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LCBC - Maison des
Associations du 19è
20 rue Edouard Pailleron
75019 Paris

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missions civiles

Les Missions Civiles ou Convois Syndicaux sont complémentaires des missions officielles des Nations Unies.
Même si les personnes qui partent dans les missions civiles dont nous parlons ne sont pas toutes des sympathisantes des
casques bleus citoyens, nous soutenons leur courage. Merci de nous signaler toutes les autres initiatives.

LCBC participent à la campagne lancée par le MAN, l'intervention civile fait effectivement partie des rôles que se donnent LCBC (en plus des demandes d'intervention militaire dans le cadre des Nations Unies).

L’histoire a montré que systématiquement les forces MILITAIRES de Paix avaient besoin de forces CIVILES pour les épauler, et VICE VERSA. De plus, une intervention est souhaitée par les palestiniens (voir les nombreux appels d'Arafat, président élu, les groupes palestiniens déjà signataires,...), la demande d'intervention du côté israèlien est moins évidente. Un premier travail de la campagne est de trouver des soutiens de nombreuses associations, sutout sur place. A en regarder les soutiens actuels de la campagne, il s'agit en majorité de groupes palestiniens. Rappelons que les plus hautes instances ont parlé d'intervention (De Villepin, Hannan, Barnier...). L'idée est aussi de s'inspirer des groupes d'intervention déjà présents (cf un film des Christian Peacemaker Teams -CPT - en action à Hebron avec leur casquettes rouges). Des soutiens auprés de L'Europe, le ministère des affaires étrangères sont prévus, mais malheureusement c'est le long terme qui semble ressortir, alors que la situation sur place imposerait des réactions plus rapides. Mais ce n'est qu'un début... Vous trouverez le 4 page de la campagne sur :

www.interventioncivile.org

Le MAN en partenariat avec :

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Voici les signatures des personnalités soutenant la campagne déjà réfèrencées sur LCBC (cette liste est non exhaustive). La plupart ont déjà signé contre le mur

 

Autres missions :

ATTAQUE ISRAELIENNE DU MAVI MARMARA Le 30 05 2010
Ils sont venus par mer et air, brisant le calme d'une nuit méditerranéenne. Peu de temps après 4.30am hier, dans des eaux internationales, 13 unité de la marine israélienne a pris d'assaut le Mavi Marmara, le vaisseau amiral d'une flottille affrété par une alliance d'activistes pro-palestiniens qui s'étaient combinés pour livrer 10 000 tonnes d'aide à Gaza.
http://www.guardian.co.uk/world/2010/may/31/israeli-attacks-gaza-flotilla-activists

ATTAQUE ISRAELIENNE DU MAVI MARMARA Le 30 05 2010
Ils sont venus par mer et air, brisant le calme d'une nuit méditerranéenne. Peu de temps après 4.30am hier, dans des eaux internationales, 13 unité de la marine israélienne a pris d'assaut le Mavi Marmara, le vaisseau amiral d'une flottille affrété par une alliance d'activistes pro-palestiniens qui s'étaient combinés pour livrer 10 000 tonnes d'aide à Gaza.
http://www.guardian.co.uk/world/2010/may/31/israeli-attacks-gaza-flotilla-activists

FOURTH BLOCKADE-DEFYING BOAT DOCKS IN GAZA PORT Le 09 12 2008
The Free Gaza Movement boat Dignity successfully broke through the Israeli blockade for the fourth time since August, arriving in Gaza Port, The ship carried one ton of medical supplies and high-protein baby formula, in addition to a delegation of international academics, humanitarian and human rights workers

FOURTH BLOCKADE-DEFYING BOAT DOCKS IN GAZA PORT Le 09 12 2008
The Free Gaza Movement boat Dignity successfully broke through the Israeli blockade for the fourth time since August, arriving in Gaza Port, The ship carried one ton of medical supplies and high-protein baby formula, in addition to a delegation of international academics, humanitarian and human rights workers

CARAVANE POUR LA PALESTINE JUILLET 2005 Le 02 07 2005 à JERUSALEM
En 2005, tous en palestine ! Une caravane du droit et de la solidarité et pour chaque individu, une expérience humaine très forte.
L'objectif de l'association est de former une caravane de véhicules motorisés partant de Strasbourg à destination de Jérusalem, en traversant l'Europe et le Moyen Orient.
A travers cette initiative, les femmes et les hommes engagés dans cette aventure demandent le respect et l'application du droit international et la liberté de circulation.
Un mouvement unitaire international
A chaque étape de l'itinéraire, d'autres personnes de nationalités différentes rejoindront la Caravane. Des actions spectaculaires seront entreprises dans chaque pays traversé en coordination avec les mouvements de solidarité existant sur place.
Le coup d'envoi de la Caravane est fixé au 2 juillet 2005 par une grande manifestation devant le Parlement de Strasbourg.
http://caravane.palestine.free.fr

CARAVANE POUR LA PALESTINE JUILLET 2005 Le 02 07 2005 à JERUSALEM
En 2005, tous en palestine ! Une caravane du droit et de la solidarité et pour chaque individu, une expérience humaine très forte.
L'objectif de l'association est de former une caravane de véhicules motorisés partant de Strasbourg à destination de Jérusalem, en traversant l'Europe et le Moyen Orient.
A travers cette initiative, les femmes et les hommes engagés dans cette aventure demandent le respect et l'application du droit international et la liberté de circulation.
Un mouvement unitaire international
A chaque étape de l'itinéraire, d'autres personnes de nationalités différentes rejoindront la Caravane. Des actions spectaculaires seront entreprises dans chaque pays traversé en coordination avec les mouvements de solidarité existant sur place.
Le coup d'envoi de la Caravane est fixé au 2 juillet 2005 par une grande manifestation devant le Parlement de Strasbourg.
http://caravane.palestine.free.fr

A quoi bon ce nouveau voyage ? Le 30 06 2005 à AIDA
Chers amis,
Notre voyage avait pour but premier une rencontre avec les habitants du camp de réfugiés de AIDA, de Bethléem, et en particulier avec les enfants du Centre culturel AL ROWWAD. Apres le passage du 'check-point' (barrage militaire) qui controle l'entrée dans Bethléem des voyageurs venant de Jérusalem, nous nous sommes heurtés au MUR, qui a progresé depuis notre dernier voyage, en janvier. Vous avez probablement déja recu les photos, sinistres et éloquentes, de l'entrée dans le camp, prises avant et apres la construction du mur. Je les enverrai a nouveau a qui les voudra.
Dans le Centre culturel, nous avons eu la joie de retrouver des enfants de la petite troupe qui est venue en France en 2003. Ils répétaient la dabké (danse traditionnelle) et le spectacle de marionnettes, en vue de leur prochain voyage aux Etats-Unis, du 15 juin au 12 juillet. Ils y présenteront 'Nous sommes les enfants du camp' dans quatre Etats : vous pouvez voir leur programme sur http://alrowwadf.blogspot.com. Ils visiteront New York, le Connecticut, le Vermont et le Kentucky. Ce séjour aux Etats-Unis revet une importance exceptionnelle : contrairement a ce que nous présentent les 'grands' media, l'opinion n'est pas soudée derriere le président en exercice et des milieux tres différents soutiennent au contraire la Palestine : souvenons-nous du sacrifice de Rachel Corrie..
La troupe, je vous le rappelle, viendra en France au cours de l'été 2006. Nous vous proposerons un programme apres notre séjour a Aida, début septembre. Il présenteront a nouveau en France 'Nous sommes les enfants du camp', piece qui reste malheureusement d'actualité. puisqu'aucun progres n'a été fait vers la paix au cours de ces dernieres années. Nous avons remis 7.500 euros a la direction du centre Al-Rowwad, dont 2.000 environ en paiement d'artisanat..
Nous avons rencontré quatre familles de prisonniers du camp d'Aida, que parraine l'association Solidarité Palestine 18. Un des enfants prisonniers avait été libéré la veille. Il faisait partie du lot de 400 prisonniers libérés dans le cadre des 'pourparlers de paix'. Ce geste, tout comme l'annonce du désengagement de Gaza, fait partie de l'offensive de charme de Sharon en direction des Etats-Unis et de l'Europe mais ne traduit aucun progres réel vers la paix. En fait, plus de 8.000 prisonniers restent dans les camps de détention et le désengagement de Gaza aboutira, s'il se fait, a évacuer 8.000 colons alors que 450.000 restent en Cisjordanie et a Jérusalem-est et seront rejoints cette année par au moins 6.000 autres ! Un autre enfant, de 17 ans, avait été libéré il y a quatre mois. Nous l'avons vu : il a été cassé par sa détention, il ne sort pas de chez lui et refuse de reprendre ses études. Nous avons donné 200 euros a sa famille et lui avons 'fait la morale', ce qui est tout-a-fait inefficace car la dépression de ce jeune est profonde, hors de notre portée et de celle de sa famille. Quel avenir a ce gamin ? Comment le regarder sans voir sa destinée ? dit le poete. Comment écouter ces femmes désespérées, sans ressource autre que des aides des parents et amis, sans etre révolté et avoir honte d'appartenir a ce monde 'occidental' qui continue, par son silence, a pérenniser une telle situation ? Qui 'en rajoute' meme, de facon particulierement inhumaine, en sanctionnant toute une famille pour une faute commise par l'un de ses membres : depuis cette année il est interdit de venir en aide a la famille d'un 'kamikaze' sous peine d'etre accusé de 'complicité avec le terrorisme' et l'Autorité palestinienne elle-meme ne lui verse plus aucune subvention.
Le chantier de construction du nouveau centre culturel Al Rowwad, pour lequel nous avons acheté une maison du camp, a commencé, certes... par la démolition de la maison !!! Il s'agit d'une exigence absurde (a mon avis) de l'UNDP (le PNUD en francais, l'agence des Nations unies pour le développement), qui a estimé que les structures de la maison ne pouvaient pas supporter l'agrandissement des pieces, et qu'il fallait donc démolir pour construire le nouveau batiment. Aujourd'hui le mur d'enceinte et le tout-a-l'égout ont été construits et le PNUD retarde le démarrage du chantier car la totalité des fonds nécessaires a la construction n'a pas encore été réunie.Selon Abdelfattah le démarrage du chantier ne saurait tarder et nous croisons donc les doigts en espérant que nos volontaires pourront y travailler en aout.
Notre visite en Palestine ne s'est pas limitée au camp de AIDA
Nous avons rendu visite a nos amis du camp de réfugiés de Deisheh, situé aussi a Bethléem, a trois kms d'Aida, en direction d'Hébron. Nous avons assisté a l'arrivée des prisonniers libérés par le gouvernement israélien, début juin. Ils ont été accueillis par une foule compacte, au milieu des drapeaux des différentes organisations de résistance, par les rafales d'armes automatiques.et les youyous des femmes. Mais la tension était vive entre les organisations et on a frolé le drame... Tout s'est finalement arrangé et s'est terminé par des discours. Jusqu'a quand durera cet équilibre entre le Fatah, les organisations laiques, le Hamas et le Jihad ? On sent que croit l'exaspération de la population qui ne voit aucune amélioration de son sort en dépit des 'négociations' : la troisieme intifada n'est pas loin !
Nous avons été a Hébron ou rien n'a changé : la vieille ville arabe est toujours déserte et les soldats rodent dans les rues. Nous avons assisté a l'arrestation de trois jeunes palestiniens qui ont du suivre une patrouille israélienne alors qu'ils se promenaient, comme nous. Heureusement, il y avait la deux américains, assez agés, appartenant a une église chrétienne, qui rodent eux aussi dans la ville pour empecher les exactions de l'armée et des colons. Ils ont suivi la patrouille et les prisonniers, nous en avons fait autant et, finalement, les soldats ont libéré les Palestiniens. Les colons vivent toujours dans les étages suoérieurs des maisons arabes, et jettent leurs ordures dans les rues, que protegent mal des grillages. Mais vous savez déja tout cela ! Nous avons de images,pour ceux qui en demandent.
La visite a Naplouse nous a permis de rencontrer les organisateurs de la Maison des associations créée récemment grace a un financement du Ministere francais des Affaires étrangeres. Un ami francais dirige cette création : nous lui avons remis six ordinateurs portables, destinés aux étudiants de la région. Naplouse et ses camps de réfugiés sont l'objet de la sollicitude empressée de l'armée israélienne, qui descend fréquemment de ses camps installés sur les hauteurs dominant la ville. Ces incursions se traduisent inévitablement par l'arrestation et la mort de jeunes palestiniens et par des destructions tres importantes qui laissent derriere elles des monceaux de décombres. Parmi celles-ci, des portes en bois qu'une association récupere pour servir de support a des tableaux peints par les adolescents et les enfants. Ce qui transpire de la ville ce n'est pas la peur des exactions de l'armée d'Israel mais bien au contraire l'esprit de résistance et le dynamisme d'un peuple indompté. Le camp de réfugiés de Balata, en limite de Naplouse, a d'ailleurs, comme Aida, son centre culturel avec sa troupe de théatre et de danse. Si les conditions sont favorables, nous ferons venir cette troupe avec les enfants d'Aida, en 2006.
Au cours de notre séjour a Jérusalem nous avons fait la connaissance de Francais qui expriment, chacun a leur maniere, leur solidarité avec la Palestine. Parmi eux un groupe du Secours catholique et un 'indépendant' qui dénonce la politique d'épuration ethnique dans la région de Jérusalem-est, avec en particulier la construction du 'mur de la honte' a Abu-Dis. Il nous a donné un montage diaporama fort bien fait qui explique le déroulement de cette construction.
En conclusion, on pourrait dire : a quoi bon ce nouveau voyage ? Je crois que les objectifs sont multioples - d'abord comprendre ce qu'il se passe en partageant quelques jours de la vie des Palestiniens. L'appréhension de la réalité palestinienne par la lecture d'articles ou de livres reste abstraite. Vivre l'occupation, l'arbitraire, l'humiliation s'inscrit dans le domaine affectif. - ensuite apporter notre solidarité morale et matérielle a des gens qui s'estment - a juste raison - oubliés du monde et souffrent de cet isolement; - enfin, au moment ou le gouvernement d'Israel multiplie les 'initiatives de paix' fallacieuses, avec succès puisque le président Chirac vient d'inviter le criminel de guerre Sharon a visite notre pays, témoigner que rien ne change, que Sharon poursuit la politique initiée en 1948 par Ben Gourion, qui n'est rien d'autre, comme le dit Ilan Pappé, qu'une 'épuration ethnique. Tout est bon pour voler toujours plus de terre : le gouvernement israélien vient de décider de raser 88 maisons dans la vallée du Cédron, terre palestinienne au pied des remparts de Jérusalem, pour y construire un 'espace vert' ! De nouvelles colonies voient le jour, en Cisjordanie et rien ne semble pouvoir arreter la progression du projet sioniste. Nous avons acheté une carte routiere d'Israel : tous le territoires occupés sont devenus israéliens : le Golan, la Cisjordanie et meme la bande de Gaza ! Les Syriens ont disparu du Golan et les territoires palestiniens sont représentés par des grisés, noyés dans la masse de l'Etat d'Israel. Ils ressemblent étrangement aux 'terres indiennes' des Etats-Unis. J'ai fait des photos de cette carte et je vous l'envoie en fichier joint. Pour mieux comprendre la politique israélienne, je vous conseille de lire un excellent livre, écrit par un Israélien-Francais, Sylvain Cypel, rédacteur en chef au Monde : Les Emmurés, éditions La Découverte. Lisez aussi en fichier joint la conférence que vient de donner en Suisse Ilan Pappé, sous le titre 'Il n'y a pas de mouvement de la paix en Israel'. Vous savez qu'Ilan Pappé est israélien, professeur d'histoire a l'université de Haifa..
Aujourd'hui c'est l'existence meme du peuple palestinien qui est en jeu. Nous ne pouvons pas, si nous avons un peu de dignité et de conscience, assister passivement a son agonie. Outre les actions politiques, comme celle refusant l'invitation faite a Sharon, et le boycott des universités israéliennes (proposéé par ilan Pappé), je vous demande de venir aider la résistance du peuple palestinien a la politique d'épuration ethnique en préparant avec enthousiasme la venue en 2006 des enfants d'Aida - et, peut-etre, de Balata. Je vous transmettrai les documents nécessaires aux demandes de subvention, que nous allons préparer en septembre avec Abdelfattah.
Nous avons rapporté de l'artisanat d'Aida pour un montant de 6.330 euros: commandez-en.
Par ailleurs nous construisons le site www.amis-alrowwad.org : il n'est pas encore terminé mais il le sera pour cet été. Donnez-nous vos suggestions.
Bien amicalement
JC Ponsin

A quoi bon ce nouveau voyage ? Le 30 06 2005 à AIDA
Chers amis,
Notre voyage avait pour but premier une rencontre avec les habitants du camp de réfugiés de AIDA, de Bethléem, et en particulier avec les enfants du Centre culturel AL ROWWAD. Apres le passage du 'check-point' (barrage militaire) qui controle l'entrée dans Bethléem des voyageurs venant de Jérusalem, nous nous sommes heurtés au MUR, qui a progresé depuis notre dernier voyage, en janvier. Vous avez probablement déja recu les photos, sinistres et éloquentes, de l'entrée dans le camp, prises avant et apres la construction du mur. Je les enverrai a nouveau a qui les voudra.
Dans le Centre culturel, nous avons eu la joie de retrouver des enfants de la petite troupe qui est venue en France en 2003. Ils répétaient la dabké (danse traditionnelle) et le spectacle de marionnettes, en vue de leur prochain voyage aux Etats-Unis, du 15 juin au 12 juillet. Ils y présenteront 'Nous sommes les enfants du camp' dans quatre Etats : vous pouvez voir leur programme sur http://alrowwadf.blogspot.com. Ils visiteront New York, le Connecticut, le Vermont et le Kentucky. Ce séjour aux Etats-Unis revet une importance exceptionnelle : contrairement a ce que nous présentent les 'grands' media, l'opinion n'est pas soudée derriere le président en exercice et des milieux tres différents soutiennent au contraire la Palestine : souvenons-nous du sacrifice de Rachel Corrie..
La troupe, je vous le rappelle, viendra en France au cours de l'été 2006. Nous vous proposerons un programme apres notre séjour a Aida, début septembre. Il présenteront a nouveau en France 'Nous sommes les enfants du camp', piece qui reste malheureusement d'actualité. puisqu'aucun progres n'a été fait vers la paix au cours de ces dernieres années. Nous avons remis 7.500 euros a la direction du centre Al-Rowwad, dont 2.000 environ en paiement d'artisanat..
Nous avons rencontré quatre familles de prisonniers du camp d'Aida, que parraine l'association Solidarité Palestine 18. Un des enfants prisonniers avait été libéré la veille. Il faisait partie du lot de 400 prisonniers libérés dans le cadre des 'pourparlers de paix'. Ce geste, tout comme l'annonce du désengagement de Gaza, fait partie de l'offensive de charme de Sharon en direction des Etats-Unis et de l'Europe mais ne traduit aucun progres réel vers la paix. En fait, plus de 8.000 prisonniers restent dans les camps de détention et le désengagement de Gaza aboutira, s'il se fait, a évacuer 8.000 colons alors que 450.000 restent en Cisjordanie et a Jérusalem-est et seront rejoints cette année par au moins 6.000 autres ! Un autre enfant, de 17 ans, avait été libéré il y a quatre mois. Nous l'avons vu : il a été cassé par sa détention, il ne sort pas de chez lui et refuse de reprendre ses études. Nous avons donné 200 euros a sa famille et lui avons 'fait la morale', ce qui est tout-a-fait inefficace car la dépression de ce jeune est profonde, hors de notre portée et de celle de sa famille. Quel avenir a ce gamin ? Comment le regarder sans voir sa destinée ? dit le poete. Comment écouter ces femmes désespérées, sans ressource autre que des aides des parents et amis, sans etre révolté et avoir honte d'appartenir a ce monde 'occidental' qui continue, par son silence, a pérenniser une telle situation ? Qui 'en rajoute' meme, de facon particulierement inhumaine, en sanctionnant toute une famille pour une faute commise par l'un de ses membres : depuis cette année il est interdit de venir en aide a la famille d'un 'kamikaze' sous peine d'etre accusé de 'complicité avec le terrorisme' et l'Autorité palestinienne elle-meme ne lui verse plus aucune subvention.
Le chantier de construction du nouveau centre culturel Al Rowwad, pour lequel nous avons acheté une maison du camp, a commencé, certes... par la démolition de la maison !!! Il s'agit d'une exigence absurde (a mon avis) de l'UNDP (le PNUD en francais, l'agence des Nations unies pour le développement), qui a estimé que les structures de la maison ne pouvaient pas supporter l'agrandissement des pieces, et qu'il fallait donc démolir pour construire le nouveau batiment. Aujourd'hui le mur d'enceinte et le tout-a-l'égout ont été construits et le PNUD retarde le démarrage du chantier car la totalité des fonds nécessaires a la construction n'a pas encore été réunie.Selon Abdelfattah le démarrage du chantier ne saurait tarder et nous croisons donc les doigts en espérant que nos volontaires pourront y travailler en aout.
Notre visite en Palestine ne s'est pas limitée au camp de AIDA
Nous avons rendu visite a nos amis du camp de réfugiés de Deisheh, situé aussi a Bethléem, a trois kms d'Aida, en direction d'Hébron. Nous avons assisté a l'arrivée des prisonniers libérés par le gouvernement israélien, début juin. Ils ont été accueillis par une foule compacte, au milieu des drapeaux des différentes organisations de résistance, par les rafales d'armes automatiques.et les youyous des femmes. Mais la tension était vive entre les organisations et on a frolé le drame... Tout s'est finalement arrangé et s'est terminé par des discours. Jusqu'a quand durera cet équilibre entre le Fatah, les organisations laiques, le Hamas et le Jihad ? On sent que croit l'exaspération de la population qui ne voit aucune amélioration de son sort en dépit des 'négociations' : la troisieme intifada n'est pas loin !
Nous avons été a Hébron ou rien n'a changé : la vieille ville arabe est toujours déserte et les soldats rodent dans les rues. Nous avons assisté a l'arrestation de trois jeunes palestiniens qui ont du suivre une patrouille israélienne alors qu'ils se promenaient, comme nous. Heureusement, il y avait la deux américains, assez agés, appartenant a une église chrétienne, qui rodent eux aussi dans la ville pour empecher les exactions de l'armée et des colons. Ils ont suivi la patrouille et les prisonniers, nous en avons fait autant et, finalement, les soldats ont libéré les Palestiniens. Les colons vivent toujours dans les étages suoérieurs des maisons arabes, et jettent leurs ordures dans les rues, que protegent mal des grillages. Mais vous savez déja tout cela ! Nous avons de images,pour ceux qui en demandent.
La visite a Naplouse nous a permis de rencontrer les organisateurs de la Maison des associations créée récemment grace a un financement du Ministere francais des Affaires étrangeres. Un ami francais dirige cette création : nous lui avons remis six ordinateurs portables, destinés aux étudiants de la région. Naplouse et ses camps de réfugiés sont l'objet de la sollicitude empressée de l'armée israélienne, qui descend fréquemment de ses camps installés sur les hauteurs dominant la ville. Ces incursions se traduisent inévitablement par l'arrestation et la mort de jeunes palestiniens et par des destructions tres importantes qui laissent derriere elles des monceaux de décombres. Parmi celles-ci, des portes en bois qu'une association récupere pour servir de support a des tableaux peints par les adolescents et les enfants. Ce qui transpire de la ville ce n'est pas la peur des exactions de l'armée d'Israel mais bien au contraire l'esprit de résistance et le dynamisme d'un peuple indompté. Le camp de réfugiés de Balata, en limite de Naplouse, a d'ailleurs, comme Aida, son centre culturel avec sa troupe de théatre et de danse. Si les conditions sont favorables, nous ferons venir cette troupe avec les enfants d'Aida, en 2006.
Au cours de notre séjour a Jérusalem nous avons fait la connaissance de Francais qui expriment, chacun a leur maniere, leur solidarité avec la Palestine. Parmi eux un groupe du Secours catholique et un 'indépendant' qui dénonce la politique d'épuration ethnique dans la région de Jérusalem-est, avec en particulier la construction du 'mur de la honte' a Abu-Dis. Il nous a donné un montage diaporama fort bien fait qui explique le déroulement de cette construction.
En conclusion, on pourrait dire : a quoi bon ce nouveau voyage ? Je crois que les objectifs sont multioples - d'abord comprendre ce qu'il se passe en partageant quelques jours de la vie des Palestiniens. L'appréhension de la réalité palestinienne par la lecture d'articles ou de livres reste abstraite. Vivre l'occupation, l'arbitraire, l'humiliation s'inscrit dans le domaine affectif. - ensuite apporter notre solidarité morale et matérielle a des gens qui s'estment - a juste raison - oubliés du monde et souffrent de cet isolement; - enfin, au moment ou le gouvernement d'Israel multiplie les 'initiatives de paix' fallacieuses, avec succès puisque le président Chirac vient d'inviter le criminel de guerre Sharon a visite notre pays, témoigner que rien ne change, que Sharon poursuit la politique initiée en 1948 par Ben Gourion, qui n'est rien d'autre, comme le dit Ilan Pappé, qu'une 'épuration ethnique. Tout est bon pour voler toujours plus de terre : le gouvernement israélien vient de décider de raser 88 maisons dans la vallée du Cédron, terre palestinienne au pied des remparts de Jérusalem, pour y construire un 'espace vert' ! De nouvelles colonies voient le jour, en Cisjordanie et rien ne semble pouvoir arreter la progression du projet sioniste. Nous avons acheté une carte routiere d'Israel : tous le territoires occupés sont devenus israéliens : le Golan, la Cisjordanie et meme la bande de Gaza ! Les Syriens ont disparu du Golan et les territoires palestiniens sont représentés par des grisés, noyés dans la masse de l'Etat d'Israel. Ils ressemblent étrangement aux 'terres indiennes' des Etats-Unis. J'ai fait des photos de cette carte et je vous l'envoie en fichier joint. Pour mieux comprendre la politique israélienne, je vous conseille de lire un excellent livre, écrit par un Israélien-Francais, Sylvain Cypel, rédacteur en chef au Monde : Les Emmurés, éditions La Découverte. Lisez aussi en fichier joint la conférence que vient de donner en Suisse Ilan Pappé, sous le titre 'Il n'y a pas de mouvement de la paix en Israel'. Vous savez qu'Ilan Pappé est israélien, professeur d'histoire a l'université de Haifa..
Aujourd'hui c'est l'existence meme du peuple palestinien qui est en jeu. Nous ne pouvons pas, si nous avons un peu de dignité et de conscience, assister passivement a son agonie. Outre les actions politiques, comme celle refusant l'invitation faite a Sharon, et le boycott des universités israéliennes (proposéé par ilan Pappé), je vous demande de venir aider la résistance du peuple palestinien a la politique d'épuration ethnique en préparant avec enthousiasme la venue en 2006 des enfants d'Aida - et, peut-etre, de Balata. Je vous transmettrai les documents nécessaires aux demandes de subvention, que nous allons préparer en septembre avec Abdelfattah.
Nous avons rapporté de l'artisanat d'Aida pour un montant de 6.330 euros: commandez-en.
Par ailleurs nous construisons le site www.amis-alrowwad.org : il n'est pas encore terminé mais il le sera pour cet été. Donnez-nous vos suggestions.
Bien amicalement
JC Ponsin

VOYAGE DES JEUNES EN ISRAEL - PALESTINE Le 26 05 2005
Le GUPS (Union générale des étudiants palestiniens de France) organise un camp d'été en Palestine pour 50 jeunes Français dans la première quinzaine du mois d'août. Le groupe passera un tiers du temps à visiter des sites historiques et touristiques en Israël et en Palestine et les deux tiers restant à la Maison de jeunesse de Faraa, un établissement dans le nord de la Cisjordanie géré par le Ministère de la Jeunesse et des Sports palestinien. Le groupe y sera rejoint par une cinquantaine de jeunes d'autres pays européens. Intitulé 'Des ponts au-delà du Mur', l'objectif de ce voyage est de favoriser l'échange entre jeunes Européens et Palestiniens autour des projets culturels et de solidarité. L'UJFP soutient cette initiative et informe ses membres et sympathisants qui ont entre 18 et 25 ans qu’ils peuvent s’inscrire pour ce voyage. En effet, les inscriptions sont ouvertes, dans la limite des places disponibles, jusqu'au 30 juin. Une participation de 500 euros (billet inclus) est demandée pour les deux semaines. Le logement, la nourriture et les transports terrestres sont assurés par les partenaires du GUPS.
http://www.gupsfrance.org

VOYAGE DES JEUNES EN ISRAEL - PALESTINE Le 26 05 2005
Le GUPS (Union générale des étudiants palestiniens de France) organise un camp d'été en Palestine pour 50 jeunes Français dans la première quinzaine du mois d'août. Le groupe passera un tiers du temps à visiter des sites historiques et touristiques en Israël et en Palestine et les deux tiers restant à la Maison de jeunesse de Faraa, un établissement dans le nord de la Cisjordanie géré par le Ministère de la Jeunesse et des Sports palestinien. Le groupe y sera rejoint par une cinquantaine de jeunes d'autres pays européens. Intitulé 'Des ponts au-delà du Mur', l'objectif de ce voyage est de favoriser l'échange entre jeunes Européens et Palestiniens autour des projets culturels et de solidarité. L'UJFP soutient cette initiative et informe ses membres et sympathisants qui ont entre 18 et 25 ans qu’ils peuvent s’inscrire pour ce voyage. En effet, les inscriptions sont ouvertes, dans la limite des places disponibles, jusqu'au 30 juin. Une participation de 500 euros (billet inclus) est demandée pour les deux semaines. Le logement, la nourriture et les transports terrestres sont assurés par les partenaires du GUPS.
http://www.gupsfrance.org

Huit militants internationaux et une famille palestinienne attaqués Le 21 05 2005 à HEBRON
Hébron n´est pareille à aucune autre ville de Cisjordanie. Les colons s´y sont illégalement installés, eux et leurs maisons, au coeur de la ville palestinienne. Cela crée inévitablement tension et hostilité, très souvent au détriment de la communauté palestinienne. Le 21 mai, huit internationaux et un groupe de 40 militants de la paix israéliens ont décidé d´aller voir une famille palestinienne pour discuter de sa situation.
Les Israéliens n´ont pas été autorisés à entrer dans la zone. Quand nous sommes arrivés, l´armée est venue et nous a ordonné de quitter la maison. Nous avons refusé et sommes restés assis dans le living room..
L´un des soldats à décrété la maison 'zone militaire fermée'. M. Abu Haikai, le chef de famille, leur a dit que c´était son bien privé, mais que s´ils en avaient envie ils pouvaient assister à notre réunion.
On nous a finalement donné l´autorisation de rester mais les trois journalistes d´Al-Jazeera qui filmaient la réunion ont été forcés de s´en aller. [...]
http://www.ism-france.org

Huit militants internationaux et une famille palestinienne attaqués Le 21 05 2005 à HEBRON
Hébron n´est pareille à aucune autre ville de Cisjordanie. Les colons s´y sont illégalement installés, eux et leurs maisons, au coeur de la ville palestinienne. Cela crée inévitablement tension et hostilité, très souvent au détriment de la communauté palestinienne. Le 21 mai, huit internationaux et un groupe de 40 militants de la paix israéliens ont décidé d´aller voir une famille palestinienne pour discuter de sa situation.
Les Israéliens n´ont pas été autorisés à entrer dans la zone. Quand nous sommes arrivés, l´armée est venue et nous a ordonné de quitter la maison. Nous avons refusé et sommes restés assis dans le living room..
L´un des soldats à décrété la maison 'zone militaire fermée'. M. Abu Haikai, le chef de famille, leur a dit que c´était son bien privé, mais que s´ils en avaient envie ils pouvaient assister à notre réunion.
On nous a finalement donné l´autorisation de rester mais les trois journalistes d´Al-Jazeera qui filmaient la réunion ont été forcés de s´en aller. [...]
http://www.ism-france.org

Changement d'itinéraire : passage par les Balkans Le 15 04 2005 à JERUSALEM
Communiqué de presse
Il a été décidé lors de la réunion générale de la Caravane pour la Palestine qui s'est tenue à Paris le 2 et 3 avril de modifier la première partie de l'itinéraire.
Cette association dont le discours se base sur l'application du droit international, s'est créée en novembre 2004 sur un projet consistant à réunir le maximum de personnes de la société civile en Europe, au Proche Orient et plus largement, partout dans le monde avec pour objectif la constitution d'une caravane motorisée en direction de Jérusalem.
La Caravane devait initialement passer par Ancone sur la côte adriatique en Italie, prendre un ferry pour rejoindre la Grèce via Petras et Athènes, ensuite remonter jusqu'à Salonique et de là aller à Istanbul.
Ce changement d'itinéraire est motivé par des problèmes inhérents aux ferries à cette époque de l'année et aussi par mesure de souplesse pour les caravaniers en provenance d'Europe du Nord.
La Caravane empruntera la route des Balkans, le trajet se décompose de la façon suivante :
Strasbourg – Genève le 5 juillet Genève – Milan le 6 juillet Milan – Trieste le 7 juillet Trieste – Lubliana – Zagreb le 8 juillet Zagreb – Belgrade le 9 juillet Belgrade – Sofia le 10 juillet Sofia – Istanbul le 11 juillet Istanbul le 12 juillet Istanbul – Ankara le 13 juillet Ankara – Adana le 14 juillet Adana – Alep (Syrie) le 15 juillet Alep – Damas le 16 juillet Damas – Amman le 17 juillet Amman le 18 juillet Amman – Pont Malik Hussein dit Allenby – Jérusalem le 19 juillet Contacts presse : Nadia Ettahfi 06 26 56 58 41 ettahfi.nadia@caramail.com Eric Colonna 06 75 32 63 63 e.colonna@wanadoo.fr
http://caravane.palestine.free.fr

Changement d'itinéraire : passage par les Balkans Le 15 04 2005 à JERUSALEM
Communiqué de presse
Il a été décidé lors de la réunion générale de la Caravane pour la Palestine qui s'est tenue à Paris le 2 et 3 avril de modifier la première partie de l'itinéraire.
Cette association dont le discours se base sur l'application du droit international, s'est créée en novembre 2004 sur un projet consistant à réunir le maximum de personnes de la société civile en Europe, au Proche Orient et plus largement, partout dans le monde avec pour objectif la constitution d'une caravane motorisée en direction de Jérusalem.
La Caravane devait initialement passer par Ancone sur la côte adriatique en Italie, prendre un ferry pour rejoindre la Grèce via Petras et Athènes, ensuite remonter jusqu'à Salonique et de là aller à Istanbul.
Ce changement d'itinéraire est motivé par des problèmes inhérents aux ferries à cette époque de l'année et aussi par mesure de souplesse pour les caravaniers en provenance d'Europe du Nord.
La Caravane empruntera la route des Balkans, le trajet se décompose de la façon suivante :
Strasbourg – Genève le 5 juillet Genève – Milan le 6 juillet Milan – Trieste le 7 juillet Trieste – Lubliana – Zagreb le 8 juillet Zagreb – Belgrade le 9 juillet Belgrade – Sofia le 10 juillet Sofia – Istanbul le 11 juillet Istanbul le 12 juillet Istanbul – Ankara le 13 juillet Ankara – Adana le 14 juillet Adana – Alep (Syrie) le 15 juillet Alep – Damas le 16 juillet Damas – Amman le 17 juillet Amman le 18 juillet Amman – Pont Malik Hussein dit Allenby – Jérusalem le 19 juillet Contacts presse : Nadia Ettahfi 06 26 56 58 41 ettahfi.nadia@caramail.com Eric Colonna 06 75 32 63 63 e.colonna@wanadoo.fr
http://caravane.palestine.free.fr

Envoi d'étudiants français en Palestine Le 01 04 2005
[Transcription de l'interview filmée par Oumma] La GUPS à des projets qui nous tiennent particulièrement à coeur, comme par exemple l'envoi de plus en plus fréquent d'étudiant français en Palestine pour découvrir les paramètres clé du conflit Israelo-Palestinien. Nous disposons à cet égard d'un capital important, nous avons des relations, des réseaux la-bas, qui nous permettent de donner à chaque étudiant et à chaque personne qui se rend en Palestine, un capital important de connaissance, de réseau, qui lui permettra de juger de la réalité de ce conflit, qu'on présente trop souvent dans une symétrie systèmatique où les 2 peuples ou les 2 gouvernement s sont mis commes égaux, comme ci il n'y avait pas un occupant et un occupé
http://oumma.com/article.php3?id_article=1447

Envoi d'étudiants français en Palestine Le 01 04 2005
[Transcription de l'interview filmée par Oumma] La GUPS à des projets qui nous tiennent particulièrement à coeur, comme par exemple l'envoi de plus en plus fréquent d'étudiant français en Palestine pour découvrir les paramètres clé du conflit Israelo-Palestinien. Nous disposons à cet égard d'un capital important, nous avons des relations, des réseaux la-bas, qui nous permettent de donner à chaque étudiant et à chaque personne qui se rend en Palestine, un capital important de connaissance, de réseau, qui lui permettra de juger de la réalité de ce conflit, qu'on présente trop souvent dans une symétrie systèmatique où les 2 peuples ou les 2 gouvernement s sont mis commes égaux, comme ci il n'y avait pas un occupant et un occupé
http://oumma.com/article.php3?id_article=1447

Se rendre compte de la situation réelle sur le terrain Le 09 03 2005 à SHU FAT
La Palestine attend toujours la paix. Limay est jumelée avec le camp de Shu'Fat.
Du 12 au 16 février, Julien Rouzières, adjoint à la jeunesse de Limay et président du comité de coopération décentralisée, s’est rendu en Palestine et en Israël dans le cadre d’une délégation nationale, la première depuis la rencontre de Sharm El Cheick. Objectifs de cette mission : relayer ce qui se passe sur le terrain et évaluer les chances de paix dans cette région du monde.
Un optimisme raisonné et de prudence. Voilà le sentiment qui domine Julien Rouzières, moins d’un mois après son retour de Palestine.
Membre d’une délégation nationale composée d’une vingtaine d’élus et de responsables associatifs, l’adjoint à la Jeunesse a pu se rendre compte de la situation réelle sur le terrain. Une réalité bien éloignée de la vision proposée par les médias.
La libération de prisonniers palestiniens, les accords de Sharm El Cheick proclamant le cessez-le-feu mutuel et l’organisation d’élections présidentielles pour remplacer Yasser Arafat, laissaient penser que des améliorations notables étaient engagées et que le processus de paix suivait son cours. Il semblerait que, sur place, la réalité soit moins optimiste.
« En France, on a simplement le reflet de la réalité proposé par les médias, avec un climat de détente supposée. Sur place, on voit la 'réalité vraie', celle du quotidien d’un peuple qui continue à subir la répression du gouvernement israélien », raconte l’élu limayen. Alerter la communauté internationale [...]
http://www.courrierdemantes.com/news/fullstory.php/aid/12746/La_Palestine_attend_toujours_la_paix.ht

Se rendre compte de la situation réelle sur le terrain Le 09 03 2005 à SHU FAT
La Palestine attend toujours la paix. Limay est jumelée avec le camp de Shu'Fat.
Du 12 au 16 février, Julien Rouzières, adjoint à la jeunesse de Limay et président du comité de coopération décentralisée, s’est rendu en Palestine et en Israël dans le cadre d’une délégation nationale, la première depuis la rencontre de Sharm El Cheick. Objectifs de cette mission : relayer ce qui se passe sur le terrain et évaluer les chances de paix dans cette région du monde.
Un optimisme raisonné et de prudence. Voilà le sentiment qui domine Julien Rouzières, moins d’un mois après son retour de Palestine.
Membre d’une délégation nationale composée d’une vingtaine d’élus et de responsables associatifs, l’adjoint à la Jeunesse a pu se rendre compte de la situation réelle sur le terrain. Une réalité bien éloignée de la vision proposée par les médias.
La libération de prisonniers palestiniens, les accords de Sharm El Cheick proclamant le cessez-le-feu mutuel et l’organisation d’élections présidentielles pour remplacer Yasser Arafat, laissaient penser que des améliorations notables étaient engagées et que le processus de paix suivait son cours. Il semblerait que, sur place, la réalité soit moins optimiste.
« En France, on a simplement le reflet de la réalité proposé par les médias, avec un climat de détente supposée. Sur place, on voit la 'réalité vraie', celle du quotidien d’un peuple qui continue à subir la répression du gouvernement israélien », raconte l’élu limayen. Alerter la communauté internationale [...]
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A l'initiative de l'AJPF une délégation a séjourné du 12 au 16 février 2005 Le 17 02 2005 à PALESTINE
A l’initiative de l’AJPF (Association des Jumelages entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes de France) , et
- du maire d’Aubervilliers, Pascal Beaudet, - du maire de Stains, Michel Baumale, - du Maire de Bagnolet, Marc Everbecq - du conseiller régional Midi-Pyrénées et maire de Paulhac, Didier Cujives - du Secrétaire général du MRAP, Mouloud Aounit, - des élus de la Courneuve, de Bagneux, de Mitry-Mory, de Villers Saint Paul, - d’un représentant du syndicat FSU, de militants associatifs…,
La délégation qui a séjourné du 12 au 16 février 2005, première depuis la rencontre de Sharm El Cheick a voulu se rendre sur place pour évaluer sur le terrain, les chances de Paix.
Elle a été reçue par :
- le Consul Général de France à Jérusalem,
A Ramallah, par des responsables de l’Autorité Palestinienne :
- Ilhan Halévi, Vice Ministre des affaires étrangères, - Djamal Shubaki, Ministre des collectivités locales, élu de la ville d’Hébron, - Dalal Salamey, Députée au parlement palestinien, - Ahmad Fars, Ministre des ONG locales et des Droits de l’Homme, - Abu Firas, Préfet de Ramallah,
Les responsables des camps cisjordaniens de :
- Jalazon, - Al Amari, - Kalendia, - Deisheh, - Aqaba Jabre, - Et la ville de Beit Jalah
Elle a été reçue à la KNESSET par Issam Malhoul, Député, par le Maire de Haïfa, ainsi que par des associations pacifistes israéliennes,
Elle a tenu à rendre hommage au Président Arafat à l’occasion d’une cérémonie à la Mukata, en présence des autorités palestiniennes.
Comme à chaque fois, dans la région, l’espoir se mêle à l’inquiétude, les signes de détente à l’indignation, le désir de paix aux dures réalités du terrain.
L’espoir est perceptible chez de nombreux interlocuteurs, à commencer par le Consul Général de France à Jérusalem, mais aussi par les différents interlocuteurs palestiniens et israéliens que nous avons rencontré.
L’espoir validé, après l’organisation d’élections démocratiques et pluralistes démontrant une maturité politique des Palestiniens à choisir une démarche politique dans un contexte d’occupation militaire et coloniale.
L’espoir encore par le vote à la KNESSET des compensations octroyées aux colons et qui vont évacuer les territoires de Gaza.
L’inquiétude d’un processus qui reste fragile car dépendant des équilibres voisins et des puissances étrangères. L’assassinat d’Hariri au Liban venant confirmer l’instabilité et les enjeux de convoitise de cette région.
Cependant des signes de détente se font jour, comme la libération de prisonniers ou un allègement des bouclages qui font renaître un espoir prudent chez les Palestiniens dans les territoires occupés malgré l’oppression, l’humiliation, la précarité qu’ils continuent de subir .
Un désir de paix et de voir l’option politique l’emporter sur l’option militaire.
Enfin des réalités de terrain que tout oppose à la construction d’une paix juste et durable :
- le mur qui continue sa terrible progression,
- les colonies champignons qui dessinent une continuité territoriale et mettent en évidence une volonté manifestement planifiée d’occuper durablement l’espace de la Cisjordanie.
Ces avancées et ces reculs permanents obligent la communauté internationale à ne pas laisser les Israéliens et les Palestiniens seuls, face à la recherche de solutions négociées.
L’urgence est à privilégier l’application du droit international en opposition au droit de la force, notamment en revendiquant la convocation de la réunion des parties contractantes pour faire appliquer la décision de la Haute Cour Internationale de Justice concernant le mur comme première application.
Que ce soient les Palestiniens, ou les Israéliens rencontrés, tous nous ont demandé d’être les ambassadeurs, les témoins de leur vécu, de leurs attentes, et de leur immense envie de paix, de droit et de justice.
Leur fatigue est grande et toute autre déception de trouver rapidement les voies de la paix, sera lourde de conséquences. C’est dans cet esprit qu’ensemble, prochainement, nous allons prendre des initiatives pour répondre à leurs attentes et donner une chance à la Paix.
Signataires : Hassen ALLOUACHE AJPF, Mouloud AOUNIT Secrétaire Général du MRAP Conseiller Régional Ile-de-France, Pascal BEAUDET Maire d’Aubervillers, Michel BEAUMALE Maire de Stains, Jean-Luc BOUAZIZ Conseiller Municipal de la Courneuve, Marc BRUNSTEIN Ville de Bagnolet, Didier CUJIVES Conseiller Régional Midi-Pyrénée Maire de PAULHAC, Meriem DERKAOUI Maire-Adjointe Aubervillers, Marc EVERBECQ Maire de Bagnolet, Khalid FILALI ROTBI Ville de la Verrière, Vincent GAUTHERON Maire-Adjoint Mitry Mory, Sophie JUSTE Maire-Adjointe La Courneuve, Daniel MAGNIN AJPF Savoie, Marie-Françoise MAGNIN AJPF Savoie, Michèle MARTINON Sœur Oblates de l’Assomption, Gabrièla NUNES Maire-Adjointe Bagneux, Jean-Charles PERDUCAT Représentant National FSU, Julien ROUZIERE Maire-Adjoint LIMAY, Isabelle TORDJMAN AJPF, Fernand TUIL Président AJPF, Gérard TURPIN Maire-Adjoint Villers Saint-Paul, Jean-Luc VIENNE Ville de Stains

A l'initiative de l'AJPF une délégation a séjourné du 12 au 16 février 2005 Le 17 02 2005 à PALESTINE
A l’initiative de l’AJPF (Association des Jumelages entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes de France) , et
- du maire d’Aubervilliers, Pascal Beaudet, - du maire de Stains, Michel Baumale, - du Maire de Bagnolet, Marc Everbecq - du conseiller régional Midi-Pyrénées et maire de Paulhac, Didier Cujives - du Secrétaire général du MRAP, Mouloud Aounit, - des élus de la Courneuve, de Bagneux, de Mitry-Mory, de Villers Saint Paul, - d’un représentant du syndicat FSU, de militants associatifs…,
La délégation qui a séjourné du 12 au 16 février 2005, première depuis la rencontre de Sharm El Cheick a voulu se rendre sur place pour évaluer sur le terrain, les chances de Paix.
Elle a été reçue par :
- le Consul Général de France à Jérusalem,
A Ramallah, par des responsables de l’Autorité Palestinienne :
- Ilhan Halévi, Vice Ministre des affaires étrangères, - Djamal Shubaki, Ministre des collectivités locales, élu de la ville d’Hébron, - Dalal Salamey, Députée au parlement palestinien, - Ahmad Fars, Ministre des ONG locales et des Droits de l’Homme, - Abu Firas, Préfet de Ramallah,
Les responsables des camps cisjordaniens de :
- Jalazon, - Al Amari, - Kalendia, - Deisheh, - Aqaba Jabre, - Et la ville de Beit Jalah
Elle a été reçue à la KNESSET par Issam Malhoul, Député, par le Maire de Haïfa, ainsi que par des associations pacifistes israéliennes,
Elle a tenu à rendre hommage au Président Arafat à l’occasion d’une cérémonie à la Mukata, en présence des autorités palestiniennes.
Comme à chaque fois, dans la région, l’espoir se mêle à l’inquiétude, les signes de détente à l’indignation, le désir de paix aux dures réalités du terrain.
L’espoir est perceptible chez de nombreux interlocuteurs, à commencer par le Consul Général de France à Jérusalem, mais aussi par les différents interlocuteurs palestiniens et israéliens que nous avons rencontré.
L’espoir validé, après l’organisation d’élections démocratiques et pluralistes démontrant une maturité politique des Palestiniens à choisir une démarche politique dans un contexte d’occupation militaire et coloniale.
L’espoir encore par le vote à la KNESSET des compensations octroyées aux colons et qui vont évacuer les territoires de Gaza.
L’inquiétude d’un processus qui reste fragile car dépendant des équilibres voisins et des puissances étrangères. L’assassinat d’Hariri au Liban venant confirmer l’instabilité et les enjeux de convoitise de cette région.
Cependant des signes de détente se font jour, comme la libération de prisonniers ou un allègement des bouclages qui font renaître un espoir prudent chez les Palestiniens dans les territoires occupés malgré l’oppression, l’humiliation, la précarité qu’ils continuent de subir .
Un désir de paix et de voir l’option politique l’emporter sur l’option militaire.
Enfin des réalités de terrain que tout oppose à la construction d’une paix juste et durable :
- le mur qui continue sa terrible progression,
- les colonies champignons qui dessinent une continuité territoriale et mettent en évidence une volonté manifestement planifiée d’occuper durablement l’espace de la Cisjordanie.
Ces avancées et ces reculs permanents obligent la communauté internationale à ne pas laisser les Israéliens et les Palestiniens seuls, face à la recherche de solutions négociées.
L’urgence est à privilégier l’application du droit international en opposition au droit de la force, notamment en revendiquant la convocation de la réunion des parties contractantes pour faire appliquer la décision de la Haute Cour Internationale de Justice concernant le mur comme première application.
Que ce soient les Palestiniens, ou les Israéliens rencontrés, tous nous ont demandé d’être les ambassadeurs, les témoins de leur vécu, de leurs attentes, et de leur immense envie de paix, de droit et de justice.
Leur fatigue est grande et toute autre déception de trouver rapidement les voies de la paix, sera lourde de conséquences. C’est dans cet esprit qu’ensemble, prochainement, nous allons prendre des initiatives pour répondre à leurs attentes et donner une chance à la Paix.
Signataires : Hassen ALLOUACHE AJPF, Mouloud AOUNIT Secrétaire Général du MRAP Conseiller Régional Ile-de-France, Pascal BEAUDET Maire d’Aubervillers, Michel BEAUMALE Maire de Stains, Jean-Luc BOUAZIZ Conseiller Municipal de la Courneuve, Marc BRUNSTEIN Ville de Bagnolet, Didier CUJIVES Conseiller Régional Midi-Pyrénée Maire de PAULHAC, Meriem DERKAOUI Maire-Adjointe Aubervillers, Marc EVERBECQ Maire de Bagnolet, Khalid FILALI ROTBI Ville de la Verrière, Vincent GAUTHERON Maire-Adjoint Mitry Mory, Sophie JUSTE Maire-Adjointe La Courneuve, Daniel MAGNIN AJPF Savoie, Marie-Françoise MAGNIN AJPF Savoie, Michèle MARTINON Sœur Oblates de l’Assomption, Gabrièla NUNES Maire-Adjointe Bagneux, Jean-Charles PERDUCAT Représentant National FSU, Julien ROUZIERE Maire-Adjoint LIMAY, Isabelle TORDJMAN AJPF, Fernand TUIL Président AJPF, Gérard TURPIN Maire-Adjoint Villers Saint-Paul, Jean-Luc VIENNE Ville de Stains

BENEVOLE EN PALESTINE Le 05 02 2005 à HEBRON
Aaron Lakoff, est présentement en séjour en Palestine avec le Mouvement de solidarité internationale. Hier, Ce jeune résident montréalais, et plusieurs palestiniens ont été battus par des soldats israéliens lors d'une manifestation pacifique contre la construction d'une route morcelant le territoire palestinien pour l'usage d'une colonie israélienne, près d'Hébron.
Une fois construite, Cette nouvelle route est destinée à relier les deux colonies israéliennes illégales de Kiryat Arba et Hagai. Dans la région d'Hébron seulement, il existe déjà plus 120km de ces « routes de services exclusives » qui lient Israël aux colonies. Ces routes découpent et dissocient les secteurs palestiniens, créant de ghettos. [...]
http://www.cmaq.net/fr/node.php?id=19756

BENEVOLE EN PALESTINE Le 05 02 2005 à HEBRON
Aaron Lakoff, est présentement en séjour en Palestine avec le Mouvement de solidarité internationale. Hier, Ce jeune résident montréalais, et plusieurs palestiniens ont été battus par des soldats israéliens lors d'une manifestation pacifique contre la construction d'une route morcelant le territoire palestinien pour l'usage d'une colonie israélienne, près d'Hébron.
Une fois construite, Cette nouvelle route est destinée à relier les deux colonies israéliennes illégales de Kiryat Arba et Hagai. Dans la région d'Hébron seulement, il existe déjà plus 120km de ces « routes de services exclusives » qui lient Israël aux colonies. Ces routes découpent et dissocient les secteurs palestiniens, créant de ghettos. [...]
http://www.cmaq.net/fr/node.php?id=19756

Un humanitaire américain arrêté en Cisjordanie par Israël Le 25 01 2005
Le 24 janvier 2005, à la suite d'une protestation pacifique dans le village palestinien occupé de Biddu, un américano-irlandais de 40 ans, Patrick O'Connor, a été arrêté par la police israélienne en civil. Il est accusé de posséder un passeport faux. M. O'Connor est membre du Mouvement International de Solidarité (ISM), qui préconise l'utilisation de la non-violence pour obtenir la paix et la fin de l'occupation en Cisjordanie et à Gaza. Le passeport de M. O'Connor est parfaitement légal.
La manifestation était organisée par le Comité Populaire de Biddu. Entre 50 et 60 pacifistes internationaux et israéliens de différentes organisations y participaient dont les Rabbins pour les Droits de l'Homme et les Anarchistes Contre le Mur.
Les manifestants se sont rassemblés pour planter des semis d'oliviers sur le tracé du Mur d'Apartheid d'Israël.
L'an dernier, le village de Biddu a organisé des manifestations non-violentes et déposé des appels devant les tribunaux pour lutter contre la destruction de leurs terres pour la construction du Mur.
Patrick est originaire de New York et il possède la double nationalité : Américaine et Irlandaise. Il est diplômé de l'Ecole Kennedy de l'Université d'Harvard et de l'Université de Yale. Il a passé les quatorze dernières années de sa vie en tant que défenseur inlassable des Droits de l'Homme et défenseur de la santé et du bien-être des enfants.
En tant que représentant d'un sénateur américain et du Département d'Etat américain en Afrique, il a travaillé pendant 11 ans avec des organisations non gouvernementales américaines où il contrôlait des programmes d'aide humanitaire de plusieurs millions de dollars au Maroc, en Egypte, au Mali, et dans la Bande de Gaza, et est totalement opposé à toutes formes de violence. [...]
http://www.ism-suisse.org/news/article.php?id=2199&type=temoignage&lesujet=Poursuites%20judiciaires

Un humanitaire américain arrêté en Cisjordanie par Israël Le 25 01 2005
Le 24 janvier 2005, à la suite d'une protestation pacifique dans le village palestinien occupé de Biddu, un américano-irlandais de 40 ans, Patrick O'Connor, a été arrêté par la police israélienne en civil. Il est accusé de posséder un passeport faux. M. O'Connor est membre du Mouvement International de Solidarité (ISM), qui préconise l'utilisation de la non-violence pour obtenir la paix et la fin de l'occupation en Cisjordanie et à Gaza. Le passeport de M. O'Connor est parfaitement légal.
La manifestation était organisée par le Comité Populaire de Biddu. Entre 50 et 60 pacifistes internationaux et israéliens de différentes organisations y participaient dont les Rabbins pour les Droits de l'Homme et les Anarchistes Contre le Mur.
Les manifestants se sont rassemblés pour planter des semis d'oliviers sur le tracé du Mur d'Apartheid d'Israël.
L'an dernier, le village de Biddu a organisé des manifestations non-violentes et déposé des appels devant les tribunaux pour lutter contre la destruction de leurs terres pour la construction du Mur.
Patrick est originaire de New York et il possède la double nationalité : Américaine et Irlandaise. Il est diplômé de l'Ecole Kennedy de l'Université d'Harvard et de l'Université de Yale. Il a passé les quatorze dernières années de sa vie en tant que défenseur inlassable des Droits de l'Homme et défenseur de la santé et du bien-être des enfants.
En tant que représentant d'un sénateur américain et du Département d'Etat américain en Afrique, il a travaillé pendant 11 ans avec des organisations non gouvernementales américaines où il contrôlait des programmes d'aide humanitaire de plusieurs millions de dollars au Maroc, en Egypte, au Mali, et dans la Bande de Gaza, et est totalement opposé à toutes formes de violence. [...]
http://www.ism-suisse.org/news/article.php?id=2199&type=temoignage&lesujet=Poursuites%20judiciaires

Rencontres avec toutes sortes de personnes représentatives de forces vives du territoire Le 11 01 2005 à PALESTINE
[...]Il fait nuit, il pleut, les miradors, les lourdes barrières métalliques, le corridor de ciment paraissent irréels.
Depuis la fermeture du check point Charlie après la chute du mur de Berlin, le poste de contrôle d’Erez qui commande l’entrée de la bande de Gaza depuis Israël, est devenu l’un des lieux emblématiques du monde. Derrières les grilles à gros barreaux, qui font immanquablement penser à une installation de foire à bestiaux, peuvent prendre place des milliers de personnes, mais depuis le début de la deuxième Intifada, les Palestiniens autorisés au passage pour gagner quelques shekels en Israël, ne se comptent plus qu’en dizaines, trois ou quatre cent au plus les bons jours, contre des dizaines de milliers auparavant.
De l’autre coté du long corridor quelques policiers palestiniens jouent aux dominos et notent consciencieusement les noms des entrants et sortant en se chauffant tant bien que mal. Ils semblent apprécier mon passeport français, venant du pays qui a su faire des funérailles dignes au vieux chef dont le portrait souriant est, bien sur, affiché au mur.
Houdna à Gaza ?
Deux heures à peine après avoir rejoint mes camarades à l’aéroport Ben Gourion, nous sommes à l’hôtel de la plage, à Gaza, où nous retrouvons Aman, militante de l’organisation non gouvernementale palestinienne Panorama . J’accompagne Mient Jan Faber, vétéran des luttes pour la paix , et Jannie Kuik, représentant le Conseil inter-église pour la paix des Pays Bas (IKV) , et Aman nous a préparé un copieux programme de rencontres avec toutes sortes de personnes représentatives de forces vives du territoire, des islamistes aux féministes - nous n’aurons pas le temps de tout faire, mais assez pour se faire une idée de la situation.
En cette mi-décembre 2004, alors que s’achève le deuil du président Arafat, l’ambiance est à l’expectative. Personne ne croit que Sharon va effectivement quitter réellement Gaza en 2005, mais tout le monde se prépare à l’évacuation des colonies et espère que les barrages qui coupent en permanence le petit territoire vont disparaître. Peut être y aura-t-il « désengagement » malgré tout. Et même, rêvent les plus optimistes, une dynamique qui permettra de retrouver un « processus de paix » où au moins de revenir à cette « feuille de route » que la communauté internationale est censée faire appliquer mais dont le gouvernement israélien ne tient aucun compte. [...
] Ali Abou Shalah est un homme d’affaire dynamique qui se trouvait en 1967 pour ses études au Caire lors de la guerre « des six jours » israélo-arabe, et à donc été déclaré « absent » par les autorités israéliennes d’occupation, perdant au passage tous ses biens. [...]
La villa où se trouvent les bureaux de Mohamed Dahlan est une des anciennes demeures bourgeoises de la ville, Il nous y reçoit longuement. L’ancien ministre de l’intérieur de l’Autorité palestinienne, celui que l’on présente souvent comme le principal leader de Gaza, et que certains considèrent comme le dirigeant palestinien favori des américains, ne veut « plus avoir de tâche en relation avec la sécurité dans un futur ministère palestinien », mais il est prêt à y faire « de la planification politique ». Il pense en tout cas, quelle que soit l’ampleur du désengagement israélien, qu’il faut savoir en profiter autant que possible, d’autant plus qu’il est inutile d’espérer de Sharon une solution définitive de l’ensemble du problème. Si le poste frontière de Rafah, l’aéroport et le port sont sous contrôles internationaux, s’il n’y a pas d’attaque contre les Israéliens en train d’évacuer leurs colonies, alors estime Dahlan, on peu faire de ce désengagement partiel « le début d’un processus ». [...]
Nadia Abu Alah par exemple, la responsable du « Womens’ affair committee » n’est pas forcément une fan du bouillant Mohamed Dahlan, mais elle aspire aussi à un peu de calme à Gaza. Sur la porte de son bureau ce n’est pas le portrait de Yasser Arafat qui est barré du noir du deuil, mais celui d’un autre grand disparu palestinien de ces derniers mois, Edward Saïd [...]
Le sentiment d’entrer dans une nouvelle phase est partagé, sous des formes diverses, par les autres responsables que nous rencontrons pendant notre bref séjour, qu’il s’agisse du général Mohamed El Basri, responsable de la sécurité palestinienne ou des militants du Fatah. [...]
La « Houdna » est-elle à l’ordre du jour ? Ce concept musulman de « la trêve » est sur toutes les lèvres. Houdna entre Palestiniens ? Personne ne souhaite de guerre civile. Les fractions combattantes, y compris celles qui se réclament du Fatah (comme les Martyrs des brigades d’El Aqsa ou les Faucons) « réagissent d’abord aux provocations israéliennes » souligne Diab Alloh du Fatah. Si celles ci cessent, alors non seulement la paix civile intra-palestinienne est possible, mais aussi la Houdna avec les israéliens.
Nous avons rencontré tous nos interlocuteurs dans leurs bureaux, mais Khaled, du Djihad Islamique, est venu nous rejoindre à une table de restaurant. Les militants radicaux qui sont la cible fréquente des tirs de missiles israéliens, se doivent d’être discrets.
[à Jérusalem :] Cette conférence, il vaudrait mieux parler d’un groupe de travail, a regroupé pendant deux jours seize participants, Israéliens, Palestiniens et nous trois Mien Jan, Jannie et moi, pour « assembler la paix » (bringing peace together). C’est une idée de Walid Salem, notre ami de Panorama Jérusalem et d’Izhak Schnell, un géographe de l’université de Tel Aviv, membre du Forum israélien pour la paix. La rencontre était initialement prévue à Amsterdam, mais Walid et Izhak sont parvenu à la rendre possible sur le théâtre des opérations. Non sans mal, d’ailleurs deux participants, l’un de Gaza, l’autre de Ramallah ne pourront pas nous rejoindre, bloqués par les forces d’occupation israélienne.
[...]Il y a là, outre Walid et Izhak, des gens investis dans « l’initiative de Genève » comme le Palestinien Sam’an Khoury ou l’Israélienne Tsvia Walden, d’autres dans « le choix des peuples » comme l’israélien Udi Amir ou le Palestinien Sareh Nusseibeh (cosignataire de l’appel initial avec Amy Ayalon), du mouvement de paix israélien Shalom Arshav (la paix maintenant) comme Dan Jacobson ou du Fatah comme Salah Zouheikeh, Mou’awiyah Al-Qawasmi ou la militante du mouvement des femmes Salwa Hdeib... Des gens que j’ai déjà rencontrés comme Sareh ou Sam’an, mais d’autres inconnus pour moi, notamment ces israéliens qui se situent dans le courant majoritaire du camp de la paix en Israël, alors que mes amis des mouvements de solidarité français fréquentent plus souvent les objecteurs de conscience ou les militants plus radicaux (et plus minoritaires) de l’organisation israélo-arabe Ta’ayush ou du mouvement de paix Gush Shalom. [...]
http://www.alternatives.ca/article1650.html

Rencontres avec toutes sortes de personnes représentatives de forces vives du territoire Le 11 01 2005 à PALESTINE
[...]Il fait nuit, il pleut, les miradors, les lourdes barrières métalliques, le corridor de ciment paraissent irréels.
Depuis la fermeture du check point Charlie après la chute du mur de Berlin, le poste de contrôle d’Erez qui commande l’entrée de la bande de Gaza depuis Israël, est devenu l’un des lieux emblématiques du monde. Derrières les grilles à gros barreaux, qui font immanquablement penser à une installation de foire à bestiaux, peuvent prendre place des milliers de personnes, mais depuis le début de la deuxième Intifada, les Palestiniens autorisés au passage pour gagner quelques shekels en Israël, ne se comptent plus qu’en dizaines, trois ou quatre cent au plus les bons jours, contre des dizaines de milliers auparavant.
De l’autre coté du long corridor quelques policiers palestiniens jouent aux dominos et notent consciencieusement les noms des entrants et sortant en se chauffant tant bien que mal. Ils semblent apprécier mon passeport français, venant du pays qui a su faire des funérailles dignes au vieux chef dont le portrait souriant est, bien sur, affiché au mur.
Houdna à Gaza ?
Deux heures à peine après avoir rejoint mes camarades à l’aéroport Ben Gourion, nous sommes à l’hôtel de la plage, à Gaza, où nous retrouvons Aman, militante de l’organisation non gouvernementale palestinienne Panorama . J’accompagne Mient Jan Faber, vétéran des luttes pour la paix , et Jannie Kuik, représentant le Conseil inter-église pour la paix des Pays Bas (IKV) , et Aman nous a préparé un copieux programme de rencontres avec toutes sortes de personnes représentatives de forces vives du territoire, des islamistes aux féministes - nous n’aurons pas le temps de tout faire, mais assez pour se faire une idée de la situation.
En cette mi-décembre 2004, alors que s’achève le deuil du président Arafat, l’ambiance est à l’expectative. Personne ne croit que Sharon va effectivement quitter réellement Gaza en 2005, mais tout le monde se prépare à l’évacuation des colonies et espère que les barrages qui coupent en permanence le petit territoire vont disparaître. Peut être y aura-t-il « désengagement » malgré tout. Et même, rêvent les plus optimistes, une dynamique qui permettra de retrouver un « processus de paix » où au moins de revenir à cette « feuille de route » que la communauté internationale est censée faire appliquer mais dont le gouvernement israélien ne tient aucun compte. [...
] Ali Abou Shalah est un homme d’affaire dynamique qui se trouvait en 1967 pour ses études au Caire lors de la guerre « des six jours » israélo-arabe, et à donc été déclaré « absent » par les autorités israéliennes d’occupation, perdant au passage tous ses biens. [...]
La villa où se trouvent les bureaux de Mohamed Dahlan est une des anciennes demeures bourgeoises de la ville, Il nous y reçoit longuement. L’ancien ministre de l’intérieur de l’Autorité palestinienne, celui que l’on présente souvent comme le principal leader de Gaza, et que certains considèrent comme le dirigeant palestinien favori des américains, ne veut « plus avoir de tâche en relation avec la sécurité dans un futur ministère palestinien », mais il est prêt à y faire « de la planification politique ». Il pense en tout cas, quelle que soit l’ampleur du désengagement israélien, qu’il faut savoir en profiter autant que possible, d’autant plus qu’il est inutile d’espérer de Sharon une solution définitive de l’ensemble du problème. Si le poste frontière de Rafah, l’aéroport et le port sont sous contrôles internationaux, s’il n’y a pas d’attaque contre les Israéliens en train d’évacuer leurs colonies, alors estime Dahlan, on peu faire de ce désengagement partiel « le début d’un processus ». [...]
Nadia Abu Alah par exemple, la responsable du « Womens’ affair committee » n’est pas forcément une fan du bouillant Mohamed Dahlan, mais elle aspire aussi à un peu de calme à Gaza. Sur la porte de son bureau ce n’est pas le portrait de Yasser Arafat qui est barré du noir du deuil, mais celui d’un autre grand disparu palestinien de ces derniers mois, Edward Saïd [...]
Le sentiment d’entrer dans une nouvelle phase est partagé, sous des formes diverses, par les autres responsables que nous rencontrons pendant notre bref séjour, qu’il s’agisse du général Mohamed El Basri, responsable de la sécurité palestinienne ou des militants du Fatah. [...]
La « Houdna » est-elle à l’ordre du jour ? Ce concept musulman de « la trêve » est sur toutes les lèvres. Houdna entre Palestiniens ? Personne ne souhaite de guerre civile. Les fractions combattantes, y compris celles qui se réclament du Fatah (comme les Martyrs des brigades d’El Aqsa ou les Faucons) « réagissent d’abord aux provocations israéliennes » souligne Diab Alloh du Fatah. Si celles ci cessent, alors non seulement la paix civile intra-palestinienne est possible, mais aussi la Houdna avec les israéliens.
Nous avons rencontré tous nos interlocuteurs dans leurs bureaux, mais Khaled, du Djihad Islamique, est venu nous rejoindre à une table de restaurant. Les militants radicaux qui sont la cible fréquente des tirs de missiles israéliens, se doivent d’être discrets.
[à Jérusalem :] Cette conférence, il vaudrait mieux parler d’un groupe de travail, a regroupé pendant deux jours seize participants, Israéliens, Palestiniens et nous trois Mien Jan, Jannie et moi, pour « assembler la paix » (bringing peace together). C’est une idée de Walid Salem, notre ami de Panorama Jérusalem et d’Izhak Schnell, un géographe de l’université de Tel Aviv, membre du Forum israélien pour la paix. La rencontre était initialement prévue à Amsterdam, mais Walid et Izhak sont parvenu à la rendre possible sur le théâtre des opérations. Non sans mal, d’ailleurs deux participants, l’un de Gaza, l’autre de Ramallah ne pourront pas nous rejoindre, bloqués par les forces d’occupation israélienne.
[...]Il y a là, outre Walid et Izhak, des gens investis dans « l’initiative de Genève » comme le Palestinien Sam’an Khoury ou l’Israélienne Tsvia Walden, d’autres dans « le choix des peuples » comme l’israélien Udi Amir ou le Palestinien Sareh Nusseibeh (cosignataire de l’appel initial avec Amy Ayalon), du mouvement de paix israélien Shalom Arshav (la paix maintenant) comme Dan Jacobson ou du Fatah comme Salah Zouheikeh, Mou’awiyah Al-Qawasmi ou la militante du mouvement des femmes Salwa Hdeib... Des gens que j’ai déjà rencontrés comme Sareh ou Sam’an, mais d’autres inconnus pour moi, notamment ces israéliens qui se situent dans le courant majoritaire du camp de la paix en Israël, alors que mes amis des mouvements de solidarité français fréquentent plus souvent les objecteurs de conscience ou les militants plus radicaux (et plus minoritaires) de l’organisation israélo-arabe Ta’ayush ou du mouvement de paix Gush Shalom. [...]
http://www.alternatives.ca/article1650.html

Armed Israeli settler attempts to prevent children from attending school Le 04 01 2005 à HEBRON
On January 2, an armed Israeli settler attempted to prevent children of Tuba village from attending school in At-Tuwani. The incident happened while children from Tuba were walking from their village to the point where they normally meet with an Israeli military escort on their way to school in the morning.
On this morning, an armed settler stood in their path and threatened them. The children yelled to the soldiers who were to be their escort and then ran back towards their village. Members of Christian Peacemaker Teams (CPT) and Operation Dove (OD), who are based in At-Tuwani, were monitoring the children's progress from a hilltop across the valley. They ran down to meet the children. The internationals were joined by the father and older brother of some of the children, and the whole group began again to walk to the military jeep that would escort the children to school.
At the top of a hill near the place where the jeep was waiting, the adults stopped, because Israeli military has forbidden them (and the internationals) be on the path the children take. As the children walked through the valley, the settler threatened them again and they began to run back to the adults. At this point, the adults came down a little way into the valley, and three of the soldiers from the escort got out of their jeep and began walking toward the children. The children's father encouraged the them to go to the soldiers.
While the soldiers escorted the children along the path, other settlers, standing among the trees near the Havot Ma'on outpost, shouted at them and threatened them. Three settlers with a dog also followed the internationals and adults part of the way back to Tuba shouting threats.
The harassment on January 2 was only the most recent in a series of violent incidents which have involved settlers menacing the schoolchildren of Tuba. Regular Israeli military escorts to protect the children began in October 2004.
http://www.cpt.org/hebron/hebron.php

Armed Israeli settler attempts to prevent children from attending school Le 04 01 2005 à HEBRON
On January 2, an armed Israeli settler attempted to prevent children of Tuba village from attending school in At-Tuwani. The incident happened while children from Tuba were walking from their village to the point where they normally meet with an Israeli military escort on their way to school in the morning.
On this morning, an armed settler stood in their path and threatened them. The children yelled to the soldiers who were to be their escort and then ran back towards their village. Members of Christian Peacemaker Teams (CPT) and Operation Dove (OD), who are based in At-Tuwani, were monitoring the children's progress from a hilltop across the valley. They ran down to meet the children. The internationals were joined by the father and older brother of some of the children, and the whole group began again to walk to the military jeep that would escort the children to school.
At the top of a hill near the place where the jeep was waiting, the adults stopped, because Israeli military has forbidden them (and the internationals) be on the path the children take. As the children walked through the valley, the settler threatened them again and they began to run back to the adults. At this point, the adults came down a little way into the valley, and three of the soldiers from the escort got out of their jeep and began walking toward the children. The children's father encouraged the them to go to the soldiers.
While the soldiers escorted the children along the path, other settlers, standing among the trees near the Havot Ma'on outpost, shouted at them and threatened them. Three settlers with a dog also followed the internationals and adults part of the way back to Tuba shouting threats.
The harassment on January 2 was only the most recent in a series of violent incidents which have involved settlers menacing the schoolchildren of Tuba. Regular Israeli military escorts to protect the children began in October 2004.
http://www.cpt.org/hebron/hebron.php

Quand j'ai quitté Amman pour Ramallah Le 31 12 2004
Ci-dessous, mail reçu d'un membre de l'ISM Italie. Après vérifications, nous avons d'autres témoins qui corroborent ses dires. Je vous écris pour quelque chose d'urgent et qui m'inquiète.... Hier matin, j'ai quitté Amman pour Ramallah. J'ai passé le premier checkpoint israélien (une porte électronique) sur le pont Allanby, celui que les Palestiniens utilisent pour entrer dans les Territoires Occupés, qui se situe entre Ghuor (Jordanie) et Jericho (Territoires Occupés). Ensuite, il y a une nouvelle procédure à suivre. Ils ont installé une sorte de pièce, où peut se tenir une seule personne. Elle fait environ 0.5m x 0.5m. Tous les murs à l'intérieur sont couverts de miroirs et, dans le plafond, il y a une caméra. Les gens doivent y entrer un par un et on doit y rester pendant une minute. A ce moment-là, ils vous aspergent de gaz. Nous devons être informés sur le type de gaz qu'ils utilisent. Il y a une voix électronique qui parle en Hébreu, mais je n'ai pas pu comprendre ce qu'elle disait. La pièce a été installée ce mois-ci. J'ai demandé aux soldats avec quoi ils nous avaient aspergés mais ils n'ont pas voulu répondre. Quand j'ai dit que c'est contre les droits de l'homme, une femme soldat m'a répondu que c'est un pays spécial! J'ai déjà envoyé un mail à Luisa Morgantini, membre du Parlement Européen. lmorgantini@europarl.eu.int - Si vous pouvez faire quelque chose, je vous serais très reconnaissante.
Merci Ruba - Italie

Quand j'ai quitté Amman pour Ramallah Le 31 12 2004
Ci-dessous, mail reçu d'un membre de l'ISM Italie. Après vérifications, nous avons d'autres témoins qui corroborent ses dires. Je vous écris pour quelque chose d'urgent et qui m'inquiète.... Hier matin, j'ai quitté Amman pour Ramallah. J'ai passé le premier checkpoint israélien (une porte électronique) sur le pont Allanby, celui que les Palestiniens utilisent pour entrer dans les Territoires Occupés, qui se situe entre Ghuor (Jordanie) et Jericho (Territoires Occupés). Ensuite, il y a une nouvelle procédure à suivre. Ils ont installé une sorte de pièce, où peut se tenir une seule personne. Elle fait environ 0.5m x 0.5m. Tous les murs à l'intérieur sont couverts de miroirs et, dans le plafond, il y a une caméra. Les gens doivent y entrer un par un et on doit y rester pendant une minute. A ce moment-là, ils vous aspergent de gaz. Nous devons être informés sur le type de gaz qu'ils utilisent. Il y a une voix électronique qui parle en Hébreu, mais je n'ai pas pu comprendre ce qu'elle disait. La pièce a été installée ce mois-ci. J'ai demandé aux soldats avec quoi ils nous avaient aspergés mais ils n'ont pas voulu répondre. Quand j'ai dit que c'est contre les droits de l'homme, une femme soldat m'a répondu que c'est un pays spécial! J'ai déjà envoyé un mail à Luisa Morgantini, membre du Parlement Européen. lmorgantini@europarl.eu.int - Si vous pouvez faire quelque chose, je vous serais très reconnaissante.
Merci Ruba - Italie

Marche internationale de solidarité avec Rafah Le 10 12 2004 à RAFAH
Délégation égypto-internationale Un convoi de 24 camions de vivres a été acheminé le 10 décembre 2004, jour anniversaire de la déclaration de 1948 des droits de l'Homme, à la ville frontière de Rafah par le Comité Populaire égyptien de Solidarité avec le Peuple Palestinien (' la lagna '). Il contient 300 tonnes de riz et de farines, ainsi que 6 500 couvertures collectées dans 12 gouvernorats d'Egypte, avec une large contribution des paysans égyptiens. Ce convoi est le 26ème organisé depuis le début de l'Intifada par la ' Lagna '.
Une délégation palestinienne doit traverser la frontière ce dimanche pour récupérer ce convoi qui lui sera remis par des représentants locaux de la Lagna. Cette aide est destinée pour moitié à l'Autorité Palestinienne de Rafah (ministère de l'approvisionnement) pour être remise à la population de la ville, l'autre moitié allant aux associations civiles de Gaza (hôpital al-Awda, comité de santé populaire).
300 personnes parties en bus à 6 heures du matin du Caire, ont pu rejoindre le convoi de vivres (parti du delta) au point de jonction de Qantara, sur le canal de Suez, où les attendaient une centaine de paysans égyptiens venus plus tôt des villes du Delta.
La délégation égyptienne composée d'organisations civiles égyptiennes (défense des droits de l'homme), des syndicats (journalistes, médecins, pharmaciens, avocats) et divers groupes politiques, comprenait de nombreux paysans, ouvriers et étudiants. Une soixantaine d'européens et des ressortissants arabes originaires du Maghreb accompagnaient la Lagna, membres des sociétés civiles grecque, espagnole, britannique, française, tunisienne, autrichienne et turque.
Parmi cette délégation internationale, Alima Boumedienne Thiery, sénatrice de Paris et ex-député européenne accompagnait le groupe français, avec entre autres, des représentants de la CCIPPP et de l'AFPS, un groupe d'Aubagne venu avec 3 valises de médicaments ; et des représentants du collectif Paix Palestine Israël de Saint Denis, ville en jumelage avec Rafah ; Pissias Evangelos est universitaire et écrivain grec, représentait le Comité contre les violations des droits des prisonniers politiques. Etaient représentés aussi la Campagne de Solidarité de Catalogne, ISM, Les Femmes en Noir de Londres...
Les internationaux ont pu constater au départ du Caire et lors de la jonction de Qantara la forte mobilisation et l'enthousiasme de leurs collègues égyptiens. Mais à l'entrée du gouvernorat d'El Arish, dans le désert du Sinaï ; les forces de sécurité égyptiennes, qui ont laissé passer le convoi de vivres, ont néanmoins bloqué vers midi, les 400 personnes qui entendaient poursuivre jusqu'à Rafah. Le responsable de la sécurité du gouvernorat invoquait des raisons... de sécurité pour justifier cet interdit. Au même moment, on apprenait que 6 membres de la Lagna d'El Arish venaient d'être arrêtés dans la matinée alors qu'ils s'apprêtaient à recevoir la délégation accompagnant le convoi. On apprenait aussi que 3500 habitants de la région d'El Arish étaient emprisonnés, en violation des droits de la défense, depuis plusieurs semaines, suite aux attaques de Taba visant des touristes israéliens en octobre dernier. Il semble que l'on ait craint en haut lieu que des manifestations populaires ne s'expriment à cette occasion dans la ville d'El Arish (située à quelques 30 km de la frontière).
La délégation égypto-internationale a vivement protesté contre l'interdit qui lui a été faite de poursuivre sa route vers Rafah. Des chants populaires ont été entonnés au son d'un luth dans une manifestation bon enfant vers le barrage tenu par un triple cordon de sécurité. Alors que des représentants de la Lagna et des internationaux tentait de négocier avec les responsables de la sécurité, les manifestants étaient repoussés, et dans la bousculade, un journaliste de la chaîne arabe el jazeera s'est vu confisquer sa caméra et ses images. Les manifestants ont alors décidé de rester sur place, n'acceptant de partir qu'à la tombée de la nuit, après avoir pu vérifier la libération des 6 membres de lagna d'El Arish, la restitution de la caméra du journaliste de Jazeera, et la confirmation que le convoi de camions était bien arrivé à destination. La délégation est finalement rentrée au Caire dans la nuit, en promettant de rééditer l'initiative très prochainement et d'organiser des convois réguliers vers Rafah.
Elle dénonce néanmoins le double langage des autorités égyptiennes, qui prétendent soutenir la cause palestinienne mais empêchent la société civile d'exprimer concrètement sa solidarité. Elle relève aussi que des voix égyptienne, arabes et internationales se sont élevées ensemble à l'occasion de cette initiative et entend le faire savoir le plus largement possible. Exprimer une solidarité forte et concrète avec le peuple palestinien, et à travers elle aussi faire avancer les droits et les libertés démocratique dans leur expression concrète, au sein des sociétés arabes et européennes...
http://cairomasterclass.free.fr/FR/appel.htm

Marche internationale de solidarité avec Rafah Le 10 12 2004 à RAFAH
Délégation égypto-internationale Un convoi de 24 camions de vivres a été acheminé le 10 décembre 2004, jour anniversaire de la déclaration de 1948 des droits de l'Homme, à la ville frontière de Rafah par le Comité Populaire égyptien de Solidarité avec le Peuple Palestinien (' la lagna '). Il contient 300 tonnes de riz et de farines, ainsi que 6 500 couvertures collectées dans 12 gouvernorats d'Egypte, avec une large contribution des paysans égyptiens. Ce convoi est le 26ème organisé depuis le début de l'Intifada par la ' Lagna '.
Une délégation palestinienne doit traverser la frontière ce dimanche pour récupérer ce convoi qui lui sera remis par des représentants locaux de la Lagna. Cette aide est destinée pour moitié à l'Autorité Palestinienne de Rafah (ministère de l'approvisionnement) pour être remise à la population de la ville, l'autre moitié allant aux associations civiles de Gaza (hôpital al-Awda, comité de santé populaire).
300 personnes parties en bus à 6 heures du matin du Caire, ont pu rejoindre le convoi de vivres (parti du delta) au point de jonction de Qantara, sur le canal de Suez, où les attendaient une centaine de paysans égyptiens venus plus tôt des villes du Delta.
La délégation égyptienne composée d'organisations civiles égyptiennes (défense des droits de l'homme), des syndicats (journalistes, médecins, pharmaciens, avocats) et divers groupes politiques, comprenait de nombreux paysans, ouvriers et étudiants. Une soixantaine d'européens et des ressortissants arabes originaires du Maghreb accompagnaient la Lagna, membres des sociétés civiles grecque, espagnole, britannique, française, tunisienne, autrichienne et turque.
Parmi cette délégation internationale, Alima Boumedienne Thiery, sénatrice de Paris et ex-député européenne accompagnait le groupe français, avec entre autres, des représentants de la CCIPPP et de l'AFPS, un groupe d'Aubagne venu avec 3 valises de médicaments ; et des représentants du collectif Paix Palestine Israël de Saint Denis, ville en jumelage avec Rafah ; Pissias Evangelos est universitaire et écrivain grec, représentait le Comité contre les violations des droits des prisonniers politiques. Etaient représentés aussi la Campagne de Solidarité de Catalogne, ISM, Les Femmes en Noir de Londres...
Les internationaux ont pu constater au départ du Caire et lors de la jonction de Qantara la forte mobilisation et l'enthousiasme de leurs collègues égyptiens. Mais à l'entrée du gouvernorat d'El Arish, dans le désert du Sinaï ; les forces de sécurité égyptiennes, qui ont laissé passer le convoi de vivres, ont néanmoins bloqué vers midi, les 400 personnes qui entendaient poursuivre jusqu'à Rafah. Le responsable de la sécurité du gouvernorat invoquait des raisons... de sécurité pour justifier cet interdit. Au même moment, on apprenait que 6 membres de la Lagna d'El Arish venaient d'être arrêtés dans la matinée alors qu'ils s'apprêtaient à recevoir la délégation accompagnant le convoi. On apprenait aussi que 3500 habitants de la région d'El Arish étaient emprisonnés, en violation des droits de la défense, depuis plusieurs semaines, suite aux attaques de Taba visant des touristes israéliens en octobre dernier. Il semble que l'on ait craint en haut lieu que des manifestations populaires ne s'expriment à cette occasion dans la ville d'El Arish (située à quelques 30 km de la frontière).
La délégation égypto-internationale a vivement protesté contre l'interdit qui lui a été faite de poursuivre sa route vers Rafah. Des chants populaires ont été entonnés au son d'un luth dans une manifestation bon enfant vers le barrage tenu par un triple cordon de sécurité. Alors que des représentants de la Lagna et des internationaux tentait de négocier avec les responsables de la sécurité, les manifestants étaient repoussés, et dans la bousculade, un journaliste de la chaîne arabe el jazeera s'est vu confisquer sa caméra et ses images. Les manifestants ont alors décidé de rester sur place, n'acceptant de partir qu'à la tombée de la nuit, après avoir pu vérifier la libération des 6 membres de lagna d'El Arish, la restitution de la caméra du journaliste de Jazeera, et la confirmation que le convoi de camions était bien arrivé à destination. La délégation est finalement rentrée au Caire dans la nuit, en promettant de rééditer l'initiative très prochainement et d'organiser des convois réguliers vers Rafah.
Elle dénonce néanmoins le double langage des autorités égyptiennes, qui prétendent soutenir la cause palestinienne mais empêchent la société civile d'exprimer concrètement sa solidarité. Elle relève aussi que des voix égyptienne, arabes et internationales se sont élevées ensemble à l'occasion de cette initiative et entend le faire savoir le plus largement possible. Exprimer une solidarité forte et concrète avec le peuple palestinien, et à travers elle aussi faire avancer les droits et les libertés démocratique dans leur expression concrète, au sein des sociétés arabes et européennes...
http://cairomasterclass.free.fr/FR/appel.htm

18EME MISSION CHIRURGICALE DIRIGEE PAR LE PR.CHRISTOPHE OBERLIN DANS LA BANDE DE GAZA Le 06 12 2004 à GAZA
Du 6 au 15 décembre dernier, une équipe de médecins comprenant les Pr. Christophe Oberlin, Bernard Ciritsis, Christophe Denantes et Samir Benallou, a mené sa 18me mission de chirurgie réparatrice des lésions périphériques à Khan Younes, dans des conditions difficiles et dans la tristesse à l'annonce du décès d'un de leurs confrères palestiniens. Le Pr. Oberlin, indique que son équipe a été très choquée d'apprendre que l'un de ses élèves, le Dr Samir E Jazi, 38 ans, a été tué le 27 novembre, à son domicile de Rafah par l'armée israélienne. Il devait faire partie de la prochaine session d'initiation à la microchirurgie. [...] BUTS DE LA MISSION CHIRURGICALE « Cette nouvelle mission avait pour premier objectif d'opérer une vingtaine de blessés à Gaza. Pour rappel, la mission d'octobre 2004 prévue sur Gaza avait du être détournée sur Naplouse du fait de l'attaque israélienne sur le camp de réfugié de Jabalia au nord de Gaza (3 semaines d'occupation, 140 morts et de très nombreux blessés). L'autre but était de faire passer à l'hôpital Nasser de Khan Younis le premier examen du diplôme de microchirurgie pour les chirurgiens palestiniens », indique le Pr. Oberlin à CAPJPO/EuroPalestine. [...]« Le bilan des missions approche les 350 opérés, précise le Pr. Oberlin. Surtout notre programme de formation commence à porter ses fruits. Le Dr Rantissi a ainsi été aidé sur la plupart des interventions palliatives que nous avons faites au cours de cette dernière mission. Il est maintenant diplômé de microchirurgie et l'administration palestinienne prévoit de lui confier la responsabilité d'une unité de chirurgie des paralysies à l'hôpital Nasser de Khan Younis, aboutissement logique de nos efforts. »
http://www.paixjusteauprocheorient.com/infos/actualites/affichage_article_dynamique.php?articleId=29

18EME MISSION CHIRURGICALE DIRIGEE PAR LE PR.CHRISTOPHE OBERLIN DANS LA BANDE DE GAZA Le 06 12 2004 à GAZA
Du 6 au 15 décembre dernier, une équipe de médecins comprenant les Pr. Christophe Oberlin, Bernard Ciritsis, Christophe Denantes et Samir Benallou, a mené sa 18me mission de chirurgie réparatrice des lésions périphériques à Khan Younes, dans des conditions difficiles et dans la tristesse à l'annonce du décès d'un de leurs confrères palestiniens. Le Pr. Oberlin, indique que son équipe a été très choquée d'apprendre que l'un de ses élèves, le Dr Samir E Jazi, 38 ans, a été tué le 27 novembre, à son domicile de Rafah par l'armée israélienne. Il devait faire partie de la prochaine session d'initiation à la microchirurgie. [...] BUTS DE LA MISSION CHIRURGICALE « Cette nouvelle mission avait pour premier objectif d'opérer une vingtaine de blessés à Gaza. Pour rappel, la mission d'octobre 2004 prévue sur Gaza avait du être détournée sur Naplouse du fait de l'attaque israélienne sur le camp de réfugié de Jabalia au nord de Gaza (3 semaines d'occupation, 140 morts et de très nombreux blessés). L'autre but était de faire passer à l'hôpital Nasser de Khan Younis le premier examen du diplôme de microchirurgie pour les chirurgiens palestiniens », indique le Pr. Oberlin à CAPJPO/EuroPalestine. [...]« Le bilan des missions approche les 350 opérés, précise le Pr. Oberlin. Surtout notre programme de formation commence à porter ses fruits. Le Dr Rantissi a ainsi été aidé sur la plupart des interventions palliatives que nous avons faites au cours de cette dernière mission. Il est maintenant diplômé de microchirurgie et l'administration palestinienne prévoit de lui confier la responsabilité d'une unité de chirurgie des paralysies à l'hôpital Nasser de Khan Younis, aboutissement logique de nos efforts. »
http://www.paixjusteauprocheorient.com/infos/actualites/affichage_article_dynamique.php?articleId=29

Search and editor for Palestinian Anti-Apartheid Wall Campaign Le 27 09 2004 à JERUSALEM
Internet Outreach Coordinator and English-Language Editor for the Grassroots Palestinian Anti-Apartheid Wall Campaign
The Palestinian Anti-Apartheid Wall Campaign is at the moment looking for volunteers that can support its work from the Campaign office in Jerusalem as online outreach and English editor as well as fundraising volunteer. (See attached for more details.) For more info, see www.stopthewall.org . Please forward to anyone you think might be interested.
http://www.stopthewall.org

Summer camp Zababdeh (PARC) Le 06 08 2004 à AL-ZABABDEH
[...]Striving for reviving the tradition on which PARC was built, through reintroducing and promoting volunteerism and voluntary work spirit in 2002 we organized the International Summer Camp 'Volunteers for Development'. It took place at Al-Zababdeh training center for 10 consecutive days to promote solidarity with the Palestinian people and to develop voluntary work for the benefit of the rural areas. Seventy (70) volunteers participated in that summer camp, half of them were local volunteers the other half were international. The volunteers were split into groups volunteering in different fields. A group rehabilitated a farm that belonged to a poor farmer. Another group rehabilitated Al-Zababdeh public school garden. The third group conducted small PRA research in two villages. Moreover, journalism groups were also formed to introduce the volunteers more closely to the political, social & economic conditions of the Palestinian people. [...]
http://www.pal-arc.org/summer/summer.html

Summer camp Zababdeh (PARC) Le 06 08 2004 à AL-ZABABDEH
[...]Striving for reviving the tradition on which PARC was built, through reintroducing and promoting volunteerism and voluntary work spirit in 2002 we organized the International Summer Camp 'Volunteers for Development'. It took place at Al-Zababdeh training center for 10 consecutive days to promote solidarity with the Palestinian people and to develop voluntary work for the benefit of the rural areas. Seventy (70) volunteers participated in that summer camp, half of them were local volunteers the other half were international. The volunteers were split into groups volunteering in different fields. A group rehabilitated a farm that belonged to a poor farmer. Another group rehabilitated Al-Zababdeh public school garden. The third group conducted small PRA research in two villages. Moreover, journalism groups were also formed to introduce the volunteers more closely to the political, social & economic conditions of the Palestinian people. [...]
http://www.pal-arc.org/summer/summer.html

Appel des 52 syndicalistes et des syndicats palestiniens à manifester Le 01 05 2004 à RAMALLAH
Contre le mur de l'Apartheid, pour les droits du peuple palestinien et pour la solidarité ouvrière internationale
Les syndicats et travailleurs palestiniens et les 52 membres de la mission syndicaliste internationale manifesteront ensemble à Ramallah le 1er mai, à 11 heures, et lancent à toutes les organisations ouvrières et syndicales ces deux appels communs :
Syndicalistes, salariés, chômeurs, paysans et travailleurs précaires, nous sommes 52 militantes et militants invité(e)s dans les territoires occupés pendant deux semaines par les syndicats ouvriers et paysans palestiniens à l'occasion du 1er mai.
Nous sommes engagé(e)s dans la campagne des Missions Civiles pour la Protection du Peuple Palestinien en tant que militant(e)s syndicalistes et associatifs d`Europe, et nous avons répondu à l'appel des travailleurs palestiniens en ce jour du 1er mai qui est, depuis plus d'un siècle, le symbole de la solidarité ouvrière avec tous les exploités et les opprimés du monde. Militants de tous les combats, contre le chômage, la précarité, les discriminations et les attaques qui menacent tous les acquis sociaux, nous nous sentons directement concernés par la terrible injustice qui frappe le peuple palestinien.
Pendant que les armées d'occupation de G. Bush et ses alliés mettent l'Irak à feu et à sang, Sharon bâtit un mur de la honte qui enferme les palestiniens dans de véritables bantoustans, emprisonnant une population vivant déjà sous le joug implacable de l`occupation israélienne. En tant qu'acteurs du mouvement social et de la société civile, nous nous devons d'agir et d`aller à la rencontre des mouvements sociaux et de la société civile palestinienne. Il faut briser le silence complice des dirigeants de la communauté européenne et internationale. Nous manifestons à Ramallah avec les syndicalistes palestiniens en ce 1er mai 2004 pour les droits des travailleurs et du peuple palestiniens. Nous voulons nous adresser en direct aux manifestants rassemblés aujourd'hui dans toutes les villes d'Europe.
Nous appelons toutes nos organisations syndicales et associatives à faire écho à notre appel pour que ce 1er mai 2004 soit un grand moment de solidarité ouvrière internationale.
Au nom de tous nos camarades travailleurs, chômeurs, syndicalistes et militants de la société civile palestinienne, nous aimerions nous joindre à l'appel lancé par nos camarades qui sont présents parmi nous. En ce 1er mai 2004, nous manifesterons à Ramallah et à Gaza comme vous dans vos villes et vos pays, et nous avons plus que jamais besoin de votre solidarité et de vos encouragements pour renforcer notre lutte quotidienne pour notre survie et nos droits les plus fondamentaux. L'occupation israélienne a détruit notre économie et nos emplois, et chaque jour, chaque travailleur et travailleuse en Palestine se demande comment il va nourrir, éduquer, soigner et protéger ses enfants, et leur offrir un avenir meilleur.
Bien que nous traversions l'une des plus difficiles phases de notre histoire, nous n'avons pas perdu l'espoir de parvenir à construire avec nos camarades dans le monde entier un avenir meilleur, un avenir de paix, justice et égalité, un avenir sans occupation. C'est pourquoi ici en Palestine, nous nous organisons en comités de travailleurs et syndicats démocratiques, et nous menons une double lutte contre l'occupation israélienne qui nous étouffe, et pour notre droit à la liberté d'association et d'organisation syndicale, le respect du code du travail et l'amélioration de nos conditions de travail.
Votre soutien et votre solidarité nous donnent la force de persévérer dans nos luttes et d'aller de l'avant, de combattre le colonialisme, l'impérialisme, le néo-libéralisme, la course au profit, pour notre peuple et pour tous les opprimés, les exclus et les sans-droits dans le monde entier.
Le Centre pour la Démocratie et les Droits des Travailleurs en Palestine (DWRC), le Comité de Coordination pour les Syndicats et Associations Palestiniennes en Cisjordanie (la Fédération des Syndicats pour les Professeurs et Employés des Universités Palestiniennes, le Syndicat des Enseignants des Ecoles Privées, le Syndicat des Postes et Télécommunications, les Comités de Travailleurs des Municipalités de Al-Bireh, Ramallah, et Bétunia, le Conseil Syndical pour les Travailleurs du Sud de Hébron, le Comité des Travailleurs de l'Union Palestinienne des Comités d'Aide Médicaux (UPMRC), le Comité des Travailleurs de l'Hôpital Sheikh Zaid, le Comité des Travailleurs de l'Hôpital du Croissant Rouge, le Comité des Travailleurs de la Compagnie Birzeit Palestine, le Comité des Travailleurs de la Compagnie Pharmaceutique Al-Quds, le Forum de Jeunesse Sharik, le Syndicat des Travailleurs du Tourisme et du Secteur Hôtelier, le Syndicat des Travailleurs de la Pierre a Bethlehem , le Syndicat des Organisations de Service Public à Tulkarem), la Société des Travailleuses Palestiniennes pour le Développement (PWWSD), et le Comité de Coordination pour les Comités de Travailleurs dans la bande de Gaza.
http://www.protection-palestine.org/Missions/Carnets/84e_01.php

Rejoignez la marche pour la Liberté ! Le 01 05 2004 à PALESTINE
Le 30 juillet [2004], la population de la Palestine ainsi que leurs supporters internationaux et marcheront pendant trois semaines le long du tracé du mur de l’Apartheid de Jénine au nord jusqu’à Jérusalem-Est Occupé, pour donner leur voix à l’Appel pour la liberté.
Nous marcherons jusqu'à dix à douze kilomètres par jour pour un total de 200 kilomètres.
La nuit nous serons accueillis par les communautés palestiniennes affectées par le mur.
Dans chaque village, des membres de la Communauté expliqueront les impacts du mur et d'autres aspects de l’occupation. Dans quelques villages les marcheurs effectueront des actions directes non-violentes contre le mur.
Cette marche non-violente dénoncera l'emprisonnement des Palestiniens, la réalité de la vie sous l’occupation militaire israélienne. Les autorités israéliennes prétendent que le mur de l’Apartheid est construit pour séparer les Israéliens et des Palestiniens.
La marche révèlera que le mur de l’Apartheid est construit profondément dans les Territoires Palestiniens Occupés, séparant les villages et les villes palestiniennes de leurs ressources en terre et en eau. Nous soutiendrons les Palestiniens alors qu’ils briseront les barrières pour leur liberté et abattront le Mur de l’Apartheid.
A ce jour, environ 100.000 arbres ont été déracinés ou détruits pour le tracé du mur de l’Apartheid. En mars 2004, plus de 3 200 hectares de terre ont été confisqués pour la première phase de la construction du Mur. De plus, cinquante puits artésiens ont été confisqués ou sont devenus du côté israélien du mur.
Lorsque le Mur sera terminé, environ 43% des terres de la Cisjordanie Occupée seront annexées de fait par Israel.
[...]
Venez en Cisjordanie et rejoignez les Palestiniens, les Internationaux et les Israéliens dans une marche pacifique pour rejeter les restrictions israéliennes à la liberté de mouvement des Palestiniens et le système d’Apartheid qu'Israel renforce par le mur.
Venez aider à donner de la voix à l’appel palestinien pour la Liberté. Rejoignez-nous le 30 juillet !
Pour plus d’informations sur la Campagne d’Eté 2004 pour la Liberté de la Palestine,
En anglais : venez visiter le site www.palsolidarity.org ou contactez-nous à info@palsolidarity.org
En Français : cliquez ici ou contactez-nous à contact@ism-France.org
Source : www.palsolidarity.org
Traduction : MG pour ISM-France
http://www.ism-france.org/news/article.php?id=1773&type=campagne

Appel des 52 syndicalistes et des syndicats palestiniens à manifester Le 01 05 2004 à RAMALLAH
Contre le mur de l'Apartheid, pour les droits du peuple palestinien et pour la solidarité ouvrière internationale
Les syndicats et travailleurs palestiniens et les 52 membres de la mission syndicaliste internationale manifesteront ensemble à Ramallah le 1er mai, à 11 heures, et lancent à toutes les organisations ouvrières et syndicales ces deux appels communs :
Syndicalistes, salariés, chômeurs, paysans et travailleurs précaires, nous sommes 52 militantes et militants invité(e)s dans les territoires occupés pendant deux semaines par les syndicats ouvriers et paysans palestiniens à l'occasion du 1er mai.
Nous sommes engagé(e)s dans la campagne des Missions Civiles pour la Protection du Peuple Palestinien en tant que militant(e)s syndicalistes et associatifs d`Europe, et nous avons répondu à l'appel des travailleurs palestiniens en ce jour du 1er mai qui est, depuis plus d'un siècle, le symbole de la solidarité ouvrière avec tous les exploités et les opprimés du monde. Militants de tous les combats, contre le chômage, la précarité, les discriminations et les attaques qui menacent tous les acquis sociaux, nous nous sentons directement concernés par la terrible injustice qui frappe le peuple palestinien.
Pendant que les armées d'occupation de G. Bush et ses alliés mettent l'Irak à feu et à sang, Sharon bâtit un mur de la honte qui enferme les palestiniens dans de véritables bantoustans, emprisonnant une population vivant déjà sous le joug implacable de l`occupation israélienne. En tant qu'acteurs du mouvement social et de la société civile, nous nous devons d'agir et d`aller à la rencontre des mouvements sociaux et de la société civile palestinienne. Il faut briser le silence complice des dirigeants de la communauté européenne et internationale. Nous manifestons à Ramallah avec les syndicalistes palestiniens en ce 1er mai 2004 pour les droits des travailleurs et du peuple palestiniens. Nous voulons nous adresser en direct aux manifestants rassemblés aujourd'hui dans toutes les villes d'Europe.
Nous appelons toutes nos organisations syndicales et associatives à faire écho à notre appel pour que ce 1er mai 2004 soit un grand moment de solidarité ouvrière internationale.
Au nom de tous nos camarades travailleurs, chômeurs, syndicalistes et militants de la société civile palestinienne, nous aimerions nous joindre à l'appel lancé par nos camarades qui sont présents parmi nous. En ce 1er mai 2004, nous manifesterons à Ramallah et à Gaza comme vous dans vos villes et vos pays, et nous avons plus que jamais besoin de votre solidarité et de vos encouragements pour renforcer notre lutte quotidienne pour notre survie et nos droits les plus fondamentaux. L'occupation israélienne a détruit notre économie et nos emplois, et chaque jour, chaque travailleur et travailleuse en Palestine se demande comment il va nourrir, éduquer, soigner et protéger ses enfants, et leur offrir un avenir meilleur.
Bien que nous traversions l'une des plus difficiles phases de notre histoire, nous n'avons pas perdu l'espoir de parvenir à construire avec nos camarades dans le monde entier un avenir meilleur, un avenir de paix, justice et égalité, un avenir sans occupation. C'est pourquoi ici en Palestine, nous nous organisons en comités de travailleurs et syndicats démocratiques, et nous menons une double lutte contre l'occupation israélienne qui nous étouffe, et pour notre droit à la liberté d'association et d'organisation syndicale, le respect du code du travail et l'amélioration de nos conditions de travail.
Votre soutien et votre solidarité nous donnent la force de persévérer dans nos luttes et d'aller de l'avant, de combattre le colonialisme, l'impérialisme, le néo-libéralisme, la course au profit, pour notre peuple et pour tous les opprimés, les exclus et les sans-droits dans le monde entier.
Le Centre pour la Démocratie et les Droits des Travailleurs en Palestine (DWRC), le Comité de Coordination pour les Syndicats et Associations Palestiniennes en Cisjordanie (la Fédération des Syndicats pour les Professeurs et Employés des Universités Palestiniennes, le Syndicat des Enseignants des Ecoles Privées, le Syndicat des Postes et Télécommunications, les Comités de Travailleurs des Municipalités de Al-Bireh, Ramallah, et Bétunia, le Conseil Syndical pour les Travailleurs du Sud de Hébron, le Comité des Travailleurs de l'Union Palestinienne des Comités d'Aide Médicaux (UPMRC), le Comité des Travailleurs de l'Hôpital Sheikh Zaid, le Comité des Travailleurs de l'Hôpital du Croissant Rouge, le Comité des Travailleurs de la Compagnie Birzeit Palestine, le Comité des Travailleurs de la Compagnie Pharmaceutique Al-Quds, le Forum de Jeunesse Sharik, le Syndicat des Travailleurs du Tourisme et du Secteur Hôtelier, le Syndicat des Travailleurs de la Pierre a Bethlehem , le Syndicat des Organisations de Service Public à Tulkarem), la Société des Travailleuses Palestiniennes pour le Développement (PWWSD), et le Comité de Coordination pour les Comités de Travailleurs dans la bande de Gaza.
http://www.protection-palestine.org/Missions/Carnets/84e_01.php

Rejoignez la marche pour la Liberté ! Le 01 05 2004 à PALESTINE
Le 30 juillet [2004], la population de la Palestine ainsi que leurs supporters internationaux et marcheront pendant trois semaines le long du tracé du mur de l’Apartheid de Jénine au nord jusqu’à Jérusalem-Est Occupé, pour donner leur voix à l’Appel pour la liberté.
Nous marcherons jusqu'à dix à douze kilomètres par jour pour un total de 200 kilomètres.
La nuit nous serons accueillis par les communautés palestiniennes affectées par le mur.
Dans chaque village, des membres de la Communauté expliqueront les impacts du mur et d'autres aspects de l’occupation. Dans quelques villages les marcheurs effectueront des actions directes non-violentes contre le mur.
Cette marche non-violente dénoncera l'emprisonnement des Palestiniens, la réalité de la vie sous l’occupation militaire israélienne. Les autorités israéliennes prétendent que le mur de l’Apartheid est construit pour séparer les Israéliens et des Palestiniens.
La marche révèlera que le mur de l’Apartheid est construit profondément dans les Territoires Palestiniens Occupés, séparant les villages et les villes palestiniennes de leurs ressources en terre et en eau. Nous soutiendrons les Palestiniens alors qu’ils briseront les barrières pour leur liberté et abattront le Mur de l’Apartheid.
A ce jour, environ 100.000 arbres ont été déracinés ou détruits pour le tracé du mur de l’Apartheid. En mars 2004, plus de 3 200 hectares de terre ont été confisqués pour la première phase de la construction du Mur. De plus, cinquante puits artésiens ont été confisqués ou sont devenus du côté israélien du mur.
Lorsque le Mur sera terminé, environ 43% des terres de la Cisjordanie Occupée seront annexées de fait par Israel.
[...]
Venez en Cisjordanie et rejoignez les Palestiniens, les Internationaux et les Israéliens dans une marche pacifique pour rejeter les restrictions israéliennes à la liberté de mouvement des Palestiniens et le système d’Apartheid qu'Israel renforce par le mur.
Venez aider à donner de la voix à l’appel palestinien pour la Liberté. Rejoignez-nous le 30 juillet !
Pour plus d’informations sur la Campagne d’Eté 2004 pour la Liberté de la Palestine,
En anglais : venez visiter le site www.palsolidarity.org ou contactez-nous à info@palsolidarity.org
En Français : cliquez ici ou contactez-nous à contact@ism-France.org
Source : www.palsolidarity.org
Traduction : MG pour ISM-France
http://www.ism-france.org/news/article.php?id=1773&type=campagne

Le Mur : plaie ouverte empiète de 6 km. en territoire palestinien Le 23 04 2004 à JAYYOUS
[...] Depuis l'automne 2003, la « barrière de sécurité », comme l'appellent les autorités israéliennes, est une plaie ouverte dans cette communauté rurale. Le système mis en place couvre une bande de terrain de quelques 30 mètres de large, soit environ 30 hectares de terres cultivées rendues inutilisables, qui traverse tout son territoire (barrière métallique bordée d'une double voie carrossable, de part et d'autre. Un double cordon de fils de fer barbelés isole le système d'une approche extérieure). Au lieu de passer aux limites de la commune, suivant une ligne verte proposée par l'O.N.U. en 1967, cette ligne de défense empiète de 6 km. en territoire palestinien. Elle a été tracée de façon arbitraire sans aucune négociation avec les représentants de la population, au prix de gigantesques travaux de terrassement en certains endroits. Toute la population, mises à part quelques familles de bédouins, est d'un coté de cette ligne, et 75 % des terres cultivables sont de l'autre coté. [...]
http://www.protestants.org/textes/carnet_de_route/23avril.htm

Comment peut-on parler de justice Le 23 04 2004 à JAYYOUS
[...]Depuis notre arrivée, la ville située sur un promontoire en forme de Y , qui domine la plaine, a été journellement visitée par les troupes israéliennes. Usage régulier de gaz lacrymogènes ; tirs à balles de caoutchouc sur des enfants qui lancent de pierres sur les véhicules ; perquisition de maisons à toute heure du jour ou de la nuit ; menaces et propos agressifs des militaires à l'égard des habitants. Et surtout, aucune concertation. L'autorité militaire décide unilatéralement. Le maire de la ville qui nous a accueilli de façon émouvante doit obtempérer sans discussion, se soumettre. Etat d'occupation. La France des années 1942-43 … la guerre d'Algérie … Autant de souvenirs qui reviennent à l'esprit en voyant vivre cette population, en écoutant ces hommes réduits au chômage faute de permis, en entendant la peur des femmes pour leurs enfants.
Alors les uns et les autres disent leur souffrance, leur détresse. Comment l'Etat d'Israël peut-il prétendre à la démocratie quand il se comporte comme un occupant ? Comment peut-on parler de justice, quand des paysans sont délibérément empêchés de travailler leurs terres ? Et cette ligne de séparation, construite manifestement pour durer longtemps, jusqu'à quand sera-t-il possible à quelques « privilégiés » de la traverser (pas plus de 70 personnes par jour, dans chaque sens, sur 3200 habitants, en pleine récolte !) ? Et puis, de l'autre coté de la ligne, il y a aussi les ressources en eau, les puits, les pompes. Tout le monde n'a pas l'eau courante. A cela il faut encore ajouter les coupures d'électricité ; douze heures par jour seulement. [...]
http://www.protestants.org/textes/carnet_de_route/23avril.htm

Le Mur : plaie ouverte empiète de 6 km. en territoire palestinien Le 23 04 2004 à JAYYOUS
[...] Depuis l'automne 2003, la « barrière de sécurité », comme l'appellent les autorités israéliennes, est une plaie ouverte dans cette communauté rurale. Le système mis en place couvre une bande de terrain de quelques 30 mètres de large, soit environ 30 hectares de terres cultivées rendues inutilisables, qui traverse tout son territoire (barrière métallique bordée d'une double voie carrossable, de part et d'autre. Un double cordon de fils de fer barbelés isole le système d'une approche extérieure). Au lieu de passer aux limites de la commune, suivant une ligne verte proposée par l'O.N.U. en 1967, cette ligne de défense empiète de 6 km. en territoire palestinien. Elle a été tracée de façon arbitraire sans aucune négociation avec les représentants de la population, au prix de gigantesques travaux de terrassement en certains endroits. Toute la population, mises à part quelques familles de bédouins, est d'un coté de cette ligne, et 75 % des terres cultivables sont de l'autre coté. [...]
http://www.protestants.org/textes/carnet_de_route/23avril.htm

Comment peut-on parler de justice Le 23 04 2004 à JAYYOUS
[...]Depuis notre arrivée, la ville située sur un promontoire en forme de Y , qui domine la plaine, a été journellement visitée par les troupes israéliennes. Usage régulier de gaz lacrymogènes ; tirs à balles de caoutchouc sur des enfants qui lancent de pierres sur les véhicules ; perquisition de maisons à toute heure du jour ou de la nuit ; menaces et propos agressifs des militaires à l'égard des habitants. Et surtout, aucune concertation. L'autorité militaire décide unilatéralement. Le maire de la ville qui nous a accueilli de façon émouvante doit obtempérer sans discussion, se soumettre. Etat d'occupation. La France des années 1942-43 … la guerre d'Algérie … Autant de souvenirs qui reviennent à l'esprit en voyant vivre cette population, en écoutant ces hommes réduits au chômage faute de permis, en entendant la peur des femmes pour leurs enfants.
Alors les uns et les autres disent leur souffrance, leur détresse. Comment l'Etat d'Israël peut-il prétendre à la démocratie quand il se comporte comme un occupant ? Comment peut-on parler de justice, quand des paysans sont délibérément empêchés de travailler leurs terres ? Et cette ligne de séparation, construite manifestement pour durer longtemps, jusqu'à quand sera-t-il possible à quelques « privilégiés » de la traverser (pas plus de 70 personnes par jour, dans chaque sens, sur 3200 habitants, en pleine récolte !) ? Et puis, de l'autre coté de la ligne, il y a aussi les ressources en eau, les puits, les pompes. Tout le monde n'a pas l'eau courante. A cela il faut encore ajouter les coupures d'électricité ; douze heures par jour seulement. [...]
http://www.protestants.org/textes/carnet_de_route/23avril.htm

MISSION EN PALESTINE Le 17 04 2004 à PALESTINE
3 CAENNAIS VIENNENT DE RENTRER DE MISSION. 2 AUTRES SONT LA-BAS EN CE MOMENT. VOUS POUVEZ SUIVRE LEUR SEJOUR SUR LE SITE INDIQUE EN BAS DE CET APPEL. VOUS POUVEZ EGALEMENT ORGANISER DES RENCONTRES - TEMOIGNAGES AVEC EUX DANS VOS QUARTIERS, LIEUX DE TRAVAIL, SYNDICAT, PARTI, ASSOCIATION OU ENTRE AMIS. IL SUFFIT DE ME FAIRE SIGNE. CORDIALEMENT. POUR LA CCIPPP, Younès AJARRAÏ.
Partir en Palestine en mission civile
En 2001, l'offensive coloniale et la répression israéliennes se sont intensifiées avec comme objectif d'annexer toujours plus de territoire palestinien. Le peuple de Palestine, exigeant sans répit et depuis toujours le respect de ses droits à un Etat, à sa souveraineté, au retour des réfugiés et des exilés, s'est trouvé une nouvelle fois désarmé face à cette violence et face aussi à l'inertie des Etats et des institutions internationales à l'égard d'Israël, voire leur complicité.
Alors, des citoyens, dans le monde entier, sont allés sur place, au coeur même de ce pays, de ce peuple, manifester leur solidarité, leur soutien, pour amplifier le mouvement d'opinion de par le monde et contraindre à protéger le peuple palestinien et répondre à ses revendications. Dire aussi à ces hommes et ces femmes qu'ils ne sont pas seuls. Ces missions pacifiques pour une oeuvre de paix, de justice, pour aider à une solution politique du conflit peuvent paraître peut-être d'un apport bien modeste, mais elles sont vitales pour ce peuple prisonnier.
Depuis juin 2001, près de trois ans, nombre de Françaises et Français, souvent de conditions modestes, ont créé un lien quasi permanent avec eux, en vivant un temps dans les villages, les villes, se relayant non seulement pour une aide morale, ce qui est énorme, mais aussi pour agir, dénoncer fortement l'occupation israélienne, la violence et les crimes de cet Etat voleur.
Leurs témoignages probants, à leur retour, de tout ce qu'ils ont constaté de la réalité de cette occupation dans la vie quotidienne et la société palestinienne, de la lutte aussi des Israéliens anticolonialistes, ont donné un nouvel élan à nos actions en France. Témoignages de la vie en Palestine, de ce mur dressé par Israël en Cisjordanie, voleur de terres, destructeur d'une société alors que le monde croyait avoir aboli ces murs de la honte, de l'exclusion, du rejet des autres. Là, un Etat est en train d'en construire un autre, à la face de tous, et les Etats n'ont que faiblesse, lâcheté, quelques déclarations de principe, de la mollesse. Et les Palestiniens souffrent toujours plus.
Quand on part en Palestine, c'est pour les aider à faire respecter leurs droits dont ils sont convaincus et ils ne lâcheront pas. Quand on les a rencontrés, qu'on les a vus vivre, investissant tout dans l'éducation d'une jeunesse brillante, replantant les oliviers arrachés la veille par l'occupant, reconstruisant les maisons démolies au plastic, alors on se met à les aimer pour leur volonté acharnée de vivre, leur stratégie de la vie, de la non violence pour la plupart d'entre eux.
Aujourd'hui, Bush, criminel et stupide, est allé plus loin en ' autorisant ' Israël à garder les territoires volés par la violence aux Palestiniens. Se fichant carrément du droit, de la position des autres Etats, sûr de les voir ramper, protester peut-être mais restant inactifs. Blanc seing à la politique israélienne pour détruire, tuer et voler.
Mais plus qu'hier, la fracture entre les dirigeants des Etats et les peuples s'amplifie, on l?a vu dans les actions contre la guerre en Irak, et de toutes ses conséquences, on le voit dans l'opinion des peuples révoltés par les injustices à l'égard des Palestiniens, et d'autres peuples encore, par ce deux poids deux mesures, selon que l'on sert les intérêts des grands ou non.
Alors plus que jamais, nous, citoyens, militants ou non, jeunes ou vétérans, hommes, femmes, nous devons renforcer nos interventions. Aller en Palestine, palier les carences de nos dirigeants, les contraindre par ce mouvement à agir concrètement pour le droit et la justice, dire aux Palestiniens, que leur stratégie de la vie, hors violence, est la bonne, qu'on est avec eux.
Et être avec eux, c'est être pour le droit de tous les peuples.

Les Amis de Jayyous
Pour la Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien (CCIPPP)
http://www.protection-palestine.org

MISSION EN PALESTINE Le 17 04 2004 à PALESTINE
3 CAENNAIS VIENNENT DE RENTRER DE MISSION. 2 AUTRES SONT LA-BAS EN CE MOMENT. VOUS POUVEZ SUIVRE LEUR SEJOUR SUR LE SITE INDIQUE EN BAS DE CET APPEL. VOUS POUVEZ EGALEMENT ORGANISER DES RENCONTRES - TEMOIGNAGES AVEC EUX DANS VOS QUARTIERS, LIEUX DE TRAVAIL, SYNDICAT, PARTI, ASSOCIATION OU ENTRE AMIS. IL SUFFIT DE ME FAIRE SIGNE. CORDIALEMENT. POUR LA CCIPPP, Younès AJARRAÏ.
Partir en Palestine en mission civile
En 2001, l'offensive coloniale et la répression israéliennes se sont intensifiées avec comme objectif d'annexer toujours plus de territoire palestinien. Le peuple de Palestine, exigeant sans répit et depuis toujours le respect de ses droits à un Etat, à sa souveraineté, au retour des réfugiés et des exilés, s'est trouvé une nouvelle fois désarmé face à cette violence et face aussi à l'inertie des Etats et des institutions internationales à l'égard d'Israël, voire leur complicité.
Alors, des citoyens, dans le monde entier, sont allés sur place, au coeur même de ce pays, de ce peuple, manifester leur solidarité, leur soutien, pour amplifier le mouvement d'opinion de par le monde et contraindre à protéger le peuple palestinien et répondre à ses revendications. Dire aussi à ces hommes et ces femmes qu'ils ne sont pas seuls. Ces missions pacifiques pour une oeuvre de paix, de justice, pour aider à une solution politique du conflit peuvent paraître peut-être d'un apport bien modeste, mais elles sont vitales pour ce peuple prisonnier.
Depuis juin 2001, près de trois ans, nombre de Françaises et Français, souvent de conditions modestes, ont créé un lien quasi permanent avec eux, en vivant un temps dans les villages, les villes, se relayant non seulement pour une aide morale, ce qui est énorme, mais aussi pour agir, dénoncer fortement l'occupation israélienne, la violence et les crimes de cet Etat voleur.
Leurs témoignages probants, à leur retour, de tout ce qu'ils ont constaté de la réalité de cette occupation dans la vie quotidienne et la société palestinienne, de la lutte aussi des Israéliens anticolonialistes, ont donné un nouvel élan à nos actions en France. Témoignages de la vie en Palestine, de ce mur dressé par Israël en Cisjordanie, voleur de terres, destructeur d'une société alors que le monde croyait avoir aboli ces murs de la honte, de l'exclusion, du rejet des autres. Là, un Etat est en train d'en construire un autre, à la face de tous, et les Etats n'ont que faiblesse, lâcheté, quelques déclarations de principe, de la mollesse. Et les Palestiniens souffrent toujours plus.
Quand on part en Palestine, c'est pour les aider à faire respecter leurs droits dont ils sont convaincus et ils ne lâcheront pas. Quand on les a rencontrés, qu'on les a vus vivre, investissant tout dans l'éducation d'une jeunesse brillante, replantant les oliviers arrachés la veille par l'occupant, reconstruisant les maisons démolies au plastic, alors on se met à les aimer pour leur volonté acharnée de vivre, leur stratégie de la vie, de la non violence pour la plupart d'entre eux.
Aujourd'hui, Bush, criminel et stupide, est allé plus loin en ' autorisant ' Israël à garder les territoires volés par la violence aux Palestiniens. Se fichant carrément du droit, de la position des autres Etats, sûr de les voir ramper, protester peut-être mais restant inactifs. Blanc seing à la politique israélienne pour détruire, tuer et voler.
Mais plus qu'hier, la fracture entre les dirigeants des Etats et les peuples s'amplifie, on l?a vu dans les actions contre la guerre en Irak, et de toutes ses conséquences, on le voit dans l'opinion des peuples révoltés par les injustices à l'égard des Palestiniens, et d'autres peuples encore, par ce deux poids deux mesures, selon que l'on sert les intérêts des grands ou non.
Alors plus que jamais, nous, citoyens, militants ou non, jeunes ou vétérans, hommes, femmes, nous devons renforcer nos interventions. Aller en Palestine, palier les carences de nos dirigeants, les contraindre par ce mouvement à agir concrètement pour le droit et la justice, dire aux Palestiniens, que leur stratégie de la vie, hors violence, est la bonne, qu'on est avec eux.
Et être avec eux, c'est être pour le droit de tous les peuples.

Les Amis de Jayyous
Pour la Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien (CCIPPP)
http://www.protection-palestine.org

CARNET DE ROUTE DU PASTEUR GILBERT CHARBONNIER EN PALESTINE Le 10 04 2004 à PALESTINE
Gilbert Charbonnier, pasteur retraité de l'Eglise luthérienne, est envoyé par le Conseil oecuménique des Eglises en Palestine. Il témoignera durant trois mois de ses rencontres et accompagnera les Eglises dans leurs actions
http://www.protestants.org/textes/carnet_de_route/

CARNET DE ROUTE DU PASTEUR GILBERT CHARBONNIER EN PALESTINE Le 10 04 2004 à PALESTINE
Gilbert Charbonnier, pasteur retraité de l'Eglise luthérienne, est envoyé par le Conseil oecuménique des Eglises en Palestine. Il témoignera durant trois mois de ses rencontres et accompagnera les Eglises dans leurs actions
http://www.protestants.org/textes/carnet_de_route/

COMMUNIQUE DE PRESSE DU MAN SUR ISRAEL PALESTINE Le 30 03 2004
Le MAN (Mouvement pour une Alternative Non-violente) lance une campagne en faveur de l'envoi d'une force internationale d'intervention civile au Proche-Orient

[Note LCBC : Les Casques Bleus Citoyens ont rejoind cette campagne en avril 2004]
Face à l'escalade de la violence au Proche-Orient, le MAN a décidé d'agir au plus près des acteurs de paix tant israéliens que palestiniens. Une mission d'évaluation et de nombreuses rencontres avec des organisations locales ont révélé la nécessité impérieuse d'une force internationale d'intervention civile en Israël et en Palestine. Une telle force aura pour mission de travailler avec les acteurs de paix pour renforcer des espaces de dialogue entre les deux communautés, par des actions de médiation, d'accompagnement, de protection et d'observation. Les volontaires de paix agiront en tant que tierce partie en affirmant une double solidarité, afin de répondre aux préoccupations légitimes des deux communautés. Par leur présence, ils contribueront à faire reculer la violence, la peur et le sentiment d?insécurité en agissant au plus près des populations.
Afin que l'envoi d'une telle force soit possible, le MAN, aux côtés de ses partenaires en France et au Proche-Orient , lance une campagne en France et auprès de l'Union Européenne. Dans un premier temps, son but est d'encourager les décideurs européens à réaliser une étude de faisabilité sur les conditions de l'envoi d'une force viable sur le terrain. Dans un second temps, il s'agira pour l'Union Européenne de mettre en oeuvre tous les moyens nécessaires à la réalisation de cet objectif. Fort de son expérience dans la formation et l'envoi de volontaires de paix, notamment en Colombie, au Guatemala ou au Kosovo, le MAN apportera son expertise à toutes les étapes de ce processus. Aujourd'hui plus que jamais en Israël et en Palestine, il est temps de se donner les moyens d'agir en faveur de la paix !
Contacts Média : Ariane Rendu et Bénédicte Vappereau
Tél. : 01 45 44 48 25 et mail : interventioncivile@free.fr
http://www.interventioncivile.org

COMMUNIQUE DE PRESSE DU MAN SUR ISRAEL PALESTINE Le 30 03 2004
Le MAN (Mouvement pour une Alternative Non-violente) lance une campagne en faveur de l'envoi d'une force internationale d'intervention civile au Proche-Orient

[Note LCBC : Les Casques Bleus Citoyens ont rejoind cette campagne en avril 2004]
Face à l'escalade de la violence au Proche-Orient, le MAN a décidé d'agir au plus près des acteurs de paix tant israéliens que palestiniens. Une mission d'évaluation et de nombreuses rencontres avec des organisations locales ont révélé la nécessité impérieuse d'une force internationale d'intervention civile en Israël et en Palestine. Une telle force aura pour mission de travailler avec les acteurs de paix pour renforcer des espaces de dialogue entre les deux communautés, par des actions de médiation, d'accompagnement, de protection et d'observation. Les volontaires de paix agiront en tant que tierce partie en affirmant une double solidarité, afin de répondre aux préoccupations légitimes des deux communautés. Par leur présence, ils contribueront à faire reculer la violence, la peur et le sentiment d?insécurité en agissant au plus près des populations.
Afin que l'envoi d'une telle force soit possible, le MAN, aux côtés de ses partenaires en France et au Proche-Orient , lance une campagne en France et auprès de l'Union Européenne. Dans un premier temps, son but est d'encourager les décideurs européens à réaliser une étude de faisabilité sur les conditions de l'envoi d'une force viable sur le terrain. Dans un second temps, il s'agira pour l'Union Européenne de mettre en oeuvre tous les moyens nécessaires à la réalisation de cet objectif. Fort de son expérience dans la formation et l'envoi de volontaires de paix, notamment en Colombie, au Guatemala ou au Kosovo, le MAN apportera son expertise à toutes les étapes de ce processus. Aujourd'hui plus que jamais en Israël et en Palestine, il est temps de se donner les moyens d'agir en faveur de la paix !
Contacts Média : Ariane Rendu et Bénédicte Vappereau
Tél. : 01 45 44 48 25 et mail : interventioncivile@free.fr
http://www.interventioncivile.org

Dites-leur qu'on a besoin d'eux [en Irak] Le 29 03 2004 à BAGDAD
En 2002, Nadir Dendoune a fait 12 000km en vélo à travers le monde pour la Croix-Rouge australienne. Il est animateur au service eunesse de l’Île-Saint-Denis. Il a accéléré son retour en France pour pouvoir voter au second tour de la présidentielle. Aujourd’hui, Nadir est en Irak. Extrait de son témoignage après deux nuits de bombardements.
'[…] Je discute beaucoup avec les Irakiens. Je n’ai toujours pas vu Karl Zero, Manu Chao ou Jack Lang. Si vous les voyez, dites-leur qu’on a besoin d ’ e u x …Nouvelle nuit, nouvelles victimes. La guerre, c’est ça. Elle ne s’arrêtera pas, sauf si l’opinion publique américaine change ; malheureusement, la TV américaine ment. Enfin, moi, je suis bouclier humain et fier de l’être. Ça a l’air petit, mais quand les Irakiens vous embrassent, vous vous sentez grand, et ça, ça vaut bien plus que tout l’or et le pétrole du monde.'
http://www.lesverts.fr/IMG/pdf/vc677.pdf 2004-03-29

Dites-leur qu'on a besoin d'eux [en Irak] Le 29 03 2004 à BAGDAD
En 2002, Nadir Dendoune a fait 12 000km en vélo à travers le monde pour la Croix-Rouge australienne. Il est animateur au service eunesse de l’Île-Saint-Denis. Il a accéléré son retour en France pour pouvoir voter au second tour de la présidentielle. Aujourd’hui, Nadir est en Irak. Extrait de son témoignage après deux nuits de bombardements.
'[…] Je discute beaucoup avec les Irakiens. Je n’ai toujours pas vu Karl Zero, Manu Chao ou Jack Lang. Si vous les voyez, dites-leur qu’on a besoin d ’ e u x …Nouvelle nuit, nouvelles victimes. La guerre, c’est ça. Elle ne s’arrêtera pas, sauf si l’opinion publique américaine change ; malheureusement, la TV américaine ment. Enfin, moi, je suis bouclier humain et fier de l’être. Ça a l’air petit, mais quand les Irakiens vous embrassent, vous vous sentez grand, et ça, ça vaut bien plus que tout l’or et le pétrole du monde.'
http://www.lesverts.fr/IMG/pdf/vc677.pdf 2004-03-29

Des observateurs lillois rapportent la violence extrême des rapports entre la population et l'armée israélienne Le 30 01 2004 à NAPLOUSE
'Stop the wall' : contre la mur de l'isolation
Pour l'association France Palestine Solidarité, c'est moins la sécurité d'Israël que la volonté d'isoler les Palestiniens qui préside à la construction du mur. Un isolement d'autant plus difficile que des observateurs lillois rapportent la violence extrême des rapports entre la population et l'armée israélienne.
'Je ne peux pas croire que le mur soit érigé pour des raisons de sécurité', affirme avec force Odile Thouron, une Lilloise de retour d'un séjour de trois mois à Naplouse, où elle a connu, pendant dix jours, les rigueurs d'un couvre-feu total au cours duquel dix-neuf Palestiniens ont été tués. Pour elle, les pratiques de l'armée israélienne démentent l'argument sécuritaire. Décrivant les files d'attente aux différents check-points dressés par l'armée, Odile Thouron rapporte ainsi que 'lorsque la file d'attente est très longue, l'armée décide parfois de faire passer la moitié des gens, sans aucun contrôle, avant de remettre la barrière en place'. De même, lorsque les points de contrôle sont fermés à l'entrée de Naplouse, les gens sont forcés d'emprunter un chemin de montagne pour les contourner. 'C'est théoriquement interdit. Mais les soldats ne disent rien, alors qu'ils voient les gens passer sur ce chemin. Leur but est simplement de faire perdre du temps et de rendre la vie plus difficile'. L'instauration du couvre-feu permanent, entre le 26 décembre et le 6 janvier, a rendu la situation encore plus difficile. Lorsqu'elle a pris ses quartiers dans la ville, l'armée a installé ses hommes dans des maisons particulières, interdisant les habitants d'en sortir afin qu'ils soient une protection contre d'éventuelles attaques. Au fil des jours, l'attitude des soldats s'est faite plus dure, plus violente. Les actes de violence gratuite se sont multipliés. Un jour, c'est un tank qui tire en pleine rue, sans raison apparente. Un autre, ce sont les médecins venus porter secours aux populations bloquées dans le quartier El Karaïon qui ne peuvent en sortir avant le lendemain matin. Plusieurs témoins rapportent qu'un homme a été tué en pleine rue, par un sniper isolé. Des opposants supposés sont arrêtés en pleine nuit, puis retrouvés morts, criblés de balles ... Pour Nabil El-Haggar, co-président de l'AFPS Nord Pas-de-Calais, qui a lancé un appel a soutenir la campagne internationale 'Stop the Wall', l'Etat d'Israël veut faire disparaître une culture. Sa politique est encore conduite par l'idée que 'le Palestinien fait barrage à Israël par sa simple existence'. S'appuyant sur les cartes réalisées pour la campagne, il affirme également que 'le tracé du mur ne respecte pas les frontières de 1967: il fait de larges incursions dans les territoires palestiniens, le privant ainsi, de fait, de plus de la moitié de leur superficie'. Selon lui, une carte des ressources en eau serait des plus utile pour comprendre les raisons du tracé, qui coupe les villages en deux et sépare des familles entières, créant de fait quatre enclaves parfaitement délimitées.
http://www.nord-palestine.org/SOS_Naplouse_medias.htm

Des observateurs lillois rapportent la violence extrême des rapports entre la population et l'armée israélienne Le 30 01 2004 à NAPLOUSE
'Stop the wall' : contre la mur de l'isolation
Pour l'association France Palestine Solidarité, c'est moins la sécurité d'Israël que la volonté d'isoler les Palestiniens qui préside à la construction du mur. Un isolement d'autant plus difficile que des observateurs lillois rapportent la violence extrême des rapports entre la population et l'armée israélienne.
'Je ne peux pas croire que le mur soit érigé pour des raisons de sécurité', affirme avec force Odile Thouron, une Lilloise de retour d'un séjour de trois mois à Naplouse, où elle a connu, pendant dix jours, les rigueurs d'un couvre-feu total au cours duquel dix-neuf Palestiniens ont été tués. Pour elle, les pratiques de l'armée israélienne démentent l'argument sécuritaire. Décrivant les files d'attente aux différents check-points dressés par l'armée, Odile Thouron rapporte ainsi que 'lorsque la file d'attente est très longue, l'armée décide parfois de faire passer la moitié des gens, sans aucun contrôle, avant de remettre la barrière en place'. De même, lorsque les points de contrôle sont fermés à l'entrée de Naplouse, les gens sont forcés d'emprunter un chemin de montagne pour les contourner. 'C'est théoriquement interdit. Mais les soldats ne disent rien, alors qu'ils voient les gens passer sur ce chemin. Leur but est simplement de faire perdre du temps et de rendre la vie plus difficile'. L'instauration du couvre-feu permanent, entre le 26 décembre et le 6 janvier, a rendu la situation encore plus difficile. Lorsqu'elle a pris ses quartiers dans la ville, l'armée a installé ses hommes dans des maisons particulières, interdisant les habitants d'en sortir afin qu'ils soient une protection contre d'éventuelles attaques. Au fil des jours, l'attitude des soldats s'est faite plus dure, plus violente. Les actes de violence gratuite se sont multipliés. Un jour, c'est un tank qui tire en pleine rue, sans raison apparente. Un autre, ce sont les médecins venus porter secours aux populations bloquées dans le quartier El Karaïon qui ne peuvent en sortir avant le lendemain matin. Plusieurs témoins rapportent qu'un homme a été tué en pleine rue, par un sniper isolé. Des opposants supposés sont arrêtés en pleine nuit, puis retrouvés morts, criblés de balles ... Pour Nabil El-Haggar, co-président de l'AFPS Nord Pas-de-Calais, qui a lancé un appel a soutenir la campagne internationale 'Stop the Wall', l'Etat d'Israël veut faire disparaître une culture. Sa politique est encore conduite par l'idée que 'le Palestinien fait barrage à Israël par sa simple existence'. S'appuyant sur les cartes réalisées pour la campagne, il affirme également que 'le tracé du mur ne respecte pas les frontières de 1967: il fait de larges incursions dans les territoires palestiniens, le privant ainsi, de fait, de plus de la moitié de leur superficie'. Selon lui, une carte des ressources en eau serait des plus utile pour comprendre les raisons du tracé, qui coupe les villages en deux et sépare des familles entières, créant de fait quatre enclaves parfaitement délimitées.
http://www.nord-palestine.org/SOS_Naplouse_medias.htm

L'armée est donc à la fois procureur, avocat de la défense et juge de ses propres actes Le 24 12 2003 à ABU GRAIB
[...] Paola Gasparoli, à l'OWC (Occupation Watch Center) depuis le mois d'août, m'a donné rendez-vous près de la prison d'Abu Graib, où elle et son collègue irakien Ismaïl doivent plaider plusieurs cas devant le major en charge du Civilian Military Operation Center (CMOC), le bureau qui gère les procédures civiles engagées contre l'armée américaine. Le bureau général du CMOC compte deux minuscules préfabriqués servant de bureau et de salle d'attente à côté d'un parking en terre battue derrière l'aéroport de Bagdad. Environ 50 à 100 personnes attendent là depuis deux heures, elles seront reçues dix par dix, à raison de dix par heure. Les gens viennent ici pour avoir des nouvelles de leurs proches arrêtés ou pour demander des dédommagements pour des voitures ou des maisons détruites par l'armée américaine. D'autres enfin sont là car leurs proches, parfois des enfants, ont été tués ou gravement mutilés par les soldats de la coalition lors de patrouilles. Après avoir inscrit son nom sur une liste et avoir été fouillé, on peut enfin entrer dans le local. Le major officiant à Abu Graib s'occupe des réclamations faites par des Irakiens, mais aussi des affaires internes relatives aux soldats, le tout dans quelques mètres carrés, sans ordinateur. Côté irakien, il n'y a bien sûr pas d'avocat ni d'assistant juridique pour argumenter les plaintes. Ici en Irak l'armée est donc à la fois procureur, avocat de la défense et juge de ses propres actes. Les procédures sont longues et reportées de samedi en samedi, jour unique d'ouverture du bureau d'Abu Graib. Paola et Ismaïl reçoivent, enfin, le jugement définitif pour le cas d'un homme abattu alors qu'il faisait ses courses. Le major tend un papier où est écrit en anglais que la plainte est refusée. Il explique qu'il y a eu un échange de coups de feu : l'unité incriminée était donc en situation de combat et a scrupuleusement respecté les règles d'engagement en vigueur de l'armée américaine en Irak. ' Mais quelles sont ces règles ? ', demandent Paola et Ismaïl. ' Pour des raisons de sécurité, nous préférons les tenir secrètes ', nous répond le major. La coalition reconnaît avoir reçu 10 000 plaintes contre l'armée américaine depuis la fin de la guerre.
http://www.humanite.presse.fr/journal/2003-12-24/2003-12-24-385078

L'armée est donc à la fois procureur, avocat de la défense et juge de ses propres actes Le 24 12 2003 à ABU GRAIB
[...] Paola Gasparoli, à l'OWC (Occupation Watch Center) depuis le mois d'août, m'a donné rendez-vous près de la prison d'Abu Graib, où elle et son collègue irakien Ismaïl doivent plaider plusieurs cas devant le major en charge du Civilian Military Operation Center (CMOC), le bureau qui gère les procédures civiles engagées contre l'armée américaine. Le bureau général du CMOC compte deux minuscules préfabriqués servant de bureau et de salle d'attente à côté d'un parking en terre battue derrière l'aéroport de Bagdad. Environ 50 à 100 personnes attendent là depuis deux heures, elles seront reçues dix par dix, à raison de dix par heure. Les gens viennent ici pour avoir des nouvelles de leurs proches arrêtés ou pour demander des dédommagements pour des voitures ou des maisons détruites par l'armée américaine. D'autres enfin sont là car leurs proches, parfois des enfants, ont été tués ou gravement mutilés par les soldats de la coalition lors de patrouilles. Après avoir inscrit son nom sur une liste et avoir été fouillé, on peut enfin entrer dans le local. Le major officiant à Abu Graib s'occupe des réclamations faites par des Irakiens, mais aussi des affaires internes relatives aux soldats, le tout dans quelques mètres carrés, sans ordinateur. Côté irakien, il n'y a bien sûr pas d'avocat ni d'assistant juridique pour argumenter les plaintes. Ici en Irak l'armée est donc à la fois procureur, avocat de la défense et juge de ses propres actes. Les procédures sont longues et reportées de samedi en samedi, jour unique d'ouverture du bureau d'Abu Graib. Paola et Ismaïl reçoivent, enfin, le jugement définitif pour le cas d'un homme abattu alors qu'il faisait ses courses. Le major tend un papier où est écrit en anglais que la plainte est refusée. Il explique qu'il y a eu un échange de coups de feu : l'unité incriminée était donc en situation de combat et a scrupuleusement respecté les règles d'engagement en vigueur de l'armée américaine en Irak. ' Mais quelles sont ces règles ? ', demandent Paola et Ismaïl. ' Pour des raisons de sécurité, nous préférons les tenir secrètes ', nous répond le major. La coalition reconnaît avoir reçu 10 000 plaintes contre l'armée américaine depuis la fin de la guerre.
http://www.humanite.presse.fr/journal/2003-12-24/2003-12-24-385078

La volonté de paix est très forte chez les Palestiniens Le 01 11 2003 à PALESTINE
- Quel était le but de cette visite ?
- Fernand Thuil. D'abord se rendre compte directement de la situation pour, comme à chaque fois, témoigner à notre retour en France. C'est aussi pour être une petite fenêtre sur l'extérieur pour les Palestiniens qui vivent dans une prison à ciel ouvert. Le deuxième objectif était de mettre en ouvre de nouveaux projets. L'un d'entre eux, intitulé ' Un cartable pour chaque enfant palestinien ', concerne plus particulièrement l'aide à l'éducation. Il s'agit, avec l'accord des comités des camps, d'encourager le retour des enfants à l'école, pour qu'ils retrouvent une certaine normalité, ce qui est extrêmement difficile dans la situation actuelle, avec les bouclages. La campagne nationale a été lancée en France il y a un mois. Un des responsables du camp de Jénine, où les enfants sont très traumatisés, m'a dit ceci, qui résume bien l'idée du projet : ' Ce que l'on veut, c'est pouvoir continuer à expliquer à nos enfants que la vie, ce n'est pas la haine, c'est la paix. ' Voilà une des premières préoccupations des Palestiniens. Que leurs enfants vivent comme les autres. C'est sur cela qu'est basée notre campagne, dont le cartable est bien sûr un symbole. La campagne nous permet de parler de la situation des enfants palestiniens et l'argent récolté, de répondre aux besoins les plus urgents : là, l'achat de chauffage ; ailleurs, de livres, ou le financement de bourses, etc. Il faut bien comprendre qu'une journée d'école pour un enfant palestinien, c'est une victoire.
- Une partie de votre famille vit en Israël, vous vous décrivez comme humaniste et athée. Vous travaillez avec des pacifistes israéliens. Comment faites-vous passer vos messages ?
- Fernand Thuil. Je parle de la même manière partout. Je sais que, en défendant le peuple palestinien, je défends aussi le peuple israélien, qui lui aussi est en train de crever, avec de moins en moins de protection sociale, un chômage terrible. Je trouve ignoble que des groupes déclarent parler au nom de tous les juifs du monde. Ce sont eux qui sèment la haine. J'ai bien sûr eu droit à des menaces de mort, je me suis fait traiter d'antisémite, alors qu'une bonne partie de ma famille vit en Israël. Mais leurs insultes et leurs menaces de mort à mon encontre ne changeront rien à mon discours. Et doit-on une fois encore rappeler que les Palestiniens n'ont aucune responsabilité dans l'Holocauste ? Nous avons un rôle énorme à jouer pour retisser des liens entre les deux peuples. Il ne faut pas les laisser se débrouiller tout seuls. Le président Arafat me l'a lui-même déclaré : ' Je ne vous demande pas d'être les ennemis des Israéliens, je vous demande même d'être leurs meilleurs amis. Au moins, ils vous écouteront. ' La volonté de paix est très forte chez le peuple palestinien, qui est profondément laïc et démocratique. Il est temps de mener une action qui puisse être l'équivalente de celle qui a mis fin au régime d'apartheid en Afrique du Sud. Il s'agit réellement de non-assistance à peuple en danger. Et on ne peut pas dire, en 2003, que l'on ne sait pas ce qui se passe en Palestine. J'en profite d'ailleurs pour saluer, tout gouvernement confondu, la position de notre pays sur la question palestinienne ainsi que le travail extraordinaire effectué depuis des années par le consulat général de France à Jérusalem. La France a une position claire et je souhaite qu'elle prenne encore plus d'initiatives.
- Vous et votre association êtes directement concernés par le droit au retour des réfugiés palestiniens, qui est l'une des questions les plus sensibles de ce conflit. Quelle est votre position ?
- Fernand Thuil. Je suis profondément pour le droit au retour d'abord comme reconnaissance politique. Dans tous les camps de réfugiés, les Palestiniens que je rencontre n'ont qu'un rêve : revenir chez eux. Ils ont encore leurs clés. Il faut que le monde reconnaisse la plus grande injustice du XXe siècle qu'est l'expulsion du peuple palestinien en 1948 et la destruction de quelque 500 de ses villages. Cette reconnaissance est obligatoire si l'on veut qu'il y ait un jour une réconciliation des deux peuples. Il faut qu'il y ait reconnaissance et demande de pardon pour ouvrir la voie à une réconciliation. Je suis pour un État palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale. Avec le démantèlement de toutes les colonies.
- Que devient alors le souhait des Israéliens de vivre dans un ' État juif ' ?
Fernand Thuil. Prenez l'accord de Genève élaboré par Yossi Beilin et Yasser Abed Rabbo, qui prévoit qu'un pourcentage de Palestiniens puissent, avec l'accord d'Israël, rentrer en territoire israélien. Personnellement, je ne suis pas d'accord avec cette proposition restrictive, mais je pense que c'est déjà un premier pas. Il faut s'appuyer sur toutes les chances offertes d'arriver à des compromis. Je ne suis pas pour autant pour un État binational. Je n'y crois pas. Je crois à deux États séparés, avec un État palestinien, bien évidemment viable, et un État d'Israël, ' juif ', si c'est le souhait des Israéliens. Mais avec un retour des réfugiés palestiniens où ils le souhaitent à travers des négociations. Faisons confiance aux peuples. Ils sont forts pour faire la guerre mais aussi pour faire la paix. Je me souviens de ce jeune couple palestinien du camp d'el Bureij dans la bande de Gaza. La femme et l'enfant ont été tués dans l'explosion d'une bombe de l'armée israélienne dans leur maison. Lui-même a les deux jambes coupées. J'étais avec lui pour le quarantième jour de commémoration. Ce qu'il m'a dit, c'est : ' Je ne souhaite à aucun père israélien de connaître une souffrance telle que celle que j'endure maintenant. ' Il faut cesser de présenter les Palestiniens comme des belliqueux. Mais si rien ne bouge maintenant, je crains cependant que les extrémistes prennent le pouvoir. Précisons aussi que les Palestiniens ne se sentent aucun lien avec des gens comme Ben Laden.

La volonté de paix est très forte chez les Palestiniens Le 01 11 2003 à PALESTINE
- Quel était le but de cette visite ?
- Fernand Thuil. D'abord se rendre compte directement de la situation pour, comme à chaque fois, témoigner à notre retour en France. C'est aussi pour être une petite fenêtre sur l'extérieur pour les Palestiniens qui vivent dans une prison à ciel ouvert. Le deuxième objectif était de mettre en ouvre de nouveaux projets. L'un d'entre eux, intitulé ' Un cartable pour chaque enfant palestinien ', concerne plus particulièrement l'aide à l'éducation. Il s'agit, avec l'accord des comités des camps, d'encourager le retour des enfants à l'école, pour qu'ils retrouvent une certaine normalité, ce qui est extrêmement difficile dans la situation actuelle, avec les bouclages. La campagne nationale a été lancée en France il y a un mois. Un des responsables du camp de Jénine, où les enfants sont très traumatisés, m'a dit ceci, qui résume bien l'idée du projet : ' Ce que l'on veut, c'est pouvoir continuer à expliquer à nos enfants que la vie, ce n'est pas la haine, c'est la paix. ' Voilà une des premières préoccupations des Palestiniens. Que leurs enfants vivent comme les autres. C'est sur cela qu'est basée notre campagne, dont le cartable est bien sûr un symbole. La campagne nous permet de parler de la situation des enfants palestiniens et l'argent récolté, de répondre aux besoins les plus urgents : là, l'achat de chauffage ; ailleurs, de livres, ou le financement de bourses, etc. Il faut bien comprendre qu'une journée d'école pour un enfant palestinien, c'est une victoire.
- Une partie de votre famille vit en Israël, vous vous décrivez comme humaniste et athée. Vous travaillez avec des pacifistes israéliens. Comment faites-vous passer vos messages ?
- Fernand Thuil. Je parle de la même manière partout. Je sais que, en défendant le peuple palestinien, je défends aussi le peuple israélien, qui lui aussi est en train de crever, avec de moins en moins de protection sociale, un chômage terrible. Je trouve ignoble que des groupes déclarent parler au nom de tous les juifs du monde. Ce sont eux qui sèment la haine. J'ai bien sûr eu droit à des menaces de mort, je me suis fait traiter d'antisémite, alors qu'une bonne partie de ma famille vit en Israël. Mais leurs insultes et leurs menaces de mort à mon encontre ne changeront rien à mon discours. Et doit-on une fois encore rappeler que les Palestiniens n'ont aucune responsabilité dans l'Holocauste ? Nous avons un rôle énorme à jouer pour retisser des liens entre les deux peuples. Il ne faut pas les laisser se débrouiller tout seuls. Le président Arafat me l'a lui-même déclaré : ' Je ne vous demande pas d'être les ennemis des Israéliens, je vous demande même d'être leurs meilleurs amis. Au moins, ils vous écouteront. ' La volonté de paix est très forte chez le peuple palestinien, qui est profondément laïc et démocratique. Il est temps de mener une action qui puisse être l'équivalente de celle qui a mis fin au régime d'apartheid en Afrique du Sud. Il s'agit réellement de non-assistance à peuple en danger. Et on ne peut pas dire, en 2003, que l'on ne sait pas ce qui se passe en Palestine. J'en profite d'ailleurs pour saluer, tout gouvernement confondu, la position de notre pays sur la question palestinienne ainsi que le travail extraordinaire effectué depuis des années par le consulat général de France à Jérusalem. La France a une position claire et je souhaite qu'elle prenne encore plus d'initiatives.
- Vous et votre association êtes directement concernés par le droit au retour des réfugiés palestiniens, qui est l'une des questions les plus sensibles de ce conflit. Quelle est votre position ?
- Fernand Thuil. Je suis profondément pour le droit au retour d'abord comme reconnaissance politique. Dans tous les camps de réfugiés, les Palestiniens que je rencontre n'ont qu'un rêve : revenir chez eux. Ils ont encore leurs clés. Il faut que le monde reconnaisse la plus grande injustice du XXe siècle qu'est l'expulsion du peuple palestinien en 1948 et la destruction de quelque 500 de ses villages. Cette reconnaissance est obligatoire si l'on veut qu'il y ait un jour une réconciliation des deux peuples. Il faut qu'il y ait reconnaissance et demande de pardon pour ouvrir la voie à une réconciliation. Je suis pour un État palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale. Avec le démantèlement de toutes les colonies.
- Que devient alors le souhait des Israéliens de vivre dans un ' État juif ' ?
Fernand Thuil. Prenez l'accord de Genève élaboré par Yossi Beilin et Yasser Abed Rabbo, qui prévoit qu'un pourcentage de Palestiniens puissent, avec l'accord d'Israël, rentrer en territoire israélien. Personnellement, je ne suis pas d'accord avec cette proposition restrictive, mais je pense que c'est déjà un premier pas. Il faut s'appuyer sur toutes les chances offertes d'arriver à des compromis. Je ne suis pas pour autant pour un État binational. Je n'y crois pas. Je crois à deux États séparés, avec un État palestinien, bien évidemment viable, et un État d'Israël, ' juif ', si c'est le souhait des Israéliens. Mais avec un retour des réfugiés palestiniens où ils le souhaitent à travers des négociations. Faisons confiance aux peuples. Ils sont forts pour faire la guerre mais aussi pour faire la paix. Je me souviens de ce jeune couple palestinien du camp d'el Bureij dans la bande de Gaza. La femme et l'enfant ont été tués dans l'explosion d'une bombe de l'armée israélienne dans leur maison. Lui-même a les deux jambes coupées. J'étais avec lui pour le quarantième jour de commémoration. Ce qu'il m'a dit, c'est : ' Je ne souhaite à aucun père israélien de connaître une souffrance telle que celle que j'endure maintenant. ' Il faut cesser de présenter les Palestiniens comme des belliqueux. Mais si rien ne bouge maintenant, je crains cependant que les extrémistes prennent le pouvoir. Précisons aussi que les Palestiniens ne se sentent aucun lien avec des gens comme Ben Laden.

SÉJOUR EN PALESTINE DANS LES CAMPS DE RÉFUGIÉS PALESTINIENS (AJPF) Le 24 10 2003 à JERUSALEM
Organisé par : l'AJPF (Association des Jumelages Palestine/France) Partenaires : Comités des camps
Dates - 2 groupes : 24 au 29 octobre 2003 (groupe 1)
Ou du 25 au 30 octobre 2003 (groupe 2)
Logements : Hôtel à Jérusalem + logement dans les camps chez des familles palestiniennes.
Les délégations et initiatives de l'AJPF ont pour but de peser sur les sociétés et les responsables politiques pour que la raison et la cohérence politique l'emporte sur la logique d'occupation du gouvernement israélien?
Avec la délégation des « jeunes pour la paix » en août 2002, nous avons vécu une bataille politique importante avec nos amis palestiniens et israéliens (et en premier lieu, Issam Malhoul, député et Léa Tsémel, avocate) en refusant un refoulement injustifié et en portant le dossier devant les tribunaux israéliens.
Nous pensons qu'il faut continuer cette lutte politique contre les refoulements injustifiés et exiger des institutions publiques françaises et locales, l'application du droit (le même pour tous !), la liberté de circulation en groupe en Israël et dans les territoires palestiniens occupés et la réactivation des nombreux projets de développement, notamment des villes jumelées avec les camps de réfugiés.
Tout ce qui pourra être fait pour débloquer la situation actuelle doit être encouragé sans dévier sur des terrains communautaires et religieux, sans marginaliser la population palestinienne et repousser encore les promesses internationales de la création de leur état.
Israël doit appliquer les résolutions internationales de l'ONU, seules garantes d'une démarche volontariste de paix !
Cette initiative a pour objectif de former une chaîne de solidarité active de la société civile européenne pour faire avancer l'idée d'une paix juste pour tous les peuples de la région en faisant respecter le droit international.
2tapes : Jérusalem, Bethléhem ,Rammallah , Gaza , Hébron
Confirmez votre inscription avec votre règlement à : AJPF (à l'attention de Fernand TUIL), Service Communication (Mairie de Montataire) 60 160 MONTATAIRE Tel : 03 44 64 44 04 - Fax : 03 44 64 44 05 Ou par mail : tordjman.isabelle@wanadoo.fr

SÉJOUR EN PALESTINE DANS LES CAMPS DE RÉFUGIÉS PALESTINIENS (AJPF) Le 24 10 2003 à JERUSALEM
Organisé par : l'AJPF (Association des Jumelages Palestine/France) Partenaires : Comités des camps
Dates - 2 groupes : 24 au 29 octobre 2003 (groupe 1)
Ou du 25 au 30 octobre 2003 (groupe 2)
Logements : Hôtel à Jérusalem + logement dans les camps chez des familles palestiniennes.
Les délégations et initiatives de l'AJPF ont pour but de peser sur les sociétés et les responsables politiques pour que la raison et la cohérence politique l'emporte sur la logique d'occupation du gouvernement israélien?
Avec la délégation des « jeunes pour la paix » en août 2002, nous avons vécu une bataille politique importante avec nos amis palestiniens et israéliens (et en premier lieu, Issam Malhoul, député et Léa Tsémel, avocate) en refusant un refoulement injustifié et en portant le dossier devant les tribunaux israéliens.
Nous pensons qu'il faut continuer cette lutte politique contre les refoulements injustifiés et exiger des institutions publiques françaises et locales, l'application du droit (le même pour tous !), la liberté de circulation en groupe en Israël et dans les territoires palestiniens occupés et la réactivation des nombreux projets de développement, notamment des villes jumelées avec les camps de réfugiés.
Tout ce qui pourra être fait pour débloquer la situation actuelle doit être encouragé sans dévier sur des terrains communautaires et religieux, sans marginaliser la population palestinienne et repousser encore les promesses internationales de la création de leur état.
Israël doit appliquer les résolutions internationales de l'ONU, seules garantes d'une démarche volontariste de paix !
Cette initiative a pour objectif de former une chaîne de solidarité active de la société civile européenne pour faire avancer l'idée d'une paix juste pour tous les peuples de la région en faisant respecter le droit international.
2tapes : Jérusalem, Bethléhem ,Rammallah , Gaza , Hébron
Confirmez votre inscription avec votre règlement à : AJPF (à l'attention de Fernand TUIL), Service Communication (Mairie de Montataire) 60 160 MONTATAIRE Tel : 03 44 64 44 04 - Fax : 03 44 64 44 05 Ou par mail : tordjman.isabelle@wanadoo.fr

Les mensonges de la guerre en Irak, témoin de la guerre Le 09 09 2003 à BAGDAD
Je ne connais personne d'autre que mon ami Robert Turcotte pour inscrire, à l'aide de sa tondeuse à gazon, le mot « paix » sur sa pelouse. Pris isolément, ce geste pourrait n'être que le doux délire d'un rêveur comme il y en a tant. Sauf que, neuf mois plus tard, Robert s'envolait pour Bagdad.
....
Je laisserai Robert faire, en temps et lieu, le récit de ses mille et une aventures. Ce qui nous intéresse aujourd'hui, c'est qu'en mars 2003, alors que le feu technologique de la « coalition des volontaires » s'apprêtait à plonger l'Irak dans le chaos, il s'est envolé pour Bagdad. Son récit est le sujet de ce livre. Il y raconte en détail ses rencontres avec les habitants de Bagdad, ses visites sur les lieux bombardés, ses observations et celles de ses compagnons. Car il n'était pas seul : d'autres individus venus d'Amérique, d'Europe et d'Asie ont choisi, comme lui, d'être présents pour la paix au milieu de la guerre, d'accompagner, de regarder, de témoigner. Il leur cède la plume à maintes reprises dans ce livre qui est également le leur.
Ni militaire ni journaliste, mais simple civil, témoin dans la ville bombardée de la folie des hommes, il trace avec ses compagnons le bilan du plus récent épisode dans la longue et sanglante saga des armes.
Yan Muckle, 18 juillet 2003
http://www.mensongesdelaguerre.net/

Les mensonges de la guerre en Irak, témoin de la guerre Le 09 09 2003 à BAGDAD
Je ne connais personne d'autre que mon ami Robert Turcotte pour inscrire, à l'aide de sa tondeuse à gazon, le mot « paix » sur sa pelouse. Pris isolément, ce geste pourrait n'être que le doux délire d'un rêveur comme il y en a tant. Sauf que, neuf mois plus tard, Robert s'envolait pour Bagdad.
....
Je laisserai Robert faire, en temps et lieu, le récit de ses mille et une aventures. Ce qui nous intéresse aujourd'hui, c'est qu'en mars 2003, alors que le feu technologique de la « coalition des volontaires » s'apprêtait à plonger l'Irak dans le chaos, il s'est envolé pour Bagdad. Son récit est le sujet de ce livre. Il y raconte en détail ses rencontres avec les habitants de Bagdad, ses visites sur les lieux bombardés, ses observations et celles de ses compagnons. Car il n'était pas seul : d'autres individus venus d'Amérique, d'Europe et d'Asie ont choisi, comme lui, d'être présents pour la paix au milieu de la guerre, d'accompagner, de regarder, de témoigner. Il leur cède la plume à maintes reprises dans ce livre qui est également le leur.
Ni militaire ni journaliste, mais simple civil, témoin dans la ville bombardée de la folie des hommes, il trace avec ses compagnons le bilan du plus récent épisode dans la longue et sanglante saga des armes.
Yan Muckle, 18 juillet 2003
http://www.mensongesdelaguerre.net/

Opération El Hanan : grace à vous tous, c'est fait, premieres informations Le 28 07 2003 à BAGDAD
Nous nous étions engagés à apporter vos dons aux orphelins d'El Hanan et de les transformer sur place en matériel et équipements nécessaires.
Le 10 juillet, nous avons pu comme annoncé nous envoler pour Damas où nous avons passé 2 jours. Vétements, sous vétements, des jouets, des produits d'hygiène, etc...Soit de quoi habiller environ 50 à 100 enfants. Nous avons loué un véhicule, entierement chargé avec vos dons et après 10 h de route nous étion à Baghdad.
Un voyage finallement assez facile, les Irakiens étant très acceuilant à l'égard des visiteurs bien intentionnés, nous avons été aidés à tous les moments de notre action par un faisceu de bonnes volonté.
Après une première distribution de jouet à chaque enfant, un point à été fait avec la nouvelle Directrice de l'Orphelinat sur leur besoins. L'Orphelinat acceuille aujourd'hui 105 orphelins, certains étant adules et gravement handicapés. Il faut savoir qu'une donation de Cheikh Zaied en Juin 2003, à permis de rééquiper l'orphelinat en air conditionné, groupe électrogène, travaux de remise état et mobilier.
Nous avons été sollicité et nous avons pu acheter à Baghdad même :
70 chaises, 10 tables, un meuble évier double, 300 draps, des fourniture scolaires, deux machines à coudre, une machine à laver le linge, 600 l de gazole pour le groupe électrogène, un ordinateur.
Nous avons également pu visiter d'autres établissements. Si ils ont été remis en état de fonctionnement, ils subissent tous le contrecoup de 12 ans d'embargo : équipement d'acceuil et literies arrièrrés, conditions de travail du personnel minimales, alimentation des malades délicates.
Les forces d'occupations américaines organisent la pénurie, et occupe militairement les établissement hospitaliers sous prétexte de « sécurité ». Leur seule activité est de se protéger des actions quotidiennes de la Résistance. Et également de chercher à contrôller toute actions civiles et décourageant les ONG et en salissant le peuple Irakien qu'ils humilie et maltraite.
Les hopitaux ne recoivent que peu de vivre, à peine une semaine de stock, quasiment pas de produits frais ou de viande. Il nous a fallu trois jours pour trouver 600 l de gazole, les prix étant multiplié par 5 depuis l'agression. Dans les station service, les camions attendent de 4 à 8 h pour obtenir 80 l de gazole.
La population Irakienne résiste à sa façon avec un sourire et un sens de l'acceuil impressionnant. Ils apprécient la présence sur le terrain de missions civile en capacités d'aider et de témoigner.
C'est ce que nous souhaitons faire dès que possible et en tout cas dès le début septembre. Nous pensons à repartir dès que possible et, Inch Allah, pour les prochaines vacances scolaires en Octobre, avec ceux qui voudrons participer à cette chaine de solidarité.
A bientôt donc, merci à toutes et à tous, contactez nous.

Opération El Hanan : grace à vous tous, c'est fait, premieres informations Le 28 07 2003 à BAGDAD
Nous nous étions engagés à apporter vos dons aux orphelins d'El Hanan et de les transformer sur place en matériel et équipements nécessaires.
Le 10 juillet, nous avons pu comme annoncé nous envoler pour Damas où nous avons passé 2 jours. Vétements, sous vétements, des jouets, des produits d'hygiène, etc...Soit de quoi habiller environ 50 à 100 enfants. Nous avons loué un véhicule, entierement chargé avec vos dons et après 10 h de route nous étion à Baghdad.
Un voyage finallement assez facile, les Irakiens étant très acceuilant à l'égard des visiteurs bien intentionnés, nous avons été aidés à tous les moments de notre action par un faisceu de bonnes volonté.
Après une première distribution de jouet à chaque enfant, un point à été fait avec la nouvelle Directrice de l'Orphelinat sur leur besoins. L'Orphelinat acceuille aujourd'hui 105 orphelins, certains étant adules et gravement handicapés. Il faut savoir qu'une donation de Cheikh Zaied en Juin 2003, à permis de rééquiper l'orphelinat en air conditionné, groupe électrogène, travaux de remise état et mobilier.
Nous avons été sollicité et nous avons pu acheter à Baghdad même :
70 chaises, 10 tables, un meuble évier double, 300 draps, des fourniture scolaires, deux machines à coudre, une machine à laver le linge, 600 l de gazole pour le groupe électrogène, un ordinateur.
Nous avons également pu visiter d'autres établissements. Si ils ont été remis en état de fonctionnement, ils subissent tous le contrecoup de 12 ans d'embargo : équipement d'acceuil et literies arrièrrés, conditions de travail du personnel minimales, alimentation des malades délicates.
Les forces d'occupations américaines organisent la pénurie, et occupe militairement les établissement hospitaliers sous prétexte de « sécurité ». Leur seule activité est de se protéger des actions quotidiennes de la Résistance. Et également de chercher à contrôller toute actions civiles et décourageant les ONG et en salissant le peuple Irakien qu'ils humilie et maltraite.
Les hopitaux ne recoivent que peu de vivre, à peine une semaine de stock, quasiment pas de produits frais ou de viande. Il nous a fallu trois jours pour trouver 600 l de gazole, les prix étant multiplié par 5 depuis l'agression. Dans les station service, les camions attendent de 4 à 8 h pour obtenir 80 l de gazole.
La population Irakienne résiste à sa façon avec un sourire et un sens de l'acceuil impressionnant. Ils apprécient la présence sur le terrain de missions civile en capacités d'aider et de témoigner.
C'est ce que nous souhaitons faire dès que possible et en tout cas dès le début septembre. Nous pensons à repartir dès que possible et, Inch Allah, pour les prochaines vacances scolaires en Octobre, avec ceux qui voudrons participer à cette chaine de solidarité.
A bientôt donc, merci à toutes et à tous, contactez nous.

L'Union des Comités de Travail pour la Santé : refoulement d'une délégation Le 28 06 2003
L'Union des Comités de Travail pour la Santé en Cisjordanie et à Gaza cherche à attirer l'attention de la Communauté internationale sur l'oppression exercée par les Israéliens envers le peuple palestinien et les internationaux travaillant dans l'aide humanitaire.
L'Union condamne le refoulement d'une délégation belge de scientifiques humanitaires le 23 juin 2003. Cette délégation devait visiter les Territoires palestiniens, participer à des activités de santé et prendre connaissance de l'état humanitaire et de santé des Palestiniens. Toutefois, elle s'est vue refuser l'entrée dans le pays.
Nous, l'Union des Comités de Travail pour la Santé, dénonçons également les mesures israéliennes d'assassinats de Palestiniens, de démolition de maisons et du bouclage et des sièges des villes et villages. Par exemple, cinq Palestiniens ont perdu la vie et dix ont été blessés durant les opérations de la veille.
Les équipes médicales subissent des restrictions de mouvement. Certaines se sont fait tirer dessus, alors qu'elles remplissent leur devoir. L'armée israélienne a fait des raids sur des hôpitaux et des centres médicaux. A la mi-juin, une ambulance de l'Union des Comités de Travail pour la Santé a été attaquée. Des soldats ont également fait irruption dans le Centre médical Halhoul et y ont kidnappé les blessés qui furent transféré dans des endroits non-identifiés.
De tels actes mettent en péril la santé des enfants palestiniens, des femmes et des personnes âgées.
Nous faisons appel à la Communauté internationale afin qu'elle s'investisse pour mettre fin à de tels actes. Nous lui demandons également de mettre la pression sur le Gouvernement israélien afin qu'il cesse sa politique d'assassinats et de destruction de maisons, et qu'il retire ses forces des terres palestiniennes.
http://www.intal.be

L'Union des Comités de Travail pour la Santé : refoulement d'une délégation Le 28 06 2003
L'Union des Comités de Travail pour la Santé en Cisjordanie et à Gaza cherche à attirer l'attention de la Communauté internationale sur l'oppression exercée par les Israéliens envers le peuple palestinien et les internationaux travaillant dans l'aide humanitaire.
L'Union condamne le refoulement d'une délégation belge de scientifiques humanitaires le 23 juin 2003. Cette délégation devait visiter les Territoires palestiniens, participer à des activités de santé et prendre connaissance de l'état humanitaire et de santé des Palestiniens. Toutefois, elle s'est vue refuser l'entrée dans le pays.
Nous, l'Union des Comités de Travail pour la Santé, dénonçons également les mesures israéliennes d'assassinats de Palestiniens, de démolition de maisons et du bouclage et des sièges des villes et villages. Par exemple, cinq Palestiniens ont perdu la vie et dix ont été blessés durant les opérations de la veille.
Les équipes médicales subissent des restrictions de mouvement. Certaines se sont fait tirer dessus, alors qu'elles remplissent leur devoir. L'armée israélienne a fait des raids sur des hôpitaux et des centres médicaux. A la mi-juin, une ambulance de l'Union des Comités de Travail pour la Santé a été attaquée. Des soldats ont également fait irruption dans le Centre médical Halhoul et y ont kidnappé les blessés qui furent transféré dans des endroits non-identifiés.
De tels actes mettent en péril la santé des enfants palestiniens, des femmes et des personnes âgées.
Nous faisons appel à la Communauté internationale afin qu'elle s'investisse pour mettre fin à de tels actes. Nous lui demandons également de mettre la pression sur le Gouvernement israélien afin qu'il cesse sa politique d'assassinats et de destruction de maisons, et qu'il retire ses forces des terres palestiniennes.
http://www.intal.be

Gretta Duisenberg accompagne une délégation médicale dans les Territoires occupés Le 23 06 2003
Le 23 juin prochain, une délégation médicale composée de cinq médecins des Pays-Bas et de Belgique, partira pour la Cisjordanie et la bande de Gaza, en compagnie de Gretta Duisenberg, présidente de l'association Stop de Bezetting. Mw. Duisenberg, l'épouse du président de la Banque centrale européenne, jouit d'une réputation internationale en raison de ses actions de solidarité pour les droits des Palestiniens, et a reçu en 2002 le prix de la Ligue des droits de l'homme.
Le voyage, intitulé « Medical Fact Finding Mission Palestine », est organisé par Stop de Bezetting, en collaboration avec Médecine pour le Tiers Monde, Médecins pour la Paix, l'Union of Palestinian Medical Relief Committees, CODIP, le Vlaams Palestina Komitee et la Plate-forme d'action Palestine.
Les cinq médecins sont, pour les Pays-Bas, Tariq Shadid, chirurgien de Sneek, et Henri van de Vall, interniste de Ouderkerk a/d Amstel ; pour la Belgique, Guido Vanham, interniste/virologue d'Anvers, Colette Moulaert, pédiatre de Charleroi, et Sofie Blancke, spécialiste en médecine tropicale/généraliste d'Anvers.
L'objectif de la visite de cette délégation est de rassembler des informations sur la situation actuelle des soins de santé dans les territoires palestiniens qui, selon des informations récentes, souffrent gravement de l'occupation israélienne. La fermeture continuelle de voies de communication due aux nombreux check points de l'armée israélienne a conduit, dans de nombreux cas, à des délais dans l'acheminement de l'aide médicale, ce qui a souvent été fatal pour les malades. Le bouclage des territoires a porté atteinte à l'économie locale, au point que l'état de santé en général, et celui des enfants, des malades et des personnes âgées en particulier, est gravement compromis, en raison de la sous-alimentation. Par ailleurs, on dénombre de nombreux cas de tirs contre du personnel médical, des ambulances et des hôpitaux par l'armée israélienne, et il n'est pas rare que lon déplore des morts dans ces attaques.
La délégation visitera des hôpitaux, des centres de santé et des camps de réfugiés, pour tenter de se faire une idée de l'ampleur de la problématique et en déterminer les causes.
A l'issue du voyage, le rapport qui découlera de cette mission sera soumis à David Byrne, le Commissaire à la Santé et à la Protection des consommateurs de la Commission européenne. Le rapport sera ensuite transmis au Parlement européen et aux gouvernements belge et néerlandais.
La délégation fera parvenir quotidiennement des nouvelles par e-mail, accessibles sur les sites web www.intal.be et www.stopdebezetting.nl. La délégation sera contactable en permanence par mobile, pour des interviews.
Personne de contact en Belgique :
Anne van Mackelenberg
Tél: (0032) 486 21 90 17,
annevm@pandora.be
http://www.intal.be

Gretta Duisenberg accompagne une délégation médicale dans les Territoires occupés Le 23 06 2003
Le 23 juin prochain, une délégation médicale composée de cinq médecins des Pays-Bas et de Belgique, partira pour la Cisjordanie et la bande de Gaza, en compagnie de Gretta Duisenberg, présidente de l'association Stop de Bezetting. Mw. Duisenberg, l'épouse du président de la Banque centrale européenne, jouit d'une réputation internationale en raison de ses actions de solidarité pour les droits des Palestiniens, et a reçu en 2002 le prix de la Ligue des droits de l'homme.
Le voyage, intitulé « Medical Fact Finding Mission Palestine », est organisé par Stop de Bezetting, en collaboration avec Médecine pour le Tiers Monde, Médecins pour la Paix, l'Union of Palestinian Medical Relief Committees, CODIP, le Vlaams Palestina Komitee et la Plate-forme d'action Palestine.
Les cinq médecins sont, pour les Pays-Bas, Tariq Shadid, chirurgien de Sneek, et Henri van de Vall, interniste de Ouderkerk a/d Amstel ; pour la Belgique, Guido Vanham, interniste/virologue d'Anvers, Colette Moulaert, pédiatre de Charleroi, et Sofie Blancke, spécialiste en médecine tropicale/généraliste d'Anvers.
L'objectif de la visite de cette délégation est de rassembler des informations sur la situation actuelle des soins de santé dans les territoires palestiniens qui, selon des informations récentes, souffrent gravement de l'occupation israélienne. La fermeture continuelle de voies de communication due aux nombreux check points de l'armée israélienne a conduit, dans de nombreux cas, à des délais dans l'acheminement de l'aide médicale, ce qui a souvent été fatal pour les malades. Le bouclage des territoires a porté atteinte à l'économie locale, au point que l'état de santé en général, et celui des enfants, des malades et des personnes âgées en particulier, est gravement compromis, en raison de la sous-alimentation. Par ailleurs, on dénombre de nombreux cas de tirs contre du personnel médical, des ambulances et des hôpitaux par l'armée israélienne, et il n'est pas rare que lon déplore des morts dans ces attaques.
La délégation visitera des hôpitaux, des centres de santé et des camps de réfugiés, pour tenter de se faire une idée de l'ampleur de la problématique et en déterminer les causes.
A l'issue du voyage, le rapport qui découlera de cette mission sera soumis à David Byrne, le Commissaire à la Santé et à la Protection des consommateurs de la Commission européenne. Le rapport sera ensuite transmis au Parlement européen et aux gouvernements belge et néerlandais.
La délégation fera parvenir quotidiennement des nouvelles par e-mail, accessibles sur les sites web www.intal.be et www.stopdebezetting.nl. La délégation sera contactable en permanence par mobile, pour des interviews.
Personne de contact en Belgique :
Anne van Mackelenberg
Tél: (0032) 486 21 90 17,
annevm@pandora.be
http://www.intal.be

Une délégation de la ville de Gennevilliers s'est rendue à Al-Bireh en Palestine Le 30 04 2003 à AL-BIREH
La délégation conduite par le maire Jacques Bourgoin, avec Martine Monsel, 2ème adjointe au maire déléguée au logement, Mohammed Belouch, adjoint au maire délégué aux relations internationales et Mario Luciano, directeur de la jeunesse, a signé une convention de coopération le 2 mai 2003. Elle a d'une part pour objectif de favoriser la connaissance mutuelle, les rencontres d'amitié et d'échanges entre les populations des deux communes et d'autre part pour la ville de Gennevilliers de soutenir la ville d'Al-Bireh dans ses efforts de développement.
http://www.ville-gennevilliers.fr/cpi/cours/solidarite/solidarite.htm

Une délégation de la ville de Gennevilliers s'est rendue à Al-Bireh en Palestine Le 30 04 2003 à AL-BIREH
La délégation conduite par le maire Jacques Bourgoin, avec Martine Monsel, 2ème adjointe au maire déléguée au logement, Mohammed Belouch, adjoint au maire délégué aux relations internationales et Mario Luciano, directeur de la jeunesse, a signé une convention de coopération le 2 mai 2003. Elle a d'une part pour objectif de favoriser la connaissance mutuelle, les rencontres d'amitié et d'échanges entre les populations des deux communes et d'autre part pour la ville de Gennevilliers de soutenir la ville d'Al-Bireh dans ses efforts de développement.
http://www.ville-gennevilliers.fr/cpi/cours/solidarite/solidarite.htm

NOUS RENTRONS EN BELGIQUE AVEC DU MATÉRIEL 'EXPLOSIF' CONTRE L'ARMÉE AMÉRICAINE Le 20 04 2003 à BAGDAD
Les docteurs Claire Geraets et Geert Van Moorter s'apprêtent à quitter Bagdad. Ils seront à Zaventem ce mercredi 23 avril à 7h30 avec, dans leurs valises, toute une série de témoignages supplémentaires sur les crimes de guerre américains en Irak. Ces témoignages doivent servir à étayer les accusations contre le général américain Tommy Franks au cours d'un procès que Maître Jan Fermon s'apprête à porter devant la justice belge.
'Nous ramenons du matériel explosif ', annonce Geert. 'D'autres ambulances encore ont été prises pour cibles par les militaires américains, et il s'en est suivi nombre de morts supplémentaires. Je préfère garder les détails pour le tribunal, mais on peut d'ores et déjà dire que ça va provoquer un sacré feu d'artifice! En outre, les soldats américains se sont rendus coupables de non-assistance, sur le plan médical, à des personnes en danger, en abandonnant, le long de leur route, des Irakiens qu'ils avaient eux mêmes mitraillés et blessés, entre autres.'
Collecter des témoignages dans une ville sous occupation et truffée de check-points, avec des gens qui préfèrent se terrer chez eux, sans téléphone, etc. n'était pas une tâche facile pour Claire et Geert. 'Aujourd'hui, nous n'avons même pas eu le temps de manger, nous avons dû courir sans arrêt', ajoute Geert. 'Deux biscottes, c'est à peu près tout ce que nous avons pu nous mettre sous la dent.'
Les médecins ont visité la Saddam Medical City, où se trouve un énorme hôpital universitaire de 16 étages. 'Du fait de l'absence d'électricité, on n'en utilise que quatre', raconte Geert. 'Et afin de parer aux pillages, tous les couloirs et escaliers ont été fermés. On ne peut se déplacer que par ascenseur, mais seuls deux sur douze fonctionnent. Si on veut demander l'avis d'un médecin, il faut parfois attendre plusieurs heures avant de pouvoir l'atteindre!'
L'hôpital al-Anour est devenu le principal point de chute de Claire et de Geert. 'Le Dr Osama Fakri nous a encore chaleureusement remerciés pour les fixateurs externes que nous lui avons remis. 'De la marchandise du tout dernier cri', a-t-il ajouté, 'que nous allons encore utiliser souvent. Ces produits sont bien meilleurs que ceux que les militaires américains ont amenés ici!' Ca, c'est une fleur pour le Dr Bart Conix, chirurgien orthopédiste de l'hôpital du Middelheim, à Anvers, qui a offert ces fixateurs à Médecine pour le Tiers Monde.
'Nous avons brièvement le nouveau 'maire' de Bagdad en coup de vent', poursuit Geert. 'Il s'appelle Mohamed Zobaedeh. L'homme a promis de rétablir l'électricité à Bagdad dans les deux jours mais, une bonne semaine plus tard, toute la ville est toujours sans courant. Zobaedeh est bien sûr une marionnette des Américains, et ça ne plaît pas du tout à la population. Le sentiment que les Américains ne pourront s'éterniser dans le pays est très répandu parmi les Irakiens. Par ailleurs, la guerre d'agression et la disparition des autorités irakiennes ont engendré un tel vide, une telle confusion, que bien des gens ont peur d'un retrait immédiat des troupes américaines sans qu'il y ait d'alternative bien précise pour leur sécurité. Doivent-ils compter pour cela sur les Nations unies ou sur la Ligue arabe, en attendant de disposer à nouveau d'un gouvernement et d'une police propres? C'est loin d'être des questions simples, vu la complexité de la situation qui règne aujourd'hui à Bagdad...'
http://www.m3m.be/archive.php?langId=2&menuId=41

NOUS RENTRONS EN BELGIQUE AVEC DU MATÉRIEL 'EXPLOSIF' CONTRE L'ARMÉE AMÉRICAINE Le 20 04 2003 à BAGDAD
Les docteurs Claire Geraets et Geert Van Moorter s'apprêtent à quitter Bagdad. Ils seront à Zaventem ce mercredi 23 avril à 7h30 avec, dans leurs valises, toute une série de témoignages supplémentaires sur les crimes de guerre américains en Irak. Ces témoignages doivent servir à étayer les accusations contre le général américain Tommy Franks au cours d'un procès que Maître Jan Fermon s'apprête à porter devant la justice belge.
'Nous ramenons du matériel explosif ', annonce Geert. 'D'autres ambulances encore ont été prises pour cibles par les militaires américains, et il s'en est suivi nombre de morts supplémentaires. Je préfère garder les détails pour le tribunal, mais on peut d'ores et déjà dire que ça va provoquer un sacré feu d'artifice! En outre, les soldats américains se sont rendus coupables de non-assistance, sur le plan médical, à des personnes en danger, en abandonnant, le long de leur route, des Irakiens qu'ils avaient eux mêmes mitraillés et blessés, entre autres.'
Collecter des témoignages dans une ville sous occupation et truffée de check-points, avec des gens qui préfèrent se terrer chez eux, sans téléphone, etc. n'était pas une tâche facile pour Claire et Geert. 'Aujourd'hui, nous n'avons même pas eu le temps de manger, nous avons dû courir sans arrêt', ajoute Geert. 'Deux biscottes, c'est à peu près tout ce que nous avons pu nous mettre sous la dent.'
Les médecins ont visité la Saddam Medical City, où se trouve un énorme hôpital universitaire de 16 étages. 'Du fait de l'absence d'électricité, on n'en utilise que quatre', raconte Geert. 'Et afin de parer aux pillages, tous les couloirs et escaliers ont été fermés. On ne peut se déplacer que par ascenseur, mais seuls deux sur douze fonctionnent. Si on veut demander l'avis d'un médecin, il faut parfois attendre plusieurs heures avant de pouvoir l'atteindre!'
L'hôpital al-Anour est devenu le principal point de chute de Claire et de Geert. 'Le Dr Osama Fakri nous a encore chaleureusement remerciés pour les fixateurs externes que nous lui avons remis. 'De la marchandise du tout dernier cri', a-t-il ajouté, 'que nous allons encore utiliser souvent. Ces produits sont bien meilleurs que ceux que les militaires américains ont amenés ici!' Ca, c'est une fleur pour le Dr Bart Conix, chirurgien orthopédiste de l'hôpital du Middelheim, à Anvers, qui a offert ces fixateurs à Médecine pour le Tiers Monde.
'Nous avons brièvement le nouveau 'maire' de Bagdad en coup de vent', poursuit Geert. 'Il s'appelle Mohamed Zobaedeh. L'homme a promis de rétablir l'électricité à Bagdad dans les deux jours mais, une bonne semaine plus tard, toute la ville est toujours sans courant. Zobaedeh est bien sûr une marionnette des Américains, et ça ne plaît pas du tout à la population. Le sentiment que les Américains ne pourront s'éterniser dans le pays est très répandu parmi les Irakiens. Par ailleurs, la guerre d'agression et la disparition des autorités irakiennes ont engendré un tel vide, une telle confusion, que bien des gens ont peur d'un retrait immédiat des troupes américaines sans qu'il y ait d'alternative bien précise pour leur sécurité. Doivent-ils compter pour cela sur les Nations unies ou sur la Ligue arabe, en attendant de disposer à nouveau d'un gouvernement et d'une police propres? C'est loin d'être des questions simples, vu la complexité de la situation qui règne aujourd'hui à Bagdad...'
http://www.m3m.be/archive.php?langId=2&menuId=41

BEL ET BIEN EN VIE À AMMAN PAR LUIS (BOUCLIER HUMAIN) Le 19 04 2003 à BAGDAD
Bel et bien en vie à Amman ! ! 19 avril 2003 Bonjour, à tous ceux qui ont soutenu les boucliers humains (et à tous ceux qui ne l'ont pas fait), J'ai quitté Bagdad jeudi matin avec grande tristesse. Partir de cette ville où j'ai vécu deux mois d'intenses émotions en tout genre ne fut pas chose très facile, très agréable pour moi : La ville vit dans ces conditions de chaos, d'anarchie, de tristesse, de révolte, de protestation, de peur, de mensonges, de propagande pro américaine, où le sentiment d'être un être humain est réduit à néant. Que ce soit du côté des iraquiens qui se sentent encore plus prisonniers, plus impuissants et moins entendus qu'ils ne l'étaient sous l'ancien régime ou que ce soit du côté des soldats américains qui traitent la population iraquienne comme du bétail à qui l'on donne de la nourriture sous sachets au lieu de restaurer l'électricité et l'eau, que l'on parque les uns derrière les autres pour les fouiller, séparant les manifestants iraquiens, de plus en plus nombreux, d'eux-mêmes par des barbelés, agrandissant et renforçant de jour en jour le 'périmètre de sécurité' pour les marines autour des hôtels Sheraton et Palestine. Les hôpitaux sont surchargés de travail, de morts, de blessés graves et n'ont plus rien pour opérer car, d'une part, les pilleurs ont tout dévalisé (médicaments, anesthésiques, stéthoscopes, appareils électroniques en tout genres pour l'aide respiratoire ou les opérations chirurgicales, bandages, seringues, aiguilles... plus rien, plus rien du tout...). Et d'autre part, et le plus graves, les soldats n'ont pas bougé le petit doigt pour empêcher cela, alors qu'ils etaient a 500m de là, prétextant que ce n'etait pas leur travail, qu'ils n'avaient pas reçu l'ordre d'intervenir. Par contre, ils interviennent avec brio, sans recevoir d'ordre de quiconque, pour bombarder avec leurs tanks ou les bombes à fragmentations, pour mitrailler avec leurs fusils des voitures ou des bus de civils, des ambulances avec des femmes sur le point d'accoucher à l'intérieur, le jour même, ainsi que les jours suivants, de la soit disant 'libération'. Ce sont ces 'libérateurs' qui remplissent chaque jour les hôpitaux de cadavres. Ce sont eux qui remplissent des camions et des frigos entiers d'enfants morts, certains d'une balle dans la tête... (j'aimerais tellement vous dire que je vous mens en disant cela, mais j'ai vu les images, les photos, et de mes propres yeux...). Le pire dans tout cela, c'est qu'il y a deux entrepôts de 10 000 m2 chacun, remplit de médicaments n'attendant qu'à être distribués aux hôpitaux le plus vite possible. Mais seulement le problème est que cela appartient au ministère de la santé qui n'existe plus pour l'instant, et personne ne peut les prendre, ni les hôpitaux, ni la Croix -Rouge, ni le Croissant Rouge, ni les docteurs européens volontaires. Et comme d'habitude, les soldats ne peuvent pas ou ne veulent pas, intervenir alors qu'il est de leur devoir d'assister l'aide humanitaire aux civils le plus rapidement possible selon la convention de Genève. Et pendant ce temps-là, des hommes, des femmes, des enfants meurent chaque heure qui passe... Ils n'ont même pas mis un tank ou quelques soldats pour protéger l'entrepôt d'éventuels pilleurs, alors que dès le premier jour, ils ont placé des centaines de soldats et véhicules blindes autour du ministère du pétrole et que deux jours après la raffinerie était occupée, je me demande bien pourquoi ! ! ! La vie reprend peu a peu à Bagdad, les restaurants et les bureaux de tabacs ouvrent de plus en plus, mais les conditions sont encore tres précaires, car ni eau, ni électricité ne sont encore disponibles. La plupart des gens ressortent dans la rue après quelques jours cloîtrés chez eux, terrorisés par le fait que les soldats Américains leur fassent du mal. Mais bien évidemment, aucun journaliste ne s'intéresse à ce constat flagrant, la plupart d'entre eux est trop occupée à interviewer les soldats ou à prendre le thé avec dans l'hôtel... Certains passants discutent avec le peu de soldats dans les rues, les enfants veulent voir leurs armes ou demandent leurs montres ou un peu d'argent. Certains parents répriment leurs gosses, car ils s'approchent ou discutent avec les soldats. Les marines occupent principalement les alentours du Sheraton et du Palestine Hôtel, devenu le campement principal pour eux, car c'est là où se trouvent les médias, la moitié d'entre eux étant désormais américains (CNN et FOX news qui ont suivi les troupes depuis le début). Ainsi, ils peuvent faire croire au monde entier qu'ils contrôlent la ville entière, la situation. Ils peuvent commencer leur travail de propagande éc¦urante, car il n'y a plus de télévision iraquienne, en dehors d'une qui est basée au Koweït et bien sûr dirigée par les Américains où l'on peut voir, en boucle, un brave GI aider un petit enfant iraquien blessé au bras ou d'autres aberrations du même genre... Les soldats sont aussi basés à l'université de Bagdad (autant dire que l'année pour les étudiants iraquiens est foutue), aux entrepôts de nourriture, sur les centrales électriques, les centrales hydrauliques, les palais présidentiels, la raffinerie, bref tous les sites ou les boucliers humains étaient installés (mis à part les palais présidentiels). Certains d'entre eux étaient encore sur les sites lorsque les troupes sont arrivées, mais personne ne s'est fait arrêter, ni tuer, ni blesser, ils ont juste quitté le lendemain sans problème la centrale hydraulique, qui fût toujours en fonction pendant les bombardements grâce à son générateur. Et comme par hasard, ce même jour, l'eau potable ne fonctionnait plus dans les hôpitaux... Est-ce que le mouvement des boucliers humains a été efficace ? ? Je pense que oui dans un certain sens : Aucun bouclier humain n'a été tue, ni même blesse (bien que des éclats d'obus sont passés très près de certains d'entre nous), les sites où nous étions ne furent pas bombardés, alors qu'a Bassora et dans d'autres villes, la coalition a bombardé les centrales électriques et hydrauliques dès la première heure des bombardements, et aucun bouclier humain n'était là-bas. Cela est peut-être une preuve que nous n'étions pas si insignifiants pour les gouvernements anglais, américains, espagnols et australiens que la majorité des personnes le pensait. Tout le monde ne nous donnait aucune chance de survie, pourtant au final les quelque 100 boucliers sont tous rentrés chez eux sains et saufs. Bien sûr, certains disent que de toute façon, ces sites humanitaires n'auraient pas été bombardes avec ou sans la présence de bouliers humains, que notre action n'a servie à rien. À ceux-là je leur rétorque que notre présence est loin d'avoir été vaine : Premièrement, nous avons pu témoigner aux civils iraquiens de notre solidarité avec eux, spécialement ceux habitant juste à côté de nous, que nous étions prêts à risquer nos vies a chaque instant afin qu'ils puissent vivre, afin qu'ils ne soient pas bombardés et si nous avons pu sauver ne serait ce qu'une vie, et bien nous avons accompli notre mission. Et les habitants autour de nos sites l'ont bien compris : ils nous ont exprimé chaque jour leur gratitude par des applaudissements, des remerciements, des regards de respect, des sourires, des présents de la part des enfants, des invitations à prendre le thé, à venir manger chez eux, et le jour où nous avons reçu des bombes américaines autour de la centrale, les habitants nous ont prié de partir, car cela devenait trop dangereux, non pas pour eux, mais pour nous. Voilà ce qu'est la bonté et la beauté de ce peuple voila ce que vous ne lirez jamais sur l'Irak dans d'autres journaux occidentaux. Voilà pourquoi je suis fier d'être resté, de voir une autre réalité que celle que l'on veut nous imposer, fier d'avoir écouté mon c¦ur, d'être allé jusqu'au bout de mes convictions et dans ce sens également, je ne suis pas venu pour rien. Deuxièmement, nous avons pu montrer au monde entier que nous avons pu survivre à cette guerre, sans armes, sans défense, sans aucun média pour nous soutenir durant la guerre, notre seul moyen de nous en sortir était de croire en ce que nous faisions, et nous nous en sommes sortis, nous étions par ailleurs les seuls à manifester lorsque les marines sont entrées dans Bagdad, et beaucoup de journalistes et de soldats nous ont détesté après cela. Tandis que nous recevions des louanges de la part de nombreux iraquiens qui n'avaient pas le courage, la culture et le statut de citoyen occidental que nous avions, c'est pour cela que nous pouvions nous permettre de parler en leur nom, nous savions que les soldats ne pouvaient rien nous faire. Le directeur de l'hôtel Sheraton etait si fier de notre opposition quotidienne face aux marines qu'il a décidé de ne pas nous faire payer les chambres, alors que nous étions une trentaine de boucliers à habiter là-bas pendant une semaine, qu'il aurait pu nous expulser pour laisser la place aux soldats ou aux journalistes, mais il n'a rien fait de cela, il a préféré perdre de l'argent pour nous transmettre sa gratitude envers nous. Même ici a Amman, en Jordanie, les gens nous reconnaissent, car ils nous ont vu à la télé et nous portent toute leur admiration et leur soutien pour ce que nous avons fait, certains même veulent nous inviter à manger. Enfin, le seul moyen de savoir si notre mouvement a été efficace, aurait été de rester sur le site des télécommunications : Nous avions quelques boucliers humains présents jusqu'à la veille des premiers bombardements le 20 mars. Mais les organisateurs iraquiens les ont 'expulsés' de peur qu'ils soient les premières victimes des bombardements. Ils ne voulaient vraiment pas que nous soyons des martyrs de la guerre, au contraire de ce que beaucoup de personnes croyaient. Ce site ne fut pas bombardé durant la première semaine, alors cela devrait être l'une des premières cibles logiques d'une guerre, alors pourquoi si tard ? ? Est-ce parce que quelqu'un aurait pu prévenir l'armée de l'inoccupation de ce site par les boucliers ? ? ? C'est justement là où nous aurions pu savoir si oui ou non, nous avons servi concrètement à quelque chose, mais seul le Pentagone à la réponse et je ne pense vraiment pas qu'il dira un jour que nous les avons gênés dans leurs stratégies militaires. Voilà le constat que j'ai pu faire en partant jeudi de Bagdad : pas de fleurs, pas de grands bras ouverts, seulement un choc culturel terrible pour les iraquiens, le doute et l'attente de voir qui va être à la tête du pays (bien qu'ils sachent pertinemment que ce sera Bush d'une manière ou d'une autre). Les visages bas et durs ont remplacé leur formidable sourire, et peut être bientôt la colère et la haine qui risquent de s'installer contre les américains. Alors quand je vois ou j'entends que les iraquiens manifestent leur joie à Basra ou a Bagdad, cela me fait vraiment sourire d'un côté et me révolte de l'autre, encore plus contre les médias qui ont peur de montrer la vérité, ils prennent un infime échantillon de population et en font une généralité qu'ils propagent dans le monde entier. Les seuls grands gagnants de cette guerre en Irak sont les Kurdes car pour la première fois depuis des décennies ; ils voient leur pays libéré du joug de Saddam, mais cela personne ne le montre non plus. Voilà, je vous laisse pour l'instant, mais j'ai encore beaucoup de choses à vous dire, alors à ce soir.
http://www.boucliershumains.org/article.php3?id_article=46

BEL ET BIEN EN VIE À AMMAN PAR LUIS (BOUCLIER HUMAIN) Le 19 04 2003 à BAGDAD
Bel et bien en vie à Amman ! ! 19 avril 2003 Bonjour, à tous ceux qui ont soutenu les boucliers humains (et à tous ceux qui ne l'ont pas fait), J'ai quitté Bagdad jeudi matin avec grande tristesse. Partir de cette ville où j'ai vécu deux mois d'intenses émotions en tout genre ne fut pas chose très facile, très agréable pour moi : La ville vit dans ces conditions de chaos, d'anarchie, de tristesse, de révolte, de protestation, de peur, de mensonges, de propagande pro américaine, où le sentiment d'être un être humain est réduit à néant. Que ce soit du côté des iraquiens qui se sentent encore plus prisonniers, plus impuissants et moins entendus qu'ils ne l'étaient sous l'ancien régime ou que ce soit du côté des soldats américains qui traitent la population iraquienne comme du bétail à qui l'on donne de la nourriture sous sachets au lieu de restaurer l'électricité et l'eau, que l'on parque les uns derrière les autres pour les fouiller, séparant les manifestants iraquiens, de plus en plus nombreux, d'eux-mêmes par des barbelés, agrandissant et renforçant de jour en jour le 'périmètre de sécurité' pour les marines autour des hôtels Sheraton et Palestine. Les hôpitaux sont surchargés de travail, de morts, de blessés graves et n'ont plus rien pour opérer car, d'une part, les pilleurs ont tout dévalisé (médicaments, anesthésiques, stéthoscopes, appareils électroniques en tout genres pour l'aide respiratoire ou les opérations chirurgicales, bandages, seringues, aiguilles... plus rien, plus rien du tout...). Et d'autre part, et le plus graves, les soldats n'ont pas bougé le petit doigt pour empêcher cela, alors qu'ils etaient a 500m de là, prétextant que ce n'etait pas leur travail, qu'ils n'avaient pas reçu l'ordre d'intervenir. Par contre, ils interviennent avec brio, sans recevoir d'ordre de quiconque, pour bombarder avec leurs tanks ou les bombes à fragmentations, pour mitrailler avec leurs fusils des voitures ou des bus de civils, des ambulances avec des femmes sur le point d'accoucher à l'intérieur, le jour même, ainsi que les jours suivants, de la soit disant 'libération'. Ce sont ces 'libérateurs' qui remplissent chaque jour les hôpitaux de cadavres. Ce sont eux qui remplissent des camions et des frigos entiers d'enfants morts, certains d'une balle dans la tête... (j'aimerais tellement vous dire que je vous mens en disant cela, mais j'ai vu les images, les photos, et de mes propres yeux...). Le pire dans tout cela, c'est qu'il y a deux entrepôts de 10 000 m2 chacun, remplit de médicaments n'attendant qu'à être distribués aux hôpitaux le plus vite possible. Mais seulement le problème est que cela appartient au ministère de la santé qui n'existe plus pour l'instant, et personne ne peut les prendre, ni les hôpitaux, ni la Croix -Rouge, ni le Croissant Rouge, ni les docteurs européens volontaires. Et comme d'habitude, les soldats ne peuvent pas ou ne veulent pas, intervenir alors qu'il est de leur devoir d'assister l'aide humanitaire aux civils le plus rapidement possible selon la convention de Genève. Et pendant ce temps-là, des hommes, des femmes, des enfants meurent chaque heure qui passe... Ils n'ont même pas mis un tank ou quelques soldats pour protéger l'entrepôt d'éventuels pilleurs, alors que dès le premier jour, ils ont placé des centaines de soldats et véhicules blindes autour du ministère du pétrole et que deux jours après la raffinerie était occupée, je me demande bien pourquoi ! ! ! La vie reprend peu a peu à Bagdad, les restaurants et les bureaux de tabacs ouvrent de plus en plus, mais les conditions sont encore tres précaires, car ni eau, ni électricité ne sont encore disponibles. La plupart des gens ressortent dans la rue après quelques jours cloîtrés chez eux, terrorisés par le fait que les soldats Américains leur fassent du mal. Mais bien évidemment, aucun journaliste ne s'intéresse à ce constat flagrant, la plupart d'entre eux est trop occupée à interviewer les soldats ou à prendre le thé avec dans l'hôtel... Certains passants discutent avec le peu de soldats dans les rues, les enfants veulent voir leurs armes ou demandent leurs montres ou un peu d'argent. Certains parents répriment leurs gosses, car ils s'approchent ou discutent avec les soldats. Les marines occupent principalement les alentours du Sheraton et du Palestine Hôtel, devenu le campement principal pour eux, car c'est là où se trouvent les médias, la moitié d'entre eux étant désormais américains (CNN et FOX news qui ont suivi les troupes depuis le début). Ainsi, ils peuvent faire croire au monde entier qu'ils contrôlent la ville entière, la situation. Ils peuvent commencer leur travail de propagande éc¦urante, car il n'y a plus de télévision iraquienne, en dehors d'une qui est basée au Koweït et bien sûr dirigée par les Américains où l'on peut voir, en boucle, un brave GI aider un petit enfant iraquien blessé au bras ou d'autres aberrations du même genre... Les soldats sont aussi basés à l'université de Bagdad (autant dire que l'année pour les étudiants iraquiens est foutue), aux entrepôts de nourriture, sur les centrales électriques, les centrales hydrauliques, les palais présidentiels, la raffinerie, bref tous les sites ou les boucliers humains étaient installés (mis à part les palais présidentiels). Certains d'entre eux étaient encore sur les sites lorsque les troupes sont arrivées, mais personne ne s'est fait arrêter, ni tuer, ni blesser, ils ont juste quitté le lendemain sans problème la centrale hydraulique, qui fût toujours en fonction pendant les bombardements grâce à son générateur. Et comme par hasard, ce même jour, l'eau potable ne fonctionnait plus dans les hôpitaux... Est-ce que le mouvement des boucliers humains a été efficace ? ? Je pense que oui dans un certain sens : Aucun bouclier humain n'a été tue, ni même blesse (bien que des éclats d'obus sont passés très près de certains d'entre nous), les sites où nous étions ne furent pas bombardés, alors qu'a Bassora et dans d'autres villes, la coalition a bombardé les centrales électriques et hydrauliques dès la première heure des bombardements, et aucun bouclier humain n'était là-bas. Cela est peut-être une preuve que nous n'étions pas si insignifiants pour les gouvernements anglais, américains, espagnols et australiens que la majorité des personnes le pensait. Tout le monde ne nous donnait aucune chance de survie, pourtant au final les quelque 100 boucliers sont tous rentrés chez eux sains et saufs. Bien sûr, certains disent que de toute façon, ces sites humanitaires n'auraient pas été bombardes avec ou sans la présence de bouliers humains, que notre action n'a servie à rien. À ceux-là je leur rétorque que notre présence est loin d'avoir été vaine : Premièrement, nous avons pu témoigner aux civils iraquiens de notre solidarité avec eux, spécialement ceux habitant juste à côté de nous, que nous étions prêts à risquer nos vies a chaque instant afin qu'ils puissent vivre, afin qu'ils ne soient pas bombardés et si nous avons pu sauver ne serait ce qu'une vie, et bien nous avons accompli notre mission. Et les habitants autour de nos sites l'ont bien compris : ils nous ont exprimé chaque jour leur gratitude par des applaudissements, des remerciements, des regards de respect, des sourires, des présents de la part des enfants, des invitations à prendre le thé, à venir manger chez eux, et le jour où nous avons reçu des bombes américaines autour de la centrale, les habitants nous ont prié de partir, car cela devenait trop dangereux, non pas pour eux, mais pour nous. Voilà ce qu'est la bonté et la beauté de ce peuple voila ce que vous ne lirez jamais sur l'Irak dans d'autres journaux occidentaux. Voilà pourquoi je suis fier d'être resté, de voir une autre réalité que celle que l'on veut nous imposer, fier d'avoir écouté mon c¦ur, d'être allé jusqu'au bout de mes convictions et dans ce sens également, je ne suis pas venu pour rien. Deuxièmement, nous avons pu montrer au monde entier que nous avons pu survivre à cette guerre, sans armes, sans défense, sans aucun média pour nous soutenir durant la guerre, notre seul moyen de nous en sortir était de croire en ce que nous faisions, et nous nous en sommes sortis, nous étions par ailleurs les seuls à manifester lorsque les marines sont entrées dans Bagdad, et beaucoup de journalistes et de soldats nous ont détesté après cela. Tandis que nous recevions des louanges de la part de nombreux iraquiens qui n'avaient pas le courage, la culture et le statut de citoyen occidental que nous avions, c'est pour cela que nous pouvions nous permettre de parler en leur nom, nous savions que les soldats ne pouvaient rien nous faire. Le directeur de l'hôtel Sheraton etait si fier de notre opposition quotidienne face aux marines qu'il a décidé de ne pas nous faire payer les chambres, alors que nous étions une trentaine de boucliers à habiter là-bas pendant une semaine, qu'il aurait pu nous expulser pour laisser la place aux soldats ou aux journalistes, mais il n'a rien fait de cela, il a préféré perdre de l'argent pour nous transmettre sa gratitude envers nous. Même ici a Amman, en Jordanie, les gens nous reconnaissent, car ils nous ont vu à la télé et nous portent toute leur admiration et leur soutien pour ce que nous avons fait, certains même veulent nous inviter à manger. Enfin, le seul moyen de savoir si notre mouvement a été efficace, aurait été de rester sur le site des télécommunications : Nous avions quelques boucliers humains présents jusqu'à la veille des premiers bombardements le 20 mars. Mais les organisateurs iraquiens les ont 'expulsés' de peur qu'ils soient les premières victimes des bombardements. Ils ne voulaient vraiment pas que nous soyons des martyrs de la guerre, au contraire de ce que beaucoup de personnes croyaient. Ce site ne fut pas bombardé durant la première semaine, alors cela devrait être l'une des premières cibles logiques d'une guerre, alors pourquoi si tard ? ? Est-ce parce que quelqu'un aurait pu prévenir l'armée de l'inoccupation de ce site par les boucliers ? ? ? C'est justement là où nous aurions pu savoir si oui ou non, nous avons servi concrètement à quelque chose, mais seul le Pentagone à la réponse et je ne pense vraiment pas qu'il dira un jour que nous les avons gênés dans leurs stratégies militaires. Voilà le constat que j'ai pu faire en partant jeudi de Bagdad : pas de fleurs, pas de grands bras ouverts, seulement un choc culturel terrible pour les iraquiens, le doute et l'attente de voir qui va être à la tête du pays (bien qu'ils sachent pertinemment que ce sera Bush d'une manière ou d'une autre). Les visages bas et durs ont remplacé leur formidable sourire, et peut être bientôt la colère et la haine qui risquent de s'installer contre les américains. Alors quand je vois ou j'entends que les iraquiens manifestent leur joie à Basra ou a Bagdad, cela me fait vraiment sourire d'un côté et me révolte de l'autre, encore plus contre les médias qui ont peur de montrer la vérité, ils prennent un infime échantillon de population et en font une généralité qu'ils propagent dans le monde entier. Les seuls grands gagnants de cette guerre en Irak sont les Kurdes car pour la première fois depuis des décennies ; ils voient leur pays libéré du joug de Saddam, mais cela personne ne le montre non plus. Voilà, je vous laisse pour l'instant, mais j'ai encore beaucoup de choses à vous dire, alors à ce soir.
http://www.boucliershumains.org/article.php3?id_article=46

HADJ BOUCLIER HUMAIN REVIENT DE BAGDAD Le 30 03 2003 à BAGDAD
Il à choisi de protèger la centrale électrique deu sud de Bagdad. L'un de huit sites défendus par des boucliers humains. Hadj Toua, élégant dans un costume vert d'eau, est l'un de ceux qui reviennent de Bagdad. Ce père de famille de Noisy-le -Sec a quitté sa femme, son fils et sa fille en février. Non pas en héros mais 'pour la bonne cause'. Il est rentré la nuit dernière d'Irak. Il décrit les bombardements, bien sûr, la sirènequi sonne en pleine nuit. Mais aussi dans les rues de Bagdad, les familles, imperturbables, continuent de bâtir leur maison. Les étals sur les marchés, les palmiers, Bassora et ses enfants mal-formés, victimes de la précédente guerre du Golfe. Et aussi des liens qui se créent. Chaque soir nous parlions de l'éventuelle attaque. Le 12,, le 13. Puis le 17 mars. Les autorités nous ont proposé de rejoindre les hôtels de la ville, plus sûrs. 'Je suis résté à la centrale, nous n'avons pas dormi de la nuit'. A la première alerte, la course jusqu'a l'abri à 600 mètres de là. 'Nous dormions tout habillé pour ne pas perdre de temps'. Le ventre noué au moindre bruit de moteur, les premiers bombardements. 'J'ai pensé à ma famille. Le lendemain j'ai écrit une lettre à mon fils, je lui expliquais, si jammais... les modalités, l'ambassade de France avait mes papiers...'. Hadj raconte aussi une ambiance festive. La musique dans les abris. Les relations d'un soir. Les discussions entre 5 Turcs, un Bulgare, un Italien, un Espagnole, 2 Algériens et un Français qui ne parle pas la même langue.
Il est rentrè par la route de Damas 'bombardée par les Américains, reconstruite aussitôt par les Irakiens'. On lui a fait comprendre aussi qu'il serait plus utile en france pour témoigner.

HADJ BOUCLIER HUMAIN REVIENT DE BAGDAD Le 30 03 2003 à BAGDAD
Il à choisi de protèger la centrale électrique deu sud de Bagdad. L'un de huit sites défendus par des boucliers humains. Hadj Toua, élégant dans un costume vert d'eau, est l'un de ceux qui reviennent de Bagdad. Ce père de famille de Noisy-le -Sec a quitté sa femme, son fils et sa fille en février. Non pas en héros mais 'pour la bonne cause'. Il est rentré la nuit dernière d'Irak. Il décrit les bombardements, bien sûr, la sirènequi sonne en pleine nuit. Mais aussi dans les rues de Bagdad, les familles, imperturbables, continuent de bâtir leur maison. Les étals sur les marchés, les palmiers, Bassora et ses enfants mal-formés, victimes de la précédente guerre du Golfe. Et aussi des liens qui se créent. Chaque soir nous parlions de l'éventuelle attaque. Le 12,, le 13. Puis le 17 mars. Les autorités nous ont proposé de rejoindre les hôtels de la ville, plus sûrs. 'Je suis résté à la centrale, nous n'avons pas dormi de la nuit'. A la première alerte, la course jusqu'a l'abri à 600 mètres de là. 'Nous dormions tout habillé pour ne pas perdre de temps'. Le ventre noué au moindre bruit de moteur, les premiers bombardements. 'J'ai pensé à ma famille. Le lendemain j'ai écrit une lettre à mon fils, je lui expliquais, si jammais... les modalités, l'ambassade de France avait mes papiers...'. Hadj raconte aussi une ambiance festive. La musique dans les abris. Les relations d'un soir. Les discussions entre 5 Turcs, un Bulgare, un Italien, un Espagnole, 2 Algériens et un Français qui ne parle pas la même langue.
Il est rentrè par la route de Damas 'bombardée par les Américains, reconstruite aussitôt par les Irakiens'. On lui a fait comprendre aussi qu'il serait plus utile en france pour témoigner.

BOUCLIER HUMAIN A BAGDAD Le 22 03 2003 à BAGDAD
Journaliste : Alors ça c'est la fameuse usine, là derrière, vous protégez ça là.
Hadj : La central éléctrique oui.
J : C'est ce qui donne de l'électricité pour tout Bagdad.
Hadj : Le plus incroyable, c'est que nous on va à l'abris mais les ouvriers restent sur place, il faut que ça tourne 24H sur 24H.
J : Ils n'ont pas le droit de rentrer à l'abris eux ?
Hadj : C'est prévu dans leur contrat ou c'est par nationalisme, c'est normal, ils sont considérés comme des soldat ou des militants, je ne sais pas.
J voix off: Hadj, qui n'en sait pas plus, à 60 ans, ce retraité d'origine algèrienne viens de Paris, il nous conduit dans un bunker dans les sous sol de l'usine, censé protéger les boucliers durant les bombardement.
Hadj : Il y a la climatisation, un téléphone interne, une réserve d'eau.
J : Psychologiquement vous tenez toujours ?
Hadj : oui, aucun problème.
J voix off : Chaque jour le nombre de bouclier humain se réduit. Partir, rester, tous se pose la même question.
Amara : Je réfléchis à partir mais je n'arrive pas à prendre ma décision, malgrès que j'ai peur.

TOUS À BAGDAD Le 12 03 2003

Gaillot à Bagdad pour manifester sa solidarité avec les Irakiens Le 06 03 2003 à BAGDAD
Mgr Jacques Gaillot a quitté Paris jeudi en début d'après-midi pour Bagdad, afin de 'manifester sa solidarité' avec le peuple irakien et de 'prier pour la paix', a-t-il annoncé.
Il compte 'manifester sa solidarité avec le peuple irakien, et prier pour la paix, notamment à Bagdad et à Babylone'
Selon lui, sa visite 'a un aspect très oecuménique'.
L'évêque français, qui est accompagné de quatre intellectuels français et arabes, envisage de rencontrer des personnalités politiques, notamment le vice-Premier ministre Tarek Aziz et le ministre des Cultes.
L'Irak compte une communauté chrétienne estimée entre 800.000 et un million de fidèles (4 à 5% de la population), en très forte majorité des chaldéens (catholiques), parlant l'araméen, la langue du Christ, et implantés dès les premiers temps du christianisme.

Gaillot à Bagdad pour manifester sa solidarité avec les Irakiens Le 06 03 2003 à BAGDAD
Mgr Jacques Gaillot a quitté Paris jeudi en début d'après-midi pour Bagdad, afin de 'manifester sa solidarité' avec le peuple irakien et de 'prier pour la paix', a-t-il annoncé.
Il compte 'manifester sa solidarité avec le peuple irakien, et prier pour la paix, notamment à Bagdad et à Babylone'
Selon lui, sa visite 'a un aspect très oecuménique'.
L'évêque français, qui est accompagné de quatre intellectuels français et arabes, envisage de rencontrer des personnalités politiques, notamment le vice-Premier ministre Tarek Aziz et le ministre des Cultes.
L'Irak compte une communauté chrétienne estimée entre 800.000 et un million de fidèles (4 à 5% de la population), en très forte majorité des chaldéens (catholiques), parlant l'araméen, la langue du Christ, et implantés dès les premiers temps du christianisme.

La délégation de parlementaires européens est aux Etats-Unis Le 03 03 2003 à NEW-YORK
a été chaleureusement accueillie par les dirigeants du mouvement anti-guerre américain, a eu des entretiens avec les ambassadeurs à l'ONU des pays du Conseil de Sécurité et a été reçue par le Secrétaire Général de l'ONU, Kofi Annan ainsi que par Hans Blix, chef des inspections en Irak.
Il ressort de ces contacts et entretiens que le début de retournement de l'opinion aux Etats-Unis et la force impressionnante du mouvement anti-guerre international gênent considérablement l'administration Bush. C'est pourquoi les 'faucons' poussent à fondre, sans tarder, sur l'Irak avec ou sans l'aval de l'ONU dont les représentants sont soumis à d'intenses pressions.
Seules les mobilisations populaires contre la guerre peuvent encore contrecarrer leurs visées impériales. A la catastrophe guerrière planétaire annoncée doit impérativement s'opposer, lors des journées internationales de manifestations, le veto des peuples du monde entier.
http://luberon100gauche.lautre.net/imprimersans.php3?id_article=464

La délégation de parlementaires européens est aux Etats-Unis Le 03 03 2003 à NEW-YORK
a été chaleureusement accueillie par les dirigeants du mouvement anti-guerre américain, a eu des entretiens avec les ambassadeurs à l'ONU des pays du Conseil de Sécurité et a été reçue par le Secrétaire Général de l'ONU, Kofi Annan ainsi que par Hans Blix, chef des inspections en Irak.
Il ressort de ces contacts et entretiens que le début de retournement de l'opinion aux Etats-Unis et la force impressionnante du mouvement anti-guerre international gênent considérablement l'administration Bush. C'est pourquoi les 'faucons' poussent à fondre, sans tarder, sur l'Irak avec ou sans l'aval de l'ONU dont les représentants sont soumis à d'intenses pressions.
Seules les mobilisations populaires contre la guerre peuvent encore contrecarrer leurs visées impériales. A la catastrophe guerrière planétaire annoncée doit impérativement s'opposer, lors des journées internationales de manifestations, le veto des peuples du monde entier.
http://luberon100gauche.lautre.net/imprimersans.php3?id_article=464

FEMMES PLURIELLES en Palestine Le 01 03 2003 à PALESTINE
Une mission civile de femmes, dont cinq Argenteuillaises, toutes adhérentes des associations « FEMMES PLURIELLES » et « Argenteuil, Solidarité Palestine » ont participées à une mission civile de solidarité avec les femmes palestiniennes, à l'occasion de la semaine internationale des Droits des Femmes Le voyage à eu lieu du 01 mars au 10 mars 2003. Les villes visitées étaient Tel Aviv, Jérusalem, Ramalla, Hébron, Naplouse, Gaza, etc...Contact nadiajournaliste@yahoo.fr

FEMMES PLURIELLES en Palestine Le 01 03 2003 à PALESTINE
Une mission civile de femmes, dont cinq Argenteuillaises, toutes adhérentes des associations « FEMMES PLURIELLES » et « Argenteuil, Solidarité Palestine » ont participées à une mission civile de solidarité avec les femmes palestiniennes, à l'occasion de la semaine internationale des Droits des Femmes Le voyage à eu lieu du 01 mars au 10 mars 2003. Les villes visitées étaient Tel Aviv, Jérusalem, Ramalla, Hébron, Naplouse, Gaza, etc...Contact nadiajournaliste@yahoo.fr

DES PACIFISTES EN BOUCLIERS À BAGDAD Le 21 02 2003 à BAGDAD
Ambiance 'peace and love' parmi les étrangers qui affluent.
Les pacifistes du monde entier ont envahi le centre de Bagdad. Et les Irakiens, isolés par l'embargo qui les condamne à ne voir du monde extérieur que des hommes d'affaires, des diplomates ou des journalistes, découvrent subitement une autre humanité : elle se vêt souvent de tee-shirts barrés de slogans déclarant la guerre à la guerre.
Cette nouvelle communauté a commencé à prendre ses marques et ses quartiers dans trois hôtels du centre. A peine arrivées, toutes les organisations rivalisent d'activités : conférences de presse, prières pour la paix, défilés, déploiements de banderoles, matchs de football...
L'un des groupes les plus actifs est Human Shields. Lundi, sept de ses membres se sont transformés en 'cadavres' pendant la durée de la cérémonie commémorant l'attaque américaine du 13 février 1991 sur l'abri d'Amariyya, pendant laquelle quelque 423 civils, surtout des femmes et des enfants, avaient péri brûlés vifs.
Pour prévenir d'autres bombardements de ce genre, les militants inventorient les sites civils tels que les hôpitaux, écoles, musées... susceptibles d'être frappés par des raids américains. Des volontaires y maintiendront une présence permanente. Dès dimanche, 15 militants vont s'installer dans une centrale électrique sur le Tigre pour 'jouer un véritable rôle de bouclier humain'. 'C'est un fait : on peut davantage faire pression sur un gouvernement quand ses propres citoyens sont impliqués dans l'action', explique Sue Darling, porte-parole de Human Shields. Ancienne diplomate pendant vingt-cinq ans au Foreign Office britannique, elle n'avait jamais milité et ne se définit pas comme pacifiste : 'Chaque pays a le droit à l'autodéfense. Mais pas d'en attaquer un autre.' Pour atteindre Bagdad, elle a pris l'un des deux bus à impériale qui ont amené de Londres les pacifistes anglais, à l'arrière desquels on peut voir les portraits des quatre Beatles, époque peace and love.
Bien organisées aussi sont les Brigades (espagnoles) pour l'Irak. Informaticien à Gérone (Catalogne), Francesco Martinez-Lopez, 44 ans, s'était déjà mobilisé dans les années 80 contre la guerre Irak-Iran. Aujourd'hui, il ne pense pas cautionner par sa présence le régime de Saddam Hussein ni agir par antiaméricanisme : 'Je suis contre la guerre, c'est tout. Car ce sont toujours les peuples qui paient. Personne n'a le droit d'intervenir dans un pays. Chaque peuple doit faire lui-même sa propre histoire.'
Figure légendaire du pacifisme américain, Katy Kelly, 50 ans, est l'une des fondatrices de Voices in Wilderness. Ses séjours en Irak lui ont valu d'être condamnée à payer de fortes amendes par le gouvernement américain, qui les jugent illégaux. 'Je ne pense pas être une collaboratrice du régime. Si je suis contre l'embargo, c'est aussi parce qu'il pousse le peuple dans les mains du pouvoir, comme on l'a vu en Yougoslavie. Bien sûr, notre action est très imparfaite. Mais, lorsque je discute avec des officiels irakiens, j'aborde toujours la question des droits de l'homme au risque de les énerver.'
http://www.liberation.com/page.php?Article=90695

DES PACIFISTES EN BOUCLIERS À BAGDAD Le 21 02 2003 à BAGDAD
Ambiance 'peace and love' parmi les étrangers qui affluent.
Les pacifistes du monde entier ont envahi le centre de Bagdad. Et les Irakiens, isolés par l'embargo qui les condamne à ne voir du monde extérieur que des hommes d'affaires, des diplomates ou des journalistes, découvrent subitement une autre humanité : elle se vêt souvent de tee-shirts barrés de slogans déclarant la guerre à la guerre.
Cette nouvelle communauté a commencé à prendre ses marques et ses quartiers dans trois hôtels du centre. A peine arrivées, toutes les organisations rivalisent d'activités : conférences de presse, prières pour la paix, défilés, déploiements de banderoles, matchs de football...
L'un des groupes les plus actifs est Human Shields. Lundi, sept de ses membres se sont transformés en 'cadavres' pendant la durée de la cérémonie commémorant l'attaque américaine du 13 février 1991 sur l'abri d'Amariyya, pendant laquelle quelque 423 civils, surtout des femmes et des enfants, avaient péri brûlés vifs.
Pour prévenir d'autres bombardements de ce genre, les militants inventorient les sites civils tels que les hôpitaux, écoles, musées... susceptibles d'être frappés par des raids américains. Des volontaires y maintiendront une présence permanente. Dès dimanche, 15 militants vont s'installer dans une centrale électrique sur le Tigre pour 'jouer un véritable rôle de bouclier humain'. 'C'est un fait : on peut davantage faire pression sur un gouvernement quand ses propres citoyens sont impliqués dans l'action', explique Sue Darling, porte-parole de Human Shields. Ancienne diplomate pendant vingt-cinq ans au Foreign Office britannique, elle n'avait jamais milité et ne se définit pas comme pacifiste : 'Chaque pays a le droit à l'autodéfense. Mais pas d'en attaquer un autre.' Pour atteindre Bagdad, elle a pris l'un des deux bus à impériale qui ont amené de Londres les pacifistes anglais, à l'arrière desquels on peut voir les portraits des quatre Beatles, époque peace and love.
Bien organisées aussi sont les Brigades (espagnoles) pour l'Irak. Informaticien à Gérone (Catalogne), Francesco Martinez-Lopez, 44 ans, s'était déjà mobilisé dans les années 80 contre la guerre Irak-Iran. Aujourd'hui, il ne pense pas cautionner par sa présence le régime de Saddam Hussein ni agir par antiaméricanisme : 'Je suis contre la guerre, c'est tout. Car ce sont toujours les peuples qui paient. Personne n'a le droit d'intervenir dans un pays. Chaque peuple doit faire lui-même sa propre histoire.'
Figure légendaire du pacifisme américain, Katy Kelly, 50 ans, est l'une des fondatrices de Voices in Wilderness. Ses séjours en Irak lui ont valu d'être condamnée à payer de fortes amendes par le gouvernement américain, qui les jugent illégaux. 'Je ne pense pas être une collaboratrice du régime. Si je suis contre l'embargo, c'est aussi parce qu'il pousse le peuple dans les mains du pouvoir, comme on l'a vu en Yougoslavie. Bien sûr, notre action est très imparfaite. Mais, lorsque je discute avec des officiels irakiens, j'aborde toujours la question des droits de l'homme au risque de les énerver.'
http://www.liberation.com/page.php?Article=90695

J'ai vu des gens là-bas (en irak) Le 07 02 2003 à BAGDAD
[...Journal :] On vous a vue chanter, l'an dernier, à Bagdad. Comment réagissez-vous devant une possible guerre en Irak ?
Je suis atterrée. J'ai vu des gens là-bas. Ce ne sont pas des noms dans un journal, mais des êtres avec des visages. Il y a d'ailleurs un jeune pianiste irakien de seize ans, Abbas Ali Abood, que j'ai invité à venir jouer dimanche à Chaillot. Il joue magnifiquement, c'est un grand artiste. Il serait en Irak, peut-être serait-il bombardé, comme tant d'autres dans ce pays. C'est monstrueux. On veut nous faire croire que cette guerre serait pour des raisons de sécurité mondiale, alors que c'est en fait pour des affaires de fric. C'est complètement inique qu'il y ait des gens qui meurent pour le pétrole contrôlé par des Américains ou la vente des armes. [...]
http://humanite.presse.fr/journal/2003-02-07/2003-02-07-257744

Aux côtés de l'Orchestre de Nazareth (composé de juifs, de musulmans et de chrétiens) Le 07 02 2003 à PALESTINE
[...]Je suis enchantée de pouvoir travailler avec cet ensemble monté par son chef Suheil Radwan. Ça m'a rappelé un livre collectif que j'avais écrit sur le conflit israélo-palestinien Un très proche Orient dans lequel cent personnes avaient participé - des Palestiniens, des Israéliens, des poètes, des psychanalystes, des historiens, des gens venus de tous les horizons. J'avais proposé une page subjective, sensible, pas idéologique, pas politique. Parce que ce conflit m'a toujours paru insupportable étant donné que là d'où je viens, j'ai vu des Juifs, des Arabes et des chrétiens dormir, manger ensemble. Au nom de ce souvenir, je me suis souvent manifestée, pas seulement sur ce conflit, mais sur n'importe quel conflit. C'est pourquoi, aujourd'hui, la guerre des États-Unis me paraît tout à fait inique et folle.
Ça s'est fait à la suite de mon livre, lequel a été envoyé aux instituts français locaux au Moyent-Orient - Bagdad, Nazareth, Jérusalem, Amman - qui m'ont invitée à le présenter et à venir chanter. Voulant faire une création, j'ai trouvé là l'occasion rêvée pour cette aventure musicale. J'avais imaginé des choses orientales, authentiques et j'ai envoyé des maquettes à Bagdad et Nazareth où les musiciens ont pu se familiariser avec mes chansons. J'avais déjà interprété Oum Kalsoum avec l'Orchestre de Nazareth, mais ce n'est qu'après que je me suis aperçue qu'il était composé de juifs, de musulmans et de chrétiens. Ça a été la cerise sur le gâteau ! J'étais ravie que ce soit comme ça, de plus, c'est une formation qui a une sensibilité merveilleuse. [...]
http://humanite.presse.fr/journal/2003-02-07/2003-02-07-257744

J'ai vu des gens là-bas (en irak) Le 07 02 2003 à BAGDAD
[...Journal :] On vous a vue chanter, l'an dernier, à Bagdad. Comment réagissez-vous devant une possible guerre en Irak ?
Je suis atterrée. J'ai vu des gens là-bas. Ce ne sont pas des noms dans un journal, mais des êtres avec des visages. Il y a d'ailleurs un jeune pianiste irakien de seize ans, Abbas Ali Abood, que j'ai invité à venir jouer dimanche à Chaillot. Il joue magnifiquement, c'est un grand artiste. Il serait en Irak, peut-être serait-il bombardé, comme tant d'autres dans ce pays. C'est monstrueux. On veut nous faire croire que cette guerre serait pour des raisons de sécurité mondiale, alors que c'est en fait pour des affaires de fric. C'est complètement inique qu'il y ait des gens qui meurent pour le pétrole contrôlé par des Américains ou la vente des armes. [...]
http://humanite.presse.fr/journal/2003-02-07/2003-02-07-257744

Aux côtés de l'Orchestre de Nazareth (composé de juifs, de musulmans et de chrétiens) Le 07 02 2003 à PALESTINE
[...]Je suis enchantée de pouvoir travailler avec cet ensemble monté par son chef Suheil Radwan. Ça m'a rappelé un livre collectif que j'avais écrit sur le conflit israélo-palestinien Un très proche Orient dans lequel cent personnes avaient participé - des Palestiniens, des Israéliens, des poètes, des psychanalystes, des historiens, des gens venus de tous les horizons. J'avais proposé une page subjective, sensible, pas idéologique, pas politique. Parce que ce conflit m'a toujours paru insupportable étant donné que là d'où je viens, j'ai vu des Juifs, des Arabes et des chrétiens dormir, manger ensemble. Au nom de ce souvenir, je me suis souvent manifestée, pas seulement sur ce conflit, mais sur n'importe quel conflit. C'est pourquoi, aujourd'hui, la guerre des États-Unis me paraît tout à fait inique et folle.
Ça s'est fait à la suite de mon livre, lequel a été envoyé aux instituts français locaux au Moyent-Orient - Bagdad, Nazareth, Jérusalem, Amman - qui m'ont invitée à le présenter et à venir chanter. Voulant faire une création, j'ai trouvé là l'occasion rêvée pour cette aventure musicale. J'avais imaginé des choses orientales, authentiques et j'ai envoyé des maquettes à Bagdad et Nazareth où les musiciens ont pu se familiariser avec mes chansons. J'avais déjà interprété Oum Kalsoum avec l'Orchestre de Nazareth, mais ce n'est qu'après que je me suis aperçue qu'il était composé de juifs, de musulmans et de chrétiens. Ça a été la cerise sur le gâteau ! J'étais ravie que ce soit comme ça, de plus, c'est une formation qui a une sensibilité merveilleuse. [...]
http://humanite.presse.fr/journal/2003-02-07/2003-02-07-257744

Des intellectuels français scandalisés par les conditions de vie des Palestiniens Le 03 02 2003
Après une visite de six jours qui les a menés de Jérusalem à Ramallah, en passant par Gaza, Nazareth et Tel-Aviv, une douzaine d'intellectuels français juifs et non juifs, venus confronter leur connaissance du conflit israélo-palestinien à la réalité du terrain, ont quitté Israël, lundi 3 février, déterminés à témoigner de leur expérience dès leur retour en France. Ces militants de la paix, parmi lesquels d'anciens résistants comme Raymond Aubrac, ont tenu à se démarquer des institutions juives de France.
Ils ont fait part du «choc» ressenti en découvrant in situ les conditions de vie des Palestiniens et la politique de colonisation du gouvernement israélien. «La situation des habitants de Gaza est scandaleuse, incompatible avec les droits de l'homme et la civilisation démocratique», a jugé Stéphane Hessel, ancien ambassadeur de France. «Nous avons observé dans les territoires tous les signes d'une occupation intolérable, qui explique bien des violences», a renchéri le scientifique Jean-Jacques Salomon.
http://www.lemonde.fr/web/recherche_resumedoc/1,13-0,37-790699,0.html?message=redirection_article

Des intellectuels français scandalisés par les conditions de vie des Palestiniens Le 03 02 2003
Après une visite de six jours qui les a menés de Jérusalem à Ramallah, en passant par Gaza, Nazareth et Tel-Aviv, une douzaine d'intellectuels français juifs et non juifs, venus confronter leur connaissance du conflit israélo-palestinien à la réalité du terrain, ont quitté Israël, lundi 3 février, déterminés à témoigner de leur expérience dès leur retour en France. Ces militants de la paix, parmi lesquels d'anciens résistants comme Raymond Aubrac, ont tenu à se démarquer des institutions juives de France.
Ils ont fait part du «choc» ressenti en découvrant in situ les conditions de vie des Palestiniens et la politique de colonisation du gouvernement israélien. «La situation des habitants de Gaza est scandaleuse, incompatible avec les droits de l'homme et la civilisation démocratique», a jugé Stéphane Hessel, ancien ambassadeur de France. «Nous avons observé dans les territoires tous les signes d'une occupation intolérable, qui explique bien des violences», a renchéri le scientifique Jean-Jacques Salomon.
http://www.lemonde.fr/web/recherche_resumedoc/1,13-0,37-790699,0.html?message=redirection_article

La femme du président de la Banque centrale européenne déjeunera avec Arafat Le 06 01 2003 à RAMALLAH
Greta Duisenberg s’est envolée hier pour Israël pour y exprimer son soutien aux Palestiniens et pour rencontrer Yasser Arafat. Mme Duisenberg a déjà suscité une polémique l’an dernier dans son pays lorsqu’elle a décidé de déployer un drapeau palestinien

La femme du président de la Banque centrale européenne déjeunera avec Arafat Le 06 01 2003 à RAMALLAH
Greta Duisenberg s’est envolée hier pour Israël pour y exprimer son soutien aux Palestiniens et pour rencontrer Yasser Arafat. Mme Duisenberg a déjà suscité une polémique l’an dernier dans son pays lorsqu’elle a décidé de déployer un drapeau palestinien

Voyage en Palestine du 11 au 22 décembre 2002 Le 23 12 2002 à PALESTINE
Ce voyage d'une dizaine de jours fut à la fois éprouvant et instructif. Eprouvant à cause du stress (contrôles, risques...), de la fatigue (tout déplacement est épuisant car il doit être fait en plusieurs étapes, à cause des check-points et couvre-feux), du froid et de la boue (maisons non chauffées, chemins détournés moyennement praticables). Instructif, car j'ai rencontré des tas de gens formidables et pu constater (ce que ne nous montrent jamais les médias) que beaucoup de Palestiniens se livrent non seulement à des actes de désobéissance civile très courageux, mais qu'ils se battent pour des idéaux, pour construire, malgré l'occupation, la terreur et le désespoir, une société démocratique où les femmes et les enfants joueront un rôle primordial.
J'ai été très impressionnée par le nombre d'associations composées de volontaires œuvrant pour l'émancipation des femmes, pour l'éducation laïque des enfants, sans compter tous ceux qui donnent leur temps (et ce qui leur reste d'argent) pour la défense des prisonniers, pour apporter de la nourriture à ceux qui n'en ont pas.
Et malgré une vie quotidienne insupportable (couvre-feux, check-points, nourriture et soins médicaux de plus en plus difficiles, incertitude permanente sur ce qui est autorisé et ce qui ne l'est pas, sur l'humeur des soldats), les gens restent souriants, prêts à aider, à renseigner....
http://www.solidarite-palestine.org/doc305.html

Voyage en Palestine du 11 au 22 décembre 2002 Le 23 12 2002 à PALESTINE
Ce voyage d'une dizaine de jours fut à la fois éprouvant et instructif. Eprouvant à cause du stress (contrôles, risques...), de la fatigue (tout déplacement est épuisant car il doit être fait en plusieurs étapes, à cause des check-points et couvre-feux), du froid et de la boue (maisons non chauffées, chemins détournés moyennement praticables). Instructif, car j'ai rencontré des tas de gens formidables et pu constater (ce que ne nous montrent jamais les médias) que beaucoup de Palestiniens se livrent non seulement à des actes de désobéissance civile très courageux, mais qu'ils se battent pour des idéaux, pour construire, malgré l'occupation, la terreur et le désespoir, une société démocratique où les femmes et les enfants joueront un rôle primordial.
J'ai été très impressionnée par le nombre d'associations composées de volontaires œuvrant pour l'émancipation des femmes, pour l'éducation laïque des enfants, sans compter tous ceux qui donnent leur temps (et ce qui leur reste d'argent) pour la défense des prisonniers, pour apporter de la nourriture à ceux qui n'en ont pas.
Et malgré une vie quotidienne insupportable (couvre-feux, check-points, nourriture et soins médicaux de plus en plus difficiles, incertitude permanente sur ce qui est autorisé et ce qui ne l'est pas, sur l'humeur des soldats), les gens restent souriants, prêts à aider, à renseigner....
http://www.solidarite-palestine.org/doc305.html

Procès de Marouane Barghouti Le 03 10 2002 à RAMALLAH
Alain Krivine, au sein d’une délégation de quatre parlementaires européens, se rendra, dès demain 1er octobre, en Israël et dans les territoires occupés pour assister au procès de Marouane Barghouti qui s’ouvre le 3 octobre. De nombreuses rencontres sont prévues dont l’une avec Yasser Arafat.

Procès de Marouane Barghouti Le 03 10 2002 à RAMALLAH
Alain Krivine, au sein d’une délégation de quatre parlementaires européens, se rendra, dès demain 1er octobre, en Israël et dans les territoires occupés pour assister au procès de Marouane Barghouti qui s’ouvre le 3 octobre. De nombreuses rencontres sont prévues dont l’une avec Yasser Arafat.

Irak d'une guerre à l'autre Le 01 10 2002 à BAGDAD
Devant une délégation de 120 'inspecteurs de la paix' qui ont répondu à un appel sur internet, essentiellement d'Europe mais aussi du Maghreb, bien des portes autrement fermées s'ouvrent. Parmi eux, deux vétérans britannique et français de la guerre du Golfe, qui depuis ont quitté l'armée, nous permettent de percer le double mur de silence qui emprisonne la population irakienne. Lors de rencontres avec d'autres soldats irakiens, des scientifiques ou des artistes, leur regard decille le nôtre sur la prétendue volonté de libérer les Irakiens.
http://warbushsaddam.free.fr/fr/index.htm

Irak d'une guerre à l'autre Le 01 10 2002 à BAGDAD
Devant une délégation de 120 'inspecteurs de la paix' qui ont répondu à un appel sur internet, essentiellement d'Europe mais aussi du Maghreb, bien des portes autrement fermées s'ouvrent. Parmi eux, deux vétérans britannique et français de la guerre du Golfe, qui depuis ont quitté l'armée, nous permettent de percer le double mur de silence qui emprisonne la population irakienne. Lors de rencontres avec d'autres soldats irakiens, des scientifiques ou des artistes, leur regard decille le nôtre sur la prétendue volonté de libérer les Irakiens.
http://warbushsaddam.free.fr/fr/index.htm

Retour de mission en Irak Le 14 05 2002 à IRAK
Comment vit-on aujourd'hui en Irak ?
La population est fatiguée car les conditions de vie s'avèrent très dures. Le système d'eau potable et d'assainissement se trouve mal en point. A Bassora par exemple les égouts sont à ciel ouvert. Les coupures d'électricité ponctuelles existent dans l'ensemble du pays. Dans les petites villes de province, les bâtiments sont dans un état de délabrement avancé. Sur les marchés on trouve de tout mais les produits coûtent très chers et restent inaccessibles pour la plupart des Irakiens. Les salaires sont extrêmement bas (une infirmière touche 3 dollars par mois !) et les gens sont donc obligés d'exercer plusieurs métiers pour survivre. La pauvreté a augmenté et de plus en plus d'enfants mendient dans les rues. Cette situation contraste profondément avec celle d'avant car l'Irak était un pays riche et développé où les gens avaient un niveau de vie assez élevé. Mais depuis l'embargo, un véritable recul s'est opéré.
Et au niveau sanitaire ?
L'ancien système de santé gratuit et très bien organisé avec une bonne couverture vaccinale, n'existe plus. Aujourd'hui le niveau sanitaire du pays se révèle mauvais, les Irakiens n'ayant pas accès à l'ensemble des moyens médicaux. Les enfants sont les plus fragiles et donc les plus touchés. Ils souffrent de maladies pulmonaires, diarrhéiques, de malnutrition. Ils peuvent mourir de la rougeole, les vaccins étant difficiles à conserver à cause des nombreuses pannes d'électricité. Il y a également une réapparition de la tuberculose, d'ailleurs la réhabilitation de centres antituberculeux devient l'une des priorités actuelles du régime. Depuis la résolution 986 de l'ONU, les hôpitaux nationaux reçoivent davantage de médicaments mais certains restent cependant interdits tels que les isotopes qui servent à traiter les cancers, les problèmes de thyroïde? Ces médicaments contiennent de la radioactivité et donc suspectés d'être utilisés à des fins militaires.
Que pense la population du contexte politique ?
Il est difficile de dire ce que pensent les Irakiens dans un pays secret et compliqué. Ils se montrent en général méfiants et hésitent à se confier surtout à des étrangers. Mon sentiment est que le plus grand nombre de personnes soutient le régime en place. Il existe aussi peu de sources d'informations indépendantes. Du fait de l'embargo, un fort sentiment d'isolement 'seuls contre tous' persiste dans la population. Et de toute façon, quand on doit trouver les moyens de survivre, on n'a pas tellement le temps de faire de la politique? Et pourtant une véritable élite intellectuelle et culturelle irakienne perdure encore aujourd'hui. A Bagdad, on peut trouver des galeries d'art, des peintres renommés, des concerts, un café littéraire, des universités?
En quoi la nouvelle résolution de l'ONU va-t-elle apporter un changement ?
Le programme 'Pétrole contre nourriture' a mis en place un certain système. Le revenu de l'or noir vendu officiellement n'entre pas en Irak mais est reversé entièrement sur un compte séquestre à New York. Une partie de cet argent sert de compensation pour dommages de guerre et à assurer le fonctionnement des agences de l'ONU (la commission d'indemnisation?). L'autre partie est consacrée aux commandes de nourriture et de médicaments qui sont payées directement aux entreprises. La résolution 986 des Nations Unies a été adoptée afin de pallier une situation désespérée car en 1995 les enfants mouraient de faim. Mais elle ne favorise pas aujourd'hui l'essor économique du pays. Le marché, les entreprises, rien ne peut fonctionner efficacement. La nouvelle résolution 1049 du Conseil de sécurité de l'ONU devrait raccourcir le temps d'acquisition des produits qui peut parfois s'avérer très long. Certains médicaments par exemple arrivent en Irak six à huit mois après leur commande initiale alors qu'il ne leur reste plus que deux mois d'utilisation. Une certaine souplesse et un éventail plus large des produits d'usage civil importés devraient également s'instaurer avec cette résolution 1049 même si les Irakiens souhaitent évidemment la levée pure et simple de l'embargo.
Les Irakiens ont-ils peur des menaces d'une offensive américaine en début d'année prochaine ?
Ils y pensent mais ce n'est pas en même temps un motif de grande préoccupation ni d'affolement. Des bombardements conséquents ont déjà eu lieu en 1998. Dans les zones d'exclusion aérienne au nord et au sud du pays, les pilonnages des radars ou des casernes par les avions britanniques et américains se poursuivent de façon ponctuelle. Ces événements renforcent le sentiment contre les Etats-Unis déjà très présent et développent une certaine fierté de résistance nationale. En mai 1996 lorsque la résolution 986 a été acceptée par l'ONU, il y a eu une véritablement explosion de joie de la population qui croyait à tort que cela signifiait la fin de l'embargo. Mais celui-ci existe toujours de nos jours et les bombardements continuent. Les Irakiens sont devenus fatalistes, ils ont perdu l'espoir d'une vie meilleure.
Propos recueillis par Ariane SILVESTRI
http://www.medecinsdumonde.org/2missions/Irak/interview.htm

Retour de mission en Irak Le 14 05 2002 à IRAK
Comment vit-on aujourd'hui en Irak ?
La population est fatiguée car les conditions de vie s'avèrent très dures. Le système d'eau potable et d'assainissement se trouve mal en point. A Bassora par exemple les égouts sont à ciel ouvert. Les coupures d'électricité ponctuelles existent dans l'ensemble du pays. Dans les petites villes de province, les bâtiments sont dans un état de délabrement avancé. Sur les marchés on trouve de tout mais les produits coûtent très chers et restent inaccessibles pour la plupart des Irakiens. Les salaires sont extrêmement bas (une infirmière touche 3 dollars par mois !) et les gens sont donc obligés d'exercer plusieurs métiers pour survivre. La pauvreté a augmenté et de plus en plus d'enfants mendient dans les rues. Cette situation contraste profondément avec celle d'avant car l'Irak était un pays riche et développé où les gens avaient un niveau de vie assez élevé. Mais depuis l'embargo, un véritable recul s'est opéré.
Et au niveau sanitaire ?
L'ancien système de santé gratuit et très bien organisé avec une bonne couverture vaccinale, n'existe plus. Aujourd'hui le niveau sanitaire du pays se révèle mauvais, les Irakiens n'ayant pas accès à l'ensemble des moyens médicaux. Les enfants sont les plus fragiles et donc les plus touchés. Ils souffrent de maladies pulmonaires, diarrhéiques, de malnutrition. Ils peuvent mourir de la rougeole, les vaccins étant difficiles à conserver à cause des nombreuses pannes d'électricité. Il y a également une réapparition de la tuberculose, d'ailleurs la réhabilitation de centres antituberculeux devient l'une des priorités actuelles du régime. Depuis la résolution 986 de l'ONU, les hôpitaux nationaux reçoivent davantage de médicaments mais certains restent cependant interdits tels que les isotopes qui servent à traiter les cancers, les problèmes de thyroïde? Ces médicaments contiennent de la radioactivité et donc suspectés d'être utilisés à des fins militaires.
Que pense la population du contexte politique ?
Il est difficile de dire ce que pensent les Irakiens dans un pays secret et compliqué. Ils se montrent en général méfiants et hésitent à se confier surtout à des étrangers. Mon sentiment est que le plus grand nombre de personnes soutient le régime en place. Il existe aussi peu de sources d'informations indépendantes. Du fait de l'embargo, un fort sentiment d'isolement 'seuls contre tous' persiste dans la population. Et de toute façon, quand on doit trouver les moyens de survivre, on n'a pas tellement le temps de faire de la politique? Et pourtant une véritable élite intellectuelle et culturelle irakienne perdure encore aujourd'hui. A Bagdad, on peut trouver des galeries d'art, des peintres renommés, des concerts, un café littéraire, des universités?
En quoi la nouvelle résolution de l'ONU va-t-elle apporter un changement ?
Le programme 'Pétrole contre nourriture' a mis en place un certain système. Le revenu de l'or noir vendu officiellement n'entre pas en Irak mais est reversé entièrement sur un compte séquestre à New York. Une partie de cet argent sert de compensation pour dommages de guerre et à assurer le fonctionnement des agences de l'ONU (la commission d'indemnisation?). L'autre partie est consacrée aux commandes de nourriture et de médicaments qui sont payées directement aux entreprises. La résolution 986 des Nations Unies a été adoptée afin de pallier une situation désespérée car en 1995 les enfants mouraient de faim. Mais elle ne favorise pas aujourd'hui l'essor économique du pays. Le marché, les entreprises, rien ne peut fonctionner efficacement. La nouvelle résolution 1049 du Conseil de sécurité de l'ONU devrait raccourcir le temps d'acquisition des produits qui peut parfois s'avérer très long. Certains médicaments par exemple arrivent en Irak six à huit mois après leur commande initiale alors qu'il ne leur reste plus que deux mois d'utilisation. Une certaine souplesse et un éventail plus large des produits d'usage civil importés devraient également s'instaurer avec cette résolution 1049 même si les Irakiens souhaitent évidemment la levée pure et simple de l'embargo.
Les Irakiens ont-ils peur des menaces d'une offensive américaine en début d'année prochaine ?
Ils y pensent mais ce n'est pas en même temps un motif de grande préoccupation ni d'affolement. Des bombardements conséquents ont déjà eu lieu en 1998. Dans les zones d'exclusion aérienne au nord et au sud du pays, les pilonnages des radars ou des casernes par les avions britanniques et américains se poursuivent de façon ponctuelle. Ces événements renforcent le sentiment contre les Etats-Unis déjà très présent et développent une certaine fierté de résistance nationale. En mai 1996 lorsque la résolution 986 a été acceptée par l'ONU, il y a eu une véritablement explosion de joie de la population qui croyait à tort que cela signifiait la fin de l'embargo. Mais celui-ci existe toujours de nos jours et les bombardements continuent. Les Irakiens sont devenus fatalistes, ils ont perdu l'espoir d'une vie meilleure.
Propos recueillis par Ariane SILVESTRI
http://www.medecinsdumonde.org/2missions/Irak/interview.htm

Visite à l'Autorité Palestinienne Le 08 05 2002 à PALESTINE
À l'initiative de l'eurodéputée française Alima Boumedienne, nous nous sommes rendus, du 8 au 10 mai 2002, en visite à l'Autorité Palestinienne et au Camp de la Paix israélien (Femmes en Noir, La Paix Maintenant, etc.).
[...] Le 8 au soir, un représentant de l'Union européenne est venu nous présenter une estimation sommaire des destructions (depuis le 1er mars), soit environ 300 millions d'euros dont beaucoup d'équipements réalisés avec l'argent de pays donateurs. Il s'est livré à une réfutation point par point du fameux document de cent pages (que j'ai pu moi-même consulter) fourni par le gouvernement israélien pour ' démontrer ' le financement du terrorisme par l'Autorité, avec l'argent de l'UE. Il est facile de constater, à partir des pièces comptables fournies dans ce document, que ces accusations ne tiennent pas debout. A tout casser, 20 000 euros n'ont pas de justificatifs précis (les dépenses à financement UE sont très contrôlées et par l'UE et par le FMI), et les deux pièces demandant explicitement une subvention pour la Brigade des Martyrs Al-Aqsa n'ont justement pas été acceptées . Ce qui n'est pas très étonnant : je suppose que le terrorisme dispose de canaux moins voyants pour se faire financer !
Le 9 au matin , nous avons rendu visite au président du Parlement palestinien, Abou Alaa, qui nous a fait trois demandes :
- exiger une force internationale de protection de la population palestinienne,
- exiger le démantèlement des colonies,
- refuser les importations de produits israéliens en provenances des Territoires occupés.
En nous rendant ensuite à Ramallah et le lendemain à Naplouse, nous avons mieux compris le sens de ses deux premières demandes. Les Territoires sont un archipel de villes et bourgs palestiniens cloisonnés par une armée d'occupation imposant des contrôles aussi humiliants qu'incessants, tandis que les colonies sont reliées par des voies express bien dégagées.
À Ramallah, nous avons visité ce qui reste du complexe administratif de l'Autorité palestinienne (financé par l'Union européenne), complètement ravagé par Tsahal, y compris la salle du Conseil des ministres, malgré les sacs de sable qui obstruaient les fenêtres, et le Parlement palestinien ravagé par les occupants, y compris son self-service ! Idem pour le siège du département de la ' sécurité préventive ' d'où l'Autorité, aidée par la CIA, tentait de contrôler les agissements du Djihad et du Hamas. Idem pour le ministère de l'Éducation, dont tous les ordinateurs ont été détruits, comme si le but était d'empêcher l'enseignement de fonctionner et de perpétuer une élite palestinienne instruite. Cinglant démenti à l'article négationniste de Lanzman le même jour dans le Monde, qui niait et la matérialité des destructions et l'utilité d'y aller voir.[...]
http://lipietz.net/article.php3?id_article=863

Visite à l'Autorité Palestinienne Le 08 05 2002 à PALESTINE
À l'initiative de l'eurodéputée française Alima Boumedienne, nous nous sommes rendus, du 8 au 10 mai 2002, en visite à l'Autorité Palestinienne et au Camp de la Paix israélien (Femmes en Noir, La Paix Maintenant, etc.).
[...] Le 8 au soir, un représentant de l'Union européenne est venu nous présenter une estimation sommaire des destructions (depuis le 1er mars), soit environ 300 millions d'euros dont beaucoup d'équipements réalisés avec l'argent de pays donateurs. Il s'est livré à une réfutation point par point du fameux document de cent pages (que j'ai pu moi-même consulter) fourni par le gouvernement israélien pour ' démontrer ' le financement du terrorisme par l'Autorité, avec l'argent de l'UE. Il est facile de constater, à partir des pièces comptables fournies dans ce document, que ces accusations ne tiennent pas debout. A tout casser, 20 000 euros n'ont pas de justificatifs précis (les dépenses à financement UE sont très contrôlées et par l'UE et par le FMI), et les deux pièces demandant explicitement une subvention pour la Brigade des Martyrs Al-Aqsa n'ont justement pas été acceptées . Ce qui n'est pas très étonnant : je suppose que le terrorisme dispose de canaux moins voyants pour se faire financer !
Le 9 au matin , nous avons rendu visite au président du Parlement palestinien, Abou Alaa, qui nous a fait trois demandes :
- exiger une force internationale de protection de la population palestinienne,
- exiger le démantèlement des colonies,
- refuser les importations de produits israéliens en provenances des Territoires occupés.
En nous rendant ensuite à Ramallah et le lendemain à Naplouse, nous avons mieux compris le sens de ses deux premières demandes. Les Territoires sont un archipel de villes et bourgs palestiniens cloisonnés par une armée d'occupation imposant des contrôles aussi humiliants qu'incessants, tandis que les colonies sont reliées par des voies express bien dégagées.
À Ramallah, nous avons visité ce qui reste du complexe administratif de l'Autorité palestinienne (financé par l'Union européenne), complètement ravagé par Tsahal, y compris la salle du Conseil des ministres, malgré les sacs de sable qui obstruaient les fenêtres, et le Parlement palestinien ravagé par les occupants, y compris son self-service ! Idem pour le siège du département de la ' sécurité préventive ' d'où l'Autorité, aidée par la CIA, tentait de contrôler les agissements du Djihad et du Hamas. Idem pour le ministère de l'Éducation, dont tous les ordinateurs ont été détruits, comme si le but était d'empêcher l'enseignement de fonctionner et de perpétuer une élite palestinienne instruite. Cinglant démenti à l'article négationniste de Lanzman le même jour dans le Monde, qui niait et la matérialité des destructions et l'utilité d'y aller voir.[...]
http://lipietz.net/article.php3?id_article=863

Délégation pour la protection civile des palestiniens Le 13 04 2002
Dans le cadre de la Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien Le Collectif Faty KOUMBA (Libertés, Droits de l'Homme et non-violence) se rendra du 13/04/02 au 20/04/02 en Palestine en délégation pour la protection civile des palestiniens. [commentaire LCBC : Bravo pour l'Idée des Casquettes BLEUES De l'ONU!!!!]

Délégation pour la protection civile des palestiniens Le 13 04 2002
Dans le cadre de la Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien Le Collectif Faty KOUMBA (Libertés, Droits de l'Homme et non-violence) se rendra du 13/04/02 au 20/04/02 en Palestine en délégation pour la protection civile des palestiniens. [commentaire LCBC : Bravo pour l'Idée des Casquettes BLEUES De l'ONU!!!!]

Témoignage de José Bové à son retour à Paris suite à son expulsion de la Palestine par les Israéliens Le 02 04 2002
'Nous avons passé les dernières 48 heures en prison, dans des camps d'internement de l'armée israélienne. Nous y avons vu des scènes extraordinairement choquantes, des centaines de Palestiniens emprisonnés dans des camps avec des miradors, des centaines de Palestiniens raflés en pleine nuit', a déclaré José Bové aux journalistes, à sa descente d'avion. 'Quand nous avons quitté Ramallah, l'armée israélienne venait d'entrer dans le centre de soins et de détruire tous les médicaments (...). L'eau n'est plus disponible à Ramallah. Les bulldozers israéliens ont tout détruit', a-t-il ajouté. 'Nous avons rencontré Arafat deux fois dans son QG. Il nous est apparu volontaire et déterminé. (...). Il nous a dit: +Il n'est pas question de me rendre, il n'est pas question de négocier avec les Israéliens, je préfère mourir+", a relaté le responsable de la Confédération paysanne. 'Le peuple palestinien est debout. Le peuple palestinien n'est pas battu par cette attaque, son courage n'a d'égal que sa détermination de mener le combat jusqu'au bout', a-t-il lancé. Encadré par la police, José Bové est ensuite monté dans une voiture qui devait le ramener à Paris. Devant l'aérogare, où des dizaines de policiers et CRS tentaient de maintenir l'ordre, des incidents ont continué à opposer pro-palestiniens et pro-israéliens jusque vers 14H00. Un peu plus tard, lors d'un point de presse, le militant pacifiste en a appelé à l'Etat et au gouvernement français pour demander l'envoi de troupes de protection du peuple palestinien. Dimanche, José Bové avait été arrêté en compagnie d'autres volontaires civils à Ramallah (Cisjordanie) après avoir pénétré dans le QG de Yasser Arafat encerclé par l'armée israélienne. Selon José Bové, il reste dans le QG trente-quatre militants de la 'mission civile pour la protection du peuple palestinien', dont vingt Français partie prenante de cette campagne lancée en juin 2001 à l'initiative de militants proches de la gauche et des mouvements sociaux pour soutenir les Palestiniens. 'Personne dans le bâtiment de Ramallah n'acceptera de sortir et de se rendre à une armée d'occupation', a-t-il affirmé.

Témoignage de José Bové à son retour à Paris suite à son expulsion de la Palestine par les Israéliens Le 02 04 2002
'Nous avons passé les dernières 48 heures en prison, dans des camps d'internement de l'armée israélienne. Nous y avons vu des scènes extraordinairement choquantes, des centaines de Palestiniens emprisonnés dans des camps avec des miradors, des centaines de Palestiniens raflés en pleine nuit', a déclaré José Bové aux journalistes, à sa descente d'avion. 'Quand nous avons quitté Ramallah, l'armée israélienne venait d'entrer dans le centre de soins et de détruire tous les médicaments (...). L'eau n'est plus disponible à Ramallah. Les bulldozers israéliens ont tout détruit', a-t-il ajouté. 'Nous avons rencontré Arafat deux fois dans son QG. Il nous est apparu volontaire et déterminé. (...). Il nous a dit: +Il n'est pas question de me rendre, il n'est pas question de négocier avec les Israéliens, je préfère mourir+", a relaté le responsable de la Confédération paysanne. 'Le peuple palestinien est debout. Le peuple palestinien n'est pas battu par cette attaque, son courage n'a d'égal que sa détermination de mener le combat jusqu'au bout', a-t-il lancé. Encadré par la police, José Bové est ensuite monté dans une voiture qui devait le ramener à Paris. Devant l'aérogare, où des dizaines de policiers et CRS tentaient de maintenir l'ordre, des incidents ont continué à opposer pro-palestiniens et pro-israéliens jusque vers 14H00. Un peu plus tard, lors d'un point de presse, le militant pacifiste en a appelé à l'Etat et au gouvernement français pour demander l'envoi de troupes de protection du peuple palestinien. Dimanche, José Bové avait été arrêté en compagnie d'autres volontaires civils à Ramallah (Cisjordanie) après avoir pénétré dans le QG de Yasser Arafat encerclé par l'armée israélienne. Selon José Bové, il reste dans le QG trente-quatre militants de la 'mission civile pour la protection du peuple palestinien', dont vingt Français partie prenante de cette campagne lancée en juin 2001 à l'initiative de militants proches de la gauche et des mouvements sociaux pour soutenir les Palestiniens. 'Personne dans le bâtiment de Ramallah n'acceptera de sortir et de se rendre à une armée d'occupation', a-t-il affirmé.

VIOLATION DES DROITS HUMAINS DANS LES TERRITOIRES : LE RAPPORT PONSIN-BOUDJERADA Le 11 03 2002 à PALESTINE
Voici des extraits du rapport de la mission d'observation sur la question des violation des droits humains dans les territoires occupés, effectuée du 11 au 17 mars par Maître Nathalie BOUDJERADA Avocate à la Cour d'Appel de Paris et le Docteur Jean-Claude PONSIN, à la demande de la 'Commission arabe des droits humains'.
[...]Nous nous sommes ainsi rendus du 11 au 17 mars 2002 à Jérusalem, Naplouse (camp de réfugiés de Balata), à Gaza (camp de réfugiés de Jabalia), Ramallah et Bethléem (camps de réfugiés de Deheisheh et de Aida). Nous y avons rencontré des habitants des camps palestiniens, des membres d'ONG, des avocats palestiniens et israéliens, des étudiants, des médecins et des blessés qui ont témoigné de leurs conditions de vie sous l'occupation et qui dénoncent, avec calme mais non sans émotion, les violations énumérées dans le présent rapport. [...]
Restrictions à la liberté de circulation (article 33 de la Convention de Genève) Il est impossible de faire aujourd?hui en Palestine un projet de déplacement.[...]
Dans la bande de Gaza, il nous a été impossible de visiter les camps du sud, surtout Khan Younis et Rafah, le check-point de Netzarim étant hermétiquement fermé.[...]
Les barrages routiers mis en place par l'armée israélienne sont donc également des lieux qui allient arbitraire et humiliation systématique de la population palestinienne.[...]
Destruction de l'économie palestinienne Les différentes occupations par l'armée israéliennes des zones A (sous direction strictement palestinienne) ont donné lieu à des destructions volontaires de constructions sans intérêt militaire, non accidentelles ni 'collatérales'.. L'infrastructure routière a été sérieusement endommagée par le passage des véhicules blindés qui ont détruit le revêtement asphalté dans toutes les zones que nous avons visitées, brisant au passage les pylônes supportant les lignes électrique et téléphonique et écrasant les voitures en stationnement, qu'il leur était facile d'éviter. [...]
Dans le camp de Jabalia nous avons constaté la destruction systématique, à la dynamite, de trois ateliers de fabrication mécanique. Les machines ont été détruites méthodiquement. Leur remplacement nécessitera un investissement de plusieurs centaines de milliers de dollars et il est pour le moment impossible. La perte du produit national est très importante et plusieurs dizaines d'ouvriers sont au chômage. A Deheisheh c'est l'imprimerie du camp qui a été saccagée. Les ordinateurs, téléviseurs et machines d'impression d'une grande valeur ont été détruits.
Sous le prétexte de lutter contre le terrorisme, des milliers d'hectares de cultures ont été rasés. De nombreuses serres de Gaza et des milliers d'arbres, en particulier des oliviers et des palmiers dattiers ont été déracinés. Ces destructions sont particulièrement visibles dans la région de la colonie de Netzarim, au centre de la bande de Gaza.
Dans tous les lieux que nous avons visités, la destruction des maisons a été systématique.Agression physique contre la population civile Les victimes civiles ont été particulièrement nombreuses au cours du mois de mars à la suite de l'occupation des villes et des camps palestiniens par l'armée israélienne.[...]
Agression psychologique contre la population civile. A l'occasion de la dernière offensive de l'armée israélienne, la population civile a été terrorisée de multiples façons. Les avions F16 et les hélicoptères Apache, qu'aucun projectile palestinien ne peut atteindre, rôdent dans le ciel et bombardent à l'occasion. La seule présence de ces engins de mort dans le ciel suffit à semer la terreur : nous en avons été témoins personnellement. Les énormes engins blindés israéliens sur lesquels ricochent les balles des policiers palestiniens, qui écrasent tout sur leur passage, canalisations, poubelles, voitures et poteaux métalliques, qui marquent profondément l'asphalte et détruisent les trottoirs, ressemblent à des monstres venus d'une autre planète et contribuent donc à terroriser la population civile, en particulier les enfants. Même pendant les périodes d'accalmie, tout rappelle aux Palestiniens que leur terre est occupée par l'étranger. Les colonies israéliennes s'étendent en encerclant les villes et villages de Palestine et s'installent, menaçantes, sur les hauteurs.[...]
Conclusion Nous sommes indignés et nous réclamons justice, en particulier : - l'intervention d'une force de protection, avec la présence d'observateurs des Nations-Unies, - le démantèlement de toutes les colonies israéliennes dans les territoires occupés, - le retrait de l'armée israélienne d'occupation de tous les territoires occupés, - la mise en jugement devant des tribunaux compétents de tous ceux qui ont commis des crimes de guerre contre les Palestiniens
http://www.lagauche.com/lghebdo/2002/2002-13-01.html

VIOLATION DES DROITS HUMAINS DANS LES TERRITOIRES : LE RAPPORT PONSIN-BOUDJERADA Le 11 03 2002 à PALESTINE
Voici des extraits du rapport de la mission d'observation sur la question des violation des droits humains dans les territoires occupés, effectuée du 11 au 17 mars par Maître Nathalie BOUDJERADA Avocate à la Cour d'Appel de Paris et le Docteur Jean-Claude PONSIN, à la demande de la 'Commission arabe des droits humains'.
[...]Nous nous sommes ainsi rendus du 11 au 17 mars 2002 à Jérusalem, Naplouse (camp de réfugiés de Balata), à Gaza (camp de réfugiés de Jabalia), Ramallah et Bethléem (camps de réfugiés de Deheisheh et de Aida). Nous y avons rencontré des habitants des camps palestiniens, des membres d'ONG, des avocats palestiniens et israéliens, des étudiants, des médecins et des blessés qui ont témoigné de leurs conditions de vie sous l'occupation et qui dénoncent, avec calme mais non sans émotion, les violations énumérées dans le présent rapport. [...]
Restrictions à la liberté de circulation (article 33 de la Convention de Genève) Il est impossible de faire aujourd?hui en Palestine un projet de déplacement.[...]
Dans la bande de Gaza, il nous a été impossible de visiter les camps du sud, surtout Khan Younis et Rafah, le check-point de Netzarim étant hermétiquement fermé.[...]
Les barrages routiers mis en place par l'armée israélienne sont donc également des lieux qui allient arbitraire et humiliation systématique de la population palestinienne.[...]
Destruction de l'économie palestinienne Les différentes occupations par l'armée israéliennes des zones A (sous direction strictement palestinienne) ont donné lieu à des destructions volontaires de constructions sans intérêt militaire, non accidentelles ni 'collatérales'.. L'infrastructure routière a été sérieusement endommagée par le passage des véhicules blindés qui ont détruit le revêtement asphalté dans toutes les zones que nous avons visitées, brisant au passage les pylônes supportant les lignes électrique et téléphonique et écrasant les voitures en stationnement, qu'il leur était facile d'éviter. [...]
Dans le camp de Jabalia nous avons constaté la destruction systématique, à la dynamite, de trois ateliers de fabrication mécanique. Les machines ont été détruites méthodiquement. Leur remplacement nécessitera un investissement de plusieurs centaines de milliers de dollars et il est pour le moment impossible. La perte du produit national est très importante et plusieurs dizaines d'ouvriers sont au chômage. A Deheisheh c'est l'imprimerie du camp qui a été saccagée. Les ordinateurs, téléviseurs et machines d'impression d'une grande valeur ont été détruits.
Sous le prétexte de lutter contre le terrorisme, des milliers d'hectares de cultures ont été rasés. De nombreuses serres de Gaza et des milliers d'arbres, en particulier des oliviers et des palmiers dattiers ont été déracinés. Ces destructions sont particulièrement visibles dans la région de la colonie de Netzarim, au centre de la bande de Gaza.
Dans tous les lieux que nous avons visités, la destruction des maisons a été systématique.Agression physique contre la population civile Les victimes civiles ont été particulièrement nombreuses au cours du mois de mars à la suite de l'occupation des villes et des camps palestiniens par l'armée israélienne.[...]
Agression psychologique contre la population civile. A l'occasion de la dernière offensive de l'armée israélienne, la population civile a été terrorisée de multiples façons. Les avions F16 et les hélicoptères Apache, qu'aucun projectile palestinien ne peut atteindre, rôdent dans le ciel et bombardent à l'occasion. La seule présence de ces engins de mort dans le ciel suffit à semer la terreur : nous en avons été témoins personnellement. Les énormes engins blindés israéliens sur lesquels ricochent les balles des policiers palestiniens, qui écrasent tout sur leur passage, canalisations, poubelles, voitures et poteaux métalliques, qui marquent profondément l'asphalte et détruisent les trottoirs, ressemblent à des monstres venus d'une autre planète et contribuent donc à terroriser la population civile, en particulier les enfants. Même pendant les périodes d'accalmie, tout rappelle aux Palestiniens que leur terre est occupée par l'étranger. Les colonies israéliennes s'étendent en encerclant les villes et villages de Palestine et s'installent, menaçantes, sur les hauteurs.[...]
Conclusion Nous sommes indignés et nous réclamons justice, en particulier : - l'intervention d'une force de protection, avec la présence d'observateurs des Nations-Unies, - le démantèlement de toutes les colonies israéliennes dans les territoires occupés, - le retrait de l'armée israélienne d'occupation de tous les territoires occupés, - la mise en jugement devant des tribunaux compétents de tous ceux qui ont commis des crimes de guerre contre les Palestiniens
http://www.lagauche.com/lghebdo/2002/2002-13-01.html

Donner un concert aujourd'hui à Ramallah Le 06 03 2002 à RAMALLAH
Le chef d’orchestre d’origine israélienne Daniel Barenboïm a annoncé qu’il comptait donner un concert aujourd’hui à Ramallah, en Cisjordanie, dans la ville autonome palestinienne où se trouvent les bureaux de Yasser Arafat encerclés par les chars israéliens. ' Je vais jouer à Ramallah pour prouver qu’il n’y a pas de solution militaire ni d’un point de vue moral ni d’un point de vue stratégique ', a-t-il affirmé. Et Daniel Barenboïm d’ajouter : ' Si on accepte l’idée qu’il y aura un jour un État palestinien et une solution au conflit, je ne vois par pourquoi il faut attendre les hommes politiques pour développer les liens culturels. ' Le chef d’orchestre avait, il y a quelques jours, très fortement critiqué le premier ministre israélien Ariel Sharon. 'Il n’y aura pas de paix avec lui, avait-il souligné. Il ne comprend pas qu’Israël a en tant qu’État une responsabilité pour trouver une solution. L’indépendance n’est pas pour un peuple un cadeau que l’on accorde par bonté, ce doit être quelque chose qui va de soi pour une nation. ' Daniel Barenboïm assume depuis 1992 la direction artistique du prestigieux opéra berlinois Staatsoper.
http://www.humanite.presse.fr/journal/2002-03-06/2002-03-06-29974

Donner un concert aujourd'hui à Ramallah Le 06 03 2002 à RAMALLAH
Le chef d’orchestre d’origine israélienne Daniel Barenboïm a annoncé qu’il comptait donner un concert aujourd’hui à Ramallah, en Cisjordanie, dans la ville autonome palestinienne où se trouvent les bureaux de Yasser Arafat encerclés par les chars israéliens. ' Je vais jouer à Ramallah pour prouver qu’il n’y a pas de solution militaire ni d’un point de vue moral ni d’un point de vue stratégique ', a-t-il affirmé. Et Daniel Barenboïm d’ajouter : ' Si on accepte l’idée qu’il y aura un jour un État palestinien et une solution au conflit, je ne vois par pourquoi il faut attendre les hommes politiques pour développer les liens culturels. ' Le chef d’orchestre avait, il y a quelques jours, très fortement critiqué le premier ministre israélien Ariel Sharon. 'Il n’y aura pas de paix avec lui, avait-il souligné. Il ne comprend pas qu’Israël a en tant qu’État une responsabilité pour trouver une solution. L’indépendance n’est pas pour un peuple un cadeau que l’on accorde par bonté, ce doit être quelque chose qui va de soi pour une nation. ' Daniel Barenboïm assume depuis 1992 la direction artistique du prestigieux opéra berlinois Staatsoper.
http://www.humanite.presse.fr/journal/2002-03-06/2002-03-06-29974

La Palestine en état d'urgence sanitaire, selon deux médecins Le 03 03 2002 à PALESTINE
Opérations armées et bouclage des territoires entravent l'accès aux soins des populations
Il y a urgence médicale en Palestine. Marcel-Francis Kahn, professeur de médecine, et Philippe Luxereau, cardiologue, membre de l'organisation Médecins du monde, tirent la sonnette d'alarme à propos des graves entraves à l'accès aux soins des populations palestiniennes en Cisjordanie et à Gaza.
Outre les tirs et les bombardements, qui font un grand nombre de blessés, les bouclages imposés à la population font des Palestiniens 'les otages sanitaires de Sharon', le premier ministre israélien, et sont à l'origine d'une 'situation sanitaire absolument dramatique', a averti le professeur Kahn, lors d'une conférence de presse organisée, vendredi 1 er mars, à Paris, avec le Dr Luxereau et la déléguée générale de Palestine en France, Leïla Shahid.
Les médecins, qui ont récemment participé à des missions séparées en Palestine, ont tous deux dénoncé des 'violations flagrantes' par l'armée israélienne des conventions de Genève sur la protection des populations civiles. Il y a urgence, disent-ils, pour les blessés par les tirs et les bombardements israéliens. Dans le cas particulier des camps de Balata et de Jénine, où ne se trouve aucun établissement hospitalier, les blessés ne peuvent être évacués en raison du bouclage israélien doublé de celui des villes de Naplouse - la plus proche de Balata - et de Jénine, a assuré Mme Shahid, qui venait de joindre au téléphone Moussa Abou Hmeid, le directeur des hôpitaux au ministère palestinien de la santé.
Il y a également urgence pour les grands malades chroniques -les dyalisés, les cancéreux, ou les cardiaques- mais également les bébés privés des soins indispensables à leur survie du fait des interdictions de passage. Selon les chiffres livrés par le Croissant-Rouge palestinien au Dr Luxereau, une trentaine de Palestiniens sont ainsi morts depuis le début de l'Intifada. Toujours d'après le Croissant-Rouge, 70% des ambulances palestiniennes ont été endommagées durant la même période.
Encore et toujours à cause des bouclages, des femmes enceintes accouchent aux barrages, et dans d'autres cas, leur arrivée dans les hôpitaux est tellement retardée que l'enfant meurt. Les accouchements à domicile sont en très nette augmentation, avec les risques que cela comporte. Les missions médicales étrangères sont entravées, leurs équipements médicaux peuvent être soumis par Israël à des droits de douane exorbitants et leur acheminement considérablement retardé.
L'épuisement des équipes médicales et la saturation des hôpitaux se répercutent sur les malades ordinaires, dont les soins sont repoussés à des temps meilleurs. Des problèmes nutritionnels 'très aigüs sont signalés en certains endroits', sans oublier 'le retentissement sur le développement et la psychologie des enfants' d'une vie soumise aux bombardements et à la peur et le 'déficit d'éducation' pour des raisons aussi simples parfois que l'impossibilité de se rendre à l'école.
http://www.toulouse-palestine.org/doc/bulletin/020306.html

La Palestine en état d'urgence sanitaire, selon deux médecins Le 03 03 2002 à PALESTINE
Opérations armées et bouclage des territoires entravent l'accès aux soins des populations
Il y a urgence médicale en Palestine. Marcel-Francis Kahn, professeur de médecine, et Philippe Luxereau, cardiologue, membre de l'organisation Médecins du monde, tirent la sonnette d'alarme à propos des graves entraves à l'accès aux soins des populations palestiniennes en Cisjordanie et à Gaza.
Outre les tirs et les bombardements, qui font un grand nombre de blessés, les bouclages imposés à la population font des Palestiniens 'les otages sanitaires de Sharon', le premier ministre israélien, et sont à l'origine d'une 'situation sanitaire absolument dramatique', a averti le professeur Kahn, lors d'une conférence de presse organisée, vendredi 1 er mars, à Paris, avec le Dr Luxereau et la déléguée générale de Palestine en France, Leïla Shahid.
Les médecins, qui ont récemment participé à des missions séparées en Palestine, ont tous deux dénoncé des 'violations flagrantes' par l'armée israélienne des conventions de Genève sur la protection des populations civiles. Il y a urgence, disent-ils, pour les blessés par les tirs et les bombardements israéliens. Dans le cas particulier des camps de Balata et de Jénine, où ne se trouve aucun établissement hospitalier, les blessés ne peuvent être évacués en raison du bouclage israélien doublé de celui des villes de Naplouse - la plus proche de Balata - et de Jénine, a assuré Mme Shahid, qui venait de joindre au téléphone Moussa Abou Hmeid, le directeur des hôpitaux au ministère palestinien de la santé.
Il y a également urgence pour les grands malades chroniques -les dyalisés, les cancéreux, ou les cardiaques- mais également les bébés privés des soins indispensables à leur survie du fait des interdictions de passage. Selon les chiffres livrés par le Croissant-Rouge palestinien au Dr Luxereau, une trentaine de Palestiniens sont ainsi morts depuis le début de l'Intifada. Toujours d'après le Croissant-Rouge, 70% des ambulances palestiniennes ont été endommagées durant la même période.
Encore et toujours à cause des bouclages, des femmes enceintes accouchent aux barrages, et dans d'autres cas, leur arrivée dans les hôpitaux est tellement retardée que l'enfant meurt. Les accouchements à domicile sont en très nette augmentation, avec les risques que cela comporte. Les missions médicales étrangères sont entravées, leurs équipements médicaux peuvent être soumis par Israël à des droits de douane exorbitants et leur acheminement considérablement retardé.
L'épuisement des équipes médicales et la saturation des hôpitaux se répercutent sur les malades ordinaires, dont les soins sont repoussés à des temps meilleurs. Des problèmes nutritionnels 'très aigüs sont signalés en certains endroits', sans oublier 'le retentissement sur le développement et la psychologie des enfants' d'une vie soumise aux bombardements et à la peur et le 'déficit d'éducation' pour des raisons aussi simples parfois que l'impossibilité de se rendre à l'école.
http://www.toulouse-palestine.org/doc/bulletin/020306.html

TOUR DU MONDE A VELO Le 15 01 2002 à RAMALLAH
Lors de mon tour du monde à vélo pour la lutte contre le Sida, je suis en Palestine. Je parviens à recontrer le rais Palestinien. Arafat qui à reçu l'interdiction de quitter Ramallah.
Les tanks de l'armie Isralienne montent la garde à deux cents mètres de son bunker. Les enfants Palestiniens sont là aussi: ils leurs jettent des pierres.

TOUR DU MONDE A VELO Le 15 01 2002 à RAMALLAH
Lors de mon tour du monde à vélo pour la lutte contre le Sida, je suis en Palestine. Je parviens à recontrer le rais Palestinien. Arafat qui à reçu l'interdiction de quitter Ramallah.
Les tanks de l'armie Isralienne montent la garde à deux cents mètres de son bunker. Les enfants Palestiniens sont là aussi: ils leurs jettent des pierres.

URGENCE ABSOLUE : LA PROTECTION DES POPULATIONS DES TERRITOIRES PALESTINIENS Le 22 11 2000 à JERUSALEM
à déclaré Francis WURTZ, Président du groupe GUE/NGL au Parlement Européen, aujourd'hui à Jérusalem, au cours d'une conférence de presse. La délégation du GUE/NGL* vient d'achever un séjour de 4 jours en Israël et en Palestine. Elle a en particulier rencontré le Président ARAFAT, au lendemain des bombardements israéliens à Gaza. Elle a eu également des entretiens avec le Président de la Knesset, M. BURG, ainsi que celui du Conseil Législatif Palestinen, M. ABU ALA. Elle s'est rendue sur les lieux des affrontements de ces dernières semaines et a visité l'hôpital principal de Gaza.
Francis WURTZ a évoqué trois messages que la délégation du groupe GUE/NGL du Parlement européen rapporte de son séjour, à l'adresse de l'Union Européenne.
En premier lieu, l'Union Européenne doit agir pour l'envoi des observateurs internationaux ayant pour mission la protection des populations.
En deuxième lieu, elle doit demander l'arrêt de l'escalade militaire et le retrait des troupes israéliennes sur les positions qui étaient les siennes le 28 septembre dernier.
En troisième lieu, elle doit travailler à créer les conditions de nouvelles négociations sur de nouvelles bases, tirant les enseignements de l'échec du processus de paix. D'abord, en mettant au coeur des négociations la fin de l'occupation et l'application intégrale des résolutions des Nations Unies. Ensuite, en élargissant les négociations à d'autres acteurs que les seuls Etats-Unis : en particulier à l'Union Européenne, ainsi qu'aux Nations Unies elles-mêmes.
* La délégation est composée par M.Francis WURTZ (Président du Groupe GUE/NGL, MEP France), Mme Luisa MORGANTINI (Présidente de la Délégation du Parlement Européen chargée des relations avec le Conseil Législatif Palestinien, MEP Italie), Mme Pernille FRAHM (Vice-Présidente du Groupe GUE/NGL, MEP Denmark), Mme Yasmine BOUDJENAH (MEP France), M.Kostas ALYSSANDRAKIS (MEP Grèce), M.Alain KRIVINE (MEP France).
http://www2.europarl.eu.int/gue/archives/tree/news/statem/2000%20state/001122-1FR.htm

URGENCE ABSOLUE : LA PROTECTION DES POPULATIONS DES TERRITOIRES PALESTINIENS Le 22 11 2000 à JERUSALEM
à déclaré Francis WURTZ, Président du groupe GUE/NGL au Parlement Européen, aujourd'hui à Jérusalem, au cours d'une conférence de presse. La délégation du GUE/NGL* vient d'achever un séjour de 4 jours en Israël et en Palestine. Elle a en particulier rencontré le Président ARAFAT, au lendemain des bombardements israéliens à Gaza. Elle a eu également des entretiens avec le Président de la Knesset, M. BURG, ainsi que celui du Conseil Législatif Palestinen, M. ABU ALA. Elle s'est rendue sur les lieux des affrontements de ces dernières semaines et a visité l'hôpital principal de Gaza.
Francis WURTZ a évoqué trois messages que la délégation du groupe GUE/NGL du Parlement européen rapporte de son séjour, à l'adresse de l'Union Européenne.
En premier lieu, l'Union Européenne doit agir pour l'envoi des observateurs internationaux ayant pour mission la protection des populations.
En deuxième lieu, elle doit demander l'arrêt de l'escalade militaire et le retrait des troupes israéliennes sur les positions qui étaient les siennes le 28 septembre dernier.
En troisième lieu, elle doit travailler à créer les conditions de nouvelles négociations sur de nouvelles bases, tirant les enseignements de l'échec du processus de paix. D'abord, en mettant au coeur des négociations la fin de l'occupation et l'application intégrale des résolutions des Nations Unies. Ensuite, en élargissant les négociations à d'autres acteurs que les seuls Etats-Unis : en particulier à l'Union Européenne, ainsi qu'aux Nations Unies elles-mêmes.
* La délégation est composée par M.Francis WURTZ (Président du Groupe GUE/NGL, MEP France), Mme Luisa MORGANTINI (Présidente de la Délégation du Parlement Européen chargée des relations avec le Conseil Législatif Palestinien, MEP Italie), Mme Pernille FRAHM (Vice-Présidente du Groupe GUE/NGL, MEP Denmark), Mme Yasmine BOUDJENAH (MEP France), M.Kostas ALYSSANDRAKIS (MEP Grèce), M.Alain KRIVINE (MEP France).
http://www2.europarl.eu.int/gue/archives/tree/news/statem/2000%20state/001122-1FR.htm

Concert à Jérusalem (1994) et à Gaza (1998) Le 01 03 1998 à JERUSALEM
À Jérusalem, il a fallu que je m'explique : je suis une femme juive qui chante une femme égyptienne et qui parie sur la paix. À la fin du concert, une juive séfarade, une juive ashkénaze et une femme arabe sont venues me voir et chacune m'a dit : ' que Dieu te bénisse ! '. Quant à Gaza, c'est le plus beau concert de mon existence. Une histoire de fou ! Il y avait mille personnes, le théâtre était bourré. Certains n'ont pas pu entrer. Quand j'ai dit : ' je suis juive mais pas Israélienne ', le public a applaudi. Les gens m'ont envoyé une pluie d'oillets.
http://www.humanite.presse.fr/journal/2001-07-02/2001-07-02-246761

Concert à Jérusalem (1994) et à Gaza (1998) Le 01 03 1998 à JERUSALEM
À Jérusalem, il a fallu que je m'explique : je suis une femme juive qui chante une femme égyptienne et qui parie sur la paix. À la fin du concert, une juive séfarade, une juive ashkénaze et une femme arabe sont venues me voir et chacune m'a dit : ' que Dieu te bénisse ! '. Quant à Gaza, c'est le plus beau concert de mon existence. Une histoire de fou ! Il y avait mille personnes, le théâtre était bourré. Certains n'ont pas pu entrer. Quand j'ai dit : ' je suis juive mais pas Israélienne ', le public a applaudi. Les gens m'ont envoyé une pluie d'oillets.
http://www.humanite.presse.fr/journal/2001-07-02/2001-07-02-246761

Mission d'enquête en Israël et en Palestine (FIDH) Le 25 09 1997
En décembre 1996, la FIDH envoyait une mission d'enquête en Israël et en Palestine aux fins d'y étudier le respect des droits économiques et sociaux du peuple palestinien dans le cadre des Accords d'Oslo et des conventions internationales. Le rapport de cette mission était publié en mars 1997, sous le titre 'En désespoir de Paix'.
Les premiers mois de l'année 1997 ont vu la situation se détériorer encore. Le trente juillet, deux bombes humaines explosaient à Jérusalem-Ouest. La 'riposte' israélienne ne se fit pas attendre : des mesures de bouclage d'une sévérité sans précédent étaient aussitôt imposées à la population palestinienne. Le 4 septembre 1997, au moment où commençait à se dessiner un léger assouplissement de ce terrible bouclage, un nouveau double attentat 'kamikaze' endeuillait Israël, dont le gouvernement resserrait aussitôt l'étau sur les territoires autonomes et occupés.
Jour après jour, les organisations locales partenaires de la FIDH ont pu attirer l'attention de celle-ci sur le caractère particulièrement insoutenable des mesures de bouclage des mois d'août et septembre 97. Elles nous ont appelés à en établir le constat et à en témoigner. C'est ainsi que, mandatés par la FIDH, Pierre PRADIER, Médecin, Député Européen membre de la Délégation parlementaire pour les relations avec le Conseil Législatif Palestinien et Michel TUBIANA, Avocat et Vice-Président de la Ligue Française des Droits de l'Homme ont, du 25 au 30 septembre 1997, mené une mission d'urgence en Israël et en Palestine aux fins de poursuivre l'enquête entamée en décembre 1996, et plus spécialement, d'étudier les conséquences que font peser les mesures de bouclage imposées par le gouvernement israélien sur les territoires palestiniens sur les droits fondamentaux du peuple palestinien.
http://www.fidh.imaginet.fr/rapports/r249.htm

Mission d'enquête en Israël et en Palestine (FIDH) Le 25 09 1997
En décembre 1996, la FIDH envoyait une mission d'enquête en Israël et en Palestine aux fins d'y étudier le respect des droits économiques et sociaux du peuple palestinien dans le cadre des Accords d'Oslo et des conventions internationales. Le rapport de cette mission était publié en mars 1997, sous le titre 'En désespoir de Paix'.
Les premiers mois de l'année 1997 ont vu la situation se détériorer encore. Le trente juillet, deux bombes humaines explosaient à Jérusalem-Ouest. La 'riposte' israélienne ne se fit pas attendre : des mesures de bouclage d'une sévérité sans précédent étaient aussitôt imposées à la population palestinienne. Le 4 septembre 1997, au moment où commençait à se dessiner un léger assouplissement de ce terrible bouclage, un nouveau double attentat 'kamikaze' endeuillait Israël, dont le gouvernement resserrait aussitôt l'étau sur les territoires autonomes et occupés.
Jour après jour, les organisations locales partenaires de la FIDH ont pu attirer l'attention de celle-ci sur le caractère particulièrement insoutenable des mesures de bouclage des mois d'août et septembre 97. Elles nous ont appelés à en établir le constat et à en témoigner. C'est ainsi que, mandatés par la FIDH, Pierre PRADIER, Médecin, Député Européen membre de la Délégation parlementaire pour les relations avec le Conseil Législatif Palestinien et Michel TUBIANA, Avocat et Vice-Président de la Ligue Française des Droits de l'Homme ont, du 25 au 30 septembre 1997, mené une mission d'urgence en Israël et en Palestine aux fins de poursuivre l'enquête entamée en décembre 1996, et plus spécialement, d'étudier les conséquences que font peser les mesures de bouclage imposées par le gouvernement israélien sur les territoires palestiniens sur les droits fondamentaux du peuple palestinien.
http://www.fidh.imaginet.fr/rapports/r249.htm