long terme »- en d'autres termes, comme une frontière permanente qui permettrait à Israël d'annexer un morceau supplémentaire très substantiel de la Cisjordanie. Il dit qu'Israël a deux demandes supplémentaires. Israël prévoit de demander aux américains de reconnaître les gros blocs de colonies de Ma'aleh Adumim, d'Ariel et de Gush Etzion et d'accepter que leurs extensions puissent continuer, et deuxièmement, de demander à Washington d'empêcher l'établissement d'un Etat palestinien dans ce qui sera laissé des territoires après le retrait partiel israélien. Cela signifie que les deux côtés doivent oublier paix et sécurité, doivent oublier tout idée de bon voisinage et de coexistence mutuelle de deux Etats souverains. Au lieu de cela, la lutte et les tueries continueront de cette génération à la prochaine. C'est l'héritage de Sharon, et c'est aussi l'héritage de l'actuelle administration américaine et de la précédente qui ont laissé ceci arriver : En fait, ils [les Etats -Unis] ont fondé et protégé l'implacable expansion israélienne. |...]

L'occupant veut créer le chaos Le 26 02 2004 à RAMALLAH
Le président de la banque centrale palestinienne a accusé jeudi Israël de vol à main armé après la saisie de huit millions de dollars par l'armée israélienne dans des établissements bancaires de Ramallah, ville de Cisjordanie abritant le QG de Yasser Arafat. Les services de sécurité israéliens avaient indiqué mercredi que la descente effectuée dans quatre banques étaient destinée à vider les comptes utilisés par des groupes de militants palestiniens pour financier l'organisation d'attentats suicides et d'autres attaques contre des Israéliens. 'Cela est sans fondement et inexact' a répliqué au cours d'une interview, Amin Haddad, dirigeant de l'Autorité monétaire palestinienne. 'Ce qui s'est produit hier n'est rien moins qu'un vol à main armé, en plein jour, brutal, injustifié et sans fondement commis par l'armée israélienne dans deux banques jordaniennes travaillant en Palestine ainsi qu'à l'Arab Bank et à la Banque d'Amman et de Caire' a-t-il déclaré, s'exprimant en anglais. Le ministre palestinien des Finances, Salam Fayyas, dont les efforts pour assainir les finances de l'Autorité palestinienne ont été salués par la communauté internationale, a qualifié cette descente bancaire de nouveau coup dur pour une économie palestinienne déjà paralysée par les représailles de l'armée israélienne. L'Autorité monétaire palestinienne supervise les activités bancaires en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Selon Haddad, l'armée israélienne avait établi une liste de 400 comptes d'organisations, d'oeuvres caritatives et de personnes physiques dont les sommes ont été confisquées tandis que le contenu des coffres étaient emmenés dans des sacs. Un certain nombre de comptes bancaires plus importants ont aussi été vidés. Haddad a cité deux exemples d'institutions concernées : l'Université islamique de Gaza et les Comités Zakat, qui gère l'aumône (la zakat) que tout musulman doit verser pour les plus démunis. 'L'Université islamique est-elle une organisation terroriste ? Les Comités Zakat... ont une longue histoire d'activités apolitiques et toutes leurs actions ne sont que des oeuvres caritatives' a poursuivi Haddad. Il a souligné que les autorités israéliennes n'avaient même pas pris la peine de surveiller les comptes incriminés pendant une période probatoire pour déceler d'éventuels mouvements suspects. 'De manière tout à fait évidente, ce qu'ils ont fait n'a rien à voir avec une activité terroriste. Si vous enquêtez sur un compte, vous en suivez les mouvements. Cela n'a été fait pour aucun des comptes en question' a ajouté Haddad. Israël considère l'Université islamique de Gaza comme l'un des berceaux du militantisme islamiste. Les Palestiniens se sont rués jeudi matin dans leurs banques pour s'enquérir du sort de leurs économies. Les détenteurs de comptes individuels n'ont pas constaté de disparition de fonds, mais tous étaient inquiets. 'Ce que veulent les Israéliens, c'est créer le chaos. (Les Palestiniens) doutent (de leur système bancaire), ils se posent beaucoup de questions', a ajouté Haddad. Il a ajouté que les raids violent l'accord conclu en 2003 entre Israël, les Etats-Unis et les Palestiniens, aux termes duquel Israël doit formuler une demande auprès de l'Autorité palestinienne ou de l'administration américaine avant de conduire une enquête sur des comptes bancaires ouverts en territoires palestiniens. Les Etats-Unis ont indiqué que les raids pouvaient déstabiliser le système bancaire palestinien et ont demandé à Israël de coordonner de telles initiatives avec les autorités palestiniennes. 'Ce qui s'est passé hier est totalement rejeté et l'argent qui a été volé doit être remboursé' a déclaré le Premier ministre palestinien Ahmed Koreï, après une réunion avec Haddad et les ministres de l'Economie et des Finances consacrée aux conséquence de ces raids. 'Cette agression a pour objectif la destruction de l'Autorité palestinienne' a-t-il ajouté appelant les pays du Quartet à intervenir pour que les Palestiniens obtiennent réparation

Les excuses de Dieudonné. Le 26 02 2004
Dieudonné ne ne reprend nullement dans ses spectacles (ceux qu'il peut donner sans que les organisateurs, les caissières, le public ne soient menacés de mort ou visés par projection d'une bouteille d'acide) son sketch litigieux de chez Fogiel. Il ne cesse de s'excuser. Il l'a fait à la télé, à la radio, par écrit. Cent fois. Quiconque a assisté à l'extraordinaire médiatisation de l'affaire n'a pu que le constater. En vertu de quoi, le Canard Enchaîné de ce mercredi lui reproche en première page de ne pas vouloir 'corriger son tir calamiteux' de ne pas reconnaître 'ses conneries' tandis que France Inter de ce matin (jeudi 26 février) lui enjoint de reconnaître ses torts, de s'excuser ! Bref, tel qui trébuche, sera lapidé (avant de pouvoir se relever) par mille justiciers sourds et aveugles. Plus grave, il est aujourd'hui acquis que nul humoriste ne se hasardera désormais à évoquer Israël dans ses sketches. La chose devient trop risquée, même pour un humoriste juif. On voit des intellectuels juifs en désaccord avec Sharon se faire traiter d'antisémites. Le sujet est donc réservé aux humoristes Israéliens, qui ne s'en privent pas. Bien entendu, la même exigence devra être appliquée à tous les sujets abordés par les amuseurs. A la première blague sur les femmes, Bigard devra s'expliquer devant les ligues féministes, ses spectacles seront interdits, son public bombardé de produits toxiques et, quand il se sera excusé mille fois, on lui reprochera de ne pas l'avoir fait une seule. Michel Leb dont les blagues sur les noirs s'agrémentent d'une gestuelle simiesque, connaîtra le même sort. Pour chaque humoriste on pourra agir ainsi. Nuance, les censeurs sont prêts à une concession : il faut que le sketch soit bon. Sinon, c'est l'hallali. L'affaire Dieudonné nous montre de surcroît que des groupes extrémistes, méprisant les lois de la République qui répriment le racisme, sont capables de se faire justice. Et plutôt cent fois qu'une ! Il ne serait pas monstrueux que des poursuites soient engagées contre eux pour violences et menaces de mort, les premières visant un public innocent, les secondes Dieudonné. On peut regretter la discrétion des journalistes sur ces derniers points. Il ne s'agit pas en effet de débordements verbaux improvisés mais d'actes violents et de promesses d'assassinat. Pourtant, la presse compte des journalistes de talent. En témoigne la richesse de leur vocabulaire. Naguère, un mur qui traversait la ville de Berlin était platement qualifié avec une belle unanimité de 'Mur de la honte'. Or, en quelques jours, j'ai noté que le mur en cours de construction en Israël (en partie sur des terres volées à l'occasion) donne lieu a un déluge de synonymes édulcorants. Il s'appelle : 'ligne de séparation, clôture de sécurité, barrière de sécurité, ligne de démarcation matérialisée, construction protectrice...' Encore un effort et le juste mot devrait s'imposer : un mur qui sépare deux peuples s'appelle 'Mur de l'apartheid'.

Sondage sur Dieudonné 'interdit' d'antenne Le 25 02 2004
Le travail des médias ces dernières semaines donnez votre avis sans tarder...

RAYON SPECIAL GUERRE DANS UN GRAND MAGASIN PARISIEN Le 25 02 2004
Choqué par l'ampleur d'un rayon entier réservé à des articles KAKI. Une panoplie pouvant habillé des pieds à la tête nos citoyens en mal de communautarisme. Des drapeaux Américains, Israeliens ou du Hamas pourrons y être cousu (si ce n'est déjà fait par nos fabricants). A quand des tenue Arc en Ciel, symbol de la Paix...

Rapport sur l'affaire Dieudonné Le 23 02 2004
Nous avons entendu parler de l'affaire Dieudonné sur LCI, Canal+ (Les guignols), Arté (Riposte), France3 (On ne peut pas plaire à tout le monde), voici quelques extraits : sur Canal+ 12H30 le vrai journal : Jean Pierre Elkabbach : 'on ne veut pas que vous soyez une victime, on ne veut pas vous mettre dans le coté martyr ou victime', 'il a ce qu'il mérite, il a recu un coup, et ben, il en a donné un , et il a reçu en retour une baigne' . Dieudonné : 'j'aurais été d'accord de recevoir en retour une baigne, mais qu'on m'enleve mon travail...!'. Elkabbach : 'mais, c'est la seule baigne que vous pouvez ressentir réellement, non ?' sur RMC : Dieudonné : 'Est ce que je mérite une balle dans le crâne ? Dites le moi ! parce que c'est le projet de ces extrémiste....' France 2 journal : Bruno Gatio (au rassemblement à l'Olympia) : 'on vient lui dire qu'on aime bien l'artiste, qu'il a le droit de dire des conneries, que des fois il se gourre, mais qu'empêcher un artiste de faire sont travail, ca va un peut loin...' sur France 2 'très objectif ???' : 'entouré par un important service de sécurité, des anonymes et de rare personnalités du spectacle...'. Nous, nous avons vu les stars suivantes : Kassav, Bruno Gatio, Joey Starr, Djamel Bourras, Manu Di Bango était aussi présent Mouloud Aounit (Président du Mrap) Nous avons aussi entendu un communiqué de SFA, lu par Christine Virginie, artiste interprête (voir reproduction ci-après). Un appel à manifester le 8 mars : NON AU GALA PREVU A PARIS AU PROFIT DE L'ARMEE ISRAELIENNE à aussi été émis par la CAPJPO.Voici un extrait Voici un extrait du sketch 'live' auquel nous avons eu droit :'Tous les extrémismes dans les religions, cela fout le bordel. Le pompon aujourd'hui c'est les colons israéliens'. Dieudonné illustre son propos en jouant le colon israélien face à un palestinien. 'Mon pote, ouais il est venu en char, la bagnole elle avait crevé. Il s'est garé sur ta maison? Ben fallait pas la mettre là, mon pote'... Quelques autres personnalités on pris position sans se rendre devans l'Olympia : Monseigneur Gaillot (source : Les Casques Bleus Citoyens), Laurent Ruquier, Guy Bedos.... Problème récurrent lors des rassemblements pour la Paix : l'objectivité des médias : 22H40, France3 : '1 millier de personnes', 23H00, RFI : 'environs 2000 personnes', 00h005 France 2 : 'quelques centaines', 06H00 euronews : 'près de 300 personnes' . Nous nous accordons à dire que c'est en milliers de personnes qu'il faut compter les supporter de Dieudonné ce soir là.

C'est un mur monstrueux, inhumain et illégal (Gush Shalom) Le 23 02 2004
Gush Shalom salue les juges de la Cour internationale de La Haye alors qu'ils commencent leurs délibérations aujourd'hui à propos du mur qui est en train d'être construit à l'intérieur des territoires occupés Gush Shalom s'oppose à ce mur et demande la démolition, de la partie déjà construite. Gush Shalom est avide de paix et de réconciliation entre les deux peuples de ce pays, pour une vie d'égalité, de coopération et de respect mutuel entre deux Etats, Israël et Palestine. Nous sommes par conséquent opposés par principe à toute barrière de séparation entre nous. Un mur pourrait être acceptable s'il était construit sur la Ligne Verte, comme mesure de sécurité temporaire jusqu'à l'avènement de la paix. Toutefois, le mur de séparation qui serpente à travers la Cisjordanie n'est pas construit pour des raisons de sécurité. Le gouvernement Sharon utilise de façon abusive le besoin de sécurité des Israéliens comme un prétexte pour annexer des territoires, confiner les Palestiniens dans des enclaves et étendre les colonies. Ce mur n'apportera pas la sécurité à Israël et à ses citoyens. Il génèrera plus de haine, réduira encore plus les chances de paix et perpétuera le cycle interminable d?effusion de sang. C'est un mur monstrueux, inhumain et illégal. Ceux qui le soutiennent ne servent pas la cause de la sécurité d'Israël, mais les tendances destructrices des éléments extrémistes qui menacent notre avenir. Nous, Israéliens qui poursuivons la paix, l'avenir et la sécurité de notre Etat, appelons les citoyens d'Israël et la communauté internationale à faire entendre leur voix pour la paix et contre ce mur. LE MUR DOIT TOMBER ! Gush Shalom (Publicité publiée dans Haaretz éditions en hébreu et en anglais le lundi 22 février 2004)

Dieudonné est un futur leader Le 21 02 2004
Extraits d'un interview de Guy Guioubly, président du comité de soutien de Dieudonné et attaché juridique.En tant que premier témoin de la manifestation de vendredi, comment avez-vous vécu le rassemblement? - En tant que premier témoin et premier acteur, je suis évidemment très satisfait. J'ai peu dormi cette nuit, mon premier réflexe a été d'écouter les radios mais aussi de lire les messages envoyés pendant la nuit. A ce moment nous avons reçus plus de 600 messages datés du 21 février. C'est une manifestation complètement réussie. On ne s'attendait pas à autant de monde. Finalement, c'est un bien pour un mal : toutes ces personnes n'auraient pas pu tenir à l'Olympia! Il y avait une ambiance très chaleureuse et très émouvante en même temps. La mère de Dieudonné a notamment été présentée et après trois semaines de travail via internet, j'ai été ému de la connaître. Quant à Dieudonné, il était ravi. Vous êtes président du comité de soutien. Qui compose au juste ce comité? - Il faut souligner que Dieudonné et le comité gardent chacun une liberté d'action, il n'y a pas d'accord quelconque entre nous. [...]. Au fur et à mesure, des gens de toutes couleurs, de toutes origines, de toutes confessions ont rejoint le comité. Ce sont des démocrates, des citoyens qui trouvent inadmissible l'atteinte à la liberté d'expression que subit Dieudonné. Ce n'est plus un problème franco-français mais un problème international -je reçois des messages de Beyrouth, d'Israël, de Genève, du Canada, d'Australie- qui dépasse Dieudonné. Mais attention, je ne dis pas que Dieudonné est dépassé. Il n'a pas bougé d'un iota et il a raison. Il pense qu'il trahirait les gens et lui-même s'il changeait d'opinion sur la politique d'Israël. Et il n'y a surtout pas de but politique, on ne nous récupérera pas. Pensez-vous que le mouvement puisse s'étendre? N'est-ce peut-être pas qu'un feu de paille? N'avez-vous pas peur que les gens se lassent? - Si c'est un feu de paille ce n'est pas de notre fait. J'entends dire 'Dieudo, continue le combat, soit un porte-parole'. Je pense que les communautés antillaises et africaines expriment le besoin d'un leader. Et j'ai un peu peur pour lui, je l'avoue, il ne faut pas qu'il devienne un dictateur africain! Je ne pense pas qu'il y ait un essoufflement, au contraire. Je garde les pieds sur terre. Vendredi soir, j'ai pris du recul, me suis posé en tant que spectateur. Je me suis retrouvé face à quelque chose de spécial : qu'est-ce qui se passe? On est en train d'assister à quoi? En voyant la foule, la médiatisation, je pense qu'il y a un phénomène. Beaucoup de personnes ont perdu confiance en la classe politique. Si Dieudonné manage bien, s'il s'entoure des bonnes personnes, il aura sans doute un mandat. Pensez-vous que Dieudonné soit victime d'un complot? N'estimez-vous pas normal les suites judiciaires après les propos qu'a tenus l'humoriste? - [...] Un complot oui, mais pas au même sens. [...] Des groupuscules extrémistes juifs font pression sur les pouvoirs publics. Dieudonné n'a fait que dénoncer une injustice. On connaît tous la situation au Proche-Orient. Il a dit la vérité. Ces groupes tentent de porter l'attention sur autre chose, ils se sont mis d'accord délibérément. Ils ont réussi à annuler certains spectacles mais le contraire s'est produit vendredi. Il y a simplement un mauvais procès. Concernant les sanctions, l'affaire est entendue. Il faut savoir s'il a réellement commis un crime. Il n'a fait que jouer le rôle du bouffon qui dit 'vous êtes moche mon bon prince'. Il a dit tout haut ce que certains disent tout bas. Il ne devait pas être sanctionné. Il n'a en tout cas pas été sanctionné par le peuple, comme l'a prouvé le rassemblement de vendredi. Et s'il va aux élections, je pense sincèrement qu'il fera un score différent de celui qu'il a eu aux élections à Sarcelles. Propos recueillis par Séverine De Smet

Les atteintes aux libertés avancent toujours masquées (SFA) Le 20 02 2004
Les atteintes aux libertés avancent toujours masquées Le Syndicat français des artistes interprètes apprend avec stupeur l'interdiction qui est faite à l'humoriste Dieudonné de se produire à l'Olympia au motif que 'la sécurité du public' ne serait pas assurée. Une telle allégation est parfaitement inacceptable et constitue une atteinte caractérisée à la liberté d'expression. Au moment où magistrats et avocats font entendre leurs protestations contre la loi Perben 2, on ne peut que s'inquiéter devant une telle mesure. En s'indignant contre cette interdiction, le SFA ne prend pas position dans la polémique concernant Dieudonné et ses propos qualifiés par certains d'antisémites; il s'élève clairement et avec force contre une mesure dont le prétexte à toujours servi de caution à des restrictions de libertés

LIBERATION: BLANCS DE RAGE, NOIRS DE HONTE Le 20 02 2004
[...]Je traverse la rue, et soudain Je n'y crois pas ! L' Inquisition est de retour ! Je me frotte les yeux : DIEUDONNE, PYROMANE ET MARTYR » [...]Ce titre est très grave pour un quotidien national français. Car au-delà de tenter d'innocenter des extrémistes juifs, il veut sciemment occulter des groupuscules extrémistes ayant fait des menaces de mort sur la personne physique de l'Artiste Dieudonné mais aussi de son public ! Des extrémistes qui ont fait des menaces terroristes à la Direction de l'Olympia et à son personnel, menaces de brûler une employée, de mettre le feu au Théâtre, de frapper, de tuer et de tout casser. Voilà comment Libération titre « Pyromane » à l'endroit de Dieudonné quand ceux sont des extrémistes qui ont menacé de brûler l'Olympia et de tuer Dieudonné, quand ceux sont des extrémistes qui ont menacé une employée de la brûler vive. Bref, Libération tente de faire oublier les extrémistes, qui sont derrière cette décision du Tribunal Administratif d'interdire l'accès de l'Olympia à l'Artiste noir pour des raisons de sécurité. Ainsi les vrais pyromanes deviennent les « victimes » et Dieudonné « le Pyromane Martyr », car bien entendu ce mot Martyr renvoie aux victimes des colons Israéliens extrémistes, colons Israéliens dont Dieudonné se moque lors de sketch, mais ce terme « Martyr » renvoie aussi au domaine religieux. [...]La Presse et Libération, en ces jours de honte, doivent bien regretter que ce ne soit pas des musulmans qui aient menacé de brûler l'Olympia et de tuer Dieudonné, car les titres auraient été bien différent : « LES ISLAMISTES ATTAQUENT DIEUDONNE » , «COMME AU PAKISTAN, ILS MENACENT DE BRULER VIVE UNE EMPLOYEE », « ISLAM : MENACES DE MORT SUR DIEUDONNE » , « INTEGRISME : UNE FATWA CONTRE DIEUDONNE », « LES BEURS VEULENT FAIRE FLAMBER L'OLYMPIA », « ISLAM : LA REPUBLIQUE EN DANGER », « L'ISLAM ENFLAMME L'OLYMPIA » Oui, le nom de « Ben Laden » et la date du « 11 Septembre 2001 » sont à notre Presse ce que les mots « Sésame ouvre-toi » furent aux 40 voleurs : un passeport pour voyager au pays du racisme et de l'islamophobie, un passeport pour s'adonner au racisme en toute impunité? Un peu plus certains cracheraient sur nos Corans, arracheraient le voile de nos mères et de nos soeurs, certains nous sacrifieraient sur l'Autel du 11 Septembre 01, comme ils sacrifieraient un dindon, mais nous ne sommes ni des dindons farcis ni les dindons de la Farce. [...]Revenons à Dieudonné. Un sourire généreux éclaire son visage aux traits tirés. Son visage se fond dans la nuit noire, où s'est engouffrée une foule de plus de deux mille personnes, les flash crépitent éclairant la nuit de velours, des voix de lumière s'élèvent appelant à la Liberté, des voix qui refusent le voile de l'obscurantisme. Dieudonné est ému, il parle? l'épine qui faisait saigner son coeur n'est plus, soudain, il sourit, il rit et il revit : la RUE, le VRAI POUVOIR, l'UNIQUE CONTRE-POUVOIR se dresse, visage nu, mains nues, les menaces de mort, les menaces de violence, n'ont pas empêché les fans de Dieudonné de sortir de chez eux. Non ! ni les coups de poings médiatiques, ni les méchancetés lancées par certains, ni les accusations, ni la tentative d'assassinat de Dieudonné par la Presse n'y ont fait, ils ont eu l'effet contraire : ils nous ont fait sortir de nos gonds. Comme les fleuves trop longtemps contenu derrière les barrages, les citoyens que la République voulait tenir à l'écart de la vie sociale et politique du pays, ont fait sauter les digues du mensonge et de l'imposture, se déversant et s'éparpillant face au Boulevard du 18 rue des Capucines, hurlant leur colère au Gouvernement de la Honte, aux Médias de la Honte, et acclamant le Héros du jour, le Héros de la nuit. Petite fille, je restais ébahis devant ce « cavalier qui surgit, au milieu de la nuit, et qui va, qui vole vers l'aventure au galop, son nom, il le signe de la pointe de son épée », le nom de Dieudonné s'est inscrit en toutes lettres non sur le fronton de l'Olympia, mais dans notre c'ur et dans notre mémoire. Personne ne peut intimider des citoyens ivres de Liberté qui ont soif de s'exprimer, qui se bousculent sur les ondes radiophoniques pour s'exprimer car ils ne se reconnaissent dans aucun parti politique, dans aucun des stéréotypes racistes définies par les médias, et surtout pas dans ce lobby sioniste dont le travail premier est de faire pression sur les acteurs sociaux-politiques du pays, interdisant la critique d'Israël, allant jusqu'à faire des procès à ceux qui disent qu'Ariel Sharon est un nazi.[...]Libération nous explique que Dieudonné a fait des « dérapages sur Israël », mais sommes-nous en France ou en Israël ? Même en Israël, des Israéliens critiquent Israël. C'est quoi cette dictature ? « Dérapages sur Israël ». Mais Israël dérape tous les jour en Palestine, Israël tue tous les jours en Palestine, Israël occupe la Palestine, Israël tue la Palestine. [...] Je crois que c'est la Presse Française et Libération qui « dérapent ». Les dérapages sur la Palestine seraient permis, les crimes en Palestine seraient permis mais pas les dérapages sur Israël.[...]Revenons à Dieudonné, que certains politiciens et journalistes au verbe aussi haineux que certains journalistes, qui l'accusent de faire de la « victimisation », ou de se donner en « martyr ». Ceux-là sont-ils devenus fous au point d'oublier qu'un Français a le droit de critiquer ce qu'il veut en France, et que la France n'est pas une succursale d'Israël. Ils parlent des propos de Dieudonné, quels propos ? L'axe américano-sioniste n'existerait pas quand l'axe du mal existerait ? Il serait tout à fait normal de critiquer l'Algérie, la Lybie, le Panarabisme, de parler de « complot islamiste » en nous martelant « al quaeda » toute la journée, mais parler d'axe américano-sioniste serait interdit ? Pourtant, il me semble qu'Israël, Etat sioniste a applaudi l'agression de l'Irak et son occupation ? Il me semble que Jay Gardner était un sioniste ultra et se vantait d'être un ami de Sharon, au point que les Irakiens ont demandé à Bush de le virer d'Irak « as soon as possible », ce qui fut fait? Il me semble que Jay Gardner est Américain et sioniste ? Il me semble que R. Pearl est Américain et sioniste. Donc pourquoi vouloir interdire à un Français de soulever ce fait, quand il est dans son propre pays ? [...] Pendant deux jours, à partir de l'annonce de l'annulation du spectacle de Dieudonné, la majorité de la Presse, le pouvoir politique entier, et ces gens qu'on ose appeler « intellectuels », les artistes (en dehors d'une petite poignée) ont laissé l'artiste seul face aux terroristes de la Censure. Pendant deux jours à compter de l'annonce de l'annulation du spectacle de Dieudonné, la Presse, le pouvoir politique entier et les dits « intellectuels » ont démissionné. Deux jours durant, nous sommes deux mille à n'avoir eu aucun soutien, aucune aide pour nous aider à faire face, à une poignée d'extrémistes qui nous menaçaient de mort et de terrorisme, aucun Ministre de l'Intérieur, aucun Ministre de la Justice, aucun Ministre de la Culture, aucune voix aucune n'est venue nous rassurer. Quand j'ai acheté mes billets, j'ai donné une adresse et un numéro de téléphone, et si les extrémistes avaient eu du soutien à l'intérieur de l'Olympia, on serait venus battre ou asperger d'acide certains d'entre nous à la sortie de notre maison ? Ce qui s'est passé est très grave. Deux mille citoyens ont été privés de spectacle, ont été menacés et le Président de la Licra ose parler de « feu de paille ». Décidément de Libération à la Licra, la Pyromanie est douteuse? Un feu de paille ? Menaces de mort, menaces de faire brûler l'Olympia, menaces de tuer l'Artiste Dieudonné, menace de « faire flamber une employée de l'Olympia », jets d'acide sur la scène à Lyon, deux spectateurs brûlés et le Président de la Licra osent parler d'un feu de paille ? Et que pense-t-il du SMS sur l'odeur des noirs ? C'est aussi un feu de paille ? [...]Les portes de l'Olympia fermées à Dieudonné par la folie furieuse de juifs extrémistes sont aussi celles qui étaient fermées derrière ses ancêtres , une fois descendus dans la cale, par des extrémistes religieux dont l'intégrisme allait jusqu'à nier l'âme et le genre humain de l'Africain.[...] Ouardia Yahiaoui (Poète engagée)

Laurent Ruquier soutient Dieudonné Le 19 02 2004
L'animateur et humoriste Laurent Ruquier a estimé jeudi 'qu'en annulant son spectacle, en menaçant le public de l'Olympia, en envoyant des lettres de menaces de mort', les 'anti-Dieudonné' le 'confortaient dans son jusqu'au boutisme' et a défendu 'un spectacle sain'. 'Que Dieudonné ait dérapé sur un plateau de télévision (...), en voulant s'attaquer aux extrémistes juifs, qui existent, et ça personne ne peut le nier, qu'il soit allé trop loin, parce qu'il ne pouvait comparer un nazi avec un extrémiste juif, parce que l'Histoire et le devoir de mémoire ne le permettent pas, on ne peut pas le nier non plus, on ne reviendra pas là-dessus', a déclaré jeudi l'humoriste dans son billet d'humeur sur Europe 1. 'C'était maladroit, choquant et évidemment provocant mais les humoristes provocants sont trop rares pour qu'on finisse par annuler leurs spectacles', a-t-il ajouté. Un spectacle sain 'Dieudonné est sûrement allé trop loin mais ses détracteurs sont et vont maintenant encore plus loin que lui et le confortent dans son jusque-boutisme', a déploré Laurent Ruquier, pour qui 'le spectacle de Dieudonné est sain'. 'Dans son spectacle, Dieudonné s'en prend à toutes les religions, dans leurs excès, leur intégrisme, leur extrémisme, leur bêtise, qu'elles soient catholique, juive ou musulmane', a-t-il rappelé. 'Aujourd'hui on a donc le droit de voter Le Pen, on peut lire Papon, mais on ne peut pas aller voir Dieudonné sur scène', a relevé Laurent Ruquier. 'Est-ce que le Collectif citoyens contre le racisme, est-ce que l'Union des étudiants juifs de France, est-ce que la Fédération sioniste de France, qui ont tout fait pour faire annuler le one-man show de Dieudonné, ne seraient pas en train de se tromper de cible ?', a interrogé l'humoriste, 'Où sont-ils finalement peut-être en train de démontrer que l'extrémisme qu'a voulu dénoncer l'humoriste existe plus encore qu'on n'était prêt à le croire?'

Nicolas Sarkozy envisage d'interdire le spectacle de Dieudonné Le 19 02 2004
(la source de cet extrait d'article est un site où la carte météo d'Israel s'étend de la méditéranée au Jourdain !!!! Pas de palestine !!! nous n'avons donc pas jugé bon de mettre un lien vers ce site) [...]Nicolas Sarkosy a fait part de sa décision d'interdire éventuellement la tournée du spectacle 'Divorce de Patrick' au président de l'état d'Israël avec lequel il s'est entretenu jeudi matin. C'est la radio israélienne Kol Israël qui a rapporté l'information jeudi, dans son édition de 14 heures. [...]

L'imputation d'antisémitisme, dans ces cas, n'a pas d'autre sens que de protéger Tsahal et Israël de toute critique Le 19 02 2004
Extrait de l'article : 'Antisémitisme, antijudaïsme, anti-israélisme' Il y a des mots qu'il faut réinterroger ; ainsi le mot antisémitisme. En effet, ce mot a remplacé l'antijudaïsme chrétien, lequel concevait les juifs comme porteurs d'une religion coupable d'avoir condamné Jésus, c'est-à-dire, si absurde que soit l'expression pour ce Dieu ressuscité, coupable de déicide. L'antisémitisme, lui, est né du racisme et conçoit les juifs comme ressortissants d'une race inférieure ou perverse, la race sémite. A partir du moment où l'antijudaïsme s'est développé dans le monde arabe, lui-même sémite, l'expression devient aberrante et il faut revenir à l'idée d'antijudaïsme, sans référence désormais au 'déicide'. Il y a des mots qu'il faut distinguer, comme l'antisionisme de l'anti-israélisme, ce qui n'empêche pas qu'il s'opère des glissements de sens des uns aux autres. En effet, l'antisionisme dénie non seulement l'installation juive en Palestine, mais essentiellement l'existence d'Israël comme nation. Il méconnaît que le sionisme, au siècle des nationalismes, correspond à l'aspiration d'innombrables juifs, rejetés des nations, à constituer leur nation. Israël est la concrétisation nationale du mouvement sioniste. L'anti-israélisme a deux formes ; la première conteste l'installation d'Israël sur des terres arabes, se confond avec l'antisionisme, mais en reconnaissant implicitement l'existence de la nation israélienne. La seconde est partie d'une critique politique devenant globale de l'attitude du pouvoir israélien face aux Palestiniens et face aux résolutions de l'ONU qui demandent le retour d'Israël aux frontières de 1967. Comme Israël est un Etat juif, et comme une grande partie des juifs de la diaspora, se sentant solidaires d'Israël, justifient ses actes et sa politique, il s'opéra alors des glissements de l'anti-israélisme à l'antijudaïsme. Ces glissements sont particulièrement importants dans le monde arabe et plus largement musulman où l'antisionisme et l'anti-israélisme vont produire un antijudaïsme généralisé. Y a-t-il un antijudaïsme français qui serait comme l'héritage, la continuation ou la persistance du vieil antijudaïsme chrétien et du vieil antisémitisme européen ? C'est la thèse officielle israélienne, reprise par les institutions dites communautaires et certains intellectuels juifs. Or il faut considérer que, après la collaboration des antisémites français avec l'occupant hitlérien, puis la découverte de l'horreur du génocide nazi, il y eut affaiblissement par déconsidération du vieil antisémitisme nationaliste-raciste ; il y eut, parallèlement, suite à l'évolution de l'Eglise catholique, dépérissement de l'antijudaïsme chrétien qui faisait du juif un déicide, puis l'abandon de cette imputation grotesque. Certes, il demeure des foyers où l'ancien antisémitisme se trouve ravivé, des résidus des représentations négatives attachées aux juifs restés vivaces dans différentes parties de la population ; il persiste enfin dans l'inconscient français des vestiges ou des racines de 'l'inquiétante étrangeté' du juif, ce dont a témoigné l'enquête La Rumeur d'Orléans (1969) dont je suis l'auteur. Mais les critiques de la répression israélienne, voire l'anti-israélisme lui-même ne sont pas les produits du vieil antijudaïsme. On peut même dire qu'il y eut en France, à partir de sa création accompagnée de menaces mortelles, une attitude globalement favorable à Israël. Celui-ci a été d'abord perçu comme nation-refuge de victimes d'une horrible persécution, méritant une sollicitude particulière. Il a été, en même temps, perçu comme une nation exemplaire dans son esprit communautaire incarné par le kibboutz, dans son énergie créatrice d'une nation moderne, unique dans sa démocratie au Moyen-Orient. Ajoutons que bien des sentiments racistes se sont détournés des juifs pour se fixer sur les Arabes, notamment pendant la guerre d'Algérie, ce qui a bonifié davantage l'image d'Israël. La vision bienveillante d'Israël se transforma progressivement à partir de 1967, c'est-à-dire l'occupation de la Cisjordanie et de Gaza, puis avec la résistance palestinienne, puis avec la première Intifada, où une puissante armée s'employa à réprimer une révolte de pierres, puis avec la seconde Intifada qui fut réprimée par violences et exactions disproportionnées. Israël fut de plus en plus perçu comme Etat conquérant et oppresseur. La formule gaullienne dénoncée comme antisémite, 'peuple dominateur et sûr de lui', devint truisme. La poursuite des colonisations qui grignotent sans cesse les territoires palestiniens, la répression sans pitié, le spectacle des souffrances endurées par le peuple palestinien, tout cela détermina une attitude globalement négative à l'égard de la politique de l'Etat israélien, et suscita un anti-israélisme dans le sens politique que nous avons donné à ce terme. C'est bien la politique d'Israël qui a suscité et amplifié cette forme d'anti-israélisme, et non la résurgence de l'antisémitisme européen. Mais cet anti-israélisme a très peu dérivé en antijudaïsme dans l'opinion française. Par contre, la répression israélienne et le déni israélien des droits palestiniens produisent et accroissent les glissements de l'anti-israélisme vers l'antijudaïsme dans le monde islamique. Plus les juifs de la diaspora s'identifient à Israël, plus on identifie Israël aux juifs, plus l'anti-israélisme devient antijudaïsme. Ce nouvel antijudaïsme musulman reprend les thèmes de l'arsenal antijuif européen (complot juif pour dominer le monde, race ignoble) qui criminalise les juifs dans leur ensemble. Cet antijudaïsme s'est répandu et aggravé, avec l'aggravation même du conflit israélo-palestinien, dans la population française d'origine arabe et singulièrement dans la jeunesse. De fait, il y a non pas pseudo-réveil de l'antisémitisme européen, mais développement d'un antijudaïsme arabe. Or, plutôt que reconnaître la cause de cet antijudaïsme arabe, qui est au cour de la tragédie du Moyen-Orient, les autorités israéliennes, les institutions communautaires et certains intellectuels juifs préfèrent y voir la preuve de la persistance ou renaissance d'un indéracinable antisémitisme européen. Dans cette logique, toute critique d'Israël apparaît comme antisémite. Du coup, beaucoup de juifs se sentent persécutés dans et par cette critique. Ils sont effectivement dégradés dans l'image d'eux-mêmes comme dans l'image d'Israël qu'ils ont incorporée à leur identité. Ils se sont identifiés à une image de persécutés ; la Shoah est devenue le terme qui établit à jamais leur statut de victimes, de gentils ; leur conscience historique de persécutés repousse avec indignation l'image répressive de Tsahal que donne la télévision. Cette image est aussitôt remplacée dans leur esprit par celle des victimes des kamikazes du Hamas, qu'ils identifient à l'ensemble des Palestiniens. Ils se sont identifiés à une image idéale d'Israël, certes seule démocratie dans un entourage de dictatures, mais démocratie limitée, et qui, comme l'ont fait bien d'autres démocraties, peut avoir une politique coloniale détestable. Ils se sont assimilés avec bonheur à l'interprétation bibliquement idéalisée qu'Israël est un peuple de prêtres. Ceux qui sont solidaires inconditionnellement d'Israël se sentent persécutés intérieurement par la dénaturation de l'image idéale d'Israël. Ce sentiment de persécution leur masque évidemment le caractère persécuteur de la politique israélienne. Une dialectique infernale est en oeuvre. L'anti-israélisme accroît la solidarité entre juifs de la diaspora et Israël. Israël lui-même veut montrer aux juifs de la diaspora que le vieil antijudaïsme européen est à nouveau virulent, que la seule patrie des juifs est Israël, et par là même a besoin d'exacerber la crainte des juifs et leur identification à Israël. Ainsi les institutions des juifs de la diaspora entretiennent l'illusion que l'antisémitisme européen est de retour, là où il s'agit de paroles, d'actes ou d'attaques émanant d'une jeunesse d'origine islamique issue de l'immigration. Mais, comme dans cette logique, toute critique d'Israël est antisémite, il apparaît aux justificateurs d'Israël que la critique d'Israël, qui se manifeste de façon du reste fort modérée dans tous les secteurs d'opinion, apparaît comme une extension de l'antisémitisme. Et tout cela, répétons-le, sert à la fois à occulter la répression israélienne, à israéliser davantage les juifs, et à fournir à Israël la justification absolue. L'imputation d'antisémitisme, dans ces cas, n'a pas d'autre sens que de protéger Tsahal et Israël de toute critique.[...]

Une force d'interposition entre les deux parties qui serait la seule solution réelle Le 19 02 2004
Extrait de l'article : 'Antisémitisme, antijudaïsme, anti-israélisme'[...] Avec l'aggravation de la situation en Israël-Palestine, la double intoxication, l'antijuive et la judéocentrique [soutient incoditionnel à l'état d'israel], va se développer partout où coexistent populations juives et musulmanes. [...] Y a-t-il une issue ? L'issue serait effectivement dans l'inversion de la tendance : c'est-à-dire la diminution de l'antijudaïsme par une solution équitable de la question palestinienne et une politique équitable de l'Occident pour le monde arabo-musulman. C'est bien une intervention au niveau international, comportant sans doute une force d'interposition entre les deux parties, qui serait la seule solution réelle. Mais cette solution réelle, et de plus, réaliste, est aujourd'hui totalement irréaliste. Que de tragédies encore, que de désastres en perspective, si l'on n'arrive pas à faire entrer le réalisme dans le réel.

Le cinéaste israélien Eyal Sivan a déposé plainte pour diffamation Le 18 02 2004
Communiqué de Presse Le cinéaste israélien Eyal Sivan a déposé plainte pour diffamation suite à des propos tenus par Alain Finkielkraut sur l'antenne de RCJ. Le cinéaste et citoyen israélien résidant à Paris Eyal Sivan a chargé son avocat, Me Antoine Comte, de déposer plainte contre X, à la suite de propos tenus, entre autres, par Alain Finkielkraut sur l'antenne de la radio RCJ. Réagissant à la diffusion par Arte du film documentaire ' Route 181, fragments d'un voyage en Palestine-Israël ' co-réalisé par le cinéaste palestinien Michel Khleifi et par Eyal Sivan, Alain Finkielkraut avait violemment attaqué celui-ci dans son émission 'Qui vive', diffusée sur RCJ, le 30 novembre 2003 Après avoir déclaré que 'ce film est la catastrophe, le désastre de toute intégrité une atteinte à toutes les vérités factuelles' et qu¹il constitue 'un appel au meurtre', il a accusé Eyal Sivan d'être 'l'un des acteurs de l'antisémitisme juif qui sévit aujourd¹hui'. Evoquant 'la haine de Eyal Sivan à l'égard des juifs', il ajoutait que, pour Sivan, 'il s¹agit de les tuer, de les liquider, et de les faire disparaître' et, toujours à propos du cinéaste israélien, que 'ceux qui nous cousent sur la poitrine une croix gammée ont envie de revendiquer pour eux-mêmes une étoile jaune'. Il suggérait enfin aux auditeurs de créer autour de Sivan 'une espèce de barrière de sécurité'. Ces propos infamants s'ajoutent aux menaces de mort et au harcèlement téléphonique anonymes, ainsi qu'aux pressions que subit Eyal Sivan depuis deux ans. Maître Antoine Comte a déposé une plainte contre X le mardi 17 février, plainte par laquelle M. Sivan s'est constitué partie civile. Pour Eyal Sivan, 'cette stratégie d'intimidation utilisée par les soi-disants amis d'Israël et qui consiste à nazifier l'adversaire politique vise à empêcher toute évocation de la réalité criminelle de l'occupation israélienne dans les territoires palestiniens. Leur conduite qui consiste en violence verbale, harcèlement juridique, chantage à l¹antisémitisme, menaces et pressions est le reflet de la politique israélienne, qui se considère au-delà de toutes les lois internationales. J'espère qu'à travers cette plainte, les tribunaux français vont rappeler où sont les limites du débat et mettront fin à la surenchère verbale dont usent certaines personnalités sionistes'

Texte adressé au comité de soutien de Dieudonné Le 18 02 2004
Comme chacun, et comme Dieudonné lui-même, qui s'en est excusé, je n'ai pas trouvé pertinent son sketch chez Fogiel. Je ne trouve pas davantage pertinent l'hallali qui s'ensuit et la volonté d'éliminer de l'espace artistique un humoriste qui s'est maintes fois expliqué sur son absence de racisme. La couleur de sa peau devrait aider à croire qu'il connaît le sujet. Je sais qu'il est possible de partir à la chasse de tous les humoristes qui ont cru un jour pouvoir faire rire sur : les Corses, les Auvergnats, les Portugais, les Belges, les Allemands, les Biafrais, les fonctionnaires, les femmes, les blondes, les footballeurs, les noirs, les arabes, les militaires, les Marseillais, les curés, les ministres, les postières, les députés, les Parisiens-tête-de-chien, les enfants, les prostitués, les ouvriers, les handicapés, les bègues, les cantonniers, les vieux, les homosexuels, les profs, les nains, les aveugles, les sourds, les douaniers, les tailleurs, les paysans, les rappeurs, les journalistes, les femmes violées, les syndicalistes, les communistes, les gendarmes, les clochards, les caissières, les ivrognes, les couples mariés,les dévots, les cancéreux, etc. Tout cela a été fait, et pas toujours avec finesse. Ajoutons que les guerres et les enterrements ont suscité des sketchs et des blagues à foison. Et je n'entends pas les clameurs contre les amuseurs concernés. De tout cela (ceux-là) on peut donc rire mais pas de nos amis juifs ? Répondre par l'affirmative reviendrait à les mettre à part. Faire semblant de confondre la condamnation de la politique de Sharon et l'antisémitisme participe à l'antisémitisme en accréditant l'idée qu'il suffit de fréquenter les synagogues pour approuver les tirs à balles réelles sur des enfants, les confiscations des terres et des points d'eau, la construction d'un immense mur de la honte, les destructions de maisons, l'humiliation de tout un peuple, la violation des résolutions de l'ONU, du droit International, de la Convention de Genève et des Droits de l'Homme.. Il existe fort heureusement dans le monde entier et en Israël même des juifs qui se démarquent de ces monstruosités. Ils ne sont pas antisémites. Ils se démarquent d'un Pouvoir qui s'appuie sur sa composante d'extrême-droite (clone de celle dont nous voulons pas qu'elle ait en France la présidence d'une simple Région). En harcelant Dieudonné alors même qu'il ne reprend pas dans ses spectacles le sketch litigieux, on réinvente l'Index et l'inquisition. Quiconque prétend lui interdire à jamais les scènes et les plateaux de télévision participe à un autodafé (du portugais : acte de foi). J' ai eu l'occasion de signer une pétition en faveur de Daniel Mermet qui a dû souffrir la même chasse aux sorcières. Je prends le risque ici de dire aux instigateurs de cette curée qu'il est temps de ranger les cors et de rappeler la meute. La chasse à courre est un sport dégoûtant. De plus, elle stigmatise négativement ceux qui s'y livrent ou l'encouragent.

Comité international de la Croix-Rouge contre le Mur Le 18 02 2004
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a vivement critiqué mercredi la barrière de sécurité érigée par Israël, l'estimant contraire au droit humanitaire international dans la mesure où elle empiète sur une partie des territoires occupés en Cisjordanie. Le CICR estime dans un communiqué que «la barrière en Cisjordanie est contraire au droit international humanitaire, dans la mesure où son tracé s'écarte de la Ligne verte et empiète sur les territoires occupés». Le Comité -gardien des Conventions de Genève de 1949 sur la protection des prisonniers et des civils en temps de guerre- «demande donc instamment à Israël de ne pas planifier, construire ou maintenir cette barrière en territoire occupé», en soulignant les conséquences humanitaires et économiques pour des milliers de Palestiniens. La ligne verte est la ligne de l'armistice de 1949, qui sépare Israël de la Cisjordanie. C'est la première fois que le CICR prend une telle position publique, au moment où la Cour internationale de Justice (CIJ) doit se prononcer bientôt, à la demande de l'Onu, sur les conséquences juridiques de la construction de ce mur de séparation. «Dans les endroits où elle s'écarte de la Ligne verte et empiète sur les territoires occupés, ajoute le communiqué, la barrière prive des milliers de Palestiniens d'un accès adéquat à des services essentiels comme l'approvisionnement en eau, les soins médicaux et l'éducation, ainsi qu'à des sources de revenu telles que l'agriculture et d'autres types d'emplois». Les Palestiniens coincés entre Ligne verte et barrière se retrouvent «de fait coupés de la société palestinienne à laquelle (ils) appartiennent» et l'édification de la barrière «continue de donner lieu à l'appropriation, largement répandue, de biens palestiniens» et à des destructions, poursuit le texte. «Les problèmes que connaît la population palestinienne dans sa vie quotidienne, estime le CICR, montrent clairement que la barrière va à l'encontre de l'obligation qui incombe à Israël, conformément au droit humanitaire, d'assurer un traitement humain aux civils vivant sous son occupation et de veiller à leur bien-être». Le CICR reconnaît le droit d'Israël à assurer sa sécurité et réitère sa dénonciation de tout acte de terrorisme. Mais il estime que les mesures prises par l'Etat hébreu «excèdent de loin ce qu'une puissance occupante est autorisée à faire aux termes du droit humanitaire». Israël fait valoir que la barrière vise à empêcher l'infiltration de terroristes palestiniens et qu'elle empiète en Cisjordanie pour protéger des colonies juives. Selon son délégué général pour le Proche-Orient, Balthasar Staehelin, le CICR s'est fondé sur les constatations de ses représentants sur place et sur les Conventions de Genève, en particulier la 4ème qui définit les obligations de la puissance occupante envers la population civile. Le CICR, a-t-il souligné, a fait valoir ses arguments en privé aux autorités israéliennes, dans le cadre d'un «dialogue constructif». Le Comité a décidé de rendre publiques ses critiques parce qu'il considère avoir désormais assez d'informations sur l'impact de la barrière, dont un tiers est terminé. Le CICR emploie 65 expatriés et 250 locaux en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. La CIJ doit entamer ses audiences le 23 février. Ses avis ont pas d'effets contraignants. Elle doit définir «quelles sont en droit les conséquences de l'édification du mur qu'Israël, puissance occupante, est en train de construire dans le Territoire palestinien occupé». Selon le Bureau de l'Onu pour la coordination des Affaires humanitaires (OCHA), quelque 680.000 Palestiniens vont directement pâtir de ce mur, qui empiétera sur 850 km2 en Cisjordanie occupée, soit 14,5% de ce territoire. 274.000 Palestiniens vivront dans des zones fermées, entre barrière et «Ligne verte», et 400.000 autres devront traverser la ligne de séparation pour rejoindre leur lieu de travail

96 millions de shekels supplémentaires pour les colonies Le 16 02 2004
La commission des Finances de la Knesset a approuvé lundi 16 février 2004 le transfert de 96 millions de shekels du budget du ministère de la Construction et du Logement pour les colonies de Cisjordanie et de Jérusalem Est. Le transfert sera financé par des coupes dans d'autres postes du budget du ministère, dont 51 millions de shekels qui devaient être alloués à l'aide des sans abri, et des coupes dans le poste des constructions de logements d'État. Environ 55 millions seront affectés à des prêts pour la création de 200 nouveaux logements ; 36 millions a l'Administration de la construction rurale, et 4 millions à la protection de logements appartenant à des Juifs, dont la maison d'Ariel Sharon à Jérusalem Est. Le coût de la protection de maisons de Jérusalem Est appartenant à des Juifs se monte à 29 millions de shekels. Huit députés de la coalition ont voté en faveur du transfert, et sept députés de l'opposition ont voté contre. Deux députés du Shinoui se sont abstenus. Ce transfert est vivement critiqué par l'opposition, pour qui le vote est la démonstration d'un opportunisme de bas étage. Le président de la commission des finances (Likoud) a rejeté ces critiques, déclarant : 'cet argent a été promis l'année dernière, mais le Trésor ne l'a pas transfèré. Ce n'est qu'aujourd'hui que le Trésor le fait'. Le député Haim Oron (Meretz) s'est plaint que la requête budgétaire n'ait été portée à la connaissance de la commission que peu de temps avant la discussion, les députés n'ayant ainsi pas eu le temps de l'étudier. 'Le gouvernement actuel agit de façon insensée. Le matin, on parle des heures d'augmenter le prix du pain, et l'après-midi, la coalition transfère près de 100 millions de shekels aux colonies. Encore une fois, c'est la preuve que le gouvernement Sharon est un 'gouvernement je n'ai rien' quand il s'agit des besoins de la population en général, et un 'gouvernement j'ai tout, et sans limite' quand il s'agit des colonies', a dit Haim Oron. Le coordinateur de l'opposition à la commission des Finances, le député Yitzhak Herzog (travailliste), a déclaré : 'Voila encore un exemple des mensonges de ce gouvernement, dont nous faisons l'expérience tous les jours. Il n'y a pas d'argent pour l'éducation, pas d'argent pour le pain, mais il y a de l'argent pour les lecteurs de DVD, et beaucoup d'argent pour le logement dans les colonies, dans des endroits absolument opposés aux intérêts de nos concitoyens'.

Sur fond de violence au Proche et Moyen-Orient, construction et mise en forme d'une phobie sociale Le 16 02 2004
Il est impossible de rester silencieux face à la tournure que prennent en France les débats concernant l'Islam, le foulard d'une part, les « jeunes des banlieues » de l'autre. Sur fond de violence au Proche-Orient, se développent des analyses qui en construisent des caricatures alarmistes en s'appuyant sur ce qui apparaît comme une islamophobie [2] d'autant plus inquiétante qu'elle est relayée, mise en forme par des intellectuels, des écrivains, des journalistes [3] socialement reconnus et qu'elle circule sans grande résistance dans les espaces politique, médiatique et intellectuel. La confusion des scènes internationales et nationales dans le contexte sociopolitique français préside en elle-même à la construction d'une nouvelle figure de l'ennemi intérieur.[...] Antisémitisme, islamisation, foulard islamique, délinquance, terrorisme. Telle est la chaîne qui se révèlerait. Voilà le danger et ce danger serait dans nos banlieues. Malheur soit sur vous, militants chrétiens, militants de l'anti-racisme, militants juifs pacifistes, militants gauchistes. Votre laxisme et votre tiers-mondisme, votre mauvaise conscience coloniale vous empêchent de voir ce qui se cache derrière le soutien aux palestiniens, derrière le voile, derrière l'idéologue manipulateur que serait Tariq Ramadan. Le monstre est là, derrière « l'Autre » [6], comme un Alien que vous nourrissez... Il est temps de réagir à ces entreprises intellectuelles de dénégation du social. Elles tendent à ethniciser la perception des clivages internes à la société française, comme pour franciser la prophétie du choc des civilisations.[...] Ces discours s'emploient à faire peur en dramatisant l'état de la société française, en amalgament et en décontextualisant des comportements très différents dans une logique unique que le terme de « communautarisme » serait censé résumer. Ces discours font de l'islam, de « l'arabo-musulman », des jeunes des cités populaires, des figures tout à fait fantasmées, simplifiées à l'extrême mais qui deviennent les réceptacles des angoisses d'une société apeurée par les violences internationales [...]En fait, rien n'autorise à lire de cette façon les conflits sociaux nationaux ou internationaux. L'islam et les sociétés musulmanes d'un côté, les cités françaises de l'autre ne constituent en rien des entités homogènes, mais renvoient à des réalités multiples, contradictoires, mouvantes. Les clichés antisémites qui circulent aussi bien dans les pays arabes que dans la société française n'héritent pas d'un fond culturel « arabo-musulman ». Elles sont surtout la reprise, à peine actualisée, des préjugés racistes les plus typiquement européens.[...]Pourquoi dès lors parler de conflits intercommunautaires et jeter le soupçon sur ceux qui travaillent à faire émerger un secteur religieux et associatif musulman engagé dans la vie civile ? Les actes judéophobes sont au contraire souvent le fait d'individus isolés, plutôt jeunes, précisément acculturés et peu intégrés aussi bien dans les structures scolaires, le monde du travail que les structures communautaires religieuses ou politiques. Les actes violents contre les mosquées ou les musulmans (et outre le racisme ordinaire qui les vise depuis longtemps) sont aussi particulièrement nombreux tout en étant le fait d'individus très divers et procédant d'amalgames similaires dans leur fonctionnement et leur logique. Rien ne permet d'affirmer que la non-civilité, l'agressivité, de non-respect de l'autre sont unilatéralement le fait des dites populations « arabo-musulmanes ».[...]

DAVID KELLY NE S'EST PAS SUICIDÉ Le 14 02 2004
Une première lettre au quotidien britannique The Guardian, datant du 27 février 2004, rédigée par trois médecins spécialistes, mettait en doute que les éléments de l'autopsie pratiquée sur le cadavre du Dr Kelly prouvent que celui-ci s'était suicidé, comme l'avait admis le rapport Hutton. Le 12 février, dans une nouvelle lettre adressée au journal, trois autres médecins ont apporté leur soutien à cette thèse étayée par un rapport ayant nécessité cent heures de travail, qui examine point par point le verdict de l'autopsie. Sa conclusion indique qu'une artère du poignet sectionnée ne peut entraîner une mort aussi rapide, de même que la concentration en co-proxamol dans le sang de David Kelly n'était en aucun cas suffisante pour provoquer une intoxication mortelle. Ainsi, la thèse officielle sur la mort de l'expert David Kelly est, selon eux, contraire au savoir médical actuel. Pourquoi la commission Hutton s'est-elle alors empressée de travailler sur une hypothèse si improbable ?

Chirac dénonce le tracé de la barrière de séparation Le 13 02 2004
PARIS (AFP) - Le président Jacques Chirac a affirmé, dans une interview au quotidien israélien Yediot Aharonot publiée vendredi, que le tracé de la barrière de séparation qu'Israël construit en Cisjordanie 'n'est pas conforme au droit international' et risque de provoquer 'davantage de colère' chez les Palestiniens. Personne ne peut 'dicter à Israël les décisions' à prendre pour assurer sa sécurité face au terrorisme, déclare Jacques Chirac dans cette interview dont le texte a été rendu public à Paris par l'Elysée et publiée quelques jours avant la visite d'Etat que le président israélien Moshe Katsav doit effectuer en France à partir de lundi. Le président Chirac estime que le tracé de cette barrière 'dépossède des milliers de Palestiniens de leur terre et rend la vie encore plus dure à un peuple qui souffre déjà tant au quotidien'. Mais il souligne que 'si Israël estime qu'une barrière peut être techniquement efficace, il faut néanmoins qu'elle soit juridiquement acceptable'. 'Son tracé actuel n'est pas conforme au droit international', déclare le président en rappelant que les Européens avaient demandé à l'ONU en octobre dernier l'arrêt de la construction du mur. Conçue pour empêcher l'infiltration de kamikazes palestiniens, la ligne de séparation devait au départ épouser la 'ligne verte' séparant Israël de la Cisjordanie, mais son tracé actuel s'enfonce profondément en Cisjordanie pour protéger des colonies juives. Le gouvernement israélien a décidé jeudi de boycotter les délibérations de la Cour internationale de Justice de la Haye (CIJ) qui examinera à la demande de l'ONU, à partir du 23 février, la légalité de ce 'mur' de séparation. 'J'ai le sentiment que la construction de cette barrière selon ce tracé créera de nouvelles frustrations et davantage de colère et qu'elle compromettra la solution de deux Etats qui fait l'objet d'un consensus international', dit-il. M. Chirac a également jugé que l'évacuation des colonies de Gaza, annoncée par le Premier ministre israélien Ariel Sharon, constituerait 'un premier pas très positif dans l'application de la Feuille de route'. 'Mais il faudra aussi qu'Israël respecte les engagements pris en matière de suppression des implantations sauvages et l'arrêt de la colonisation en Cisjordanie', conformément au plan de paix international, ajoute-t-il. Il souligne aussi que les Palestiniens doivent de leur côté agir contre les 'groupes qui pratiquent le terrorisme'.[...]

La population d'origine arabo-musulmane est sensible à la situation au Moyen-Orient Le 13 02 2004
[...] Enfin, Jacques Chirac affirme que 'la France n'est pas un pays antisémite' et qu'elle conduit un combat sans relâche contre ce fléau' qu'est l'antisémitisme. 'Non, la France n'est pas un pays antisémite. Mais nous devons rester d'une totale vigilance', déclare Jacques Chirac. Le président de la République reconnaît qu'en Europe, 'la population d'origine arabo-musulmane est sensible à la situation au Moyen-Orient en général et, en particulier, au conflit israélo-palestinien'. Il observe qu'une minorité agissante' ressent 'un sentiment d'humiliation qui a pu conduire à des actes de nature antisémite'.

Israël boycottera la Cour internationale de Justice Le 12 02 2004
JERUSALEM (AFP) - Le gouvernement israélien a décidé jeudi de ne pas participer aux délibérations de la Cour internationale de Justice de la Haye (CIJ), qui examinera à partir du 23 février la légalité de la ligne de séparation qu'Israël construit en Cisjordanie. En Cisjordanie et dans la bande de Gaza deux Palestiniens, dont un enfant, ont été tués par des tirs de soldats, au moment où les forces de sécurité israéliennes étaient en état d'alerte de crainte d'attentats après des raids meurtriers de l'armée la veille. La commission ministérielle présidée par le Premier ministre Ariel Sharon 'a décidé d'adopter les recommandations des équipes d'experts et de ne pas participer aux audiences de la CIJ qui débuteront le 23 février', a annoncé la présidence du Conseil. Israël s'en tient au document écrit de 150 pages remis le 30 janvier à la CIJ qui nie la compétence du tribunal, estimant qu'Israël assure son droit 'fondamental à la défense' en érigeant l'ouvrage controversé. A ce propos, les autorités israéliennes relèvent la position des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, de l'Allemagne, du Canada, de l'Australie et d'autres pays 'qui ont établi que la CIJ n'avait pas compétence sur cette affaire', selon un communiqué. Dix-sept pays, pour la plupart arabes et musulmans, de même que les Palestiniens, ont en revanche estimé que le dossier sur la légalité de la ligne de séparation était bien du ressort de la CIJ. Le Premier ministre palestinien Ahmad Qoreï, qui effectue une tournée en Europe pour mobiliser l'opinion contre l'édification de la ligne, a obtenu l'appui du pape Jean Paul II. 'La Terre Sainte a besoin de réconciliation: de pardon, non de vengeance, de ponts, non de murs', a dit le souverain pontife en recevant M. Qoreï en audience au Vatican. Conçue pour empêcher l'infiltration de kamikazes palestiniens, la ligne devait au départ épouser la 'ligne verte' séparant Israël de la Cisjordanie, mais son tracé actuel s'enfonce profondément en Cisjordanie pour protéger des colonies juives. Les Palestiniens, qui la qualifient de 'mur de l'apartheid', dénoncent le fait qu'elle annexe de facto des secteurs entiers de l'Etat qu'ils ambitionnent de créer. La CIJ a été saisie par l'Assemblée générale de l'Onu qui a condamné l'ouvrage et lui a demandé de se prononcer sur les conséquences juridiques de sa construction.[...]

Communiqué du MRAP, accusations d'antisémitisme d'une extrême gravité Le 12 02 2004
Le MRAP a découvert avec stupeur qu'au cours d'un colloque, à la fin de l'année dernière, Alain FINKIELKRAULT et Malek BOUTIH, actuel membre de la direction du Parti Socialiste, avaient prononcé à l'encontre du MRAP des accusations d'antisémitisme d'une extrême gravité. Ce faisant, ils s'associaient à l'offensive convergente de l'extrême droite, communautariste ou non et de 'la droite libre' de l'UMP qui tentent par tous les moyens de déstabiliser le MRAP et la lutte qu'il mène contre tous les racismes. Alain FINKIELKRAULT, dans un nauséeux jeu de mots, a évoqué le MRAP comme 'mouvement contre le racisme et pour l'antisémitisme des peuples'. Malek BOUTIH a déclaré pour sa part que le MRAP avait défilé aux cris de 'Mort aux juifs', s'appuyant sur une manifestation unitaire qui regroupait les principales associations des droits de l'homme dont la Cimade, la LDH, l'Union Juive Française pour la Paix etc., ainsi que plusieurs partis politiques et syndicats dont les verts, le parti communiste, la LCR, la CGT, la FSU, SUD etc., au cours de laquelle des débordements avaient été immédiatement isolés et vigoureusement condamnés. Il ne peut échapper à personne que le choix qui a été fait de viser le MRAP obéit à de misérables arrières pensées politiques. Il s'agit d'une offense inqualifiable non seulement à la mémoire de tous les juifs progressifs qui ont fondé le MRAP mais également à l'endroit de toutes celles et ceux militants ou non du MRAP qui luttent contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples. Le MRAP, qui sera représenté par Maître Pierre Mairat, a décidé de poursuivre en diffamation Alain FINKIELKRAULT et Malek BOUTIH qui, en tenant de tels propos, se sont déshonorés.

Je ne suis pas antisémite. Je ne fais que critiquer la politique d'un État. Le 11 02 2004
[...]Je ne suis pas antisémite. Je ne fais que critiquer la politique d'un État comme on s'autorise à critiquer celle de Poutine en Tchétchénie. En tant qu'Africain, je considère qu'Israël s'est très mal comporté en soutenant le gouvernement d'Afrique du Sud alors que tous les pays démocratiques avaient appelé au boycott et je le dis. Israël ne s'est jamais excusé pour cela. Dans mon dernier spectacle, je me moque très durement de l'islam et des musulmans et cela ne suscite pas un tel tollé. [...]

Israël n'a pas le droit de contester la compétence de la CIJ Le 11 02 2004
Kamal Qobaa est spécialiste palestinien en droit international et proche du président de l'Autorité d?autonomie Yasser Arafat Al-Ahram Hebdo : Quels sont les arguments juridiques que présentera l'Autorité palestinienne devant la Cour Internationale de Justice (CIJ) dans l'affaire de la construction par Israël du mur de séparation en Cisjordanie ? Le côté palestinien a formé un groupe d'experts juridiques connus pour leur compétence et habilité, dont certains sont de nationalité étrangère. Ce groupe est présidé par Nasser Al-Qédwa, représentant permanent de la Palestine aux Nations-Unies. Ces experts sont soutenus par d'autres commissions, technique, juridique et autres. Les arguments juridiques présentés par les Palestiniens devraient comporter plusieurs principes et fondements. En premier lieu, l'Autorité doit mettre en avant le fait que le mur est construit sur des territoires palestiniens occupés. D'après les accords de La Haye de 1899 et de 1907, les autorités d'occupation n'ont pas le droit de modifier ni la structure géographique ni démographique, ni même topographique de la région occupée. Le mur, tel qu'il paraît dans les photos d'illustration incluses dans le dossier palestinien, implique inévitablement une destruction des paysages palestiniens dans les lieux qu'il traverse d'un point de vue géographique et démographique. Il provoque ainsi des déséquilibres dans la structure démographique des deux côtés du mur et laisse présager des dangers imminents tels que l'exode des habitants palestiniens. Deuxièmement, ce mur touche aux aspects économiques, notamment l'eau, et plus particulièrement les eaux souterraines. Si nous examinons plus minutieusement le tracé du mur et les régions qu'il traverse, nous remarquerons qu'il est question pour les Israéliens de s'emparer des nappes phréatiques de la Cisjordanie, notamment celle de l'ouest. D'ailleurs, il est important de signaler dans ce contexte qu'Israël vole plus de 80 % des capacités de la Cisjordanie. Le reste du mur longe également des régions de nature hydraulique. Cette question des ressources hydrauliques a été abordée à maintes reprises par les instances internationales, et plusieurs résolutions internationales ont souligné les droits de souveraineté du peuple palestinien sur ses ressources en eau, notamment les eaux souterraines. Troisième point, le mur représente une violation flagrante des principes régissant les territoires occupés du point de vue politique. Car il est interdit aux autorités d'occupation d'entreprendre des mesures de manière à changer sa configuration à même d'influencer l'avenir politique de ces territoires. Ce mur de séparation détruit le droit du peuple palestinien à l'autodétermination car il provoquera des divisions et des déséquilibres démographiques et topographiques. Ce qui signifie que le droit palestinien à l'autodétermination devient loin de toute portée. Enfin, le mur constitue tout simplement une violation flagrante de tous les droits des Palestiniens et leur souveraineté sur leurs ressources naturelles. C'est une menace pour leur avenir.Israël dit que la construction du mur est une question politique et non juridique, et qu'elle doit être réglée dans le cadre de négociations politiques. Il conteste donc le droit de la CIJ de statuer sur cette affaire ... ?Israël essaie toujours de cantonner le conflit avec les Palestiniens dans des cadres politiques afin de pouvoir imposer sa tactique en négociations avec les Palestiniens dans l'objectif de vider leur cause fondamentale de son contenu. Le conflit à la base est d'ordre juridique et il a été considéré comme tel par plusieurs organisations internationales depuis la résolution de partage de l'Assemblée générale de l'Onu en 1947. La tactique d'Israël prétendant que l'affaire du mur est d'ordre politique est une tentative de profiter de sa domination et de l'hégémonie des Etats-Unis et du lobby sioniste pour imposer sa vision et ses intérêts. Israël tente également d'ôter aux Palestiniens l'arme juridique. D'où sa tentative pour transformer le conflit en une discussion politique sans aucun fondement ni base juridique à l'échelle internationale. Mais les Etats-Unis, l'Union Européenne (UE) et la Russie semblent soutenir le point de vue israélien puisqu'ils se sont opposés à ce que la CIJ se saisisse de l'affaire du mur de séparation ...La CIJ est un organe qui fait partie du système des Nations-Unies créé après la seconde guerre mondiale. Il existe tout un chapitre dans la charte de l'Onu précisant les prérogatives de la Cour de justice. Si nous revenons à la charte de l'Onu, on pourrait lire textuellement que l'Assemblée générale de l'Onu a le droit de demander à la Cour des avis consultatifs concernant les questions qu'elle discute. Par conséquent, aucun Etat ne détient le droit d'objection, parce que l'avis que l'Assemblée générale demande sur le dossier est consultatif et non obligatoire ou exécutoire. Il ne s'agit donc pas d'arbitrer un conflit entre protagonistes. Pour ce qui est de l'arbitrage, il faut qu'il y ait un accord entre les Etats concernés qui accepteraient le verdict de la Cour d'arbitrage. Concernant le dossier du mur, l'Assemblée générale a demandé un avis consultatif et personne n'a le droit de rejeter une telle requête.. Tout le tapage médiatique israélien actuel contre la saisine de la Cour internationale de justice est un moyen d'arrêter tout le processus de peur d'un avis défavorable. Signalons dans ce contexte les tentatives israéliennes d'écarter le juge égyptien, membre de la CIJ, Nabil Al-Arabi, dont l'intégrité et la compétence sont reconnues à l'échelle internationale. Les Etats n'ont aucunement le droit d'objecter l'examen d'un dossier quelconque par la CIJ. Et je crois que tous les points de vue présentés par l'UE sous pression de la Grande-Bretagne, de l'Allemagne, du lobby sioniste, des Etats-Unis et de la Russie qui nous ont particulièrement surpris ne paralyseront jamais les démarches de la Cour. Nous voulons un avis consultatif de la CIJ pour le remettre à l'Assemblée générale de l?Onu et par la suite porter l'affaire du mur devant le Conseil de sécurité. Nous savons que trois Etats, parmi les cinq membres permanents du Conseil, useront de leur droit de veto si cette affaire est portée devant l'exécutif onusien. Malgré tout, une résolution de l'Assemblée générale et l'avis de la Cour auront un impact moral et médiatique bénéfique. Si la CIJ donne raison à l?Autorité palestinienne, le groupe arabe a-t-il le droit juridiquement parlant de demander l'expulsion d'Israël de l'Assemblée générale de l?Onu ?Oui, je le crois. Dans le passé, il y a eu plusieurs projets de résolution pour ne pas accréditer le représentant d'Israël auprès de l'Assemblée générale. Aujourd'hui, je crois que du point de vue juridique, il existe suffisamment d?arguments pour expulser Israël et suspendre sa représentation non seulement à l'Assemblée générale, mais aussi dans d'autres organisations internationales. Mais il faut d'abord que la communauté internationale soit sincère dans ses engagements devant l'Assemblée générale. Ce qui est difficile à concrétiser vu que plusieurs Etats sont soumis à la domination des Etats-Unis.Propos recueillis par Mohamed Moustapha

Une volonté de main-mise sur les ressources Le 05 02 2004
L'Ange des abîmes, c'est la prolongation du 11 septembre, l'exploration d'une voie qui avait été sugérée par le président des Etats-Unis qui consistait à désigner un responsable du mal et à lui faire la guerre. [...] Depuis plusieurs années, c'est un véritable terrorisme d'Etat qui est pratiqué dans le monde. Les attentats ont été une réponse à ce terrorisme et, avant de se vanger, les occidentaux auraient dû s'interroger sur le terrorisme d'Etat et sur nos responsabilités dans la marche du monde. [...] l'Occident se pose comme principal vecteur civilisateur de notre époque, avec une volonté de main-mise sur les ressources et donc une montée radicale de la violence qui s'accompagne d'une volonté de conquête.

AGENDA MONDIAL FEVRIER 2004 Le 04 02 2004
Voici le texte et l'image parlant d'un événement qui nous semble primordiale pour la Paix dans le monde, paru dans le journal gratuit de Monsieur tout le monde : METRO. Qui a dit que la presse ne parlait pas des horreurs de l'annexion ? Voici le texte (cercle rose) : 23 février, La Haye : la Cour de jusitice internationale se prononcera sur la légalité du mur de 700km qu'Israel est en train de construire pour pévenir les attentats terroristes. Les Palestiniens [et les personnes sachant lire une carte] affirme que cette cloture annexe une partie de leurs terres.

The U.S. Begs for UN Backing in Iraq. What is the Danger to the United Nations if it Agrees to U.S. Terms? Le 02 02 2004
[...]1) If the UN completely rejects the U.S. proposal that it return to Iraq under the auspices of the U.S. occupation, it faces the possibility of escalating marginalization by the Bush administration, further threats to its independence, and the likelihood of being deemed 'irrelevant' by the world's sole super-power. Washington might make additional cuts in dues to the world organization and the humanitarian agencies, reduce its already insufficient political support, and increase its threats and punishments of UN member states who stand defiant. 2) If the UN agrees to return to Iraq under terms set by the U.S. occupation, the dangers are even higher. The global organization risks a serious loss of international credibility, and the danger of being deemed an agent for or facilitator of occupation. Aside from the credibility factor itself, UN staff in Iraq would again face the likely possibility of physical attack, based on the opposition's view that the UN was acting as an agent of an illegitimate occupation. Passed under extreme U.S. pressure, Security Council resolution 1483 arguably provides a kind of forced legality to the U.S. occupation of Iraq; it does not provide any legitimacy. So, What Should Be Done 1) There should be an immediate end to U.S. occupation, and withdrawal of American troops. Because the U.S. invasion destroyed the governing capacity in Baghdad and undermined security for civilians throughout much of the country, the withdrawal of the U.S. forces should be followed by a temporary combined mandate for the United Nations, Arab League, and OIC (Organization of the Islamic Conference) to provide direct support for Iraq's reclaiming of sovereignty. That would include election assistance, humanitarian and reconstruction aid (including control over all international funds, including those coming from the U.S. Congress, designated for Iraqi rebuilding), and peacekeeping/security deployment. 2) The UN investigation team should reject the artificial U.S.-imposed June 30th deadline, and broaden its mandate to examine what conditions would have to change before an election could be organized, assess what time frame would be required to accomplish those changes, and determine whether any election conducted under foreign military occupation could be free and fair.

Le sionisme n'a plus rien à voir avec le projet initial Le 01 02 2004

Premier rapport sur les conséquences du mur Le 01 02 2004 à PALESTINE
Dans un rapport de l'IPC (le Centre International de Presse): le 'mur de séparation' raciste vise la confiscation de la moitié de cadastres de la Cisjordanie et les rend aux zones isolées Le rapport, publié dernièrement par l'IPC, a averti de la confiscation israélienne de plus de 45% du cadastre total de la Cisjordanie par l'implémentation de son projet colonial ; qui est le « mur de séparation ». Le rapport, préparé par l'IPC, a déclaré que les forces d'occupations israéliennes (FOI), ont confisqué presque 165 milles dunams (dont 124.323 dunams de terres des civils, au gouvernorat de Kalqilya, et 40.460 dunams de terres publiques des gouvernorats, dont la plupart se trouve dans le gouvernorat de Janine) afin de construire 'le mur' dont la longueur est normalement 620 Km et dont la profonde est entre 23-300 Km, dedans les terres de la Cisjordanie. En outre, les FOI ont rasé 22.298 hectares. Il a aussi signalé que 'le mur' isolera 126 agglomérations humaines palestiniennes, plus 48 autres agglomérations comprenant 183.986 gens, assiégés entre le mur principal et le secondaire. 'Le mur' divise la Cisjordanie en trois zones : 1. la zone sécuritaire de l'est : une zone qui occupe 1.237 Km carrés dans les terres palestiniennes, qui veut dire 21.9% du cadastre de la Cisjordanie, dont le cadastre de 40 colonies israéliennes. 2. la zone sécuritaire de l'ouest : une zone de 1 328 km2, qui veut dire 23.4% des terres de la Cisjordanie. 3. la troisième zone : une zone de 54.7% des terres de la Cisjordanie. C'est la zone qui annexe les grandes villes palestiniennes, en fin cette zone divisera ce cadastre aux 8 endroits et 64 Ghettos palestiniens isolés. Les FOI ont complètement détruit des maisons situées au nord de la Cisjordanie ; 80 à Tulkarem et 60 à Qalqilya, et ont endommagé plus de 4 400 maisons. Ce mur influence la vie de plus de 875 milles palestiniens, car il empêche 400 familles (2.323 personnes) de rejoindre leurs terres, avalées par le mur, car il enferme 12.482 familles (42.097 personnes) entre 'le mur' et la Ligne Verte et il isolera 236 milles de civils dans des cantons déchirés, dont 115 milles entre le mur et la Ligne Verte. Le report a clarifié qu'Israël, qui prétendait que la construction de ce mur est venue pour « la protection des civils israéliens» et pour « mettre fin aux attentats palestiniens dans la Ligne Verte », visait évidemment l'annexion de plus des terres fertiles, d'ou l'incapacité de créer un état palestinien indépendant, due au manque de l'unité de ses terres comme il sont déjà déchirées par le mur. De plus, le rapport mentionne que la largeur du mur était entre 60-100 m, que son hauteur arrive à 8 m, que la deuxième partie de la construction du mur avait commencé il y avait quelques mois, après avoir terminé la première le 23 juin 2002 et qu'il diviserait la Cisjordanie en 7 zones isolées, en ayant confisqué plus de 45% de ses terres. Les autorités occupationnelles ont confisqué 75 agglomérations humaines pour 'le mur de séparation', dont 26 étaient confisquées par des ordres militaires, 18 par la mainmise et 31 d'autres agglomérations par les deux moyens. Ce mur influence sur tous les domaines de la vie en Cisjordanie, car il non seulement déchire l'unité de la terre palestinienne, mais encore il influence sur le domaine de l'eau par la perte de 12 millions m3 par la confiscation de l'eau du 'bassin de l'ouest', qui constitue la source de l'eau souterraine la plus importante en Cisjordanie, et par la confiscation de 40 puits d'eau situés entre 'le mur de séparation' et la Ligne Verte, qui servaient 32 milles civils résidés dans la zone et aux environs. Le rapport a par ailleurs mentionné que 100 milles d'oliviers ont été déracinées, que le mur a annexé 165 milles hectares, qu'il a rasé 229 milles hectares de terres fertiles, qu'il a isolé 238.350 hectares et qu'il isolera les paysans des 71 villages de leurs terres. Le budget du mur au début était presque 120 millions $ pour qu'il arrive actuellement à 8.5 milliards NIS (une augmentation de 1.7 milliard $). Le secteur éducatif est un des plus endommagé de ce mur après que 320 écoles, dont la plupart des lycées, plus la cour de l'Université d'Al-Quds, ont été isolées derrière ce mur d'ou la souffrance de 170 élèves. En outre, le rapport a déclaré que le mur a causé l'isolation de 30 agglomérations humaines des polycliniques d'ou la prévention des 220 milles civils des services hospitalières et sanitaires. Enfin, ce mur a aussi endommagé le secteur du tourisme, soit par la destruction expresse, des monuments archéologiques ou soit par la paralyse du mouvement de tourisme dans les grandes villes touristiques comme celle de Bethlehem d'ou la perte de la source financière de 65% des familles. Un abus Le rapport parle des côtés juridiques du projet du « mur de séparation raciste », affirmant que sa construction sur les terres palestiniennes en Cisjordanie présente une violation tangible contre toutes les lois et les normes internationales, surtout contre la résolution élaborée le 21 octobre 2003, qui appelle clairement à Israël d' 'arrêter la construction du mur et démanteler le segment construit sur les terres Palestiniennes occupées, dont Jérusalem oriental et ses environs '. Il a indiqué que le mur s'efforçait à l'annexion illégale des terres palestiniennes à 'la Ligne Verte' pour y construire presque '75 colonies' israéliennes ou il résideraient 300 milles colons, cela peut-être traduit par l'annexion illégale de 108.918 palestiniens au Israël ou par leur encerclement dedans le mur. Le mur vise aussi la division de la population palestinienne comptant sur des bases raciales, comme empêcher son mouvement par l'imposition des couvres feus et des clôtures, et la confiscation des milles de dunums, afin de ne pas arriver à leurs terres, qui constitue une transgression contre les lois et les compromis internationaux. Les réactions Le rapport montre les différentes réactions vis-à-vis du mur, en indiquant qu'elles se différencient entre le refus, l'approbation et le soutien, et affirme que le mur est fortement refusé par tous les palestiniens officiellement et publiquement. Le rapport décrit la position arabe officielle et publique 'indifférente' en général malgré le danger établit de ce projet colonial, expliquant que la mobilisation arabe confine souvent dans les déclarations du refus et les condamnations, même si les arabes posaient fortement la question aux Nations Unies. La position de l'Union Européenne était totalement contraire, car l'UE déclare les conséquences dangereuses de ce mur sur la vie quotidienne et les événements palestiniens. La position américaine a deux faces à propos de cette question, selon le rapport, parce que les Etats-Unis le refuse dans les medias mais l'accepte implicitement. De plus, l'ONU est contente de montrer son inquiétude et trois réticences sans prendre des mesures tangibles contre l'essentiel de cette question. Finalement, les autres positions internationales persistent sur les condamnations sans activations, après les activités faites par les départements de l'ONU, comme les rapports des différents comités, surtout ceux des organisations des Droits de l'Homme de l'ONU, et sur les longues des représentants des organisations, afin de montrer la réalité du mur, un refus fort a été récemment apparu dans l'Assemblée Générale, demandant au Israël de stopper les travaux de la construction et voire de lever la partie construite du mur. Finalement ce refus s'était traduit par le levé de la question du mur à la Cour Internationale de Justice, à La Hague, décembre dernier.

Même là où ils sont [les palestiniens] c'est chez nous [Israel] Le 01 02 2004 à JERUSALEM
Voici un extrait de l'émission Un oeil sur la planète où Thierry Thuillier interview des israelien à Jérusalem au sujet du mur de séparation : Israelienne : On appel ca une muraille de protection, alors pourquoi vous êtes contre cette muraille de protection, ca veut dire que vous n'avez pas envi qu'on se protège et que vous êtes satifait uniquement quand il y a des attentats. France 2 : C'est qui 'vous' ? Israelienne : La France quoi. France 2 : Est ce que vous trouvez que quand on est étrangé à Israel on ne peut pas critiquer Israel. Israelienne : Oui on a le droit de critiquer. France 2 : Apparament pas. Israelienne : Mais ça c'est pas une chose critiquable, on a le droit de se proteger contre les terroristes. France 2 : Mais couper des familles comme à Abou Dis où il y a un mur qui passe au milieu d'un village palestinien ça vous semble normal. Israelienne : Non ça passe pas au milieu, ca passe pas au milieu d'un village, c'est eux qui ont empiété sur nous, c'est tout. Mais de toute façon même là où ils sont c'est chez nous.

Le Likoud : Dire qu'un juif qui habite dans sa patrie historique est un colon est une abération historique Le 01 02 2004
Un député isrealien membre du likoud interviewé par Thierry Thuillier dans l'émission Un oeil sur la planète : France 2 : Est qu'Israel n'est pas quelque part l'otage de cette population [les colons] qui est très minoritaire tout de même.? Député : D'abord je crois que le terme lui même de colon est insultant, puique dire qu'un juif qui habite dans sa patrie historique est un colon est une abération historique. Le fait qu'il s'agisse d'une population juive dans une région qui n'a pas de statut juridique final défini pose un problème éffectivement, qui peut être résolu dans le cadre de négociation...

Espionnage américain contre des diplomates de l'ONU en vue de promouvoir l'approbation de de la guerre contre l'Irak Le 29 01 2004
Quelques personnalités Américains, comprenant le Révérend Jesse Jackson, l'auteur féministe Gloria Steinem, le vétéran du Vietnam Ron Kovic, et des artistes tels que Sean Penn, Bonnie Raitt, Danny Glover et Martin Sheen ont formulé une déclaration conjointe jeudi 29 janvier pour soutenir Katharine Gun. Madame Gun, britannique, est menacée de deux ans en prison pour avoir alerté le publique sur l'espionnage américain contre des diplomates de l'ONU en vue de promouvoir l'approbation de l'Organisation de la guerre contre l'Irak. AMÉRICAINS PRÉOCCUPÉ SUR LE SORT DE KATHARINE GUN Est-il juste que cette femme aille en prison pour avoir commis le 'crime' de dire la vérité? La déclaration suivante est signé par : DANIEL ELLSBERG, auteur/déterreur de corruption JAMES ABOUREZK, ancien sénateur des E-U BARBARA EHRENREICH, écrivain LINDA FOLEY, présidente du ?Newspaper Guild' DANNY GLOVER, acteur/metteur en scène JIM HIGHTOWER, commentateur/auteur REV. JESSE JACKSON, fondateur de la coalition Arc-en-ciel/PUSH RON KOVIC, vétéran Vietnam/auteur SEAN PENN, acteur/metteur en scène BONNIE RAITT, musicienne RAMONA RIPSTON, directrice del'Union pour les Libertés Civiques, Californie du Sud MARTIN SHEEN, acteur/metteur en scène GLORIA STEINEM, auteur féministe (Les affiliations sont spécifiées strictement pour identifier les personnes) Au moment où le monde basculait dans le précipice de guerre au début de mars 2003, où les Etats-Unis et la Grande-Bretagne mettaient la pression sur le Conseil de Sécurité de l'ONU pour qu'il renonce aux inspections afin de constater la présence d'armes de destruction massive et qu'il autorise une guerre contre l'Iraq, un reportage a fait la Une un peu partout dans le monde. Cet événement semblait critiquer la volonté généralisé pour la formulation d'une résolution de guerre de l'ONU. Dans le journal londonien The Observer, un mémo 'top secret' écrit par un membre de haut niveau du ?National Security Agency' à Washington en 'fuite' a été cité, disant que pour des raisons d'encouragement à une résolution de guerre, des espions avaient monté une avalanche de surveillance visant les pays figurant dans le Conseil de Sécurité, notamment six d'entre eux qui se déclaraient indécis. Ce groupe d'espionnage a intercepté des communications diplomatiques entre les pays et les téléphones et boîtes email dans les bureaux susceptibles de donner aux décideurs de la politique des Etats-Unis un avantage pour la réalisation de leurs buts. Le mémo du National Security Agency demandait l'assistance des services secrets britannique pour conduire cette surveillance. La pièce qui a paru dans le journal The Observer concernant les sales tours joués par les Etats-Unis à l'ONU, a profondément impressionné une bonne partie du monde, surtout les pays ciblés par l'espionnage. Aujourd'hui une femme britannique âgée de 29 ans, est susceptible de passer deux ans en prison pour avoir agi en conformité avec sa conscience et dévoilé ce mémo au public. Madame Gun, traductrice à l'agence GCHQ des services secrets britanniques, a été arrêtée peu de temps après la parution de la pièce dans le journal. En novembre, on l'a accusée d'avoir enfreint l'acte draconien du secret officiel britannique. C'est le groupe Liberty, organisation britannique des droits humains, qui la représente. Amnesty International a dénoncé des contraintes imposées sur sa défense. Katharine Gun a récemment expliqué ses actions : 'La révélation faite était justifiable sur le fondement qu'elle a exposé des illégalités et des torts graves de la part du gouvernement des Etats-Unis, qui s'est efforcé de subordoner nos propres services de sécurité...... Je me défendrai contre les accusations posées contre moi en citant la nécessité d'exposer ce document pour prévenir une guerre illégale dans laquelle des milliers d ?Irakiens et de soldats britanniques seraient tués ou mutilés. Personne ne m'a intimé d'ordre, et il est impossible de suggérer, que j'ai reçu quelque compensation que ce soit. Je n'ai suivi que ma propre conscience. 'Je suis encouragée par beaucoup de messages de soutien que j'ai reçus des Britanniques ainsi que d'autres nations aux quatre coins du monde.? On a beaucoup parlé dans les derniers mois de la 'relation spéciale' entre les gouvernements des Etats-Unis et de la Grande Bretagne, qui a mené le monde à partir en guerre. Mais l'histoire décrit une autre 'relation spéciale', entre des gens de bonne volonté aux Etats-Unis et en Grande Bretagne qui ont travaillé ensemble pour s'opposer à l'esclavage et au colonialisme, et plus récemment, contre l'impulsion vers la guerre en Irak. C'est dans l'esprit d'amitié entre nos peuples dans la défense de la démocratie que nous signons la présente déclaration Nous exprimons notre admiration de Katharine Gun, qui a risqué courageusement sa carrière, sinon sa liberté même pour informer le publique de l'espionnage illégal pour favoriser une guerre. Si nous vivons dans une démocratie, elle ne sera pas accusée d'avoir exposé les crimes des autres. *Nous prions les média des Etats-Unis d'informer le public concernant ce cas critique aux valeurs fondamentales concernant le secret, la liberté de la presse, et le droit international, *Nous prions nos représentants élus d'exprimer leur opposition à ce procès au gouvernement britannique. *Nous prions les américains d'exprimer leur solidarité avec Katherine Gun directement au gouvernement de Grande Bretagne en s'adressant à l'ambassade britannique, 3100 Massachusetts Ave., Washington, D.C. 20008. Téléphone: 202-588-7800. Fax: 202-588-7870. (copie à : Americans Concerned about Katharine Gun c/o Institute for Public Accuracy 915 National Press Building Washington, D.C. 20045 solidarity@accuracy.org Traduit par Une Casques Bleus Citoyennes

La suite c'est la conquete totale de cette terre Le 29 01 2004
Je suis un chretien protestant evangelique, je crois en ce qui est ecrit dans la bible, et ma bible je la lis, je ne la mets pas sous mon lit pour la lire a Noel, et l'une des raisons pour lesquelles je crois en ce qui est ecrit dans la bible est que les prophéties de ce livre ce sont toujours réalisées, et c'est assez etonnant, et convainquant en ce qui concerne l'existence de Dieu qui connait le future. L'histoire du peuple juif est ecrite noir sur blanc dans la bible, ce qui s'est passé il y a 50 ans quand les juifs sont repartis en Israel etait ecrit il y a plus de 2000 ans dans la bible, mais cela ne s'arretera pas par la, la suite c'est la conquete totale de cette terre, cela a l'air injuste peut etre, mais Dieu est souverain et amour.

Début des auditions sur le Mur de Séparation à La Haye le 23 Février 2004 Le 28 01 2004
La Cour Internationale de Justice à La Haye a annoncé que les auditions concernant le Mur de Séparation commenceront le 23 février 2004. Les arguments écrits devront être soumis à la Cour avant le 30 janvier 2004 et tout pays qui désire soumettre une déclaration orale ou une plaidoirie devra informer le Tribunal avant le 13 février. Les arguments écrits devront être soumis à la Cour avant le 30 janvier 2004 et tout pays qui désire soumettre une déclaration orale ou une plaidoirie devra informer le Tribunal avant le 13 février. Les audition du Tribunal démarreront le 23 Février soit 10 jours après la date limite de soumission des plaidoiries. Le planning a été communiqué par la Cour Internationale de Justice 11 jours après que l'Assemblée générale des Nations-unies ait adopté la résolution pour lui confier le cas. Le Tribunal a déclaré qu'en dépit du fait que le Palestine n'en soit pas un membre, cela permettrait de soumettre le cas du Mur devant le Tribunal en demandant que son intervention dans l'étude du cas soit prise en tant qu'observateur Pendant ce temps, Israël qui a déjà ignoré la dernière résolution d'octobre lui demandant d'arrêter la construction du Mur, continue la construction, sachant que lors des dernières affaires internationales, cela a pris au Tribunal plusieurs mois et même des années pour arriver à une décision et juger les affaires. Israël a également déclaré qu'il coopérerait avec le Tribunal mais, en même temps, a refusé d'observer son avis. Le Mur de séparation, selon une étude menée par les Nations-Unies, bloquera 274 000 Palestiniens dans des minuscules secteurs séparés et interdira également à 400 000 Palestiniens d'atteindre leur travail, leur école, les hôpitaux et les Palestiniens vivant en Israël seront séparés de leurs familles et leurs amis vivant dans les territoires.

Mots en guerre Le 24 01 2004
[...] Pour avoir qualifié de 'ligne de sécurité'les travaux entrepris par les Israéliens autour de la Cisjordanie, Le Monde s'est fait vertement tancer par certains lecteurs. 'Je ne suis pas un spécialiste du génie civil, écrit Sultan Derb (courriel), mais je sais encore reconnaître un mur de béton quand je le vois à la télé. Vous avez choisi de l'appeler 'ligne de sécurité' comme s'il s'agissait d'une frontière imaginaire. Vous avez le droit de le considérer comme virtuel en niant son existence, car après tout les frontières artificielles ne sont pas là pour l'éternité. (...) Appelez-le ligne, trait, faisceau, limite, borne ou fil, la réalité c'est qu'il a coûté des millions à l'État hébreu et coûtera des vies aux Palestiniens, et ça ce n'est pas de la fiction.' L'expression 'clôture de sécurité', employée dans un autre numéro du Monde, n'a pas été mieux reçue. 'Comment osez-vous qualifier de 'clôture' cette gigantesque construction de 8 mètres de haut, parsemée de miradors et autres accessoires joyeux ? demande Zineb Basset (courriel). Dans sa partie 'soft', elle est constituée de barbelés coupants comme des lames de rasoir et entourée d'immenses fossés infranchissables. Quant au mot 'sécurité', doit-on vous rappeler que ce sont les Israéliens qui colonisent, détruisent et volent les biens des Palestiniens, et non le contraire ?' C'est bien un mur qui était montré en photo dans Le Monde du 20 décembre 2003, avec une légende faisant état de '150 km déjà construits'. Pour nous valoir, cette fois, une protestation en sens inverse, de Daniel Sée (Paris) : 'Vous n'êtes pas sans savoir que, si la 'barrière de séparation' (fence en anglais) fait actuellement 150 km, seuls 7,5 km sont en 'dur'. Le reste, ce sont des barbelés. Symboliquement et pratiquement, un mur de 150 km ou de 7,5 km, ce n'est pas pareil !' Rappelons les faits. Israël a décidé unilatéralement, en juin 2002, de procéder à cette construction, affirmant se protéger ainsi des attentats-suicides. Plusieurs centaines de kilomètres sont prévus, dans le but d'isoler la Cisjordanie, sur le modèle de la bande de Gaza. Mais la partie bétonnée ne doit occuper qu'une petite portion, le long des autoroutes, aux abords de Kalkilya et de tulkarem. Ne suivant pas toujours la 'ligne verte', le tracé s'enfonce à plusieurs reprises en territoire palestinien pour englober des colonies israéliennes. Les Palestiniens y voient un 'mur de l'apartheid', visant à leur voler des terres et à créer une nouvelle frontière, tandis que l'Etat hébreu déclare qu'il ne s'agit pas d'une frontière, mais d'une mesure de sécurité temporaire, qui contribuera à rétablir le calme et donc à relancer le processus de paix. [...]

Les Faucons : L'ONU doit changer ou les États-Unis doivent la quitter Le 23 01 2004
Référence : U.N. Should Change -- or U.S. Should Quit », par David Frum et Richard Perle,L'ONU est la petite souris de la politique américaine : peu d'adultes y croient, mais ils considèrent que ça n'est pas nuisible et que cela amuse les enfants. Toutefois, depuis le 11 septembre, en nous faisant obstacle dans la guerre au terrorisme, l'ONU n'est plus sans danger et les discours enthousiastes des Démocrates à son égard ont cessé d'être amusants. L'ONU est un obstacle pour notre sécurité nationale en raison de sa volonté de poser des limites légales aux capacités des États-Unis de se défendre. Cette attitude place les responsables politiques face à un dilemme : accepter ses limites et compromettre notre sécurité ou les rejeter et apparaître comme un hors la loi. L'article 51 de la Charte de l'ONU prévoit deux cas où le recours à la force est autorisé : en cas de légitime défense suite à une agression ou avec l'aval du Conseil de sécurité. Malheureusement, le terme d'agression se réduit à l'invasion, pas au fait d'abriter sur son sol des milliers de meurtriers anti-américains. Ainsi, si avant le 11 septembre, nous avions été détruire des camps d'Al Qaïda en Afghanistan, nous aurions été qualifié d'agresseurs. Nous aurions également pu demander l'accord du Conseil de sécurité, mais est-ce que les Russes, les Chinois et les Français nous l'auraient accordé ? En d'autres termes, avec les règles de l'ONU, on ne peut combattre les terroristes qu'une fois qu'ils ont mené une attaque. À une époque où des groupes fanatiques tentent d'acquérir des armes pouvant causer des centaines de milliers de morts, ce n'est pas acceptable. Les règles actuelles sont obsolètes et il faut donc en définir de nouvelles qui reconnaissent qu'abriter des terroristes est une agression. Il ne sera malheureusement pas facile de faire adopter ces changements car de nombreux pays, même parmi nos alliés traditionnels, sont plus préoccupés par l'obstruction contre la puissance américaine que par la guerre au terrorisme, tant que nous restons la cible. Par ailleurs, la France de Jacques Chirac utilise l'ONU pour nous présenter comme un pays hors la loi afin de construire une Union européenne bâtie comme un contrepoids contre nous. Le monde a changé et si l'ONU ne veut pas prendre part à la guerre au terrorisme, nous ne devons pas prendre part à l'ONU.

Les chrétiens sionistes américains : refuser toute concession territoriale aux Palestiniens. Le 23 01 2004
Depuis quelques années, le fondamentalisme religieux a radicalisé le conflit au Moyen-Orient. Ce qu'on sait moins, par contre, c'est que de plus en plus de chrétiens fondamentalistes contribuent à leur façon aussi à radicaliser le conflit. Aux États-Unis, les églises protestantes qui appartiennent au mouvement évangélique comptent plus de 50 millions de fidèles. L'interprétation de la Bible qui a cours dans un grand nombre de ces églises conduit leurs adeptes à vénérer le peuple juif et l'État d'Israël, et à refuser toute concession territoriale aux Palestiniens.

LE PARLEMENT JORDANIEN MULTIPLIE LES DÉMARCHES CONTRE LE MUR DE SÉPARATION ISRAÉLIEN Le 22 01 2004
[Référence : « Deputies condemn construction of separation barrier, call for Yassin’s protection », par Sahar Aloul, Jordan Times, 22 janvier 2004.] Les députés jordaniens ont condamné, mercredi 21 janvier 2004, la décision israélienne de poursuivre la construction du mur de séparation, et ont appelé à la protection immédiate du chef spirituel du Hamas, le cheikh Ahmed Yassin, menacé à plusieurs reprises d’assassinats par Israël. La motion, initiée par le parlementaire Abdul Munim Abu Zant, a été signée par 37 représentants. De plus, plusieurs représentants ont appelé à une condamnation officielle des mises en garde proférées par Ariel Sharon à l’encontre de la Jordanie, au sujet de son implication dans la campagne internationale contre le mur de séparation. Le député Mamhoud Abbadi a ainsi appelé « à une condamnation des déclarations de Sharon et à la convocation de l’ambassadeur israélien pour une audition approfondie ». Le ministre des Affaires étrangères jordanien, Marwan Muasher, a déjà rejeté les avertissements d’Ariel Sharon, qui avait déclaré que la Jordanie avait « beaucoup à perdre » dans ce dossier, et a présenté aux députés les arguments légaux que la Jordanie fournira à la Cour internationale de justice à cet égard. Il a souligné que la Jordanie était menacée par la construction du mur, et qu’en conséquence, le ministère des Affaires étrangères avait formé une équipe travaillant 24 heures sur 24 en coopération avec une équipe de juristes internationaux. « La Jordanie se coordonne actuellement avec la Ligue arabe, l’Autorité palestinienne et plusieurs pays amis pour préparer son argumentaire », a-t-il dit aux députés. Un député du Front d’action islamique (FAI), Badr Riyat, a demandé à ce que la Jordanie aille plus loin, et appelé le gouvernement à annuler la prochaine visite du ministre des Affaires étrangères israélien, Silvan Shalom, qui doit se rendre à Amman la semaine prochaine. Selon lui, cette visite ne peut faire « que du tort » à la Jordanie. Marwan Muasher lui a répondu que cette visite était un effort diplomatique pour discuter de la question du mur ainsi que des prisonniers jordaniens actuellement détenus en Israël. [...]

LA PAIX SUR LA MONTAGNE Le 20 01 2004 à ANTARCTIQUE
Une équipe de 8 militants pour la paix en Israel-Palestine atteignent le sommet d'une nouvelle montagne en Antarctique. Ils la baptisent 'Mountain of Israeli-Palestinian Friendship'.

Un gala de soutien au profit de l'armée israélienne est prévu à Paris Le 16 01 2004
L'armée israélienne est une armée d'occupation au service d'un Etat qui est le champion du monde pour le nombre de violations des résolutions des Nations Unies. Elle applique dans les territoires palestiniens occupés la politique coloniale du gouvernement Sharon. L'armée israélienne viole les conventions de Genève en infligeant des châtiments collectifs, en utilisant des boucliers humains, en bloquant les ambulances? L'armée israélienne est coupable de crimes de guerre (exécutions extra-judiciaires, massacres de populations comme à Jénine?). [...]Nous refusons que cette armée vienne se pavaner à Paris et collecter des fonds pour poursuivre sa sale besogne ! Nous refusons que notre pays se singularise en se faisant complice de son ?uvre de mort ! Nous dénonçons l'hypocrisie qui consiste à dénoncer l'importation du conflit dans nos banlieues et, en même temps, inviter en France ceux qui en sont responsables ! [...]Protestons par un courrier massif à : Palais des Congrès de Paris, 2 place de la Porte Maillot, 75017 PARIS. Président : M. Lucien Gibert. Directrice générale : Mme Véronique de Chanterac-Lamielle. Contact presse : tél. 01 40 68 14 45, fax : 01 40 68 29 50, e-mail : communication@palaisdescongres-paris.com En écrivant à Mme Françoise de Panafieu, Maire du XVIIème arrondissement, 16 rue des Batignolles, 75017 Paris. Standard téléphonique de la Mairie : 01.44.69.17.17

ONU : Mur israélien : la Cour internationale de justice autorise la Ligue des Etats arabes à participer à la procédure Le 15 01 2004
La Cour internationale de Justice, organe judiciaire principal de l'ONU, a autorisé la Ligue des Etats arabes, à prendre part, à sa demande, à la requête pour avis consultatif qui lui a été faite par l'Assemblée générale de l'ONU sur les conséquences juridiques de l'édification par Israël d'un mur dans le Territoire palestinien occupé. La Cour a décidé que, conformément à l'article 66 de son Statut, la Ligue était susceptible de fournir des renseignements sur la question dont la Cour est saisie et qu'elle était, par conséquent, autorisée à lui présenter un exposé écrit d'ici au 30 janvier 2004 et à participer à la procédure orale qui s'ouvrira le 23 février 2004, informe un communiqué de la Cour Internationale de Justice (CIJ) publié hier. Dans une lettre en date du 29 décembre 2003, le secrétaire général de la Ligue des Etats arabes, M. Amre Moussa, avait demandé que la Ligue soit invitée à fournir des informations par écrit et oralement sur sur cette question, est-il également indiqué dans le communiqué, Le 8 décembre dernier, l'Assemblée générale de l'ONU décidait de demander à la CIJ de se prononcer sur la légalité du mur qu'est en train d'édifier Israël, 'puissance occupante', 'dans le Territoire palestinien occupé, y compris à l'intérieur et sur le pourtour de Jérusalem-Est.' Le délégué israélien avait alors condamné cette initiative et indiqué que son pays était prêt à démanteler la clôture en fonction de l'évolution des négociations sur le statut final. La résolution avait été adoptée par 90 votes favorables, 8 voix contre (Australie, Etats-Unis, Ethiopie, États fédérés de Micronésie, Israël, Iles Marshall, Nauru et Palau) et 74 abstentions.

Donnez votre avis sur le ressentiment américain envers la France (expression publique.com) Le 14 01 2004
SONDAGE TRES IMPORTANT Question 1 : Comment jugez-vous les relations actuelles entre la France et les Etats-Unis ? : Mauvaises 70%Question 3 : Et George Bush et l'administration américaine portent-ils une responsabilité... : essentielle 60%Question 6 : Avec le recul, approuvez-vous ou désapprouvez-vous l'intervention militaire américaine en Irak ? : Je la désapprouve tout à fait 58%Question 7 : S'agissant des pays qui se sont fortement opposés à l'intervention militaire en Irak, diriez-vous que les Etats-Unis manifestent actuellement leur ressentiment à l'égard de... : La France 94%Question 8 : Dans le conflit irakien, estimez-vous que Jacques Chirac et le gouvernement français... : ont eu raison sur le fond et ont dit les choses comme il fallait 59%Question 21 : Certains disent que via ses proches alliés, l'Espagne et la Pologne, les Etats-Unis ont agi pour faire échouer la négociation de l'Union européenne sur l'adoption du projet de Constitution. Estimez-vous que c'est... : vraisemblable : les Etats-Unis ne veulent pas d'une Union européenne trop unie 65%

La haine des Américains à cause de leur politique ici Le 14 01 2004
[...]«Les Américains créent des terroristes» En peu plus loin dans cette zone martyrisée par l'opération poigne de fer, nous parlons avec un homme debout devant sa maison. Il nous invite à entrer et nous nous asseyons pour partager un thé. Son fils de trois ans, Halaf Ziad Halaf, vient à notre rencontre avec un air tracassé et nous explique: «J'ai vu les Américains avec leurs tanks, ils veulent nous attaquer.» Son oncle s'approche de moi et me dit: «Les Américains créent des terroristes en blessant les gens et en mettant au défi leur famille de les combattre. Même ce petit garçon va grandir avec la haine des Américains à cause de leur politique ici.» [...]

Des anciens combattant français d'Algérie apportent leur soutien aux soldats qui refusent de servir dans les territoires Le 11 01 2004
Des anciens soldats français qui refusaient de servir dans l'armée française durant l'occupation de l’Algérie, ont assuré leur soutien au mouvement de refus qui se déploie parmi les soldats de l'occupation israélienne protestant contre l'agression répétée contre le peuple palestinien. Les 42 soldats, dans une message envoyée à l'IPC à Gaza, ont dit ' soldats qui nous sommes dressés contre la guerre colonialiste de la France contre l’Algérie, nous ne pouvons pas rester insensibles au sort du peuple palestinien. Nous condamnons la politique colonialiste du pouvoir israélien qui , au fil des décennies , a annexé et continue d'annexer des territoires palestiniens .'' En ajoutant que ' Israël doit se retirer de tous les territoires occupés. La Palestine ne pourra être israélienne pas plus que l'Algérie ne pouvait rester française'. Les soldats ont exprimé leur soutien du mouvement du refus israélien dans l'armée à cause de leur refus de participer à la guerre anti-palestiniens et qu’ils ont soutenu le mouvement anti-colonialiste israélien. Plus de 40 personnes, dont un nombre des soldats refusant de servir dans les territoires occupés, leurs familles, un nombre de hauts responsables ont protesté hier devant la prison Numéro 6 ou se trouve cinq soldats du mouvement du refus israélien pour protester contre la sentence d'une année de prison auquelle le tribunal les a condamnés. Ce mouvement de refus a augmenté parmi les soldats réservistes et les officiers de l'armée durant l'Intifada après l'augmentation des exactions et des crimes contre le peuple palestinien et la politique d'annexion des territoires palestiniens.

Les déficits américains inquiètent le FMI Le 09 01 2004
Les déficits records aux Etats-Unis menacent l'économie amèricaine et mondiale,selon le FMI.le paquet de réductions fiscales de 1700 milliards de dollars sur 10 ans, les dépenses liées à la lutte contre le terrorisme et la guerre en Irak ont conduit à un déficit record de 500 milliards de dollars pour 2003-2004Il y a un risque important que l'appétit des investisseurs étrangers pour les avoirs américains diminue[...]L'émergence des déficits jumeaux, des comptes courants et du bidget ont fourni une nouvelle fois des raisons de s'inquiéter, note le rapport

LA GUERRE, SEULE ALTERNATIVE À LA CRISE ÉCONOMIQUE Le 08 01 2004
Les déclarations d'autosatisfaction de l'administration Bush annonçant une croissance économique record sont démenties par les faits. En réalité, le chômage progresse, la production intérieure s'effondre et l'économie se tourne toute entière vers la guerre. La dette extérieure atteint un niveau critique, sans précédent pour un pays industrialisé et, selon le Fonds monétaire international, menace l'économie mondiale. La spécialisation des industries d'armement rend impossible un retour à une économie de paix. Les États-Unis sont entrés dans un cycle infernal où leur survie économique dépend de la poursuite de la guerre. Fin 2003, le département du Commerce a rendu publique son estimation finale de la croissance au