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1 000 000 d’arbres arrachés (RFI le 28/09/04)
29 000 familles jetées à la rue(RFI le 28/09/04)
3325 morts palestiniens(RFI le 28/09/04)
 

940 israeliens (RFI le 28/09/04)
8000 prisonniers (RFI le 28/09/04)
2500 handicapés à vie (RFI le 28/09/04)


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Articles sur le/la/l' Guerre Israélo-Palestinienne

LES PALESTINIENS SONT PERSUADÉS QU'IL Y A DES VISÉES SUR LEURS MOSQUÉES Le 30 10 2014 à JERUSALEM
Les fidèles musulmans peuvent de nouveau accéder à l'esplanade des Mosquées dans la vieille ville de Jérusalem, jeudi soir. Israël a toutefois maintenu l'interdiction d'accès aux hommes de moins de cinquante ans, a indiqué une porte-parole de la police. L'esplanade avait été interdite aux visiteurs et musulmans, jeudi matin. Cette interdiction, rare, est intervenue au lendemain d'une attaque armée contre un militant d’extrême droite israélien, le rabbin Yéhuda Glick, et au moment où Jérusalem-Est est en proie depuis plusieurs mois à des tensions croissantes. Ainsi, jeudi matin, de jeunes Palestiniens échangeaient avec les policiers israéliens des pierres et des grenades assourdissantes aux confins des quartiers d'Abou Tor et de Silwan, épicentre des troubles au pied de la Vieille Ville et de l'esplanade des Mosquées depuis une semaine. En outre, selon l'AFP, jeunes palestiniens et policiers israéliens en décousaient près des lieux où les policiers avaient tué tôt jeudi Muataz Hijazi, l'homme suspecté d'avoir grièvement blessé mercredi soir Yehuda Glick. "Le Mont du Temple [lieu le plus saint du judaïsme, appelée l'esplanade des Mosquées par les musulmans, qui le considèrent comme le troisième lieu saint de l'islam, NDLR] est interdit jusqu'à nouvel ordre à tous les visiteurs, mais aussi et de façon exceptionnelle, aux musulmans venus y prier en raison des tensions actuelles", a expliqué à l'AFP la porte-parole de la police Luba Samri. Le statut ultra-sensible de l'esplanade des Mosquées, administrée par les autorités religieuses jordaniennes, est une source de tensions permanentes à Jérusalem, et chaque tentative de militants d'extrême droite israéliens pour y organiser une prière provoque des incidents avec les Palestiniens. "Ce lieu est l'endroit ultime où se rencontrent et se confrontent l'islam et le judaïsme, il est même la raison pour laquelle les négociations israélo-palestiniennes n'ont pas abouti jusquà maintenant", explique à France 24, Charles Enderlin, journaliste spécialiste du conflit israélo-arabe à France télévisions . Charles Enderlin [vidéo] : "les Palestiniens sont persuadés qu'il y a des visées sur leurs mosquées" En effet, les musulmans s'alarment de l'intention prêtée au gouvernement israélien d'autoriser les juifs à y prier, ce qu'ils n'ont jusqu'à présent pas le droit de faire, selon la loi israélienne. Ils redoutent qu'une telle autorisation constitue le premier pas vers la destruction des mosquées en vue de bâtir le troisième temple juif. "Il y a un institut du Temple à Jérusalem qui reconstitue tous les ustensiles du culte juif pour le jour où le temple sera reconstruit à la place des mosquées, note Charles Enderlin. Il y a également un architecte qui prépare les plans du futur édifice". Une déclaration de guerre selon Abbas Le Premier ministre Benjamin Netanyahou, qui a ordonné, ce jeudi, le déploiement à Jérusalem de renforts "significatifs" de police, s'est de nouveau défendu lundi de vouloir changer le statut de ce lieu saint. "Netanyahou aimerait bien autoriser la prière juive sur l'esplanade des Mosquées, il avait pris des positions dans ce sens lorsqu'il était dans l'opposition, rappelle Charles Enderlin. Mais il sait parfaitement qu'une telle décision provequera la rupture des relations avec la Jordanie, et une crise régionale". De son côté, le président de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas a qualifié jeudi de "déclaration de guerre" aux Palestiniens et aux musulmans la fermeture de l'esplanade des Mosquées et les récents agissements israéliens à Jérusalem-Est, a indiqué un porte-parole. "La poursuite de ces agressions et cette dangereuse escalade israélienne constituent une déclaration de guerre au peuple palestinien, à ses lieux sacrés et à la nation arabe et musulmane", a dit M. Abbas selon son porte-parole Nabil Abou Roudeina. Le président Abbas a appelé à une "action immédiate" de la part de la communauté internationale pour faire cesser les agissements israéliens. "Nous tenons le gouvernement israélien pour responsable de cette dangereuse escalade qui a atteint son comble avec la fermeture de l'esplanade des Mosquées. Cette décision est un acte dangereux et une provocation flagrante, source de tension et d'instabilité", a souligné le président de l’Autorité palestinienne.
http://www.france24.com/fr/20141030-israel-jerusalem-esplanade-mosquees-mont-temple-fermeture-abbas-glick/

POURQUOI LES ISRAÉLIENS REÇOIVENT QUATRE FOIS PLUS D'EAU PAR PERSONNE QUE LES PALESTINIENS Le 13 02 2014
[euronews] C’est la goutte d’eau de Martin Schulz qui fait déborder le vase de l’extrême-droite israélienne et qui se transforme en outil de politique intérieure dans l’Etat hébreu. Le candidat des socialistes à la prochaine présidence de la Commission européenne s’est exprimé à la Knesset hier et lors de son intervention, il a raconté qu’un “jeune Palestinien” lui avait demandé pourquoi les Israéliens recevaient quatre fois plus d’eau par personne que les Palestiniens. Il a posé la question aux députés israéliens s’attirant les foudres de l’assemblée et notamment d’un député de l’extrême-droite du Foyer Juif qui lui a crié “honte à vous”. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a démenti et s’est insurgé contre les propos de Martin Schulz. Le ministre de l’Economie et chef du parti pro-colons le Foyer juif, Naftali Bennett exige des excuses. L’inégalité dans la répartition des ressources en eau a fait l’objet de plusieurs enquêtes et notamment de la part de l’ONU qui évaluait en décembre 2012 que le rapport était de un à six entre l’eau consommée par les Palestiniens en Cisjordanie et les colons israéliens vivant également en Cisjordanie.
http://fr.euronews.com/2014/02/13/polemique-en-israel-apres-une-question-posee-par-le-president-du-parlement-/?fb_action_ids=3984033777437&fb_action_types=og.likes&fb_ref=.Uv3XEzwqxlo.like&fb_source=a

LA PALESTINE ET LE DROIT À L’ETAT SOUVERAIN Le 09 09 2013
Texte de l’intervention de Bernard Ravenel au forum sur la Palestine de l’Université d’été d’EELV d’août 2013 à Marseille Ce qui frappe d’abord dans la question pales­ti­nienne ou plutôt dans l’absence de son règlement poli­tique est l’énorme contraste entre sa durée et la sim­plicité de la solution connue du monde entier. Nous sommes en face du plus long pro­cessus de déco­lo­ni­sation tel qu’il s’est affirmé tout au long du XXe siècle et qui a permis l’affranchissement, avant tout poli­tique, de la vaste partie du monde qui avait été soumise aux puis­sances occi­den­tales (Europe et Etats-​​Unis). Il s’agit donc fon­da­men­ta­lement ici d’une crise de déco­lo­ni­sation mais d’une crise rendue plus dif­ficile à résoudre dans la mesure où nous sommes en face de deux mou­ve­ments natio­na­listes, certes de nature très dif­fé­rente, qui se dis­putent la même terre. Toute l’histoire poli­tique de ce conflit ter­ri­torial est la longue marche des Pales­ti­niens vers l’Etat ter­ri­torial sur une terre à se réap­pro­prier mais aussi à partager Le mou­vement national pales­tinien doit réa­liser une dis­so­ciation poli­tique com­plète, assurant une coha­bi­tation de deux Etats indé­pen­dants, accep­table par une majorité de Pales­ti­niens et d’Israéliens, pré­servant une pers­pective de réconciliation. Ce qui suppose au préa­lable une sépa­ration. C’était d’une cer­taine manière, l’idée de Rabin pour les accords d’Oslo ; elle s’est imposée à lui en termes poli­tiques du fait de l’Intifada qui avait démontré la volonté d’indépendance nationale pales­ti­nienne dans les fron­tières de 1967 ; elle s’est imposée en termes « sécu­ri­taires » aussi en raison des attentats du Hamas. L’objectif fon­da­mental était le maintien d’Israël comme Etat juif et démocratique. En fait ce pro­cessus poli­tique qui lui fut imposé par la résis­tance popu­laire essen­tiel­lement non-​​violente qui a carac­térisé la pre­mière Intifada n’a abouti qu’à une dis­so­ciation poli­tique par­tielle car restée trop marquée par la conception sécu­ri­taire de cette sépa­ration qui aboutit au maintien de la pré­émi­nence d’Israël en Cis­jor­danie et à Gaza, en clair le contrôle mili­taire des Pales­ti­niens et de toutes leurs fron­tières. Certes un Etat pales­tinien était envisagé, mais cet objectif était trop éloigné et incertain. Pendant ce temps, la colo­ni­sation pouvait se pour­suivre… D’où la non-​​solution… Le partage réel qu’acceptaient les Pales­ti­niens sup­posait la fin des colonies et le retrait de l’armée. C’est pré­ci­sément la non-​​réalisation de ces deux condi­tions après l’échec de Camp David II en 2000, qui explique la seconde Intifada qui, se mili­ta­risant, fut vio­lemment écrasée… Aujourd’hui, avec la résis­tance popu­laire non-​​violente, c’est une troi­sième Intifada qui est en marche avec pour objectif la dis­jonction totale entre deux espaces poli­tiques sou­ve­rains, c’est-à dire deux Etats indé­pen­dants, sur la base de la seule ligne de réfé­rence qu’est la fron­tière issue des lignes d’armistice de 1949 (que l’on qua­lifie aussi « fron­tières de 1967) Par consé­quent aujourd’hui les voies de la paix ne sont plus celles d’Oslo qui se sont tra­duites par une mul­ti­pli­cation de ghettos enfermant les Pales­ti­niens sans leur recon­naître autre chose qu’un modeste pouvoir admi­nis­tratif, sur­veillé par un système sécu­ri­taire piloté par les Amé­ri­cains et assuré par une col­la­bo­ration poli­cière israélo-​​palestinienne issue d’Oslo… sans oublier les colons armés. La paix ne pourra s’établir, se fonder, qu’à partir de la recon­nais­sance du droit à l’existence en terre pales­ti­nienne d’un Etat pales­tinien dis­posant de toutes les pré­ro­ga­tives qui lui reviennent, donc poli­ti­quement sou­verain et ter­ri­to­ria­lement uni­taire et non réduit en une quel­conque « entité » plus ou moins mutilée et fragmentée. Le droit ou la guerre Le droit ou la guerre, telle est et reste en effet l’alternative. La façon dont le droit a été évacué dans les négo­cia­tions qui n’ont jamais permis de déboucher sur une solution poli­tique démontre que le droit de la force a tou­jours prévalu sur la force du droit, au détriment du plus faible, de la victime des vio­la­tions du droit, c’est-à-dire les Palestiniens. Tout le monde le sait, pour réussir, toute négo­ciation devra se rap­porter à ce qui est devenu la réfé­rence commune de la société mon­diale, et qui engage tous les Etats qui les ont rati­fiées, à savoir : 1°) D’abord les conven­tions sur les droits de l’homme et le droit huma­ni­taire. Ces textes inva­lident la colo­ni­sation israé­lienne, le refus du retour des Pales­ti­niens, les bouclages,etc. Je citerai un seul point de ce corpus qui com­prend la 4e Convention de Genève de 1949 sur le droit huma­ni­taire « La Puis­sance occu­pante ne pourra pro­céder au transfert d’une partie de sa propre popu­lation civile dans le ter­ri­toire occupé par elle. » 2°) Ensuite la question de la sou­ve­raineté : elle se règle en se fondant sur le droit des peuples à dis­poser d’eux-mêmes, principe central du droit moderne, la dif­fi­culté étant de fixer juri­di­quement la com­pa­ti­bilité entre l’application de ce principe au peuple pales­tinien et l’effectivité de l’existence d’Israël, ce que les Pales­ti­niens sont dis­posés à faire dès lors que leur Etat sou­verain est acquis. (Depuis le mandat bri­tan­nique les Pales­ti­niens sont les seuls titu­laires de la sou­ve­raineté sur le ter­ri­toire de la Palestine mandataire) 3°) Enfin c’est la question ter­ri­to­riale qui concerne l’ensemble des ter­ri­toires occupés, y compris Jéru­salem. Ici la norme qui s’applique est l’inadmissibilité de l’acquisition de ter­ri­toires par la force (article 2 ,§ 4 de la Charte des Nations unies) Pour finir je vou­drais donner quelques élé­ments de réponse à cer­taines objec­tions qui ont été faites dans le débat concernant la pos­si­bilité et même la nécessité de deux Etats. D’abord je note que toutes les com­po­santes du mou­vement national pales­tinien, après avoir été en faveur d’un seul Etat démo­cra­tique pour toute la Palestine man­da­taire, ont par réa­lisme poli­tique et mili­taire, accepté en 1974, le principe de consti­tution d’un Etat pales­tinien sur une partie seulement du ter­ri­toire pales­tinien, et n’ont pas aban­donné cette position. Le mou­vement inter­na­tional de soli­darité s’est logi­quement situé sur cette position. Et tant que le mou­vement national dans ses grandes com­po­santes ne modifie pas cette reven­di­cation de construction d’un Etat pales­tinien à côté d’Israël dont, de fait, on a, en 1988, reconnu le droit à l’existence éta­tique, nous n’avons aucune raison de modifier notre attitude. S’il s’avère que le mou­vement national pales­tinien estime néces­saire de changer de position et de stra­tégie, il nous reviendra de décider col­lec­ti­vement d’en prendre acte et de nous situer en consé­quence. On n’en est pas là. De ce point de vue face au pes­si­misme et même au désespoir de cer­tains mili­tants pales­ti­niens qui , vu l’impossibilité actuelle d’arrêter la colo­ni­sation de leur terre, finissent par retourner à la reven­di­cation d’un seul Etat comme si on se disait « puisqu’on n’a pas obtenu les 22% de notre ter­ri­toire on demande alors 100% ! » Donc on efface tout, on entérine tout ce qu’Israël a fait et on se battra à l’intérieur de l’Etat d’Israël devenu un Etat d’apartheid…en espérant changer la majorité interne et alors ins­tituer un seul Etat sur toute la Palestine historique…Une aber­ration poli­tique qui ne peut masquer la défaite irré­ver­sible du projet national pales­tinien et l’abandon de ses acquis. Or il faut rap­peler ces acquis : toutes les colonies sont reconnues illé­gales par toutes les ins­tances poli­tiques et juri­diques du monde ; et les fron­tières de 1967 (y compris Jérusalem-​​Est) sont aussi reconnues par le monde entier comme celles séparant l’Etat d’Israël de l’Etat de Palestine. Vouloir aujourd’hui un seul Etat c’est sortir du droit inter­na­tional et des réso­lu­tions de l’ONU ; qui alors peut sou­tenir cette reven­di­cation ? Ce ne serait plus Israël qui serait isolé comme aujourd’hui mais un mou­vement pales­tinien vaincu pour longtemps… En fait si on peut être pour un Etat bina­tional, je pense comme l’a reconnu Edward Saïd à la fin de sa vie (interview réa­lisée par Sylvain Cypel dans le Monde) que l’Etat pales­tinien dans les fron­tières de 1967 est une étape néces­saire, libre ensuite aux peuples des deux Etats sou­ve­rains de décider de moda­lités de rap­pro­chement et de coopé­ration éventuels. En même temps je com­prends l’inquiétude de cer­tains Pales­ti­niens qui s’interrogent for­tement sur les condi­tions d’une coexis­tence pos­sible et durable entre les deux Etats. En par­ti­culier ils ont raison de contester la notion d’Etat juif car il fonde un régime de dis­cri­mi­nation des Pales­ti­niens en Israël. C’est pour cela qu’il faut sou­tenir la bataille menée par les Pales­ti­niens de l’intérieur (qui sont en faveur, comme le Parti Balad, de deux Etats démo­cra­tiques et laïques), pour l’égalité des droits de tous les citoyens de l’Etat d’Israël, bataille sou­tenue par Gush Shalom et autres démo­crates juifs israéliens. Glo­ba­lement je crois que la coexis­tence entre les deux peuples n’est pos­sible que si en Israël s’engage, pro­gres­si­vement, un pro­cessus de dés­io­ni­sation de l’Etat (en par­ti­culier sur les ques­tions de la citoyenneté et de la natio­nalité, de la Loi du retour, etc.) pour tendre vers un Etat post-​​sioniste comme le défend Abraham Burg. Mais cette évo­lution sera d’autant plus faci­litée si se constitue en Palestine un Etat démo­cra­tique et laïque per­mettant à tous ses citoyens de jouir de tous les droits fon­da­mentaux, y compris pour les mino­rités qui y vivraient. Les Pales­ti­niens ont été souvent en avance dans le mou­vement natio­na­liste arabe dans la pensée poli­tique, en matière démo­cra­tique, en garan­tissant un plu­ra­lisme poli­tique, en se pro­nonçant dès 1969 pour un Etat démo­cra­tique, en recon­naissant des droits poli­tiques aux Juifs d’Israël, en assurant des élec­tions libres, en pra­ti­quant une résis­tance popu­laire non-​​violente démo­cra­ti­quement gérée, bref en étant à l’avant-garde de ce qui est aujourd’hui le mou­vement démo­cra­tique révo­lu­tion­naire qui tra­verse le monde arabe​.et qui, point important, prend sérieu­sement en compte la question des minorité non arabes ( Kurdes, Coptes, etc.) Israël ne peut plus se vanter d’être la seule démo­cratie (eth­nique) au Moyen-​​Orient. Si bien que le mou­vement national pales­tinien, par son his­toire, par sa réflexion déjà ancienne, par la situation des Pales­ti­niens d’Israël, est amené à sortir des schémas tra­di­tionnels au Moyen-​​Orient et à penser l’Etat-nation non exclu­si­vement fondé sur la natio­nalité, la terre, le sang, l’ethnie, la religion, mais à partir du droit de tous ceux qui vivent dans ses fron­tières de béné­ficier de tous les droits fon­da­mentaux du citoyen moderne Il sera en état de pro­poser à Israël des formes confé­dé­rales de citoyenneté trans­na­tionale remettant en question la sépa­ration sur des bases eth­niques. Ce qui permet de repenser et de ré-​​élaborer la formule rituelle des « deux Etats pour deux peuples » et de re-​​situer la pro­blé­ma­tique des deux Etats dans une pers­pective plus exaltante… Bien sûr on n’en est pas là, mais la révo­lution démo­cra­tique arabe ouvre cette pers­pective qui obligera Israël à choisir de s’intégrer démo­cra­ti­quement dans un monde arabe démo­cra­tique ou à dis­pa­raître plus ou moins brutalement. ..
http://www.france-palestine.org/La-Palestine-et-le-droit-a-l-Etat

JÉRUSALEM : LA BATAILLE DES SANCTUAIRES Le 20 06 2013 à JERUSALEM
https://www.facebook.com/20H.France2/videos/577625072261069/

L'ILE-DE-FRANCE S'ALLIE À JÉRUSALEM-EST Le 03 12 2012
http://www.leparisien.fr/espace-premium/essonne-91/l-ile-de-france-s-allie-a-jerusalem-est-03-12-2012-2374501.php

FERNAND THUIL FAIT CITOYEN PALESTINIEN Le 22 11 2011
Le pionnier de l’Association pour le jumelage entre les villes françaises et les camps de réfugiés a reçu un passeport symbole. La Palestine compte un citoyen de plus : Fernand Tuil, président fondateur de l’Association pour le jumelage entre les villes françaises et les camps de réfugiés palestiniens (AJFP), initiée en 1989 par le jumelage de Montataire avec le camp de Daisheh, près de Bethléem. Ahmed Alissa, coprésident de l’AJFP, son ami, était là bien sûr pour l’événement, célébré en deux temps : vendredi, à l’ambassade de Palestine à Paris, puis samedi soir, lors d’une réunion publique à Bagnolet. L’ambassadeur de Palestine à Paris, Hael Al Fahoum, lui a remis avec une amicale solennité le passeport frappé des couleurs de cet État, promis dès 1948, dont le territoire est toujours occupé et qui frappe à la porte de l’ONU. « Fernand, dit-il, a été à nos côtés, dès les années 1970, quand une minorité seulement de Français nous soutenaient. Et c’est grâce à vous et à vos camarades, aux actions courageuses que vous avez menées, qu’aujourd’hui plus de 80 % soutiennent notre admission à l’ONU. » Un message du premier ministre Salem Fayyad soulignait, lui, « son travail primordial pour faire connaître les réfugiés palestiniens éparpillés à travers le monde ». Un moment extraordinaire auquel Fernand Tuil, ému, affirme qu’il ne s’attendait pas. La salle du château de l’Étang prêtée par la mairie – organisatrice de la fête avec l’AJFP et Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité – était trop petite pour accueillir les amis venus des 74 villes jumelées avec des camps, mais aussi de Palestine et d’Israël (1). « Pour moi, a dit Fernand Tuil, ce passeport est celui des Justes, c’est-à-dire ces maires de France, ces élus qui ont le courage de se jumeler avec des camps de réfugiés. Cela me donne la force de continuer de me battre, y compris contre la maladie. » (1) Étaient présents Patrick Le Hyaric, Pierre Laurent, Fadwa Barghouti, Michel Warchawski.
http://www.humanite.fr/monde/fernand-thuil-fait-citoyen-palestinien-484200

BARGHOUTI EST VU PAR CERTAINS COMME UN NELSON MANDELA PALESTINIEN Le 09 07 2010
l'homme qui pourrait galvaniser un mouvement national divisé et à la dérive, si seulement il était mis en liberté par Israël
http://www.haaretz.com/news/marwan-barghouti-peace-talks-with-israel-have-failed-1.3830

ATTAQUE ISRAELIENNE DU MAVI MARMARA Le 30 05 2010
Ils sont venus par mer et air, brisant le calme d'une nuit méditerranéenne. Peu de temps après 4.30am hier, dans des eaux internationales, 13 unité de la marine israélienne a pris d'assaut le Mavi Marmara, le vaisseau amiral d'une flottille affrété par une alliance d'activistes pro-palestiniens qui s'étaient combinés pour livrer 10 000 tonnes d'aide à Gaza.
http://www.guardian.co.uk/world/2010/may/31/israeli-attacks-gaza-flotilla-activists

BHL INFATIGABLE DÉFENSEUR DE LA POLITIQUE ISRAÉLIENNE Le 28 01 2009
« Pour le JDD, l’écrivain Bernard-Henri Lévy a parcouru Israël pendant huit jours au cœur de l’opération "Plomb durci", rencontrant tous les dirigeants de l’Etat hébreu. Un témoignage exclusif. » (http://www.lejdd.fr/International/Proche-Orient/Actualite/Carnets-de-guerre-par-BHL-81473) Heureusement Acrimed réagit dans le lien ci-dessous
http://www.acrimed.org/Gaza-Medias-en-guerre-4-Carnets-de-guerre-le-dernier-tract-de-BHL

DES CARAVANIERS DE LA CARAVANE DU DROIT POUR LA PALESTINE ONT RÉUSSI À PASSER EN PALESTINE Le 25 07 2005
Depuis ce matin 9h00, la Caravane pour la Palestine est bloquée. Selon les dernières nouvelles datant de 19h00 10 voitures sont encore sur le pont. Israel refuse de les faire avancer et les caravaniers refusent de bouger. Ils ont décidé de camper sur place. La douane jordanienne a apporté des vivres en nourriture et en eau pour leur permettre de tenir. Quelques dizaines de personnes ont subi un interrogatoire et 60 personnes se sont vues infliger un `DENIED ENTRY` sur leurs passeports. C`est une nouvelle atteinte au droit de circulation de la part de l`état d`Israel. Merci de diffuser ce communiqué Eric Colonna pour la Caravane pour la Palestine ... Photo: l'un des véhicules approchant du Pont Allenby (transmise par les casques bleus citoyens)
http://www.planetenonviolence.org/non-violence-action-Des-caravaniers-de-la-caravane-du-droit-pour-la-Palestine-ont-reussi-a-passer-en-Palestine_a166.html

JEAN ZIEGLER DÉNONCE LA SITUATION : GAZA EST UN IMMENSE CAMP DE CONCENTRATION Le 05 07 2005 à GENÈVE

Début du retrait de la bande de Gaza entre le 15 et le 17 août Le 09 05 2005 à GAZA
Le retrait israélien de la bande de Gaza débutera entre le 15 et le 17 août, a rapporté lundi la télévision publique israélienne, citant le Premier ministre Ariel Sharon. M. Sharon doit lui-même annoncer la date du début du retrait israélien, lundi soir dans le cadre d'une interview accordée à la télévision à l'occasion de l'anniversaire de la création de l'Etat d'Israël qui sera célébré jeudi, conformément au calendrier hébraïque. Le retrait israélien de la bande de Gaza devait normalement débuter fin juillet mais les responsables israéliens avaient envisagé de le reporter jusqu'à la mi-août pour ne pas froisser les sensibilités religieuses des colons juifs appelés à être évacués. La période de fin juillet à la mi-août est en effet une période de deuil et de prières qui s'achève le 14 août, soit le 9 du mois d'Ab du calendrier hébraïque, date de la destruction du Temple de Jérusalem par les armées de Babylone. Durant cette période funeste du calendrier juif, il est d'usage de ne pas se raser, de ne pas manger de viande et de ne pas célébrer des mariages.
http://infos.aol.fr/info/ADepeche?id=388378&cat_id=3

Conditions réunies pour une conférence internationale Le 29 04 2005
Le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas a affirmé vendredi que les conditions étaient 'réunies' pour la tenue d'une conférence internationale sur la paix au Proche-Orient, à l'issue d'un entretien à Ramallah avec le président russe Vladimir Poutine. 'Nous accueillons favorablement la tenue d'une conférence internationale car la conditions sont réunies et il y a une occasion qui se présente. Nous sommes attachés à l'instauration d'une paix juste avec nos voisins israéliens et à ne pas manquer cette occasion qui se présente', a déclaré M. Abbas lors d'une conférence de presse commune avec M. Poutine. M. Poutine a pour sa part répété sa proposition, formulée lors de son passage au Caire mercredi, d'accueillir à Moscou une rencontre internationale sur la paix au Proche-Orient. 'Nous ne renonçons pas à notre proposition d'accueillir une réunion internationale à Moscou à l'automne sur un règlement au Proche-Orient', a-t-il dit, précisant: 'Il ne s'agit pas d'un sommet mais d'une réunion d'experts à haut niveau'. Il a affirmé que les responsables israéliens qu'il avait rencontrés jeudi ne s'étaient pas totalement opposés à cette idée tout en estimant qu'une telle réunion devrait être 'bien préparée'.
http://www.cyberpresse.ca/derniere_m/article/article_complet.php?path=/derniere_m/article/29/1,9980,

Les militants religieux n'ont pas pu pénétrer sur l'Esplanade des Mosquées Le 10 04 2005 à JERUSALEM
Les responsables palestiniens et israéliens sont sur le pied de guerre pour sauver la trêve. Le climat de confiance et détente qui semblait s'installer entre les deux parties a été mis à rude épreuve par des extrémistes juifs qui avaient menacés de prier sur l'Esplanade des Mosquées, suscitant une vive émotion dans toute la Palestine et dans le monde musulmans. Mais, les autorités israéliennes ont déployé d'énormes moyens humains pour empêcher l'escalade. Ainsi, neuf activistes d'extrême droite israéliens ont été arrêtés hier matin dans la Vieille Ville de Al-Qods. Ces extrémistes ont été interpellés dans la Vieille Ville, à l'extérieur de l'esplanade des Mosquées.[...]

Trois jeunes palestiniens tués par l'armée israélienne à Rafah Le 09 04 2005 à RAFAH
GAZA - Trois adolescents palestiniens ont été tués par des tirs de l'armée israélienne à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, près de la frontière avec l'Egypte. Deux ont été tués sur le coup, le troisième a succombé à ses blessures. Selon des témoins, un blindé israélien a tiré à la mitrailleuse en direction de cinq adolescents jouant au football dans une zone interdite par l'armée, près de la frontière, tuant deux Palestiniens et blessant grièvement un troisième qui a succombé peu après. Deux des victimes étaient âgées de 15 ans chacun, le troisième de 14 ans, selon la source hospitalière.
http://www.edicom.ch/news/international/050409170032.sa.shtml

Manifestations de Palestiniens contre le projet d'extrêmistes juifs Le 08 04 2005 à GAZA
La police israélienne était vendredi sur le pied de guerre dans la vieille ville de Jérusalem pour prévenir des manifestations de Palestiniens contre le projet d'extrêmistes juifs de prier en masse dimanche sur l'esplanade des Mosquées. Les branches armées des principaux groupes palestiniens ont mis en garde vendredi contre toute atteinte à l'Esplanade, troisième lieu saint de l'islam, affirmant qu'une telle action constituerait une 'déclaration de guerre'. Sur le terrain, plusieurs milliers de policiers israéliens ont pris position dans la matinée aussi bien aux entrées de la Vieille ville qu'à l'intérieur, en particulier autour de l'esplanade des Mosquées. Lire aussi : Pour éviter des désordres que pourraient provoquer de jeunes Palestiniens, la police a limité l'accès de l'Esplanade pour la grande prière du vendredi aux seuls musulmans âgés de plus de 40 ans détenteurs d'une pièce d'identité délivrée par les autorités israéliennes. Les Arabes d'Israël disposent d'une carte d'identité identique (bleue) à celle des autres Israéliens, tandis que les habitants palestiniens de la partie orientale de Jérusalem occupée et annexée depuis juin 1967 sont détenteurs d'une carte d'identité particulière de résident (orange). Les Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza sont quant à eux interdits de séjour à Jérusalem et en territoire israélien, sauf pour ceux qui détiennent un permis spécial. Ce dispositif a été mis en place à la suite de l'appel lancé par un groupuscule israélien d'extrême droite, Revava (Myriade), à prier en masse dimanche sur l'Esplanade, afin de marquer son opposition au plan de retrait israélien de la bande de Gaza prévu cet été.[...]
http://www.menara.ma/Infos/includes/detail.asp?article_id=7415&lmodule=USA

Israël étend trois de ses colonies Le 22 03 2005 à JERUSALEM
Israël va agrandir ses trois principales colonies de Cisjordanie. Le gouvernement israélien a autorisé dimanche la construction de 3 500 logements qui relieront la cité-dortoir de Maalé Adoumim aux quartiers israéliens de Jérusalem-Est. Des constructions « légales et non sauvages » selon Israël. Le négociateur en chef palestinien, Saëb Erakat, a accusé hier l’Etat hébreu de torpiller les efforts de relance du processus de paix.
http://www.20minutes.fr/journal/monde/article.php?ida=47122

Une circulation sans entrave entre Jéricho et Ramallah Le 18 03 2005 à JERICHO
L'armée a retiré dans la matinée les blocs de béton qui servaient à filtrer le passage au principal barrage à l'entrée sud de la ville, sur la route principale la reliant à Jérusalem. Le déplacement des blocs est censé permettre aux véhicules de pénétrer dans la ville plus librement, alors que les soldats toujours en place à ce barrage se contenteront de contrôler la sortie de la ville. Cependant, les soldats de la force d'occupation continuaient en début d'après-midi de contrôler les identités d'automobilistes et de passagers entrant dans Jéricho, selon un correspondant de l'AFP sur place. 'A quoi bon cet accord dont on a entendu parler à la radio', se lamente un chauffeur de taxi. De plus, un autre barrage est établi à 1 kilomètre plus loin par la police palestinienne pour contrôler les voitures entrant dans la ville et pour empêcher les Israéliens d'y pénétrer.( sic ) Par ailleurs, l'armée d'occupation a évacué le barrage d'Al-Douyouk au nord-ouest de la ville, ce qui devrait permettre une circulation sans entrave entre Jéricho et Ramallah. Toutefois, un 'point d'observation' sur une colline dominant le barrage a été maintenu. D'autres blocs de béton bloquant la route reliant Jéricho à Naplouse resteront en revanche en place à ce stade et pourraient être enlevés dans trois ou quatre semaines. Dans ces conditions, rejoignant le constat du chauffeur de taxi, le gouverneur de Jéricho, Sami Moussallam déclare à l'AFP : ' Il est faux de parler d'une remise du contrôle de Jéricho aux Palestiniens. Ce qui a eu lieu est une levée partielle du bouclage qui était imposée à la ville. Ils n'ont fait que démanteler un barrage et faciliter le passage à un autre'. 'Cet accord ne représente pas grand chose. Les soldats israéliens et leurs tours de guet sont toujours présents aux entrées de la ville et l'armée les contrôle totalement', a renchéri Fathi Barahmeh, directeur d'une agence de presse locale à Jéricho. 'Les Israéliens contrôlent toujours aussi la route 90', précise-t-il. Kadhem Al-Mouaqet, directeur de la Chambre de Commerce de Jéricho, a également minimisé le transfert. 'Le barrage israélien est toujours à l'entrée de la ville et les soldats peuvent à tout moment arrêter la circulation. Cet accord n'aura aucun impact sérieux sur la situation économique de la ville'.

A l'initiative de l'AJPF une délégation a séjourné du 12 au 16 février 2005 Le 17 02 2005 à PALESTINE
A l’initiative de l’AJPF (Association des Jumelages entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes de France) , et - du maire d’Aubervilliers, Pascal Beaudet, - du maire de Stains, Michel Baumale, - du Maire de Bagnolet, Marc Everbecq - du conseiller régional Midi-Pyrénées et maire de Paulhac, Didier Cujives - du Secrétaire général du MRAP, Mouloud Aounit, - des élus de la Courneuve, de Bagneux, de Mitry-Mory, de Villers Saint Paul, - d’un représentant du syndicat FSU, de militants associatifs…, La délégation qui a séjourné du 12 au 16 février 2005, première depuis la rencontre de Sharm El Cheick a voulu se rendre sur place pour évaluer sur le terrain, les chances de Paix. Elle a été reçue par : - le Consul Général de France à Jérusalem, A Ramallah, par des responsables de l’Autorité Palestinienne : - Ilhan Halévi, Vice Ministre des affaires étrangères, - Djamal Shubaki, Ministre des collectivités locales, élu de la ville d’Hébron, - Dalal Salamey, Députée au parlement palestinien, - Ahmad Fars, Ministre des ONG locales et des Droits de l’Homme, - Abu Firas, Préfet de Ramallah, Les responsables des camps cisjordaniens de : - Jalazon, - Al Amari, - Kalendia, - Deisheh, - Aqaba Jabre, - Et la ville de Beit Jalah Elle a été reçue à la KNESSET par Issam Malhoul, Député, par le Maire de Haïfa, ainsi que par des associations pacifistes israéliennes, Elle a tenu à rendre hommage au Président Arafat à l’occasion d’une cérémonie à la Mukata, en présence des autorités palestiniennes. Comme à chaque fois, dans la région, l’espoir se mêle à l’inquiétude, les signes de détente à l’indignation, le désir de paix aux dures réalités du terrain. L’espoir est perceptible chez de nombreux interlocuteurs, à commencer par le Consul Général de France à Jérusalem, mais aussi par les différents interlocuteurs palestiniens et israéliens que nous avons rencontré. L’espoir validé, après l’organisation d’élections démocratiques et pluralistes démontrant une maturité politique des Palestiniens à choisir une démarche politique dans un contexte d’occupation militaire et coloniale. L’espoir encore par le vote à la KNESSET des compensations octroyées aux colons et qui vont évacuer les territoires de Gaza. L’inquiétude d’un processus qui reste fragile car dépendant des équilibres voisins et des puissances étrangères. L’assassinat d’Hariri au Liban venant confirmer l’instabilité et les enjeux de convoitise de cette région. Cependant des signes de détente se font jour, comme la libération de prisonniers ou un allègement des bouclages qui font renaître un espoir prudent chez les Palestiniens dans les territoires occupés malgré l’oppression, l’humiliation, la précarité qu’ils continuent de subir . Un désir de paix et de voir l’option politique l’emporter sur l’option militaire. Enfin des réalités de terrain que tout oppose à la construction d’une paix juste et durable : - le mur qui continue sa terrible progression, - les colonies champignons qui dessinent une continuité territoriale et mettent en évidence une volonté manifestement planifiée d’occuper durablement l’espace de la Cisjordanie. Ces avancées et ces reculs permanents obligent la communauté internationale à ne pas laisser les Israéliens et les Palestiniens seuls, face à la recherche de solutions négociées. L’urgence est à privilégier l’application du droit international en opposition au droit de la force, notamment en revendiquant la convocation de la réunion des parties contractantes pour faire appliquer la décision de la Haute Cour Internationale de Justice concernant le mur comme première application. Que ce soient les Palestiniens, ou les Israéliens rencontrés, tous nous ont demandé d’être les ambassadeurs, les témoins de leur vécu, de leurs attentes, et de leur immense envie de paix, de droit et de justice. Leur fatigue est grande et toute autre déception de trouver rapidement les voies de la paix, sera lourde de conséquences. C’est dans cet esprit qu’ensemble, prochainement, nous allons prendre des initiatives pour répondre à leurs attentes et donner une chance à la Paix. Signataires : Hassen ALLOUACHE AJPF, Mouloud AOUNIT Secrétaire Général du MRAP Conseiller Régional Ile-de-France, Pascal BEAUDET Maire d’Aubervillers, Michel BEAUMALE Maire de Stains, Jean-Luc BOUAZIZ Conseiller Municipal de la Courneuve, Marc BRUNSTEIN Ville de Bagnolet, Didier CUJIVES Conseiller Régional Midi-Pyrénée Maire de PAULHAC, Meriem DERKAOUI Maire-Adjointe Aubervillers, Marc EVERBECQ Maire de Bagnolet, Khalid FILALI ROTBI Ville de la Verrière, Vincent GAUTHERON Maire-Adjoint Mitry Mory, Sophie JUSTE Maire-Adjointe La Courneuve, Daniel MAGNIN AJPF Savoie, Marie-Françoise MAGNIN AJPF Savoie, Michèle MARTINON Sœur Oblates de l’Assomption, Gabrièla NUNES Maire-Adjointe Bagneux, Jean-Charles PERDUCAT Représentant National FSU, Julien ROUZIERE Maire-Adjoint LIMAY, Isabelle TORDJMAN AJPF, Fernand TUIL Président AJPF, Gérard TURPIN Maire-Adjoint Villers Saint-Paul, Jean-Luc VIENNE Ville de Stains

La reconstruction du mur de séparation a repris à Ariel Le 25 01 2005 à ARIEL
(On dit que la reconstruction du mur de séparation a repris à Ariel, l'une des zones les plus disputées par les Palestiniens ., le tracé de ce mur engloberait des tracts de territoire palestinien. C'est un sujet très âpre, très sensible dans la région. Avez-vous des informations particulières à ce sujet et avez-vous un commentaire sur la nature de la reprise de la reconstruction de ce mur à un moment où la France demande l'apaisement des deux parties, des gestes aux Palestiniens et aux Israéliens ?) Vous connaissez notre position sur cette barrière de protection, nous nous sommes exprimés, les Nations unies se sont exprimées non pas tant sur le principe, sur l'existence même de ce mur, mais sur son tracé. Les Européens ont eu, eux aussi, l'occasion de dire ce qu'ils pensaient de ce tracé. Je vous renvoie à ce qu'a dit le ministre Michel Barnier qui a été interrogé hier à New York[...](C'est bien de reprendre ce que le ministre a dit hier mais que fait-on avec le mur qui constitue une position officielle du gouvernement israélien ?) Je n'ai vu que cette information dans la presse. Vous connaissez notre position sur le mur, je verrai s'il y a davantage à en dire plus tard.[...]
http://www.france.diplomatie.fr/actu/article.asp?ART=47214

Rencontres avec toutes sortes de personnes représentatives de forces vives du territoire Le 11 01 2005 à PALESTINE
[...]Il fait nuit, il pleut, les miradors, les lourdes barrières métalliques, le corridor de ciment paraissent irréels. Depuis la fermeture du check point Charlie après la chute du mur de Berlin, le poste de contrôle d’Erez qui commande l’entrée de la bande de Gaza depuis Israël, est devenu l’un des lieux emblématiques du monde. Derrières les grilles à gros barreaux, qui font immanquablement penser à une installation de foire à bestiaux, peuvent prendre place des milliers de personnes, mais depuis le début de la deuxième Intifada, les Palestiniens autorisés au passage pour gagner quelques shekels en Israël, ne se comptent plus qu’en dizaines, trois ou quatre cent au plus les bons jours, contre des dizaines de milliers auparavant. De l’autre coté du long corridor quelques policiers palestiniens jouent aux dominos et notent consciencieusement les noms des entrants et sortant en se chauffant tant bien que mal. Ils semblent apprécier mon passeport français, venant du pays qui a su faire des funérailles dignes au vieux chef dont le portrait souriant est, bien sur, affiché au mur. Houdna à Gaza ? Deux heures à peine après avoir rejoint mes camarades à l’aéroport Ben Gourion, nous sommes à l’hôtel de la plage, à Gaza, où nous retrouvons Aman, militante de l’organisation non gouvernementale palestinienne Panorama . J’accompagne Mient Jan Faber, vétéran des luttes pour la paix , et Jannie Kuik, représentant le Conseil inter-église pour la paix des Pays Bas (IKV) , et Aman nous a préparé un copieux programme de rencontres avec toutes sortes de personnes représentatives de forces vives du territoire, des islamistes aux féministes - nous n’aurons pas le temps de tout faire, mais assez pour se faire une idée de la situation. En cette mi-décembre 2004, alors que s’achève le deuil du président Arafat, l’ambiance est à l’expectative. Personne ne croit que Sharon va effectivement quitter réellement Gaza en 2005, mais tout le monde se prépare à l’évacuation des colonies et espère que les barrages qui coupent en permanence le petit territoire vont disparaître. Peut être y aura-t-il « désengagement » malgré tout. Et même, rêvent les plus optimistes, une dynamique qui permettra de retrouver un « processus de paix » où au moins de revenir à cette « feuille de route » que la communauté internationale est censée faire appliquer mais dont le gouvernement israélien ne tient aucun compte. [...] Ali Abou Shalah est un homme d’affaire dynamique qui se trouvait en 1967 pour ses études au Caire lors de la guerre « des six jours » israélo-arabe, et à donc été déclaré « absent » par les autorités israéliennes d’occupation, perdant au passage tous ses biens. [...] La villa où se trouvent les bureaux de Mohamed Dahlan est une des anciennes demeures bourgeoises de la ville, Il nous y reçoit longuement. L’ancien ministre de l’intérieur de l’Autorité palestinienne, celui que l’on présente souvent comme le principal leader de Gaza, et que certains considèrent comme le dirigeant palestinien favori des américains, ne veut « plus avoir de tâche en relation avec la sécurité dans un futur ministère palestinien », mais il est prêt à y faire « de la planification politique ». Il pense en tout cas, quelle que soit l’ampleur du désengagement israélien, qu’il faut savoir en profiter autant que possible, d’autant plus qu’il est inutile d’espérer de Sharon une solution définitive de l’ensemble du problème. Si le poste frontière de Rafah, l’aéroport et le port sont sous contrôles internationaux, s’il n’y a pas d’attaque contre les Israéliens en train d’évacuer leurs colonies, alors estime Dahlan, on peu faire de ce désengagement partiel « le début d’un processus ». [...] Nadia Abu Alah par exemple, la responsable du « Womens’ affair committee » n’est pas forcément une fan du bouillant Mohamed Dahlan, mais elle aspire aussi à un peu de calme à Gaza. Sur la porte de son bureau ce n’est pas le portrait de Yasser Arafat qui est barré du noir du deuil, mais celui d’un autre grand disparu palestinien de ces derniers mois, Edward Saïd [...] Le sentiment d’entrer dans une nouvelle phase est partagé, sous des formes diverses, par les autres responsables que nous rencontrons pendant notre bref séjour, qu’il s’agisse du général Mohamed El Basri, responsable de la sécurité palestinienne ou des militants du Fatah. [...] La « Houdna » est-elle à l’ordre du jour ? Ce concept musulman de « la trêve » est sur toutes les lèvres. Houdna entre Palestiniens ? Personne ne souhaite de guerre civile. Les fractions combattantes, y compris celles qui se réclament du Fatah (comme les Martyrs des brigades d’El Aqsa ou les Faucons) « réagissent d’abord aux provocations israéliennes » souligne Diab Alloh du Fatah. Si celles ci cessent, alors non seulement la paix civile intra-palestinienne est possible, mais aussi la Houdna avec les israéliens. Nous avons rencontré tous nos interlocuteurs dans leurs bureaux, mais Khaled, du Djihad Islamique, est venu nous rejoindre à une table de restaurant. Les militants radicaux qui sont la cible fréquente des tirs de missiles israéliens, se doivent d’être discrets. [à Jérusalem :] Cette conférence, il vaudrait mieux parler d’un groupe de travail, a regroupé pendant deux jours seize participants, Israéliens, Palestiniens et nous trois Mien Jan, Jannie et moi, pour « assembler la paix » (bringing peace together). C’est une idée de Walid Salem, notre ami de Panorama Jérusalem et d’Izhak Schnell, un géographe de l’université de Tel Aviv, membre du Forum israélien pour la paix. La rencontre était initialement prévue à Amsterdam, mais Walid et Izhak sont parvenu à la rendre possible sur le théâtre des opérations. Non sans mal, d’ailleurs deux participants, l’un de Gaza, l’autre de Ramallah ne pourront pas nous rejoindre, bloqués par les forces d’occupation israélienne. [...]Il y a là, outre Walid et Izhak, des gens investis dans « l’initiative de Genève » comme le Palestinien Sam’an Khoury ou l’Israélienne Tsvia Walden, d’autres dans « le choix des peuples » comme l’israélien Udi Amir ou le Palestinien Sareh Nusseibeh (cosignataire de l’appel initial avec Amy Ayalon), du mouvement de paix israélien Shalom Arshav (la paix maintenant) comme Dan Jacobson ou du Fatah comme Salah Zouheikeh, Mou’awiyah Al-Qawasmi ou la militante du mouvement des femmes Salwa Hdeib... Des gens que j’ai déjà rencontrés comme Sareh ou Sam’an, mais d’autres inconnus pour moi, notamment ces israéliens qui se situent dans le courant majoritaire du camp de la paix en Israël, alors que mes amis des mouvements de solidarité français fréquentent plus souvent les objecteurs de conscience ou les militants plus radicaux (et plus minoritaires) de l’organisation israélo-arabe Ta’ayush ou du mouvement de paix Gush Shalom. [...]
http://www.alternatives.ca/article1650.html

Un coach [arabe] israélien pour la Palestine Le 10 01 2005 à GAZA
L'équipe nationale de football de Palestine affiliée à la FIFA depuis 1998, a nommé samedi à sa tête un sélectionneur arabe israélien, Azmi Nasser, ancien entraîneur du club de Nazareth, qui dispose d'un laisser passer exceptionnel délivré par l'armée israélienne pour exercer son métier à Gaza

PROTÉGER LES TERRES PALESTINENNES Le 01 01 2005
sur le modèle du conservatoire du littoral

Quand j'ai quitté Amman pour Ramallah Le 31 12 2004
Ci-dessous, mail reçu d'un membre de l'ISM Italie. Après vérifications, nous avons d'autres témoins qui corroborent ses dires. Je vous écris pour quelque chose d'urgent et qui m'inquiète.... Hier matin, j'ai quitté Amman pour Ramallah. J'ai passé le premier checkpoint israélien (une porte électronique) sur le pont Allanby, celui que les Palestiniens utilisent pour entrer dans les Territoires Occupés, qui se situe entre Ghuor (Jordanie) et Jericho (Territoires Occupés). Ensuite, il y a une nouvelle procédure à suivre. Ils ont installé une sorte de pièce, où peut se tenir une seule personne. Elle fait environ 0.5m x 0.5m. Tous les murs à l'intérieur sont couverts de miroirs et, dans le plafond, il y a une caméra. Les gens doivent y entrer un par un et on doit y rester pendant une minute. A ce moment-là, ils vous aspergent de gaz. Nous devons être informés sur le type de gaz qu'ils utilisent. Il y a une voix électronique qui parle en Hébreu, mais je n'ai pas pu comprendre ce qu'elle disait. La pièce a été installée ce mois-ci. J'ai demandé aux soldats avec quoi ils nous avaient aspergés mais ils n'ont pas voulu répondre. Quand j'ai dit que c'est contre les droits de l'homme, une femme soldat m'a répondu que c'est un pays spécial! J'ai déjà envoyé un mail à Luisa Morgantini, membre du Parlement Européen. lmorgantini@europarl.eu.int - Si vous pouvez faire quelque chose, je vous serais très reconnaissante. Merci Ruba - Italie

1,8 % de colons en moins, la 'democratie' israelienne peut mieux faire Le 26 10 2004
Le plan de retrait voté aujourd'hui concerne 17 colonies dans la bande de Gaza et 4 au nord de la Cisjordanie, soit 8000 pertonnes, sur un total de 150 colonies comptant 250 000 habitants auxquels il faut ajouter 200 000 autres à Jérusalem-est. Cela fait 1.8 % (8 000 divisé par 450 000, chiffres publié dans TC)

La deuxième Intifada entre dans sa 5 ème année Le 28 09 2004
[A l'occasion des 5 ans de la deuxième Intifada, RFI passe de nombreux flash d'info sur la Palestine] A Jérusalem, il y a 4 ans , Ariel Sharon, alors chef de la droite israelienne s, se rendait sur l'esplanade des mosquées provoquant un nouveau soulèvement palestinien qui a depuis fait au moins 4000 morts.[...] Un palestinien a été tué ce matin à Jénine, l'armée israelienne indique que l'homme, un déficient mental âgé d'une cinquantaine d'année à été touché par une balle alors qu'il se trouvait sur un toit [...] Hier en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, 6 palestiniens [...] avait été tué par des soldats de l'état hébreux, un septième a été abattu par un colon. Ces violences quotidienne persiste maintenant depuis 4 ans, depuis le début de ce qu'on appel la deuxième Intifada, ce nouveau soulèvement avait eu pour point de départ une visite controversée d'Ariel Sharon, alors chef de l'opposition de droite sur l'esplanade des mosquées à Jérusalem. Depuis plus de 4000 personnes dont trois quart de palestiniens ont perdus la vie et les négociation sont dans l'impasse [...].

SEUIL DE PAUVRETÉ BOUCLAGE MALNUTRITION DÉGÂTS DÉRACINÉ JETÉ À LA RUE 3327 TUÉS MILLIERS DE BLÉSSÉS PRISONS Le 28 09 2004
[A l'occasion des 5 ans de la deuxième Intifada, RFI passe de nombreux flash d'info sur la Palestine]Plus de la moitié de la population palestinienne vit désormais en dessous du seuil de pauvreté avec un revenu inférieur à 2 dollars par jour. Avec le bouclage intérieur et extérieur des villages palestiniens, le produit national brut à chuté de 50%, l'activité commerciale c'est considérablement ralentie et chômage frappe une majorité de palestinien. Résultats, 30% des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition chronique. Les dégâts infligés à l'infrastructure par les raids israeliens sont évalués à 1 milliard de dollars un chiffre que l'on retrouve également pour les dommages subis par l'agriculture. Israel à déraciné plus d'un million d'arbres et rasé d'importante superficies de terres agricoles afin notamment de construire à intérieur des terre palestiniennes sa barrière de séparation. Au plan humain, les destruction de maison, notamment à Rafah, ont jeté à la rue 29 000 palestiniens. 3327 ont été tués , des milliers d'autres blessés. Il y a 2500 handicapés à vie et 8000 prisonniers.

Deux Palestiniens armés ont tué trois soldats israéliens Le 01 09 2004
PROCHE-ORIENT Deux Palestiniens armés qui tentaient de pénétrer dans la colonie juive de Morag, dans la bande de Gaza, ont tué trois soldats israéliens hier avant d'être abattus. Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière contre Tsahal dans les territoires occupés depuis quatre mois. (REUTERS)

This April: 61 Citizens Killed Including 22 Children Le 02 05 2004
GAZA, Palestine, May 2, 2004 (IPC + Al Quds Al Arabi) - - The Palestinian Health Information Center (PHIC) revealed in its monthly report that 61 citizens were killed by the Israeli occupying forces (IOF) in April of this year alone, including 22 children
http://www.ipc.gov.ps/ipc_e/i! pc_e-1/e_News/news2004/2004_04/203.html

Rejoignez la marche pour la Liberté ! Le 01 05 2004 à PALESTINE
Le 30 juillet [2004], la population de la Palestine ainsi que leurs supporters internationaux et marcheront pendant trois semaines le long du tracé du mur de l’Apartheid de Jénine au nord jusqu’à Jérusalem-Est Occupé, pour donner leur voix à l’Appel pour la liberté. Nous marcherons jusqu'à dix à douze kilomètres par jour pour un total de 200 kilomètres. La nuit nous serons accueillis par les communautés palestiniennes affectées par le mur. Dans chaque village, des membres de la Communauté expliqueront les impacts du mur et d'autres aspects de l’occupation. Dans quelques villages les marcheurs effectueront des actions directes non-violentes contre le mur. Cette marche non-violente dénoncera l'emprisonnement des Palestiniens, la réalité de la vie sous l’occupation militaire israélienne. Les autorités israéliennes prétendent que le mur de l’Apartheid est construit pour séparer les Israéliens et des Palestiniens. La marche révèlera que le mur de l’Apartheid est construit profondément dans les Territoires Palestiniens Occupés, séparant les villages et les villes palestiniennes de leurs ressources en terre et en eau. Nous soutiendrons les Palestiniens alors qu’ils briseront les barrières pour leur liberté et abattront le Mur de l’Apartheid. A ce jour, environ 100.000 arbres ont été déracinés ou détruits pour le tracé du mur de l’Apartheid. En mars 2004, plus de 3 200 hectares de terre ont été confisqués pour la première phase de la construction du Mur. De plus, cinquante puits artésiens ont été confisqués ou sont devenus du côté israélien du mur. Lorsque le Mur sera terminé, environ 43% des terres de la Cisjordanie Occupée seront annexées de fait par Israel. [...] Venez en Cisjordanie et rejoignez les Palestiniens, les Internationaux et les Israéliens dans une marche pacifique pour rejeter les restrictions israéliennes à la liberté de mouvement des Palestiniens et le système d’Apartheid qu'Israel renforce par le mur. Venez aider à donner de la voix à l’appel palestinien pour la Liberté. Rejoignez-nous le 30 juillet ! Pour plus d’informations sur la Campagne d’Eté 2004 pour la Liberté de la Palestine, En anglais : venez visiter le site www.palsolidarity.org ou contactez-nous à info@palsolidarity.org En Français : cliquez ici ou contactez-nous à contact@ism-France.org Source : www.palsolidarity.org Traduction : MG pour ISM-France
http://www.ism-france.org/news/article.php?id=1773&type=campagne

MISSION EN PALESTINE Le 17 04 2004 à PALESTINE
3 CAENNAIS VIENNENT DE RENTRER DE MISSION. 2 AUTRES SONT LA-BAS EN CE MOMENT. VOUS POUVEZ SUIVRE LEUR SEJOUR SUR LE SITE INDIQUE EN BAS DE CET APPEL. VOUS POUVEZ EGALEMENT ORGANISER DES RENCONTRES - TEMOIGNAGES AVEC EUX DANS VOS QUARTIERS, LIEUX DE TRAVAIL, SYNDICAT, PARTI, ASSOCIATION OU ENTRE AMIS. IL SUFFIT DE ME FAIRE SIGNE. CORDIALEMENT. POUR LA CCIPPP, Younès AJARRAÏ. Partir en Palestine en mission civile En 2001, l'offensive coloniale et la répression israéliennes se sont intensifiées avec comme objectif d'annexer toujours plus de territoire palestinien. Le peuple de Palestine, exigeant sans répit et depuis toujours le respect de ses droits à un Etat, à sa souveraineté, au retour des réfugiés et des exilés, s'est trouvé une nouvelle fois désarmé face à cette violence et face aussi à l'inertie des Etats et des institutions internationales à l'égard d'Israël, voire leur complicité. Alors, des citoyens, dans le monde entier, sont allés sur place, au coeur même de ce pays, de ce peuple, manifester leur solidarité, leur soutien, pour amplifier le mouvement d'opinion de par le monde et contraindre à protéger le peuple palestinien et répondre à ses revendications. Dire aussi à ces hommes et ces femmes qu'ils ne sont pas seuls. Ces missions pacifiques pour une oeuvre de paix, de justice, pour aider à une solution politique du conflit peuvent paraître peut-être d'un apport bien modeste, mais elles sont vitales pour ce peuple prisonnier. Depuis juin 2001, près de trois ans, nombre de Françaises et Français, souvent de conditions modestes, ont créé un lien quasi permanent avec eux, en vivant un temps dans les villages, les villes, se relayant non seulement pour une aide morale, ce qui est énorme, mais aussi pour agir, dénoncer fortement l'occupation israélienne, la violence et les crimes de cet Etat voleur. Leurs témoignages probants, à leur retour, de tout ce qu'ils ont constaté de la réalité de cette occupation dans la vie quotidienne et la société palestinienne, de la lutte aussi des Israéliens anticolonialistes, ont donné un nouvel élan à nos actions en France. Témoignages de la vie en Palestine, de ce mur dressé par Israël en Cisjordanie, voleur de terres, destructeur d'une société alors que le monde croyait avoir aboli ces murs de la honte, de l'exclusion, du rejet des autres. Là, un Etat est en train d'en construire un autre, à la face de tous, et les Etats n'ont que faiblesse, lâcheté, quelques déclarations de principe, de la mollesse. Et les Palestiniens souffrent toujours plus. Quand on part en Palestine, c'est pour les aider à faire respecter leurs droits dont ils sont convaincus et ils ne lâcheront pas. Quand on les a rencontrés, qu'on les a vus vivre, investissant tout dans l'éducation d'une jeunesse brillante, replantant les oliviers arrachés la veille par l'occupant, reconstruisant les maisons démolies au plastic, alors on se met à les aimer pour leur volonté acharnée de vivre, leur stratégie de la vie, de la non violence pour la plupart d'entre eux. Aujourd'hui, Bush, criminel et stupide, est allé plus loin en ' autorisant ' Israël à garder les territoires volés par la violence aux Palestiniens. Se fichant carrément du droit, de la position des autres Etats, sûr de les voir ramper, protester peut-être mais restant inactifs. Blanc seing à la politique israélienne pour détruire, tuer et voler. Mais plus qu'hier, la fracture entre les dirigeants des Etats et les peuples s'amplifie, on l?a vu dans les actions contre la guerre en Irak, et de toutes ses conséquences, on le voit dans l'opinion des peuples révoltés par les injustices à l'égard des Palestiniens, et d'autres peuples encore, par ce deux poids deux mesures, selon que l'on sert les intérêts des grands ou non. Alors plus que jamais, nous, citoyens, militants ou non, jeunes ou vétérans, hommes, femmes, nous devons renforcer nos interventions. Aller en Palestine, palier les carences de nos dirigeants, les contraindre par ce mouvement à agir concrètement pour le droit et la justice, dire aux Palestiniens, que leur stratégie de la vie, hors violence, est la bonne, qu'on est avec eux. Et être avec eux, c'est être pour le droit de tous les peuples. Les Amis de Jayyous Pour la Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien (CCIPPP)
http://www.protection-palestine.org

CARNET DE ROUTE DU PASTEUR GILBERT CHARBONNIER EN PALESTINE Le 10 04 2004 à PALESTINE
Gilbert Charbonnier, pasteur retraité de l'Eglise luthérienne, est envoyé par le Conseil oecuménique des Eglises en Palestine. Il témoignera durant trois mois de ses rencontres et accompagnera les Eglises dans leurs actions
http://www.protestants.org/textes/carnet_de_route/

Premier rapport sur les conséquences du mur Le 01 02 2004 à PALESTINE
Dans un rapport de l'IPC (le Centre International de Presse): le 'mur de séparation' raciste vise la confiscation de la moitié de cadastres de la Cisjordanie et les rend aux zones isolées Le rapport, publié dernièrement par l'IPC, a averti de la confiscation israélienne de plus de 45% du cadastre total de la Cisjordanie par l'implémentation de son projet colonial ; qui est le « mur de séparation ». Le rapport, préparé par l'IPC, a déclaré que les forces d'occupations israéliennes (FOI), ont confisqué presque 165 milles dunams (dont 124.323 dunams de terres des civils, au gouvernorat de Kalqilya, et 40.460 dunams de terres publiques des gouvernorats, dont la plupart se trouve dans le gouvernorat de Janine) afin de construire 'le mur' dont la longueur est normalement 620 Km et dont la profonde est entre 23-300 Km, dedans les terres de la Cisjordanie. En outre, les FOI ont rasé 22.298 hectares. Il a aussi signalé que 'le mur' isolera 126 agglomérations humaines palestiniennes, plus 48 autres agglomérations comprenant 183.986 gens, assiégés entre le mur principal et le secondaire. 'Le mur' divise la Cisjordanie en trois zones : 1. la zone sécuritaire de l'est : une zone qui occupe 1.237 Km carrés dans les terres palestiniennes, qui veut dire 21.9% du cadastre de la Cisjordanie, dont le cadastre de 40 colonies israéliennes. 2. la zone sécuritaire de l'ouest : une zone de 1 328 km2, qui veut dire 23.4% des terres de la Cisjordanie. 3. la troisième zone : une zone de 54.7% des terres de la Cisjordanie. C'est la zone qui annexe les grandes villes palestiniennes, en fin cette zone divisera ce cadastre aux 8 endroits et 64 Ghettos palestiniens isolés. Les FOI ont complètement détruit des maisons situées au nord de la Cisjordanie ; 80 à Tulkarem et 60 à Qalqilya, et ont endommagé plus de 4 400 maisons. Ce mur influence la vie de plus de 875 milles palestiniens, car il empêche 400 familles (2.323 personnes) de rejoindre leurs terres, avalées par le mur, car il enferme 12.482 familles (42.097 personnes) entre 'le mur' et la Ligne Verte et il isolera 236 milles de civils dans des cantons déchirés, dont 115 milles entre le mur et la Ligne Verte. Le report a clarifié qu'Israël, qui prétendait que la construction de ce mur est venue pour « la protection des civils israéliens» et pour « mettre fin aux attentats palestiniens dans la Ligne Verte », visait évidemment l'annexion de plus des terres fertiles, d'ou l'incapacité de créer un état palestinien indépendant, due au manque de l'unité de ses terres comme il sont déjà déchirées par le mur. De plus, le rapport mentionne que la largeur du mur était entre 60-100 m, que son hauteur arrive à 8 m, que la deuxième partie de la construction du mur avait commencé il y avait quelques mois, après avoir terminé la première le 23 juin 2002 et qu'il diviserait la Cisjordanie en 7 zones isolées, en ayant confisqué plus de 45% de ses terres. Les autorités occupationnelles ont confisqué 75 agglomérations humaines pour 'le mur de séparation', dont 26 étaient confisquées par des ordres militaires, 18 par la mainmise et 31 d'autres agglomérations par les deux moyens. Ce mur influence sur tous les domaines de la vie en Cisjordanie, car il non seulement déchire l'unité de la terre palestinienne, mais encore il influence sur le domaine de l'eau par la perte de 12 millions m3 par la confiscation de l'eau du 'bassin de l'ouest', qui constitue la source de l'eau souterraine la plus importante en Cisjordanie, et par la confiscation de 40 puits d'eau situés entre 'le mur de séparation' et la Ligne Verte, qui servaient 32 milles civils résidés dans la zone et aux environs. Le rapport a par ailleurs mentionné que 100 milles d'oliviers ont été déracinées, que le mur a annexé 165 milles hectares, qu'il a rasé 229 milles hectares de terres fertiles, qu'il a isolé 238.350 hectares et qu'il isolera les paysans des 71 villages de leurs terres. Le budget du mur au début était presque 120 millions $ pour qu'il arrive actuellement à 8.5 milliards NIS (une augmentation de 1.7 milliard $). Le secteur éducatif est un des plus endommagé de ce mur après que 320 écoles, dont la plupart des lycées, plus la cour de l'Université d'Al-Quds, ont été isolées derrière ce mur d'ou la souffrance de 170 élèves. En outre, le rapport a déclaré que le mur a causé l'isolation de 30 agglomérations humaines des polycliniques d'ou la prévention des 220 milles civils des services hospitalières et sanitaires. Enfin, ce mur a aussi endommagé le secteur du tourisme, soit par la destruction expresse, des monuments archéologiques ou soit par la paralyse du mouvement de tourisme dans les grandes villes touristiques comme celle de Bethlehem d'ou la perte de la source financière de 65% des familles. Un abus Le rapport parle des côtés juridiques du projet du « mur de séparation raciste », affirmant que sa construction sur les terres palestiniennes en Cisjordanie présente une violation tangible contre toutes les lois et les normes internationales, surtout contre la résolution élaborée le 21 octobre 2003, qui appelle clairement à Israël d' 'arrêter la construction du mur et démanteler le segment construit sur les terres Palestiniennes occupées, dont Jérusalem oriental et ses environs '. Il a indiqué que le mur s'efforçait à l'annexion illégale des terres palestiniennes à 'la Ligne Verte' pour y construire presque '75 colonies' israéliennes ou il résideraient 300 milles colons, cela peut-être traduit par l'annexion illégale de 108.918 palestiniens au Israël ou par leur encerclement dedans le mur. Le mur vise aussi la division de la population palestinienne comptant sur des bases raciales, comme empêcher son mouvement par l'imposition des couvres feus et des clôtures, et la confiscation des milles de dunums, afin de ne pas arriver à leurs terres, qui constitue une transgression contre les lois et les compromis internationaux. Les réactions Le rapport montre les différentes réactions vis-à-vis du mur, en indiquant qu'elles se différencient entre le refus, l'approbation et le soutien, et affirme que le mur est fortement refusé par tous les palestiniens officiellement et publiquement. Le rapport décrit la position arabe officielle et publique 'indifférente' en général malgré le danger établit de ce projet colonial, expliquant que la mobilisation arabe confine souvent dans les déclarations du refus et les condamnations, même si les arabes posaient fortement la question aux Nations Unies. La position de l'Union Européenne était totalement contraire, car l'UE déclare les conséquences dangereuses de ce mur sur la vie quotidienne et les événements palestiniens. La position américaine a deux faces à propos de cette question, selon le rapport, parce que les Etats-Unis le refuse dans les medias mais l'accepte implicitement. De plus, l'ONU est contente de montrer son inquiétude et trois réticences sans prendre des mesures tangibles contre l'essentiel de cette question. Finalement, les autres positions internationales persistent sur les condamnations sans activations, après les activités faites par les départements de l'ONU, comme les rapports des différents comités, surtout ceux des organisations des Droits de l'Homme de l'ONU, et sur les longues des représentants des organisations, afin de montrer la réalité du mur, un refus fort a été récemment apparu dans l'Assemblée Générale, demandant au Israël de stopper les travaux de la construction et voire de lever la partie construite du mur. Finalement ce refus s'était traduit par le levé de la question du mur à la Cour Internationale de Justice, à La Hague, décembre dernier.

POUR NABIL EL-HAGGAR UNE CARTE DES RESSOURCES EN EAU PERMETTRAIT DE COMPRENDRE LE TRACÉ DU MUR Le 30 01 2004
[...]le tracé du mur ne respecte pas les frontières de 1967: il fait de larges incursions dans les territoires palestiniens, le privant ainsi, de fait, de plus de la moitié de leur superficie'. Selon lui, une carte des ressources en eau serait des plus utile pour comprendre les raisons du tracé, qui coupe les villages en deux et sépare des familles entières, créant de fait quatre enclaves parfaitement délimitées.

La volonté de paix est très forte chez les Palestiniens Le 01 11 2003 à PALESTINE
- Quel était le but de cette visite ? - Fernand Thuil. D'abord se rendre compte directement de la situation pour, comme à chaque fois, témoigner à notre retour en France. C'est aussi pour être une petite fenêtre sur l'extérieur pour les Palestiniens qui vivent dans une prison à ciel ouvert. Le deuxième objectif était de mettre en ouvre de nouveaux projets. L'un d'entre eux, intitulé ' Un cartable pour chaque enfant palestinien ', concerne plus particulièrement l'aide à l'éducation. Il s'agit, avec l'accord des comités des camps, d'encourager le retour des enfants à l'école, pour qu'ils retrouvent une certaine normalité, ce qui est extrêmement difficile dans la situation actuelle, avec les bouclages. La campagne nationale a été lancée en France il y a un mois. Un des responsables du camp de Jénine, où les enfants sont très traumatisés, m'a dit ceci, qui résume bien l'idée du projet : ' Ce que l'on veut, c'est pouvoir continuer à expliquer à nos enfants que la vie, ce n'est pas la haine, c'est la paix. ' Voilà une des premières préoccupations des Palestiniens. Que leurs enfants vivent comme les autres. C'est sur cela qu'est basée notre campagne, dont le cartable est bien sûr un symbole. La campagne nous permet de parler de la situation des enfants palestiniens et l'argent récolté, de répondre aux besoins les plus urgents : là, l'achat de chauffage ; ailleurs, de livres, ou le financement de bourses, etc. Il faut bien comprendre qu'une journée d'école pour un enfant palestinien, c'est une victoire. - Une partie de votre famille vit en Israël, vous vous décrivez comme humaniste et athée. Vous travaillez avec des pacifistes israéliens. Comment faites-vous passer vos messages ? - Fernand Thuil. Je parle de la même manière partout. Je sais que, en défendant le peuple palestinien, je défends aussi le peuple israélien, qui lui aussi est en train de crever, avec de moins en moins de protection sociale, un chômage terrible. Je trouve ignoble que des groupes déclarent parler au nom de tous les juifs du monde. Ce sont eux qui sèment la haine. J'ai bien sûr eu droit à des menaces de mort, je me suis fait traiter d'antisémite, alors qu'une bonne partie de ma famille vit en Israël. Mais leurs insultes et leurs menaces de mort à mon encontre ne changeront rien à mon discours. Et doit-on une fois encore rappeler que les Palestiniens n'ont aucune responsabilité dans l'Holocauste ? Nous avons un rôle énorme à jouer pour retisser des liens entre les deux peuples. Il ne faut pas les laisser se débrouiller tout seuls. Le président Arafat me l'a lui-même déclaré : ' Je ne vous demande pas d'être les ennemis des Israéliens, je vous demande même d'être leurs meilleurs amis. Au moins, ils vous écouteront. ' La volonté de paix est très forte chez le peuple palestinien, qui est profondément laïc et démocratique. Il est temps de mener une action qui puisse être l'équivalente de celle qui a mis fin au régime d'apartheid en Afrique du Sud. Il s'agit réellement de non-assistance à peuple en danger. Et on ne peut pas dire, en 2003, que l'on ne sait pas ce qui se passe en Palestine. J'en profite d'ailleurs pour saluer, tout gouvernement confondu, la position de notre pays sur la question palestinienne ainsi que le travail extraordinaire effectué depuis des années par le consulat général de France à Jérusalem. La France a une position claire et je souhaite qu'elle prenne encore plus d'initiatives. - Vous et votre association êtes directement concernés par le droit au retour des réfugiés palestiniens, qui est l'une des questions les plus sensibles de ce conflit. Quelle est votre position ? - Fernand Thuil. Je suis profondément pour le droit au retour d'abord comme reconnaissance politique. Dans tous les camps de réfugiés, les Palestiniens que je rencontre n'ont qu'un rêve : revenir chez eux. Ils ont encore leurs clés. Il faut que le monde reconnaisse la plus grande injustice du XXe siècle qu'est l'expulsion du peuple palestinien en 1948 et la destruction de quelque 500 de ses villages. Cette reconnaissance est obligatoire si l'on veut qu'il y ait un jour une réconciliation des deux peuples. Il faut qu'il y ait reconnaissance et demande de pardon pour ouvrir la voie à une réconciliation. Je suis pour un État palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale. Avec le démantèlement de toutes les colonies. - Que devient alors le souhait des Israéliens de vivre dans un ' État juif ' ? Fernand Thuil. Prenez l'accord de Genève élaboré par Yossi Beilin et Yasser Abed Rabbo, qui prévoit qu'un pourcentage de Palestiniens puissent, avec l'accord d'Israël, rentrer en territoire israélien. Personnellement, je ne suis pas d'accord avec cette proposition restrictive, mais je pense que c'est déjà un premier pas. Il faut s'appuyer sur toutes les chances offertes d'arriver à des compromis. Je ne suis pas pour autant pour un État binational. Je n'y crois pas. Je crois à deux États séparés, avec un État palestinien, bien évidemment viable, et un État d'Israël, ' juif ', si c'est le souhait des Israéliens. Mais avec un retour des réfugiés palestiniens où ils le souhaitent à travers des négociations. Faisons confiance aux peuples. Ils sont forts pour faire la guerre mais aussi pour faire la paix. Je me souviens de ce jeune couple palestinien du camp d'el Bureij dans la bande de Gaza. La femme et l'enfant ont été tués dans l'explosion d'une bombe de l'armée israélienne dans leur maison. Lui-même a les deux jambes coupées. J'étais avec lui pour le quarantième jour de commémoration. Ce qu'il m'a dit, c'est : ' Je ne souhaite à aucun père israélien de connaître une souffrance telle que celle que j'endure maintenant. ' Il faut cesser de présenter les Palestiniens comme des belliqueux. Mais si rien ne bouge maintenant, je crains cependant que les extrémistes prennent le pouvoir. Précisons aussi que les Palestiniens ne se sentent aucun lien avec des gens comme Ben Laden.

Il faudrait peut-être une force qui se déploierait dans la région Le 30 10 2003
Cela [les accords de Genève] complète la Feuille de route. Cela vient marquer et éclairer l'horizon de la Feuille de route. Le vrai problème que nous avons aujourd'hui, c'est de savoir comment nous rentrons dans cette mécanique de la Feuille de route, par quels procédés nous sortons de la bataille des préalables entre Israéliens et Palestiniens. Nous pensons qu'à ce stade, et la France a fait des propositions, il faut des mécanismes, comme par exemple une conférence internationale, un comité de supervision et de contrôle qui serait élargi notamment aux Européens et à l'ensemble des autres membres du Quartet. Il faudrait peut-être une force qui se déploierait dans la région et qui puisse garantir l'avancée du processus. Cela suppose deux choses : d'abord que les Palestiniens acceptent de renoncer à la violence et au terrorisme et de faire pression sur l'ensemble des groupes concernés, ensuite que les Israéliens, résolument, fassent les gestes nécessaires comme renoncer à la colonisation et accepter de ne plus organiser des tirs sur un certain nombre de cibles palestiniennes. Il y a un certain nombre de gestes qui peuvent être faits de part et d'autre, qui peuvent créer la confiance. C'est de cela dont nous avons besoin. Cela suppose que l'engagement américain continue et cela suppose que d'autres puissent apporter leur soutien, bien sûr les pays de la région, et l'Europe. C'est ce que nous avons fait en Iran, en nous mobilisant.

Communiqué de la CNUCED Le 16 09 2003
Une occupation et un conflit qui s'éternisent ont fait du territoire palestinien occupé une « économie dévastée par la guerre », hypothéquant gravement son développement, lit-on dans la nouvelle édition du Rapport sur l'assistance de la CNUCED au peuple palestinien. La CNUCED appelle à la mise en place d'un nouveau cadre d'action destiné à rapprocher secours et développement, et observe que la dépendance de longue date de l'économie palestinienne à l'égard de l'économie israélienne, nettement plus développée, et son intégration asymétrique dans celle-ci, ajoutent à la complexité de la tâche. Le rapport évoque les conséquences désastreuses de l'occupation prolongée pour la croissance, l'emploi, le niveau de vie, le commerce et les finances, qui n'ont fait que s'aggraver au cours des trois dernières années. Le recul a été tel que le territoire palestinien se retrouve aujourd'hui dans une situation analogue à celle de ces nombreuses économies ruinées par un conflit civil ou une guerre. Le secteur des petites entreprises a été particulièrement touché tandis que l'agriculture et les services informels devenaient l'ultime recours d'une population ayant basculé dans la pauvreté.

Le territoire du peuple palestinien est occupé illégalement par l'armée israélienne Le 11 09 2003
La situation est aussi dramatique qu'en Irak pour les populations civiles, en particulier, pour la population des camps de réfugiés. Là aussi, la question centrale est d'aboutir vite à la reconnaissance et à l'établissement de la souveraineté du peuple palestinien, dont le territoire est occupé illégalement par l'armée israélienne, comme le premier ministre Sharon l'a reconnu officiellement pour la première fois, cet été.
http://www.humanite.fr/journal/2003-09-11/2003-09-11-378572%20class=

Je pense éventuellement à un déploiement de forces dans la région [en Palestine] Le 22 08 2003
Accélérer le processus en crédibilisant la paix. Nous en restons en permanence dans cette région aux préliminaires. Nous en restons à une expectative. Il faut résolument que du côté israélien on s'engage à se retirer des territoires, libérer les Palestiniens, pour que les Palestiniens puissent avoir le sentiment que leur vie va changer. Et il faut, du côté palestinien, renoncer aux attentats de façon extrêmement claire. Et c'est alors que nous pourrons véritablement passer à de nouvelles étapes, mais qu'il faut rendre là aussi très crédibles. Je pense à une conférence internationale, à des élections palestiniennes. Je pense éventuellement à un déploiement de forces dans la région. Il y a là des étapes indispensables, et il est important d'élargir la capacité d'action de la communauté internationale. Les Etats-Unis ne peuvent pas le faire seuls. Il faut que le quartet se réinvestisse, il faut que l'Europe se réinvestisse et que chacun prenne ses responsabilités.
http://www.ambafrance-ro.org/VillepinRTL.htm

Cycle of bloodshed resumes Le 20 08 2003 à TEL-AVIV
The horrifying suicide bombing in Jerusalem, in which dozens of innocent civians were killed and wounded, deserves to be condemned in the sharpest terms. We offer our condolences to all the bereaved families. But it is imposible to avoid also considering how did this come to happen. The renewed cycle of bloodshed has begun with the decision of the political and military echelons to implement - in the middle of the Hudna (cease-fire) - a series of 'targeted liquidations', knowing full well that that act would lead to retaliation bombings and to the breaking of the Hudna. The perpetrators of the bombings came from Nablus and Hebron, two cities under full control of the Israeli army, and their deed of blood was committed in West Jerusalem, where the Israeli police is in charge. In none of these places does the Palestinian Authority exercise any measure of real control, and its police has no ability to operate there. The real immediate solution is to remove the IDF from the Palestinian territories and hand over full control to the Palestinian Authority - as was laid out in the Road Map.

5.000 nouveaux colons au premier semestre 2003 Le 20 07 2003
La population des colonies en territoire palestinien s'est accrue de plus de 5.000 personnes au cours du premier semestre 2003, ont fait savoir les autorités israéliennes. Les chiffres dévoilées par le ministère de l'Intérieur révèlent en outre une croissance constante depuis un an et demi. Cinq mille nouveaux arrivants avaient déjà été recensés dans les implantations de Cisjordanie et de la bande de Gaza durant le second semestre 2001, ainsi qu'au cours des six premiers mois de 2002. Les six mois suivants avaient vu affluer 7.200 nouveaux colons. Depuis janvier dernier, 5.415 personnes exactement sont venues les rejoindre, et un millier d'entre elles se sont installées à Beitar Illit, colonie de Cisjordanie qui a connu le plus grand nombre d'arrivées. Selon Betzalel Kahn, porte-parole de l'implantation proche de Jérusalem, cette croissance spectaculaire n'est due qu'à la modicité des loyers et pas à une quelconque politique du fait accompli visant à empiéter sur les territoires palestiniens. Au total, les colonies rassemblent aujourd'hui 231.443 personnes, précise le ministère de l'Intérieur.

LE MUR : SES CONSEQUENCES ET SES DANGERS Le 18 07 2003
...Jusqu'ici, le mur a déraciné 83.000 arbres et démoli 35.000 mètres de tuyaux d'irrigation, et détruit 11.400 ares de terres agricoles. Egalement, le mur a annexé à Israël 31 puits, déniant ainsi aux Palestiniens quelque 4 millions de mètres cubes d'eau par an. Construire le mur n'est pas seulement une action de ségrégation raciale, mais aussi un crime de nature politique à l'encontre du peuple Palestinien. Il démarque des frontières politiques. Et lorsqu'il colle à la Ligne Verte, une nouvelle couche lui est rajoutée de l'intérieur, ce qui le sécurise de l'est, et sécurise les colonies qui sont à l'intérieur. Malgré tout, Israël prépare un mur de l'est le long de la vallée du Jourdain. Ce mur fait partie d'un plan de création de nouvelles colonies, dont ceux qui se réjouissent du gel de la colonisation ne sont pas informés. Et si nous incluons les colonies qui s'étendent sur son flanc ouest et est, la mise en place d'un apartheid devient totalement évident, même si de nombreux citoyens d'Afrique du Sud considèrent l'apartheid plus clément. ...

Fin de non-recevoir à Ariel Sharon Le 17 07 2003
Le chef du gouvernement britannique, Tony Blair, a réaffirmé lundi à Sharon la position européenne: Arafat est incontournable en tant que président élu du peuple palestinien. Accueilli en Norvège par des centaines de manifestants scandant des slogans tels que 'Ariel, va en enfer', le Premier ministre israélien a ensuite rencontré son homologue norvégien, Kjell Magne Bondevik, sur les rives d'un fjord du port de Molde, sur la côte occidentale de la Norvège.Bondevik avait fait part auparavant de sa préoccupation au sujet de la construction par Israël d'un mur de sécurité autour de la Cisjordanie.Bondevik a répété pour sa part que la Norvège ne céderait pas aux appels de Sharon pour une rupture des contacts avec Yasser Arafat, président de l'Autorité autonome palestinienne.

Tentatives illégitimes de pressions politiques sur les média Le 01 07 2003
L'Association de la presse étrangère en Israël a critiqué mercredi les sanctions prises par les autorités israéliennes contre la radio télévision britannique BBC, en affirmant qu'elles pourraient déboucher sur des 'pressions politiques'. 'Nous exprimons notre inquiétude devant ces mesures annoncées par le gouvernement israélien contre la BBC. Prendre des mesures contre un média pour le contenu de sa couverture s'est s'engager sur une pente qui peut mener à des tentatives illégitimes de pressions politiques', a affirmé l'Association dans un communiqué. L'Association s'élève contre la décision de prendre des mesures contre des 'organismes (de presse) ou des journalistes dont les reportages sont jugés défavorables à la politique du gouvernement. Cela va à l'encontre des principes de la liberté de la presse dans un pays démocratique'.

Link between Iraq and Palestine Le 01 07 2003
This aside, it seems that the US is reluctant to create an Iraqi political order until its plans for the region are well established. This is because it wants to bring to power a political elite that will espouse normalisation and regional cooperation with all Iraq's neighbours, including Israel, and integrate it firmly into the world market. The US understands that such an elite cannot find support among the Iraqi people as long as images of dead children, destroyed homes and assassinated political leaders continue to flow out of Palestine. Thus the US is pushing ahead to create a solution to the Palestinian problem in order to create appropriate regional conditions to establish the new Iraq

If Palestinian extremist organisations operations were to stop, Israel would immediately advance new demands. Le 01 07 2003
Basically, Russia agrees with the tasks set up in the Road Map, but there is little ground for optimism. On the Israeli side, the government is trying to impose changes that would undermine the very idea of a Palestinian state. It is also ignoring Arab demands regarding the status of Jerusalem and the return of refugees. On the Palestinian side, the plan will be torpedoed by the extremist organisations that believe they have the right to operate in the occupied territories and Israel itself. On the other hand, if these operations were to stop, Israel would immediately advance new demands

Critique du Mur Le 30 06 2003
Au cours de son bref séjour, Mme Rice a critiqué la poursuite de la construction par Israël d'une 'clôture de sécurité' en Cisjordanie. Lancée en juin 2002, cet ouvrage devait théoriquement suivre grosso modo le tracé de la ligne de démarcation entre Israël et la Cisjordanie, mais elle s'enfonce de plus en plus en territoire palestinien, notamment pour englober des blocs de colonies juives.

Les négociations palestiniennes pour un cessez-le-feu ont abouti malgré d'importantes querelles internes Le 26 06 2003
Selon le conseiller légal des négociateurs palestiniens, Michael Tarazi, l'un des plus proches conseillers du Premier ministre palestinien, Mahmoud Abbas, les actions israéliennes contre le Hamas rendent très difficile la finalisation d'un accord de cessez-le-feu par les organisations militantes armées palestiniennes. Il a été annoncé, mercredi 25 juin 2003, que le Hamas et le Jihad islamique avaient donnée leur accord à une trêve de trois mois, pendant laquelle ils cesseront leurs attaques à la fois en Israël et dans les territoires occupés. L'accord n'est cependant toujours pas finalisé. Michael Tarari a ainsi déclaré, jeudi 26 juin, que l'affrontement « n'est pas un conflit militaire. C'est un conflit politique [?] Les Israéliens ne pensent qu'en terme de sécurité d'Israël. Le manque de sécurité en Israël est directement lié au manque de liberté palestinien. Il faut s'adresser aux deux côtés simultanément. » L'accord officiel pourrait être annoncé lors de la visite de la conseillère nationale de Sécurité états-unienne, Condoleezza Rice, ce week-end. Les fuites concernant l'accord ont contraint Abdel Aziz Rantisi, considéré comme l'un des plus fervents défenseurs de la ligne dure du Hamas, à démentir qu'un accord ait été trouvé, mais tous les autres porte-paroles du Hamas à Gaza ont confirmé que les négociations avaient abouti, et que le cessez-le-feu serait limité à trois mois. L'accord a été réalisé au cours du week-end, lorsqu'une délégation d'officiels du Fatah venant de Ramallah s'est rendue en Syrie pour y rencontrer la direction du Hamas, Khaled Mashal. Les hommes du Fatath, Kadura Faras et Ahmed Ghanem, étaient des émissaires du leader emprisonné du Tanzim, Marwan Barghouti, qui a joué un rôle décisif dans la médiation en vue d'un cessez-le-feu. Les déclarations contradictoires en provenance du Hamas et du Jihad isla mique sont le résultat de querelles internes. Abdel Aziz Rantisi est en effet proche de la branche armée du Hamas, et opposé à un cessez-le feu. Khaled Mashal et, d'une manière plus significative, le leader spirituel du Hamas, cheikh Ahmed Yassin, soutiennent l'accord de trêve, ainsi que deux membres importants du Hamas, Ismail Abu Shnab et Mahmoud a-Zahar.

Gretta Duisenberg accompagne une délégation médicale dans les Territoires occupés Le 23 06 2003
Le 23 juin prochain, une délégation médicale composée de cinq médecins des Pays-Bas et de Belgique, partira pour la Cisjordanie et la bande de Gaza, en compagnie de Gretta Duisenberg, présidente de l'association Stop de Bezetting. Mw. Duisenberg, l'épouse du président de la Banque centrale européenne, jouit d'une réputation internationale en raison de ses actions de solidarité pour les droits des Palestiniens, et a reçu en 2002 le prix de la Ligue des droits de l'homme. Le voyage, intitulé « Medical Fact Finding Mission Palestine », est organisé par Stop de Bezetting, en collaboration avec Médecine pour le Tiers Monde, Médecins pour la Paix, l'Union of Palestinian Medical Relief Committees, CODIP, le Vlaams Palestina Komitee et la Plate-forme d'action Palestine. Les cinq médecins sont, pour les Pays-Bas, Tariq Shadid, chirurgien de Sneek, et Henri van de Vall, interniste de Ouderkerk a/d Amstel ; pour la Belgique, Guido Vanham, interniste/virologue d'Anvers, Colette Moulaert, pédiatre de Charleroi, et Sofie Blancke, spécialiste en médecine tropicale/généraliste d'Anvers. L'objectif de la visite de cette délégation est de rassembler des informations sur la situation actuelle des soins de santé dans les territoires palestiniens qui, selon des informations récentes, souffrent gravement de l'occupation israélienne. La fermeture continuelle de voies de communication due aux nombreux check points de l'armée israélienne a conduit, dans de nombreux cas, à des délais dans l'acheminement de l'aide médicale, ce qui a souvent été fatal pour les malades. Le bouclage des territoires a porté atteinte à l'économie locale, au point que l'état de santé en général, et celui des enfants, des malades et des personnes âgées en particulier, est gravement compromis, en raison de la sous-alimentation. Par ailleurs, on dénombre de nombreux cas de tirs contre du personnel médical, des ambulances et des hôpitaux par l'armée israélienne, et il n'est pas rare que lon déplore des morts dans ces attaques. La délégation visitera des hôpitaux, des centres de santé et des camps de réfugiés, pour tenter de se faire une idée de l'ampleur de la problématique et en déterminer les causes. A l'issue du voyage, le rapport qui découlera de cette mission sera soumis à David Byrne, le Commissaire à la Santé et à la Protection des consommateurs de la Commission européenne. Le rapport sera ensuite transmis au Parlement européen et aux gouvernements belge et néerlandais. La délégation fera parvenir quotidiennement des nouvelles par e-mail, accessibles sur les sites web www.intal.be et www.stopdebezetting.nl. La délégation sera contactable en permanence par mobile, pour des interviews. Personne de contact en Belgique : Anne van Mackelenberg Tél: (0032) 486 21 90 17, annevm@pandora.be
http://www.intal.be

Compte rendu hebdomadaire de LAW pour l'ensemble des territoires palestiniens occupés Le 12 06 2003
POUR LA PÉRIODE DU 12 AU 18 JUIN 2003Cette semaine, les troupes israéliennes ont tué 16 Palestiniens dont deux petites filles et une femme. Ce sont Khawla Taha (2) ; Amal al-Jarusha (8) ;Khaled Saqer (19) ; Fadi Jaradat (23) ; Nabil Jaradat (25) ; Islam Taha (25) ;Fouad al-Lidawwi (26) ; Ahmad Samour (30) ; Said Ghabayin (30) ; YassirTaha(31) ; Salih Jaradat (33) ; Mohammad Matar (34) ; Jihad al-Saudi (36) ; SalimSalha (41) ; Yassin Murtaja (52) et Rafat al-Za'neen.
http://www.forumdescitoyens.net/nantes/article.php3?id_article=286

L'ONU dénonce les conditions de vie déplorables des Palestiniens Le 30 05 2003
Paris, Genève, le 30 mai 2003 Fédération Internationale des Droits de l'Homme Le Comité des Nations Unies sur les droits économiques, sociaux et culturels après examen du rapport de l'Etat d'Israël a rendu publiques ses observations finales particulièrement critiques par rapport à la situation à la fois dans les Territoires occupés et en Israël. En effet, le Comité a dénoncé les conditions de vie particulièrement 'déplorables' des Palestiniens dans les territoires occupés, 'résultant de l'occupation continue et des mesures conséquentes de fermeture des territoires, de couvre-feu, de blocus routier, de 'checkpoints' de sécurité' : 'absence de passage sécurisé de personnels médicaux et des malades aux points de contrôle, - entrave à la circulation pour les approvisionnements essentiels, pour l'accès au travail et aux établissements scolaires, - démolition de maison et confiscation des terres etc. Le Comité a également critiqué le projet de construction d'un 'mur' de sécurité autour des territoires et les politiques de distribution d'eau dans les territoires occupés. Par ailleurs, le Comité s'est inquiété de la différence de traitement persistante entre citoyens juifs et non-juifs, en particulier les communautés Arabe et Bédouine. Le Comité a critiqué les expropriations massives des villages Bédouins non-reconnus (confiscation de terres, destruction de maisons, de cultures, de plantations?). Le Comité des droits économiques et sociaux a rappelé 'qu'une insistance excessive sur l'Etat en tant qu' ' Etat juif' encourage la discrimination et confère aux citoyens non-juifs un statut de seconde zone, ce qui se traduit par un niveau de vie plus faible parmi les Arabes israéliens du fait notamment d'un accès restreint aux syndicats, du manque d'accès au logement, à l'eau, à l'électricité, aux soins de santé et d'un niveau d'éducation plus faible '. Ces éléments rejoignent les conclusions d'une misson d'enquête de la FIDH réalisée en 2001 qui avait déjà dénoncé les multiples discriminations tant légalisées qu'empiriques à l'égard des citoyens arabes israéliens (Cf. Rapport de mission : Des étrangers de l'intérieur : le statut de la minorité palestinienne d'Israël). La FIDH se félicite de ces conclusions tant la question des discriminations envers les Arabes israéliens est rarement mise en exergue par les instances internationales. Ces conclusions révèlent également avec force les conséquences de l'occupation sur la vie quotidienne des populations des Territoires occupés. A cet égard, la FIDH appelle d'urgence une résolution politique du conflit israélo-palestinien et la fin de l'occupation. Source : Fédération Internationale des Droits de l'Homme vu sur le site de l'AFPS

Pourquoi pas des casques bleus pour la palestine Le 12 04 2003
Après avoir vu le slogan DES CASQUES BLEUS POUR L'IRAK scandé par les Casques Bleus Citoyens lors de la manifestation du samedi 12 aril, un manifestant nous demande : pourquoi pas des casques bleus pour la Paléstine ? Deux poids deux mesures ?

Création de la fonction de Premier ministre de l'Autorité palestinienne Le 11 03 2003
L'approbation par le Conseil central de l'OLP et le Conseil législatif palestinien de la proposition du Président Arafat de créer une fonction de Premier ministre constitue une étape importante dans la voie des réformes souhaitées par le peuple palestinien comme par la communauté internationale. Nous avions salué, le 14 février dernier, la décision annoncée par le Président Arafat de progresser dans cette direction. Le Conseil européen du 17 février avait fait de même. Nous devons naturellement étudier en détail le projet de loi adopté par le Conseil législatif, notamment en ce qui concerne les compétences attribuées au Premier ministre. Il reste d'ailleurs au Président Arafat à désigner officiellement le Premier ministre. Le processus n'est pas achevé et nous continuons à le suivre et à l'appuyer.

FEMMES PLURIELLES en Palestine Le 01 03 2003 à PALESTINE
Une mission civile de femmes, dont cinq Argenteuillaises, toutes adhérentes des associations « FEMMES PLURIELLES » et « Argenteuil, Solidarité Palestine » ont participées à une mission civile de solidarité avec les femmes palestiniennes, à l'occasion de la semaine internationale des Droits des Femmes Le voyage à eu lieu du 01 mars au 10 mars 2003. Les villes visitées étaient Tel Aviv, Jérusalem, Ramalla, Hébron, Naplouse, Gaza, etc...Contact nadiajournaliste@yahoo.fr

Projet de transfert de centaines de milliers de Palestiniens vers la Jordanie Le 26 02 2003
Enfin, cette guerre [...] poussera l'armée israélienne à une répression accrue des Palestiniens et pourrait même ouvrir la porte au projet de transfert de centaines de milliers de Palestiniens vers la Jordanie..

La conduite à tenir envers l'état d'Israel (Les Verts) Le 25 02 2003
Une délégation du C.R.I.F., conduite par Roger Cukierman, son président et une délégation des Verts, conduite par Gilles Lemaire, secrétaire national, se sont rencontrés Mardi 25 février 2003 à 17 heures au siège des Verts à leur invitation. Les deux délégations ont affirmé leur volonté commune de combattre le racisme, et l'antisémitisme et condamné le terrorisme sous toutes ses formes. En ce qui concerne le Proche-Orient, les deux délégations ont estimé que la solution ne peut être que politique et qu'elle passe par la coexistence pacifique dans des frontières sûres et reconnues de deux Etats, celui d'Israël et d'un Etat palestinien. S'agissant du droit de critique contre les autorités ou gouvernements impliqués dans le conflit du Proche-Orient, elles ont souhaité que ces critiques n'utilisent pas des formes susceptibles de diaboliser l'une des parties. Il s'agit d'éviter de créer un climat de haine entre partisans et adversaires des protagonistes du conflit, en évitant également toute assimilation du sionisme au nazisme. Les deux parties ont noté leur désaccord sur la question du boycott des produits israéliens et des universités israéliennes. Les deux parties considèrent que ce dialogue entre démocrates, absolument clairs dans la dénonciation de l'antisémitisme et du racisme, a été utile et positif et conviennent de le poursuivre.

Aux côtés de l'Orchestre de Nazareth (composé de juifs, de musulmans et de chrétiens) Le 07 02 2003 à PALESTINE
[...]Je suis enchantée de pouvoir travailler avec cet ensemble monté par son chef Suheil Radwan. Ça m'a rappelé un livre collectif que j'avais écrit sur le conflit israélo-palestinien Un très proche Orient dans lequel cent personnes avaient participé - des Palestiniens, des Israéliens, des poètes, des psychanalystes, des historiens, des gens venus de tous les horizons. J'avais proposé une page subjective, sensible, pas idéologique, pas politique. Parce que ce conflit m'a toujours paru insupportable étant donné que là d'où je viens, j'ai vu des Juifs, des Arabes et des chrétiens dormir, manger ensemble. Au nom de ce souvenir, je me suis souvent manifestée, pas seulement sur ce conflit, mais sur n'importe quel conflit. C'est pourquoi, aujourd'hui, la guerre des États-Unis me paraît tout à fait inique et folle. Ça s'est fait à la suite de mon livre, lequel a été envoyé aux instituts français locaux au Moyent-Orient - Bagdad, Nazareth, Jérusalem, Amman - qui m'ont invitée à le présenter et à venir chanter. Voulant faire une création, j'ai trouvé là l'occasion rêvée pour cette aventure musicale. J'avais imaginé des choses orientales, authentiques et j'ai envoyé des maquettes à Bagdad et Nazareth où les musiciens ont pu se familiariser avec mes chansons. J'avais déjà interprété Oum Kalsoum avec l'Orchestre de Nazareth, mais ce n'est qu'après que je me suis aperçue qu'il était composé de juifs, de musulmans et de chrétiens. Ça a été la cerise sur le gâteau ! J'étais ravie que ce soit comme ça, de plus, c'est une formation qui a une sensibilité merveilleuse. [...]
http://humanite.presse.fr/journal/2003-02-07/2003-02-07-257744

La femme du président de la Banque centrale européenne déjeunera avec Arafat Le 06 01 2003 à RAMALLAH
Greta Duisenberg s’est envolée hier pour Israël pour y exprimer son soutien aux Palestiniens et pour rencontrer Yasser Arafat. Mme Duisenberg a déjà suscité une polémique l’an dernier dans son pays lorsqu’elle a décidé de déployer un drapeau palestinien

Le génocide des indiens d'amérique se répéte Le 01 01 2003
L'épopée de l'homme blanc aux amériques, en Afriques, plus particulièrement l'Afrique du Sud, le retour des juifs en Palestine pour fonder l'Etat d'israel et étendre sesz frontières en se jouant de la loi et de l'ordre international, sont des épisodes traumatisants, dont les effets sont loin d'êtres épuisés sur les populations conquérantes. Ce n'est vraisemblablement pas un hasard si la société américaine reste une société où la violence interne est la plus forte, où la liberté s'entend aussi comme celle d'avoir une arme à domicile. De même que n'est pas un hasard la sympathie sans borne que les Etats-Unis éprouvent pour la conquête israélienne de la Palestine, qui rappelle en miniature celle du continent américain - répétition, dans l'inconscient collectif protestant, du schéma biblique de conquête d'une nouvelle 'Terre Promise'.

L'intervention citoyenne internationale Le 01 01 2003
L'intervention citoyenne internationale ne peut en aucun cas remplacer une force officielle, que devrait constituer l'ONU afin d'assurer la protection du peuple palestinien. Nous réclamons la constitution et l'envoi d'une telle force. C'est indispensable et urgent.
http://www.cnt-f.org/international/article.php3?id_article=163

Voyage en Palestine du 11 au 22 décembre 2002 Le 23 12 2002 à PALESTINE
Ce voyage d'une dizaine de jours fut à la fois éprouvant et instructif. Eprouvant à cause du stress (contrôles, risques...), de la fatigue (tout déplacement est épuisant car il doit être fait en plusieurs étapes, à cause des check-points et couvre-feux), du froid et de la boue (maisons non chauffées, chemins détournés moyennement praticables). Instructif, car j'ai rencontré des tas de gens formidables et pu constater (ce que ne nous montrent jamais les médias) que beaucoup de Palestiniens se livrent non seulement à des actes de désobéissance civile très courageux, mais qu'ils se battent pour des idéaux, pour construire, malgré l'occupation, la terreur et le désespoir, une société démocratique où les femmes et les enfants joueront un rôle primordial. J'ai été très impressionnée par le nombre d'associations composées de volontaires œuvrant pour l'émancipation des femmes, pour l'éducation laïque des enfants, sans compter tous ceux qui donnent leur temps (et ce qui leur reste d'argent) pour la défense des prisonniers, pour apporter de la nourriture à ceux qui n'en ont pas. Et malgré une vie quotidienne insupportable (couvre-feux, check-points, nourriture et soins médicaux de plus en plus difficiles, incertitude permanente sur ce qui est autorisé et ce qui ne l'est pas, sur l'humeur des soldats), les gens restent souriants, prêts à aider, à renseigner....
http://www.solidarite-palestine.org/doc305.html

Le personnel de l'ONU cible de Tsahal Le 11 12 2002
Proche-Orient. Soixante-quatre des collègues d'Iain John Hook, tué par l'armée israélienne, adressent une sévère lettre ouverte au gouvernement de Tel-Aviv. Au lendemain de la destruction délibérée par l'armée israélienne d'un dépôt du Programme alimentaire mondial contenant plus de 500 tonnes de vivres destinées à la population palestinienne de la bande de Gaza, et dix jours après la mort de leur collègue Iain John Hook, responsable de l'Agence des Nations unies pour les réfugiés de Palestine, tué par des balles israéliennes devant le local de l'ONU à Jenine, 64 membres du personnel des Nations unies dans les territoires palestiniens ont publié mercredi une lettre ouverte dont voici l'essentiel : ' Nous, signataires, sommes membres du personnel des Nations unies, mais nous écrivons en notre nom personnel. Nous travaillons tous en Cisjordanie et dans la bande de Gaza pour apporter l'aide humanitaire nécessaire à une population en détresse. En accomplissant les tâches qui sont les nôtres nous avons été témoins de nombreuses tragédies des deux côtés. Nous venons du monde entier pour travailler, sans favoritisme, à alléger la peine et les souffrances qui affligent depuis trop longtemps cette terre. Aujourd'hui, une fois encore la tragédie nous a atteints. Pour nous, l'expression de la tristesse et les excuses ne suffisent plus. Le langage diplomatique des bureaucrates ne suffit plus. Nous écrivons pour exprimer notre condamnation absolue du meurtre insensé de Iain Hook à Jenine le 22 novembre. Sur la base d'informations notoirement crédibles, nous condamnons l'armée israélienne dans les termes les plus forts pour son action délibérée contre un homme désarmé, un homme visé dans le dos par un sniper militaire pendant qu'il négociait avec l'armée israélienne l'évacuation de femmes et d'enfants ainsi que de l'équipe de l'ONU qui se trouvait à ce moment-là dans le local. Notre condamnation est renforcée par le fait que les soldats ont refusé de permettre à l'ambulance appelée pour évacuer Iain de parcourir les derniers mètres qui lui auraient permis d'arriver jusqu'à lui. Au lieu de cela, ils ont obligé l'équipe de l'ONU à chercher un autre chemin pour venir à son secours. Cela a causé un tel retard qu'il était certain que le travail accompli par la balle serait achevé par le refus de l'armée israélienne de respecter les règles les plus élémentaires d'humanité. Le choc provoqué par cet événement n'est pas isolé. Depuis deux ans, le personnel des Nations unies est soumis à un harcèlement et à une violence croissants de la part de l'armée israélienne, au point que la protection que suppose le fait d'arborer les lettres bleues de l'ONU n'existe plus. Le personnel de l'ONU - aussi bien internationaux que Palestiniens - a été agressé verbalement, battu, visé et tué par les soldats israéliens. Il y a eu des interventions armées contre des employés et des véhicules de l'ONU, y compris les ambulances et le personnel médical. Les écoles de l'UNRWA, les cliniques, les bureaux ont été frappés par des bombes, des roquettes, des obus et des fusils même en plein jour, mettant en danger la vie du personnel, et dans le cas des écoles, celle des enfants. Les immeubles occupés par l'ONU ont été régulièrement endommagés par les bombardements de l'aviation israélienne. Tragiquement, Iain Hook n'est pas la première personne travaillant pour l'ONU à mourir entre les mains de l'armée israélienne cette année. En mars, Kamel Hamdan a été tué alors qu'il circulait en Cisjordanie dans une ambulance clairement marquée UNRWA. En avril, Husni Amer est mort pendant une garde à vue militaire à Jenine après avoir, selon les témoins, été brutalement frappé par les soldats. Etant donné leur silence, nous supposons que les autorités israéliennes ont ignoré les demandes d'enquête de l'ONU sur ces deux incidents et n'ont pris aucune mesure disciplinaire contre les soldats impliqués. Pour nous, cela semble confirmer l'hypothèse d'un total manque de respect de la part de l'armée israélienne pour la vie de ces hommes, la sécurité du personnel de l'ONU ou les règles minimum qu'impose la loi internationale qui protège le personnel de l'ONU et les autres travailleurs humanitaires. (...) Nous demandons avec force que le gouvernement israélien traduise en justice les responsables du meurtre d'Iain. Seules les sociétés les plus barbares permettent à des hommes armés en uniforme de tuer les travailleurs humanitaires sans crainte d'être punis. Nous pensons qu'Israël ne souhaite pas voir ses troupes revêtues des mêmes couleurs que les miliciens qui ont entaché certains autres conflits dans le monde. Comme personnel de l'ONU, nous comptons sur la protection du gouvernement israélien pour nous permettre d'assumer nos responsabilités humanitaires partout où l'on a besoin de nous. Il ne s'agit ni de politesse ni de faveur, mais du respect par Israël de ses obligations à l'égard de la législation internationale et de son engagement de faciliter le travail de l'UNRWA dans les territoires occupés.

Des juifs français dénoncent le « chantage à la solidarité communautaire » Le 01 12 2002
Plusieurs dizaines d'intellectuels, artistes ou militants associatifs juifs français ont pris, depuis le début de la nouvelle intifada palestinienne, leurs distances avec l'État d'Israël, certains d'entre eux critiquant le «chantage à la solidarité communautaire». Leurs prises de position contrastent avec celles des principales institutions, religieuses ou laïques, de la communauté juive française, qui ont appelé à la «solidarité», comme le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), voire comme le Consistoire central, à «l'identification avec Israël». Quelques jours après le début, fin septembre, des affrontements, qui ont fait jusqu'à vendredi matin 294 morts côté palestinien, dont treize Arabes israéliens, et trente-huit côté israélien ainsi qu'un Allemand, un premier appel signé par une soixantaine de personnes, dénonçait «les responsabilités politiques» de l'État d'Israël dans ces affrontements. Les signataires, dont l'ancien directeur de Médecins sans frontières (MSF) Rony Brauman, la veuve de l'ancien chef du gouvernement français Pierre Mendès-France, Marie-Claire et l'historien Pierre Vidal-Naquet dénonçaient également «le chantage à la solidarité communautaire» des dirigeants israéliens. Soulignant qu'ils n'ont pas «pour habitude de s'exprimer en qualité de juifs», ils estimaient «qu'en prétendant parler au nom de tous les juifs du monde (...), les dirigeants de l'État d'Israël s'arrogent aussi le droit de parler, malgré nous, en notre nom». Dans une tribune publiée dans le quotidien Le Monde quelques jours après ce premier appel, la réalisatrice Eglal Errera estimait que «pour la première fois de notre histoire moderne, ce sont les autres en l'occurrence les Palestiniens , et pas nous, les victimes». Elle se prononçait aussi pour une reconnaissance «unilatérale et sans contrepartie» du fait «que la création de l'État d'Israël a infligé à des centaines de milliers de personnes un tort moral et historique dont elles continuent à payer le prix fort». Fin octobre, le philosophe Gerald Sfez, qui affirmait ressentir comme «une blessure (...) l'occasion saisie par Israël de déclencher l'engrenage d'une montée aux extrêmes», en appelait «à tous les juifs de France pour un travail de mémoire à l'opposé du réflexe (...) de dévotion inconditionnelle à l'État d'Israël». Cette semaine, des personnalités juives et arabes ont créé un collectif «pour soutenir les droits du peuple palestinien» dont le droit au retour des réfugiés chassés de leur terre depuis 1948 et réclamer le retrait «inconditionnel» de l'État d'Israël des territoires palestiniens. Parmi les fondateurs de ce collectif, figurent le président de la Ligue française des droits de l'homme (LDH) Michel Tubiana, l'avocate et ancien ambassadeur à l'Unesco Gisèle Halimi ainsi que l'historien Mohammed Harbi et le romancier Mohammed Berrada. Également cette semaine, une centaine de juifs de la diaspora, dont Errera, Sfez, le philosophe Jacques Derrida, le journaliste Jean-Daniel et le pianiste Laurent Cabasso, ont estimé dans un texte commun «qu'il n'y aura ni paix ni sécurité pour les deux peuples (israélien et palestinien) sans retrait des territoires occupés». «Le gouvernement d'Ehud Barak n'a pas démantelé une seule colonie depuis son accession au pouvoir. Au contraire, il a fait plus que le gouvernement de Benjamin Netanyahu pour développer et renforcer les colonies israéliennes dans les territoires palestiniens», ont-ils déclaré.

ne pas faire l'amalgame entre le terrorisme d'Al-Qaïda et les actions palestiniennes Le 29 11 2002
'Il n'y a aucune relation entre la résistance du peuple palestinien, même les attentats terroristes contre des civils, et une action d'un réseau international terroriste qui a le projet de créer une internationale islamique', a martelé Leïla Chahid sur Europe-1. L'attentat de Mombasa au Kenya qui a été revendiqué par une organisation encore inconnue -l'Armée de la Palestine- 'semble être l'oeuvre des réseaux des amis de Ben Laden', a estimé Leïla Chahid qui a précisé de ne pas connaître cette organisation. 'Celui qui a eu lieu à Beit Shean est une réponse malheureuse de vengeance contre des civils des Brigades d'Al-Aqsa qui venaient de voir leurs dirigeants assassinés à Djénine'. 'Cela fait deux ans que je dis, depuis les attentats de Ben Laden, qu'il faut faire attention', a prévenu Leïla Chahid. 'Tant que ce foyer de guerre en Palestine et d'injustice n'est pas calmée par une initiative, Ben Laden a dit qu'il s'emparera de cette question pour se faire soit-disant le héros de la justice en Palestine'. Selon elle, 'Ben Laden continuera à utiliser tous les foyers de tension grave dans le monde qui peuvent mobiliser l'opinion publique musulmane'. Interrogée sur un possible rapprochement entre les Palestiniens et le réseau terroriste d'Oussama ben Laden, Leïla Chahid a déploré que ce soit 'une menace dans la tête de ceux qui veulent penser qu'il y a une guerre mondiale entre l'islam et le monde chrétien'. 'C'est très important nous sommes face à une menace sur le plan international très grave'. 'Celle sur laquelle, moi, j'ai un pouvoir de solution, c'est la question israélo-palestienne', a-t-elle souligné. Et de critiquer violemment 'la diplomatie internationale' qui 's'en est complètement lavé les mains'.

Pitié, pas de guerre civile en Palestine ! Le 27 11 2002
Des officiels du Fatah ont appele l'Autorite palestinienne a prendre les mesures politiques necessaires pour reaffirmer son autorite sur le terrain, meme si cela signifie une confrontation avec le Hamas. Lundi, Tsahal a publie un document saisi emanant du Hamas, et indiquant que les mouvements islamistes avaient pour objectif d'affaiblir l'Autorite palestinienne et de prendre sa place. 'Le temps des declarations est termine, maintenant nous devons agir pour montrer au Hamas qu'il n'existe qu'une seule autorite ­ l'Autorite palestinienne', a declare un officier de securite de l'Autorite palestinienne.

LES VILLAGES CONCERNÉS PAR LE MUR D'ANNEXION SONT PRIVÉS DE LEURS RESSOURCES EN EAU Le 01 11 2002

Procès de Marouane Barghouti Le 03 10 2002 à RAMALLAH
Alain Krivine, au sein d’une délégation de quatre parlementaires européens, se rendra, dès demain 1er octobre, en Israël et dans les territoires occupés pour assister au procès de Marouane Barghouti qui s’ouvre le 3 octobre. De nombreuses rencontres sont prévues dont l’une avec Yasser Arafat.

Visite à l'Autorité Palestinienne Le 08 05 2002 à PALESTINE
À l'initiative de l'eurodéputée française Alima Boumedienne, nous nous sommes rendus, du 8 au 10 mai 2002, en visite à l'Autorité Palestinienne et au Camp de la Paix israélien (Femmes en Noir, La Paix Maintenant, etc.). [...] Le 8 au soir, un représentant de l'Union européenne est venu nous présenter une estimation sommaire des destructions (depuis le 1er mars), soit environ 300 millions d'euros dont beaucoup d'équipements réalisés avec l'argent de pays donateurs. Il s'est livré à une réfutation point par point du fameux document de cent pages (que j'ai pu moi-même consulter) fourni par le gouvernement israélien pour ' démontrer ' le financement du terrorisme par l'Autorité, avec l'argent de l'UE. Il est facile de constater, à partir des pièces comptables fournies dans ce document, que ces accusations ne tiennent pas debout. A tout casser, 20 000 euros n'ont pas de justificatifs précis (les dépenses à financement UE sont très contrôlées et par l'UE et par le FMI), et les deux pièces demandant explicitement une subvention pour la Brigade des Martyrs Al-Aqsa n'ont justement pas été acceptées . Ce qui n'est pas très étonnant : je suppose que le terrorisme dispose de canaux moins voyants pour se faire financer ! Le 9 au matin , nous avons rendu visite au président du Parlement palestinien, Abou Alaa, qui nous a fait trois demandes : - exiger une force internationale de protection de la population palestinienne, - exiger le démantèlement des colonies, - refuser les importations de produits israéliens en provenances des Territoires occupés. En nous rendant ensuite à Ramallah et le lendemain à Naplouse, nous avons mieux compris le sens de ses deux premières demandes. Les Territoires sont un archipel de villes et bourgs palestiniens cloisonnés par une armée d'occupation imposant des contrôles aussi humiliants qu'incessants, tandis que les colonies sont reliées par des voies express bien dégagées. À Ramallah, nous avons visité ce qui reste du complexe administratif de l'Autorité palestinienne (financé par l'Union européenne), complètement ravagé par Tsahal, y compris la salle du Conseil des ministres, malgré les sacs de sable qui obstruaient les fenêtres, et le Parlement palestinien ravagé par les occupants, y compris son self-service ! Idem pour le siège du département de la ' sécurité préventive ' d'où l'Autorité, aidée par la CIA, tentait de contrôler les agissements du Djihad et du Hamas. Idem pour le ministère de l'Éducation, dont tous les ordinateurs ont été détruits, comme si le but était d'empêcher l'enseignement de fonctionner et de perpétuer une élite palestinienne instruite. Cinglant démenti à l'article négationniste de Lanzman le même jour dans le Monde, qui niait et la matérialité des destructions et l'utilité d'y aller voir.[...]
http://lipietz.net/article.php3?id_article=863

Délégation pour la protection civile des palestiniens Le 13 04 2002
Dans le cadre de la Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien Le Collectif Faty KOUMBA (Libertés, Droits de l'Homme et non-violence) se rendra du 13/04/02 au 20/04/02 en Palestine en délégation pour la protection civile des palestiniens. [commentaire LCBC : Bravo pour l'Idée des Casquettes BLEUES De l'ONU!!!!]

La mise à mort de l'Autorité palestinienne Le 12 04 2002
La fin espérée des offensives militaires israéliennes, décidées le 29 mars, laisse planer une menace sur la visite du secrétaire d'Etat américain Colin Powell dans la région : l'illusion cynique ou hypocrite d'un possible retour en arrière, d'une parenthèse qui pourrait être refermée à la suite de molles admonestations. Les blindés de Tsahal ont mis un terme à un processus engagé concomitamment au soulèvement palestinien, il y a déjà des mois : la mise à mort de l'Autorité palestinienne. Créée de toutes pièces par les accords d'Oslo conclus en 1993, cette Autorité était l'outil permettant d'accompagner les discussions qui devaient conduire à la proclamation négociée d'un Etat palestinien. Cette Autorité, en fait, n'est plus. Dès le début de l'Intifada, les institutions palestiniennes ont été privées de ressources par Israël, qui refuse désormais de rétrocéder la part qui leur revient des taxes douanières perçues sur les produits à destination des territoires occupés et autonomes.

Témoignage de José Bové à son retour à Paris suite à son expulsion de la Palestine par les Israéliens Le 02 04 2002
'Nous avons passé les dernières 48 heures en prison, dans des camps d'internement de l'armée israélienne. Nous y avons vu des scènes extraordinairement choquantes, des centaines de Palestiniens emprisonnés dans des camps avec des miradors, des centaines de Palestiniens raflés en pleine nuit', a déclaré José Bové aux journalistes, à sa descente d'avion. 'Quand nous avons quitté Ramallah, l'armée israélienne venait d'entrer dans le centre de soins et de détruire tous les médicaments (...). L'eau n'est plus disponible à Ramallah. Les bulldozers israéliens ont tout détruit', a-t-il ajouté. 'Nous avons rencontré Arafat deux fois dans son QG. Il nous est apparu volontaire et déterminé. (...). Il nous a dit: +Il n'est pas question de me rendre, il n'est pas question de négocier avec les Israéliens, je préfère mourir+", a relaté le responsable de la Confédération paysanne. 'Le peuple palestinien est debout. Le peuple palestinien n'est pas battu par cette attaque, son courage n'a d'égal que sa détermination de mener le combat jusqu'au bout', a-t-il lancé. Encadré par la police, José Bové est ensuite monté dans une voiture qui devait le ramener à Paris. Devant l'aérogare, où des dizaines de policiers et CRS tentaient de maintenir l'ordre, des incidents ont continué à opposer pro-palestiniens et pro-israéliens jusque vers 14H00. Un peu plus tard, lors d'un point de presse, le militant pacifiste en a appelé à l'Etat et au gouvernement français pour demander l'envoi de troupes de protection du peuple palestinien. Dimanche, José Bové avait été arrêté en compagnie d'autres volontaires civils à Ramallah (Cisjordanie) après avoir pénétré dans le QG de Yasser Arafat encerclé par l'armée israélienne. Selon José Bové, il reste dans le QG trente-quatre militants de la 'mission civile pour la protection du peuple palestinien', dont vingt Français partie prenante de cette campagne lancée en juin 2001 à l'initiative de militants proches de la gauche et des mouvements sociaux pour soutenir les Palestiniens. 'Personne dans le bâtiment de Ramallah n'acceptera de sortir et de se rendre à une armée d'occupation', a-t-il affirmé.

Confusion entre la lutte antiterroriste et la destruction de l'Autorité palestinienne Le 02 04 2002
Contrôlant déjà Qalqilya et Ramallah, où le QG de de la Sécurité préventive palestinienne a été bombardé, les forces israéliennes ont poursuivi dans la matinée leurs opérations en Cisjordanie, pénétrant ainsi dans Bethléem et Tulkarem. Au moment où une vingtaine de diplomates européens étaient empêchés mardi par l'armée israélienne d'entrer dans Ramallah, l'UE et la Russie ont mis en garde Israël contre toute confusion entre la lutte antiterroriste et la destruction de l'Autorité palestinienne.

L'ARTICLE PREMIER DE LA DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L'HOMME BAFOUÉ Le 16 03 2002
Cette conspiration du silence doit être dénoncée. Il n'y a pas deux poids et deux mesures, nous n'assistons pas ici à une partie de ballon prisonnier. Il n'y a pas d'un côté les bons et de l'autre les 'méchants' qui sont stigmatisés de manière unilatérale et unanime. Il s'agit d'enfants, de femmes et d'hommes qui tous les jours meurent sous les balles israéliennes ou qui sont arrêtés dans des conditions où est nié le respect aussi bien du droit international que du droit international humanitaire. Dans cette partie du monde, tous les jours, au su et au vu de tout le monde, l'article premier de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme 'Tous les hommes naissent libres et égaux en dignité et en droits' est nié, bafoué en toute tranquillité. Il suffit de regarder, d'interroger, de rester et de vivre dans les Territoires occupés avec le peuple palestinien pour palper l'enfermement, pour respirer l'emprisonnement, pour sentir l'oppression de cette colonisation et pour savoir ce que c'est que de vivre ainsi... sous la contrainte et sous la loi d'occupation dictée par les occupants, par les colons... Et l'on peut même mesurer, si l'on veut s'en donner la peine, la force existentielle du peuple palestinien, son courage, sa vitalité et sa responsabilité. Travailler sur la question du droit international humanitaire ne peut s'appréhender qu'en contextualisant la lutte du peuple palestinien qui se bat depuis 53 ans pour obtenir son droit à vivre dans un État aux frontières justes et viables. Ce ne sont pas des terroristes. C'est un peuple qui combat pour exercer le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes - article premier du Pacte international relatif aux droits civils et politiques mais aussi celui relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. Se référer aux textes du droit international ne peut pas être entendu comme un cautionnement aux actes qui violent les droits de l'Homme ' je parle des attentats-suicides ' utilisées par certains d'entre eux. Les violations du droit international humanitaire sont flagrantes et constantes, mais encore plus nombreuses et produites de façon tout à fait systématique depuis le début de la seconde Intifada. L'État israélien agit en toute impunité et s'est engouffré avec une facilité dangereuse pour lui-même dans la faille ouverte par les Américains dans leur chasse aux terroristes... et du coup, de nombreux pays qui devraient soutenir le peuple palestinien restent trop silencieux face au terrorisme et à l'hégémonie américains. Alors, encore plus aujourd'hui, il est indispensable que nous soyons aux côtés du peuple palestinien pour regarder ce qui se passe, pour informer des événements à la lecture du droit international et du droit humanitaire international et pour dénoncer toutes les violations. Si le droit international humanitaire est respecté, alors peut-on penser que les attentats-suicides seront réduits. Si l'article premier des deux Pactes internationaux sont enfin opératoires, alors les conditions d'une paix seront réunies, mais il ne peut s'agir d'une paix dont le gouvernement israélien seul aura défini les contours. La nature de cette paix conditionne le règlement de cette guerre d'occupation. Il est temps que les jeunes rencontrés après le passage des tanks se remettent à croire aux valeurs fondamentales des Droits de l'Homme et à penser que le monde hostile dans lequel ils sont obligés de vivre peut changer si les Droits Humains et le droit humanitaire international sont enfin respectés et deviennent indivisibles pour les uns et les autres. Tant que la 4ème Convention de Genève sera niée par l'État israélien et non appliquée pour la population palestinienne sous occupation, ' à l'intérieur de la Bande de Gaza, de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est ' alors le peuple palestinien a toute légitimité à penser qu'il est en danger et abandonné de toute la communauté internationale. Et les violations de la 4ème Convention de Genève ne manquent pas: La démolition de maisons n'a jamais cessé dans la Bande de Gaza alors que l'article 53 de la 4ème Convention précise qu'il est interdit de détruire des biens mobiliers ou immobiliers appartenant individuellement ou collectivement à des personnes privées (...)'.

VIOLATION DES DROITS HUMAINS DANS LES TERRITOIRES : LE RAPPORT PONSIN-BOUDJERADA Le 11 03 2002 à PALESTINE
Voici des extraits du rapport de la mission d'observation sur la question des violation des droits humains dans les territoires occupés, effectuée du 11 au 17 mars par Maître Nathalie BOUDJERADA Avocate à la Cour d'Appel de Paris et le Docteur Jean-Claude PONSIN, à la demande de la 'Commission arabe des droits humains'. [...]Nous nous sommes ainsi rendus du 11 au 17 mars 2002 à Jérusalem, Naplouse (camp de réfugiés de Balata), à Gaza (camp de réfugiés de Jabalia), Ramallah et Bethléem (camps de réfugiés de Deheisheh et de Aida). Nous y avons rencontré des habitants des camps palestiniens, des membres d'ONG, des avocats palestiniens et israéliens, des étudiants, des médecins et des blessés qui ont témoigné de leurs conditions de vie sous l'occupation et qui dénoncent, avec calme mais non sans émotion, les violations énumérées dans le présent rapport. [...]Restrictions à la liberté de circulation (article 33 de la Convention de Genève) Il est impossible de faire aujourd?hui en Palestine un projet de déplacement.[...]Dans la bande de Gaza, il nous a été impossible de visiter les camps du sud, surtout Khan Younis et Rafah, le check-point de Netzarim étant hermétiquement fermé.[...]Les barrages routiers mis en place par l'armée israélienne sont donc également des lieux qui allient arbitraire et humiliation systématique de la population palestinienne.[...]Destruction de l'économie palestinienne Les différentes occupations par l'armée israéliennes des zones A (sous direction strictement palestinienne) ont donné lieu à des destructions volontaires de constructions sans intérêt militaire, non accidentelles ni 'collatérales'.. L'infrastructure routière a été sérieusement endommagée par le passage des véhicules blindés qui ont détruit le revêtement asphalté dans toutes les zones que nous avons visitées, brisant au passage les pylônes supportant les lignes électrique et téléphonique et écrasant les voitures en stationnement, qu'il leur était facile d'éviter. [...]Dans le camp de Jabalia nous avons constaté la destruction systématique, à la dynamite, de trois ateliers de fabrication mécanique. Les machines ont été détruites méthodiquement. Leur remplacement nécessitera un investissement de plusieurs centaines de milliers de dollars et il est pour le moment impossible. La perte du produit national est très importante et plusieurs dizaines d'ouvriers sont au chômage. A Deheisheh c'est l'imprimerie du camp qui a été saccagée. Les ordinateurs, téléviseurs et machines d'impression d'une grande valeur ont été détruits. Sous le prétexte de lutter contre le terrorisme, des milliers d'hectares de cultures ont été rasés. De nombreuses serres de Gaza et des milliers d'arbres, en particulier des oliviers et des palmiers dattiers ont été déracinés. Ces destructions sont particulièrement visibles dans la région de la colonie de Netzarim, au centre de la bande de Gaza. Dans tous les lieux que nous avons visités, la destruction des maisons a été systématique.Agression physique contre la population civile Les victimes civiles ont été particulièrement nombreuses au cours du mois de mars à la suite de l'occupation des villes et des camps palestiniens par l'armée israélienne.[...]Agression psychologique contre la population civile. A l'occasion de la dernière offensive de l'armée israélienne, la population civile a été terrorisée de multiples façons. Les avions F16 et les hélicoptères Apache, qu'aucun projectile palestinien ne peut atteindre, rôdent dans le ciel et bombardent à l'occasion. La seule présence de ces engins de mort dans le ciel suffit à semer la terreur : nous en avons été témoins personnellement. Les énormes engins blindés israéliens sur lesquels ricochent les balles des policiers palestiniens, qui écrasent tout sur leur passage, canalisations, poubelles, voitures et poteaux métalliques, qui marquent profondément l'asphalte et détruisent les trottoirs, ressemblent à des monstres venus d'une autre planète et contribuent donc à terroriser la population civile, en particulier les enfants. Même pendant les périodes d'accalmie, tout rappelle aux Palestiniens que leur terre est occupée par l'étranger. Les colonies israéliennes s'étendent en encerclant les villes et villages de Palestine et s'installent, menaçantes, sur les hauteurs.[...]Conclusion Nous sommes indignés et nous réclamons justice, en particulier : - l'intervention d'une force de protection, avec la présence d'observateurs des Nations-Unies, - le démantèlement de toutes les colonies israéliennes dans les territoires occupés, - le retrait de l'armée israélienne d'occupation de tous les territoires occupés, - la mise en jugement devant des tribunaux compétents de tous ceux qui ont commis des crimes de guerre contre les Palestiniens
http://www.lagauche.com/lghebdo/2002/2002-13-01.html

La Palestine en état d'urgence sanitaire, selon deux médecins Le 03 03 2002 à PALESTINE
Opérations armées et bouclage des territoires entravent l'accès aux soins des populations Il y a urgence médicale en Palestine. Marcel-Francis Kahn, professeur de médecine, et Philippe Luxereau, cardiologue, membre de l'organisation Médecins du monde, tirent la sonnette d'alarme à propos des graves entraves à l'accès aux soins des populations palestiniennes en Cisjordanie et à Gaza. Outre les tirs et les bombardements, qui font un grand nombre de blessés, les bouclages imposés à la population font des Palestiniens 'les otages sanitaires de Sharon', le premier ministre israélien, et sont à l'origine d'une 'situation sanitaire absolument dramatique', a averti le professeur Kahn, lors d'une conférence de presse organisée, vendredi 1 er mars, à Paris, avec le Dr Luxereau et la déléguée générale de Palestine en France, Leïla Shahid. Les médecins, qui ont récemment participé à des missions séparées en Palestine, ont tous deux dénoncé des 'violations flagrantes' par l'armée israélienne des conventions de Genève sur la protection des populations civiles. Il y a urgence, disent-ils, pour les blessés par les tirs et les bombardements israéliens. Dans le cas particulier des camps de Balata et de Jénine, où ne se trouve aucun établissement hospitalier, les blessés ne peuvent être évacués en raison du bouclage israélien doublé de celui des villes de Naplouse - la plus proche de Balata - et de Jénine, a assuré Mme Shahid, qui venait de joindre au téléphone Moussa Abou Hmeid, le directeur des hôpitaux au ministère palestinien de la santé. Il y a également urgence pour les grands malades chroniques -les dyalisés, les cancéreux, ou les cardiaques- mais également les bébés privés des soins indispensables à leur survie du fait des interdictions de passage. Selon les chiffres livrés par le Croissant-Rouge palestinien au Dr Luxereau, une trentaine de Palestiniens sont ainsi morts depuis le début de l'Intifada. Toujours d'après le Croissant-Rouge, 70% des ambulances palestiniennes ont été endommagées durant la même période. Encore et toujours à cause des bouclages, des femmes enceintes accouchent aux barrages, et dans d'autres cas, leur arrivée dans les hôpitaux est tellement retardée que l'enfant meurt. Les accouchements à domicile sont en très nette augmentation, avec les risques que cela comporte. Les missions médicales étrangères sont entravées, leurs équipements médicaux peuvent être soumis par Israël à des droits de douane exorbitants et leur acheminement considérablement retardé. L'épuisement des équipes médicales et la saturation des hôpitaux se répercutent sur les malades ordinaires, dont les soins sont repoussés à des temps meilleurs. Des problèmes nutritionnels 'très aigüs sont signalés en certains endroits', sans oublier 'le retentissement sur le développement et la psychologie des enfants' d'une vie soumise aux bombardements et à la peur et le 'déficit d'éducation' pour des raisons aussi simples parfois que l'impossibilité de se rendre à l'école.
http://www.toulouse-palestine.org/doc/bulletin/020306.html

Comment peut-on accuser les Palestiniens de ne pas juguler la violence ? Le 21 11 2001
Quant aux Palestiniens, il est vrai qu'ils peuvent faire encore plus pour juguler la violence. Cependant, c'est une grosse erreur de penser qu'ils contrôlent tout comme si c'était un état normal avec une sorte de gendarmerie nationale à qui on donne des instructions, car ce n'est pas vrai. Le monde palestinien est dans un tel état de désespoir, de pauvreté, d'humiliations quotidiennes et, en plus, par des attaques ciblées, les Israéliens tuent régulièrement les chefs de la sécurité et disent après que la sécurité ne fait pas son travail... Il y a une sorte de paradoxe.

Une injure faite à la conscience humaine universelle Le 05 11 2001
La situation qui prévaut au Proche orient constitue une injure faite à la conscience humaine universelle mais aussi une injustice profonde qui touche l'ensemble du monde arabo-musulman. A quoi assiste t' on depuis des dizaines d'années dans cette région du monde sinon à une volonté d'assassiner un peuple ? Des dizaines de résolutions du Conseil de sécurité ont été adoptées, et puis quoi ? Où en est le droit du peuple palestinien à disposer d'un Etat viable avec comme frontières celles de 1967 ? De son droit reconnu à disposer de Jérusalem-est comme capitale ? Du droit au retour -un droit absolu et consacré- des 4 millions de réfugiés palestiniens ? Du problème des colons qui s'installent méthodiquement sur les terres palestiniennes ? Tout cela est connu mais n'entraîne aucune action concrète de la communauté internationale.

L'autorité palestinienne accuse Israèl d'avoir censuré les accès Internet Le 21 10 2001
Une violente polémique oppose le ministère palestinien de l'Information à la compagnie israélienne des téléphones, Bezek. Selon les Palestiniens, Israèl aurait interrompu les connections Internet depuis les territoires pendant les affrontements de la fin septembre 96. Cette censure aurait eu pour finalité d'empêcher les Palestiniens d'informer le reste du monde en temps réel. La compagnie israélienne dément ces accusations et explique les déconnections par un problème technique.

Quand j'ai vu Sharon sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem, je me suis dit, c'est la fin Le 02 07 2001
Quand j'ai vu Sharon sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem, je me suis dit, c'est la fin. J'ai vu tellement de passions s'enflammer. Il suffit d'un rien pour que tout bascule. On est dans le désastre. Chez les Palestiniens, il y a du désespoir et ça profite aux extrêmes, au mouvement Hamas. Sharon veut ainsi tuer politiquement Arafat et à long terme, c'est suicidaire. Les hommes politiques sont débordés par leurs extrêmes, qui parlent toujours plus fort que les autres. Quand quelqu'un fait un pas vers la paix, il est accusé d'être faible, de faire trop de concessions. La situation est très difficile à démêler. Je lis les journaux de temps en temps mais je ne suis pas les évolutions au jour le jour.

Le conflit Israelo-Palestinien pose problème au sein de la gauche Le 01 12 2000
D'un côté, les Verts ont toujours soutenu la lutte du peuple palestinien pour son autodétermination, pour le droit au retour des réfugiés, pour le démantèlement des colonies, pour un Etat palestinien avec Jérusalem-Est pour capitale. Ils l’ont par exemple réaffirmé avec force à leur CNIR de Larnas en Août dernier, en votant à l’unanimité une motion dans ce sens. Pourtant peu de militants se sont engagés depuis le début de la deuxième Intifada dans des actes de solidarité concrète. Nombreux sont ceux qui s’interrogent, insistent pour que l’on mette sur le même plan l’agression militaire de l’armée israélienne et la résistance civile du peuple palestinien. Ces questions sont compréhensibles. Elles obligent à faire preuve de pédagogie, à expliquer le contexte historique du conflit, à revenir sur les accords d’Oslo et sur leur inapplication par la partie israélienne. C’est ce que nous avons décidé de faire à la fois à travers ce dossier mais aussi par une séance de formation ouvert à tous et l’édition d’une brochure. Nous savons bien évidemment que cela ne suffit pas, que le trouble dans les esprits a été jeté par les cris de “mort aux juifs” et les actes inqualifiables commis contre les synagogues et les écoles juives en France par quelques imbéciles qui s’identifiaient au peuple palestinien. Nous n’oublions pas non plus que le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France a demandé à la com-munauté juive de s’identifier à l’Etat d’Israël ni que des cris de “mort aux arabes” ont été lancé par des membres du Bethar dans les manifestations organisés en soutien à Israël. Comme disait un philosophe oublié dans ces temps dominés par les images de télévision : “ni rire, ni pleurer, mais comprendre”. C’est ce que nous allons tenter de faire. Et pas seulement en regardant vers le passé mais en examinant le conflit israélo-palestinien sous tous ces aspects aujourd’hui. Car cette guerre qui ne dit pas son nom est un conflit profondément moderne. Les questions qu’il soulève traverseront les guerres à venir : - une lutte de deux peuples pour une terre et donc la question de l’Etat-nation et du fédéralisme - la prévention des conflits et le rôle de la communauté internationale - le rôle de la religion comme facteur politique - le rôle des médias et des images - l’imbrication du local et du mondial - la question des réfugiés - la guerre de l’eau, le contrôle et le partage des ressources naturelles - le désarmement nucléaire. Si les Verts veulent s’impliquer, s’ils le doivent, ce n’est pas seulement par une évidente solidarité avec le peuple palestinien, c’est aussi parce que la situation est un analyseur du nouvel ordre mondial, un ordre où les peuples après avoir été victimes de la guerre froide ont reconquis leur droit d’initiative.

ILS [LES JUIFS] PRENAIENT POSSESSION D'UN SOL Le 01 01 1930
[...] Qu'on ait appelé Foyer National et non Etat Juif l'installation des Juifs en Palestine cela ne change rien au fait. Et le fait été celui-ci : cette fois les juifs débarquaient non comme mendiant mais comme citoyen. Il ne demandaient plus l'hospitalité, ils prenaient possession d'un sol. [...]
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k206742b/f244

L'ETAT D'ISRAEL DOIT SE RETIRER DE CISJORDANIE Le 00 00 0000
idée (ou thème) créé par LCBC pour regrouper des articles/événements

Evénements sur le/la/l' PALESTINE

SIONISME (NOMBREUSE SOURCES DIFFERENTES) Le 1880
sionisme, mouvement politique oeuvrant à la création d'un État en Palestine réunissant tous les Juifs de la Diaspora.[....]
http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_sionisme

DES ACHATS DE TERRES PERCUS COMME DES TENTATIVE DE DEPOSSESSION Le 1880
En Palestine, l'opposition au projet sioniste s'est manifésté avant même la guerre. Elle se traduit concrètement par le rejet de ces 'envahisseurs' dont les moeurs et le mode de vie sont totalement étrangerset dont le comportement est souvent caractérisé par le rascisme et le mépris pour les 'barbares'. Les achats de terres dès les années 1880 suscitent des résistances d'autant plus grandes qu'ils sont vite perçus comme des tentative de dépossession

UNE TERRE SANS PEUPLE ? LA VERITE EST TOUT AUTRE Le 1891
[Citation de ] Asher Ginzberg dans 'Vérité de la terre d'Israel' (honoré partout en Israel sous le nom d'Ahad Ha'am) : 'Dans tout le pays, il est dur de trouver des champs cultivables qui ne soient pas cultivés. [...] S'il advient un jour que la vie de notre peuple (les juifs) dans le pays d'Israel se développe au point de repousser, ne fût-ce qu'un tout petit peut, le peuple du pays, ce dernier n'abandonnera pas sa place facilement'.[...]

PROTESTATION DES NOTABLES DE JERUSALEM CONTRE L'ACHAT DE TERRES PAR LES COLONS Le 1891 à JERUSALEM

LE JOURNAL AL-KARMEL EST CREE A HAIFA POUR DEVOILER LES VISEES SIONISTES SUR LA PALESTINE Le 1908 à HAIFA

PREMIER KIBBOUTZ Le 1910 à DEGANIA

LE JOURNAL FALASTINE EST CREE Le 1911 à JAFFA

ACCORDS SYKES PICOT PALESTINE Le 1916
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LA FRANCE ET L'ANGLETERRE SE PARTAGENT LES RESTES DES OTTOMANS Le 1917 à JERUSALEM
[Quand Lawrence va rencontrer Allenby à Jérusalem il croise Faycal (Ibn Saoud) qui s'entretient avec le Général]
Faycal (Ibn Saoud) : Eh bien je vais vous quitter général, le commandant Lawrence à certainement des choses intéressantes à vous dire à propos de mon peuple de sa faiblesse et de la nécessité de maintenir cette faiblesse dans l'intérêt de l'Angleterre et de la France aussi
Allenby : Je vous ai dis qu'il n'y a aucun traité de ce genre [allusion à Sykes-Picot]
Faycal (Ibn Saoud) : Oui général, vous avez menti avec beaucoup de bravoure mais d'une façon peut convaincante, je sais que ce traité existe
Lawrence : Quel traité ?
Faycal (Ibn Saoud) : Il ment mieux que vous général, mais lui évidemment il est presque arabe.
Allenby : Vous n'avez vraiment pas entendu parlé du traité Picot-Sykes ?
Lawrence : Non, mais je crois deviner.
Dryden (diplomate anglais) : Eh bien voilà, monsieur Sykes est un haut fonctionnaire anglais et monsieur Picot est un haut fonctionnaire français. Ils se sont entendu entre eux pour qu'après la guerre la France et l'Angleterre se partagent les restes de l'empire Turc, y compris l'Arabie. Ils ont donc signé un accord, pas un traité, un accord à cette effet.
[Pus tard Allenby convainc Lawrence de l’aider à marcher sur Damas]
Allenby : Il n’y a pas beaucoup de gens qui ont une grande destinée et il est stupide de la gâcher quand on a cette chance.[…]
Lawrence : Ils ne viendront pas pour l’argent, il viendront pour prendre damas et je vais justement la leur donner… Nous seront là-bas avant vous et une fois que nous l’auront, nous ne la lâcherons pas. Dites aux politiciens de brûler leur papier.
Allenby : C’est honnête.[…]

ANGLAIS ENTRANTS DANS JERUSALEM Le 1917 à JERUSALEM
Le général britannique Allenby entre à Jérusalem

OCCUPATION DE JERUSALEM PAR LA GRANDE BRETAGNE Le 1917 à JERUSALEM
Inquiétude des Palestiniens. Administration indépendante sioniste.

FONDATION DE LA HAGANAH- ORGANISATION DE MILICES JUIVES Le 1920

EMEUTES A JAFFA- PUIS DANS D'AUTRES VILLES Le 1921 à JAFFA

OPPOSITION JUIVE 'REVISIONISTE' VEUT COUVRIR LES DEUX RIVES DU JOURDAIN Le 1925
Une opposition [à Ben Gourion] est fondées par Zeev Jabotinsky. Elle est dite 'révisioniste' car ella a demandé à ce que le mandat [Britanique] soit révisé pour couvrir les deux rives du Jourdain, c'est à dire que les juifs aient le droit de dominer aussi en Transjordanie.

NAISSANCE DE YASSER ARAFAT Le 1929 à JERUSALEM

MANIFESTATION DANS TOUTE LA PALESTINE Le 1929
Nouvelles émeutes à Jérusalem. Manifestation dans toute la Palestine. Pogrom à Hébron.

LE MOUVEMENT SIONISTE BENEFICIE DU SOUTIENT DE LONDRES Le 1931
Sinon il serait voué à l'échec : ainsi, pour la seule décennie qui suit l'instauration du mandat, on compte 250 000 immigrés, plus du double par rapport à la décennie précédente. 'Pendant tout mon service en Palestine, écrit Arthur Wauchope, le haut commissaire britannique qui sévit à Jérusalem, je considérais de mon devoir d'encourager le peuplement juif [...] Il évoque d'ailleur la 'grande aventure' de la colonisation. Ni l'émigration, ni l'achat de terres, ni la création de structures étatiques n'auraient été possibles sans le parapluie britannique.

EZZEDINE EL QASSAM EST TUE APRES AVOIR PRIS LE MAQUIS Le 1935
Ses funérailles donnent lieuà de grandes manifestations. 'Nous sommes les petits fils de Qassam' proclame un des premiers communiqués de la révolte des pierres qui éclate en décembre 1987

PALESTINIENS PRISONNIERS DES BRITANIQUES Le 1935 à JERUSALEM

1936-1939 LA LONGUE REVOLTE EN PALESTINE Le 1936
Grève générale des Palestinien. Les rebelles revendiquent l'arrêt de l'immigration juive. Les actions de guérilla se multiplient. Appel commun de l'Arabie saoudite, de la Transjordanie et de l'Irak pour arrêter le mouvement et 'faire confiance à la Grande-Bretagne'

MANIFESTATION ARABE (1936) Le 1936
sur la route d'Amman. Les bannières clament 'La Palestine aux arabes' et 'Notre patrie est notre foi et une liberté complète est notre vie.

JAFFA EST RASEE Le 1936 à JAFFA
[...]Là ils assisteront, terrorisés, à la féroce répression des Anglais contre le soulèvement palestinien de 1936. En quelques heures, la ville de Jaffa est rasée, 4000 Palestiniens seront pendus ou abattus. «Nous entendions le bruit des bottes des soldats anglais dans la rue», raconte Fathi. Sous les yeux des enfants terrifiés, les Anglais font irruption dans la maison, battent et embarquent l’oncle Selim. Yasser a 7 ans, Fathi, 4 ans. Ils n’oublieront jamais.[...]

RAPPORT PEEL Le 1937
Londres dépêche sur place une commission d'enquête. Le rapport Peel suggére le partage car il n'y rien en commun entre juifs et arabes. Peel propose 20% au juifs ainsi que 225 000 Arabes passe de l'entité juive à l'entité arabe. [mais avec le maintient du contrôle britannique -p189]

VERITABLE REVOLTE POPULAIRE ARMEE Le 1937
Avec des centaines de groupes menant des actions à la fois contre les forces britaniques et ontre les colonies juives.

DES SIONISTES FONT EXPLOSER DES BOMBES DANS DES LIEUX PUBLICS Le 1937

UNE BOMBE TUE 21 PERSONNES DANS LE MARCHE ARABE Le 1938 à HAIFA
le 25 juillet une autre fait une quarantaine de morts.

LES ACCORDS DE MUNICH ELOIGNENT LA MENACE D'UNE GUERRE EN EUROPE- LONDRES MATE LES REBELLES ARABES Le 1938
[après avoir pactisé avec Hitler] Londres peut envoyer suffisamment de troupes.[...] Le bilan est tragique dans les rang arabes : de 3000 à 6000 tués, on compte 9000 prisonniers en 1939. Entre 1936 et 1940 2000 maisons sont détruites par les autorités.

LES SIONISTE RECLAMENT LA CREATION D'UN ETAT JUIF SUR TOUTE LA PALESTINE Le 1942
Adoption par l'organisation sioniste mondiale du programme de Biltmore. elle demande aussi la liberté d'immigration.

LE PALMAH FAIT SAUTER ONZE PONTS Le 1946
Pendant huit mois les groupes [sionistes] s'unissent, attaquant des objectifs militaires en Palestine. [...] La plus spectaculaire des ces actions a lieu dans la nuit, quand le Palmah fait sauter onze ponts qui relient la Palestine aux différents pays voisins

L'UNSCOP DOIT REMETTRE UN RAPPORT A L'ONU Le 1947
L'United Nation Special Committee on Palestine réunit les représentants de 11 pays. La commission arrive sur place en juin et découvre un pays en guerre, paralysé par le terrorisme des groupes armés extrémistes juifs. Elle est boycottée par le Haut Comité arabe tandis que l'Agence juive, au contraire, l'entoure de toutes ses 'attentions' : elle va jusqu'a cacher des micros dans les salles[...]Trois élément vont emporter l'avis de la majorité des membres de l'UNSCOP et les amener à soutenir le partage de la Palestine et la création d'un Etat juif : la tragédie des 'clandestins'; la réussite de la colonisation; la visite des camps de la mort.[...] Un facteur contribue à emporter la décision des membres de la commission : c'est ce que je nommerais la 'vision coloniale'. [...] L'UNSCOP remet donc ses conclusions; elles sont sans surprises. Si l'accord est unanime pour mettre fin au mandat britannique sur la Palestine, la commission est divisée quant aux autres recommandations : la majorité préconise de partager la Palestine en deux Etats, l'un juif, l'autre arabe, avec une union économique entre les deux, la région de Jérusalem et des Lieux saints passant sous tutelle internationale. Une minorité préconise un Etat fédéral indépendant avec deux entités, l'une arabe, l'autre juive. Des négociations se poursuivent pour définir les contours des deux Etats. Finalement, le plan est soumis à l'Assemblée Générale le 29/11/1947.

PLAN DE PARTAGE LES PALESTINIENS QUI ONT PAYE LE PRIX D'UN CRIME QU'ILS N'AVAIENT PAS COMMIS Le 1947
[...]Sur ce conflit pèse lourdement le génocide des juifs. Les prises de position, en France comme au Proche-Orient, sont marquées au fer rouge par ce qui constitue un des crimes les plus abominables de ce siècle. L’anéantissement des juifs par le nazisme et ses complices, l’incapacité des grandes puissances de l’époque à stopper ce crime ont créé une culpabilité dans les opinions occidentales et une inclination en faveur de ceux qui se revendiquent comme héritiers de l’histoire et de la mémoire des juifs. Ce martyre a favorisé le vote de l’Assemblée générale des Nations unies du 29 novembre 1947 en faveur du partage de la Palestine, et donc de la naissance de l’État d’Israël. Mais ce sont les Palestiniens qui ont payé le prix d’un crime qu’ils n’avaient pas commis.[...]

VOTE DU PLAN DE PARTAGE A L'ASSEMBLEE GENERALE Le 1947
[Résolution 181]
L'Etat juif devrait occuper 55% de la Palestine avec 500 000 juifs et 400 000 Arabes; l'Etat arabe, avec 700 000 Arabes et quelques milliers de juifs, le reste; la zone de Jérusalem comptera 200 000 personnes, pour une moitié juifs, pour une moitié arabes. [adoptée à la majorité des deux tiers - résolution 181]

PARTITION DE LA PALESTINE A L'ONU Le 1947
Pour agrandir la carte, cliquez sur le lien ci-dessous. Résolution de l'ONU 0181

LE HAUT COMITÉ ARABE REJETTE LE PLAN DE PARTAGE Le 1947
http://fr.wikipedia.org/wiki/Plan_de_partage_de_la_Palestine

NAKBA Le 1947
Entre novembre 1947 et la fin 1949, entre 700 000 et 750 000 Arabes palestiniens sur un total de 900 000 fuirent ou furent expulsés des territoires qui étaient contrôlés par Israël à la fin de la guerre.

TUERIE DE 50 A 60 PAYSANS Le 1948 à SAFSAF
Joseh Nachmani, un haut dirigeant de la Haganah évoque 'les actes cruels commis par nos soldats' : 'Ils entrèrent dans la ville de Safsaf, dont les habitants avaient dressé le drapeau blanc. Ils séparèrent les femmes des hommes, attachèrent les mains de 50 à 60 paysans et les tuèrent, les enterrant dans une fosse commune. Il violèrent aussi nombre de femme.

L'EXPULSION DES PALESTINIENS EN 1948 ETAIT UNE VOLONTE Le 1948 à JERUSALEM
En analysant des documents israéliens déclassifiés, des historiens affirment que l'expulsion des Palestiniens, en 1948, était une volonté - certains parlent de nécessité - de Ben Gourion. Une conclusion qui agite la société israélienne à l'heure de l'initiative de Genève.
Du côté arabe, la guerre de 1948 porte le nom de Nakba , la catastrophe, accompagnée de son cortège de réfugiés expulsés par l'ennemi sioniste. Dans l'autre camp, on y voit une guerre d'indépendance héroïque, la victoire de David sur Goliath, remportée grâce au courage et au sang des pionniers. Dans ce triomphe, Israël nie toute responsabilité dans l'expulsion des vaincus palestiniens.
Aujourd'hui, l'image d'Epinal est mise à mal par certains historiens israéliens. En prenant le risque de prendre l'opinion israélienne à rebrousse-poil, ils affirment qu'en l'espèce David n'était pas juif mais arabe ! Mieux, ils prouvent que l'armée israélienne est à l'origine d'importants transferts de population palestinienne. A l'inverse du discours officiel [...]
http://www.historia.presse.fr/data/mag/689/68904401.html

PLAN DALETH Le 1948
[wiki] établi par la Haganah pendant le guerre israélo-arabe de 1948. Il fut rédigé par Israël Ber et Moshe Pasternak, sous la supervision de Yigal Yadin, chef des opérations de la Haganah. La problématique de la minorité arabe du futur état juif En novembre 1947, au moment du vote du plan de partage, la Palestine mandataire compte environ 600 000 Juifs pour 1 200 000 Arabes. À l'époque, au vu des antagonismes existant entre les communautés arabes et juives en Palestine, personne n'envisageait viable un État juif où ces derniers n'auraient pas été majoritaires et un transfert de population, comme par exemple celui qui s'est produit lors de l'indépendance de l'Inde et du Pakistan, qui aurait été inévitable. Dans ce contexte, il existait avant la guerre un "état d'esprit" au sein des autorités sionistes et britanniques sur la "nécessité" de procéder à des "transferts de populations" si la Palestine mandataire devait être partagée entre un état arabe et un État juif viables...

MASSACRE DE DEIR YASSIN Le 1948 à DEIR YASSIN
Massacre le plus connu. Ce jour là, les groupes dissidents de l'Irgoun et du Lehi, soutenus par la Hagana, s'emparent de ce village proche de Jérusalem. Ils assassinent 100 à 110 personnes - on évoquera longtemps le chiffre de 250 - don beaucoup de femmes et d'enfants. [...] Cet événement accélère l'exode des Palestiniens, terrorisés par l'avance des milices juives.

PENETRATION EN PALESTINE DES ARMEES DES ETATS ARABES Le 1948

LES FORCES ARABES PALESTINIENNES SONT DISSOUTES OU INTÉGRÉES DANS LES ARMÉES ARABES Le 1948
les armées égyptienne, transjordanienne, syrienne, libanaise et irakienne passent à l’offensive malgré leurs divergences de vue, avec l’appui de la Grande-Bretagne

LE MÉDIATEUR DE L'ONU BERNADOTTE EST ASSASSINÉ PAR DES EXTRÉMISTES SIONISTES Le 1948 à JÉRUSALEM
[...]Du coté des sionistes, on affirme toujours que les juifs ont bien accepté le plan de répartition [de l'ONU en 1947]. Et, formellement, c'est ce qu'il font. Mais dans le même temps, ils travaillent au développement d'un Etat juif dans toute la Palestine. Avec pour conséquence que le problème de la Palestine se retrouve sur la table de l'Assemblée générale dès mars 1948. Les Etats-Unis proposent alors de placer la Palestine sous mandat des Nations unies. L'ONU envoie le comte Bernadotte comme médiateur en Palestine pour convaincre les deux parties, mais celui-ci est assassiné quelques mois plus tard par des extrémistes sionistes.

OPÉRATION HIRAM ORDRES EXPLICITES D'EXPULSION Le 1948
L'issue de la guerre ne fait alors aucun doute. Benny Morris a retrouvé des ordres explicites d'expulsion. Moshé Carmel, un dirigeant militaire, câble à tous les commandant locaux : 'faites tout ce qui est en votre pouvoir pour nettoyer rapidement et immédiatement tous les éléments hostiles des zones conquises, en accord avec les ordres qui ont été donnés. Il faut aider les habitants à quitter les zones conquises'.[...]Après la fin des combats de nombreuses opèrations d'expulsion, concernant au moins 20 000 personnes eurent lieu [note LCBC : et les 800 000 réfugiès ils viennent d'où ?] Elles furent accompagnées de la destruction de plus de 470 villages palestiniens.

MASSACRE DE SAFSAF Le 1948 à SAFSAF
http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Safsaf

LA RESOLUTION 194 - ASSEMBLEE GENERALE DES NATIONS UNIES Le 1948
elle stipule, à la suite du départ forcé de centaines de milliers de Palestiniens : 'qu'il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent de rentrer dans leur foyer le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins, et que des indemnités doivent être payées à titre de compensation pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leur foyer et pour tout bien perdu ou endommagé lorsque, en vertu des principes du Droits Iternational ou en équité, cette perte ou ce dommage doit être réparé par les gouvernements ou autorités responsables.'

FEMMES ET ENFANTS REGAGNANT LE CAMP DE SHUNEH Le 1949 à SHUNEH

ANNEXION DE LA CISJORDANIE PAR LA TRANSJORDANIE Le 1950

L'EGYPTE ASSURE SON CONTROLE SUR GAZA Le 1950

MASSACRE DE QIBYA Le 1953
action de représailles menée par l’Unité 101 de l’armée israélienne contre le village palestinien de Qibya qui fit 70 morts parmi les habitants du village, dont au moins 60 victimes civiles

CREATION OLP Le 1964 à JERUSALEM
1er Conseil national palestinien à Jérusalem. Création de l'Organisation de la Libération de la Palestine (OLP). Adoption de la Charte Nationale Palestinienne.

PREMIÈRE OPÉRATION MILITAIRE DU FATAH CONTRE ISRAEL Le 1965

GUERRE DES 6 JOURS Le 1967
Israel occupe le reste de la Palestine (Cisjordanie, Bande de Gaza, Jérusalem-Est), le Sinai égyptien et le Golan Syrien. Dès l'été, la colonisation de ces territoire commence.

PREMIERE COLONIE EN CISJORDANIE Le 1967 à HEBRON
Dès septembre 1967 s'édifie la première colonie en Cisjordanie, à Kfar Etzion dans la région de Hébron.

JUDAISATION DE JERUSALEM ANNEXEE ET 'UNIFIEE' Le 1967 à JERUSALEM
Le gouvernement à direction travailliste de Levy Eshkol entreprend la 'Judaisation' de Jérusalem annexée et 'unifiée', proclamée 'capitale éternelle d'Israel'.

LA RESOLUTION 242 - CONSEIL DE SECURITE DES NATIONS UNIES Le 1967
''Le Conseil de sécurité des Nations unies adopte la résolution 242. Elle fait du droit à l'éxistence et à la sécurité d'Israel, mais aussi du 'retrait des forces armées des territoires occupés', les conditions d'une paix durable. Sa philosophie a été résumé dans le principe : 'la paix contre les territoires'
Cette résolution décrète 'L'inadmissibilité de l'acquisition de territoire par la guerre' et ' exige l'instauration d'une paix juste et durable au Moyen-Orient', qui passe par '''' le retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés pendant le récent conflit'''' et le ' respect de la souveraineté de l'intégrité territoriale et de l'indépendance politique de chaque Etat de la région, et leur droit de vivre en paix à l'intérieur de frontières sûres et reconnues, à l'abri de menaces et d'actes de force.' Cette résolution sera reprise dans toutes les négociations ultérieures de l'ONU. La base de la paix au Proche-Orient est l'évacuation par Israël des territoires occupés.''

CINQUIEME CONSEIL NATIONAL PALESTINIEN Le 1969
Yasser Arafat devient président du Comité exécutif de l'OLP

FEMMES JORDANIENNES QUI REJOINGNENT LA RÉSISTANCE CONTRE ISRAEL Le 1970

LA RESOLUTION 338 - CONSEIL DE SECURITE DES NATIONS UNIES Le 1973
La résolution réaffirme la validité de la résolution 242 et appelle au cessez-le-feu et à des négociations en vue 'd'instaurer une paix juste et durable au Moyen-Orient'.

DISCOURS DE YASSER ARAFAT DEVANT L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES NATIONS UNIES Le 1974
M. Yasser Arafat, Président du Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine, est escorté dans la salle de l’Assemblée. - Le PRESIDENT (interprétation de l’espagnol) : Au nom de l’Assemblée, générale, je tiens à souhaiter chaleureusement la bienvenue à M. Yasser Arafat, Président du Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine, et je l’invite à prendre la parole devant l’Assemblée générale. M. ARAFAT (Président du Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine) (interprétation de l’arabe) : Monsieur le Président, Messieurs les représentants, Jamais je n’aurais imaginé que ma première rencontre depuis 1974 avec votre auguste assemblée aurait lieu dans cette bonne et hospitalière ville de Genève. Je pensais que les acquis et les nouvelles positions politiques auxquelles est parvenu notre peuple palestinien lors de la tenue du Conseil national, à Alger, qui ont toutes reçu un accueil international très favorable, m’obligeraient sans nul doute à me rendre à New York, au Siège de l’Organisation internationale, pour vous y présenter nos résolutions politiques et la vision que nous avons de l’avenir de la paix dans notre patrie, telles qu’elles ont été élaborées par notre Conseil national palestinien, la plus haute instance législative de nos institutions politiques. Ma rencontre avec vous aujourd’hui à Genève, après qu’une injuste décision américaine m’eut empêché d’aller vous rencontrer à New York, est donc pour moi source de fierté et de joie.. Fierté d’être avec vous, parmi vous, vous qui êtes la plus haute des tribunes pour toutes les causes de justice et de paix dans le monde. Ma joie, c’est d’être à Genève, là où la justice et la neutralité sont un flambeau et une constitution dans un monde où ceux qui croient à l’arrogance de la force brute perdent la neutralité et le sens de la justice qu’ils portent en eux. C’est pour cela que la décision de votre auguste assemblée, adoptée à la majorité des 154 Etats, de tenir ici même cette réunion, n’est pas une victoire sur une décision américaine. C’est la victoire du consensus international en faveur de la liberté, c’est un plébiscite sans précédent en faveur de la paix, et c’est la preuve que la juste cause de notre peuple s’est définitivement enracinée dans la structure même de la conscience universelle. Notre peuple palestinien se souviendra toujours de cette auguste assemblée, de ces nations amies debout ici avec le droit et la justice, défendant les valeurs et les principes au service desquels l’Organisation des Nations Unies a été fondée. Tous les peuples qui subissent l’injustice, l’oppression et l’occupation et qui comme notre peuple palestinien, luttent pour la liberté, la dignité et la vie, y puiseront confiance et assurance. Je saisis cette occasion pour adresser mes profonds remerciements à tous les Etats, forces, organisations internationales et personnalités mondiales qui ont soutenu notre peuple et appuyé ses droits nationaux. Tout particulièrement à nos amis en Union soviétique et en Chine populaire, dans les pays socialistes, les pays non alignés, les pays islamiques, les pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, ainsi que dans tous les autres pays amis. Je remercie aussi les pays d’Europe occidentale et le Japon pour les positions qu’ils ont récemment adoptées à l’égard de notre peuple, et je les convie à aller de l’avant, pour que ces positions se développent davantage encore, et que s’ouvre la perspective de la paix et d’une solution juste au conflit dans notre région, le Moyen-Orient. J’affirme ici aussi notre solidarité et notre appui aux mouvements de libération en Namibie et en Afrique du Sud, dans leur lutte, ainsi que notre appui aux pays africains de la ligne de front face aux agressions perpétrées par le régime raciste d’Afrique du Sud. Je saisis cette occasion pour exprimer mes remerciements et ma reconnaissance à l’égard de tous ces pays amis qui ont pris l’initiative de nous soutenir, d’appuyer les décisions de notre Conseil national et de reconnaître l’Etat de Palestine. Et je ne manquerai pas de souligner notre immense gratitude envers S. E. M. Javier Peréz de Cuéllar, Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, ainsi qu’envers ses adjoints, pour les efforts inlassables qu’ils n’ont cessé de déployer pour édifier ce à quoi l’humanité aspire en matière de détente internationale, de solution des conflits, et tout particulièrement au sujet de la question de Palestine. J’adresse de même mes remerciements et ma considération au Président et aux membres du Comité pour l’exercice des droits nationaux inaliénables du peuple palestinien pour leurs efforts en faveur de la cause de notre peuple. Je salue et remercie également le Comité spécial des neuf pays non alignés pour la question de Palestine, pour le travail constructif qu’il a accompli pour la cause de notre peuple. Permettez-moi enfin, Monsieur le Président, de vous adresser mes plus chaleureuses félicitations à l’occasion de votre élection à la présidence de cette assemblée. J’ai pleinement confiance en votre sagesse et en votre rigueur. Je salue également votre prédécesseur, qui a dirigé avec clairvoyance les travaux de l’Assemblée précédente. J’exprime enfin au Gouvernement et au peuple suisses mes salutations et ma profonde gratitude pour l’assistance considérable qu’ils nous ont fournie, les facilités dont ils nous ont fait bénéficier et les efforts qu’ils ont accomplis dans ce but. Il y a 14 ans, le 13 novembre 1974, j’avais reçu de vous une gracieuse invitation à exposer, devant cette auguste assemblée, la cause de notre peuple palestinien. Me voici de nouveau devant vous, après toutes ces années riches en événements dramatiques, et je constate que de nouveaux peuples occupent désormais leur place parmi vous, couronnement de leurs victoires dans les combats de la liberté et de l’indépendance. Aux représentants de ces peuples, j’adresse les félicitations de notre peuple, et je proclame devant vous tous que je reviens à vous la voix plus haute, la détermination plus ferme et la confiance plus assurée pour affirmer que notre lutte, inévitablement, portera ses fruits. J’affirme que l’Etat de Palestine, dont nous avons proclamé l’établissement lors de notre Conseil national, prendra inévitablement sa place parmi vous pour participer à vos côtés à l’application de la Charte de cette organisation et pour faire respecter la Déclaration des droits de l’homme, pour mettre fin aux tragédies endurées par l’humanité et jeter les bases du droit, de la justice, de la paix et de la liberté pour tous. Il y a 14 ans, lorsque vous nous avez dit, dans la salle de l’Assemblée générale : « Oui à la Palestine et au peuple de Palestine, oui à l’Organisation de libération de la Palestine, oui aux droits nationaux inaliénables du peuple Palestinien », certains s’étaient imaginé que vos résolutions ne seraient suivies d’aucun effet notable. Ils ne comprenaient pas que ces résolutions allaient devenir une des sources les plus vives à laquelle s’abreuverait le rameau d’olivier que je portais ce jour-là, ce rameau qui s’est transformé, après que nous l’ayons arrosé de notre sang, de nos larmes et de notre sueur, en un arbre qui prend ses racines dans la terre, dont les branches s’élancent vers le ciel et qui promet le fruit de la victoire sur l’oppression, la tyrannie et l’occupation. Vous nous avez offert l’espoir du triomphe de la liberté et de la justice. Nous vous avons offert en retour une génération entière des enfants de notre peuple, qui a consacré sa vie à la réalisation de cet espoir, la génération de l’Intifada bénie, qui brandit aujourd’hui la pierre de la patrie pour défendre sa dignité et l’honneur d’appartenir à un peuple assoiffé de liberté et d’indépendance. A vous tous ici présents, je transmets les salutations des enfants de notre peuple héroïque, hommes et femmes, des masses de notre Intifada bénie qui entre dans sa seconde année avec ce grand élan, cette organisation minutieuse et cette pratique éminemment civilisée et démocratique jusque dans la confrontation avec l’occupation, l’exploitation, la tyrannie et les crimes monstrueux quotidiennement commis à leur encontre par les occupants israéliens. A vous tous ici présents, je transmets le salut de nos garçons et de nos filles dans les prisons et les camps de détention collective de l’occupation. A vous tous, je transmets le salut des enfants de la pierre qui défient l’occupation, ses avions et ses chars, et font revivre dans les mémoires l’image nouvelle du David palestinien aux mains nues face à Goliath l’Israélien bardé d’armes. Lors de notre première rencontre, j’avais conclu mon intervention en affirmant, en ma qualité de président de l’OLP et de commandant de la révolution palestinienne, que nous ne voulions pas que soit versée une seule goutte de sang, juif ou arabe, et que nous ne voulions pas que les combats se poursuivent, ne fut-ce qu’une minute. Je m’étais adressé à vous, dans l’espoir que nous Parviendrions à abréger la douleur et les souffrances, à hâter la mise en place des bases d’une paix juste fondée sur la garantie des droits de notre peuple, de ses aspirations et de ses espoirs, comme des droits de tous les peuples, sur un pied d’égalité. Je m’étais adressé à vous pour que vous vous teniez aux côtés de notre peuple en lutte pour l’exercice de son droit à l’autodétermination, pour que vous lui donniez les moyens de retourner de son exil imposé par la force des baïonnettes et de l’arbitraire, pour que vous nous aidiez à mettre fin à la tyrannie imposée à tant de générations de notre peuple, depuis tant de décennies, afin qu’il puisse enfin vivre dans sa patrie, retrouver ses maisons, libre et souverain, jouissant de la Plénitude de ses droits nationaux et humains. Et j’avais, pour finir, affirmé du haut de cette tribune, que la guerre surgissait de Palestine, et que la paix commençait en Palestine. Le rêve que nous caressions alors était d’établir un Etat palestinien démocratique au sein duquel vivraient musulmans, chrétiens et juifs sur un pied d’égalité, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs, dans une seule société unifiée, à l’instar d’autres peuples sur cette terre dans notre monde contemporain. Quelle ne fut pas notre surprise lorsque nous entendîmes les responsables israéliens expliquer que ce rêve palestinien, inspiré de l’héritage des messages divins qui ont illuminé le ciel de la Palestine ainsi que des valeurs humaines qui fondent la coexistence au sein d’une société démocratique et libre, était un plan visant à les détruire et à les anéantir. Il nous fallait tirer les leçons d’un tel état de fait, constater la distance qui le séparait du rêve. Nous prîmes alors, au sein de l’OLP, l’initiative de procéder à la recherche de formules alternatives réalistes et praticables pour apporter à ce problème une solution fondée sur une justice possible, et non pas sur une justice absolue. Une solution qui puisse garantir les droits de notre peuple à la liberté, la souveraineté et l’indépendance, et qui puisse également garantir à tous la paix, la sécurité et la stabilité, évitant à la Palestine et au Moyen-Orient la poursuite des guerres et des combats qui s’y déroulent depuis 40 ans. Ne sommes-nous pas ceux qui ont pris l’initiative d’invoquer la Charte des Nations Unies et leurs résolutions, la Déclaration universelle des droits de l’homme et la légalité internationale en tant que références de base pour la solution du conflit arabo-israélien ? N’avons-nous pas fait bon accueil à la déclaration commune Vance-Gromyko en 1977, en tant qu’initiative qui pouvait servir de base à un projet de solution pour ce conflit ?. .N’avons-nous pas donné notre accord pour participer à la Conférence de Genève sur la base de la déclaration soviéto-égyptienne de 1977, de façon à progresser vers une solution de paix dans la région ? N’avons-nous pas adopté1e Plan de paix arabe de Fès, en 1982, puis le projet de convocation d’une conférence Internationale de paix sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies et conformément à ses résolutions ? N’avons-nous pas appuyé le Plan Brejnev pour la paix au Moyen-Orient ? N’avons-nous pas accueilli et appuyé la Déclaration de Venise des pays de la Communauté économique européenne concernant les. bases d’une paix juste dans la région ? N’avons-nous pas accueilli et soutenu l’initiative des deux Présidents Gorbatchev et Mitterrand au sujet de la commision préparatoire de la conférence internationale ? N’avons-nous pas fait bon accueil aux dizaines de déclarations et d’initiatives politiques émanant des groupes régionaux, des pays africains, des pays islamiques, des pays non alignés, des pays socialistes, des pays d’Europe et d’autres pays, dans le seul but de parvenir à un règlement pacifique fondé sur la légalité internationale, afin d’instaurer la paix et de résoudre le conflit ? Quelle fut la position d’Israël face à tout cela ? Bien que chacune de ces initiatives, chacun de ces plans, chacune de ces déclarations ait été inspiré par la volonté de prendre en considération le rapport de force politique de même que les revendications et les intérêts de l’ensemble des parties au conflit arabo-israélien, l’attitude d’Israël devant tout cela fut l’escalade de ses projets de colonisation et d’expansion. Elle consista à élargir le champ des destructions et des ruines, et à faire à nouveau couler le sang. Elle consista à multiplier les fronts, jusqu’à y inclure le Liban frère, que les troupes d’occupation envahirent en 1982, avec les conséquences que l’on sait, les massacres comme ceux de Sabra et de Chatila, et les boucheries perpétrées à l’encontre des deux peuples, libanais et palestinien. Israël continue d’occuper une partie du Sud-Liban, et ce pays doit quotidiennement faire face aux raids de l’aviation et aux agressions aériennes, terrestres ou maritimes qui frappent ses villes et ses villages comme elles frappent nos camps dans le sud. Il est triste et regrettable que seul le Gouvernement des Etats-Unis continue à soutenir et à appuyer ces plans israéliens d’agression et d’expansion, et continue à soutenir Israël dans la poursuite de son occupation de nos territoires palestiniens et arabes, dans la poursuite de ses crimes et de sa politique de main de fer contre nos enfants et nos femmes. Il est également douloureux et regrettable que le Gouvernement américain s’obstine à refuser de reconnaître à six millions de Palestiniens le droit à l’autodétermination, qui est un droit sacré pour le peuple américain comme pour tous les peuples de la terre. Je rappelle au peuple américain la position du Président Wilson, père de ces deux principes universels qui régissent les relations internationales que sont l’inadmissibilité de l’acquisition du territoire d’autrui par la force, et le droit des peuples à l’autodétermination. Lorsque notre peuple palestinien fut consulté, en 1919, par l’entremise de la Commission King-Crane, ce sont les Etats-Unis qu’il avait alors choisi pour puissance mandataire mais les circonstances ont fait que ce fut la Grande-Bretagne qui vint prendre cette place. Et je m’adresse aujourd’hui au peuple américain, et je pose cette question : est-il équitable que les principes énoncés à ce propos par le Président Wilson ne soient pas appliqués au peuple palestinien ? Les administrations américaines qui se sont succédées au cours de ces années savent pourtant pertinemment que l’unique acte de naissance de l’Etat d’Israël, c’est la résolution 181 (11) de l’Assemblée générale des Nations Unies, adoptée le 29 novembre 1947 avec le soutien des Etats-Unis et de l’Union soviétique et qui recommandait l’établissement de deux Etats en Palestine, l’un arabe palestinien et l’autre juif. Comment le Gouvernement américain peut-il expliquer sa position, qui consiste à reconnaÎtre la moitié de cette résolution relative à Israël tout en rejetant l’autre moitié relative à l’Etat palestinien ? Mieux encore, comment le Gouvernement américain peut-il expliquer son manque d’empressement à faire appliquer une résolution qu’il a lui-même adoptée et dont il a plus d’une fois réaffirmé la validité face à votre auguste assemblée, à savoir la résolution 194 (111), qui reconnaÎt le droit des Palestiniens au retour dans les foyers dont ils ont été chassés et au recouvrement de leurs biens ou à l’indemnisation de ceux qui ne.souhaiteraient pas revenir ? Le.Gouvernement des Etats-Unis sait bien qu’il ne peut, pas plus qu’aucun autre Etat, s’arroger le droit de fractionner la légalité internationale ni vider de leur sens les jugements du droit international. La lutte continue de notre peuple pour ses droits remonte à des dizaines d’années, au cours desquelles il a consenti des centaines de milliers de martyrs et de bléssés, enduré toutes sortes de souffrances, traversé des tragédies sans jamais défaillir et sans que sa volonté ne s’émousse. Au contraire, il n’a cessé de renforcer sa détermination à demeurer attaché à sa patrie palestinienne et à son identité nationale. Les dirigeants israéliens, en proie à une euphorie trompeuse, s’étaient imaginé qu’après notre départ de Beyrouth l’OLP allait être engloutie par la mer. Ils ne s’attendaient pas à ce que le départ vers les exils se transforme en chemin du retour à la patrie, au véritable champ de bataille, à la Palestine occupée. C’est alors qu’advint l’héroÏque soulèvement populaire à l’intérieur de notre terre occupée, cette Intifada qui s’est levée pour se poursuivre jusqu’à la réalisation de nos objectifs de liberté et d’indépendance nationale. Je m’enorgueillis d’être l’un des fils de ce peuple qui trace avec le sang de ses enfants, de ses femmes et de ses hommes l’admirable épopée de la résistance populaire, réalisant des miracles quotidiens, frisant la légende pour que son Intifada continue, pour qu’elle se développe et s’étende, jusqu’à ce qu’elle impose sa volonté et fasse la preuve que le droit peut l’emporter sur la force. Chaleureuses salutations aux masses de notre peuple qui forgent aujourd’hui cette expérience révolutionnaire et démocratique unique en son genre ! C’est cette foi que la machine de guerre israélienne n’a jamais pu ébranler, que les balles de toutes sortes n’ont jamais pu réduire ni terroriser, dont l’ensevelissement des vivants, les os brisés, les avortements provoqués par les gaz et la mainmise sur les ressources en eau n’ont jamais pu venir à bout, et que ni les arrestations, ni les prisons, ni les exils, ni les expulsions hors de la patrie n’ont affaiblie. Quant aux châtiments collectifs, aux dynamitages de maisons, à la fermeture des universités, des écoles, des syndicats, des associations et des institutions, quant à l’interdiction des journaux et au blocus des camps, des villages et des villes, tout cela n’a fait que raffermir cette foi, jusqu’à ce que la révolution embrasse chaque foyer, jusqu’à ce qu’elle s’enracine dans chaque pouce de la terre de la patrie. Un peuple qui a parcouru cet itinéraire, un peuple héritier de cette histoire ne peut être défait. Nulle force et nulle terreur ne sauraient lui faire renier sa foi parfaite en son droit à une patrie comme en son adhésion aux valeurs de la justice, de la paix, de l’amour et de la coexistence tolérante. Et comme le fusil du révolutionnaire nous a protégés, empêchant notre liquidation et l’annihilation de notre identité nationale sur le champ brûlant des combats, nous avons une totale confiance en notre capacité à défendre notre rameau d’olivier sur le champ des batailles politiques. Le ralliement mondial à la justesse de notre cause et en faveur de l’instauration de la paix basée sur la justice démontre sans ambiguïté que le monde sait aujourd’hui qui est le bourreau et qui est la victime, qui est l’agresseur et qui est l’agressé, qui mène la lutte pour la liberté et pour la paix et qui est le terroriste. Et voici que les pratiques quotidiennes des forces d’occupation et des bandes de colons fanatiques et armés contre notre peuple, ses enfants et ses femmes mettent à nu le visage hideux de l’occupation israélienne, le révèlent dans sa vérité d’agresseur. Cette conscience mondiale grandissante a fini par toucher des groupes juifs eux-mêmes, à l’intérieur comme à l’extérieur d’Israël, dont les yeux se sont ouverts à la réalité du problème et à l’essence du conflit, et qui ont pris conscience des pratiques quotidiennes inhumaines qui détruisent la tolérance dans l’âme même du judaïsme. Il est désormais bien difficile, voire impossible, pour un Juif de déclarer son refus de l’oppression raciste et son attachement aux libertés et aux droits de l’homme et de se taire face aux violations israéliennes des droits de l’homme, face aux crimes commis à l’encontre du peuple et de la patrie palestiniens, et plus particulièrement face aux pratiques quotidiennes odieuses des Occupants et des bandes de colons armés. Nous faisons une claire distinction entre le citoyen juif dont les milieux israéliens au pouvoir tentent d’étouffer et de dénaturer la conscience, d’une part, et les pratiques des dirigeants israéliens, d’autre part. Plus encore, nous réalisons qu’il y a en Israël comme hors d’Israël des Juifs nobles et courageux qui n’approuvent pas la politique de répression et les massacres, qui réprouvent la Politique d’expansion, de colonisation et d’expulsion du Gouvernement d’Israël et qui reconnaissent à notre peuple un droit égal à la vie, à la liberté et à l’indépendance. Au nom du peuple palestinien, je les remercie tous pour cette position courageuse et honorable. Notre peuple ne revendique aucun droit qui ne soit le sien, qui ne lui soit reconnu par le droit et les lois internationales. Il ne veut pas d’une liberté au détriment de la liberté d’un autre peuple ni d’un destin qui annulerait celui d’un autre peuple. Notre peuple refuse tout privilège dont il pourrait jouir aux dépens d’un autre peuple, comme il refuse qu’un autre peuple jouisse de privilèges à ses dépens. Notre peuple aspire à l’égalité avec tous les autres peuples, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs. J’adresse cet appel à tous les peuples du monde, et particulièrement à ceux qui ont subi l’occupation nazie, et qui ont alors considéré que leur devoir consistait à tourner la page de la tyrannie et de l’oppression exercées par un peuple sur un autre, et d’apporter aide et soutien à toutes les victimes du terrorisme, du fascisme et du nazisme. J’en appelle à ces peuples pour qu’ils prennent clairement conscience de la responsabilité que l’histoire leur a fait porter à l’égard de notre peuple martyrisé qui réclame pour ses enfants une place au soleil de leur patrie, pour qu’ils puissent y vivre comme les enfants du monde entier, libres sur une terre libre. Il est encourageant de constater que le chemin de notre lutte a atteint ce sommet qu’est l’Intifada dans un climat international caractérisé par des efforts soutenus et sérieux en faveur de la détente et de l’entente internationales et pour le progrès des peuples. C’est avec une grande joie que nous sommes témoins des succès remportés par les Nations Unies et leur secrétaire général dans le cadre de leur contribution efficace à la solution de nombreux problèmes et à l’extinction de nombreux foyers de tension dans le monde, dans ce nouveau climat de concorde internationale. Assurément, il n’est pas possible de consolider ce climat international nouveau et positif sans se tourner vers les problèmes et les foyers de tension éparpillés de par le monde. C’est d’autant plus nécessaire que cela permettra à la conscience humaine de réaliser avec plus d’acuité un bilan de l’activité des hommes et des Etats, et d’entrevoir avec plus de transparence ce que le siècle qui s’approche nous réserve de défis et de responsabilités nouvelles, loin de la guerre et de la destruction, sur le chemin de la liberté, du bien-être, de la paix et du progrès de l’humanité. Nous nous accordons tous ici sur le fait que la question palestinienne constitue le problème des problèmes du monde contemporain. C’est la question la plus anciennement inscrite à l’ordre du jour de vos travaux. C’est le problème régional le plus complexe, le plus ramifié, le plus dangereux pour la paix et la sécurité mondiales. La question palestinienne constitue également une priorité pour les deux superpuissances et tous les Etats conscients de la nécessité d’efforts particuliers pour tracer le chemin d’une solution, sur la base de principes de justice qui constituent en eux-mêmes la meilleure des garanties pour l’extension de la paix à l’ensemble du Moyen-Orient. Nous, dans l’OLP, en tant que direction responsable du peuple de Palestine et de son destin, par fidélité à sa lutte et en hommage au sacrifice de nos martyrs, soucieux de répondre au climat de détente et de concorde et conscients de l’importance de notre contribution aux efforts pacifiques pour trouver une solution politique susceptible de mettre un terme au malheur des guerres et des combats et d’ouvrir la voie à une coexistence pacifique régie par le droit international, nous avons convoqué notre Conseil national palestinien en une session extraordinaire à Alger, entre le 12 et le 15 novembre dernier, et ce dans le but de préciser et de clarifier notre position en tant que protagoniste principal du conflit arabo-israélien, sans la participation et l’accord duquel il ne peut y avoir de solution. J’ai la joie de vous annoncer en toute fierté que notre Conseil national palestinien, par une pratique démocratique totalement libre, assumait ses hautes responsabilités nationales et avait adopté une série de résolutions sérieuses, constructives et responsables. Ces résolutions ont frayé le chemin de l’approfondissement et de la manifestation de notre désir de contribuer à la recherche d’un règlement pacifique garantissant les droits nationaux et politiques de notre peuple ainsi que la sécurité et la paix pour tous. La première et la plus décisive des résolutions prises par notre conseil, c’est la proclamation de l’Etat de Palestine avec pour capitale Al Qods Al Charif, Jérusalem, et ce sur la base du droit naturel, historique et légal du peuple arabe Palestinien à sa patrie, la Palestine. En vertu des sacrifices de générations successives pour la défense de la liberté et de l’indépendance de leur patrie et partant des résolutions des sommets arabes de la force de la légalité internationale telle qu’elle est incarnée dans les résolutions de l’ONU depuis 1947, et en exercice, par le peuple arabe palestinien, de son droit à l’autodétermination, à l’indépendance politique et à la souveraineté sur son sol, conformément à vos résolutions successives. Il m’importe ici, au moment de répéter cette proclamation historique devant famille des nations et maintenant qu’elle est devenue un document officiel des Nations Unies, d’affirmer qu’il s’agit d’une décision sur laquelle nous ne reviendrons jamais et que nous n’arrêterons pas d’oeuvrer à sa réalisation pour venir à bout de l’occupation et pour que notre peuple exerce sa souveraineté dans son Etat. Cet Etat de Palestine est l’Etat des Palestiniens où qu’ils soient. Ils pourront y développer leur identité nationale et culturelle. Ils y jouiront de la pleine égalité des droits et de leurs convictions religieuses et Politiques, ainsi que de leur dignité humaine. Ils y seront protégés par un régime parlementaire et démocratique fondé sur les principes de la liberté d’opinion, la liberté de constituer des partis, la prise en considération par la majorité des droits de la minorité et le respect par la minorité des décisions de la majorité, la justice sociale, l’égalité et l’absence de toute discrimination dans les libertés publiques sur la base de la race, de la religion, de la couleur, ou entre la femme e l’homme, à l’ombre d’une constitution qui assure la primauté de la loi et l’indépendance de la justice, en totale fidélité à l’héritage spirituel de la Palestine, patrimoine fait de tolérance et de cohabitation entre les religions à travers les siècles. L’Etat de Palestine est un Etat arabe, son peuple fait partie intégrante de la nation arabe, de son patrimoine, de sa civilisation et de ses aspirations au progrès social, à l’unité et à la libération. Il se réclame de la Charte de la Ligue des Etats arabes, de la Charte de l’ONU, de la Déclaration universelle des droits de l’homme et des principes du non-alignement.. Cet Etat est épris de paix et attaché aux principes de la coexistence pacifique ; il oeuvrera de concert avec tous les Etats et tous les peuples pour instaurer une paix permanente basée sur la justice et le respect des droits. Cet Etat croit à la résolution des conflits régionaux et internationaux par des moyens pacifiques, en application de la Charte des Nations Unies et de leurs résolutions. Il rejette la menace de l’usage de la violence, de la force et du terrorisme, leur utilisation contre la sécurité de son propre territoire ou contre son indépendance politique, ou contre l’intégrité territoriale de tout autre Etat, sans porter atteinte à son droit naturel à défendre son territoire et son indépendance. Cet Etat croit que l’avenir ne réserve que la sécurité à ceux qui auront agi justement, ou auront aspiré à la justice. Voici l’Etat de Palestine que nous avons proclamé et que nous oeuvrerons à concrétiser, pour qu’il prenne sa place entre les autres pays, qu’il participe et innove dans l’édification d’un monde libre oÙ règnent la justice et la paix. Notre Etat aura son gouvernement provisoire, avec l’aide de Dieu, dans les plus brefs délais. Le Conseil national palestinien a chargé le Comité exécutif de l’OLP d’assumer les responsabilités de ce gouvernement provisoire en attendant sa formation. Pour concrétiser cette décision, notre Conseil national palestinien (CNP) en a adopté une série d’autres dont il importe de souligner ici les plus importantes, pour confirmer notre détermination à aller de l’avant avec sérieux dans la voie de la juste solution pacifique, et à déployer les plus grands efforts pour sa réussite. Notre Conseil national a affirmé la nécessité de la tenue de la conférence internationale sur la question du Moyen-Orient, dont le coeur est la question de Palestine, sous l’égide des Nations Unies et avec la participation des cinq membres permanents du Conseil de sécurité ainsi que de toutes les parties au conflit dans la région, y compris l’OLP, unique représentant légitime du peuple palestinien, sur un Pied d’égalité. Ceci en considérant que la conférence internationale se tiendra sur la base des deux résolutions du Conseil de sécurité 242 (1967) et 338 (1973), ainsi que sur la base de la garantie des droits nationaux et politiques légitimes du Peuple palestinien, au premier rang desquels son droit à l’autodétermination. Notre Conseil national a également affirmé la nécessité du retrait d’Israël tous les territoires palestiniens et arabes qu’il a occupés en 1967, y compris la Jérusalem arabe, l’établissement de l’Etat palestinien et l’abolition de toutes 1es mesures de rattachement et d’annexion, ainsi que le démantèlement des colonies édifiées par Israël dans les territoires palestiniens et arabes depuis 1967. Toutes ces exigences ont été formulées par les sommets arabes, et particulièrement par les sommets arabes de Fès et d’Alger. Notre Conseil national a affirmé la nécessité d’oeuvrer pour placer les territoires palestiniens occupés, y compris la Jérusalem arabe, sous la tutelle des Nations Unies pour une Période limitée. Ce pour protéger notre peuple et créer un climat propice à la réussite des travaux de la conférence internationale, ce pour parvenir à un règlement Politique global et instaurer la sécurité et la paix pour tous, peuples et Etats, au Moyen-Orient, à travers l’acceptation et le consentement mutuels, et afin de permettre à l’Etat de Palestine d’exercer son autorité effective sur ces territoires. Tout ceci également a été affirmé dans le 8 décisions issues des sommets arabes. Notre conseil a aussi affirmé la nécessité de résoudre la question des réfugiés palestiniens, conformément aux décisions des Nations Unies. Il a également affirmé qu’il garantirait la liberté de croyance et de culte dans les Lieux saints de Palestine pour les adeptes de toutes les religions. Notre Conseil national a également confirmé ses décisions précédentes concernant les relations spéciales et privilégiées entre les deux peuples frères, jordanien et palestinien, et que la relation future entre l’Etat de Palestine et 1e Royaume hachémite de Jordanie se fera sur une base confédérale, selon le principe du choix volontaire et libre des deux pays frères. Ceci pour consolider les liens historiques et les intérêts vitaux qui les réunissent. Le Conseil national a renouvelé sa conviction que le Conseil de sécurité des Nations Unies devait établir et garantir les dispositions de la sécurité et de la paix entre tous les Etats parties au conflit dans la région. Je tiens à souligner ici que ces décisions, ainsi qu’il ressort clairement de leur contenu et de leur formulation, reflètent la fermeté de notre foi dans la paix et la liberté, ainsi que notre profonde conscience du climat de détente internationale, et de l’attachement de la communauté internationale à des solutions équilibrées qui répondent aux aspirations et aux intérêts fondamentaux des parties au conflit. Ces décisions reflètent également le degré de sérieux de la position palestinienne au sujet de la paix, son attachement à la paix et la nécessité de la garantir et de la préserver par le biais du Conseil de sécurité, et sous l’égide des Nations Unies. Ces résolutions apportent une réponse claire et ferme à tous les alibis et les prétextes colportés par certains Etats au sujet de la position et de la politique de l’Organisation de libération de la Palestine. Alors que notre peuple, par son soulèvement comme par l’intermédiaire de ses représentants au Conseil national, votait pour la paix, confirmant son accord avec la tendance dominante elle-même consolidée par la détente nouvelle dans les relations internationales, propice à la Solution des conflits régionaux et mondiaux par des moyens pacifiques, le Gouvernement israélien, pour sa part, alimente les tendances agressives et expansionnistes ainsi que le fanatisme religieux, confirmant son obstination à choisir l’agression et à nier les droits de notre peuple. La partie palestinienne a formulé de son côté des positions politiques claires et responsables, conformes à la volonté de la communauté internationale pour aider à la tenue et à la réussite des travaux de la Conférence internationale de paix. L’appui international, courageux et bienvenu, à la reconnaissance de l’Etat Palestine est la preuve éclatante de la justesse de la voie que nous avons choisie de la crédibilité de nos résolutions et de leur conformité avec la volonté et l’amour de la paix qui animent la communauté internationale. En dépit de notre grande estime pour ces voix américaines libres qui ont pris l’initiative d’expliquer et de justifier notre position et nos résolutions, l’administration américaine se refuse toujours à appliquer des critères uniques toutes les parties au conflit et continue à nous imposer -et à nous seuls - l’acceptation de positions qui ne sauraient être tranchées avant la négociation et le dialogue dans le cadre de la conférence internationale. Je tiens ici à rappeler que reconnaÎtre aux deux parties au conflit l’égalité des droits sur la base de la réciprocité constitue la seule approche qui réponde aux diverses interrogations, d’où qu’elles viennent. Et si les Politiques pratiquées sur le terrain reflètent les intentions de ceux qui les conduisent, 1a partie Palestinienne a plus de raisons de s’inquiéter et de s’interroger au sujet de son propre sort et sur son avenir face à un Etat d’Israël bardé des armes les plus modernes, y compris des armes nucléaires. Notre Conseil national a renouvelé son engagement vis-à-vis des résolutions des Nations Unies qui affirment le droit des peuples à résister à l’occupation étrangère, à la colonisation et à la discrimination raciale ainsi que leur droit à lutter pour l’indépendance. Il a également renouvelé son refus du terrorisme sous toutes ses formes, y compris le terrorisme d’Etat, confirmant par là son adhésion aux décisions prises à ce sujet : la résolution du sommet arabe d’Alger en 1988, les deux résolutions des Nations Unies, 42/159 de 1987 et 40/61 de 1985, ainsi que ce qui figure à ce sujet dans la Déclaration du Caire du 7 novembre 1985. Cette position est claire et sans équivoque. En dépit de cela, je réaffirme ici une fois encore, en ma qualité de président de l’OLP, que je condamne le terrorisme sous toutes ses formes. Je salue tous ceux que je vois face à moi dans cette salle, gui ont un jour été accusés d’être des terroristes par leurs bourreaux et leurs colonisateurs au cours des combats menés dans leurs pays pour les libérer du joug de la colonisation. Ce sont aujourd’hui des dirigeants investis de la confiance de leurs peuples et de fidèles et sincères partisans des principes et des valeurs de la justice et de la liberté. Un grand salut aux martyrs qui sont tombés, victimes du terrorisme et des terroristes, au premier rang desquels le compagnon de ma vie, mon adjoint, le martyr-symbole Khalil el Wazir, ainsi que tous les martyrs tombés dans les massacres infligés à notre peuple dans les lieux les plus divers, dans les villes, les villages et les camps de Cisjordanie, de Gaza et du Liban. La situation dans notre patrie palestinienne ne souffre plus l’attente. Les masses de notre peuple et nos enfants sont à la tête du cortège, portant le flambeau de la liberté, tombant quotidiennement dans la lutte pour chasser les occupants et consolider les fondements de la paix dans leur patrie libre et indépendante aussi bien que dans la région tout entière. Le Conseil national palestinien a ainsi fondé ses résolutions sur le réalisme, prenant en considération les circonstances particulières aux Palestiniens et aux Israéliens ainsi que la longue histoire de tolérance qui les a unis dans le passé. Les Nations Unies ont à l’égard de notre peuple et de ses droits une responsabilité historique exceptionnelle. Voici plus de 40 ans que les Nations Unies ont décidé, sur la base de la résolution 181 (Il), d’établir deux Etats en Palestine, l’un arabe palestinien et l’autre juif. Et nous voyons qu’en dépit de l’injustice historique qui a frappé notre peuple, cette résolution assure aujourd’hui encore les conditions de légitimité internationale qui garantissent le droit du peuple arabe palestinien à la souveraineté et à l’indépendance nationale. L’accélération du processus de paix dans la région requiert un effort exceptionnel de la part de toutes les parties concernées et de leurs partenaires internationaux. Je citerai plus précisément les Etats-Unis d’Amérique et l’Union soviétique, investis d’une grande responsabilité vis-à-vis de la cause de la paix dans notre région. A cette étape, le rôle des Nations Unies et des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, celui des blocs et des instances internationales est vital et crucial. C’est pourquoi, j’ai l’honneur, en ma qualité de président du Comité exécutif de l’OLP, qui assume momentanément les responsabilités du gouvernement provisoire de l’Etat de Palestine, de vous présenter l’initiative de paix palestinienne suivante. Premièrement, que de sérieux efforts soient déployés pour réunir le Comité préparatoire de la Conférence internationale de paix au Moyen-Orient, sous l’égide du Secrétaire général des Nations Unies, et ce, sur la base de l’initiative des deux Présidents, Gorbatchev et Mitterrand, qui a reçu l’appui de nombreux Etats et que le Président Mitterrand a eu l’obligeance d’exposer devant votre assemblée à la du mois de septembre dernier - initiative préludant à la tenue de la Conférence internationale, qui est appuyée par la totalité des Etats dans le monde, à l’exception du Gouvernement d’Israël. Deuxièmement, partant de notre foi en le rôle vital des Nations Unies et fort de la confiance que nous accordons à la légalité internationale, nous réclamons une action visant à mettre notre terre palestinienne occupée sous la tutelle momentanée des Nations Unies : que s’y déploient des forces internationales qui protègent notre peuple en même temps qu’elles supervisent le retrait des troupes israélien de notre patrie. Troisièmement, l’Organisation de libération de la Palestine recherchera un règlement pacifique global avec les parties concernées au conflit arabo-israélien, y compris l’Etat de Palestine, Israël et ses autres voisins, dans le cadre de la conférence internationale de paix au Moyen-Orient, sur la base des résolutions 242 (1967) et 338 (1973) du Conseil de sécurité, de façon à garantir l’égalité et l’équilibre des intérêts et, tout particulièrement, le droit de notre peuple à la liberté et à l’indépendance nationale, ainsi que le respect du droit de toutes les parties au conflit, comme je viens de le dire, à exister dans la paix et la sécurité. Si ces bases sont adoptées lors de la conférence internationale, nous aurons franchi une étape essentielle en direction de la solution juste, ce qui permettrait de parvenir à un accord sur l’ensemble des dispositions et des arrangements de sécurité et de paix. J’espère qu’il est bien clair que notre peuple palestinien, qui aspire à la réalisation de ses droits nationaux légitimes, à l’autodétermination, au retour et à la fin de l’occupation de la terre de sa patrie palestinienne, tient à réaliser ces objectifs en continuant à avancer sur la voie pacifique, dans le cadre de la conférence internationale tenue sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies et conformément à sa charte et à ses résolutions. J’affirme que nous sommes un peuple qui aspire à la paix, comme tous les peuples de la terre, peut-être avec un peu plus d’ardeur, étant donné la longueur de cette épreuve tout au long de ces années et la dureté de la vie que mènent notre peuple et nos enfants, qui ne peuvent jouir d’une vie normale, à l’abri des guerres, des malheurs, de la souffrance et de l’exil, de la dispersion et des difficultés de la vie quotidienne. Que s’élèvent des voix pour soutenir le rameau d’olivier, pour appuyer la pratique de la coexistence pacifique et pour renforcer le climat de détente internationale. Joignons nos mains et nos efforts pour ne pas laisser passer une occasion historique, qui pourrait ne pas se représenter, de mettre fin à un drame qui n’a que trop duré et qui a coûté le sacrifice de milliers de vies et la destruction de centaines de villages et de villes. Et si nous tendons la main vers le rameau d’olivier, le rameau de la paix, c’est parce que celui-ci se répand dans nos coeurs à partir de l’arbre de la patrie et de la liberté. Je suis venu à vous au nom de notre peuple, la main ouverte, pour que nous œuvrions à instaurer une paix véritable, une paix bâtie sur la justice. Sur cette base, je demande aux dirigeants d’Israël de venir ici, sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies, pour que nous accomplissions cette paix. Et leur dis, tout comme je vous le dis : notre peuple désire la dignité, la liberté et la paix. Il désire la sécurité pour son Etat tout comme il la désire pour tous Etats et parties au conflit arabo-israélien. Je m’adresse ici tout particulièrement aux Israéliens de toutes les catégories, de tous les courants et de tous les milieux et, avant tout, aux forces de la démocratie et de la paix, et je leur dis : Venez ! Loin de la peur et de 1a menace, réalisons la paix, loin du spectre des guerres ininterrompues depuis 40 dans le brasier de ce conflit, loin de la menace de nouvelles guerres, qui n’auraient d’autre combustible que nos enfants et vos enfants, venez, faisons la paix, la paix des braves, loin de l’arrogance de la force et des armes de la destruction, loin de l’occupation, de la tyrannie, de l’humiliation, de la tuerie et de la torture. Je dis : « O gens du Livre, retrouvez-vous en une seule parole », pour que nous établissions la paix sur la terre de la paix, la terre de Palestine. « Gloire à Dieu au plus haut des Cieux et Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté ! » Mon Dieu, Tu es la Paix. La Paix vient de Toi. la Paix aboutit à Toi. Seigneur, fais-nous vivre dans la paix et accéder au Paradis, ta demeure, la demeure de la Paix. Enfin, je dis à notre peuple : l’aube, inéluctablement, vient, et la victoire elle aussi, est déjà en chemin. Je vois la patrie dans vos pierres sacrées ; je vois le drapeau de notre Etat palestinien indépendant flotter sur les hauteurs d la patrie bien-aimée. Je vous remercie et vous salue, avec la miséricorde de Dieu, et ses bénédictions.
https://www.monde-diplomatique.fr/cahier/proche-orient/arafat88-fr

LA RESOLUTION 3236 - ASSEMBLEE GENERALE DES NATIONS Le 1974
La résolution réaffirme le 'droit inaliénable des Palestiniens de retourner dans leurs foyers et vers leurs biens, d'où ils ont été déplacés et déracinés, et demande leur retour' et ' le droit à l'autodétermination du peuple palestinien'.

LES ARABES PALESTINIENS DE GALILEE PROTESTAIENT CONTRE LA CONFISCATION Le 1976
Le peuple palestinien et toute la nation arabe célèbrent la journée de la Terre, commémorant la mort de six Palestiniens tués par l'armée israélienne lors de manifestations contre les confiscations de terres par les forces d'occupation en vue de dénaturer les réalités démographiques et géographiques de la Palestine. En effet le 30 mars 1976, les Arabes palestiniens de Galilée et du Triangle protestaient contre la confiscation de leurs terres par Israël. La police a tiré sur les manifestants. Six Palestiniens sont tués. Depuis, le 30 mars est devenu la Journée de la terre en Palestine qui symbolise la lutte contre l'expropriation et la colonisation.

LA RESOLUTION 478 Le 1980
Cette résolution est la réponse de l'ONU au décret israélien du 30 juillet 1980 instituant Jérusalem comme 'capitale éternelle de l'État d'Israël'. Elle dénonce 'une violation du droit international' et déclare cet acte de force de 'la puissance occupante' comme' nul et non avenu'. À noter aussi que : L'Assemblée générale des Nations unies réfère chaque année depuis 1948 'le droit au retour' pour les réfugiés palestiniens ou, pour ceux qui renonceraient à ce droit, des compensations financières. Le Conseil de Sécurité a fait depuis 1948 de multiples déclarations appelant Israël à ne pas étendre ses colonies et notamment à abandonner son projet de Grand Jérusalem.

PREMIERS COMMUNIQUES DE LA REVOLTE DES PIERRES Le 1987
Nous sommes les petits fils de Qassam' proclame un des premiers communiqués de la révolte des pierres

DEBUT DE LA PREMIERE INTIFADA LA REVOLTE DES PIERRES Le 1987 à GAZA
Extension à la Cisjordanie

LES PALESTINIENS PROCLAMENT LA NAISSANCE DE LEUR ETAT Le 1988
Ils font référence à la résolution 181 du 29 novembre 1947.

CONSEIL NATIONAL DE LA PALESTINE Le 1988
[...] Les responsables palestiniens ont rappelé qu'ils ne voulaient pas mettre en cause le caractère juif de l'Etat d'Israel - caratère qu'ils ont reconnu lors de la déclaration d'indépendance de la Palestine adoptée au Conseil national en 1988 [...]

L'OLP PROCLAME L'ETAT DE PALESTINE Le 1988
lors de la 19 éme session du Conseil national palestinien à Alger. L'OLP reconnait les résolution 181 et 242 des Nations unies et réaffirme se condamnation du terrorisme. l'OLP proclame l'Etat de Palestine.

ISRAEL ET L'OLP SE RECONNAISSENT MUTUELLEMENT Le 1993
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ARRANGEMENTS INTERIMAIRES D'AUTONOMIE Le 1993 à WASHINGTON
Signature par l'OLP et israel à la Maison Blanche en présence de Rabin et Arafat de la Déclaration de principes.

MASSACRE DANS LA MOSQUEE DE HEBRON Le 1994 à HEBRON
Le colon Baruch Goldstein assassine 29 palestiniens.

RETOUR DE YASSER ARAFAT A GAZA Le 1994 à GAZA
de retour en Palestine après 27 années d'exil

ARAFAT SOUHAITE ASSISTER AU CINQUANTIEME ANNIVERSAIRE DE LA LIBERATION DU CAMP D'AUSCHWITZ Le 1995
Yasser Arafat l'a compris [la souffrance juive], lui qui avait souhaité assister au cinquantième anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz... Pourquoi les organisateurs ont-ils refusé sa présence ?

YASSER ARAFAT VOULAIT VENIR AUX OBSEQUES D'YITZHAK RABIN Le 1995 à JERUSALEM
Yasser Arafat voulait venir aux obséques d'Yitzhak Rabin], mais on l'en avait disuadé en raison du danger auquel l'exposait une telle démarche ...]

ARAFAT ELU PRESIDENT DE L'AUTORITE PALESTINIENNE Le 1996
Ses partisants emportent les deux tiers des 80 sièges au Conseil d'autonomie, qui prend le nom de Conseil législatif

OPÉRATION RAISINS DE LA COLÈRE Le 1996 à CANA
de l'armée israélienne contre le Liban. Une centaine de civils réfugiés dans le camp de l'ONU de Cana périssent sous les bombes israéliennes. Un cessez-le-feu intervient le 27.

LE CONSEIL NATIONAL PALESTINIEN ELIMINE DE SA CHARTE LES ARTICLES CONTRE L'ETAT D'ISRAEL Le 1996 à GAZA
Réuni pour la première fois en Palestine, à Gaza, il élimine tous les articles mettant en cause le droit à l'existence du pays voisin.

OUVERTURE D'UN TUNNEL EN CONTREBAS DE L'ESPLANADE DES MOSQUEES Le 1996 à JERUSALEM
L'ouverture par la municipalité juive de Jérusalem d'un Tunnel en contrebas de l'esplanade des Mosquées provoque les violences les plus graves dans les territoires occupés depuis la fin de l'Intifada (76 morts)

UNE RUE CHARLES DE GAULLE A GAZA Le 1996 à GAZA
Inauguration par le président de la République, Jacques Chirac, et Yasser Arafat, président de l'Autorité nationale palestinienne, de la rue Charles de Gaulle à Gaza

RESTITUTION D'HEBRON AUX PALESTINIENS Le 1997 à HEBRON
Un accord sur la restitution d'Hebron aux Palestiniens. Ce n'était pas encore fait mais j'entamais 1997 avec un espoir de voir aboutir le processus de paix. ... Nétanyahou et Arafat m'ont appelé pour m'annoncer qu'ils étaient parvenus à un accord sur le déploiement israelien à Hébron.... Dennis Ross avait travaillé 24h sur 24, le roi Hussein et Warren Christopher avaient encourgé les deux parties à s'accorder. Moubarak lui aussi avait joué de son influence....

PROJET DE RETRAIT PROGRESSIF DE CISJORDANIE Le 1997
J'ai rencontré Netanyahou pour discuter de son projet de retrait progressif de Cisjordanie. Une telle décision témoignait d'un certain courage, sa coalition gouvernemental étand assez fragile. Le lendemain Arafat est venu à la Maison Blanche. Je lui ai assuré que je veillais à ce que le Premier ministre israelien honore les obligations de son pays dans le cadre du processus de paix. Il devait s'opposer au terrorisme s'il voulait qu'Israel fasse un pas en avant. Le lendemain, Mir Aimal Kansi était condamné à mort pour le meurtre de 2 agents de la CIA en janvier 93. [...]

UN PORT PALESTINIEN UNE ROUTE RELIANT GAZA A LA RIVE DU JOURDAIN Le 1997 à GAZA
Albright est allée les voir sur place. Arafat les a invité dans une maison d'hôte qui lui appartenait, faisant de Nétanyahou, partisan de la ligne dure, le premier chef de gouvernement à pénétrer dans la bande de Gaza. Conférence de Wye River. L'accord garantissait aux Palestiniens plus de terres en Cisjordanie, l'aéroport, un port maritime, la relaxe de prisonniers, un passage sécurisé entre Gaza et la Cisjordanie et une aide économique. En contrepartie, Israel obtenait une coopération sans précédent dans la lutte contre la violence la modification de la charte palestinienne. Arafat a annoncé qu'il renonçait à la violence dans des termes étonnamment forts....
En septembre Albright et Ross sont allé à Gaza pour soutenir Barak et Arafat qui venaient de s'entendre sur les prochaines étapes de Wye Riven approuvant l'idée d' un port palestinien, d'une route reliant Gaza à la rive du Jourdain, le transfert de 11% des territoires de la rive occidentale et la libération de 300 prisonniers.
En novembre les 2 hommes m'ont rendu visite à Washington.
à Oslo je pensais alors que la paix serait signée en 2000 [...]

RESOLUTION A L'ONU Le 1998
la dernière prie Israël de : 'ne prendre aucune autre mesure qui compromettrait l'issue des négociations sur le statut définitif de la ville' et de ' se conformer scrupuleusement à ses obligations découlant de la 4eme convention de Genève'.

LA COUR PENALE INTERNATIONALE ACCUSE ISRAEL DE CRIME DE GUERRE Le 1998
juge que 'la colonisation de territoire par une puissance occupante doit être assimilée à un crime de guerre'.Israël vote contre, 21 s'abstiennent, 121 pays votent la motion. Il s'ensuit que les pays signataires, comme ceux de l'Europe, se sont implicitement engagés (dès ratification par leur Parlement) à procéder aux arrestations des responsables israéliens criminels de guerre pénétrant sur leur territoire. Jusqu'ici aucune arrestation n'a eu lieu.

LE CONSEIL CENTRAL DE L'OLP REPORTE LA PROCLAMATION DE L'ETAT PALESTINIEN INDEPENDANT Le 1999
Fin de la période d'autonomie palestinienne prévue par la Déclaration de principes du 13 09 1993.

HUBERT VEDRINE DANS LES TERRITOIRES PALESTINIENS Le 1999 à RAMALLAH
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LIONEL JOSPIN DANS LES TERRITOIRES PALESTINIENS Le 2000 à RAMALLAH
se fait caillasser par des étudiants palestiniens de Bir Zeit après avoir qualifié de terroriste le Hezbollah

JACQUES CHIRAC AVEC YASSER ARAFAT Le 2000 à PARIS
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DEUXIEME INTIFADA Le 2000
Après une visite controversée de l’ancien général Ariel Sharon, président du parti de droite Likoud, sur 'l’esplanade des Mosquées' à Jérusalem le 28 septembre, les Palestiniens ont manifesté en jetant des pierres contre l’armée israélienne dans différents endroits du pays les 29 et 30 septembre. Les soldats ont riposté en tirant et on compterait au moins 40 morts (dont plusieurs enfants de 7 à 12 ans) et 400 blessés par balle à Gaza et dans les territoires occupés. Un cessez-le-feu a dû être négocié entre le gouvernement israélien et l’autorité palestinienne. La souveraineté totale sur cette esplanade et sur Jérusalem-Est est revendiquée par l’OLP.

DISSUADER SHARON DE FAIRE CE GESTE INCENDIAIRE Le 2000 à JERUSALEM
[...]Juillet sommet de Camp David. Les 180 000 colons de Cisjordanie et de Gaza constituaient un force considérable. Barak voulait parvenir à un accord avant septembre, date à laquelle Arafat avait menacé de décréter unilatéralement un Etat Palestinien. Le 26 sept Barak et Arafat envoyaient des négociateurs à Washington pour reprendre les pourparlers là où ils les avaient laissés en quittant Camp David. Le 28, coup de théatre, Ariel Sharon venait de fouler le sol de l'esplanade des mosquées. C'était la première fois qu'un homme politique important s'y risquait depuis qu'Israel l'avait conquise en 67. A l'époque Moshe Dayan avait promis que les sites religieux musulmans seraient respectés, c'est pourquoi l'esplanade n'était pas surveillée par les musulmans. Arafat a dit qu'il avait demandé à Barak d'intervenir pour empêcher ce geste qui était une manière délibèréed'affirmer la souveraineté d'israel sur le site et de renforcer la position de Sharon dans la bataille qui l'opposait a Netanyahou pour le pouvoir au sein du likoud. Moi aussi j'avais espèré que Barak saurait dissuader Sharon de faire ce geste incendiaire. Sharon avait pénètré sur l’esplanade entouré d’un grand nombre de soldat lourdement armés. Le lendemain un grand nombre de palestinien manifestent près du mur ouest et la police ouvre le feu . Au moins 5 morts et des centaines de blessés. Les affrontements se prolongeant la tv diffusa 2 images frappantes qui symbolisaient l'horreur et la vanité de toute violence . Un palestinien de 11 an touché par une balle mourant dans les bras de son père et 2 soldats israeliens tirés hors d’un bâtiment battus a morts et traîné dans la rue.[...]

L'AUTORITE PALESTINIENNE REGNE SUR DES CONFETTIS Le 2000
En l'an 2000, au moment où éclate la seconde Intifada, l'autorité palestinienne règne sur des confettis éparpillés sur seulement 40% de la Cisjordanie (si l'on additionne les zones A et B) et sur les deux tiers de la bande de Gaza.[note LCBC : soit 9% de la Palestine historique]

DELEGATION GUE/NGL EN MISSION EN PALESTINE ET ISRAEL Le 2000
Une délégation de six membres du « Groupe Confédéral de la Gauche Unitaire Européenne – Gauche Verte Nordique » (GUE/NGL) du Parlement Européen se rendra en mission en Palestine et Israël, du 18 au 22 Novembre 2000.
La délégation est composée par M.Francis WURTZ (Président du Groupe GUE/NGL, MEP France), Mme Luisa MORGANTINI (Présidente de la Délégation du Parlement Européen chargée des relations avec le Conseil Législatif Palestinien, MEP Italie), Mme Pernille FRAHM (Vice-Présidente du Groupe GUE/NGL, MEP Denmark), Mme Yasmine BOUDJENAH (MEP France), M.Kostas ALYSSANDRAKIS (MEP Grèce), M.Alain KRIVINE (MEP France).
Des rencontres –entre autres- ont été fixés avec le Président Yasser ARAFAT, le Président du Conseil Législatif Palestinien Ahmed QURIE (Abu Ala), le leader de la « nouvelle Intifada » Marwan BARGHOUTI, Abdel SHAFI, Hannan ASHRAWI et Feysal HUSSEINI. Mais aussi avec le Président du Parlement d’Israël (KNESSET), Avraham BURG (rencontre en attente de confirmation car le Président de la Knesset rentrera des États-Unis), plusieurs membres de la KNESSET qui font partie de la délégation Parlement Européen-KNESSET, membres des partis politiques israéliens comme « Meretz », « Parti Travailliste », « Haddash » et autres partis qui sont tout particulièrement engagés dans le processus de paix. Des rencontres avec les mouvements de la paix de la société civile israélienne et palestinienne sont également prévus.
Les députées/és présenteront l’attachement du « Groupe Confédéral de la Gauche Unitaire Européenne – Gauche Verte Nordique » au processus de paix, afin de soutenir tous ceux qui, en Israël et en Palestine, œuvrent pour la paix et la convivence pacifique entre les peuples de la région.

UN AVION POUR LA PAIX Le 2001
« Un avion pour la paix », une délégation qui se rendra du 29 novembre au 1 er décembre à la fois en Israël, en Cisjordanie, à Gaza et Jérusalem-Est.
Cette délégation est composée d’élus de plus de 26 communes, de parlementaires, de représentants d’organisations politiques * (PCF, PS, Verts, MDC, LCR...) ainsi que de responsables d’associations de défense des droits de l’homme (dont le MRAP, la Ligue des droits de l’homme, le Mouvement de la paix, l’Association France-Palestine...).
L’objet de cette initiative est d’encourager et de développer des relations de soutien et de solidarité à l’endroit des forces qui, en Israël comme en Palestine, oeuvrent dans des conditions difficiles à la construction d’une paix juste et durable pour tous les habitants de la région, et ce dans le respect de leurs droits à vivre libres et égaux. Comme l’a rappelé le Congrès du MRAP, la question de la paix doit être considérée en dehors de toute interprétation ethnique ou religieuse.
La délégation rencontrera officiellement des représentants de l’ambassade de France en Israël, des élus israéliens et palestiniens, ainsi que des représentants d’organisations non-gouvernementales israéliennes et palestiniennes.
http://mdh.limoges.free.fr/support/palestine/hivert.htm

LA STATION RADAR ET LA TOUR DE CONTRÔLE DE L'AÉROPORT DE GAZA SONT DÉTRUITS PAR L'ARMÉE DE L'AIR ISRAÉLIENNE Le 2001 à GAZA

SIEGE DE LA MOQATA Le 2002 à RAMALLAH
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DES BULLDOZERS DÉTRUISENT LA PISTE D'ATTERRISSAGE DE L'AÉROPORT INTERNATIONAL YASSER ARAFAT Le 2002 à GAZA

DONNER UN CONCERT A RAMALLAH (DANIEL BARENBOIM) Le 2002 à RAMALLAH
"Le chef d’orchestre d’origine israélienne Daniel Barenboïm a annoncé qu’il comptait donner un concert aujourd’hui à Ramallah, en Cisjordanie, dans la ville autonome palestinienne où se trouvent les bureaux de Yasser Arafat encerclés par les chars israéliens. ' Je vais jouer à Ramallah pour prouver qu’il n’y a pas de solution militaire ni d’un point de vue moral ni d’un point de vue stratégique ', a-t-il affirmé. Et Daniel Barenboïm d’ajouter : ' Si on accepte l’idée qu’il y aura un jour un État palestinien et une solution au conflit, je ne vois par pourquoi il faut attendre les hommes politiques pour développer les liens culturels. ' Le chef d’orchestre avait, il y a quelques jours, très fortement critiqué le premier ministre israélien Ariel Sharon. 'Il n’y aura pas de paix avec lui, avait-il souligné. Il ne comprend pas qu’Israël a en tant qu’État une responsabilité pour trouver une solution. L’indépendance n’est pas pour un peuple un cadeau que l’on accorde par bonté, ce doit être quelque chose qui va de soi pour une nation. ' Daniel Barenboïm assume depuis 1992 la direction artistique du prestigieux opéra berlinois Staatsoper."
http://www.humanite.presse.fr/journal/2002-03-06/2002-03-06-29974

L'ISOLEMENT DU PRESIDENT ARAFAT A ETE BRISE Le 2002 à RAMALLAH
L'isolement du président de l'Autorité palestinienne a été brisé, dimanche, par une cinquantaine de volontaires internationaux. Une scène incroyable. En cortège, les manifestants venus pour 'la protection du peuple palestinien' se sont approchés du bâtiment, puis sont rentrés dans la cour où se trouvaient deux chars et un véhicule blindé. Dans l'immeuble de droite, occupé par l'armée israélienne, des snippers ont sorti les fusils. Mais, visiblement désorientés, les soldats n'ont pas fait usage de leurs armes, tout au moins au début. Un autre groupe qui se trouvait vingt mètres derrière a essuyé des coups de feu et a dû se replier. Les volontaires sont alors entrés dans la partie du quartier général où se trouve le raïs palestinien, accueillis par sa garde rapprochée.

MASSACRE DE JÉNINE Le 2002 à JENINE
opposa des soldats israéliens appuyés par des chars et des hélicoptères à une centaine de combattants de trois organisations palestiniennes, le Hamas, le Jihad islamique palestinien et les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, retranchés dans le centre du camp de réfugiés. De nombreux chiffres contradictoires de victimes sont annoncés. Shimon Pérès avait qualifié l'opération de « massacre » selon le quotidien Haaretz dans son édition du 9 avril 2002. L'organisation humanitaire internationale Human Rights Watch publiait un communiqué le 3 mai 2002 dans lequel elle annonçait avoir pu identifier 52 victimes palestiniennes, dont 22 civiles, et estimait que les « Forces de Défense Israéliennes [avaient] commis des crimes de guerre » lors de cette opération3. Le spécialiste des questions de défense au quotidien Haaretz, Zeev Schiff, écrivit dans l'édition du 15 avril 2002 que : « après la fin des combats, au cours des premières fouilles, 80 cadavres ont été trouvés. On estime que le nombre des victimes dans les combats s’élève à quelque 200 Palestiniens, y compris des civils, dont une partie est enterrée sous les décombres des maisons effondrées ». Le colonel Ron Kitri, porte-parole de l’armée israélienne, reprenait ce chiffre dans le quotidien Yediot Aharonot du 19 avril 2002. Les palestiniens parlent de 400 à 500 morts.

L'ONU DESIGNE UNE COMMISSION DE 28 MEMBRES SUR JENINE Le 2002 à JENINE
pour enquêter sur ce qui s'est passé dans le camp de réfugiés de Jénine après les destructions massives faites par l'armée israélienne au sujet desquelles le secrétaire général de l'ONU au Proche-Orient, le scandinave Terje Roed-Larsen déclare : 'Ce que j'ai vu est absolument inacceptable, d'une horreur qui dépasse l'entendement. Les experts qui sont avec nous ont l'habitude des guerres, des tremblements de terre, ils disent qu'ils n'ont rien vu de tel. Il est inacceptable que le gouvernement israélien n'ait pas autorisé, onze jours durant, les équipes de sauvetage à entrer dans ce camp. C'est moralement répugnant'. Richard Kook, directeur en Cisjordanie de l'agence des Nations Unies pour l'aide aux réfugiés palestiniens (UNRVA) parle, quant à lui, de 'dommages énormes' et Javier Zuniga d'Amnesty Inertanional affirme :'C'est l'une des pires scènes de dévastations que j'aie jamais vues'. 'Ils s'agit d'une tragédie humaine pour des milliers de Palestiniens innocents' dit de son côté le secrétaire d'État adjoint américain chargé du Proche-Orient, William Burns. Pour un diplomate européen : ' Il est trop tôt pour dire s'il y a eu un massacre à Jénine mais ce que nous savons déjà, montre clairement qu'il y a eu un carnage, c'est-à-dire un déchaînement de violence aveugle sans commune mesure avec la résistance rencontrée.' Malgré cela, quelques jours plus tard l'ONU dissout cette commission sous le prétexte que Sharon, chef du gouvernement israélien, ne veut pas collaborer avec elle.

DEBUT DE LA CONSTRUCTION DU MUR D'ANNEXION Le 2002 à JENINE
Alors que la Ligne Verte qui marque la démarcation entre les territoires palestinien et israélien à l’issue de la guerre de 1967 fait environ 350km, le Mur colonial d’Apartheid et d’annexion qu’Israël érige en Cisjordanie devait s’étendre sur 730 km du nord (où la construction a commencé à Salem près de Jénine dès juin 2002) au sud (au delà de Bethléem et Hébron). Si l’on compare même superficiellement les cartes de l’automne 2002 aux précédentes, qu’elles soient celles du gouvernement Sharon ou celles que les organisations palestiniennes traçaient à partir des ordres d’expulsion, on constate immédiatement que le tracé originel, qui ne s’éloignait pas trop considérablement de la Ligne Verte, en est maintenant très loin par endroits.
Le nouveau tracé, imposé à Sharon par la pression des colons, agréé par le parlement israélien le 1/10/2003, amène le Mur, qui s’insinue à 6 km en territoire palestinien à Jayyous près de Qalqilyia, jusqu’à 22 km à l’intérieur de la Cisjordanie, pour inclure les colonies de peuplement d’Ariel ou Emmanuel non loin de Salfit, au sud ouest de Naplouse. La Knesset a voté aussi l’autorisation au gouvernement Sharon de modifier à nouveau le tracé.
En février 2004, sous pression internationale et à grand renfort de publicité médiatique, le général Sharon a fait démolir une portion minime du Mur dans le district de Tulkarem.
Le village de Baqa Al Sharqiya qui comme plus de 40 localités palestiniennes était coupé de la Cisjordanie, enclavé depuis des mois, emprisonné par deux portails dont l’ouverture sporadique était l’occasion d’humiliations systématiques, s’est vu « réuni » à son environnement. Mais qu’on ne s’y trompe pas ! Dans le même temps le gouvernement israélien a fait construire un autre mur, de 8 m de hauteur aussi, à l’ouest cette fois du village qui se retrouve ainsi séparé des autres villages palestiniens d’Israël avec qui les liens sociaux commerciaux et familiaux n’avaient jamais été coupés, Ligne Verte ou pas.
Dans le projet actuel, le Mur, qui s’étale sur 70 à 100 m selon les lieux, devrait faire 650km de long, avec des portails d’accès espacés, dans une zone devenue militaire fermée. [...]
http://www.france-palestine.org/article286.html

UNE VINGTAINE D'EDUCATEURS SPORTIFS ET ARTISTES FRANCAIS A HEBRON Le 2002 à HEBRON
Du 1er au 16 juillet - animateurs de la banlieue lyonnaise, de la région parisienne, de Brest, plasticiens, danseurs, photographe de l'Est parisien - ils interviennent dans le cadre du projet ' Hébron, Vivre la ville ' porté, depuis trois ans, par la FSGT (Fédération sportive et gymnique du travail), le collectif d'artistes ' Tiens voilà encore autre chose ' (TVEAC) et, sur place, l'association ' Hébron-France '. ' Avec les enfants, les chebab [jeunes], les associations et institutions présentes sur le terrain, ce sera aussi un acte de résistance et de ré-appropriation pacifique de la ville sous les yeux de l'occupant ', explique Yves Renoux pour la FSGT. La fédération du sport populaire, le collectif TVEAC entendent ainsi agir pour que les échanges culturels, inter-associatifs, les pratiques de formation des jeunes palestiniens et palestiniennes puissent ' contribuer à la culture de la paix et maintenir l'espoir d'une sortie de la spirale de la violence. ' Membre du Comité olympique palestinien, président de la fédération palestinienne de Karaté, Mohammed Al Bacri a accueilli la délégation française en soulignant l'importance de sa présence alors que depuis deux ans la situation de la population hébronnaise va en s'aggravant, ' notre cité devient notre prison. ' Soutenus notamment par le conseil général du Val-de-Marne, l'association Via le Monde (CG du 93), la CCAS EDF-GDF, la Maison de la Méditerranée (Belfort), les villes de Brest et Fontenay et le consulat de France à Jérusalem, les volontaires français interviendront aux côtés de clubs sportifs, de centres de loisirs pour des activités de formation de jeunes ' leaders ', de danse, de marionnettes. entre deux couvre-feux…

LE QUARTIER DE BOURAJ FRAPPE PAR UN MISSILE LORS DU RAID ISRAELIEN Le 2002 à GAZA
[...]Vous parlez de ' massacre délibéré '. Comment pouvez-vous être aussi affirmatif alors qu’un ministre israélien a évoqué une ' possible erreur ' ?
Hassan Balawi. C’est un massacre parce que la plupart des victimes sont des civils qui n’avaient rien à voir avec le Hamas et parmi eux, beaucoup de femmes et d’enfants. Il y a neuf enfants parmi les morts, dont deux bébés et également de nombreux enfants parmi les blessés qui sont plus d’une centaine. Il ne s’agit pas d’un assassinat ciblé comme ceux auxquels l’armée israélienne a l’habitude de procéder mais d’une action délibérée contre des gens tués dans leur sommeil. Elle est destinée à tuer dans l’ouf l’espoir de paix qui commençait tout juste à renaître après les efforts internationaux de ces derniers jours : il y avait eu la réunion du ' quartet ' à New-York la semaine dernière, la reprise des contacts avec Shimon Pérès, samedi, suivie de quelques signes de détente hier. Sharon a fait ce qu’il fallait pour arrêter tout cela en choisissant bien son moment.[...]

RACHEL CORRIE EST ÉCRASÉE PAR UN BULLDOZER ISRAÉLIEN Le 2003 à GAZA

RICHARD GERE A RAMALLAH (2003) Le 2003 à RAMALLAH
[Source : Europalestine] Le célèbre acteur de cinéma américain Richard Gere a donné une leçon de courage politique, mardi, en effectuant un déplacement à Ramallah sous couvre-feu, en Palestine occupée. Après avoir été quelque peu retenu par l’armée israélienne au tristement célèbre check-point de Qalandia, qui verrouille l’entrée dans la ville, Richard Gere a rencontré une délégation de représentants de la société civile palestinienne conduite par le Dr Mustapha Barghouti, ainsi que le ministre palestinien de la Culture et son équipe, indique l’ONG palestinienne PNGO dans un communiqué. Richard Gere était venu à l’invitation de réalisateurs palestiniens, qui voulaient lui montrer la réalité de l’occupation israélienne, et de ses conséquences pour les 3,2 millions de Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza. Ramallah était sous couvre-feu depuis 24 heures, lorsque Gere a effectué son déplacement, ses rues désertes patrouillées les véhicules de l’armée israélienne.
http://www.life.com/image/2052638

INTERNATIONAL SEMINAR A MIDDLE EAST WITHOUT WARS AND OPPRESSION IS POSSIBLE Le 2003 à BETHLEEM
The Alternative Information Center is organising an international seminar to discuss and analyse the Israeli-Palestinian conflict in the framework of the military globalisation - to look for common strategies of resistance to war and oppression. We are looking for a convergence between Palestinian, Israeli and international activists to make a future without wars possible in the Middle East. Yasser Akawi yasser@alt-info.org

UN DEUXIEME VOYAGE - LA PAIX NOM DE DIEU Le 2003 à RAMALLAH
Organisé par le journal Témoignage Chrétien
200 français, juifs, chrétiens et musulmans, ont participé à notre deuxième voyage, du 7 au 11 novembre.
Nos témoins :
Ghaleb Bencheikh, enseignant et théologien musulman,
Nicole Fabre, pasteur et bibliste à Lyon
Philippe Haddad, rabbin à Nîmes,
Jacques Noyer, évêque émérite d'Amiens
Dominique Ponnau, historien d'art et directeur honoraire de l'École du Louvre
Joseph Yacoub, politologue, professeur à l'Institut catholique de Lyon

Dans un souci de dialogue avec les autorités politiques locales, nous avons rencontré :
à Ramallah : Yasser Arafat, président de l'Autorité palestinienne, et Diana Bamieh, du Ministère des Affaires étrangères palestinien
à Jérusalem :Dany Shek, haut responsable du département Europe occidentale du Ministère des Affaires étrangères israélien

Autres temps forts :
méditation dans le désert du Néguev sur les pas d'Abraham
visite d'un camp de réfugiés à Ramallah
prière au Mur occidental du Temple
cérémonie du souvenir au Mémorial Yad Vashem
rencontres avec des acteurs de paix

JANE BIRKIN EN ISRAEL ET DANS LES TERRITOIRES PALESTINIENS Le 2003 à GAZA
Entre le 4 et le 11 décembre 2003, Jane Birkin a présent. aux publics israélien et palestinien le spectacle ‘ Arabesque ‘, qui marie les textes de Serge Gainsbourg . la musique arabo-andalouse. Avec le soutien actif des centres culturels et des postes diplomatiques français en Israël et dans les Territoires palestiniens, elle a donné. des concerts . Tel-Aviv, où des adolescents juifs et arabes de milieux défavorisés avaient été invités, . Shefaram, ville arabe israélienne, . Gaza, où aucune manifestation musicale de cette mpleur n’avait eu lieu depuis l’automne 2000, enfin . Ramallah et à Bethléem. Cette tournée . forte dimension symbolique, empreinte d'émotion et d'espoir, a partout rencontré. un public enthousiaste. Elle constitue un exemple de ce que peut la culture pour tenir ouvertes les voies de la diplomatie.
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/pdf/zones_geo.pdf

MANIFESTATION CONJOINTE CONTRE LE MUR (PALESTINE/ISRAEL) Le 2003 à JERUSALEM
Des centaines de Palestiniens, des deux côtés de la ligne verte, se sont retrouvés, en présence des députés de la Knesset, . Azmi Bishara, président du Rassemblement national démocratique, de Jamal Zahaliqa, président du groupe parlementaire du Rassemblement, et de nombreux autres militants du Rassemblement et du mouvement national ainsi que des militants des droits de l'homme et de l'environnement.
Les manifestants ont fait explosé une maquette représentant le Mur.
Ont également participé à cette manifestation aux côtés des personnalités et responsables palestiniens, des membres du parlement palestinien et le président de la municipalité d'al-Ram, des forces de la paix israéliennes dont le porte-parole était Uri Avnery.
Le député Bishara a dit, au cours du rassemblement que le Mur est l'expression essentielle de l'occupation actuelle, il est aussi la première expression de la colonisation, insistant sur le fait que toutes les négociations sont vaines tant que le Mur se construit et qu'il soit imposé comme un fait accompli.
Je ne comprends pas quand les gens parlent des intentions israéliennes unilatérales. Le Mur est une mesure unilatérale, il est la mesure la plus raciste et la plus dangereuse à travers duquel le gouvernement israélien cherche à imposer son propre intérêt au détriment de l'intérêt palestinien.
Il s'est ensuite adressé à la population des quartiers de Jérusalem leur demandant de suivre l'exemple des habitants d'ar-Ram en protestant et en luttant et en empêchant la construction du Mur, afin d'empêcher la séparation des gens et des maisons. Il s'est également adressé aux peuples arabes leur demandant de détruire le mur du silence et de la peur, et de sortir dans les rues en cette phase critique où les Etats-Unis et Israël décident de la carte de la région et de la Palestine.
Le comité populaire de lutte contre le Mur qui avait organisé le rassemblement a insisté sur la nécessité de poursuivre la lutte et 'd'élargir la campagne de solidarité, populaire et officielle, avec notre peuple.'

TELEVISION - ISRAEL QUESTIONS INTERDITES Le 2004
reportages : la crise morale, la terre à tout prix, démocratie ou théocratie ?, le pouvoir des religieux, l'autre israel.
'Des voix se sont élevées récemment au sein de l'arméé, des services secrets, des politiques et des intellectuels israeliens pour dénoncer l'attitude de l'Etat à l'égard des palestiens...'

DELEGATION EN PALESTINE Le 2004 à JERUSALEM
du 14 au 19 Mars 2004 Hôtel à Jérusalem + logement dans les camps
Le droit à l’éducation…
Un concert pour les enfants des camps
Les enfants sont les grandes victimes de l’occupation israélienne, particulièrement ceux des camps qui représentent environ 60% de la population. L’isolement physique et psychologique des enfants dans les camps est un problème majeur, inacceptable et qui doit faire l’objet d’actions politiques fortes.[...]
L’AJPF s’engage pour soutenir l’accès à l’éducation dans les camps et promouvoir le développement intellectuel et psychologique des enfants. Elle soutient la collecte des cartables pour la Palestine et un projet de création d’un centre culturel pour enfants, inauguré par un grand concert donné dans le camp de Dheisheh par le chanteur français pour enfants KARIMBA…

ASSASSINAT DE CHEIK YASSINE Le 2004 à GAZA

SOUTIEN DE GEORGES BUSH AU MAINTIEN DEFINITIF DE COLONIES JUIVES Le 2004
RAMALLAH, Cisjordanie (Reuters) - Le soutien de George Bush au maintien définitif de colonies juives en Cisjordanie à l'issue d'un retrait unilatéral israélien de la bande de Gaza a suscité jeudi la colère des Palestiniens et, au mieux, des réactions de prudence de la part des autres médiateurs internationaux dans le conflit israélo-palestinien.
A l'issue d'un entretien avec le Premier ministre israélien Ariel Sharon mercredi à Washington, le président américain a apporté son soutien au plan de retrait de la bande de Gaza qui, selon lui, doit permettre de faire progresser la 'feuille de route' pour la paix au Proche-Orient.
Sharon a clairement fait savoir qu'un retrait de Gaza s'accompagnerait du maintien d'un certain nombre de colonies en Cisjordanie, ce que Bush a approuvé au nom des 'réalités sur le terrain', rompant ainsi avec la vision américaine et internationale selon laquelle ces implantations créées après la Guerre des six-jours en 1967 constituaient des obstacles à la paix.
Bush a en outre rejeté tout droit au retour pour les réfugiés palestiniens, alors que le plan de paix international prévoit que cette question doit être réglée par des négociations entre les deux parties.
Les dirigeants palestiniens n'ont pas caché leur colère jeudi face à ce revirement des Etats-Unis, accusés de partialité en faveur d'Israël. Selon eux, et de l'avis de nombreux experts, Bush condamne par avance toute reprise des négociations de paix.
'Les dirigeants israéliens fanatiques se trompent, de même que ceux qui les soutiennent, et vous savez de qui je parle', a déclaré Yasser Arafat, visiblement furieux, dans une allocution retransmise par la télévision palestinienne.
'C'EST UNE CATASTROPHE'
'Le peuple palestinien ne renoncera pas à chercher la liberté et l'indépendance ainsi qu'un Etat avec Jérusalem pour capitale que cela leur plaise ou non', a poursuivi le président de l'Autorité palestinienne, en référence à une exigence fermement rejetée par les Israéliens.
'C'est une catastrophe face à laquelle nous devons réagir', a déclaré à Reuters le Premier ministre palestinien Ahmed Koreï. 'Nous avons des droits et nous allons les défendre.'
Koreï a également appelé à l'organisation de toute urgence d'une réunion du quartet de médiateurs internationaux: les Etats-Unis, les Nations unies, l'Union européenne et la Russie.
Ces trois partenaires des Etats-Unis ont critiqué en des termes à peine voilés l'attitude de Bush.
Le secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan, a ainsi jugé que la volonté des Palestiniens avait été ignorée.
L'Union européenne et la Russie ont diplomatiquement salué le plan de retrait israélien de la bande de Gaza comme une initiative positive pour le plan de paix international.
Moscou a toutefois lancé un appel au respect des résolutions des Nations unies.
Au nom de la présidence européenne, l'Irlande a prévenu que l'UE ne saurait tolérer aucune modification des frontières prévalant avant 1967 'autre que celle issue d'un accord entre les parties'.
Pour le président français Jacques Chirac, la remise en cause des frontières constitue un 'précédent fâcheux, dangereux'.
'Seules les parties concernées ensemble, sur la base d'un plan qu'elles ont agréé ensemble, pourront trouver un accord qui les engage et qui conduise à une paix véritable. Je crains qu'on ne se soit pas engagé sur cette voie', a estimé le président français lors d'une conférence de presse à l'issue d'une visite de travail en Algérie.
'Sur les frontières, je considère qu'il y a un droit international et que ce droit international doit être respecté. Par conséquent, je suis réservé sur la remise en cause unilatérale, bilatérale, du droit international', a-t-il dit.
'Si l'on joue en fonction des circonstances et des hommes sur la stabilité internationale et sur les règles du droit international, c'est un précédent fâcheux (...), dangereux', a souligné Jacques Chirac au lendemain de la visite d'Ariel Sharon aux Etats-Unis.

ASSASSINAT D'ABDELAZIZ AL-RANTISSI Le 2004 à GAZA

DESTRUCTION DU CAMP DE RÉFUGIÉ KAN YOUNES (2004) Le 2004
UN footage

DES ELUS FRANCAIS RENDENT HOMMAGE A ARAFAT Le 2004 à RAMALLAH
Une délégation d'élus (es) s'est rendu les samedi 13 et dimanche 14 novembre 2004 en Palestine occupée pour présenter ses condoléances et transmettre un message d?amitiés et de sympathie aux palestiniens qui viennent de perdre leur dirigeant Yasser ARAFAT, symbole de leurs résistances et de leurs luttes contre l'occupation de leurs terres par Israël.
La délégation était composée de Alima BOUMEDIENNE THIERY, Sénatrice (Les Verts) ; Tarek BEN HIBA ConseillerRégional Ile-De-France alternative citoyenne ) ; Malika ZEDIRI, Conseillère Régionale Ile De France (parti communiste Français) ; Jean François PELLISSIER Adjoint au Maire de Paris 13ème (les alternatifs) . Francis LANGLADE Adjoint au Maire se Saint Denis (parti communiste français) ; Jérome GLEIZES Conseiller d?Arrondissement de Paris (Les Verts) ; Mouhieddine CHERBIB, militant associatif (fédération des tunisiens pour une citoyenneté des deux rives) et Hethman DOUIDI, militant associatif (euro-maghreb).
Arrivée par Amman, la délégation a été prise en charge par des représentants de l'autorité palestinienne, qui l'a conduit à la frontière au pont Allenby sur le jourdain. Puis la délégation s'est directement rendue à Ramallah en traversant le check point. La délégation a commencé sa visite en allant se recueillir devant le tombeau de Yasser ARAFAT. Ensuite un capitaine de l'armée palestinienne entrepris de lui faire visiter la moquataa et les terribles destructions oeuvres de l'armée israélienne. A 18 heures la délégation a présenté ses condoléances aux dirigeants palestiniens dans une grande salle aménagée à cet effet. La délégation a présenté ses condoléances au président par Intérim de l'autorité palestinien. Dés que les gens présents à la moquataa reconnaissaient les écharpes tricolores portées par les 6 élus comme étant françaises, ils transmettaient leurs chaleureuses salutations et leurs fortes sympathies remerciements pour le rôle joué par la France pour l'accueil et l'hébergement de ARAFAT. Le drapeau français, avec un coeur dessiné est accroché à la fenêtre de la résidence de ARAFAT à la moquataa.
Puis la délégation passe la nuit à Jérusalem ou elle rencontre le dimanche matin une déléguée de l'association de droits de l'homme « Elhak » membre du réseau euroméditerranéen des droits de l'homme ; En fin de matinée la délégation s'est rendue sur parvis de l'esplanade des mosquée, où elle présenta ses condoléances aux dirigeants palestiniens et aux autorités religieuses palestiniennes de Jérusalem. Puis la délégation fut conduite au lieu qui accueillera la dépouille de Yasser ARAFAT afin qu'il puisse reposer à Jérusalem conformément à son souhait et à celui des palestiniens.

MARCHE INTERNATIONALE DE SOLIDARITE AVEC RAFAH Le 2004 à RAFAH
[...]300 personnes parties en bus à 6 heures du matin du Caire, ont pu rejoindre le convoi de vivres (parti du delta) au point de jonction de Qantara, sur le canal de Suez, où les attendaient une centaine de paysans égyptiens venus plus tôt des villes du Delta. La délégation égyptienne composée d'organisations civiles égyptiennes (défense des droits de l'homme), des syndicats (journalistes, médecins, pharmaciens, avocats) et divers groupes politiques, comprenait de nombreux paysans, ouvriers et étudiants. Une soixantaine d'européens et des ressortissants arabes originaires du Maghreb accompagnaient la Lagna, membres des sociétés civiles grecque, espagnole, britannique, française, tunisienne, autrichienne et turque. Parmi cette délégation internationale, Alima Boumedienne Thiery, sénatrice de Paris et ex-député européenne accompagnait le groupe français, avec entre autres, des représentants de la CCIPPP et de l'AFPS, un groupe d'Aubagne venu avec 3 valises de médicaments ; et des représentants du collectif Paix Palestine Israël de Saint Denis, ville en jumelage avec Rafah ; Pissias Evangelos est universitaire et écrivain grec, représentait le Comité contre les violations des droits des prisonniers politiques. Etaient représentés aussi la Campagne de Solidarité de Catalogne, ISM, Les Femmes en Noir de Londres...
Les internationaux ont pu constater au départ du Caire et lors de la jonction de Qantara la forte mobilisation et l'enthousiasme de leurs collègues égyptiens. Mais à l'entrée du gouvernorat d'El Arish, dans le désert du Sinaï ; les forces de sécurité égyptiennes, qui ont laissé passer le convoi de vivres, ont néanmoins bloqué vers midi, les 400 personnes qui entendaient poursuivre jusqu'à Rafah. [...]

DECLARATION DES ELUS A LEUR RETOUR DE PALESTINE Le 2005 à HAIFA
ESPOIRS ET EXIGENCES A l'initiative de l'AJPF (Association des Jumelages entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes de France), et : - du maire d'Aubervilliers, Pascal Beaudet, - du maire de Stains, Michel Baumale, - du Maire de Bagnolet, Marc Everbecq - du conseiller régional Midi-Pyrénées et maire de Paulhac, Didier Cujives - du Secrétaire général du MRAP, Mouloud Aounit, - des élus de la Courneuve, de Bagneux, de Mitry-Mory, de Villers Saint Paul, - d'un représentant du syndicat FSU, de militants associatifs., La délégation qui a séjourné du 12 au 16 février 2005, première depuis la rencontre de Sharm El Cheick a voulu se rendre sur place pour évaluer sur le terrain, les chances de Paix. Elle a été reçue par : - le Consul Général de France à Jérusalem, A Ramallah, par des responsables de l'Autorité Palestinienne : - Ilhan Halévi, Vice Ministre des affaires étrangères, - Djamal Shubaki, Ministre des collectivités locales, élu de la ville d'Hébron, - Dalal Salamey, Députée au parlement palestinien, - Ahmad Fars, Ministre des ONG locales et des Droits de l'Homme, - Abu Firas, Préfet de Ramallah, Les responsables des camps cisjordaniens de : - Jalazon, - Al Amari, - Kalendia, - Deisheh, - Aqaba Jabre, Elle a été reçue à la KNESSET par Issam Malhoul, Député, par le Maire de Haïfa, ainsi que par des associations pacifistes israéliennes, Elle a tenu à rendre hommage au Président Arafat à l'occasion d'une cérémonie à la Mukata, en présence des autorités palestiniennes. Comme à chaque fois, dans la région, l'espoir se mêle à l'inquiétude, les signes de détente à l'indignation, le désir de paix aux dures réalités du terrain. L'espoir est perceptible chez de nombreux interlocuteurs, à commencer par le Consul Général de France à Jérusalem, mais aussi par les différents interlocuteurs palestiniens et israéliens que nous avons rencontré. L'espoir validé, après l'organisation d'élections démocratiques et pluralistes démontrant une maturité politique des Palestiniens à choisir une démarche politique dans un contexte d'occupation militaire et coloniale. L'espoir encore par le vote à la KNESSET des compensations octroyées aux colons et qui vont évacuer les territoires de Gaza. L'inquiétude d'un processus qui reste fragile car dépendant des équilibres voisins et des puissances étrangères. L'assassinat d'Hariri au Liban venant confirmer l'instabilité et les enjeux de convoitise de cette région. Cependant des signes de détente se font jour, comme la libération de prisonniers ou un allègement des bouclages qui font renaître un espoir prudent chez les Palestiniens dans les territoires occupés malgré l'oppression, l'humiliation, la précarité qu'ils continuent de subir. Un désir de paix et de voir l'option politique l'emporter sur l'option militaire. Enfin des réalités de terrain que tout oppose à la construction d'une paix juste et durable : - le mur qui continue sa terrible progression, - les colonies champignons qui dessinent une continuité territoriale et mettent en évidence une volonté manifestement planifiée d'occuper durablement l'espace de la Cisjordanie. Ces avancées et ces reculs permanents obligent la communauté internationale à ne pas laisser les Israéliens et les Palestiniens seuls, face à la recherche de solutions négociées. L'urgence est à privilégier l'application du droit international en opposition au droit de la force, notamment en revendiquant la convocation de la réunion des parties contractantes pour faire appliquer la décision de la Haute Cour Internationale de Justice concernant le mur comme première application. Que ce soient les Palestiniens, ou les Israéliens rencontrés, tous nous ont demandé d'être les ambassadeurs, les témoins de leur vécu, de leurs attentes, et de leur immense envie de paix, de droit et de justice. Leur fatigue est grande et toute autre déception de trouver rapidement les voies de la paix, sera lourde de conséquences. C'est dans cet esprit qu'ensemble, prochainement, nous allons prendre des initiatives pour répondre à leurs attentes et donner une chance à la Paix. Signataires : Hassen ALLOUACHE AJPF, Mouloud AOUNIT Secrétaire Général du MRAP Conseiller Régional Ile-de-France, Pascal BEAUDET Maire d'Aubervillers, Michel BEAUMALE Maire de Stains, Jean-Luc BOUAZIZ Conseiller Municipal de la Courneuve, Marc BRUNSTEIN Ville de Bagnolet, Didier CUJIVES Conseiller Régional Midi-Pyrénée Maire de PAULHAC, Meriem DERKAOUI Maire-Adjointe Aubervillers, Marc EVERBECQ Maire de Bagnolet, Khalid FILALI ROTBI Ville de la Verrière, Vincent GAUTHERON Maire-Adjoint Mitry Mory, Sophie JUSTE Maire-Adjointe La Courneuve, Daniel MAGNIN AJPF Savoie, Marie-Françoise MAGNIN AJPF Savoie, Michèle MARTINON Sour Oblates de l'Assomption, Gabrièla NUNES Maire-Adjointe Bagneux, Jean-Charles PERDUCAT Représentant National FSU, Julien ROUZIERE Maire-Adjoint LIMAY, Isabelle TORDJMAN AJPF, Fernand TUIL Président AJPF, Gérard TURPIN Maire-Adjoint Villers Saint-Paul, Jean-Luc VIENNE Ville de Stains.
http://www.lescasquesbleuscitoyens.com/les_evenements/les_evenements.php

RICHARD GERE A RAMALLAH (2005) Le 2005 à RAMALLAH
la star américaine Richard Gere s'est rendu à Ramallah pour la deuxième fois. La première fois était après la période des incursions israéliennes où il a rencontré des personnalités de l'autorité et de la société civile. Mercredi dernier, Richard Gere a participé en présence de Moustafa Barghouthi à l'inauguration d'une 'crèche de musique', une première en Palestine. Ce projet est le résultat d'une coopération entre 'Palestinian Medical Relief Commitee' et la fondation de Barenboim-Said (un orchestre rassemblant juifs et arabes initié par Daniel Barenboim et Edward Said). En hommage à l'écrivain palestinien Edward Said, la crèche porte son nom.
http://www.life.com/image/52589802

CINEMA A GAZA Le 2005 à GAZA
Le club de cinéma de la Section palestinienne de l'Union internationale de la Presse Francophone (UPF) a organisé avec le centre Culturel français de Gaza, une semaine de cinéma consacrée à la Palestine du 16 au 21 mai 2005 dans la salle de spectacles polyvalente du Croissant rouge palestinien.
Cette semaine a commencé par la projection de 'La porte du Soleil', en deux parties, film réalisé par Yusri Nasrallah, suivie de celle de 'Rois et figurants' de Azza El Hassan pour finir avec 'Mur', un film de Simone Bitton.
Cet événement rare à Gaza, a rencontré un très large succès auprès du public.
Les projections ont été suivies de débats au cours desquels les spectateurs ont pu échanger avec des écrivains et des réalisateurs sur les films eux-mêmes et le cinéma sur la Palestine en général.

DEPART DE LA CARAVANE POUR LE PONT ALLENBY Le 2005 à JERICHO
[communique] La Caravane s'est repliee dans un camp militaire jordanien qui nous avait deja accueilli la veille, il est situe entre les deux frontieres a 4kms d'Allenby. les personnes ont ete expulsees poussees manu militari avec quelques heurts , tampon sur passeport avec interdiction d'entree en Israel pendant 5 ans. je ne suis pas sur que cela concerne tout le monde car je ne suis pas sur place, devant recuperer quelques retardataires. Cela demontre ce que l'on savait deja, qui est que Israel s'asseoit sur le droit international. je vous tiens informe de la suite.

ATTAQUE DE GAZA DE 2008-2009 Le 2008 à GAZA
-> 18/01/2009
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_Gaza_de_2008-2009

UN AVION POUR GAZA (JAMEL DEBBOUZE) Le 2009 à GAZA
http://www.bladi.net/jamel-debbouze-avion-gaza.html

ABORDAGE DE LA FLOTTILLE POUR GAZA Le 2010
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abordage_de_la_flottille_pour_Gaza

LA PALESTINE EST UN ETAT À L'ONU Le 2012
Ainsi en a décidé l’écrasante majorité des Etats-membres des Nations unies, par 138 voix pour, 9 contre et 41 abstentions, dans un vote historique qui a fait, jeudi soir, de la Palestine-en-devenir un Etat non membre de l’ONU, un statut similaire à celui du Vatican...
http://www.rue89.com/2012/11/30/la-palestine-est-un-etat-lonu-en-attendant-de-letre-dans-les-faits-237455

9 PAYS QUI VOTENT CONTRE L'ÉTAT PALESTINIEN À L'ONU Le 2012

ATTAQUE DE GAZA DE 2014 Le 2014 à GAZA
-> 26/08/2014

RÉSOLUTION 2334 EXIGE DE NOUVEAU D'ISRAËL QU'ELLE ARRÊTE IMMÉDIATEMENT ET COMPLÈTEMENT TOUTES SES ACTIVITÉS DE PEUPLEMENT DANS LE TERRITOIRE PALESTINIEN OCCUPÉ Y COMPRIS JÉRUSALEM-EST Le 2016
au conseil de sécurité même les Etats-unis vote (cf John Kerry)
https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9solution_2334_du_Conseil_de_s%C3%A9curit%C3%A9_des_Nations_unies

Autres événements sur le/la/l' PALESTINE (source : http://www.ilyatoo.com)

PASSION DU CHRIST Le 0004
L'intolérance des pharisiens va mener à la crucifixion de Jésus, après les épisodes des noces de Cana et de la femme adultère.

BATAILLE DU YARMOUK Le 0636

PRISE DE JERUSALEM PAR LES TURCS Le 1078 à JERUSALEM
Prise de Jérusalem par les Turcs ce qui provoque une grande émotion en Occident.

PREMIÈRE CROISADE Le 1095 à JÉRUSALEM
->1099
https://fr.wikipedia.org/wiki/Premi%C3%A8re_croisade

UNE ARMEE BIEN ORGANISEE AVEC GODEFROI DE BOUILLON Le 1096
part pour la Terre sainte. Départ de la première croisade • 21 oct: Croisade des pauvres. Sous la conduite de Pierre l’Ermite et Gautier Sans Avoir, c’est une troupe de gueux qui tente de gagner la Terre sainte, où elle sera mise en pièce.

PRISE DE JERUSALEM PAR LES CROISES Le 1099
Après un assaut difficile de deux jours, Jérusalem défendue par les Fatimides d'Égypte est prise en 1099. La couronne de roi de Jérusalem lui est proposée après la prise de la ville, mais il la refuse, arguant qu'il ne peut porter de couronne d'or là où Jésus-Christ a dû porter une couronne d'épines. Il accepte le titre d'avoué du Saint-Sépulcre et se contente de la charge de baron. Ce choix signifie qu'il considère la Terre sainte, et Jérusalem avant tout, comme la propriété du Christ et donc, par extension, du Saint-Siège. Il se positionne ainsi en serviteur, en défenseur de l'Église. Il est nominalement seigneur du Saint-Sépulcre tout en se maintenant sous l'autorité ecclésiastique. Son titre lui confère les responsabilités suivantes : il doit d'abord avec ses vassaux garder Jérusalem et le tombeau du Christ, puis distribuer des terres aux chevaliers, conquérir et pacifier les villes aux alentours, rendre la justice et pérenniser l'économie locale. Godefroy donne à ses nouveaux États un code de lois sages, connu sous le nom d'Assises de Jérusalem. Ainsi naît un État «franc» ou «latin», qui survivra pendant deux siècles.

LA PREMIÈRE CROISADE S'ACHÈVE PAR UN MASSACRE Le 1099 à JERUSALEM
Commencée dans l'enthousiasme de la foi, la première croisade s'achève par un massacre. Elle a toutefois atteint son but: libérer le tombeau du Christ. Sept autres croisades suivront aux XIIe et XIIIe siècles. Plus qu'une aventure militaire, les croisades répondent à une soif de pèlerinage. Elle permettent à des foules passives depuis des siècles d'être acteurs de l'histoire.
Avec les croisades, l'Europe découvre et convoite la richesse de civilisations supérieures: Byzance, monde arabe

MORT DE GODEFROY DE BOUILLON Le 1100 à JÉRUSALEM
en revenant d'une expédition contre le sultan de Damas, vaincu devant Ascalon ; les causes de sa mort sont inconnues : une légende rapportée par le chroniqueur Albert d'Aix veut qu'il ait été empoisonné après avoir mangé une pomme de cèdre que lui a offerte l'émir de Césarée au cours d'un repas. Le chroniqueur arabe Ibn al-Qalanisi évoque une flèche empoisonnée musulmane.

LOUIS VII PARTICIPE À LA CROISADE PRÊCHÉE PAR SAINT BERNARD Le 1142
afin d'expier le crime d'avoir brûlé VITRY

LES TURCS PRENNENT EDESSE Le 1144
Les Turcs prennent Édesse (possession franque en Asie mineure) et massacrent les chrétiens.
Culturel
Suger: Histoire de Louis le Gros, Histoire de Louis VII • Consécration du chevet de l'église abbatiale de Saint-Denis, premier chef-d'œuvre de l'art gothique. Alors que l'art roman atteint son plus haut degré de perfection à Autun, en Catalogne ou dans l'abbaye cistercienne de Fontenay, on voit apparaître les premières croisées d'ogives à Beauvais ou à Morienval. Mais l'art nouveau triomphe grâce à la volonté d'un homme: Suger, abbé de Saint-Denis, qui reconstruit la basilique en privilégiant la légèreté et la lumière. Il fixe ainsi les caractères dominants d'un style qui inspirera les bâtisseurs d'églises et de cathédrales jusqu'au XVIe siècle, et qui modèlera définitivement nos paysages urbains.

CHUTE DE JERUSALEM PRISE PAR SALADIN Le 1187 à JERUSALEM
sultan d'Égypte. Le roi de Jérusalem, Guy de Lusignan, est vaincu à Tibériade par Saladin qui, magnanime, le libère. Cet épisode est l’un de ceux qui ponctuent le temps des Croisades, entre la première prêchée par Urbain II en 1095 et la dernière au cours de laquelle meurt Louis IX en 1270.

DÉBUT DE LA TROISIÈME CROISADE DE FRÉDÉRIC BARBEROUSSE PHILIPPE AUGUSTE ET RICHARD COEUR DE LION Le 1190

LES CROISES PRENNENT SAINT-JEAN-D'ACRE Le 1191 à SAINT-JEAN D'ACRE
Après un long siège de la ville, les croisés prennent Saint-Jean-d'Acre (Nord de la Palestine). Après cette prise, la désunion s'installe. Richard continue vers Jérusalem, Philippe Auguste (souffrant d’une maladie qui le rendra borgne et chauve) revient en France, annexe le Vexin normand et pousse Jean sans Terre, frère de Richard, à qui il a laissé imprudemment la régence, à s'emparer du trône anglais.
Culturel
Début de la construction du Louvre (à l'origine, il s'agit d'une forteresse)

TRAITE DE JAFFA ENTRE L'OCCIDENT ET L'ORIENT CONTRE L'AVIS DU PAPE Le 1229 à JAFFA
Sa brève croisade se termina en négociations et par un simulacre de bataille avec le sultan Malik al-Kamel (« le Parfait »), avec qui des liens d'amitié s'étaient tissés, et par un accord, le traité de Jaffa. Après 5 mois de tractation, il récupéra sans combattre la ville de Jérusalem et fut couronné roi de Jérusalem le 18 mars 1229. Clause 1 : Al-Kamel reconnait l'autorité de Frédéric sur Jérusalem Clause 2 : Frédéric ne s'immiscerait jamais dans l'administration du Mont du Temple Clause : Frédéric ne doit jamais fournir d'aide aux ennemis du Sultan Clause 4 : Si le caractère sacré du Mont du Temple était respectés, les Chrétiens pourraient s'y rendre en toute liberté et quiétude. Clause 8 : Si les Chrétiens s'opposaient à ce traité, Frédéric s'engageait à soutenir le Sultan. Cela signifiait que Frédéric pourrait se battre au coté des Musulmans si la papauté attaquait Jérusalem Les deux souverains ont gagné la partie, le traité est un modèle car il sépare le religieux et le politique, concept novateur à l'époque.

TRAITE DE JAFFA ENTRE L'ORIENT ET L'OCCIDENT Le 1229 à JAFFA

FREDERIC II DU SAINT-EMPIRE COURONNE ROI DE JERUSALEM Le 1229 à JERUSALEM
Le royaume ne durera que 15 ans

JERUSALEM EST REPRISE AU FRANCS PAR LES MUSULMANS Le 1244 à JERUSALEM

PRISE DE CESAREE Le 1265 à CÉSARÉE
Le sultan mamelouk Baïbars qui avait pris le pouvoir en Égypte s’empare de Césarée tenue par les croisés, ce qui décide Louis IX à partir à nouveau pour une huitième croisade.

SAINT-JEAN D'ACRE TOMBE AUX MAINS DES MUSULMANS Le 1291 à SAINT-JEAN D'ACRE
Fin de la présence occidentale en Palestine

SIÈGE DE JAFFA Le 1799 à JAFFA
[wiki] Des hommes sont exécutés à la baïonnette, de nombreux habitants sont massacrés. Certains en profitent pour piller et violer. Envoyés pour rétablir un peu d'ordre et faire cesser les massacres, les aides de camp Beauharnais et Croisier apprennent qu'un nombre important de troupes ottomanes se sont repliées dans un ensemble de bâtiments et n'acceptent de se rendre que contre la promesse d'avoir la vie sauve Les deux officiers accèdent à leur demande. Apercevant les quelque 3 000 prisonniers, Bonaparte se serait écrié : « Que veulent-ils que je fasse de tant de prisonniers ? Ai-je des vivres pour les nourrir, des bâtiments pour les déporter ? Que diable m'ont-ils fait là ? »3 Pendant deux jours et deux nuits, les massacres, le pillage et les viols se poursuivent. Le 10 mars, malgré la promesse de les épargner lors de leur reddition, les 3 000 prisonniers sont exécutés.
http://www.passion-histoire.net/viewtopic.php?f=55&t=37621

SIÈGE DE SAINT-JEAN-D'ACRE (1799) Le 1799
Les assiégés turcs sont commandés par Djezzar Pacha. Il sont soutenus par une flotte britannique commandée par l'amiral Sidney Smith.

BONAPARTE FAIT PUBLIER UNE PROCLAMATION DANS LAQUELLE IL INVITE TOUS LES JUIFS D'ASIE ET D'AFRIQUE À VENIR SE RANGER SOUS SES DRAPEAUX POUR RÉTABLIR L'ANCIENNE JÉRUSALEM Le 1799
vrai ou faux ?
https://fr.wikipedia.org/wiki/Napol%C3%A9on_et_les_Juifs

GUERRE ISRAÉLO-PALESTINIENNE Le 1948
même si les affrontements entre juifs et arabes durent depuis la fin du 19ème siècle jusqu'à nos jours (214), la Guerre de 48 marque une grande étape
http://fr.wikipedia.org/wiki/Protagonistes_de_la_guerre_isra%C3%A9lo-arabe_de_1948

APARTHEID EN PALESTINE Le 1948

LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE JACQUES CHIRAC SE HEURTE VIOLEMMENT AUX SERVICES DE SÉCURITÉ ISRAELIENS Le 1996
Jacques CHIRAC qui juge leur attitude brutale et provocatrice, interpelle les agents des services de sécurité israéliens, d'abord en français puis en anglais (sous titrage à l'écran) : "Je commence à en avoir marre... Vous voulez que je reprenne mon avion et que je reparte en France ? Ce n'est pas une méthode. C'est une provocation."

LA PALESTINE DEMANDE À LA COURS (CIJ) D'ORDONNER AUX ÉTATS-UNIS LE DÉMÉNAGEMENT DE SON AMBASSADE DE JERESALEM Le 2018
https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/09/29/les-palestiniens-portent-plainte-contre-les-etats-unis-devant-la-cour-internationale-de-justice_5362152_3218.html